La lutte contre le sionisme est aussi celle de la vérité contre le mensonge

juillet 25, 2014

Une analyse intéressante sur les changements en train de s’opérer dans le traitement du conflit palestino-sioniste par les grands médias, notamment ce qu’on appelle « corporate media » aux Etats Unis,

L’auteur expose les procédés en usage dans la propagande sioniste avec l’inflexion qui leur a été donnée après l’opération Plomb Durci fin 2008 – début 2009.

L’auteur, Deepa Kumar, insiste sur deux points : le rôle d’Internet et des réseaux sociaux qui permettent non seulement de véhiculer très rapidement hors de Gaza des images tournées sur place par des habitants mais aussi de faire connaître des points de vue différents et enfin de mobiliser la sphère des pro-palestiniens sur Internet pour exercer des pressions sur certains médias.

L’autre point tient à la présence de journalistes étrangers à l’intérieur de la bande de Gaza. Comme l’explique, Deepa Kumar, confrontés à la réalité de ce que subissent les habitants de la bande de Gaza, s’ils « ont un coeur et un cerveau, ils [les journalistes] ne peuvent faire autrement que considérer la propagande sioniste pour ce qu’elle est », c’est-à-dire une contre-vérité.

Deepa Kumar est une universitaire spécialisée dans les médias

Deepa Kumar est une universitaire spécialisée dans l’analyse des médias

Je conclurai comme l’auteur de l’article en disant que si les Palestiniens n’ont pas à leur disposition les think-tanks et les équipes rémunérées pour intervenir dans les forums de discussion et commenter les articles de presse, ils ont l’allié le plus précieux : la vérité.

« Plus ils ont de morts, mieux c’est » : les revers d’Israël dans sa guerre médiatique

Alors que le monde regarde horrifié le massacre des Palestiniens, la guerre de propagande d’Israël est contestée

par Deepa Kumar, Salon (USA) 23 juillet 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

La guerre de propagande d’Israël a franchi une nouvelle étape dans la bassesse. Alors que le monde essayait encore d’encaisser le choc du meurtre de masse à Shejaiya, Benjamin Netanyahou s’est montré devant les caméras de CNN pour affirmer que le Hamas se sert des « télégéniquement morts » pour promouvoir « sa cause. » Il a ajouté que pour le Hamas : « Plus il y a de morts, mieux c’est. » Même si Netanyahou avait suivi le script prévu par la propagande qui consiste d’abord à montrer de la sympathie et à exprimer des regrets, en réduisant les Palestiniens tués à des sessions photographiques, il a montré comment fonctionne son esprit.

Il existe un script standard pour la manière de parler des victimes palestiniennes. Après qu’Israël a tué quatre garçons sur une plage de Gaza le 16 juillet, la classe médiatique américaine s’est alignée sur le canevas de la communication israélienne : reconnaître la tragédie mais faire porter le chapeau au Hamas. C’est exactement ce qu’a fait Mark Regev, le porte parole israélien, quand il a été soumis à un feu roulant de questions par le journaliste présentateur John Snow sur Channel 4 News. (Angleterre). C’est également ainsi que le porte parole du Département d’Etat US Jen Psaki a répondu, utilisant le même argumentaire mot pour mot

Ce canevas, ce cadre argumentatif, a été développé en 2009 et est exposé dans le Global Language Dictionary de l’Israel Project. Ce manuel orwellien propose une méthode détaillée sur la manière de « communiquer efficacement pour soutenir Israël. »

Un de ses premiers commandements est que les propagandistes po-israéliens doivent montrer de l’empathie. Le manuel souligne qu’ils doivent « montrer de l’empathie pour les DEUX camps » (en majuscules dans le texte original) comme moyen de gagner en crédibilité et en confiance. Pour s’assurer que ce point sera bien compris, le manuel répète encore (en gras souligné cette fois) l’instruction «utilisez l’Empathie » – l’idée étant que l’empathie est un outil important à utiliser dans la guerre de propagande.

Quand des femmes et des enfants palestiniens innocents sont tués, la première réponse doit consister à faire preuve d’empathie ; la suivante est de reformuler lle problème en observant qu’on ne peut pas en faire reproche à Israël qui ne fait que se défendre et qui veut seulement la paix. Même quand pleuvent mort et destruction, le manuel est clair : « Rappelez à l’auditoire – encore et toujours – qu’Israël veut la paix. »

Elaboré après la guerre contre Gaza en 2008, à un moment où les Américains commençaient à montrer une plus grande sympathie pour les Palestiniens, ce manuel de propagande essaye de combler certaines des insuffisances [de la propagande, NdT] pendant l’opération Plomb Durci. Parmi les diverses améliorations qu’il propose, le manuel note qu’il est important de faire la distinction entre le peuple palestinien et le Hamas. Ayman Molhyeldin, un des rares journalistes internationaux à avoir couvert Plomb Durci, avait observé qu’Israël cherchait à « présenter tout le monde à Gaza comme des sympathisants du Hamas, des sympathisants terroristes » comme moyen de justifier les tirs meurtriers aveugles.

Le manuel de 2009 va au rebours de cette stratégie, en affirmant que bien que les Américains « saisissent » que le « Hamas est une organisation terroriste… s’ils ont l’impression que vous attaquez le peuple palestinien ;;; vous perdrez du soutien. » Le manuel souligne encore : « En ce moment même, beaucoup d’Américains ont de la sympathie pour le sort des Palestiniens et cette sympathie va se renforcer si vous ne parvenez pas à différencier le peuple de ses dirigeants. »

En d’autres termes, si on veut le recul de la sympathie pour le peuple palestinien, de nouveaux procédés sont nécessaires pour en compléter d’autres plus anciens.

La propagande israélienne a une longue histoire. En 1982, l’invasion du Liban avait suscité la condamnation internationale. En particulier, le massacre de Palestiniens dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila avaient nui à son image auprès de l’opinion publique. Israël avait alors crée un organisme de relations publiques dont la mission était d’entretenir une bonne image médiatique aux Etats Unis. Le projet de Hasbara propagande] comprenait la formation des diplomates et des attachés de presse israéliens à parler d’une manière qui garantisse une couverture médiatique favorable.

L’observatoire des médias, le Committee for Accuracy in Middle East Reporting in America (CAMERA), fut crré pour assurer une veille médiatique et répondre au traitement médiatique « injuste » d’Israël.

Mais le traitement médiatique d’Israël n’est pas simplement le produit de bons argumentaires, il est plutôt le résultat de la « relation spéciale » entre les Etats Unis et Israël et de leurs intérêtes mutuels au Moyen Orient. C’est out sauf une coïncidence si Psaki utilise les même langage que Mark Regev. ou si John Kerry fait écho à Netanyahou.

L’élite politique américaine, l’élite israélienne et les propriétaires des grands médias ont en commun un ensemble d’intérêts politiques et économiques qui garantit la domination de la propagande israélienne dans les médias établis. Si les journalistes et les médias s’écartent trop du script, diverses organisations pro-israéliennes comme CAMERA déclenchent un tir de barrage et mobilisent suffisamment de pression sur les rédactions et les journalistes pour qu’ils rentrent dans le rang.

Comme Glenn Greenwald l’a observé récemment, les personnalités et les cadres dirigeants des médias ont plus « peur » de traiter d’Israël que de n’importe quel autre sujet. Jon Stewart a dit la même chose sur un ton comique dans son sketch ‘Nous devons parler d’Israël.’

Le résultat est qu’au final, le traitement par la presse du conflit israélo-palestinien suit un patron [pattern ou modèle] qui est schématisé par Sut Jhally, un universitaire spécialiste des médias, dans une vidéo éducative qu’il a produite intitulée Peace, Propaganda and the Promised Land, US Media and the israeli-Palestinian Conflict.

Fissures dans la machine de propagande

Mais quelque chose de nouveau s’est produit dans les médias établis, particulièrement depuis la tragédie du 16 juillet. Ayman Mohyeldin, qui travaille actuellement pour NBC [un grand network américain], a assisté et a rendu compte de l’assassinat de sang froig par Israël de 4 petits garçons palestiniens qui jouaient au football sur la plage. Le reportage de Mohyeldin était poignant mais avait néanmoins été diffusé par NBC.

Cependant, NBC avaut immédiatement rappelé Molhyedin, sans donner d’explication sur pourquoi son meilleur journaliste sur ce sujet (Mohyeldne avaiit déjà travaillé à Gaza, parle arabe et a une bonne connaissance de la situation politique au Moyen Orient) devait être retiré de la bande de Gaza.

C’est la procédure standard dans l’establishment médiatique. Mais ce qui s’est passé par la suite est tout sauf standard.

Suite à un article de Glenn Greenwald sur cette situation |le rappel du journaliste] dans Intercept, de nombreuses personnes, surtout à travers les réseaux sociaux, ont mis la pression sur NBC. A la différence des procédures habituelles où la pression vient seulement d’organisations pro-israéliennes bien dotées financièrement, cette fois ce sont des gens ordinaires ébranlés par le nombre de tués palestiniens qui ont organisé leur dissidence..

Le résultat a été que Mohyeldin a été rétabli à son poste. Il a tweeté : « Merci pour tout ce soutien. Je retourne à #Gaza pour rendre compte [de la situation]. Je suis fier de l’engagement constant de NBC pour couvrir le côté #palestinien de l’histoire. »

De la même manière, l’indignation suscité par Diane Sawyer d’ABC [autre grand network américain] qui avait présenté comme israéliennes des victimes affligées par le deuil et la souffrance alors qu’elles étaient palestiniennes, a eu pour résultat, chose rare, que ce grand média pro-israélien a présenté des excuses.

« La dynamique à l’oeuvre est la suivante : En premier lieu, des médias indépendants ont joué un rôle décisif en contrant la propagande israélienne et en proposant des versions alternatives [des événements]. En second lieu, les médias sociaux ont fourni un forum qui a permis de véhiculer le travail de journalistes indépendants ainsi que des témoignages de première main émanant de Palestiniens à Gaza. Troisièmement, dans ces espaces Israël est en train de perdre la bataille de la propagande malgré ses vastes ressources en spécialistes de la désinformation. Quatrièmement, des militants de terrain qui utilisent les réseaux sociaux ont été en mesure de faire exercer des pressions sur l’establishment médiatique. Cinquièmement, ce climat a mis les journalistes des grands médias présents sur le terrain à parler plus ouvertement des horreurs que subit Gaza.

Ainsi, Tyler Hicks, journaliste photo pour le New York Times, qui a aussi assisté à l’attaque israélienne sur la plage, a eu l’autorisation de publier un article dans le New York Times sur cette expérience. Qualifiant de mensonge les déclarations israéliennes selon lesquelles seul le Hamas est visé par les bombardements, il écrit : « Une petite cabane en métal dépourvue d’électricité et d’eau courante sur une jetée en bord de mer sous un soleil de plomb ne semble par le genre de le lieu fréquenté par des militants du Hamas, lles cibles expressément visées par l’armée israélienne. Des enfants, mesurant un peu plus d’un mètre, habillés en tenue d’été, fuyant une explosion, ne correspondent pas non plus à la description de combattants du Hamas. »

Présent sur la plage quand cette tragédie s’est produite, Hicks demande : « Si des enfants sont tués, qu’est-ce qui pourra me protéger, ou protéger n’importe qui d’autre ? »

Ben Wedemen, correspondant à l’étranger chevronné pour CNN, a pu découvrir par lui-même que rien ne peut protéger les journalistes. Il a été touché à la tête par une balle israélienne en caoutchouc. Après cet incident, il a fait un reportage en direct sur une famille de Gaza qui évacuait son quartier en prévision d’une attaque israélienne. Le cri d’horreur d’une fillette entendant une frappe de missile près de là où elle se trouvait a rempli les écrans des téléspectateurs de CNN.

C’est peut-être la première fois que les Américains sont informés de la souffrance du peuple palestinien par la presse de l’establishment ? Même si le cadre de référence qui consiste à « accuser les Hamas » domine la couverture de la situation par les médias dominants, l’humanité des Palestiniens fraie son chemin à travers les fissures d’une propagande pro-israélienne bien installée depuis de dizaines d’années.

Et comment pourrait-il en être autrement ? Quand l’expérience réelle des journalistes contredit le discours propagandiste, s’ils ont un coeutr et un cerveau, ils ne peuvent faire autrement que considérer la propagande sioniste pour ce qu’elle est. C’est sans doute pour ça qu’Israël avait tenu à l’écart les journalistes étrangers êndant l’opération Plomb Durci en 2008.

Une autre journaliste de CNN, Diana Magnay, qui entendait les applaudissements des Israéliens quand les Palestiniens étaient bombardés, a dit spontanément en direct – « c’est vraiment stupéfiant, macabre et vraiment quelque chose de vraiment horrible de voir ce spectacle des flammes dans le ciel. » Journaliste expérimentée, elle semble s’être auto-censurée et avoir substitué les mots « spectacle des flammes » à ceux qui traduisaient vraiment sa pensée sur les gens qui applaudissaient : « salauds », le mot qu’elle tweetera par la suite.

Magnay avait écrit : « Des Israéliens sur la colline qui surplombe Sderot applaudissent quand des bombes tombent sur Gaza ; ils menacent de « détruire notre voiture si je dis quelque chose de mal.’ Salauds »

En dépit des fortes tentatives d’intimidation que subissent les journalistes, ici de faire sauter la voiture de Magnay si elle dit seulement un »mot de mal », ce genre de pressions semble de moins en moins efficace. Si Magnay a été éloignée de Gaza par CNN, des réseaux sociaux vigilants ont combiné leurs effets aux manifestations de masse dans le monde entier pour créer un climat dans lequel si les médias veulent garder leur crédibilité ils doivent au moins donner l’impression d’avoir une position équilibrée.

C’est l’ouverture que  les militants en faveur des droits des Palestiniens doivent exploiter afin de recadrer le débat. S’ils manquent d’organisations de lobbying, d’observatoires de surveillance de la presse, de trolls rémunérés, de spécialistes de la désinformation et des vastes ressources financières dont dispose le camp israélien, ils ont une chose pour eux  – la vérité.

Deepa Kumar is a professor of Media Studies at Rutgers University. She is on Twitter @ProfessorKumar. She is the author, most recently, of Islamophobia and the Politics of Empire. You can follow her work at Deepakumar.net.

Gaza: les militants du Hamas chargent les soldats sionistes avec un fusil dans une main et un bébé dans l’autre!

juillet 23, 2014

 

J’ai découvert cet article par un autre média que celui qui m’a servi pour la traductionci-dessous. Honnêtement, j’avais failli laisser l’article de côté en pensant qu’il provenait d’un genre de journal parodique, un Gorafi sioniste.

En fait non, la source originale de l’article est Arutz Sheva qui est le principal site Web d’informations en anglais de l’entité sioniste. Arutz Sheva se targue d’avoir une équipe de journalistes distinguée pour ses compétences professionnelles.

Quoi qu’il en soit, l’article que je vous propose vient alimenter le dossier psychiatrique d’une entité sioniste qui tend à s’enfermer dans une rhétorique délirante, résultat du cumul d’un syndrome pré-traumatique (cf Gilad Atzmon) et d’un syndrome post-traumatique.

On se rappellera que ces gens là disposent d’une armée considérable et de l’arme atomique (merci les socialistes français)

Soldat : les terroristes nous chargeaient avec des bébés dans la main

Le témoignage choquant de soldats hospitalisés révèle l’étendue de l’utilisation par le Hamas de boucliers humains

par Shimon Cohen, Maayana Miskin, Arutz Sheva (Sionistan) 22 juillet 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

Des soldats blessés ont fait des témoignages choquants au sujet de l’utilisation par le Hamas de jeunes enfants comme boucliers humains.

Des parents de soldats blessés se sont exprimés auprès de Kol Yisrael mardi et ont partagé certains des récit choquants qu’ils ont entendu de leurs fils. Ils ont expliqué que les soldats avaient vu à plusieurs reprises à Sheijaya, Gaza, de jeunes enfants envoyés dans la rue avec des fusils pour essayer d’attaquer les troupes israéliennes.

 A Beit Lahiya

A Beit Lahiya

Un parent a rapporté que des terroristes s’étaient précipités vers des soldats israéliens avec un fusil dans une main et un bébé dans l’autre, apparemment dans l’espoir que les soldats verraient l’enfant et s’abstiendraient d’ouvrir le feu. Si les soldats tiraient, a ajouté ce parent, la mort de l’enfant pouvait servir à la propagande contre Israël.

« Ils continuent avec la même ruse des enfants utilisés comme boucliers humains, exactement comme ils l’avaient fait pendant l’opération Plomb Durci. Des femmes ont aussi été utilisées comme boucliers humains, a-t-il ajouté.

Il a exprimé son exaspération quant aux personnalités de l’extrême gauche israélienne qui ont accusé les soldats de l’armée israélienne de commettre des crimes de guerre. Les soldats israéliens font tout ce qu’ils peuvent pour éviter de faire du mal à des innocents, a-t-il dit.

Le témoignage des parents s’ajoute à des preuves dont on disposait déjà sur des crimes semblables, comme cette information de l’UNRWA (organisme de l’ONU chargé de l’aide humanitaire à Gaza) sur l’utilisation d’une école pour le stockage de roquettes, et une vidé montrant des terroristes se servant d’une ambulance pour fuir le lieu d’une attaque.

Le Hamas s’est souvent vanté du « succès » de sa stratégie d’utilisation de civils comme boucliers humains pendant l’opération Bordure de Protection.

 

Gilad Atzmon et la fin de l’entité sioniste

juillet 21, 2014

Un très bon texte de Gilad Atzmon. Autant vous dire que je souscris complètement à son analyse.

La fin d’Israël

par Gilad Atzmon — 21 juillet 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

Dans son discours à la nation, le premier ministre Benjamin Netanyahou a admis aujourd’hui que la guerre à Gaza est une bataille pour l’existence de l’état juif. Netanyahou a raison. Et Israël ne peut pas gagner cette bataille ; il ne peut même pas définir en quoi consisterait une victoire. Ce qui est certain, c’est que la bataille ne porte pas sur les tunnels ou les activités souterraines des militants, les tunnels ne sont que des armes pour la résistance mais pas la résistance en elle-même. Les militants du Hamas et de Gaza ont attiré Israël dans un champ de bataille dans lequel il n’avait aucune chance de gagner et le Hamas a posé les conditions, choisi le terrain et a écrit les termes nécessaires pour la conclusion de ce cycle de violence.

Pendant dix jours, Netanyahou a fait tout ce qu’il pouvait pour éviter une opération terrestre de l’armée israélienne. Il se trouvait confronté à la réalité du fait qu’Israël n’a pas de réponse militaire à la résistance palestinienne. Netanyahou savait qu’une défaite sur le terrain anéantirait le peu qui subsiste de capacité de dissuasion de l’armée israélienne.

Il y a cinq jours, Israël, du moins aux yeux de ses partisans, avait le dessus. Il voyait ses citoyens soumis à des tirs incessants de roquettes, mais montrait quand même de la retenue, tuant les civils Palestiniens seulement de loin, ce qui contribuait à véhiculer une image imaginaire de puissance. Mais les choses ont vite changé depuis qu’Israël a lancé son opération terrestre.Israël est maintenant, une fois de plus, engagé dans des crimes de guerre colossaux contre une population civile et, pis encore, au moins sur le plan stratégique, ses commandos d’infanterie d’élite sont décimés dans la bataille de rue en face à face dans Gaza. Malgré l’évidente supériorité technologique et en puissance de feu d’Israël, les militants palestiniens sont en train de gagner la bataille sur le terrain et ils ont même réussi à porter le combat en territoire israélien. En outre, les tirs de roquettes sur Tel Aviv ne semblent pas s’arrêter.

La défaite de l’armée israélienne laisse l’état juif sans aucun espoir. La morale de l’histoire est simple. Si vous tenez absolument à vivre sur la terre de quelqu’un d’autre, la puissance militaire est l’ingrédient essentiel pour décourager le dépossédé d’agir pour réclamer ses droits. Le nombre de pertes dans l’armée israélienne et le nombre de corps de soldats d’élite israéliens qui retournent chez eux dans des cercueils envoie un message clair aux Israéliens comme aux Palestiniens. Il n’y a pas d’avenir pour un État réservé aux Juifs en Palestine ; ils devront peut-être essayer ailleurs.

 

Violer des Palestiniennes pour empêcher des attentats (universitaire sioniste)

juillet 21, 2014

Des propos tenus par quelqu’un qui travaille comme « chercheur »dans un centre d’études universitaires !

Comment elle disait la journaliste américaine ?

Ah oui : « scum » ou racaille, salopard

Universitaire israélien: violer des femmes palestiniennes découragerait les attentats

par Connie Hackbarth, Alternative Information Center (Palestine) 21 juillet 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le Dr Mordechai Kedar

Le Dr Mordechai Kedar

« La seule chose qui pourrait dissuader un candidat à un attentat suicide serait qu’il sache que s’il est attrapé, sa sœur ou sa mère sera violée, » a déclaré Kedar dans un talk show à la radio.

Sur l’émission radio en hébreu, Kedar tient ce propos à 1:35:00:

Kedar, qui est spécialiste universitaire de la population palestinienne en Israël a servi pendant 25 années dans les services de renseignements de l’armée où il était spécialisé dans les organisations islamiques.

Il est chercheur au Centre d’Etudes Stratégiques Begin – Sadate de l’université Bar Ilan, un centre d’études marqué à droite, ainsi que le fondateur et l’actuel directeur de l’Israel Academia Monitor, un site web néo-mccarthyste qui surveille les présumées « activités anti-israéliennes d’universitaires israéliens ».

Pendant l’interview dans l’émission radio nationale quotidienne Hakol Diburim sur Israel Radio Bet, l’interviewer Yossi Hadar a observé que la proposition de Kedar « n’est pas bonne […] Nous ne pouvons bien sûr pas prendre de telles mesures. »

Cette observation n’a pas freiné Kedar qui a répondu que « c’est la culture… » et « c’est le Moyen Orient », ajoutant que « Je ne parlais pas de ce que nous faisons ou ne faisons pas. Je parle de la réalité ; la seule chose qui dissuadera un candidat à l’attentat suicide – c’est squ’il sache que s’il actionne le détonateur, sa sœur sera violée. »

L’université Bar Ilan est une université religieuse juive située dans la banlieue de Tel Aviv. En novembre 1995, Yigal Amir, qui étudiait dans cette institution, avait assassiné le premier ministre Yitzhak Rabin.

Si vous voulez écrire à ce Dr Mabuse, ses coordonnées ici

Via Nida et Seenthis

 

Lyon: rassemblement pour Gaza le 23 juillet 2014

juillet 21, 2014

Appel du Collectif 69 de Soutien au Peuple Palestinien

communiqué

Tel Aviv menace ouvertement la presse internationale: "le Hamas se sert des journalistes comme de boucliers humains"

juillet 20, 2014

Des menaces accueillies avec indifférence par la corporation journalistique française puisque l’information est peu reprise par la presse française. Personnellement je n’ai pu la trouver que sur le site de Zone Bourse :

Israël appelle les journalistes étrangers à la prudence

19/07/2014 | 23:27

Le bureau de presse du gouvernement israélien a averti samedi les journalistes étrangers qu’il n’était pas responsable de leur sécurité dans la bande de Gaza, où l’armée israélienne mène depuis jeudi soir une opération terrestre.

"Gaza et ses alentours sont un champ de bataille. Couvrir les hostilités expose les journalistes à un danger qui peut être mortel", précise le bureau de presse dans un communiqué.

"Israël n’est en aucun cas responsable des blessures ou des dégâts qui pourraient résulter de reportages sur le terrain."

Depuis le 8 juillet, les bombardements puis l’opération terrestre menée par Tsahal dans la bande de Gaza ont fait 336 morts côté palestinien, en majorité des civils. Les Israéliens ont eu cinq morts, trois militaires et deux civils. (Maayan Lubell, Guy Kerivel pour le service français)

Pour ce que j’en sais, Zone Bourse est, comme son nom le suggère, un site d’information spécialisé dans la finance et qui n’est pas rattaché à un groupe de presse.

Le petit article de Zone Bourse s’appuie sur une dépêche de Reuters, ce qui nous permet d’avoir un aperçu du fonctionnement de la désinformation en économie de marché.

La première option est de se taire, de ne pas relayer une information gênante. Ce qu’ont fait la majorité des organes de presse habituellement sourcilleux quant à liberté de travailler des journalistes (sauf dans le cas du conflit du Proche Orient où ils se plient en réalité sans broncher à la censure sioniste).

L’autre option consiste à édulcorer et à occulter ce qui gêne.

Et ça on le constate dès le titre de l’entrefilet de Zone Bourse :

« Israël appelle les journalistes étrangers à la prudence »

alors que le corps de l’article nous dit que cet appel à la « prudence » est en fait un avertissement donné aux journalistes par les autorités sionistes qui indiquent n’être pas responsables de leur sécurité dans la bande de Gaza. »

La notion d’avertissement est pourtant contenue dès le titre de la dépêche originale de Reuters :

Israel warns foreign journalists covering Gaza fighting

"Israël n’est en aucun cas responsable des blessures ou des dégâts qui pourraient résulter de reportages sur le terrain." lit-on sur Zone Bourse comme sur la dépêche originale.

Ce qui en langage sioniste signifie que les journalistes sont des cibles comme les autres puisqu’ils se trouvent dans une zone où l’armée et la police sionistes ne peuvent pas imposer de censure et doivent s’en remettre à l’autocensure ou au parti pris pro Tel Aviv des journalistes ou de leurs rédactions.

Ce qui marche assez souvent mais peut être sujet à des ratés comme on a pu le voir avec l’assassinat de gamins sur une plage de Gazas sous les yeux de la presse internationale ou avec Diana Magnay, cette journaliste américaine choquée par le comportement des habitants de Sderot qui exultent en regardant les missiles de leur armée exploser sur Gaza (elle a été mutée en urgence à Moscou).

Ce n’est bien sûr pas cet argument que mobilise le service sioniste chargé du contrôle de la presse. En effet, si on se reporte à la dépêche de l’agence Reuters, les journalistes occidentaux sont en fait des cibles pour l’armée sioniste exactement pour la même raison que les civils palestiniens :

le « Hamas se sert des journalistes comme de boucliers humains ».

Les journalistes doivent donc prendre « toutes les précautions possibles. »

C’est exactement ce qui a été dit à ces femmes, ces enfants, ces civils dont les corps ont été déchiquetés ou écrasés par les bombes sionistes.

un gilet pare-balle n'est d'aucune utilité contre un obus de 155

un gilet pare-balle ne sera d’aucune utilité à  Ayman Molhyeldin contre un obus de 155 mm

Je vous traduis  donc ce que signifie le mot « précaution » en novlangue sioniste : il signifie tout simplement que les journalistes doivent quitter la bande de Gaza sous peine de risquer des traumatismes pouvant aller jusqu’à une mort violente.

NB: Ayman Molhyeldin est un des  journalistes qui avaient assisté au massacre des gosses palestiniens sur une plage de Gaza. Il a bien sûr rendu compte de ce drame, ce qui a valu à ce journaliste chevronné d’être rappelé par la chaîne NBC afin qu’il ne couvre plus les événements à Gaza. Une forte mobilisation du public, via les réseaux sociaux, a contraint NBC à revenir sur sa décision.

Ci-dessous l’intégralité de la dépêche Reuters en anglais

Israel warns foreign journalists covering Gaza fighting 19 juillet 2014

JERUSALEM (Reuters) – Israel’s Government Press Office on Saturday warned foreign journalists it was not responsible for their safety in the Gaza Strip, where the Jewish state has launched an offensive against Palestinian militants.

Israel sent ground forces into Hamas-dominated Gaza on Thursday after heavy air and naval barrages failed to stop rocket fire from the Palestinian territory. Gaza officials said at least 335 Palestinians, many of them civilians, have been killed in the 12-day conflict.

"Gaza and its vicinity are a battleground. Covering the hostilities exposes journalists to life-threatening danger," an e-mailed Government Press Office (GPO) statement said.

"Israel is not in any way responsible for injury or damage that may occur as a result of field reporting."

The GPO, which accredits journalists based in Israel, many of whom also cover events in the Palestinian Territories, charged Islamist group Hamas was using journalists as human shields and advised reporters to take "every possible precaution."

The Israeli military said that since the July offensive began, it has struck over 2,300 sites in the densely populated enclave and that more than 1,663 rockets have been launched by Palestinian militants toward its territory.

Its land incursion into Gaza has so far failed to subdue Hamas and its allies, who fired more than 90 rockets into Israel on Saturday, the Israeli army said. Three Israeli soldiers and two civilians have been killed.

(Writing by Maayan Lubell; Editing by Sandra Maler)

 

Sionisme et nazisme, plus qu’une analogie

juillet 19, 2014

Quand on dit que le sionisme s’apparente au nazisme, c’est une comparaison qu’il faut prendre au pied de la lettre et non pas comme une simple analogie formulée par un citoyen en colère.

En ce moment, il est beaucoup question des pertes en vies humaines dans la bande de Gaza où les victimes sont en majorité civiles.

Bien sûr la propagande sioniste complaisamment relayée par nos médias (et pas seulement relayée mais même colportée et promue au rang de point de vue objectif), insiste lourdement sur le fait que les résistants (terroristes dans leur vocabulaire) agissent au beau milieu de la population civile, par exemple en dissimulant des armes dans des quartiers d’habitation, des ateliers, des écoles etc.

Pour mieux penser cet aspect de la situation en Palestine, on peut examiner ce qui s’était passé aux « heures les plus sombres » de l’histoire de France, c’est-à-dire sous l’occupation allemande.

Où les résistants français planquaient-ils donc leurs armes pendant la seconde guerre mondiale ?

Dans des casernes évidemment, c’est bien connu puisque toutes les casernes disposent de hangars et d’arsenaux.

Bon mais quand aucune caserne ne se trouvait à proximité, ce qui était malheureusement trop souvent le cas, les résistants laissaient courir leur imagination pour trouver des solutions adaptées.

Par exemple,

le 15 juillet 1944, un parachutage d’armes est effectué par l’aviation anglaise juste derrière le corps de ferme de la Prée en Normandie, le terrain ayant été choisi et balisé par les cadres de la Résistance tandis qu’une radio (pour communiquer avec les avions anglais) était installée dans le hangar de la ferme.

En 1941, Pierre Poutrain, figure de la résistance dans les Hautes Alpes, rend «

 visite à son frère prêtre (Louis Poutrain) qui se trouve à Saint-Jean-Saint-Nicolas dans les Hautes Alpes. Ce frère est Résistant lui aussi. D’ailleurs il héberge au presbytère jusqu’à 30 jeunes clandestins (alsaciens ne voulant pas intégrer l’armée allemande, STO, Résistants en fuite…..). Son action est si audacieuse qu’elle est connue dans toute la région. Il sera dénoncé par un jeune collabo dénommé Grasset (jamais retrouvé après la guerre) et le Père Louis sera arrêté, déporté dans un camp de concentration où il vivra des moments extrêmement difficiles .»

Le même Pierre Poutrain décide de rester

« dans le Champsaur auprès de son frère. Il va l’aider au lycée professionnel où se trouvent cachés une trentaine de jeunes Résistants sous de fausses identités (fournies par l’administration française). Officiellement il est enseignant dans le cadre du Lycée. »

Dans les Deux-Sèvres , un certain Edmond Proust est nommé au

«commandement de l’échelon départemental» de l’Armée secrète qu’il « structure depuis l’école de Perré où il enseigne. L’objectif est de saboter les intérêts du IIIe Reich. »

A La-Chapelle-Saint-Laurent toujours dans les Deux-Sèvres, du 12 au 13 mars 1943, ce sont six conteneurs d’armes parachutées qui sont transférés d’une ferme au domicile d’un certain Jean Turpault, membre de la résistance. La marchandise était transportée dissimulée à bord d’une charrette chargée de fumier.

Dans les Basses-Alpes,en décembre 1943, traqué par l’armée allemande, le Maquis des Plaines réussit à se replier « dans l’ordre » à la Ferme des Escourins.

Toujours dans les Basses-Alpes,

A ses débuts [février 1943], le maquis [de Ganagobie] est composé de réfractaires qui trouvent refuge sur le plateau où les conditions géographiques sont propices; ils y sont accueillis avec bienveillance par le père Lorenzzi qui vit seul dans le monastère.

Le 2 juin 1944, à Figeac dans le Lot,

« Les maisons sont perquisitionnées et les Allemands découvrent une cache comprenant un stock important d’armes et de munitions »

Vers avril 1944, Chalandon installe son PC dans une ferme à Lorris [dans le Loiret] au lieudit « Les Barnabés », au bord de la forêt d’Orléans, ferme tenue par la famille Elise d’origine belge.

Chalandon n’est autre qu’Albin Chalandon, une figure du gaullisme qui a été PDG d’Elf-Aquitaine et plusieurs fois ministre.

Maison incendiée par les Allemands à Lorris

Maison incendiée par les Allemands à Lorris

Le 15 mai Gestapo et miliciens investissent le village de Mirabeau [Vaucluse] aidés par de nombreux soldats de la Wehrmacht. Mairie, école et logement de l’institutrice, Marthe KINDSFATER, sont minutieusement fouillés. Les enfants sont interrogés dans la cour de l’école, les hommes rassemblés dans la cour du château. Francis TROUCHET et son père y sont rudement interrogés devant les marins. La perquisition du château ne donne rien. En fait l’émetteur radio que l’on cherchait était caché sous l’estrade de la salle de classe. Une descente eut également lieu à la ferme Pignoly au Vallon de St Christol puis à Font Claire, la colonie de vacances des Aciéries du Nord. Le gardien M. LIEUTAUD est arrêté, transféré à Avignon puis relâché trois semaines plus tard.

A Chateaubriant en Loire Atlantique,

« Mme Charles Besnard cacha des aviateurs anglais au premier étage de sa maison … dont le rez de chaussée était réquisitionné par les Allemands. Par la suite elle fut arrêtée le 24 décembre 1943 et déportée».

A Saint Lô en Normandie, ce sont les camionnettes des PTT qui servaient à transporter les armes livrées par parachute au réseau de résistance formé par les travailleurs de la poste.

A Beaucoudray, dans la Manche,

« Sur la demande de Robert GUEDON [chef de groupe résistant], la famille BINDAULT accepte de stocker et de camoufler des armes ; une fosse est creusée dans la cave de leur maison par Charles BINDAULT et son fils Ernest ; ils y cachent des obus de 25 récupérés au moment de la débâcle, et doivent recevoir des fusils. Un poste émetteur leur est remis par leur chef qui doit en apprendre le maniement à Ernest BINDAULT et Cyril FONLUPT ».

Dans les Landes,

« les clandestins recrutés par les réseaux de " Léon des Landes " restent donc dispersés et cachés dans les fermes ou les usines. »

C’est chez le Dr Dugoujon, un médecin de Caluire, près de Lyon, que Jean Moulin avait tenu une réunion en principe secrète dont avait eu malheureusement connaissance la police allemande suite à une dénonciation.

Bien sûr, nombre d’autres lieux servaient de caches pour les hommes et/ou pour le matériel : forêts, grottes, reliefs.

Le Hamas procède donc sensiblement de la même manière que la résistance française pendant la deuxième guerre mondiale, sur un territoire par contre très petit (360 km2) et urbanisé (elle est un peu plus grande et un peu moins densément peuplée que le Val de Marne avec cependant une forte concentration de population dans Gaza ville. A la différence de la France, la bande de Gaza est dépourvue de forêts et de montagnes où des hommes ou du matériel peuvent être cachés.

Par ailleurs, le Hamas n’a aucun allié en belligérance directe et effective avec le régime sioniste tandis que la résistance française pouvait tirer parti de la pression militaire exercée par les Anglais, les Américains et les Soviétiques. Elle recevait également argent et matériel par la voie des airs comme on l’a vu.

De leur côté, les sionistes procèdent exactement comme l’armée d’occupation nazie. Et leur langage est le même. Lisez ce qui suit, on croirait un énoncé d’un préposé à la propagande sioniste sur une radio ou une télévision française, sauf que ce sont des instructions pour l’armée allemande :

« la mission prioritaire des prochaines semaines et des prochains mois est la pacification totale des régions infestées par des bandes ainsi que la destruction des organisations secrètes de résistance et la confiscation de leurs armes. […] Des mesures trop sévères ne peuvent entraîner de punitions pour leurs auteurs. » Parmi ces mesures à prendre en toute impunité et sans avoir à en référer préalablement à la hiérarchie (« C’est seulement après l’exécution de ces mesures immédiates, ou d’autres mesures, qu’il sera fait un rapport. ») :

« La riposte immédiate par les armes à feu. Si des innocents sont frappés, ce sera regrettable, mais la faute en incombera aux terroristes.

L’isolement immédiat de la zone entourant le lieu où l’acte a été commis, et l’arrestation de tous les civils se trouvant dans les parages, sans distinction de condition ou de personne.

L’incendie immédiat des maisons d’où les coups de feu sont partis. »

Le général Lammerding, qui commande la division SS Das Reich, revenue début 1944 du front de l’Est et reconstituée dans le Sud-Ouest français, fait accepter le 5 juin par sa hiérarchie la mise en œuvre de mesures répressives analogues à celles du front russe contre les partisans et « ayant pour but de monter la population contre les terroristes ». Ainsi, « pour chaque Allemand blessé, 5 civils seront pendus et pour chaque Allemand tombé, 10 civils seront pendus ».

A Lantilly en Bourgogne,les-allemands-incendient-une-maison-après avoir exécuté une vingtaine de résistants

A Lantilly en Bourgogne,les-allemands-incendient-une-maison-après avoir exécuté une vingtaine de résistants

C’est exactement ce que les sionistes font et qu’ils exposent ouvertement sur des chaînes fr radio et de télévision qui ne manquent jamais d’évoquer le devoir de mémoire. Sauf que la mémoire dont ils parlent ne sert à rien de positif et leur traitement de la situation en Palestine en est la preuve.

Les sionistes ne brûlent pas les maisons, ils les rasent avec des engins de chantier (ou à la bombe à Gaza)

Les sionistes ne brûlent pas les maisons, ils les rasent avec des engins de chantier (ou à la bombe à Gaza)

 

Le conflit en Palestine vu par Woody Allen

juillet 19, 2014

Si Woody Allen vous fait rire, alors vous prendrez sa vision du conflit au Proche Orient pour ce qu’elle est une: supercherie destinée à faire rire dans les salons newyorkais.

Extrait d’une interview accordée au Daily Beast, 18 juillet 2014

Traduction par Djazaïri (l’intégralité du passage consacré au Moyen Orient a été traduit)

Q – Les Juifs de New York sont d’un genre très différents des Israéliens. Comment voyez-vous la situation à Gaza en ce moment ?

R – Des plus terribles. Aussi loin que je m’en souvienne, quand j’avais 21 ans, on me disait, ‘La paix est très proche entre Arabes et Israéliens. La prochaine génération. En ce moment, il y a beaucoup de rancoeur, mais avec le temps, de nouvelles générations vont grandir et seront plus pacifiques les unes à l’égard des autres. » Et ainsi de suite au fil du temps, et à la fin, rien n’a changé. Cette situation reste tragique et terrible, et les dirigeants en Israël et les dirigeants dans le monde arebe n’ont pas été capables de parvenir à un accord. C’est quelque chose de terrible, de tragique. Des vies innocentes sont perdues de part et d’autre, et c’est une situation horrible qui doit finir par être réglée – mais je dis ça sans savoit si ce sera le cas. J’espère que oui, mais il semble à ce stade que personne dans un camp comme dans l’autre n’a la volonté et la capacité de le faire.

Sur ce passage du début du film, les Arabes sont pas sympas

Sur ce passage du début du film, les Arabes sont pas sympas

Mais j’ai le sentiment que les Arabes n’ont pas été très sympas au début et ça a été un gros problème. Les Juifs venaient juste de sortir d’une terrible guerre où ils avaient été exterminés par millions et persécutés dans toute l’Europe. Et on leur avait donné ce petit bout de terre dans le désert. Si les Arabes avaient simplement dit, « Regardez, nous savons ce que vous avez suvi les gars, prenez ce petit morceau de terre et nous serons bons amis et nous vous aiderons, » mais ils ne l’ont pas fait alors que les Juifs venaient en paix. Ils n’ont pas été biens sur ce point et c’est ce qui a conduit aux problèmes, et au fil des ans, les deux côtés ont fait des erreurs. Il y a eu des erreurs en matière de relations publiques et des erreurs concrètes, et ça a été un cycle terrible, terrible de mauvaise gestion et de mauvaise foi.

 

Pourquoi le Hamas tire-t-il ces roquettes?

juillet 18, 2014

Par sadomasochisme doit-on comprendre à l’écoute de la majorité des commentateurs qu’on entend à la télévision ou à la radio. Sinon comment expliquer le fait de s’exposer ainsi au déchaînement de la violence sioniste ? Les Palestiniens sont méchants, peut-être même antisémites, mais aiment aussi souffrir et voir leurs enfants mourir sous leurs yeux.

A moins de l’expliquer par le contexte politique et économique dans lequel se trouve la Palestine en général et la bande de Gaza tout particulièrement.

The Economist expose ce qu’il considère, à juste raison me semble-t-il, être la logique qui sous-tend l’action du Hamas.

Et on comprend bien, à la lecture de cet article, que ce sont les Palestiniens qui se défendent contre les agressions sionistes, et certainement pas le contraire.

Et que la démarche du Hamas est purement politique, avec des objectifs conformes au droit et cherchant à impliquer les instances de l’ONU.

A comparer avec celle des terroristes sionistes.

NB : les articles de The Economist ne sont en général pas signés

 Pourquoi le Hamas tire ces roquettes

Le Hamas veut deux consessions importantes qu’il risque ne pas obtenir

The Economist (UK) 19 juillet 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

Beaucoup d’habitants de Gaza, pas seulement leurs dirigeants du Hamas, pensent qu’ils n’ont pas grand chose à perdre à poursuivre le combat. Pour une bonne raison, l’attention s’est à nouveau portée sur eux depuis le début de la campagne militaire israélienne ce mois-ci. Aux yeux des gens de Gaza, le Hamas profite de la violence parce que le monde extérieur peut, conséquence le sinistre publicité qui résulte de l’effusion de sang, se sentir obligé de reprendre en considération ses revendications. Cette semaine, le Hamas a publié un plan en dix points. Un cessez-le-feu, suggérait ce plan, devrait être suivi d’une trêve de dix ans. Parmi ses exigences essentielles, figurent la levée du siège de Gaza et la libération des prisonniers. Le port maritime et l’aéroport seraient rouverts sous supervision de l’ONU.

Inauguré en 1998, l'aéroport de Gaza a été en grande partie rasé puis bombardé par les sionistes

Inauguré en 1998, l’aéroport de Gaza a été en grande partie rasé avant d’être bombardé par les sionistes en 2001

Après le derniers gros effort israélien pour arrêter les tirs de roquettes en novembre 2012, il y avait eu accord pour que, à côté du cessez-le-feu, le blocus de Gaza soit levé progressivement  et que les points de passage vers l’Egypte et Israël seraient rouverts. Le cessez-le-feu avait tenu dans l’ensemble mais le siège s’est poursuivi. De leur point de vue, les habitants de Gaza sont restés enfermés de manière cruelle dans une prison à ciel ouvert. Les tirs de roquettes, font valoir nombre d’entre eux, sont la seule manière à leur disposition pour protester alors même qu’ils savent que les Israéliens se feront un devoir de les punir de temps en temps.

Plus récemment, disent les Gazaouis, les Israéliens sous la direction de Benjamin Netanyahou ont montré leur détermination à détruire le gouvernement palestinien d’unité nationale formé dans un esprit de paix approuvé par le Hamas et le Fatah, le parti plus modéré dirigé par Mahmoud Abbas, après l’échec des discussions entre M. Abbas et M. Netanyahou sous l’égide des Etats Unis. Le gouvernement israélien avait fait clairement savoir qu’il ne discuterait jamais avec un gouvernement soutenu par le Hamas, même si l’Amérique l’avait prudemment salué. Il a alors tout fait, disent les Palestiniens, pour le faire capoter [le gouvernement d'union].

Entre autres choses, le gouvernement de M. Netanyahou a empêché M. Abbas de réaffirmer son autorité sur Gaza dans le cadre de l’accord d’union – et de payer les salaires des fonctionnaires du Hamas là-bas.

En fait, M. Abbas est apparu encore plus faible que d’habitude pendant l’opération Bordure de Protection : il ne pouvait pas, en tant que leader engagé en faveur de la paix, applaudir aux roquettes du Hamas. Pourtant, ses appels à la retenue des deux côtés n’ont eu pour l’instant que peu d’effet.

Les griefs du Hamas au sujet des prisonniers ont un impact émotionnel très fort chez les Palestiniens où qu’ils se trouvent. Après l’enlèvement le 12 juin en Cisjordanie de trois étudiants israéliens retrouvés ensuite assassinés, les forces de sécurité israéliennes ont raflé plus de 500 membres du Hamas, en dépit du fait que ce mouvement n’avait pas revendiqué le crime. L’augmentation du nombre de tirs de roquettes avait en partie pour but de protester contre la rafle de prisonniers. Tout cessez-le-feu, dit le Hamas, doit inclure la libération au moins de ceux qui ont été arrêtés le mois dernier.

 

Une manifestation pour la Palestine interdite à Paris ou le retour de la SFIO

juillet 18, 2014

La SFIO, c’est la version ancienne et longue du Parti Socialiste, celle qui avait voté les pleins pouvoirs à Philippe Pétain, celle qui ne voulait pas clore le chapitre colonial de l’histoire de France, celle qui avait lancé la France dans l’expédition de Suez en 1956 pour essayer de détruire le pouvoir nassérien avec l’aide  du Royaume Uni et du régime sioniste . La SFIO que le général de Gaulle avait écartée sans ménagement du pouvoir.

Apparemment le Daily Mail a un souci avec la façon dont les médias et la classe politique en France ont traité la manifestation de soutien à Gaza qui s’était tenue à Paris dimanche dernier et avait été marquée par des incidents violents causés par une milice juive qu s’est livrée également au saccage sans que la police présente sur les lieux lève le petit doigt (sauf pour arrêter six personnes parmi les manifestants agressés)

Maintenant ce même journal fait un gros titre sur l’interdiction, sur requête du ministre de l’intérieur, d’une autre manifestation pro-palestinienne prévue à Paris demain.

Le Mail expose les arguments des uns et de autres mais nous laisse juges même si on comprend vite quel est le point de vue du journaliste qui partage l’indignation des organisateurs de la manifestation interdite. Simplement parce qu’il sait la vérité sur l’agression commise par la milice juive à Paris dimanche dernier que les médias français veulent nous vendre comme une agression antisémite.

Peut-être un petit accès de fièvre anti-socialiste est-il venu aussi stimuler Peter Allen ?

En tout cas, après la mise en bouche Dieudonné, le Parti Socialiste nous montre l’ampleur de ce dont il est capable pour satisfaire ses maîtres.

Indignation après que la France devient le premier pays au monde à interdire des manifestations pro-palestiniennes

- La décision fait suite aux violences lors de la manifestation à Paris la semaine dernière

- Le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve affirma qu’il y avait une ‘menace à l’ordre public’

- Des milliers de personnes devaient défiler encore ce weekend dans toute la France

- Des manifestants avaient été accusés mensongèrement d’avoir visé des synagogues

par Peter Allen, The Daily Mail (UK) 18 juillet 2014 traduit d el’anglais par Djazaïri

Le gouvernement socialiste français a provoqué l’indignation aujourd’hui en devenant le premier au monde à interdire des manifestations contre l’action d’Israël en Palestine.

Dans ce qui est perçu comme une attaque scandaleuse contre la démocratie, le ministre socialiste de l’intérieur Bernard Cazeneuve a déclaré que la manifestation massive prévue pour le weekend devait être empêchée.

M. Cazeneuve a expliqué qu’il y avait une ‘menace à l’ordre public’, tandis que ceux qui s’opposent à sa décision affirment qu’il « criminalise’ le soutien populaire au peuple palestinien.

Des milliers de personnes s’apprêtaient à marcher contre le massacre en cours à Gaza et pour appeler à une cessation immédiate des hostilités dans lesquelles des civils, dont beaucoup d’enfants, ont été tués.

Mais M. Cazeneuve craint une répétition possible des affrontements entre des miliciens juifs ‘ultra’ et des pro-palestiniens comme cela s’est passé à la fin de la manifestation de dimanche dernier.

Parlant de la principale marche à Paris, M. Cazeneuve a dit : ‘Je considère que les conditions ne sont pas réunies pour garantir la sécurité.’

Il a salué une procédure administrative initiée par la Préfecture de police de Paris pour interdire la manifestation malgré le fait que celle-ci a été largement annoncée.

M. Cazeneuve a aussi conseillé à d’autres préfets ailleurs en France d’examiner les manifestations prévues sur la base du ‘sas par cas’ et de les interdire s ‘si nécessaire’.

Mais Michèle Sibony de l’Union Juive Française pour la Paix a déclaré : « En interdisant la libre expression des manifestants pro-palestiniens, la France se place dans une situation unique dans le monde et en Europe.’

Et Youssef Boussoumah, du Parti des Indigènes de la République (PIR) a déclaré : ‘La France criminalise toute démonstration de solidarité avec le peuple palestinien.

‘C’est absolument scandaleux, c’est dans la continuité des tentatives de museler le peuple palestinien et de l’amener ainsi que ses soutiens en France à la reddition complète devant l’oppression israélienne.’

Sylvie Perrot, une autre militante pro-palestinienne de Paris, déclare : « Les Etats fascistes empêchent les gens de manifester contre les guerres – il est au delà du concevable que les socialistes français suivent cet exemple.’

La semaine dernière, des manifestants pro-palestiniens ont été accusés mensongèrement d’avoir visé des synagogues parisiennes.

En fait, des vidéos montraient des miliciens armés membres d’une organisation nommé Ligue de Défense Juive (LDJ) provoquer des manifestants  pour les pousser au combat.

Pour Bernard Cazeneuve, vous êtres plus dangereux si faites le signe de la quenelle en tenant une fusée de carton-pâte que si cous êtes armé de bâtons, de barres de fer et de bombes lacrymogènes

Pour Bernard Cazeneuve, vous êtes plus dangereux si faites le signe de la quenelle en tenant une fusée de carton-pâte que si vous êtes armé de bâtons, de barres de fer et de bombes lacrymogènes

Aucune arrestation n’a été effectuée parmi les membres de la LDJ malgré le fait qu’ils se sont battus et ont détruit des biens sous es yeux de la police.

Six manifestants pro-palestiniens ont été arrêtés pour des motifs de trouble à l’ordre public, mais aucun d’entre eux ne se trouvait près des synagogues parisiennes qui n’ont subi aucun dommage.

Une enquête judiciaire doit être engagée sur les allégations mensongères au sujet des attaques contre les synagogues – des allégations dont certaines personnes affirment qu’elles ont été fabriquées pour diaboliser ceux qui soutiennent la Palestine en les associant à l’antisémitisme.

 


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