Archives de décembre 2007

>Mon voeu pour 2008 : être réaliste (et je formule ce voeu pour vous aussi).

décembre 31, 2007

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J’ai le plaisir de vous proposer un texte d’une grande figure intellectuelle du monde lusophone, du monde tout court. Dans cet article, le professeur Portugais Boaventura de Sousa Santos nous appelle à être réalistes au sens où l’entend la théologie de la libération, c’est-à-dire de refuser de vivre en acceptant l’humiliation qui consiste à accepter l’inacceptable, c’est-à-dire tout simplement l’injustice. A condition bien entendu de prendre conscience de l’inexistence de cet inacceptable humiliant et d’en prendre la mesure.
Boaventura de Sousa Santos nous donne un aperçu de cet inacceptable vu en quelque sorte au microscope : un village de Palestine occupée. Et, fidèle à sa démarche qui a grandement inspiré les altrmondialistes, il met en lien cet inacceptable microscopique avec d’autres inacceptables présents ou à venir.
A méditer dans ces quelques heures qui nous séparent de l’année 2007. Et aussi de quoi réfléchir toute l’année 2008 et les années qui la suivront.
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Etre réaliste à Al Walajeh
par Boaventura de Sousa Santos,
La Jornada (Mexique), 30 décembre 2007, traduit de l’espagnol par Djazaïri (le texte original est en portugais)
s
Selon un des grands théologiens de la libération, le jésuite Jon Sobrino – qui eut la chance d’échapper aux assassins de don Oscar Arnulfo Romero au Salvador -, le monde actuel exige de nous d’être réalistes. Etre réaliste signifie vivre de manière à ne pas être honteux de vivre dans ce monde. C’est une exigence incontournable tant sont nombreux les motifs pour nous d’avoir honte et quand, pour vaincre la honte, s’imposent des interventions et des changements d’une ampleur telle que l’action individuelle paraîtrait insignifiante sinon ridicule. Mais cette exigence d’être plus réalistes et donc plus radicaux serait encore plus impérieuse si nous avions à l’esprit que beaucoup de motifs de honte nous échappent parce que nous n’en avons pas conscience, parce que les victimes sont invisibles, silencieuses ou réduites au silence.
Parmi tant de motifs de honte, je me sens honteux de vivre dans un monde où existe Al Walajeh. Nous sommes à Noël. A quatre kilomètres de la ville où naquit Jésus Christ se trouve le village palestinien de Al Walajeh ; il ne nous a pas été facile de nous y rendre et il est encore plus difficile à ses habitants d’en sortir : parce qu’ils ne veulent pas en partir définitivement et parce qu’ils ne peuvent pas en sortir quand ils doivent traiter une affaire hors du village.
Avant 1948 et la création de l’Etat d’Israël, Al Walajeh était une belle et prospère communauté agricole bordée par des collines arborant la végétation propre à cette région. Depuis, le village a perdu 75 % de son territoire et nombre de ses maisons ont été démolies sur ordre de la mairie de Jérusalem au prétexte qu’elles avaient été bâties sans permis, et une grande partie du couvert végétal a été rasé pour faire place aux colonies juives construites dans les environs.
Le peu qui restait a fini d’être détruit pour la construction de quelques kilomètres supplémentaires du nouveau mur de la honte qui, lorsqu’il sera achevé, aura une longueur de 730 kilomètres. Al Walajeh est désormais un camp de concentration dont la clôture, au-delà du mur, porte le nom des colonies de Gilo, Har-Gilo et Giv´at Yael. Les démolitions se poursuivent et certaines maisons en ont été victimes à plusieurs reprises. Le but de cette politique d’humiliation systématique et de destruction est d’obliger les 1700 habitants à abandonner leur village. Ils se refusent pourtant à le faire car c’est l’endroit où ils sont nés, et leurs ancêtres aussi.
Al Walajeh est le symbole du système d’apartheid et de nettoyage ethnique que l’Etat d’Israël a consolidé en toute impunité en Palestine. C’est cette impunité qui me fait honte. Et j’ai encore plus honte dès lors que cette monstruosité n’est qu’une première petite partie d’un système bien plus vaste d’un système d’impunités qui s’impose par le fer et par le feu dans tout le Moyen-Orient et demain, peut-être, s’imposera dans le monde entier. Au centre de ce système se trouve Israël avec l’appui inconditionnel des USA, la lâche complicité de l’Union Européenne et la corruption des responsables des Etats arabes de la région.
Ce système est tout près d’un test fondamental : l’Iran. On sait que les trois derniers conflits armés de la région – Afghanistan (2001), Irak (2003) et Liban (2006) – ont beaucoup plus renforcé l’Iran qu’Israël. Pour des raisons en partie différentes – contrôle du pétrole de l’Eurasie ou sécurité militaire – ni les USA ni Israël ne se satisfont d’un Iran fort et indépendant. Mais les stratégies pour contenir ce pays peuvent diverger par moment en fonction surtout de considérations d’ordre intérieur.
Les services secrets des USA – ceux là même qui avaient fabriqué les mensonges de George W. Bush pour imposer à tout prix l’invasion de l’Irak – ont décidé cette fois qu’il serait trop dangereux de risquer une troisième guerre mondiale envisagée par Bush sur la base d’un mensonge de plus : que l’Iran était sur le point de produire une bombe atomique. La réaction violente des autorités israéliennes montre à quel point leur paranoïa sécuritaire, peut être destructrice, cette même paranoïa qui empêchera toujours la création de deux véritables Etats en Palestine et encore plus celle d’un véritable Etat multiculturel (la seule solution juste.) Comme auparavant en Irak et en Syrie, Israël peut agir « en solo,» mais avec des conséquences imprévisibles à l’heure actuelle. Et n’oublions pas que la diminution relative de la violence en Irak est due à l’intervention directe de l’Iran.
Alors, afin d’être réaliste, je dénonce ce qui se passe à Al Walajeh et je proclame le boycott d’Israël et j’offre aux habitants de ce petit village deux signes d’espoir. Dans un rapport de Nations Unies, de février passé, on affirme pour la première fois que les politiques d’Israël « ressemblent à celles de le apartheid”.
Et par ailleurs, pour la troisième fois consécutive ces dernières années, des dirigeants israéliens ont renoncé à débarquer sur certains aéroports européens de crainte d’être arrêtés pour des accusations de crimes de guerre.

Mon voeu pour 2008 : être réaliste (et je formule ce voeu pour vous aussi).

décembre 31, 2007
J’ai le plaisir de vous proposer un texte d’une grande figure intellectuelle du monde lusophone, du monde tout court. Dans cet article, le professeur Portugais Boaventura de Sousa Santos nous appelle à être réalistes au sens où l’entend la théologie de la libération, c’est-à-dire de refuser de vivre en acceptant l’humiliation qui consiste à accepter l’inacceptable, c’est-à-dire tout simplement l’injustice. A condition bien entendu de prendre conscience de l’inexistence de cet inacceptable humiliant et d’en prendre la mesure.
Boaventura de Sousa Santos nous donne un aperçu de cet inacceptable vu en quelque sorte au microscope : un village de Palestine occupée. Et, fidèle à sa démarche qui a grandement inspiré les altrmondialistes, il met en lien cet inacceptable microscopique avec d’autres inacceptables présents ou à venir.
A méditer dans ces quelques heures qui nous séparent de l’année 2007. Et aussi de quoi réfléchir toute l’année 2008 et les années qui la suivront.
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Etre réaliste à Al Walajeh
par Boaventura de Sousa Santos,
La Jornada (Mexique), 30 décembre 2007, traduit de l’espagnol par Djazaïri (le texte original est en portugais)
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Selon un des grands théologiens de la libération, le jésuite Jon Sobrino – qui eut la chance d’échapper aux assassins de don Oscar Arnulfo Romero au Salvador -, le monde actuel exige de nous d’être réalistes. Etre réaliste signifie vivre de manière à ne pas être honteux de vivre dans ce monde. C’est une exigence incontournable tant sont nombreux les motifs pour nous d’avoir honte et quand, pour vaincre la honte, s’imposent des interventions et des changements d’une ampleur telle que l’action individuelle paraîtrait insignifiante sinon ridicule. Mais cette exigence d’être plus réalistes et donc plus radicaux serait encore plus impérieuse si nous avions à l’esprit que beaucoup de motifs de honte nous échappent parce que nous n’en avons pas conscience, parce que les victimes sont invisibles, silencieuses ou réduites au silence.
Parmi tant de motifs de honte, je me sens honteux de vivre dans un monde où existe Al Walajeh. Nous sommes à Noël. A quatre kilomètres de la ville où naquit Jésus Christ se trouve le village palestinien de Al Walajeh ; il ne nous a pas été facile de nous y rendre et il est encore plus difficile à ses habitants d’en sortir : parce qu’ils ne veulent pas en partir définitivement et parce qu’ils ne peuvent pas en sortir quand ils doivent traiter une affaire hors du village.
Avant 1948 et la création de l’Etat d’Israël, Al Walajeh était une belle et prospère communauté agricole bordée par des collines arborant la végétation propre à cette région. Depuis, le village a perdu 75 % de son territoire et nombre de ses maisons ont été démolies sur ordre de la mairie de Jérusalem au prétexte qu’elles avaient été bâties sans permis, et une grande partie du couvert végétal a été rasé pour faire place aux colonies juives construites dans les environs.
Le peu qui restait a fini d’être détruit pour la construction de quelques kilomètres supplémentaires du nouveau mur de la honte qui, lorsqu’il sera achevé, aura une longueur de 730 kilomètres. Al Walajeh est désormais un camp de concentration dont la clôture, au-delà du mur, porte le nom des colonies de Gilo, Har-Gilo et Giv´at Yael. Les démolitions se poursuivent et certaines maisons en ont été victimes à plusieurs reprises. Le but de cette politique d’humiliation systématique et de destruction est d’obliger les 1700 habitants à abandonner leur village. Ils se refusent pourtant à le faire car c’est l’endroit où ils sont nés, et leurs ancêtres aussi.
Al Walajeh est le symbole du système d’apartheid et de nettoyage ethnique que l’Etat d’Israël a consolidé en toute impunité en Palestine. C’est cette impunité qui me fait honte. Et j’ai encore plus honte dès lors que cette monstruosité n’est qu’une première petite partie d’un système bien plus vaste d’un système d’impunités qui s’impose par le fer et par le feu dans tout le Moyen-Orient et demain, peut-être, s’imposera dans le monde entier. Au centre de ce système se trouve Israël avec l’appui inconditionnel des USA, la lâche complicité de l’Union Européenne et la corruption des responsables des Etats arabes de la région.
Ce système est tout près d’un test fondamental : l’Iran. On sait que les trois derniers conflits armés de la région – Afghanistan (2001), Irak (2003) et Liban (2006) – ont beaucoup plus renforcé l’Iran qu’Israël. Pour des raisons en partie différentes – contrôle du pétrole de l’Eurasie ou sécurité militaire – ni les USA ni Israël ne se satisfont d’un Iran fort et indépendant. Mais les stratégies pour contenir ce pays peuvent diverger par moment en fonction surtout de considérations d’ordre intérieur.
Les services secrets des USA – ceux là même qui avaient fabriqué les mensonges de George W. Bush pour imposer à tout prix l’invasion de l’Irak – ont décidé cette fois qu’il serait trop dangereux de risquer une troisième guerre mondiale envisagée par Bush sur la base d’un mensonge de plus : que l’Iran était sur le point de produire une bombe atomique. La réaction violente des autorités israéliennes montre à quel point leur paranoïa sécuritaire, peut être destructrice, cette même paranoïa qui empêchera toujours la création de deux véritables Etats en Palestine et encore plus celle d’un véritable Etat multiculturel (la seule solution juste.) Comme auparavant en Irak et en Syrie, Israël peut agir « en solo,» mais avec des conséquences imprévisibles à l’heure actuelle. Et n’oublions pas que la diminution relative de la violence en Irak est due à l’intervention directe de l’Iran.
Alors, afin d’être réaliste, je dénonce ce qui se passe à Al Walajeh et je proclame le boycott d’Israël et j’offre aux habitants de ce petit village deux signes d’espoir. Dans un rapport de Nations Unies, de février passé, on affirme pour la première fois que les politiques d’Israël « ressemblent à celles de le apartheid”.
Et par ailleurs, pour la troisième fois consécutive ces dernières années, des dirigeants israéliens ont renoncé à débarquer sur certains aéroports européens de crainte d’être arrêtés pour des accusations de crimes de guerre.

>Les fausses promesses de tante Benazir Bhutto

décembre 30, 2007

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Ce n’est pas moi qui vais vous l’apprendre, Benazir Bhutto a été assassinée au Pakistan. Mais qui était vraiment cette personne qualifiée souvent de glamour et quel rôle lui était assigné dans l’évolution d’un Pakistan qui vit une phase critique de son histoire, phase qui n’a pas commencé, tant s’en faut, avec son assassinat?
Quelques éléments de réponse fournis par une nièce fort peu affectueuse.
d
Les fausses promesses de tante Benazir
Le retour de Benazir Bhutto n’est pas de très bon augure pour le Pakistan – et pour la démocratie dans ce pays.
par Fatima Bhutto, 13 décembre 2007 "LA Times" (USA) traduit de l’anglais par Djazaïri
s
KARACHI — Nous Pakistanais vivons des temps incertains. L’état d’urgence a été imposé pour la 13ème fois dans nos 60 années seulement d’histoire. Des milliers d’avocats ont été arrêtés, certains accusés de sédition et de trahison; le responsable de la justice a été limogé et une réglementation de la presse draconienne – fermant tous les media privés – a été mise en place.
d
Le plus bizarre peut-être dans tout ce cirque a été le détournement de la cause démocratique par ma tante Benazir Bhutto, ex premier ministre tombé par deux fois en disgrâce. Tout en concoctant un pacte pour partager le pouvoir avec le général Pervez Musharraf le mois dernier, elle insistait avec constance sur le fait que sans elle la démocratie au Pakistan serait une cause perdue.
s
La réalité cependant c’est que personne n’est mieux placé qu’elle pour bénéficier de l’état d’urgence. Elle et les responsables des partis islamistes les plus importants ont été épargnés des conséquences les plus violentes de l’état d’urgence. Certes, il semble qu’elle subisse sept jours d’assignation à résidence, mais qu’est-ce-que cela veut vraiment dire? Alors qu’elle était supposée être assignée à résidence, 50 membres de son parti ont été tranquillement autorisés à la rejoindre. Elle s’est adressée à la presse par deux fois depuis son jardin, sous protection policière fournie par l’Etat, et n’a pas été sanctionnée pour avoir tenu une conférence de presse. (en comparaison, la simple suggestion qu’ils pourraient tenir une conférence de presse a conduit des centaines d’autres militants politiques en véritable état d’arrestation dans de vraies prisons.)
s
Le positionnement politique de Mme Bhutto n’est qu’une simple comédie. Ses négociations avec l’armée et son empressement indécent jusqu’à ces derniers jours à prendre part au régime de Musharraf ont signifié une fois pour toutes aux légions de plus en plus nombreuses de fondamentalistes à travers l’Asie du sud que la démocratie n’est qu’un paravent pour la dictature.
s
On considère communément que Mme Bhutto a perdu par deux fois le gouvernement en raison d’une corruption massive. Elle et son époux, un homme qu’on en était venu à connaître au Pakistan comme « monsieur 10 %, » ont été accusés d’avoir dérobé plus d’un milliard de dollars au trésor pakistanais. Elle a fait appel d’une condamnation en Suisse pour le blanchiment d’environ 11 millions de dollars. Des procédures pour corruption sont en cours en Espagne et en Grande Bretagne.
s
Il a été particulièrement peu séant de la part de Mme Bhutto de demander à Musharraf de contourner les tribunaux et d’abandonner les nombreux dossiers pour corruption qui l’attendent toujours au Pakistan. Musharraf a accepté, créant une ordonnance intitulée odieusement Ordonnance de Réconciliation Nationale dans ce but. Sa collaboration avec lui a été si peu subtile que dans la rue, les gens appellent son parti, le Parti du Peuple Pakistanais, le Parti du Peuple Pervez. Elle veut peut être prendre ses distances avec lui aujourd’hui, mais il est trop tard.
Pourquoi Mme Bhutto et ses amis du PPP ont-ils exigé l’abandon de leurs dossiers pour corruption mais pas la cassation des dossiers des militants arrêtés pendant le régime brutal du dictateur Zia ul-Haq entre 1977 et 1988? Quand son frère Mir Murtaza Bhutto – mon père – est rentré au Pakistan en 1993, il s’est retrouvé devant 99 procédures judiciaires lancées contre lui par le pouvoir militaire de Zia. Ces procédures pouvaient toutes se solder par la peine capitale. Pourtant, en dépit du fait que sa sœur occupait le poste de premier ministre, il ne lui demanda pas la cessation des poursuites. Il revint au pays, fut arrêté à l’aéroport et passa le reste de sa vie à laver son nom, légalement et avec confiance, devant les tribunaux pakistanais.
s
Les promesses répétées de Mme Bhutto de mettre un terme au fondamentalisme et au terrorisme au Pakistan provoquent l’incrédulité car, après tout, le gouvernement taliban qui dirigeait l’Afghanistan avait été reconnu par le Pakistan sous son deuxième gouvernement – le Pakistan étant un des trois seuls gouvernements au monde à l’avoir fait.
Et je me méfie de son discours de garantie de la paix [civile]. Mon père était membre du Parlement et un critique résolu de la politique de sa sœur. Il fut tué à l’extérieur de notre maison en 1996 au cours d’une opération d’assassinat soigneusement préparée par la police alors qu’elle était premier ministre. Entre 70 et 100 policiers se trouvaient dans la zone du crime, l’éclairage des rues avait été éteint et tous les accès bouclés. Six hommes furent tués avec mon père. Ils furent tués à bout portant, touchés de plusieurs balles et laissés se vider de leur sang dans la rue.
s
Mon père était le plus jeune frère de Benazir. A ce jour, son rôle dans son assassinat n’a jamais été clairement établi même si, saisie après sa mort, la justice en la personne de trois juges respectés, a conclu que le meurtre n’aurait pu avoir eu lieu sans l’approbation d’une « très haute » autorité politique.
s
J’ai des raisons personnelles pour craindre les dangers apportés par la présence de Mme Bhutto apporte au Pakistan, mais je ne suis pas la seule. Les islamistes guettent au coin du bois. Ils attendaient la confirmation que les réformes pour lesquelles le peuple pakistanais a lutté étaient une farce ayant l’aval de la Maison Blanche. Depuis la prise de pouvoir par Musharraf en 1999 un profond mouvement populaire pour des réformes démocratiques s’est développé. La dernière chose dont nous ayons besoin, c’est d’être liés à un agenda néoconservateur à travers une « démocrate » fantoche telle que Mme Bhutto.
x
En soutenant Bhutto qui parle de démocratie tout en demandant à être portée au pouvoir par un dictateur militaire, la seule chose à laquelle on aboutira sera à la mort d’un mouvement démocratique séculier dans mon pays. La démocratisation sera délégitimée pour toujours et notre marche vers l’adoption de véritables réformes sera stoppée. Nous, Pakistanais, en sommes certains.
x
Fatima Bhutto est une écrivain et poétesse pakistanaise. Elle est la fille de Mir Murtaza Bhutto qui a été tué en 1996 à Karachi alors que sa sœur Benazir était premier ministre.

Les fausses promesses de tante Benazir Bhutto

décembre 30, 2007
Ce n’est pas moi qui vais vous l’apprendre, Benazir Bhutto a été assassinée au Pakistan. Mais qui était vraiment cette personne qualifiée souvent de glamour et quel rôle lui était assigné dans l’évolution d’un Pakistan qui vit une phase critique de son histoire, phase qui n’a pas commencé, tant s’en faut, avec son assassinat?
Quelques éléments de réponse fournis par une nièce fort peu affectueuse.
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Les fausses promesses de tante Benazir
Le retour de Benazir Bhutto n’est pas de très bon augure pour le Pakistan – et pour la démocratie dans ce pays.
par Fatima Bhutto, 13 décembre 2007 "LA Times" (USA) traduit de l’anglais par Djazaïri
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KARACHI — Nous Pakistanais vivons des temps incertains. L’état d’urgence a été imposé pour la 13ème fois dans nos 60 années seulement d’histoire. Des milliers d’avocats ont été arrêtés, certains accusés de sédition et de trahison; le responsable de la justice a été limogé et une réglementation de la presse draconienne – fermant tous les media privés – a été mise en place.
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Le plus bizarre peut-être dans tout ce cirque a été le détournement de la cause démocratique par ma tante Benazir Bhutto, ex premier ministre tombé par deux fois en disgrâce. Tout en concoctant un pacte pour partager le pouvoir avec le général Pervez Musharraf le mois dernier, elle insistait avec constance sur le fait que sans elle la démocratie au Pakistan serait une cause perdue.
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La réalité cependant c’est que personne n’est mieux placé qu’elle pour bénéficier de l’état d’urgence. Elle et les responsables des partis islamistes les plus importants ont été épargnés des conséquences les plus violentes de l’état d’urgence. Certes, il semble qu’elle subisse sept jours d’assignation à résidence, mais qu’est-ce-que cela veut vraiment dire? Alors qu’elle était supposée être assignée à résidence, 50 membres de son parti ont été tranquillement autorisés à la rejoindre. Elle s’est adressée à la presse par deux fois depuis son jardin, sous protection policière fournie par l’Etat, et n’a pas été sanctionnée pour avoir tenu une conférence de presse. (en comparaison, la simple suggestion qu’ils pourraient tenir une conférence de presse a conduit des centaines d’autres militants politiques en véritable état d’arrestation dans de vraies prisons.)
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Le positionnement politique de Mme Bhutto n’est qu’une simple comédie. Ses négociations avec l’armée et son empressement indécent jusqu’à ces derniers jours à prendre part au régime de Musharraf ont signifié une fois pour toutes aux légions de plus en plus nombreuses de fondamentalistes à travers l’Asie du sud que la démocratie n’est qu’un paravent pour la dictature.
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On considère communément que Mme Bhutto a perdu par deux fois le gouvernement en raison d’une corruption massive. Elle et son époux, un homme qu’on en était venu à connaître au Pakistan comme « monsieur 10 %, » ont été accusés d’avoir dérobé plus d’un milliard de dollars au trésor pakistanais. Elle a fait appel d’une condamnation en Suisse pour le blanchiment d’environ 11 millions de dollars. Des procédures pour corruption sont en cours en Espagne et en Grande Bretagne.
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Il a été particulièrement peu séant de la part de Mme Bhutto de demander à Musharraf de contourner les tribunaux et d’abandonner les nombreux dossiers pour corruption qui l’attendent toujours au Pakistan. Musharraf a accepté, créant une ordonnance intitulée odieusement Ordonnance de Réconciliation Nationale dans ce but. Sa collaboration avec lui a été si peu subtile que dans la rue, les gens appellent son parti, le Parti du Peuple Pakistanais, le Parti du Peuple Pervez. Elle veut peut être prendre ses distances avec lui aujourd’hui, mais il est trop tard.
Pourquoi Mme Bhutto et ses amis du PPP ont-ils exigé l’abandon de leurs dossiers pour corruption mais pas la cassation des dossiers des militants arrêtés pendant le régime brutal du dictateur Zia ul-Haq entre 1977 et 1988? Quand son frère Mir Murtaza Bhutto – mon père – est rentré au Pakistan en 1993, il s’est retrouvé devant 99 procédures judiciaires lancées contre lui par le pouvoir militaire de Zia. Ces procédures pouvaient toutes se solder par la peine capitale. Pourtant, en dépit du fait que sa sœur occupait le poste de premier ministre, il ne lui demanda pas la cessation des poursuites. Il revint au pays, fut arrêté à l’aéroport et passa le reste de sa vie à laver son nom, légalement et avec confiance, devant les tribunaux pakistanais.
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Les promesses répétées de Mme Bhutto de mettre un terme au fondamentalisme et au terrorisme au Pakistan provoquent l’incrédulité car, après tout, le gouvernement taliban qui dirigeait l’Afghanistan avait été reconnu par le Pakistan sous son deuxième gouvernement – le Pakistan étant un des trois seuls gouvernements au monde à l’avoir fait.
Et je me méfie de son discours de garantie de la paix [civile]. Mon père était membre du Parlement et un critique résolu de la politique de sa sœur. Il fut tué à l’extérieur de notre maison en 1996 au cours d’une opération d’assassinat soigneusement préparée par la police alors qu’elle était premier ministre. Entre 70 et 100 policiers se trouvaient dans la zone du crime, l’éclairage des rues avait été éteint et tous les accès bouclés. Six hommes furent tués avec mon père. Ils furent tués à bout portant, touchés de plusieurs balles et laissés se vider de leur sang dans la rue.
s
Mon père était le plus jeune frère de Benazir. A ce jour, son rôle dans son assassinat n’a jamais été clairement établi même si, saisie après sa mort, la justice en la personne de trois juges respectés, a conclu que le meurtre n’aurait pu avoir eu lieu sans l’approbation d’une « très haute » autorité politique.
s
J’ai des raisons personnelles pour craindre les dangers apportés par la présence de Mme Bhutto apporte au Pakistan, mais je ne suis pas la seule. Les islamistes guettent au coin du bois. Ils attendaient la confirmation que les réformes pour lesquelles le peuple pakistanais a lutté étaient une farce ayant l’aval de la Maison Blanche. Depuis la prise de pouvoir par Musharraf en 1999 un profond mouvement populaire pour des réformes démocratiques s’est développé. La dernière chose dont nous ayons besoin, c’est d’être liés à un agenda néoconservateur à travers une « démocrate » fantoche telle que Mme Bhutto.
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En soutenant Bhutto qui parle de démocratie tout en demandant à être portée au pouvoir par un dictateur militaire, la seule chose à laquelle on aboutira sera à la mort d’un mouvement démocratique séculier dans mon pays. La démocratisation sera délégitimée pour toujours et notre marche vers l’adoption de véritables réformes sera stoppée. Nous, Pakistanais, en sommes certains.
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Fatima Bhutto est une écrivain et poétesse pakistanaise. Elle est la fille de Mir Murtaza Bhutto qui a été tué en 1996 à Karachi alors que sa sœur Benazir était premier ministre.

>Djeha d’antan, Djeha d’aujourd’hui, toujours aussi percutant!

décembre 25, 2007

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Je me permets de gratifier ceux qui n’ont pas la chance d’être sur sa liste de diffusion d’un des derniers messages de Djeha. Pour moi, Djeha est à la fois quelqu’un d’anonyme et de tellement proche. C’est quand même étonnant ces proximités qu’on se découvre sur la toile. Merci à toi Djeha!
s
Bon, je vous laisse savourer…
s
Bonjour,

Boualem Sansal, a commis hier dans Le Monde du vendredi 21.12.07, un singulier papier. Je ne connaissais pas l’écrivain.
On m’avait dit beaucoup de bien de sa littérature. Je croyais qu’il explorait l’univers des "Harragas" et je découvre qu’il en est.

Je découvre aussi un pleurnichard qui vient larmoyer dans les jupons de ses « amis français ». Comme de nombreux autres – les petits futés qui se sont faits des magots à l’étranger sous Chadli, qui se sont barrés lorsqu’en Algérie les barbus égorgeaient à tour de bras et qui sont revenus à la faveur des marées pétrolières. On entendait alors des YB mendier des demandes d’asiles pour démocrates en perdition.

C’est vrai que la France est l’amie de l’Algérie (comme sa Sainteté qui a consacré à Latran le « président français »). Mais depuis longtemps l’Algérie et encore plus les Algériens n’ont plus d’amis à Lutèce. Pas plus que Benoît XVI n’a salué Sarkozy.

***

L’Algérie n’a pas davantage d’amitié à entretenir dans cette entité terroriste et criminelle appelée « Israël », encore moins d’« amitié séculaire ».

« …Israël avec lequel l’Algérie n’a pas de relations diplomatiques mais des liens séculaires par le truchement des juifs d’Algérie installés là-bas. »

Tu parles Charles !

Les Juifs algériens qui ont migré là-bas sont allés conquérir un territoire qui n’est pas le leur, volé un espace vital à des hommes qui y vivaient paisiblement avant l’arrivée des sauterelles. Il y a de très nombreux Juifs qui se sont battus pour l’Algérie indépendante. Mais en 1956, alors qu’à Suez on tentait d’étouffer la liberté, beaucoup d’autres Juifs descendants d’Adolphe Crémieux avaient fait le choix de la « coalition » franco-britannico-israélienne contre le peuple algérien.

"Tuer l’un c’est tuer l’autre" clamaient-ils alors.

De plus, personne n’a mandaté quiconque pour représenter le peuple algérien dans ce no man’s land terrifiant et emmuré qu’est devenue aujourd’hui la Palestine. Même si les gouvernants prennent des libertés avec la liberté… à l’OTAN ou à Annapolis par exemple.

Si le ministre algérien des anciens moudjahidin est loin d’être une lumière recommandable, en revanche les propos qu’il a tenus à propos du lobby sioniste qui a contribué à élire le président français sont partagés par tous les observateurs de la vie politique hexagonale. C’est de notoriété publique. Les Israéliens ont timbré Sarkozy bien avant son élection à Paname.

Quand au chanteur pacifiste arabo-judéo-andalous, s’il n’est pas le bienvenu à Constantine, cela n’a rien à voir avec sa foi, ses origines ou son identité.

Les Constantinois n’ont aucune culpabilité à "amortir".

De nombreux amis juifs viennent régulièrement s’aérer dans la ville de Massinissa, de Hamlaoui, de Baâssous ou de « Ribouh el feinteur » sans déclencher les orages médiatiques.

***

Sansal ne se gêne pas à écrire imprudemment : « Depuis l’indépendance, voilà quarante-cinq longues années, nos vies que nous croyions avoir libérées de vieux jougs sont tombées entre les mains d’hommes indignes à tout point de vue. »

C’est qu’il serait prêt à solder l’histoire et à restituer l’Algérie à ceux à qui elle a été arrachée, ma parole !!!

L’insulte est facile quand il n’y a plus grand monde pour défendre ceux qui sont morts pour que ce clown puisse ainsi effrontément étaler sa morve.

Quand à Bouteflika et les 100 Mds de dollars de réserves planqués aux States, il a raison, comme la multitude, mais mal.

Il écrit : « Nous aimerions, par exemple, les [ses petits copains démocrates occidentaux, note de Djeha] entendre suggérer, par la voie diplomatique s’il n’est pas possible d’être plus clair, à M. Bouteflika de respecter notre Constitution et de nous rendre le tablier à la fin de son mandat, en avril 2009. »

Encore un châtré et fier de l’être qui appelle à son secours les chantres de la civilisation démocratique !!!

1.- Personne ne viendra sauver l’Algérie pour les beaux yeux de Sansal. L’Algérie ne sera sauvée que par ses enfants restés au pays. Pas par les expatriés vendus-achetés et revendus sur les marchés parisiens, en attente d’un improbable prix Goncourt…

2.- Je veux bien qu’on nous débarrasse de Bouteflika. Mais à condition qu’on nous trouve un remplaçant qui vaille le coup. Certes, il y a de vrais ploucs au gouvernail du bateau Algérie. On pleurerait à voir son industrie délabrée et prostituée à tous vents. On peut même se demander qui dirige vraiment ce radeau d’hydrocarbures à la dérive.

Je veux bien tout ce qu’on veut, mais à condition qu’on remplace un « système » par un autre meilleur. On nous a fait plusieurs fois le coup du remplacement du mal ou de l’« incompétent » par le vide.

Si c’est pour demander à la France de revenir, bras-dessus-bras-dessous avec Sansal et Sadi en figures de proue avec les troupes de Charles X. Basta ! On a déjà payé pour voir. On laissera ce Boualem Titiche et ses copains deviser sur les « bienfaits de la colonisation ».

***

Je vous recommande en revanche l’entretien que Yasmina Khadra a accordé au Quotidien d’Oran ce samedi 22.
Et peut-être les récapitulations de Hadj Ahmed Bey dans le même quotidien aujourd’hui, dans les pages « Débat .»

Presque aussi méchant que Djeha.

Bonne soirée,

Djeha.

Djeha d’antan, Djeha d’aujourd’hui, toujours aussi percutant!

décembre 25, 2007
Je me permets de gratifier ceux qui n’ont pas la chance d’être sur sa liste de diffusion d’un des derniers messages de Djeha. Pour moi, Djeha est à la fois quelqu’un d’anonyme et de tellement proche. C’est quand même étonnant ces proximités qu’on se découvre sur la toile. Merci à toi Djeha!
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Bon, je vous laisse savourer…
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Bonjour,

Boualem Sansal, a commis hier dans Le Monde du vendredi 21.12.07, un singulier papier. Je ne connaissais pas l’écrivain.
On m’avait dit beaucoup de bien de sa littérature. Je croyais qu’il explorait l’univers des "Harragas" et je découvre qu’il en est.

Je découvre aussi un pleurnichard qui vient larmoyer dans les jupons de ses « amis français ». Comme de nombreux autres – les petits futés qui se sont faits des magots à l’étranger sous Chadli, qui se sont barrés lorsqu’en Algérie les barbus égorgeaient à tour de bras et qui sont revenus à la faveur des marées pétrolières. On entendait alors des YB mendier des demandes d’asiles pour démocrates en perdition.

C’est vrai que la France est l’amie de l’Algérie (comme sa Sainteté qui a consacré à Latran le « président français »). Mais depuis longtemps l’Algérie et encore plus les Algériens n’ont plus d’amis à Lutèce. Pas plus que Benoît XVI n’a salué Sarkozy.

***

L’Algérie n’a pas davantage d’amitié à entretenir dans cette entité terroriste et criminelle appelée « Israël », encore moins d’« amitié séculaire ».

« …Israël avec lequel l’Algérie n’a pas de relations diplomatiques mais des liens séculaires par le truchement des juifs d’Algérie installés là-bas. »

Tu parles Charles !

Les Juifs algériens qui ont migré là-bas sont allés conquérir un territoire qui n’est pas le leur, volé un espace vital à des hommes qui y vivaient paisiblement avant l’arrivée des sauterelles. Il y a de très nombreux Juifs qui se sont battus pour l’Algérie indépendante. Mais en 1956, alors qu’à Suez on tentait d’étouffer la liberté, beaucoup d’autres Juifs descendants d’Adolphe Crémieux avaient fait le choix de la « coalition » franco-britannico-israélienne contre le peuple algérien.

"Tuer l’un c’est tuer l’autre" clamaient-ils alors.

De plus, personne n’a mandaté quiconque pour représenter le peuple algérien dans ce no man’s land terrifiant et emmuré qu’est devenue aujourd’hui la Palestine. Même si les gouvernants prennent des libertés avec la liberté… à l’OTAN ou à Annapolis par exemple.

Si le ministre algérien des anciens moudjahidin est loin d’être une lumière recommandable, en revanche les propos qu’il a tenus à propos du lobby sioniste qui a contribué à élire le président français sont partagés par tous les observateurs de la vie politique hexagonale. C’est de notoriété publique. Les Israéliens ont timbré Sarkozy bien avant son élection à Paname.

Quand au chanteur pacifiste arabo-judéo-andalous, s’il n’est pas le bienvenu à Constantine, cela n’a rien à voir avec sa foi, ses origines ou son identité.

Les Constantinois n’ont aucune culpabilité à "amortir".

De nombreux amis juifs viennent régulièrement s’aérer dans la ville de Massinissa, de Hamlaoui, de Baâssous ou de « Ribouh el feinteur » sans déclencher les orages médiatiques.

***

Sansal ne se gêne pas à écrire imprudemment : « Depuis l’indépendance, voilà quarante-cinq longues années, nos vies que nous croyions avoir libérées de vieux jougs sont tombées entre les mains d’hommes indignes à tout point de vue. »

C’est qu’il serait prêt à solder l’histoire et à restituer l’Algérie à ceux à qui elle a été arrachée, ma parole !!!

L’insulte est facile quand il n’y a plus grand monde pour défendre ceux qui sont morts pour que ce clown puisse ainsi effrontément étaler sa morve.

Quand à Bouteflika et les 100 Mds de dollars de réserves planqués aux States, il a raison, comme la multitude, mais mal.

Il écrit : « Nous aimerions, par exemple, les [ses petits copains démocrates occidentaux, note de Djeha] entendre suggérer, par la voie diplomatique s’il n’est pas possible d’être plus clair, à M. Bouteflika de respecter notre Constitution et de nous rendre le tablier à la fin de son mandat, en avril 2009. »

Encore un châtré et fier de l’être qui appelle à son secours les chantres de la civilisation démocratique !!!

1.- Personne ne viendra sauver l’Algérie pour les beaux yeux de Sansal. L’Algérie ne sera sauvée que par ses enfants restés au pays. Pas par les expatriés vendus-achetés et revendus sur les marchés parisiens, en attente d’un improbable prix Goncourt…

2.- Je veux bien qu’on nous débarrasse de Bouteflika. Mais à condition qu’on nous trouve un remplaçant qui vaille le coup. Certes, il y a de vrais ploucs au gouvernail du bateau Algérie. On pleurerait à voir son industrie délabrée et prostituée à tous vents. On peut même se demander qui dirige vraiment ce radeau d’hydrocarbures à la dérive.

Je veux bien tout ce qu’on veut, mais à condition qu’on remplace un « système » par un autre meilleur. On nous a fait plusieurs fois le coup du remplacement du mal ou de l’« incompétent » par le vide.

Si c’est pour demander à la France de revenir, bras-dessus-bras-dessous avec Sansal et Sadi en figures de proue avec les troupes de Charles X. Basta ! On a déjà payé pour voir. On laissera ce Boualem Titiche et ses copains deviser sur les « bienfaits de la colonisation ».

***

Je vous recommande en revanche l’entretien que Yasmina Khadra a accordé au Quotidien d’Oran ce samedi 22.
Et peut-être les récapitulations de Hadj Ahmed Bey dans le même quotidien aujourd’hui, dans les pages « Débat .»

Presque aussi méchant que Djeha.

Bonne soirée,

Djeha.

>Oui mais est-ce qu’il mord? et si oui, qui mord-il?

décembre 22, 2007

>

C’est l’histoire du type de 58 ans, Roland T., qui n’a plus toutes ses facultés mentales depuis qu’il a été victime d’une lésion cérébrale en 1995. Mais voilà, ce type est Allemand et a la malchance de vivre dans un pays qui 1) est réputé être un pays démocratique 2) qui a lancé une guerre épouvantable en 1939 3) sous la direction d’un certain Adolf Hitler et de son parti national socialiste.
Bref, ce type possède un chien qu’il a baptisé Adolf car, dit-il, son chien est né le jour anniversaire du Fuhrer. Là où se pose un problème pour la justice allemande, c’est que Roland T. n’a pas trouvé de meilleure idée que de dresser son chien à faire le salut nazi avec sa patte. Or le salut nazi est un geste proscrit par la loi en Allemagne.

Roland T. et Adolf levant la patte pour faire le salut nazi. L’article ne nous dit pas si le chien était aussi capable d’aboyer Heil Hitler ni s’il sera euthanasié pour avoir transgressé la loi.
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En conséquence, Robert T. a été arrêté et devra passer cinq mois en prison. La même justice avait pourtant été auparavant clémente avec Robert T. lorsque par exemple il arborait des T shirts pro nazis, ne lui infligeant que des amendes et de la prison avec sursis compte tenu de son déséquilibre mental.
Mais là, trop c’est trop car comment les amis des bêtes pourraient-ils supporter qu’on dresse un chien à faire le salut nazi?
Le chien a été saisi et confié à un refuge de la SPA où les amis des bêtes l’ont renommé Adi. Ouf!
Je vous rassure, en France on peut appeler son chien Napoléon, Massu ou Ariel [Sharon] sans encourir les foudres de la loi.
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Source : Daily Mail (UK) 21 décembre 2007

Oui mais est-ce qu’il mord? et si oui, qui mord-il?

décembre 22, 2007
C’est l’histoire du type de 58 ans, Roland T., qui n’a plus toutes ses facultés mentales depuis qu’il a été victime d’une lésion cérébrale en 1995. Mais voilà, ce type est Allemand et a la malchance de vivre dans un pays qui 1) est réputé être un pays démocratique 2) qui a lancé une guerre épouvantable en 1939 3) sous la direction d’un certain Adolf Hitler et de son parti national socialiste.
Bref, ce type possède un chien qu’il a baptisé Adolf car, dit-il, son chien est né le jour anniversaire du Fuhrer. Là où se pose un problème pour la justice allemande, c’est que Roland T. n’a pas trouvé de meilleure idée que de dresser son chien à faire le salut nazi avec sa patte. Or le salut nazi est un geste proscrit par la loi en Allemagne.

Roland T. et Adolf levant la patte pour faire le salut nazi. L’article ne nous dit pas si le chien était aussi capable d’aboyer Heil Hitler ni s’il sera euthanasié pour avoir transgressé la loi.
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En conséquence, Robert T. a été arrêté et devra passer cinq mois en prison. La même justice avait pourtant été auparavant clémente avec Robert T. lorsque par exemple il arborait des T shirts pro nazis, ne lui infligeant que des amendes et de la prison avec sursis compte tenu de son déséquilibre mental.
Mais là, trop c’est trop car comment les amis des bêtes pourraient-ils supporter qu’on dresse un chien à faire le salut nazi?
Le chien a été saisi et confié à un refuge de la SPA où les amis des bêtes l’ont renommé Adi. Ouf!
Je vous rassure, en France on peut appeler son chien Napoléon, Massu ou Ariel [Sharon] sans encourir les foudres de la loi.
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Source : Daily Mail (UK) 21 décembre 2007

Oui mais est-ce qu’il mord? et si oui, qui mord-il?

décembre 22, 2007
C’est l’histoire du type de 58 ans, Roland T., qui n’a plus toutes ses facultés mentales depuis qu’il a été victime d’une lésion cérébrale en 1995. Mais voilà, ce type est Allemand et a la malchance de vivre dans un pays qui 1) est réputé être un pays démocratique 2) qui a lancé une guerre épouvantable en 1939 3) sous la direction d’un certain Adolf Hitler et de son parti national socialiste.
Bref, ce type possède un chien qu’il a baptisé Adolf car, dit-il, son chien est né le jour anniversaire du Fuhrer. Là où se pose un problème pour la justice allemande, c’est que Roland T. n’a pas trouvé de meilleure idée que de dresser son chien à faire le salut nazi avec sa patte. Or le salut nazi est un geste proscrit par la loi en Allemagne.

Roland T. et Adolf levant la patte pour faire le salut nazi. L’article ne nous dit pas si le chien était aussi capable d’aboyer Heil Hitler ni s’il sera euthanasié pour avoir transgressé la loi.
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En conséquence, Robert T. a été arrêté et devra passer cinq mois en prison. La même justice avait pourtant été auparavant clémente avec Robert T. lorsque par exemple il arborait des T shirts pro nazis, ne lui infligeant que des amendes et de la prison avec sursis compte tenu de son déséquilibre mental.
Mais là, trop c’est trop car comment les amis des bêtes pourraient-ils supporter qu’on dresse un chien à faire le salut nazi?
Le chien a été saisi et confié à un refuge de la SPA où les amis des bêtes l’ont renommé Adi. Ouf!
Je vous rassure, en France on peut appeler son chien Napoléon, Massu ou Ariel [Sharon] sans encourir les foudres de la loi.
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Source : Daily Mail (UK) 21 décembre 2007

>Les pro Américains d’Alger…

décembre 21, 2007

>marquent des points. Pour l’instant aux dépends des Espagnols.


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