Archives de novembre 2008

>Quelques éléments de réflexion sur le récent carnage de Mumbai en Inde

novembre 30, 2008

>

Il y a certainement des choses à dire sur cette vague d’attaques meurtrières dont les effets politiques immédiats semblent être un aiguisement de la tension entre l’Inde et le Pakistan, ces deux frères ennemis [en passant, je dirais que ceux qui ont demandé et obtenu une sécession d’avec l’Inde pour fonder un Etat distinct pour les Musulmans du sous continent ont fait une grave erreur tant il est évident que le Pakistan appartient à la nation indienne].

Personnellement, je note deux choses curieuses dans ces événements. La première est que, pour ne s’en tenir qu’à ce cas, la direction de l’hôtel Taj Mahal avait été informée de l’existence de menaces. On trouve cette information en français dans le Post et en anglais dans the Indian Times. Si on lit avec attention l’article du post qui correspond en résumé à l’article du journal indien, on constate qu’alerté le propriétaire de l’hôtel avait renforcé les mesures de sécurité à l’entrée principale de l’hôtel avant d’alléger ces mêmes mesures par la suite.

Eh oui, à quoi bon ces mesures puisque, toujours selon le propriétaire, les terroristes ne sont pas entrés par l’issue principale ?

Je ne sais pas vous, mais moi, si je possédais un hôtel de cette envergure, qui accueille d’importants hommes d’affaires, des diplomates ou encore des acteurs connus, et si comme le véritable propriétaire j’avais mes entrées à tous les niveaux du gouvernement de mon pays, je ferais deux choses : 1) je prendrais des mesures à l’interne pour renforcer la sécurité de mon établissement en « sécurisant » tous ses points d’accès 2) je m’ouvrirais de ces menaces à la police afin qu’elle prenne des dispositions.

Mais bon, je ne possède pas d’hôtel, je ne suis pas un richissime industriel ; juste quelqu’un qui prend une minute pour réfléchir.

La deuxième chose tient à un des lieux qui ont été attaqués, un centre religieux juif orthodoxe [hassidique] où plusieurs personnes de confession juive (certaines de nationalité sioniste) ont été tuées. Les terroristes semblaient parfaitement connaître les lieux (il s’agit quand même d’un immeuble de cinq étages, le Nariman House qui comprend un hôtel).

Comment expliquer ce fait étrange ?

Selon une source non identifiée citée par The Times of India «Il ont séjourné dans Nariman House en tant que locataires en se faisant passer pour des étudiants Malais.»

Et poursuit l’article : « La police cherche à savoir comment des chambres ont pu être louées à des non Juifs. La police a pris tous les registres pour vérification. »

Bonne question en vérité car si, le succès des Hassidiques dépend de leur accessibilité, il s’agit bien entendu de leur accessibilité aux seuls Juifs. Pour les autres, le Hassidisme est fermé comme une huître.

Et remarquons que, du point de vue de la presse sioniste, la tragédie qui vient de se produire est avant tout une tragédie pour les Juifs, le sort des autres victimes relèvent presque de l’anecdote servant simplement à justifier une fois de plus un appel aux puissances occidentales à s’aligner derrière l’étendard de Sion. Anecdote ainsi que la mort, rapportée par the Hindustan Times, de ces deux Musulmans de Mumbai membres d’une même famille tués par les terroristes au début de leur attaque contre Nariman House.

Et une autre question : en admettant que les propriétaires de Nariman House aient loué des chambres à des non Juifs, comment ont-ils pu confondre ces jeunes qui ne parlaient semble-t-il (article ci-dessous) que le Pendjabi avec des Malais?

L’entité sioniste entend bien tirer profit de la tragédie et les informations à ce sujet ne manquent pas sur internet. Mais elle entend aussi tirer bénéfice sur un aspect qui échappera sans doute à beaucoup de gens et qui touche au hassidisme. Les Chabad House sont nombreuses à travers le monde et exercent un rôle de structuration des communautés juives en plus d’un rôle missionnaire de rappel à la foi auprès des brebis égarées du judaïsme (un peu comme le Tabligh chez les Musulmans).

Comme le remarque le Jerusalem Post, sans être sioniste le mouvement hassidique a été un puissant ambassadeur de l’entité sioniste et «le hassidisme a proposé une alternative non territoriale à l’Etat sioniste. A la différence du sionisme il n’a jamais rejeté l’exil. Il n’a jamais lié les Juifs à un territoire spécifique. »

De fait, le hassidisme peut même parfois être vigoureusement antisioniste.

Il n’est pas anodin de constater que l’entité sioniste veut mettre à profit les attaques de Mumbai pour exercer, au motif sécuritaire, un contrôle sur des institutions plus nombreuses à travers le globe que les ambassades sionistes. Occasion inespérée de faire basculer complètement dans le sionisme une famille spirituelle où l’unanimité ne règne pas sur cette question ?

Et pour contribuer à la réflexion, je me suis dit qu’il fallait que je traduise l’article ci-dessous à l’intention des lecteurs non anglophones. L’auteur, un journaliste Japonais réputé, se penche sur les attentats qui viennent de frapper Mumbai, l’ex Bombay. Il nous offre une mise en perspective intéressante de ces attaques qu’il attribue sans hésiter à un certain Ibrahim Dawood dont je n’avais personnellement jamais entendu parler.

Un cerveau du crime organisé a-t-il mis en scène le cauchemar de Mumbai?

Par Yoichi Shimatsu,

New America Media (USA) 28 novembre 2008, traduit de l’anglais par Djazaïri

L’attaque nocturne coordonnée contre sept cibles d’importance à Mumbai rappelle les attentats de 1993 qui avaient dévasté la bourse de Bombay. Cette nouvelle attaque porte la marque du même cerveau criminel – préparation minutieuse, exécution impitoyable et absence de revendications ou d’exigences.

Ce silence étrange qui a accompagné les explosions est la signature même d’Ibrahim Dawood, aujourd’hui propriétaire multimillionnaire d’une société de construction à Karachi au Pakistan. Son nom n’est pas aussi familier pour le monde que celui d’Osama ben Laden. Cependant, en Asie du sud-est, Dawood est un homme craint et, par une sorte de renversement des valeurs, admiré pour sa transformation tardive de parrain du crime en redresseur de torts autoproclamé.

Son accession aux plus haut sommets de la hiérarchie de la pègre indienne a démarré avec sa position de fils dévoué d’un agent de police de la populeuse capitale économique connue à l’époque sous le nom de Bombay.

Remontant à l’enfance, sa familiarité avec les procédures policières et les rouages internes de l’appareil judiciaire avaient donné à cet adolescent ambitieux une capacité remarquable ruser avec les autorités avec des projets criminels toujours plus sophistiqués. Dans le milieu des gangs sans instruction de Bombay, Ibrahim put émerger comme le leader cohérent d’une mafia multi religieuse, pas seulement en raison de son aptitude à pratiquer l’extorsion de fonds et à rétribuer son personne, mais aussi en éliminant impitoyablement ses rivaux.

Dawood, toujours professionnel de la résolution de problèmes, gagna l’amitié d’aspirants officiers du service de renseignement indien connu sous le nom de Research and Analysis Wing (RAW). Il attira rapidement l’attention des agents secrets Etatsuniens qui à l’époque appuyaient mes moudjahidin Musulmans dans leur lutte contre l’occupation soviétique en Afghanistan. Dawood contribua personnellement à de nombreuses opérations secrètes US destinées à financer les rebelles Afghans via des casinos gérés par les Américains à Katmandou au Népal.

Désireux de complaire à tout le monde, Dawood jouait à l’occasion sur deux tableaux, fournissant des documents de voyage et d’autres services à des pirates de l’air islamistes. En réaction, les maîtres espions de Washington tentèrent de « confisquer » hors voie officielle ses investissements dans les casinos népalais. La colère qui s’empara de Dawood est légendaire chez les habitants de Bombay. Honorable homme d’affaires, il s’en tenait strictement à la conviction qu’un accord était un accord et qu’aucune raison ne pouvait justifier sa remise en cause.

Comme Bombay devenait unes des premières places asiatiques – les tarifs de l’immobilier et des hôtels sont parmi les plus élevés de la région – Dawood aurait pu mener une vie confortable de caïd reconverti. Au lieu de quoi, il fut saisi d’une crise de conscience, une indignation morale inédite chez lui, quand des nationalistes Hindous de droite détruisirent une mosquée du nord de l’Inde en 1992, tuant 2000 fidèles Musulmans, des femmes et des enfants pour la plupart.

Un jour du mois de mai suivant, ses hommes de main placèrent des bombes à Bombay, tuant plus de 300 personnes. Ses convictions personnelles avaient – de manière inhabituelle- pris le pas sur sa froide éthique professionnelle. Secoué par le choc, son bras droit Hindou tenta d’assassiner Dawood. Une guerre sanglante déchira ensuite la bande mais, comme toujours, Dawood en sortit vainqueur malgré son exil à Dubaï et à Karachi.

Pendant les dix années qui ont suivi, la violence au Cachemire ayant atteint ses sommets, Dawood envoya par bateau ses jeunes recrues lourdement armées pour débarquer discrètement sur des plages indiennes. La même méthode a été utilisée dans les attaques de Mumbai avec plus de bateaux, sept embarcations d’après les rapports initiaux de la marine indienne.

Pourquoi cette attaque maintenant, au début des fêtes de Thanksgiving aux Etats-Unis ? Le leader d’opposition Indien et ancien vice premier ministre L.K. Advani a longtemps essayé d’obtenir l’extradition de Dawood du Pakistan, démarche qui avait rencontré l’opposition de gouvernement militaire d’Islamabad à l’époque. Suite à la restauration d’un gouvernement civil, le nouveau premier ministre Pakistanais (Gillani) a consenti à faire droit à la requête d’extradition de New Delhi.

Washington comme Londres sont tombés d’accord sur la démarche judiciaire de l’Inde et ont retiré l’ancienne « protection officielle » accordée à Dawood pour ses services passé rendus aux agences de renseignement occidentales. Pourtant, les diplomates Etatsuniens ne pourront jamais permettre le retour de Dawood. Il en sait tout simplement trop sur les secrets les plus sombres des USA an Asie du sud et dans le Golfe dont la révélation pourrait torpiller les relations entre l’Inde et les Etats-Unis. Dawood a été transféré fin juin en lieu sûr à Quetta près des zones tribales du Waziristan et, depuis, il a disparu, probablement de retour au Moyen Orient.

Comme dans le cas d’Oussama ben Laden, le protégé américain de la guerre en Afghanistan, le retour de flamme de la politique secrète des Etats-Unis s’est manifesté soudainement avec des effets spectaculaires à Mumbai. L’attaque contre l’hôtel Taj Mahal s’avérera probablement comme le premier coup fatal porté à l’administration Obama à venir. Les assaillants, qui parlaient le Pendjabi et non le dialecte du Deccan, se sont donnés beaucoup de mal pour incendier cet hôtel prestigieux qui est la propriété du groupe Tata. Ce géant industriel est le plus important soutien parmi les milieux d’affaires de l’accord de coopération nucléaire entre les USA et l’Inde et tata envisage actuellement de devenir un fournisseur d’énergie nucléaire. Les Clinton, en leur qualité d’émissaires d’Enron, furent les premiers à proposer un accord nucléaire avec New Delhi ; ainsi Obama hérite de la catastrophe de Mumbai avant même d’avoir pris ses fonctions.

Dawood figure en quatrième position sur la liste Forbes des dix hors la loi les plus recherchées. Après la nouvelle vague d’attaques qui vient de tuer plus de cent personnes et dévasté des hôtels cinq étoiles, Dawood peut désormais briguer la première place dans les mois et années à venir. En contraste avec le fanatisme souvent inefficace de ben Laden, Dawood est un professionnel à tous points de vue et donc un adversaire bien plus redoutable. Pourtant certains parmi les services de renseignements militaires pakistanais déclarent que Dawood est mort, tué en juillet. Cette version des faits a tout d’une variation sur l’histoire de ben Laden. Si elle est vraie, alors ses sous fifres assument la mission d’un hors la loi transfiguré en légende.

Yoichi Shimatsu, ancien rédacteur en chef de The Japan Times à Tokyo et chargé de cours de journalisme à l’université Tsinghua de Pékin a couvert la crise du Cachemire et la guerre en Afghanistan.

Quelques éléments de réflexion sur le récent carnage de Mumbai en Inde

novembre 30, 2008
Il y a certainement des choses à dire sur cette vague d’attaques meurtrières dont les effets politiques immédiats semblent être un aiguisement de la tension entre l’Inde et le Pakistan, ces deux frères ennemis [en passant, je dirais que ceux qui ont demandé et obtenu une sécession d’avec l’Inde pour fonder un Etat distinct pour les Musulmans du sous continent ont fait une grave erreur tant il est évident que le Pakistan appartient à la nation indienne].

Personnellement, je note deux choses curieuses dans ces événements. La première est que, pour ne s’en tenir qu’à ce cas, la direction de l’hôtel Taj Mahal avait été informée de l’existence de menaces. On trouve cette information en français dans le Post et en anglais dans the Indian Times. Si on lit avec attention l’article du post qui correspond en résumé à l’article du journal indien, on constate qu’alerté le propriétaire de l’hôtel avait renforcé les mesures de sécurité à l’entrée principale de l’hôtel avant d’alléger ces mêmes mesures par la suite.

Eh oui, à quoi bon ces mesures puisque, toujours selon le propriétaire, les terroristes ne sont pas entrés par l’issue principale ?

Je ne sais pas vous, mais moi, si je possédais un hôtel de cette envergure, qui accueille d’importants hommes d’affaires, des diplomates ou encore des acteurs connus, et si comme le véritable propriétaire j’avais mes entrées à tous les niveaux du gouvernement de mon pays, je ferais deux choses : 1) je prendrais des mesures à l’interne pour renforcer la sécurité de mon établissement en « sécurisant » tous ses points d’accès 2) je m’ouvrirais de ces menaces à la police afin qu’elle prenne des dispositions.

Mais bon, je ne possède pas d’hôtel, je ne suis pas un richissime industriel ; juste quelqu’un qui prend une minute pour réfléchir.

La deuxième chose tient à un des lieux qui ont été attaqués, un centre religieux juif orthodoxe [hassidique] où plusieurs personnes de confession juive (certaines de nationalité sioniste) ont été tuées. Les terroristes semblaient parfaitement connaître les lieux (il s’agit quand même d’un immeuble de cinq étages, le Nariman House qui comprend un hôtel).

Comment expliquer ce fait étrange ?

Selon une source non identifiée citée par The Times of India «Il ont séjourné dans Nariman House en tant que locataires en se faisant passer pour des étudiants Malais.»

Et poursuit l’article : « La police cherche à savoir comment des chambres ont pu être louées à des non Juifs. La police a pris tous les registres pour vérification. »

Bonne question en vérité car si, le succès des Hassidiques dépend de leur accessibilité, il s’agit bien entendu de leur accessibilité aux seuls Juifs. Pour les autres, le Hassidisme est fermé comme une huître.

Et remarquons que, du point de vue de la presse sioniste, la tragédie qui vient de se produire est avant tout une tragédie pour les Juifs, le sort des autres victimes relèvent presque de l’anecdote servant simplement à justifier une fois de plus un appel aux puissances occidentales à s’aligner derrière l’étendard de Sion. Anecdote ainsi que la mort, rapportée par the Hindustan Times, de ces deux Musulmans de Mumbai membres d’une même famille tués par les terroristes au début de leur attaque contre Nariman House.

Et une autre question : en admettant que les propriétaires de Nariman House aient loué des chambres à des non Juifs, comment ont-ils pu confondre ces jeunes qui ne parlaient semble-t-il (article ci-dessous) que le Pendjabi avec des Malais?

L’entité sioniste entend bien tirer profit de la tragédie et les informations à ce sujet ne manquent pas sur internet. Mais elle entend aussi tirer bénéfice sur un aspect qui échappera sans doute à beaucoup de gens et qui touche au hassidisme. Les Chabad House sont nombreuses à travers le monde et exercent un rôle de structuration des communautés juives en plus d’un rôle missionnaire de rappel à la foi auprès des brebis égarées du judaïsme (un peu comme le Tabligh chez les Musulmans).

Comme le remarque le Jerusalem Post, sans être sioniste le mouvement hassidique a été un puissant ambassadeur de l’entité sioniste et «le hassidisme a proposé une alternative non territoriale à l’Etat sioniste. A la différence du sionisme il n’a jamais rejeté l’exil. Il n’a jamais lié les Juifs à un territoire spécifique. »

De fait, le hassidisme peut même parfois être vigoureusement antisioniste.

Il n’est pas anodin de constater que l’entité sioniste veut mettre à profit les attaques de Mumbai pour exercer, au motif sécuritaire, un contrôle sur des institutions plus nombreuses à travers le globe que les ambassades sionistes. Occasion inespérée de faire basculer complètement dans le sionisme une famille spirituelle où l’unanimité ne règne pas sur cette question ?

Et pour contribuer à la réflexion, je me suis dit qu’il fallait que je traduise l’article ci-dessous à l’intention des lecteurs non anglophones. L’auteur, un journaliste Japonais réputé, se penche sur les attentats qui viennent de frapper Mumbai, l’ex Bombay. Il nous offre une mise en perspective intéressante de ces attaques qu’il attribue sans hésiter à un certain Ibrahim Dawood dont je n’avais personnellement jamais entendu parler.

Un cerveau du crime organisé a-t-il mis en scène le cauchemar de Mumbai?

Par Yoichi Shimatsu,

New America Media (USA) 28 novembre 2008, traduit de l’anglais par Djazaïri

L’attaque nocturne coordonnée contre sept cibles d’importance à Mumbai rappelle les attentats de 1993 qui avaient dévasté la bourse de Bombay. Cette nouvelle attaque porte la marque du même cerveau criminel – préparation minutieuse, exécution impitoyable et absence de revendications ou d’exigences.

Ce silence étrange qui a accompagné les explosions est la signature même d’Ibrahim Dawood, aujourd’hui propriétaire multimillionnaire d’une société de construction à Karachi au Pakistan. Son nom n’est pas aussi familier pour le monde que celui d’Osama ben Laden. Cependant, en Asie du sud-est, Dawood est un homme craint et, par une sorte de renversement des valeurs, admiré pour sa transformation tardive de parrain du crime en redresseur de torts autoproclamé.

Son accession aux plus haut sommets de la hiérarchie de la pègre indienne a démarré avec sa position de fils dévoué d’un agent de police de la populeuse capitale économique connue à l’époque sous le nom de Bombay.

Remontant à l’enfance, sa familiarité avec les procédures policières et les rouages internes de l’appareil judiciaire avaient donné à cet adolescent ambitieux une capacité remarquable ruser avec les autorités avec des projets criminels toujours plus sophistiqués. Dans le milieu des gangs sans instruction de Bombay, Ibrahim put émerger comme le leader cohérent d’une mafia multi religieuse, pas seulement en raison de son aptitude à pratiquer l’extorsion de fonds et à rétribuer son personne, mais aussi en éliminant impitoyablement ses rivaux.

Dawood, toujours professionnel de la résolution de problèmes, gagna l’amitié d’aspirants officiers du service de renseignement indien connu sous le nom de Research and Analysis Wing (RAW). Il attira rapidement l’attention des agents secrets Etatsuniens qui à l’époque appuyaient mes moudjahidin Musulmans dans leur lutte contre l’occupation soviétique en Afghanistan. Dawood contribua personnellement à de nombreuses opérations secrètes US destinées à financer les rebelles Afghans via des casinos gérés par les Américains à Katmandou au Népal.

Désireux de complaire à tout le monde, Dawood jouait à l’occasion sur deux tableaux, fournissant des documents de voyage et d’autres services à des pirates de l’air islamistes. En réaction, les maîtres espions de Washington tentèrent de « confisquer » hors voie officielle ses investissements dans les casinos népalais. La colère qui s’empara de Dawood est légendaire chez les habitants de Bombay. Honorable homme d’affaires, il s’en tenait strictement à la conviction qu’un accord était un accord et qu’aucune raison ne pouvait justifier sa remise en cause.

Comme Bombay devenait unes des premières places asiatiques – les tarifs de l’immobilier et des hôtels sont parmi les plus élevés de la région – Dawood aurait pu mener une vie confortable de caïd reconverti. Au lieu de quoi, il fut saisi d’une crise de conscience, une indignation morale inédite chez lui, quand des nationalistes Hindous de droite détruisirent une mosquée du nord de l’Inde en 1992, tuant 2000 fidèles Musulmans, des femmes et des enfants pour la plupart.

Un jour du mois de mai suivant, ses hommes de main placèrent des bombes à Bombay, tuant plus de 300 personnes. Ses convictions personnelles avaient – de manière inhabituelle- pris le pas sur sa froide éthique professionnelle. Secoué par le choc, son bras droit Hindou tenta d’assassiner Dawood. Une guerre sanglante déchira ensuite la bande mais, comme toujours, Dawood en sortit vainqueur malgré son exil à Dubaï et à Karachi.

Pendant les dix années qui ont suivi, la violence au Cachemire ayant atteint ses sommets, Dawood envoya par bateau ses jeunes recrues lourdement armées pour débarquer discrètement sur des plages indiennes. La même méthode a été utilisée dans les attaques de Mumbai avec plus de bateaux, sept embarcations d’après les rapports initiaux de la marine indienne.

Pourquoi cette attaque maintenant, au début des fêtes de Thanksgiving aux Etats-Unis ? Le leader d’opposition Indien et ancien vice premier ministre L.K. Advani a longtemps essayé d’obtenir l’extradition de Dawood du Pakistan, démarche qui avait rencontré l’opposition de gouvernement militaire d’Islamabad à l’époque. Suite à la restauration d’un gouvernement civil, le nouveau premier ministre Pakistanais (Gillani) a consenti à faire droit à la requête d’extradition de New Delhi.

Washington comme Londres sont tombés d’accord sur la démarche judiciaire de l’Inde et ont retiré l’ancienne « protection officielle » accordée à Dawood pour ses services passé rendus aux agences de renseignement occidentales. Pourtant, les diplomates Etatsuniens ne pourront jamais permettre le retour de Dawood. Il en sait tout simplement trop sur les secrets les plus sombres des USA an Asie du sud et dans le Golfe dont la révélation pourrait torpiller les relations entre l’Inde et les Etats-Unis. Dawood a été transféré fin juin en lieu sûr à Quetta près des zones tribales du Waziristan et, depuis, il a disparu, probablement de retour au Moyen Orient.

Comme dans le cas d’Oussama ben Laden, le protégé américain de la guerre en Afghanistan, le retour de flamme de la politique secrète des Etats-Unis s’est manifesté soudainement avec des effets spectaculaires à Mumbai. L’attaque contre l’hôtel Taj Mahal s’avérera probablement comme le premier coup fatal porté à l’administration Obama à venir. Les assaillants, qui parlaient le Pendjabi et non le dialecte du Deccan, se sont donnés beaucoup de mal pour incendier cet hôtel prestigieux qui est la propriété du groupe Tata. Ce géant industriel est le plus important soutien parmi les milieux d’affaires de l’accord de coopération nucléaire entre les USA et l’Inde et tata envisage actuellement de devenir un fournisseur d’énergie nucléaire. Les Clinton, en leur qualité d’émissaires d’Enron, furent les premiers à proposer un accord nucléaire avec New Delhi ; ainsi Obama hérite de la catastrophe de Mumbai avant même d’avoir pris ses fonctions.

Dawood figure en quatrième position sur la liste Forbes des dix hors la loi les plus recherchées. Après la nouvelle vague d’attaques qui vient de tuer plus de cent personnes et dévasté des hôtels cinq étoiles, Dawood peut désormais briguer la première place dans les mois et années à venir. En contraste avec le fanatisme souvent inefficace de ben Laden, Dawood est un professionnel à tous points de vue et donc un adversaire bien plus redoutable. Pourtant certains parmi les services de renseignements militaires pakistanais déclarent que Dawood est mort, tué en juillet. Cette version des faits a tout d’une variation sur l’histoire de ben Laden. Si elle est vraie, alors ses sous fifres assument la mission d’un hors la loi transfiguré en légende.

Yoichi Shimatsu, ancien rédacteur en chef de The Japan Times à Tokyo et chargé de cours de journalisme à l’université Tsinghua de Pékin a couvert la crise du Cachemire et la guerre en Afghanistan.

>Vous pouvez commander dès maintenant votre calendrier Palestine 2009

novembre 29, 2008

>

Le calendrier 2009 Palestine Libre est maintenant disponible
Al Quds [la ville Sainte : Jérusalem] Capitale de Palestine.
Alors que la colonisation sioniste de la ville de Al-Quds est galopante, que l’occupant menace de vider la ville de sa population arabe d’ici 2020 et d’effacer le caractère arabe de la ville, le Comité Action Palestine a souhaité réaffirmer la centralité de Al Quds pour la lutte de libération de la Palestine .
En 2009, Al Quds sera capitale culturelle du Monde Arabe .

Ce calendrier est entièrement bilingue arabe/français.
Il présente chaque mois de l’année sur 2 pages au format 21*29,7. Chaque mois, un texte décrit la situation dans la ville de Al Quds occupée.

Le calendrier est vendu au prix de 5 euros. L’argent collecté permet de soutenir les actions de l’association et notamment l’invitation de Palestiniens pour qu’ils présentent eux-mêmes en France leur lutte de libération.
Ce calendrier est réalisé par le CAP en collaboration avec le Centre d’Information sur la Palestine (CIREPAL-Liban) et QII Institution Internationale Al-Quds. Vous pouvez le commander dès maintenant grâce à ce formulaire . Imprimez-le et renvoyez-le nous accompagné de votre règlement.


Transmis par CIREPAL

Vous pouvez commander dès maintenant votre calendrier Palestine 2009

novembre 29, 2008
Le calendrier 2009 Palestine Libre est maintenant disponible
Al Quds [la ville Sainte : Jérusalem] Capitale de Palestine.
Alors que la colonisation sioniste de la ville de Al-Quds est galopante, que l’occupant menace de vider la ville de sa population arabe d’ici 2020 et d’effacer le caractère arabe de la ville, le Comité Action Palestine a souhaité réaffirmer la centralité de Al Quds pour la lutte de libération de la Palestine .
En 2009, Al Quds sera capitale culturelle du Monde Arabe .

Ce calendrier est entièrement bilingue arabe/français.
Il présente chaque mois de l’année sur 2 pages au format 21*29,7. Chaque mois, un texte décrit la situation dans la ville de Al Quds occupée.

Le calendrier est vendu au prix de 5 euros. L’argent collecté permet de soutenir les actions de l’association et notamment l’invitation de Palestiniens pour qu’ils présentent eux-mêmes en France leur lutte de libération.
Ce calendrier est réalisé par le CAP en collaboration avec le Centre d’Information sur la Palestine (CIREPAL-Liban) et QII Institution Internationale Al-Quds. Vous pouvez le commander dès maintenant grâce à ce formulaire . Imprimez-le et renvoyez-le nous accompagné de votre règlement.


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novembre 29, 2008
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En 2009, Al Quds sera capitale culturelle du Monde Arabe .

Ce calendrier est entièrement bilingue arabe/français.
Il présente chaque mois de l’année sur 2 pages au format 21*29,7. Chaque mois, un texte décrit la situation dans la ville de Al Quds occupée.

Le calendrier est vendu au prix de 5 euros. L’argent collecté permet de soutenir les actions de l’association et notamment l’invitation de Palestiniens pour qu’ils présentent eux-mêmes en France leur lutte de libération.
Ce calendrier est réalisé par le CAP en collaboration avec le Centre d’Information sur la Palestine (CIREPAL-Liban) et QII Institution Internationale Al-Quds. Vous pouvez le commander dès maintenant grâce à ce formulaire . Imprimez-le et renvoyez-le nous accompagné de votre règlement.


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>Quand la voix du Sud se fait entendre à l’ONU…

novembre 25, 2008

>

Il est « honteux que l’on ne puisse toujours pas célébrer la naissance d’un État palestinien, 61 ans après l’adoption de la résolution 181 (1947), texte historique qui instaura le partage de la Palestine en prévoyant d’y installer deux États, un juif et un arabe. « La communauté internationale ne devrait pas aujourd’hui ménager ses efforts pour aider aussi bien les Israéliens que les Palestiniens à atteindre une solution conduisant à la coexistence de deux États », a dit le Président de l’Assemblée, en demandant que la recherche d’un accord de paix, entre les deux parties, s’appuie sur l’Initiative de paix arabe».

Les propos entre guillemets sont ceux de M. Miguel d’Escoto Brockmann, Président de l’Assemblée générale de l’ONU. Ils sont clairs dans leur condamnation sans appel d’une situation qui n’a que trop duré.
Inutile de la chercher dans la presse hexagonale qui a d’autres chats à fouetter : seul le media sioniste Arouts7 en parle dans la langue de Molière.


Arouts7 ne fait bien entendu que reprendre le point de vue officiel de l’entité sioniste qui a décidé de déposer « plainte officiellement contre le père Miguel d’Escoto Brockmann auprès du secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon. plainte officiellement contre le père Miguel d’Escoto Brockmann auprès du secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon ».
Arouts 7 nous explique en quoi les propos du père d’Escoto Brockmann sont intolérables : il a osé comparer les agissements du régime sioniste à ceux des régimes d’apartheid et nazi.
Et n’oublions pas, nous rappelle Arouts7 que ce même d’Escoto Brockmann avait donné récemment l’accolade à M. Ahmadinedjad qui, selon les sionistes, chercherait à préparer un nouvel « holocauste » (oui, je sais avec un h majuscule).
Arouts7 se garde bien de nous expliquer pourquoi le führer Persan ne commence pas par gazer ses propres concitoyens de confession juive. De même, Arouts7 ne nous rappelle pas quels pays ont, mettons ces cinquante dernières années, été agressés militairement par l’Iran. J’ai l’impression que le compteur de l’entité sioniste est sensiblement plus garni.
Et puis, s’agissant de la demande de boycott, n’est-ce pas la démarche que
les sionistes invitent tous les Etats à suivre à propos des relations en tous genres avec l’Iran ?
D’autant que cet appel à boycott qu’aurait formulé le père d’Escoto Brockman ne figure nullement dans le compte rendu officiel de l’ONU. Dommage, car boycotter les criminels est le moins que l’on puisse faire.

Quand la voix du Sud se fait entendre à l’ONU…

novembre 25, 2008
Il est « honteux que l’on ne puisse toujours pas célébrer la naissance d’un État palestinien, 61 ans après l’adoption de la résolution 181 (1947), texte historique qui instaura le partage de la Palestine en prévoyant d’y installer deux États, un juif et un arabe. « La communauté internationale ne devrait pas aujourd’hui ménager ses efforts pour aider aussi bien les Israéliens que les Palestiniens à atteindre une solution conduisant à la coexistence de deux États », a dit le Président de l’Assemblée, en demandant que la recherche d’un accord de paix, entre les deux parties, s’appuie sur l’Initiative de paix arabe».

Les propos entre guillemets sont ceux de M. Miguel d’Escoto Brockmann, Président de l’Assemblée générale de l’ONU. Ils sont clairs dans leur condamnation sans appel d’une situation qui n’a que trop duré.
Inutile de la chercher dans la presse hexagonale qui a d’autres chats à fouetter : seul le media sioniste Arouts7 en parle dans la langue de Molière.


Arouts7 ne fait bien entendu que reprendre le point de vue officiel de l’entité sioniste qui a décidé de déposer « plainte officiellement contre le père Miguel d’Escoto Brockmann auprès du secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon. plainte officiellement contre le père Miguel d’Escoto Brockmann auprès du secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon ».
Arouts 7 nous explique en quoi les propos du père d’Escoto Brockmann sont intolérables : il a osé comparer les agissements du régime sioniste à ceux des régimes d’apartheid et nazi.
Et n’oublions pas, nous rappelle Arouts7 que ce même d’Escoto Brockmann avait donné récemment l’accolade à M. Ahmadinedjad qui, selon les sionistes, chercherait à préparer un nouvel « holocauste » (oui, je sais avec un h majuscule).
Arouts7 se garde bien de nous expliquer pourquoi le führer Persan ne commence pas par gazer ses propres concitoyens de confession juive. De même, Arouts7 ne nous rappelle pas quels pays ont, mettons ces cinquante dernières années, été agressés militairement par l’Iran. J’ai l’impression que le compteur de l’entité sioniste est sensiblement plus garni.
Et puis, s’agissant de la demande de boycott, n’est-ce pas la démarche que
les sionistes invitent tous les Etats à suivre à propos des relations en tous genres avec l’Iran ?
D’autant que cet appel à boycott qu’aurait formulé le père d’Escoto Brockman ne figure nullement dans le compte rendu officiel de l’ONU. Dommage, car boycotter les criminels est le moins que l’on puisse faire.

>"Mort aux Arabes," "Mahomet est un cochon" nous donnent une indication sur le problème que pose le sionisme

novembre 20, 2008

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C’est fou comme on a du mal à trouver cette information en français, à croire que la presse hexagonale a passé un contrat avec la frange la plus extrémiste de Sion.

Parce que les colons sionistes d’Hébron, ceux-là dont même Ehud Olmert a par dessus la tête non seulement se livrent à des exactions contre les autochtones de Palestine mais profanent aussi des sépultures, écrivent "Mort aux Arabes" et Mahomet est un cochon" sur le mur d’une mosquée.
Il faut savoir que ces gens là sont généralement des colons de fraïche date, accourus récemment d’Europe ou d’Amérique pour participer au pillage de la Palestine.
Belle éducation en vérité!

Au cas où le journal La Croix retirerait son article, je vous le reproduis in extenso ci-dessous.
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HÉBRON (Cisjordanie), 20 nov 2008 (AFP) – Des colons profanent une mosquée et un cimetière musulman à Hébron

Des colons juifs ont profané une mosquée et un cimetière musulman jeudi avant l’aube dans la ville de Hébron en Cisjordanie, ont indiqué des témoins.

Les colons ont inscrit en hébreu "Mahomet est un cochon" et "mort aux arabes" sur la façade d’une mosquée et dessiné des étoiles de David sur plusieurs pierres tombales dans un cimetière palestinien, selon des témoins.

La mosquée et le cimetière se trouvent à proximité d’une maison dans laquelle se sont retranchés des dizaines de colons juifs, défiant un ordre d’évacuation de la justice israélienne.

Des soldats israéliens patrouillent en permanence dans le secteur.

Les colons, déterminés à résister à toute tentative de la police de leur faire quitter les lieux, occupent l’édifice de quatre étages depuis mars 2007.

Ils affirment avoir racheté le titre de propriété d’un habitant palestinien de Hébron pour la somme de 700.000 dollars, ce que ce dernier dément.

La Cour suprême israélienne avait ordonné dimanche l’évacuation dans les trois jours de cette maison affirmant que le document d’achat en possession des colons était "un faux".

La Cour a précisé que la police se chargerait de les évacuer de force s’ils refusaient de partir de leur propre gré. Selon l’arrêté de la Cour, les policiers disposent désormais de 30 jours pour procéder à l’évacuation.

Hébron est un haut lieu de tensions entre Palestiniens et Israéliens depuis son occupation en 1967. Aux termes d’un accord avec les Palestiniens, Israël avait évacué, en 1997, 80% de Hébron, occupant encore une enclave où plusieurs centaines de colons vivent retranchés sous la protection de l’armée au milieu de plus de 170.000 Palestiniens.

Les colons se livrent régulièrement à des exactions contre la population arabe. Les dernières en date, fin octobre, avaient été sévèrement condamnées par le Premier ministre israélien Ehud Olmert.

"Mort aux Arabes," "Mahomet est un cochon" nous donnent une indication sur le problème que pose le sionisme

novembre 20, 2008
C’est fou comme on a du mal à trouver cette information en français, à croire que la presse hexagonale a passé un contrat avec la frange la plus extrémiste de Sion.

Parce que les colons sionistes d’Hébron, ceux-là dont même Ehud Olmert a par dessus la tête non seulement se livrent à des exactions contre les autochtones de Palestine mais profanent aussi des sépultures, écrivent "Mort aux Arabes" et Mahomet est un cochon" sur le mur d’une mosquée.
Il faut savoir que ces gens là sont généralement des colons de fraïche date, accourus récemment d’Europe ou d’Amérique pour participer au pillage de la Palestine.
Belle éducation en vérité!

Au cas où le journal La Croix retirerait son article, je vous le reproduis in extenso ci-dessous.
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HÉBRON (Cisjordanie), 20 nov 2008 (AFP) – Des colons profanent une mosquée et un cimetière musulman à Hébron

Des colons juifs ont profané une mosquée et un cimetière musulman jeudi avant l’aube dans la ville de Hébron en Cisjordanie, ont indiqué des témoins.

Les colons ont inscrit en hébreu "Mahomet est un cochon" et "mort aux arabes" sur la façade d’une mosquée et dessiné des étoiles de David sur plusieurs pierres tombales dans un cimetière palestinien, selon des témoins.

La mosquée et le cimetière se trouvent à proximité d’une maison dans laquelle se sont retranchés des dizaines de colons juifs, défiant un ordre d’évacuation de la justice israélienne.

Des soldats israéliens patrouillent en permanence dans le secteur.

Les colons, déterminés à résister à toute tentative de la police de leur faire quitter les lieux, occupent l’édifice de quatre étages depuis mars 2007.

Ils affirment avoir racheté le titre de propriété d’un habitant palestinien de Hébron pour la somme de 700.000 dollars, ce que ce dernier dément.

La Cour suprême israélienne avait ordonné dimanche l’évacuation dans les trois jours de cette maison affirmant que le document d’achat en possession des colons était "un faux".

La Cour a précisé que la police se chargerait de les évacuer de force s’ils refusaient de partir de leur propre gré. Selon l’arrêté de la Cour, les policiers disposent désormais de 30 jours pour procéder à l’évacuation.

Hébron est un haut lieu de tensions entre Palestiniens et Israéliens depuis son occupation en 1967. Aux termes d’un accord avec les Palestiniens, Israël avait évacué, en 1997, 80% de Hébron, occupant encore une enclave où plusieurs centaines de colons vivent retranchés sous la protection de l’armée au milieu de plus de 170.000 Palestiniens.

Les colons se livrent régulièrement à des exactions contre la population arabe. Les dernières en date, fin octobre, avaient été sévèrement condamnées par le Premier ministre israélien Ehud Olmert.

>Somalie : quels pirates faut-il éradiquer M. Kouchner?

novembre 20, 2008

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Ces derniers temps, on nous parle beaucoup des actes de piraterie commis par des Somaliens, que ces actes aient visé des navires de plaisance ou, plus spectaculaire, des navires marchands battant divers pavillons.
Comme d’habitude, on s’émeut et on cherche, et Bernard Kouchner cherche aussi, comment mander une force navale afin de mettre un terme aux activités de ces pirates Barbaresques (pardon Somaliens).
Si mon clavier a fourché, ce n’est en réalité pas par hasard car comme hier les corsaires barbaresques, les "pirates" Somaliens ne sont que la conséquence normale d’actes de prédation comme l’occupation militaire éthiopienne ou, moins souvent évoqués, d’actes de prédation et de dégradation que j’assimile volontiers, comme le fait l’auteur de l’article que je vous propose, à de la piraterie.

Des boucaniers dans les eaux somaliennes – mais ils ne sont pas Somaliens

Un commentaire sur Black Agenda Radio par Glen Ford, 19 novembre 2008 traduit de l’anglais par Djazaïri

« 700 bateaux d’étrangers ‘pirates de la pêche’ pillent les eaux somaliennes – une armada de boucaniers businessmen. »

Cette année, au moins deux douzaines de navires ont été abordés et capturés par des hommes armés au large des côtes somaliennes, le dernier en date étant un pétrolier géant saoudien d’une capacité de deux millions de barils de pétrole. J’évite d’utiliser le terme « pirate » parce qu’il y a beaucoup d’actes de piraterie dans les eaux somaliennes, dont la plupart ne sont pas commis par des Somaliens mais par des étrangers du monde entier. Cette nation du nord-est de l’Afrique, avec ses 2000 miles de côtes, se flattait autrefois d’avoir des zones de pêche parmi les plus riches du monde, grouillant de thons, de langoustines, de requins, de crevettes et de poisson blanc. Mais il n’existe plus de réel gouvernement en Somalie depuis 1991 et, en conséquence, pas de garde côtes somaliens pour protéger les fonds marins contre les navires braconniers étrangers. Le niveau de dommage infligé aux réserves halieutiques est inconnu – des étrangers naviguent dans ces zones poissonneuses comme si elles leur appartenaient et prélèvent ce qu’ils veulent.

Le dictionnaire définit la piraterie comme un «vol commis en haute mer. » Dans cette acception, la Somalie est victime de pirates du monde entier. Selon les Nations Unies, ces « pirates de la pêche » étrangers pillent les eaux somaliennes au moyen d’environ 700 bateaux – une armada de boucaniers businessmen.

Avant de sombrer dans le chaos, 30 000 pêcheurs tiraient leurs revenus de la mer. Mais ils ne peuvent soutenir la compétition contre les navires étrangers modernes et il n’y a personne pour éloigner ces pirates de la pêche.

Certaines sociétés de pêche étrangères passent leurs propres accords, achetant des « licences » à des seigneurs de la guerre prétendant représenter l’autorité côté somalien. Ce qui ressemble fort à la « diplomatie » pratiquée par les colons blancs USA pendant la période coloniale et à leurs débuts, où on passait des « traités » avec de pseudo « chefs » Indiens qui bradaient le territoire indigène contre de la pacotille et de l’alcool.

« La marine militaire américaine fait peu de choses pour empêcher le déversement illégal de déchets radioactifs dans les eaux somaliennes. »

Des milices locales et claniques ont remplacé le pouvoir central dans une Somalie partiellement occupée par l’armée éthiopienne. L’invasion et l’occupation éthiopiennes, à l’instigation des Etats-Unis fin 2006, ont déplacé des millions de personnes dont beaucoup sont menacées par la famine. Les pêcheurs de la côte sont aussi membres de milices. Les media occidentaux les qualifient de pirates mais, ainsi que l’a déclaré un de ces marins armés au New York Times : « Considérez nous comme des garde côtes. »

Quelqu’un doit surveiller les ressources des eaux somaliennes, mais sûrement pas les Américains. La cinquième flotte US, du Commandement Central de la marine américaine patrouille dans la mer Rouge, la mer d’Oman et l’océan Indien – c’est-à-dire à proximité de la Somalie. Elle bombarde également les Somaliens qui résistent à l’occupation éthiopienne et vise des gens dont les USA prétendent qu’ils sont liés à al Qaïda. Mais la flotte américaine fait peu de choses pour empêcher le déversement illégal de déchets radioactifs dans les eaux somaliennes et d’autres crimes contre l’environnement, les ressources et la souveraineté nationale de la Somalie.

S’agissant de piraterie, les Somaliens sont, tout bien pesé, plus victimes qu’acteurs. On estime à 300 millions de dollars le revenu du braconnage dans les zones de pêche somaliennes. Les milices maritimes somaliennes extorquent environ 1/3 de ce montant – 100 millions de dollars – aux propriétaires des navires capturés. Alors, qui sont les véritables pirates ?

Les Etats-Unis ont aidé l’Ethiopie à s’emparer de toute la Somalie : un crime international contre la paix. L’Oncle Sam est le plus grand pirate du monde.


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