Gaza: un ancien vice premier ministre britannique appelle les choses par leur nom

juillet 31, 2014

Quand on en vient aux agissements de l’entité sioniste, on constate que les langues des responsables politiques tendent à se libérer un peu quand ils n’occupent plus de fonctions gouvernementales.

c’est un peu moins le cas en France, avec l’exception de Roland Dumas (mais cet ancien ministre n’a jamais été un admirateur de l’Etat prétendu juif] où en dehors des voix habituelles à gauche, la nomenklatura UMPS reste fidèle aux sentiments exprimés par François Hollande dans son chant d’amour à la bête immonde sioniste.

Mais regardons en Grande Bretagne. Nous avons dans ce pays quelqu’un qui a quand même été vice premier ministre de son pays qui se permet de se lancer dans une critique extrêmement sévère du comportement de l’entité sioniste.

D’accord, vice premier ministre est une fonction honorifique au Royaume Uni mais l’attribution de ce poste correspondait à la reconnaissance de l’importance de cet homme dans le parti Travailliste où il incarnait la tradition ouvrière du parti [Prescott est fils de cheminot].

Et ses propos ne sont pas passés inaperçus, du fait de la stature du personnage et aussi qu’ils ont été publiés dans l’édition dominicale du Mirror, un des tabloïds les plus vendus de l’autre côté de la Manche.

John Prescott

John Prescott

Signe qui ne trompe pas, la réplique du gang sioniste ‘a pas tardé par la voix du Board of Deputies of British Jews (conseil des députés juifs de Grande Bretagne),

Ces promoteurs du crime et de la rapine reprochent en effet à John Prescott d’avoir « trivialisé l’holocauste » en comparant la bande de Gaza à un camp de concentration car, disent-ils, « le massacre systématique de l’holocauste ne peut être comparé à Gaza. »

John Prescott condamne comme ‘crime de guerre’ les bombardements israéliens sur Gaza

The Belfast Tekegraph (UK) 28 juillet 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’ancien vice premier ministre John Prescott a qualifié la destruction de la bande de Gaza par Israël de « crime de guerre » avec sa « disproportion brutale et si grossièrement aveugle ».

Lord Prescott, du parti travailliste, a critiqué Israël qui agit « comme juge, jury et exécuteur de la sentence » dans sa volonté de réduire les « terroristes » du Hamas, transformant Gaza en ce qui est selon lui un « camp de concentration ».

Il a dit aussi que l’holocauste nazi aurait dû donner au peuple juif d’Israël « un sens de l’histoire et une capacité unique d’empathie avec les victimes d’un ghetto. »

Israël a repris ses bombardements sur Gaza ce matin après le refus par les militants du Hamas de prolonger un cessez-le-feu 12 heures.

Ce bref silence sur Gaza a permis aux habitants de stocker des denrées essentielles, de récupérer des corps dans les décombres apocalyptiques et de revoir leurs maisons dévastées.

S’exprimant dans sa tribune sur le Sunday Mirror, M. Prescott a écrit son mépris pour le silence relatif de la communauté internationale sur une nation [l'entité sioniste] là où toute autre aurait été « traitée d’Etat paria » suite à la mort de tant d’enfants.

« Les appels à un changement de régime auraient été assourdissants. Mais les cris de protestation sont mis en sourdine et la condamnation molle. Parce que c’est Israël, » a-t-il dit.

Le cabinet israélien avait accepté une prolongation unilatérale du cessez-le-feu jusqu’à 21h GMT dimanche, mais cette offre a été abandonnée après le tir de plusieurs roquettes depuis la Palestine en début de matinée, a déclaré son armée.

Suite à ce qu’elle décrit comme « le tir incessant de roquettes par le Hamas, » l’armée israélienne a repris ses attaques.

En 19 jours de combats, 1 047 Palestiniens – en majorité des civils – et 46 Israéliens – dont 43 soldats – ont péri.

M. Prescott a ajouté : « [le premier ministre israélien Benjamin] Netanyahou dit que l’armée israélienne téléphone aux civils pour les avertir de s’en aller quand des attaques de missiles vont avoir lieu. Ils envoient même de plus petits missiles pour ‘cogner sur le toit’ avant d’envoyer la grosse bombe à suivre.

«Mais où ces gens peuvent-ils fuir ? Ils sont enfermés dans une bande de terre littorale densément peuplée sans aucun moyen de s’en échapper. Quand Israël bombarde des hôpitaux et même des écoles de l’ONU utilisées comme refuges, vers quel lieu sûr peut-on fuir ?

Le ministre britannique des affaires étrangères Philip Hammond s’est rendu en Israël en début de semaine pour discuter de la crise avec des dirigeants du Proche Orient et avec le Secrétaire d’Etat US John Kerry.

M. Hammond a rappelé à Israël l’obligation que lui fait le droit international de « prendre toutes les précautions possibles » pour éviter les pertes civiles.

Châtiment collectif, zones interdites, parcage des populations, le sionisme comme perfectionnement du nazisme

juillet 29, 2014

En tant qu’idéologie colonialiste, le sionisme a produit le système colonial sans doute le plus abouti, du moins parmi les avatars du colonialisme du 19ème siècle, tirant parti d’expériences similaires en Afrique du Sud et en Algérie.

On y retrouve en effet les mêmes tendances à la ségrégation des populations et la même violence à l’égard du peuple indigène.

Les méthodes employées, en plus de la violence brute, sont les mêmes : châtiment collectif, parcage des populations indésirables et zones interdites ou no man’s land.

Ce sont toutes ces dispositions que le régime sioniste s’emploie à appliquer dans la région de Gaza où environ 1,8 million d’habitants sont déjà confinés sur une étroite et minuscule bande de terre et sont voués par l’agresseur à se concentrer encore plus sur un territoire qui devrait se voir amputé de plus de 40 % de sa superficie qui deviendra zone interdite.

Zones interdites, parcage des populations et châtiment collectif sont des méthodes que la France colonialiste a employées méthodiquement en Algérie. On voit bien que les leçons de la coloniale ont été retenues et peaufinées par la voyoucratie de Tel Aviv.

algérie

Il n’y a que la fin de l’histoire que ces voyous sionistes, à côté de qui les Nazis (l’idéologie sioniste et l’idéologie nazie ne diffèrent pas dans leur essence ni dans leur pratique) étaient des enfants de choeur, font mine d’ignorer.

Israël crée un ‘No man’s land’ dans la bande de Gaza, qui rétrécit de 40 %

par Jesse Rosenfeld, The Daily Beast (USA) 28 juillet 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

Pour se protéger des roquettes et des tunnels du Hamas, Israël contraint des dizaines de milliers de personnes à quitter leurs maisons, transformant leurs anciens quartiers en no-man’s land.

Beit Hanoun, Gaza – Cette étroite bande de terre que l’on appelait "la bande de Gaza», déjà l’un des endroits les plus densément peuplées de la planète, est en train de devenir considérablement plus petite. L’armée israélienne, sans relâche et méthodiquement, repousse les gens hors de la zone tampon de 3 km dont elle dit avoir besoin pour se protéger contre les roquettes et les tunnels du Hamas. Selon le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires, la zone tampon avale environ 44 pour cent du territoire de Gaza.

Ce que cela signifie sur le terrain, ce sont d’extraordinaires scènes de dévastation dans des endroits comme le quartier d’Al Shajaya près de la frontière orientale de la bande de Gaza, et à Beit Hanoun dans le nord. C’étaient des quartiers bondés il y a moins de trois semaines. Maintenant, ils ont été littéralement dépeuplés, les résidents allant s’ajouter aux plus de 160 000 personnes déplacées dans des refuges et des abris de fortune. Les blocs d’immeubles d’habitations sont des champs de ruines, et, comme j’avance à travers ce paysage hostile la phrase qui n’arrête pas de résonner dans ma tête est «terre brûlée».

Les familles palestiniennes quittent les zones interdites

Les familles palestiniennes quittent par dizaines de milliers les zones interdites par les terroristes sionistes

Ce n’est pas comme si Israël n’avait pas planifié cela. Il [l’état sioniste] a dit à des dizaines de milliers de Palestiniens de fuit de sorte à ce que son artillerie, ses blindés et son aviation puissent crée ce no man’s land inhabitable avec ses immeubles brûlés qui tiennent à moitié debout, béton brisé et métal tordu. Pendant un court cessez-le-feu humanitaire, certains Gazaouis ont pu revenir pour avoir un premier aperçu des destructions que cette guerre a infligées à leurs quartiers, fouiller leurs maisons démolies pour récupérer des vêtements ou d’autres morceaux épars de leur ancienne vie. Mais beaucoup d’entre eux n’ont même pas pu le faire.

Quand Rania Haels est arrivée quelques mètres des débris de ce qui était autrefois la maison de sa famille à Al Shajaya samedi, une mitrailleuse sur un tank Merkava israélien à proximité a commencé à tirer. C’étaient probablement des coups de semonce tirés dans sa direction, mais cette mère de sept enfants, âgée de 42 ans, a couru pour sa vie. Maintenant, elle vit avec sa famille dans un garage bondé dans Gaza ville et passe ses journées assise dans un parc public plein de réfugiés déplacés par la poussée israélienne. Normalement ce devrait être une période de fête, la fin du Ramadan est à portée de main et les festivités dont l’esprit s’apparente à celui des fêtes de Noël devraient commencer. Mais les fêtes aggravent la tragédie à leur manière. La famille Haels n’a nul endroit pour se rassembler pour donner des cadeaux et manger des bonbons palestiniens. Il n’y a en fait aucune place du tout pour elles.

"Nous avons perdu nos maisons et maintenant nous vivons dans les rues", a déclaré Haels, qui tient dans ses bras un bébé qui s’accroche à son hidjab aux motifs pastel. «Cette guerre m’a détruit." Elle dit que du moins, elle a su où était sa maison. Certains de ses voisins ont été incapables de trouver leur maison alors qu’ils marchaient dans des rues rendues méconnaissables par les destructions et l’horrible présence de la mort.

Rachid al Delo et ses 11 enfants ont été, comme Haels, bloqués par une mitrailleuse israélienne quand ils ont essayé de retourner à leur maison près de l’Hôpital Wafa , lui-même bombardé à Al Shajaya. Mais en dépit de la dureté de la réalité, al Delo, qui travaillait autrefois en Israël mais a été au chômage ces 15 dernières années, est déterminé à garder le moral.

«Nous reconstruirons Gaza, encore et encore, malgré la force des Israéliens," dit-il avec confiance alors qu’il se tient en bas de la maison de Gaza ville qui appartient à ses beaux-parents et qui héberge maintenant 30 membres de leur famille élargie.

A Beit Hanoun la destruction systématique fait miroir avec Al Shajaya. Je passe devant des vieillards et des adolescents qui tentent de soulever des parpaings et des dalles de stuc à mains nues, parfois à la recherche d’un matelas et d’autres fois à la recherche d’un parent.

zone interdite

L’armée sioniste ménage une zone tampon de trois kilomètres de profondeur tout au long de la frontière avec la bande de Gaza

Le désert de décombres ne fait que devenir plus vaste comme je me rapproche de la frontière israélienne. Des maisons et des commerces rasés un par un ont laissé place à des plaines blanches de murs oblitérés avec des collines de barres de fer tordues et de dalles défoncées. Ici, les cadavres sont cachés sous le nouveau paysage et il faudra plus qu’une brève pause dans les combats pour dénicher la mesure macabre de la souffrance de la ville.

La « terre brûlée » signifie historiquement détruire une terre pour priver de son usage l’ennemi qui voudrait empiéter dessus. Les Israéliens répugnent à utiliser cette expression pour décrire ce qu’ils font parce qu’en Israël, elle remet en mémoire la stratégie des Nazis pendant leur retraite de Russie à la fin de la seconde guerre mondiale.

Selon Yaron Ezrahi politologue à l’Université hébraïque qui analyse depuis longtemps le conflit israélo-palestinien,, avec ou sans cette expression, l’idée a une certaine logique. Ezrahi dit qu’il y a un calcul politique et militaire derrière cette dévastation. Certains membres du gouvernement israélien croient qu’elle va créer assez de souffrance chez les Palestiniens pour que les habitants de Gaza se lèvent contre le Hamas ou forcent ses dirigeants à traiter avec Israël, quand ils sortiront de leurs cachettes.

Mais c’est une hypothèse qui sous-estime grandement la volonté des habitants de Gaza de voir une fin à leurs sept années de blocus israélien et de se débarrasser de la présence israélienne qui contrôle le territoire exactement comme des gardiens positionnés autour d’une cour de prison.

Dans le même temps, dit Ezrahi, la pratique qui consiste à raser systématiquement des quartiers entiers a pour but central de préserver la vie des soldats israéliens, qui pourraient autrement être plus exposés à des attaques coup de main.

"Israël est plus sensible que tout autre pays en Occident à la mort de ses soldats», déclare Ezrahi. "La mort de civils [palestiniens] relève d’une crise morale, mais n’a pas d’impact politique."

Définition du combattant et précisions utiles sur les boucliers humains par le rabbin David-Seth Kirshner

juillet 29, 2014

Je ne ferai pas de commentaire. Je vous laisse apprécier ce morceau de bravoure doctrinale théologique et politique de la part d’un rabbin qui n’est en rien un marginal.

Le rabbin Seth Kirshner a un goût pour la modernité

Le rabbin SDavid-eth Kirshner a un goût pour la modernité

Si vous avez voté pour le Hamas, Israël a le droit de vous tuer, déclare le chef du conseil des rabbins de New York

par Philip Weiss, Mondoweiss (USA) 29 juillet 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

Il y avait un rassemblement pro-israélien de 10 000 personnes hier à New York, à même pas un bloc d’immeubles du siège des Nations Unies, et le rabbin David-Seth Kirshner qui est un dirigeant du NY Board of Rabbis a suggéré que les Palestiniens qui avaient voté pour le Hamas sont des combattants qui méritent d’être dans la ligne de mire d’Israël. Il a dit :

Quand vous participez à un processus électoral et que vous optez pour une organisation terroriste qui affirme en paroles et en actes que son objectif premier est de détruire laepays voisin et pas de bâtir des écoles, ou de créer des entreprises ou des emplois, vous êtes complice et vous n’êtes pas une victime civile.

La foule a applaudi. Kirshner a poursuivi en disant que l’armée israélienne est « l’armée la plus morale dans l’histoire de la civilisation. » Il a conclu son propos par le mot, Amen.

Le rabbin n’a pas précisé comment il s’y prendrait pour trier les Palestiniens qui ont voté pour le Hamas. A la dernière élection en Palestine, en 2006, le Hamas – « l’organisation terroriste à laquelle Kirshner faisait évidemment référence – avait recueilli 440 000 voix, 44 % de l’électorat selon Wikipedia. Le Fatah avait obtenu 410 000 voix, le FPLP 42 000.

Le sénateur Chuck Schumer et de nombreux parlementaires démocrates ont également pris la parole au rassemblement, sur la 47e rue. Aucun n’était sur l’estrade quand Kirshner a offert son conseil spirituel vers la fin de la manifestation.

Ci-dessous les propos de Kirshner dans leur contexte, ils commençant à la 3ème minute environ dans la vidéo ci-dessus. Kirshner, qui est identifié soit comme vice-président, président ou trésorier du New York Board of Rabbis, a commencé par dire que les Nations Unies condamnaient le massacre de civils à Gaza.

Mesdames et messieurs, permettez-moi d’expliquer quelque chose on ne peut plus clairement à vous qui êtes réunis ici. Si vous portez des jeans et un T-shirt et que vous portez un fusil AK-47, vous n’êtes pas un civil, vous êtes un combattant.

Quand vous accueillez à bras ouverts le Hamas dans votre salle de séjour et lu permettez de lancer des roquettes à côté de votre sofa, vous n’êtes pas un civil, vous êtes un combattant.

Quand vous participez à un processus électoral et que vous optez pour une organisation terroriste qui affirme en paroles et en actes que son objectif premier est de détruire la pays voisin et pas de bâtir des écoles, ou de créer des entreprises ou des emplois, vous êtes complice et vous n’êtes pas une victime civile.

Et pour finir, si vous ne respectez pas les consignes données par tracts, appels téléphoniques, textos et tirs de sommation vous informant d’évacuer un immeuble, et qu’au contraire vous vous utilisez vous-même comme un bouclier ou vous servez d’un enfant innocent comme bouclier, vous n’êtes pas un dommage collatéral. quand vous ignorez ces avertissements d’une grande hauteur morale et que vous vous alignez vous-même sur le Hamas, vous êtes un combattant.

Dans une autre partie de son discours, le rabbin s’est identifié lui-même complètement au gouvernement israélien, déclarant que « nous avons renoncé à notre liberté il y a 9 ans, » faisant ainsi référence à l’arrêt du programme de colonisation à Gaza.

Kirshner avait accueilli l’an dernier le gouverneur [de l'Etat du New Jersey] Chris Christie au Temple Emanu-El, sa synagogue conservatrice dans le New Jersey. Il avait pris la parole en 2009 devant l’AIPAC, l’organisation israélienne de lobbying,.

Revers pour le lobby sioniste en Australie

juillet 28, 2014

On le sait, le lobby sioniste est puissant, et pas seulement aux Etats Unis. Il est puissant en France, comme on l’a vu récemment à propos de l’affaire Dieudonné et plus récemment encore avec les manifestations de soutien à la Palestine interdites à Paris.

Il est puissant aussi dans des contrées éloignées mais dont le poids sur la scène internationale peut être significatif, comme l’Australie.

En Australie, justement, ce lobby vient d’être mis en échec par des organisations communautaires arabes et musulmanes. Ces dernières se sont en effet mobilisées pour obtenir le limogeage d’un représentant du lobby sioniste, Vic Alhadeff, qui était à la tête d’un important organisme public chargé des relations interculturelles dans le plus important Etat australien, la Nouvelle-Galles du Sud. En parallèle, M. Alhadeff préside le conseil des députés juifs de Nouvelle-Galles du Sud, un organisme dont un des objectifs fondamentaux est de renforcer la compréhension de l’entité sioniste et" sa centralité dans la vie juive", c’est-à-dire de rendre solidaires les Juifs de cette partie de l’Australie des crimes perpétrés par la soldatesque de Tel Aviv.

Bien sûr, les organisations arabes et musulmanes n’ont pas exigé la tête de cette personne dont elles disent ne pas contester la qualité de son travail mais dont elles décrient une prise de position en faveur de l’agression sioniste en cours contre Gaza.

En tout cas, on a là une démonstration que des collectifs bien organisés et tenaces peuvent faire échec au lobby sioniste.

Et ne pensez pas que c’est une petite victoire parce que l’efficacité du lobby sioniste tient aussi à ce maillage des administrations et de la société civile.

Aldaheff démissionne à cause d’un e-mail pour Israël

par Australian Associated Press, The Daily Mail (UK) 27 juillet 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

Sydney – Vic Alhadeff, le directeur de la Community Relations Commission (commission des relations communautaires/avec les communautés) de la Nouvelle-Galles du Sud, a démissionné suite à ses propos controversés en soutien à Israël.

Un e-mail envoyé par M. Alhadeff en soutien à l’offensive militaire israélienne dans la bande de Gaza, qui a tué jusqu’à présent plus de 1000 Palestiniens, a suscité des appels de groupes musulmans et arabes pour exiger son limogeage.

Le premier ministre de la Nouvelle-Galles du Sud Mike Baird a résisté à ces demandes, laissant à M. Alhadeff le soin de décider de démissionner ou pas.

« C’est avec un regret considérable que j’ai décidé de démissionner de mon poste de président de la Community Relations Commission de Nouvelle-Galles du Sud, » a annoncé dimanche M. Alhadeff dans une déclaration.

« J’ai choisi de le faire dans l’intérêt de la Commission et de son important travail au service de l’harmonie sociale dans notre société. »

L’e-mail qui avait été envoyé par M. Alhadeff en sa qualité de président du NSW Jewish Board of Deputies [conseil des députés juifs de Nouvelle-Galles du Sud], affirmait qu’Israël agissait avec « prudence pour éviter les pertes civiles. »

« Israël a annoncé clairement n’être pas intéressé dans une nouvelle escalade, mais fera tout ce qui sera nécessaire pour défendre ses citoyens, » expliquait M. Alhadeff dans l’e-mail.

« Toutes les options sont sur la table. »

L’e-mail comportait aussi une liste de réponses à des « frequently asked questions » [questions souvent posées, FAQ] émanant du ministère israélien des affaires étrangère sur son offensive à Gaza.

V. Alhadeff préside le groupe des députés juifs de Nouvelle-Galles du Sud

V. Alhadeff préside le groupe des députés juifs de Nouvelle-Galles du Sud

M. Alhadeff concède maintenant que l’e-mail « diffusé en mon nom a causé par inadvertance un choc chez certains. » [apparemment le consulat de Tel Aviv ne lui a même pas demandé son avis!]

« Ceci est grandement regretté » a-t-il dit.

« Alors que c’était non intentionnel et malgré le soutien de nombreux responsables communautaires qui ont reconnu la qualité de mon bilan, la réaction de certains est venue détourner l’attention du travail de la Commission et du rôle de son président. »

La décision de M. Baird de soutenir M. Alhadeff a mécontenté des organisations communautaires qui se sont engagées à boycotter les prochaines manifestations prévues par le gouvernement.

A commencer par celle qui était prévue la semaine dernière pour le Ramadan dont M. Baird était l’hôte et qui a été boudée par des organisations, dont la Lebanese Muslim Association et l’Australian Arabic Council.

Victor Dominello, ministre de Nouvelle-Galles du Sud pour la citoyenneté et les communautés, a accepté la démission de M. Alhadeff.

Il a remercié M . Alhadeff pour les services rendus, dont le rétablissement de la confiance et la résolution des tensions entre des communautés multiculturelles.

« M. Alhadeff a consacré sa vie de travail à la promotion de l’harmonie interculturelle, cependant je comprends et je respecte la décision qu’il a prise, » a déclaré M. Dominello.

« Je ne doute pas qu’il continuera à être un agent de l’harmonie et de la tolérance dans notre communauté. »

La présidente de l’Arab Council Australia, Randa Kattan, a précisé que l’appel à la démission de M. Alhadeff n’a jamais mis en cause son travail mais ses propos qui poussent à la division.

« C’est plus par rapport à une prise de position particulière qui divise et va contre l’harmonie que nous connaissons, » a dit Mme Kattan.

« Il y a eu beaucoup de protestations dans la communauté à ce sujet »

Randa Kattan de l'Arab Council Australia

Randa Kattan de l’Arab Council Australia

Ahmad Malas, directeur de la Lebanese Muslim Association a lui aussi salué la démission parce que, dit-il, la position de M. Alhadeff était intenable. »

« Cette démission contribuera à maintenir l’harmonie dans la Community Relations Commission pour qu’elle puisse continue à servir son objet et la communauté, » a-t-il dit.

La lutte contre le sionisme est aussi celle de la vérité contre le mensonge

juillet 25, 2014

Une analyse intéressante sur les changements en train de s’opérer dans le traitement du conflit palestino-sioniste par les grands médias, notamment ce qu’on appelle « corporate media » aux Etats Unis,

L’auteur expose les procédés en usage dans la propagande sioniste avec l’inflexion qui leur a été donnée après l’opération Plomb Durci fin 2008 – début 2009.

L’auteur, Deepa Kumar, insiste sur deux points : le rôle d’Internet et des réseaux sociaux qui permettent non seulement de véhiculer très rapidement hors de Gaza des images tournées sur place par des habitants mais aussi de faire connaître des points de vue différents et enfin de mobiliser la sphère des pro-palestiniens sur Internet pour exercer des pressions sur certains médias.

L’autre point tient à la présence de journalistes étrangers à l’intérieur de la bande de Gaza. Comme l’explique, Deepa Kumar, confrontés à la réalité de ce que subissent les habitants de la bande de Gaza, s’ils « ont un coeur et un cerveau, ils [les journalistes] ne peuvent faire autrement que considérer la propagande sioniste pour ce qu’elle est », c’est-à-dire une contre-vérité.

Deepa Kumar est une universitaire spécialisée dans les médias

Deepa Kumar est une universitaire spécialisée dans l’analyse des médias

Je conclurai comme l’auteur de l’article en disant que si les Palestiniens n’ont pas à leur disposition les think-tanks et les équipes rémunérées pour intervenir dans les forums de discussion et commenter les articles de presse, ils ont l’allié le plus précieux : la vérité.

« Plus ils ont de morts, mieux c’est » : les revers d’Israël dans sa guerre médiatique

Alors que le monde regarde horrifié le massacre des Palestiniens, la guerre de propagande d’Israël est contestée

par Deepa Kumar, Salon (USA) 23 juillet 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

La guerre de propagande d’Israël a franchi une nouvelle étape dans la bassesse. Alors que le monde essayait encore d’encaisser le choc du meurtre de masse à Shejaiya, Benjamin Netanyahou s’est montré devant les caméras de CNN pour affirmer que le Hamas se sert des « télégéniquement morts » pour promouvoir « sa cause. » Il a ajouté que pour le Hamas : « Plus il y a de morts, mieux c’est. » Même si Netanyahou avait suivi le script prévu par la propagande qui consiste d’abord à montrer de la sympathie et à exprimer des regrets, en réduisant les Palestiniens tués à des sessions photographiques, il a montré comment fonctionne son esprit.

Il existe un script standard pour la manière de parler des victimes palestiniennes. Après qu’Israël a tué quatre garçons sur une plage de Gaza le 16 juillet, la classe médiatique américaine s’est alignée sur le canevas de la communication israélienne : reconnaître la tragédie mais faire porter le chapeau au Hamas. C’est exactement ce qu’a fait Mark Regev, le porte parole israélien, quand il a été soumis à un feu roulant de questions par le journaliste présentateur John Snow sur Channel 4 News. (Angleterre). C’est également ainsi que le porte parole du Département d’Etat US Jen Psaki a répondu, utilisant le même argumentaire mot pour mot

Ce canevas, ce cadre argumentatif, a été développé en 2009 et est exposé dans le Global Language Dictionary de l’Israel Project. Ce manuel orwellien propose une méthode détaillée sur la manière de « communiquer efficacement pour soutenir Israël. »

Un de ses premiers commandements est que les propagandistes po-israéliens doivent montrer de l’empathie. Le manuel souligne qu’ils doivent « montrer de l’empathie pour les DEUX camps » (en majuscules dans le texte original) comme moyen de gagner en crédibilité et en confiance. Pour s’assurer que ce point sera bien compris, le manuel répète encore (en gras souligné cette fois) l’instruction «utilisez l’Empathie » – l’idée étant que l’empathie est un outil important à utiliser dans la guerre de propagande.

Quand des femmes et des enfants palestiniens innocents sont tués, la première réponse doit consister à faire preuve d’empathie ; la suivante est de reformuler lle problème en observant qu’on ne peut pas en faire reproche à Israël qui ne fait que se défendre et qui veut seulement la paix. Même quand pleuvent mort et destruction, le manuel est clair : « Rappelez à l’auditoire – encore et toujours – qu’Israël veut la paix. »

Elaboré après la guerre contre Gaza en 2008, à un moment où les Américains commençaient à montrer une plus grande sympathie pour les Palestiniens, ce manuel de propagande essaye de combler certaines des insuffisances [de la propagande, NdT] pendant l’opération Plomb Durci. Parmi les diverses améliorations qu’il propose, le manuel note qu’il est important de faire la distinction entre le peuple palestinien et le Hamas. Ayman Molhyeldin, un des rares journalistes internationaux à avoir couvert Plomb Durci, avait observé qu’Israël cherchait à « présenter tout le monde à Gaza comme des sympathisants du Hamas, des sympathisants terroristes » comme moyen de justifier les tirs meurtriers aveugles.

Le manuel de 2009 va au rebours de cette stratégie, en affirmant que bien que les Américains « saisissent » que le « Hamas est une organisation terroriste… s’ils ont l’impression que vous attaquez le peuple palestinien ;;; vous perdrez du soutien. » Le manuel souligne encore : « En ce moment même, beaucoup d’Américains ont de la sympathie pour le sort des Palestiniens et cette sympathie va se renforcer si vous ne parvenez pas à différencier le peuple de ses dirigeants. »

En d’autres termes, si on veut le recul de la sympathie pour le peuple palestinien, de nouveaux procédés sont nécessaires pour en compléter d’autres plus anciens.

La propagande israélienne a une longue histoire. En 1982, l’invasion du Liban avait suscité la condamnation internationale. En particulier, le massacre de Palestiniens dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila avaient nui à son image auprès de l’opinion publique. Israël avait alors crée un organisme de relations publiques dont la mission était d’entretenir une bonne image médiatique aux Etats Unis. Le projet de Hasbara propagande] comprenait la formation des diplomates et des attachés de presse israéliens à parler d’une manière qui garantisse une couverture médiatique favorable.

L’observatoire des médias, le Committee for Accuracy in Middle East Reporting in America (CAMERA), fut crré pour assurer une veille médiatique et répondre au traitement médiatique « injuste » d’Israël.

Mais le traitement médiatique d’Israël n’est pas simplement le produit de bons argumentaires, il est plutôt le résultat de la « relation spéciale » entre les Etats Unis et Israël et de leurs intérêtes mutuels au Moyen Orient. C’est out sauf une coïncidence si Psaki utilise les même langage que Mark Regev. ou si John Kerry fait écho à Netanyahou.

L’élite politique américaine, l’élite israélienne et les propriétaires des grands médias ont en commun un ensemble d’intérêts politiques et économiques qui garantit la domination de la propagande israélienne dans les médias établis. Si les journalistes et les médias s’écartent trop du script, diverses organisations pro-israéliennes comme CAMERA déclenchent un tir de barrage et mobilisent suffisamment de pression sur les rédactions et les journalistes pour qu’ils rentrent dans le rang.

Comme Glenn Greenwald l’a observé récemment, les personnalités et les cadres dirigeants des médias ont plus « peur » de traiter d’Israël que de n’importe quel autre sujet. Jon Stewart a dit la même chose sur un ton comique dans son sketch ‘Nous devons parler d’Israël.’

Le résultat est qu’au final, le traitement par la presse du conflit israélo-palestinien suit un patron [pattern ou modèle] qui est schématisé par Sut Jhally, un universitaire spécialiste des médias, dans une vidéo éducative qu’il a produite intitulée Peace, Propaganda and the Promised Land, US Media and the israeli-Palestinian Conflict.

Fissures dans la machine de propagande

Mais quelque chose de nouveau s’est produit dans les médias établis, particulièrement depuis la tragédie du 16 juillet. Ayman Mohyeldin, qui travaille actuellement pour NBC [un grand network américain], a assisté et a rendu compte de l’assassinat de sang froig par Israël de 4 petits garçons palestiniens qui jouaient au football sur la plage. Le reportage de Mohyeldin était poignant mais avait néanmoins été diffusé par NBC.

Cependant, NBC avaut immédiatement rappelé Molhyedin, sans donner d’explication sur pourquoi son meilleur journaliste sur ce sujet (Mohyeldne avaiit déjà travaillé à Gaza, parle arabe et a une bonne connaissance de la situation politique au Moyen Orient) devait être retiré de la bande de Gaza.

C’est la procédure standard dans l’establishment médiatique. Mais ce qui s’est passé par la suite est tout sauf standard.

Suite à un article de Glenn Greenwald sur cette situation |le rappel du journaliste] dans Intercept, de nombreuses personnes, surtout à travers les réseaux sociaux, ont mis la pression sur NBC. A la différence des procédures habituelles où la pression vient seulement d’organisations pro-israéliennes bien dotées financièrement, cette fois ce sont des gens ordinaires ébranlés par le nombre de tués palestiniens qui ont organisé leur dissidence..

Le résultat a été que Mohyeldin a été rétabli à son poste. Il a tweeté : « Merci pour tout ce soutien. Je retourne à #Gaza pour rendre compte [de la situation]. Je suis fier de l’engagement constant de NBC pour couvrir le côté #palestinien de l’histoire. »

De la même manière, l’indignation suscité par Diane Sawyer d’ABC [autre grand network américain] qui avait présenté comme israéliennes des victimes affligées par le deuil et la souffrance alors qu’elles étaient palestiniennes, a eu pour résultat, chose rare, que ce grand média pro-israélien a présenté des excuses.

« La dynamique à l’oeuvre est la suivante : En premier lieu, des médias indépendants ont joué un rôle décisif en contrant la propagande israélienne et en proposant des versions alternatives [des événements]. En second lieu, les médias sociaux ont fourni un forum qui a permis de véhiculer le travail de journalistes indépendants ainsi que des témoignages de première main émanant de Palestiniens à Gaza. Troisièmement, dans ces espaces Israël est en train de perdre la bataille de la propagande malgré ses vastes ressources en spécialistes de la désinformation. Quatrièmement, des militants de terrain qui utilisent les réseaux sociaux ont été en mesure de faire exercer des pressions sur l’establishment médiatique. Cinquièmement, ce climat a mis les journalistes des grands médias présents sur le terrain à parler plus ouvertement des horreurs que subit Gaza.

Ainsi, Tyler Hicks, journaliste photo pour le New York Times, qui a aussi assisté à l’attaque israélienne sur la plage, a eu l’autorisation de publier un article dans le New York Times sur cette expérience. Qualifiant de mensonge les déclarations israéliennes selon lesquelles seul le Hamas est visé par les bombardements, il écrit : « Une petite cabane en métal dépourvue d’électricité et d’eau courante sur une jetée en bord de mer sous un soleil de plomb ne semble par le genre de le lieu fréquenté par des militants du Hamas, lles cibles expressément visées par l’armée israélienne. Des enfants, mesurant un peu plus d’un mètre, habillés en tenue d’été, fuyant une explosion, ne correspondent pas non plus à la description de combattants du Hamas. »

Présent sur la plage quand cette tragédie s’est produite, Hicks demande : « Si des enfants sont tués, qu’est-ce qui pourra me protéger, ou protéger n’importe qui d’autre ? »

Ben Wedemen, correspondant à l’étranger chevronné pour CNN, a pu découvrir par lui-même que rien ne peut protéger les journalistes. Il a été touché à la tête par une balle israélienne en caoutchouc. Après cet incident, il a fait un reportage en direct sur une famille de Gaza qui évacuait son quartier en prévision d’une attaque israélienne. Le cri d’horreur d’une fillette entendant une frappe de missile près de là où elle se trouvait a rempli les écrans des téléspectateurs de CNN.

C’est peut-être la première fois que les Américains sont informés de la souffrance du peuple palestinien par la presse de l’establishment ? Même si le cadre de référence qui consiste à « accuser les Hamas » domine la couverture de la situation par les médias dominants, l’humanité des Palestiniens fraie son chemin à travers les fissures d’une propagande pro-israélienne bien installée depuis de dizaines d’années.

Et comment pourrait-il en être autrement ? Quand l’expérience réelle des journalistes contredit le discours propagandiste, s’ils ont un coeutr et un cerveau, ils ne peuvent faire autrement que considérer la propagande sioniste pour ce qu’elle est. C’est sans doute pour ça qu’Israël avait tenu à l’écart les journalistes étrangers êndant l’opération Plomb Durci en 2008.

Une autre journaliste de CNN, Diana Magnay, qui entendait les applaudissements des Israéliens quand les Palestiniens étaient bombardés, a dit spontanément en direct – « c’est vraiment stupéfiant, macabre et vraiment quelque chose de vraiment horrible de voir ce spectacle des flammes dans le ciel. » Journaliste expérimentée, elle semble s’être auto-censurée et avoir substitué les mots « spectacle des flammes » à ceux qui traduisaient vraiment sa pensée sur les gens qui applaudissaient : « salauds », le mot qu’elle tweetera par la suite.

Magnay avait écrit : « Des Israéliens sur la colline qui surplombe Sderot applaudissent quand des bombes tombent sur Gaza ; ils menacent de « détruire notre voiture si je dis quelque chose de mal.’ Salauds »

En dépit des fortes tentatives d’intimidation que subissent les journalistes, ici de faire sauter la voiture de Magnay si elle dit seulement un »mot de mal », ce genre de pressions semble de moins en moins efficace. Si Magnay a été éloignée de Gaza par CNN, des réseaux sociaux vigilants ont combiné leurs effets aux manifestations de masse dans le monde entier pour créer un climat dans lequel si les médias veulent garder leur crédibilité ils doivent au moins donner l’impression d’avoir une position équilibrée.

C’est l’ouverture que  les militants en faveur des droits des Palestiniens doivent exploiter afin de recadrer le débat. S’ils manquent d’organisations de lobbying, d’observatoires de surveillance de la presse, de trolls rémunérés, de spécialistes de la désinformation et des vastes ressources financières dont dispose le camp israélien, ils ont une chose pour eux  – la vérité.

Deepa Kumar is a professor of Media Studies at Rutgers University. She is on Twitter @ProfessorKumar. She is the author, most recently, of Islamophobia and the Politics of Empire. You can follow her work at Deepakumar.net.

Gaza: les militants du Hamas chargent les soldats sionistes avec un fusil dans une main et un bébé dans l’autre!

juillet 23, 2014

 

J’ai découvert cet article par un autre média que celui qui m’a servi pour la traductionci-dessous. Honnêtement, j’avais failli laisser l’article de côté en pensant qu’il provenait d’un genre de journal parodique, un Gorafi sioniste.

En fait non, la source originale de l’article est Arutz Sheva qui est le principal site Web d’informations en anglais de l’entité sioniste. Arutz Sheva se targue d’avoir une équipe de journalistes distinguée pour ses compétences professionnelles.

Quoi qu’il en soit, l’article que je vous propose vient alimenter le dossier psychiatrique d’une entité sioniste qui tend à s’enfermer dans une rhétorique délirante, résultat du cumul d’un syndrome pré-traumatique (cf Gilad Atzmon) et d’un syndrome post-traumatique.

On se rappellera que ces gens là disposent d’une armée considérable et de l’arme atomique (merci les socialistes français)

Soldat : les terroristes nous chargeaient avec des bébés dans la main

Le témoignage choquant de soldats hospitalisés révèle l’étendue de l’utilisation par le Hamas de boucliers humains

par Shimon Cohen, Maayana Miskin, Arutz Sheva (Sionistan) 22 juillet 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

Des soldats blessés ont fait des témoignages choquants au sujet de l’utilisation par le Hamas de jeunes enfants comme boucliers humains.

Des parents de soldats blessés se sont exprimés auprès de Kol Yisrael mardi et ont partagé certains des récit choquants qu’ils ont entendu de leurs fils. Ils ont expliqué que les soldats avaient vu à plusieurs reprises à Sheijaya, Gaza, de jeunes enfants envoyés dans la rue avec des fusils pour essayer d’attaquer les troupes israéliennes.

 A Beit Lahiya

A Beit Lahiya

Un parent a rapporté que des terroristes s’étaient précipités vers des soldats israéliens avec un fusil dans une main et un bébé dans l’autre, apparemment dans l’espoir que les soldats verraient l’enfant et s’abstiendraient d’ouvrir le feu. Si les soldats tiraient, a ajouté ce parent, la mort de l’enfant pouvait servir à la propagande contre Israël.

« Ils continuent avec la même ruse des enfants utilisés comme boucliers humains, exactement comme ils l’avaient fait pendant l’opération Plomb Durci. Des femmes ont aussi été utilisées comme boucliers humains, a-t-il ajouté.

Il a exprimé son exaspération quant aux personnalités de l’extrême gauche israélienne qui ont accusé les soldats de l’armée israélienne de commettre des crimes de guerre. Les soldats israéliens font tout ce qu’ils peuvent pour éviter de faire du mal à des innocents, a-t-il dit.

Le témoignage des parents s’ajoute à des preuves dont on disposait déjà sur des crimes semblables, comme cette information de l’UNRWA (organisme de l’ONU chargé de l’aide humanitaire à Gaza) sur l’utilisation d’une école pour le stockage de roquettes, et une vidé montrant des terroristes se servant d’une ambulance pour fuir le lieu d’une attaque.

Le Hamas s’est souvent vanté du « succès » de sa stratégie d’utilisation de civils comme boucliers humains pendant l’opération Bordure de Protection.

 

Gilad Atzmon et la fin de l’entité sioniste

juillet 21, 2014

Un très bon texte de Gilad Atzmon. Autant vous dire que je souscris complètement à son analyse.

La fin d’Israël

par Gilad Atzmon — 21 juillet 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

Dans son discours à la nation, le premier ministre Benjamin Netanyahou a admis aujourd’hui que la guerre à Gaza est une bataille pour l’existence de l’état juif. Netanyahou a raison. Et Israël ne peut pas gagner cette bataille ; il ne peut même pas définir en quoi consisterait une victoire. Ce qui est certain, c’est que la bataille ne porte pas sur les tunnels ou les activités souterraines des militants, les tunnels ne sont que des armes pour la résistance mais pas la résistance en elle-même. Les militants du Hamas et de Gaza ont attiré Israël dans un champ de bataille dans lequel il n’avait aucune chance de gagner et le Hamas a posé les conditions, choisi le terrain et a écrit les termes nécessaires pour la conclusion de ce cycle de violence.

Pendant dix jours, Netanyahou a fait tout ce qu’il pouvait pour éviter une opération terrestre de l’armée israélienne. Il se trouvait confronté à la réalité du fait qu’Israël n’a pas de réponse militaire à la résistance palestinienne. Netanyahou savait qu’une défaite sur le terrain anéantirait le peu qui subsiste de capacité de dissuasion de l’armée israélienne.

Il y a cinq jours, Israël, du moins aux yeux de ses partisans, avait le dessus. Il voyait ses citoyens soumis à des tirs incessants de roquettes, mais montrait quand même de la retenue, tuant les civils Palestiniens seulement de loin, ce qui contribuait à véhiculer une image imaginaire de puissance. Mais les choses ont vite changé depuis qu’Israël a lancé son opération terrestre.Israël est maintenant, une fois de plus, engagé dans des crimes de guerre colossaux contre une population civile et, pis encore, au moins sur le plan stratégique, ses commandos d’infanterie d’élite sont décimés dans la bataille de rue en face à face dans Gaza. Malgré l’évidente supériorité technologique et en puissance de feu d’Israël, les militants palestiniens sont en train de gagner la bataille sur le terrain et ils ont même réussi à porter le combat en territoire israélien. En outre, les tirs de roquettes sur Tel Aviv ne semblent pas s’arrêter.

La défaite de l’armée israélienne laisse l’état juif sans aucun espoir. La morale de l’histoire est simple. Si vous tenez absolument à vivre sur la terre de quelqu’un d’autre, la puissance militaire est l’ingrédient essentiel pour décourager le dépossédé d’agir pour réclamer ses droits. Le nombre de pertes dans l’armée israélienne et le nombre de corps de soldats d’élite israéliens qui retournent chez eux dans des cercueils envoie un message clair aux Israéliens comme aux Palestiniens. Il n’y a pas d’avenir pour un État réservé aux Juifs en Palestine ; ils devront peut-être essayer ailleurs.

 

Violer des Palestiniennes pour empêcher des attentats (universitaire sioniste)

juillet 21, 2014

Des propos tenus par quelqu’un qui travaille comme « chercheur »dans un centre d’études universitaires !

Comment elle disait la journaliste américaine ?

Ah oui : « scum » ou racaille, salopard

Universitaire israélien: violer des femmes palestiniennes découragerait les attentats

par Connie Hackbarth, Alternative Information Center (Palestine) 21 juillet 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le Dr Mordechai Kedar

Le Dr Mordechai Kedar

« La seule chose qui pourrait dissuader un candidat à un attentat suicide serait qu’il sache que s’il est attrapé, sa sœur ou sa mère sera violée, » a déclaré Kedar dans un talk show à la radio.

Sur l’émission radio en hébreu, Kedar tient ce propos à 1:35:00:

Kedar, qui est spécialiste universitaire de la population palestinienne en Israël a servi pendant 25 années dans les services de renseignements de l’armée où il était spécialisé dans les organisations islamiques.

Il est chercheur au Centre d’Etudes Stratégiques Begin – Sadate de l’université Bar Ilan, un centre d’études marqué à droite, ainsi que le fondateur et l’actuel directeur de l’Israel Academia Monitor, un site web néo-mccarthyste qui surveille les présumées « activités anti-israéliennes d’universitaires israéliens ».

Pendant l’interview dans l’émission radio nationale quotidienne Hakol Diburim sur Israel Radio Bet, l’interviewer Yossi Hadar a observé que la proposition de Kedar « n’est pas bonne […] Nous ne pouvons bien sûr pas prendre de telles mesures. »

Cette observation n’a pas freiné Kedar qui a répondu que « c’est la culture… » et « c’est le Moyen Orient », ajoutant que « Je ne parlais pas de ce que nous faisons ou ne faisons pas. Je parle de la réalité ; la seule chose qui dissuadera un candidat à l’attentat suicide – c’est squ’il sache que s’il actionne le détonateur, sa sœur sera violée. »

L’université Bar Ilan est une université religieuse juive située dans la banlieue de Tel Aviv. En novembre 1995, Yigal Amir, qui étudiait dans cette institution, avait assassiné le premier ministre Yitzhak Rabin.

Si vous voulez écrire à ce Dr Mabuse, ses coordonnées ici

Via Nida et Seenthis

 

Lyon: rassemblement pour Gaza le 23 juillet 2014

juillet 21, 2014

Appel du Collectif 69 de Soutien au Peuple Palestinien

communiqué

Tel Aviv menace ouvertement la presse internationale: "le Hamas se sert des journalistes comme de boucliers humains"

juillet 20, 2014

Des menaces accueillies avec indifférence par la corporation journalistique française puisque l’information est peu reprise par la presse française. Personnellement je n’ai pu la trouver que sur le site de Zone Bourse :

Israël appelle les journalistes étrangers à la prudence

19/07/2014 | 23:27

Le bureau de presse du gouvernement israélien a averti samedi les journalistes étrangers qu’il n’était pas responsable de leur sécurité dans la bande de Gaza, où l’armée israélienne mène depuis jeudi soir une opération terrestre.

"Gaza et ses alentours sont un champ de bataille. Couvrir les hostilités expose les journalistes à un danger qui peut être mortel", précise le bureau de presse dans un communiqué.

"Israël n’est en aucun cas responsable des blessures ou des dégâts qui pourraient résulter de reportages sur le terrain."

Depuis le 8 juillet, les bombardements puis l’opération terrestre menée par Tsahal dans la bande de Gaza ont fait 336 morts côté palestinien, en majorité des civils. Les Israéliens ont eu cinq morts, trois militaires et deux civils. (Maayan Lubell, Guy Kerivel pour le service français)

Pour ce que j’en sais, Zone Bourse est, comme son nom le suggère, un site d’information spécialisé dans la finance et qui n’est pas rattaché à un groupe de presse.

Le petit article de Zone Bourse s’appuie sur une dépêche de Reuters, ce qui nous permet d’avoir un aperçu du fonctionnement de la désinformation en économie de marché.

La première option est de se taire, de ne pas relayer une information gênante. Ce qu’ont fait la majorité des organes de presse habituellement sourcilleux quant à liberté de travailler des journalistes (sauf dans le cas du conflit du Proche Orient où ils se plient en réalité sans broncher à la censure sioniste).

L’autre option consiste à édulcorer et à occulter ce qui gêne.

Et ça on le constate dès le titre de l’entrefilet de Zone Bourse :

« Israël appelle les journalistes étrangers à la prudence »

alors que le corps de l’article nous dit que cet appel à la « prudence » est en fait un avertissement donné aux journalistes par les autorités sionistes qui indiquent n’être pas responsables de leur sécurité dans la bande de Gaza. »

La notion d’avertissement est pourtant contenue dès le titre de la dépêche originale de Reuters :

Israel warns foreign journalists covering Gaza fighting

"Israël n’est en aucun cas responsable des blessures ou des dégâts qui pourraient résulter de reportages sur le terrain." lit-on sur Zone Bourse comme sur la dépêche originale.

Ce qui en langage sioniste signifie que les journalistes sont des cibles comme les autres puisqu’ils se trouvent dans une zone où l’armée et la police sionistes ne peuvent pas imposer de censure et doivent s’en remettre à l’autocensure ou au parti pris pro Tel Aviv des journalistes ou de leurs rédactions.

Ce qui marche assez souvent mais peut être sujet à des ratés comme on a pu le voir avec l’assassinat de gamins sur une plage de Gazas sous les yeux de la presse internationale ou avec Diana Magnay, cette journaliste américaine choquée par le comportement des habitants de Sderot qui exultent en regardant les missiles de leur armée exploser sur Gaza (elle a été mutée en urgence à Moscou).

Ce n’est bien sûr pas cet argument que mobilise le service sioniste chargé du contrôle de la presse. En effet, si on se reporte à la dépêche de l’agence Reuters, les journalistes occidentaux sont en fait des cibles pour l’armée sioniste exactement pour la même raison que les civils palestiniens :

le « Hamas se sert des journalistes comme de boucliers humains ».

Les journalistes doivent donc prendre « toutes les précautions possibles. »

C’est exactement ce qui a été dit à ces femmes, ces enfants, ces civils dont les corps ont été déchiquetés ou écrasés par les bombes sionistes.

un gilet pare-balle n'est d'aucune utilité contre un obus de 155

un gilet pare-balle ne sera d’aucune utilité à  Ayman Molhyeldin contre un obus de 155 mm

Je vous traduis  donc ce que signifie le mot « précaution » en novlangue sioniste : il signifie tout simplement que les journalistes doivent quitter la bande de Gaza sous peine de risquer des traumatismes pouvant aller jusqu’à une mort violente.

NB: Ayman Molhyeldin est un des  journalistes qui avaient assisté au massacre des gosses palestiniens sur une plage de Gaza. Il a bien sûr rendu compte de ce drame, ce qui a valu à ce journaliste chevronné d’être rappelé par la chaîne NBC afin qu’il ne couvre plus les événements à Gaza. Une forte mobilisation du public, via les réseaux sociaux, a contraint NBC à revenir sur sa décision.

Ci-dessous l’intégralité de la dépêche Reuters en anglais

Israel warns foreign journalists covering Gaza fighting 19 juillet 2014

JERUSALEM (Reuters) – Israel’s Government Press Office on Saturday warned foreign journalists it was not responsible for their safety in the Gaza Strip, where the Jewish state has launched an offensive against Palestinian militants.

Israel sent ground forces into Hamas-dominated Gaza on Thursday after heavy air and naval barrages failed to stop rocket fire from the Palestinian territory. Gaza officials said at least 335 Palestinians, many of them civilians, have been killed in the 12-day conflict.

"Gaza and its vicinity are a battleground. Covering the hostilities exposes journalists to life-threatening danger," an e-mailed Government Press Office (GPO) statement said.

"Israel is not in any way responsible for injury or damage that may occur as a result of field reporting."

The GPO, which accredits journalists based in Israel, many of whom also cover events in the Palestinian Territories, charged Islamist group Hamas was using journalists as human shields and advised reporters to take "every possible precaution."

The Israeli military said that since the July offensive began, it has struck over 2,300 sites in the densely populated enclave and that more than 1,663 rockets have been launched by Palestinian militants toward its territory.

Its land incursion into Gaza has so far failed to subdue Hamas and its allies, who fired more than 90 rockets into Israel on Saturday, the Israeli army said. Three Israeli soldiers and two civilians have been killed.

(Writing by Maayan Lubell; Editing by Sandra Maler)

 


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