Le plus grand rêve de Silvio Berlusconi
février 1, 2010 par badismsiliSupporters de l’équipe de football du Betar, supporters de la haine raciale
janvier 31, 2010 par badismsiliNous sommes désormais fort éloignés de l’époque où le sport, dont le football, prolongeait la politique tout en respectant sur le terrain l’éthique et les valeurs sportives ainsi que le démontrèrent en leur temps l’équipe de football du FLN ou les athlètes Américains John Carlos et Tommie Smith aux JO de 1968.
On sait l’importance accordée par Hitler aux performances sportives de la race supérieure ou encore le rôle joué par le sport en tant que vitrine des réussites du communisme. Le sport peut effectivement accompagner les idées porteuses de haine ou sectaires comme celles qui prônent l’amitié. L’article que je vous propose évoque justement un club de football emblématique d’une idéologie sectaire, le sionisme. Ce club est celui du Betar Jérusalem, fondé justement par le Betar, c’est-à-dire le mouvement sioniste dirigé par un fasciste que Mussolini appréciait au point d’accueillir dans son pays une école navale du Betar. Un parti qui a vu entre autres figurer dans ses rangs les respectables Tzipora Livni et Ehoud Olmert ou encore le « spécialiste » du proche orient Frédéric Encel.
Le match entre un club de football qui représente l’extrême droite juive et un autre qui comporte des joueurs Arabes déchaîne les passions.
par RICARDO MIR DE FRANCIA, El Periodico (Espagne) 31 janvier 2010 traduit de l’espagnol par Djazaïri
Plus d’un Barcelone-Real Madrid, ce serait une sorte de Celtic-Rangers, un duel qui transcende l’aspect purement sportif pour cheminer dans les méandres piégés de la religion, de la politique et de l’identité nationale. Aucun match de football ne suscite autant de passions en Israël que ceux disputés entre le Betar Jerusalem, l’équipe de la droite ultranationaliste juive, et Bnei Sakhnin, le vaisseau amiral de la minorité arabe [autochtones Palestiniens, NdT] en Israël. Les deux équipes se sont affrontées la semaine dernière dans la ville sainte. Sur la pelouse, un match qu’on peut oublier, sur les gradins, un cri répété: « Guerre, guerre, guerre. »
La rivalité qui oppose les supporters des deux formations, surtout les plus extrémistes d’entre eux, est apparue avec évidence quand la modeste équipe de Bnei Sakhnin, club d’une petite ville de 25 000 habitants en Galilée, a remporté pour la première fois la coupe d’Israël en 2004. La Famille, ainsi que se fait appeler le groupe des ultras du Betar, avait fait paraitre alors un communiqué dans le journal à plus grand tirage du pays, annonçant la mort du football israélien. Jamais un joueur Arabe n’a évolué au Betar, à la différence de celui de Sakhnin où Arabes et Juifs portent le même maillot.
Haine contre les Arabes
« Les supporters du Betar sont très à droite, ils détestent simplement les Arabes, » nous dit à l’entrée du stade un jeune homme d’une vingtaine d’années, vêtu de la chemise jaune et noire de l’équipe locale et qui tient à la main une boisson à la vodka. Son ami essaye de le faire taire. Cette présentation ne lui plait pas. Il veut expliquer. « Le club de Sakhnin représente le terrorisme arabe. Ils veulent faire de ce pays un émirat islamique. Israël est synonyme de liberté et nous sommes des patriotes. »
A l’intérieur du stade, les notes de l’hymne israélien, la Hatikva (L’espoir), précèdent le coup d’envoi. C’est le prélude à tout un répertoire d’amabilités proférées contre les 200 supporters seulement de Bnei Sakhnin qui ont accompagné leur équipe. « Nous allons brûler la terre sous leurs pieds », « Muhammad n’est pas un prophète, ce n’est qu’un Arabe », ou « Guerre, guerre… nous parlons de Gaza ». Dans le public, quelques femmes, de nombreuses kippas de Juifs religieux. Pendant la mi-temps, certains vont à la recherche d’un espace pour prier entre le bar et les toilettes. Faute de châle de prière, ils se couvrent la tête avec le drapeau du Betar.
Les chants de la Famille emplissent le stade Teddy Kollek, appelé populairement L’Enfer. En plus d’une occasion, ces chants ont coûté des sanctions au club. Pour certains supporters, ce sont des motifs constants de honte. « Si vous voulez voir le plus mauvais visage d’Israël, vous êtes au bon endroit, » nous dit un supporter. Comme quand ils avaient interrompu la minute de silence à l’occasion du douzième anniversaire de la mort d’Itzhak Rabin, en chantant le nom de son assassin et en acclamant les colons.
L’ultranationalisme du betar est imprimé dans ses gènes. Depuis sa création en 1936, le club a été associé au Betar, un mouvement de jeunesse fondé par Zeev Jabotinsky, le père du sionisme révisionniste et l’idéologue de la droite israélienne. Ses militants, qui adopteront comme tenue officielle la chemise noire de l’Italie fasciste de Mussolini, fourniront les premiers membres de l’équipe.
A ses débuts, l’équipe fut temporairement interdite de stades après l’arrestation et la déportation par les autorités mandataires britanniques de certains de ses joueurs pour leurs activités politiques. La ligne de démarcation entre le Betar et des organisations comme l’Irgoun ou le Lehi – guerillas de libération nationale pour certains, organisations terroristes pour d’autres – n’a jamais été claire. Leurs dirigeants, Menahem Begin et Itzhak Shamir passèrent par le Betar, de même que d’autres futurs premiers ministres ou dirigeants comme Ehud Olmert et Tzipi Livni.
Demande de pardon
Cet ADN politique distingue le Betar d’autres clubs israéliens dont une partie du nom est Hapoel ou Maccabi, issus des mouvements de jeunesse de la gauche sioniste. Il n’y a pas longtemps qu’Aviram Baruchyan, le capitaine du Betar, a dû demander pardon aux supporters après avoir décalré qu’il lui plairait de voir un Arabe jouer dans son équipe.
Dans les gradins, le débat est ouvert. « C’est un sujet très sensible. Les supporters exercent une forte ression pour maintenir le caractère juif de l’équipe, » déclare un supporter quadragénaire venu avec son fils. Son ami relativise le problème. éQuand le chien aboie, il ne mord pas. Pourquoi pas un joueur Arabe s’il est bon? Ils finiraient par s’y faire, » affirme-t-il. Le sujet est clos. 1 à 0 pour le Betar et tout le monde à la maison pour dormir.
Le juge Goldstone traître du peuple Juif…
janvier 31, 2010 par badismsiliVous ne connaissez par contre peut-être pas Alan Dershowitz. Dershowitz est un juriste US, professeur d’université qui a d’autres qualités.Il est notamment un partisan de la torture qui selon lui a fait la preuve de son efficacité à l’époque du nazisme et, bien entendu, un sioniste de la pire espèce.
C’est à ce dernier titre que M. Dershowitz prend position sur le rapport, pardon sur le juge Goldstone ad hominem. Le tout dans un langage, disons, talmudique un peu éloigné des notions du droit international ou même US. Ainsi reproche-t-il au juge Goldstone d’avoir délivré un ‘hechsher’, soit un certificat de conformité à la casherout à la diffamation (apparemment M. Dershowitz se prend pour un rabbin et considère aussi le juge Goldstone comme tel).
Faute d’arguments, il ne reste en effet que les attaques personnelles et l’insulte. Ainsi Derhowitz n’y va pas par quatre chemins et qualifie le juge Goldstone de « traître du peuple juif ».
Oui, vous avez bien lu, traître du peuple Juif. Moi qui pensais que Goldstone appartenait au peuple Sud-Africain et Dershowitz au peuple Américain, je suis enfin informé de mon erreur.
Un miracle (partiellement) expliqué
janvier 29, 2010 par badismsiliJe ne me risquerai pas à définir Philip Gilardi comme un homme de gauche. Je crois qu’il s’agit avant tout d’un patriote qui aimerait que son pays définisse ses politiques en fonction de ses propres intérêts et non en fonction de ceux d’une tierce partie. Le cheminement vers la guerre contre l’Irak a semble-t-il été pour de nombreux Américains informés un révélateur du degré d’influence qu’une tierce partie, l’entité sioniste, exerce dans leur pays qui s’est retrouvé embarqué dans une guerre d’invasion qui n’a nullement servi ses intérêts. De fait, la présence militaire des USA en Afghanistan et en Irak, qu’on aurait pu considérer comme l’apogée d’une puissance impériale, marque en réalité son déclin car ces guerres ont été menées au prix d’un lourd déficit budgétaire, qui n’a pas servi à renforcer l’économie US, et d’un endettement extérieur qui fait de Washington le débiteur de Pékin.
De quoi inquiéter tout citoyen lucide…
La lucidité, Giraldi n’en manque pas et c’est elle qui le fait réagir à une tribune libre publiée par un certain David Brooks dans le New York Times. M. Brooks écrit donc pour manifester son émerveillement devant l’essor de la technologie dans l’entité sioniste qu’il situe dans le droit fil des performances des Juifs aux Etats Unis. (Ne me demandez pas pourquoi, je n’en sais rien). Ainsi David Brooks écrit-il au début de son article:
Les Juifs représentent 2 % de la population des Etats Unis, mais 21 % des étudiants de l’Ivy League [groupe des hut plus fameuses universités du nord-est des USA, dont Yale, Harvard et Princeton], 26 % des lauréats du Kennedy Center [distinctions dans le domaine de la culture], 38 % de ceux qui figurent dans une liste des plus importants philanthropes, 51 % des lauréats du prix Pulitzer hors fiction.
On sent comme des relents de sentiment de supériorité. Ca nous rappelle quelque chose en ces temps de commémoration de l’holocauste. Oui, ça nous rappelle quelque chose, mais quoi au juste?
En homme de dossiers, Giraldi, s’il ne se prononce pas sur le présent passage, n’a par contre pas trop apprécié l’exposé dithyrambique sur les miracles technologiques de Sion. Ci-après, sa réaction circonstanciée.
Voler la réussite à la manière de Tel Aviv
par Philip Giraldi, Antiwar (USA) 27 janvier 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri
De façon caractéristique, Brooks n’était pas gêné par le fait que le contribuable Américain subventionne le développement d’entreprises israéliennes combiné au libre accès au marché US et aux contrats publics élimine des emplois locaux et affaiblit les entreprises en compétition de ce côté ci de l’Atlantique. Et il existe un autre aspect de l’essor du secteur israélien de la haute technologie qu’il a, de manière compréhensible, choisi d’ignorer parce qu’il est extrêmement louche. Il s’agit de l’avantage significatif obtenu par Israël en pillant systématiquement la technologie américaine d’application civile comme militaire. La technologie développée par les Etats Unis se retourne alors contre eux et est utilisée par les Israéliens pour soutenir leurs propres exportations avec des coûts de recherche et développement considérablement réduits, ce qui leur donne un grand avantage sur les entreprises américaines. Parfois, quand la technologie est de nature militaire et se retrouve entre les mains d’adversaires des Etats Unis, les conséquences peuvent être graves. Israël a vendu des systèmes d’armes évolués à la Chine dont on pense qu’ils incorporent de la technologie développée par des sociétés américaines, comme le missile air-air Python-3 et le missiole de croisière Delilah. Il est également prouvé qu’Israël a aussi volé l’avionique du missile Patriot pour l’intégrer dans son propre système Arrow et qu’elle a aussi utilisé de la technologie US obtenue dans le cadre de son programme de développement du chasseur Lavi, qui a été finance par le contribuable US à hauteur d’1,5 milliard de dollars, pour aider les Chinois à développer leur propre chasseur J-10
La réalité de l’espionnage israélien est indiscutable. Israël figure toujours en très bonne place dans le rapport annuel du FBI intitulé « Foreign Economic Collection and Industrial Espionage. » Le rapport 2005 observe que « Israël a un programme actif pour recueillir des informations confidentielles au sein des Etats Unis. Ces activités visent en priorité à obtenir des informations sur les systèmes militaires et sur des applications informatiques avancées qui peuvent être utilisées par l’importante industrie d’armement d’Israël. » Il ajoute qu’Israël recrute des espions, recourt à des méthodes électroniques, pénètre des systèmes informatiques pour obtenir de l’information. La rapport 2005 concluait que ces vols ont érodé l’avantage militaire des Etats Unis, permettant à des puissances étrangères d’obtenir des technologies coûteuses qu’il a fallu des années pour développer.
En 1996, un rapport du Defense Investigative Service notait qu’Israël a connu une grande réussite dans le vol de la technologie en exploitant les nombtreux projets de copreoduction passés avec le Pentagone. « Placer des citoyens Israéliens dans les industries clef… est une technique utilisée avec grand succès. » L’examen par le General Accounting Office (GAO) de l’espionnage dirigé contre les industries américaines de la sécurité et de la défense expliquait comment des citoyens Israéliens résidant aux USA avaient volé des technologies sensibles destinées à la fabrication de canons d’artillerie, comment ils avaient obtenu les plans classifiés d’un système de reconnaissance et transmis des projets aérospatiaux à des tiers non autorisés. Une entreprise israélienne avait été prise à surveiller un système de télécommunications du Département de la Défense pour obtenir des informations secrètes tandis que d’autres entités israéliennes ciblaient l’avionique, la télémétrie pour missiles, les communications aviation, les logiciels et les matériaux et revêtements avancés utilisés pour le retour dans l’atmosphère des missiles. Le GAO concluait qu’Israël « est de tous les alliés US celui qui conduit la plus agressive action d’espionnage contre les Etats Unis. » En juin 2006, un juge administratif du pentagone avait annulé l’appel interjeté par un Israélien qui s’était vu refuser un permis spécial de sécurité au motif que « L’Etat d’Israël est activement engagé dans l’espionnage industriel et militaire aux Etats Unis. Un citoyen Israélien travaillant aux USA qui a accès à des informations confidentielles est susceptible d’être l’objet de ce genre d’espionnage. » Plus récemment, John Cole, agent du contre espionnage au FBI a rapporté que combien d’affaires d’espionnage par Israël sont classées sans suité sur injonction du Département de la Justice. Il donne une « estimation prudente » de 125 enquêtes dignes d’intérêt portant sur l’espionnage israélien et impliquant des citoyens américains et israéliens qui ont été interrompues en raisons de pressions politiques venues d’en haut.
Deux affaires récentes qui ont été relatées par la presse israélienne mais ont été étrangement absentes dans les informations de ce côté de l’Atlantique démontrent précisément ce qui se passe et ce qui est en jeu. La première affaire confirme que les efforts isréeliens pour obtenir de la technologie US se poursuivent. Un scientifique qui travaille pour le gouvernement US, Stewart David Nozette, a été arrêté le 19 octobre 2009 au cours d’une opération montée par le FBI, après qu’il ait proposé d’espionner pour Israël. Il est en prison en attendant son procès. De nouveaux document sur cette affaire ont été présentés la semaine dernière devant la Cour Fédérale de Washington. Les documents confirment que Nozette était un consultant rémunéré d’Israel Aerospace Industries (IAI) à qui il aurait transmis des informations classifiées en échange d’environ 225 000 dollars d’honoraires. L’examen de son ordinateur par le FBI a révélé qu’il préparait la « pénétration de la NASA » l’agence spatiale US et qu’il essayait aussi d’infiltrer les ordinateurs d’autres savants pour obtenir plus de données classifiées. D’autres documents prouvent qu’il coopérait avec deux sscientifiques Israéliens membres de la direction d’IAI, Yossi Weiss et Yossi Fishman. Nozette a fait plusieurs séjours en Israël sans les déclarer, ce qu’il avait l’obligation de faire en raison du caractère de haute sécurité de ses autorisations. Le FBI disposerait aussi de lettres incriminantes et d’autres documents extraits de son ordinateur.
La deuxième affaire concerne la vente en suspens de 25 avions de combat F-35 à Israël. Le F-35 est un des avions de chasse les plus sophistiqués au monde. D’une valeur de 130 millions de dollars, les avions devraient être achetés avec l’argent de l’aide militaire des Etats Unis, ce qui veut dire qu’ils seraient en fait un cadeau des contribuables des Etats Unis. Mais Israël tergiverse sur la vente parce qu’elle voudrait installer certains de ses propres équipements dans l’avion. Le Pentagone a déjà fait quelques concessions est peu disposé à donner son accord à toutes les modifications parce que cela nécessiterait de donner aux Israéliens un accès complet à tous les systèmes informatiques et avioniques évolués de l’appareil. Israël veut aussi être indépendante pour la maintenance des avions, ce qui nécessite également un accès complet à tous les systèmes. Ce serait bien d’imaginer que le Pentagone veuille conserver la mainteance entre des mains américaines pour préserver des emplois, mais le Département de la Défense ne s’est jamais préoccupé des travaileurs US quand il s’agit d’Israël, et la véritable raison de l’impasse est que Lockeed-Martin et le Pentagone savent tous deux qu’Israël volera tout ce qu’elle pourra si elle obtient cet accès. Elle utiliserait alors ces technologies pour vendre ses propres productions à un prix inférieur à celui des entreprises US. Le résultat serait triplement négatif pour l’Oncle Sam: des avions coûteux sont cédés à Israël gratuitement, la technologie est ensuite volée, et des ventes futures disparaissent car nos amis Israéliens vendent au rabais leurs versions de systèmes d’armes basés sur la technologie volée.
Alors, je voudrais dire à David Brooks qu’il y a certainement un boom de la haute technologie en Israël, mais qu’il est moins le fruit d’un miracle que celui d’une longue série de vols et de manipulations alimentés par l’argent des contribuables Américains et ke connivence d’un Congrès qui est toujours désireux de faire des faveurs à un pays qu’il semble aimer plus que n’importe quel autre. Je suis sûr que les Américains veulent du bien à Israël et applaudissent la propspérité qui dérive de leur propre industrie et inventivité, mais il est aussi temps de mettre un terme aux vieilles habitudes et de retirer la main israélienne de notre poche. Je suis certain que le boulot de Brooks est assez peinard et bien payé, mais de nombreux Américains sont sans au chômage, alors prenons quelques mesures pour protéger notre économie des voleurs d’informations de Tel Aviv et gardons ici notre argent et nos emplois.
USA – Mémoire de l’holocauste: quand un professeur veut forcer une élève juive à porter l’étoile jaune
janvier 27, 2010 par badismsiliUn survivant (Juif) d’Auschwitz antisémite!
janvier 27, 2010 par badismsiliUn survivant d’Auschwitz: ‘Israël agit comme les Nazis’
Exclusif: Graeme Murray and Chris Watt
Sunday Herald (UK) 24 Jan 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri
Un des derniers survivants d’Auschwitz s’est lancé dans une attaque cinglante contre l’occupation de la Palestine par Israël au premier jour de sa tournée de conférences en Ecosse.
Le Dr Hajo Meyer, qui a survécu dix mois dans le camp de la mort nazi, s’est exprimé avec force dès le début de sa tournée de conférences d’une dizaine de jours au Royaume Uni et en Irlande – dont trois en Ecosse. Ses propos ont provoqué la fureur des groupes de pression extrémistes juifs qui ont qualifié M. Meyer « d’antisémite » et l’ont accusé d’abuser de son statut de survivant de l’holocauste.
Le Dr Meyer a assisté à des audiences au tribunal d’Edimbourgh ce mardi, où cinq militants pro palestiniens sont accusés de comportement raciste aggravé pour avoir perturbé un concert donné par le Jérusalem Quartet au Queen’s Hall de la ville.
S’exprimant au démarrage de sa tournée, le Dr Meyer a affirmé qu’il existait des similitudes entre le traitement des Juifs par les Allemands pendant la seconde guerre mondiale et le traitement actuel des Palestiniens par les Israéliens.
Il a declaré: “Les Israéliens essayent de déshumaniser les Palestiniens, exactement comme les Nazis ont tenté de me déshumaniser. Personne ne devrait déshumaniser l’autre et ceux qui essayent de déshumaniser l’autre ne sont pas humains.
“Israël n’est peut-être pas le pays le plus cruel du monde… mais la chose que je sais avec certitude est qu’Israël est championne du monde de la prétention à être un Etat cultivé et civilisé. »
Le Dr Meyer est né en 1924 à Bielefeld en Allemagne. Il ne fut pas autorisé à fréquenter l’école là-bas après novembre 1938. Il s’enfuit alors, seul, aux Pays Bas. En 1944, après un an de clandestinité, il fut arrêté par la gestapo et survécut dix mois dans le camp de concentration d’Auschwitz en Pologne.
Il vit actuellement aux Pays Bas et a écrit trois livres sur le judaïsme, l’holocauste et le sionisme.
Le Dr Meyer insiste aussi sur le fait que désormais, la définition de «l’antisémite» a changé, et il affirme : « Auparavant, un antisémite était quelqu’un qui haïssait les Juifs parce qu’ils étaient Juifs et avaient une âme juive. Mais de nos jours, un antisémite est quelqu’un que les Juifs n’aiment pas.»
Un porte parole de l’ International Jewish Anti-Zionist Network, dont le Dr Meyer est membre, affirme que critiquer Israël « n’est pas la même chose » que critiquer les Juifs.
Mick Napier, président de la , Scottish Palestine Solidarity Campaign, et qui est un des cinq manifestants à comparaître devant le tribunal dont les audiences reprendront en mars, déclare : « Les Palestiniens sont heureux de l’avoir comme allié de leur cause.
“Hajo sait qu’Israël a une longue histoire d’exploitation de l’histoire de l’holocauste afin de faire taire les critiques légitimes contre ses propres crimes.
“Tout particulièrement depuis Gaza, les gens ne sont plus bernés par leur affirmation selon laquelle quiconque critique Israël est antisémite. »
Les affirmations du Dr Meyer ont rencontré une réaction de colère de la part d’organisations pro Israël, qui les ont qualifiées de «honteuses.»
Jonathan Hoffman; co-vise président de la Fédération Sioniste; déclare: “Je lui dirai qu’il abuse de son statut de survivant, et je lui dirai que si Israël avait été créée dix ans plus tôt, des millions de vies auraient pu être sauvées. »
“Survivant ou pas, utiliser des analogies avec le nazisme au sujet des politiques d’Israël est antisémite, sans aucun doute.»
M. Hoffman ajoute que la date de la tournée a été choisie avec cynisme pour coïncider avec l’ Holocaust Memorial Day du 27 janvier.
Le Dr Ezra Golombok, porte parole pour l’Ecosse de l’ Israel Information Office, accuse le lobby antisioniste « d’exploiter » le Dr Meyer qu’il présente comme quelqu’un « qui est embarqué dans une situation qu’il ne comprend pas. »
«C’est un exercice de propagande de Mick Napier et ses amis, rien de plus. Il est absurde de comparer Israël et les tactiques nazies. »
La série de conférences, intitulée Never Again – For Anyone, se poursuit jusqu’au 30 janvier.
"La catastrophe en Haïti est la meilleure chose qui pouvait nous arriver"
janvier 26, 2010 par badismsili
la catastrophe en Haïti est la meilleure chose qui pouvait nous arriver à nous. Alors pourquoi les sang, la destruction, la pauvreté, la faim et les orphelins sont-ils bons pour l’État juif? Tout d’abord parce que l’attention mondiale a été attirée ailleurs et que les médias internationaux ont une histoire plus intéressante à couvrir. Deuxièmement, parce que toutes les zones de catastrophe ont besoin d’un héros, et en ce moment, c’est nous. Je dois avouer que je ne serais pas surpris si les images de la création d’un hôpital en Haïti, ainsi que les actions de secours de Tsahal, se voyaient accorder plus de poids que les considérations humanitaires. Si j’ai raison, alors un membre de la Knesset a fait une bonne chose, en décidant de profiter de l’occasion de prouver au monde combien à quel point nous sommes généreux et capables. Et si le ministère des Affaires étrangères parvient à profiter des réussites israéliennes en Haïti et à les vendre [to market] dans le monde, tant mieux. Nous pouvons seulement espérer qu’aucun de nos politiciens de talent ne se mette devant une caméra pour dire «Le monde entier a été témoin. Nous avons été vraiment formidables en Haïti », ou quelque chose comme ça – une possibilité non négligeable compte tenu de la récente bourde avec les Turcs. Mieux vaut être modeste.
Faut vraiment être culotté pour écrire des trucs pareils. Et puis être doué d’un égoïsme ) toute épreuve.
"Toussaint," le prochain film de Danny Glover sur le héros de l’indépendance haïtienne
janvier 25, 2010 par badismsili«Vous ne pouvez vous imaginer la quantité de producteurs que j’ai vu, aux États-Unis et en Europe. Ils me disaient tous « C’est un projet magnifique! » et juste après, « C’est un film de noirs?».
D’ailleurs, contrairement à ce que certains croient, Spielberg n’a pas été le premier réalisateur blanc à tourner un film exclusivement avec des comédiens noirs. King Vidor l’avait précédé en 1929 avec Hallelujah. Un authentique chef d’oeuvre du cinéma que j’ai eu la chance de voir il y a quelques années.
