Archive for septembre 2010

L’imagerie antisémite de Roger Waters (ex Pink Floyd)

septembre 29, 2010
Roger Waters (ex Pink Floyd) effectue actuellement une tournée de spectacles intitulée "The Wall Live".
Au cours de ses concerts, Waters propose aux spectateurs la projection d’une animation dans laquelle on voit un avion larguer des bombes qui ont une forme très particulière, celles de symboles religieux, politiques  ou de signes renvoyant à la civilisation matérielle.
Cette animation a eu le don d’irriter l’Anti Defamation League (équivalent de la LICRA en Amérique du Nord) qui reproche au musicien de
Or, comme le fait remarquer The Gothamist (USA):
Voici une liste des symboles qu’on peut voir largués comme des bombes par un avion dans une projection vidéo au cours du concert The Wall de Roger Waters: des croix, des croissants, des logos Shell [la société pétrolière, NdT], des symboles du dollar |$], des faucilles et des marteaux, des logos Mecedes benz et l’étoile de David. Et voici le nombre de communiqués de presse publiés en protestation contre cette imagerie: Un. Vous voulez savoir qui est scandalisé?
La réponse est dans le titre de l’article, c’est l’Anti Defamation League bien entendu.
Pour aller au fond des choses, The Gothamist a interrogé son rabbin maison, un certain Ben Yakas:
"L’ordre dans lequel il met toutes ces choses est malheureux, mais je ne pense pas que c’était forcément quelque chose d’antisémite visant directement les "Juifs et leur argent". C’est trop vague pour ça. Il y a des croix et des croissants et des logos de compagnie pétrolière qui tombent tous en même temps. C’est juste une mauvaise juxtaposition. Ce qui est plus choquant est la chanson; c’est presque un plagiat  du refrain de Ruby Tuesday !"[morceau des Rolling Stones, NdT].
Avant de finir sur une pointe d’humour, The Gothamist demande quand même si tout ça est plus choquant que la politique sioniste de construction de nouvelles colonies dans les territoires palestiniens occupés.
Sur ce sujet, on lira également avec intérêt les réflexions de Gilad Atzmon.

Ed Miliband, sionisme et "tradition" familiale

septembre 28, 2010
Ed Miliband vient d’accéder à la tête du parti travailliste britannique au terme d’une compétition peu banale qui l’a vu l’emporter sur son propre frère David.
Ed (debout) et David Milband
Ed, tout comme David a été ministre du gouvernement travailliste. Il a emporté le suffrage des militants sur la présomption qu’il allait mettre un coup de barre à gauche, ce qui lui a valu le soutien syndical qui a été décisif.
Ed s’est cependant empressé de démentir toute éventualité d’un véritable cap à gauche. De ce point de vue, il est tout à fait caractéristique de cette nouvelle génération de politiciens Européens qui évitent de déplaire outre mesure à ce qu’un marxiste de la vieille école appellerait le grand capital, ou les multinationales; des termes qui semblent aujourd’hui complètement désuets.
Ed et David Miliband sont justement les fils de Ralph Miliband, un théoricien marxiste Britannique d’origine polonaise bien connu (je confesse n’en avoir cependant jamais entendu parler).
Ed Miliband n’a d’ailleurs pas oublié d’évoquer ses parents  lors de son premier discours en  tant que dirigeant devant la conférence du parti travailliste:
"Deux jeunes gens avaient fui les ténèbres qui avaient englouti les Juifs à travers l’Europe.
"En Grande Bretagne, ils trouvèrent la lumière de la liberté.
"Ils étaient arrivés sans rien. Ce pays leur a tout donné."

 Belle et émouvante déclaration d’attachement à la Grande Bretagne, il faut en convenir.

Donc Ed et David Miliband sont juifs ou d’origine juive. Les deux frères se présentent d’ailleurs comme des amis critiques de l’entité sioniste et on peut supposer qu’une fois aux affaires, Ed Miliband se montrerait un peu plus sévère à l’égard de l’entité sioniste que ne l’ont été les gouvernements Blair et Brown (il semble que l’actuel premier ministre n’ait pas encore trouvé son point d’équilibre, tiraillé qu’il est entre les intérêts de son pays et la pression du lobby sioniste qui lui a même trouvé des ancêtres juifs pour faire bonne mesure).
Devant la conférence du parti, Ed Miliband a appelé à la levée du blocus même si, ne nous leurrons pas, il s’agit en réalité d’une volonté d’aménagement du blocus qui vise à continuer à ignorer le Hamas. A son crédit, notons qu’il a qualifiée de "wrong" l’intervention de l’armée sioniste contre la flottille pour Gaza. Wrong est un de ces termes anglais polysémiques et passe partout qui veut aussi bien dire erreur que faute ou délit.
Il y a quand même du progrès au niveau de l’affichage! Pourtant, quand on sait qui est la mère de David et Ed Miliband, on se dit que les deux frères pourraient mieux faire et prendre des leçons de leur maman qui semble, à 75 ans, toujours aussi hostile à la politique du régime sioniste.

La mère d’Ed Miliband, Marion Kozak, et Israël
par Marcus Dysch, The Jewish Chronicle (UK) 28 septembre 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

La mère d’Ed Miliband, le nouveau chef du parti travailliste est depuis longtemps partisane de longue date d’organisations pro palestiniennes de gauche.

Marion Kozak, 75 ans, qui est restée très discrète au moment où Ed battait son frère David pour devenir leader de l’opposition, est signataire de la déclaration fondatrice de Jews for Justice for Palestiniens (JfjP) et d’Independent Jewish Voices (IJV).

Ses enfants se sont tous deux présentés comme des "amis critiques" d’Israël pendant la campagne électorale pour accéder à la tête du Labour en juin. Mme Kozak milite depuis longtemps pour les droits de l’homme et a très tôt milité pour le désarmement nucléaire.

Elle est née en Pologne et, alors enfant, elle a fui la persécution pendant l’holocauste. Elle s’établit en Grande Bretagne et épousa l’influent intellectuel marxiste Ralph Miliband.

Richard Kuper, co-fondateur de JfjP, affirme: "Marion soutient la cause depuis longtemps, mais elle reste très discrète et est une femme très réservée. Elle a adhéré assez tôt à notre campagne."

Il explique que les gens ne devraient pas être choqués par son soutien à l’organisation. "Ce n’est pas une surprise. C’est une femme aux principes affirmés. je ne crois pas qu’il y ait là matière à sourciller de la part de quiconque."

La déclaration fondatrice de JFJP souligne son opposition aux "politiques israéliennes qui atteignent aux moyens d’existence, aux droits humains, civiques et politiques du peuple palestinien," et s’engage à faire en sorte que "les opinions juives critiques vis-à-vis de la politique israélienne soient entendues en Grande Bretagne."

La proclamation d’Independent Jewish Voices affirme que les organisations juives britanniques ne représentent pas l’ensemble de la communauté juive.

Un membre du groupe de pilotage d’IJV déclare que Mme Kozak était une sympathisante de l’organisation, mais pas un membre dirigeant.

Trouvé casque nazi dans kipa

septembre 26, 2010

Si tu veux acheter un casque nazi…… cherche kipa

Kipa appartient à Tesco depuis 2003

Oui, Kipa c’est le nom de la chaîne de supermarchés britannique Tesco en Turquie. Et un touriste Anglais a été choqué de trouver dans les rayons du magasin de Bodrum, une station balnéaire turque, des casques de l’armée nazie.
Et pas chers en plus, 8.50 livres sterling pièce (à peu près 10 euros).
Comme dit si bien Lee Gillett, le touriste en question, Jack Cohen, fondateur de Tesco en 1919 doit se retourner dans sa tombe.
Bah, il aurait pu faire comme Abraham le savonnier ou encore ces brocanteurs des puces de Tel Aviv.

L’Etat qui a boycotté le discours du président Obama à l’ONU

septembre 25, 2010
Le discours de M. Ahmadinejad, le chef de l’Etat iranien, à l’ONU a suscité des réactions irritées et scandalisées en Europe et aux Etats Unis. Le discours de M. Ahmadinejad a d’ailleurs été marqué par la sortie ostensible des délégués des USA, du Canada et de l’ensemble des pays membres de l’Union Européenne, dont la France. (ceci dit, cette sortie, comme d’autres auparavant, était nécessairement prévue avant le discours du président Iranien).
Il est assez amusant de constater, en allant sur les sites des journaux qui ont laissé s’exprimer des commentaires qu’un nombre non négligeable de lecteurs, parfois très sévères à l’égard du leader Iranien, admettent cependant partager ses soupçons sur la version officielle des attentats du 11 septembre.
Certains s’insurgent des propos du président Iranien, au nom des personnes tuées à New York (et au Pentagone, ne l’oublions pas) dont la mémoire exigerait un silence respectueux.
C’est cependant oublier un peu vite, comme l’a rappelé M. Ahmadinejad, que les attentats du 11 septembre ont servi à justifier deux guerres (Irak et Afghanistan) qui ont causé la perte de centaines de milliers de vies humaines, causé le déplacement de millions de personnes et entraîné d’immenses destructions. Autant de raisons pour souhaiter que toute la lumière soit faite sur ces fameux attentats du 11 septembre dont la version officielle est pourtant devenue aujourd’hui une vérité théologique au même titre que le discours sur "l’holocauste".
A l’occasion du discours de Nick Clegg, le N°2 du gouvernement britannique, modifié à la va-vite pour fustiger les assertions du président Iranien, le Daily Mail de Londres présente une abondante couverture photo de l’Assemblé Générale. On y voit sans surprise des délégations quitter la salle au moment de la prise de parole de M. Ahmadinejad mais aussi des délégués s’agglutinant nombreux sur l’aile de la salle de l’Assemblée Générale pour être au plus près du président Obama lors de son discours..
Pourtant, quelques places avaient été laissées vides au moment où M. Obama s’exprimait pour parler de démocratie et de droits de l’homme. Ces places étaient celles de la délégation de l’Etat sioniste qui a boycotté, sans faire d’éclats contrairement à ses domestiques d’Europe et d’Amérique du Nord, le discours du président des Etats Unis.
La délégation suédoise quitte l’assemblée pendant le discours de M. Ahmadinejad
Des exemplaires du Coran et de la Bible en main, M. Ahmadinejad affirme que "On ne peut pas brûler la vérité"
Délégués massés pour écouter le discours de M. Obama
Les délégués de l’Etat sioniste n’étaient pas dans la salle au moment du discours de M. Obama

Bientôt la fin de la guerre entre les Etats Unis et l’Etat juif?

septembre 24, 2010

Je ne savais pas que l’entité sioniste était en guerre contre les Etats Unis.

Erreur, puisque des élus du Parti Démocrate aux Etats Unis viennent de rédiger une lettre au président Obama, l’appelant à libérer Jonathan Pollard, un citoyen Américain emprisonné pour avoir espionné au profit de l’Etat "juif".
Selon eux cette mesure de clémence aiderait à faire avancer le processus de paix!
A l’initiative de Barney Frank (sénateur démocrate du Massachussetts), Edolphus Towns, Anthony Weiner et Bill Pascrell, la missive souligne notamment "qu’Israël doit faire face à des enjeux sérieux dans le cadre de ses efforts en faveur de la paix avec les Palestiniens". Et de poursuivre : "la libération de Pollard constituerait un signe fort de la bonne volonté de notre nation envers l’Etat d’Israël et son peuple."

Il est vrai que les Etats Unis n’ont jamais adressé de signe suffisamment fort de leur soutien à l’Etat voyou. Exemple tout récent, "l’achat" d’avions de combat F35 par l’aviation sioniste. Achat est entre guillemets, puisque les sionistes vont acheter ces appareils aux Etats Unis avec l‘argent des contribuables de ce pays.

Dessin antisémite ou tempête dans un verre d’eau?

septembre 22, 2010
Ce dessin d’un caricaturiste du journal Le Droit au Canada évoque une rentrée parlementaire délicate au parlement fédéral qui siège à Ottawa. Chacun comprend en effet aisément la symbolique du panneau de signalisation bien en évidence sur le dessin.
Pourtant, certains ont été scandalisés par ce dessin,  tel ce Frank Dimant qui a même affirmé même qu’il est "dégoûtant".
Frank Dimant n’est autre que le vice président du B’nai Brith Canada, une espèce de société maçonnique (réservée exclusivement aux Juifs) spécialisée dans l’endoctrinement et le lobbying, et ce qu’il trouve dégoûtant dans ce dessin, c’est qu’il fait selon lui appel à un stéréotype antisémite qui voudrait que les Juifs exercent un contrôle sur le parlement canadien.
On peut voir en effet, sur le cadran d’une horloge qui rappelle un peu Big Ben à Londres, quelque chose qui ressemble à une étoile de David. Cette horloge se trouve sur la Tour de la Paix qui est, on le voit sur le dessin, surmontée du drapeau canadien.
Et donc, là où tout le monde ne voyait qu’un drapeau, le B’nai Brith en a vu deux…
Le dessinateur, Guy Badeaux, s’est défendu de toute intention antisémite, expliquant qu’il représente ainsi cette horloge depuis des années: il trace rapidement en le simplifiant le motif qui orne le cadran de l’horloge de la dite Tour de la Paix.
Le Droit n’a pas l’intention de retirer le dessin du site de Cyberpresse, disant qu’il s’agit là «d’une tempête dans un verre d’eau.»
Ci-dessous, le fameux motif en question.

Fidel Castro au service de la propagande sioniste!

septembre 8, 2010
Les sionistes appellent maintenant … Fidel castro à la rescousse. Et ce sont de prétendus propos tenus par Fidel Castro que les petites mains de la hasbara ont la charge de répercuter mécaniquement et bêtement comme de coutume.
La hasbara s’est en effet emparée du titre d’un article de Jeffrey Goldberg dans The Atlantic. Et il est vrai que ce titre est tout ce qu’il y a de racoleur et de séduisant pour un sioniste de base:Fidel to Ahmadinejad: ‘Stop Slandering the Jews’
Fidel à Ahmadinejad: "Cessez de diffamer (ou calomnier) les Juifs’

Notez bien les guillemets car il s’agit des propos de Fidel Castro.
Enfin c’est ce qu’on peut légitimement supposer mais ce n’est en fait pas le cas. En effet, nulle part Fidel Castro ne s’adresse au dirigeant Iranien par Jeffrey Golberg interposé, pour lui demander d’arrêter de ‘calomnier les Juifs.’

Voici exactement la teneur des propos de Fidel Castro tels que retranscrits dans The Atlantic:

Le message de Castro à Mahmoud Ahmadinejad, le président Iranien, n’était pas aussi abstrait cependant. Pendant cette première de nos cinq heurs de discussion, Castro est revenu à plusieurs reprises sur sa réprobation de l’antisémitisme. Il a critiqué Ahmadinejad pour sa négation de l’holocauste et expliqué pourquoi le gouvernement iranien servirait mieux la cause de la paix en reconnaissant le caractère "unique" de l’histoire de l’antisémitisme et en essayant de comprendre pourquoi les Israéliens craignent pour leur existence.

………………… (Castro explique sa première rencontre avec l’antisémitisme).

Il a expliqué que le gouvernement iranien devrait comprendre les conséquences de l’antisémitisme théologique. "Il [l'antisémitisme théologique] a sévi pendant peut-être 2000 ans," a-t-il dit. "Je ne pense pas que quiconque ait été autant calomnié que les Juifs. Je dirais, bien plus que les Musulmans. Ils ont été beaucoup plus calomniés que les Musulmans parce qu’on leur reproche tout et on les calomnie pour tout. Personne ne blâme les Musulmans de quoi que ce soit." Le gouvernement iranien devrait comprendre que les Juifs "ont été expulsés de leurs terres, persécutés et maltraités partout dans le monde, pour être ceux qui ont tué Dieu. Selon moi, voilà ce qui leur est arrivé: la sélection à l’Envers. Qu’est-ce que la sélection à l’Envers? Pendant 2000 ans, ils ont fait l’objet d’une terrible persécution puis de pogroms. On aurait pu penser qu’ils auraient dû disparaître, je pense que leur culture et leur religion les ont maintenus ensemble en tant que nation." Il poursuit: "Les Juifs ont vécu une existence bien plus difficile que les nôtres. Rien ne peut être comparé à l’holocauste" Je lui ai demandé s’il dirait à Ahmadinejad ce qu’il vient de me dire. "Je le dis de sorte à ce que vous puissiez le communiquer," a-t-il répondu.

On notera avec intérêt la théorie castriste de la sélection à l’envers qui marque une franche rupture avec l’idéologie marxiste qui a toujours contesté la validité du darwinisme dans l’approche historique des faits sociaux et politiques. Cette théorie cadre cependant bien avec les présupposés sionistes habituels, y compris ceux relatifs à la "génétique" juive.
On notera surtout que Fidel Castro ne reproche à aucun moment au président Iranien de calomnier les Juifs, c’est-à-dire d’être antisémite. Et l’antisémitisme qu’évoque Fidel Castro est bel et bien l’antisémitisme chrétien. Sauf erreur de ma part, M. Ahmadinejad n’est pas Chrétien.Ce Jeffrey Golberg me fait l’effet d’être un drôle de journaliste. Vous avez peut être noté que le passage de l’article sur le président Iranien faisait référence à un autre message, dans le même article, message plus abstrait cependant" que le discours de Castro sur l’antisémitisme.
Ce message si abstrait s’adressait au premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahou, lui enjoignant de renoncer à son arsenal nucléaire.

Si c’est pas de l’abstraction ça! Bé oui, parce que demander un geste de paix aux sionistes, c’est forcément leur demander quelque chose de très abstrait qui n’a donc aucune chance de se … concrétiser.En fait, si on en croit Wikipedia, Jeffrey Golberg a toutes les qualités pour faire un bon journaliste: citoyen des Etats Unis et de l’entité sioniste, il a servi dans l’armée sioniste pendant la première intifada (comme gardien de prison). Fervent partisan de la guerre contre l’Irak il avait parlé de Saddam Hussein comme du "mal absolu." Moi qui croyais que Hitler était le mal absolu, pfff.

Ahmed, la gargouille de la cathédrale Saint-Jean

septembre 5, 2010
Je reprends l’article dans son intégralité parce que je crois que le quotidien lyonnais Le progrès ne laisse pas ses archives en libre accès.
C’est l’histoire d’Ahmed et d’Emmanuel à Lyon, une histoire oecuménique qu’on a plaisir à connaître. Pour les non Lyonnais, rappelons que la cathédrale Saint-Jean est l’édifice religieux emblématique de la capitale des Gaules.
Ahmed, chef de chantier un jour, gargouille toujours.
Le Progrès (France) 5 septembre 2010

Ahmed Benzizine travaille sur le chantier de la cathédrale Saint-Jean à Lyon pour le compte de l’entreprise forézienne Comte. Pour lui rendre hommage, un collègue l’a transformé en gargouille

Depuis plusieurs mois, le maçon lyonnais est devenu gargouille. C’est son collègue et ami, Emmanuel Fourchet, tailleur de pierre de son état, qui est à l’origine de cette facétie.
L’idée est de rendre hommage à un ouvrier qui a consacré l’essentiel de sa carrière, trente-sept années, à ce chantier éternel. Une tradition qui date du temps des bâtisseurs des cathédrales.
« Au départ, c’était une surprise mais l’information a rapidement fait le tour du chantier », s’amuse l’instigateur, qui n’en est pas à son coup d’essai. « Un maire se plaignait toujours d’être ruiné à cause de nos travaux. Du coup, je l’ai représenté sur le pinacle de l’église en homme du XIXe en train de tirer une cassette vide. »
Le maire n’a pas eu le même destin qu’Ahmed, superstar malgré lui. « Il a plus de succès avec les femmes », plaisante Emmanuel.
Lui prend ça avec philosophie. « C’est bien pour un fils d’immigré comme moi. Ça montre peut-être aux jeunes arabes que pour réussir, il faut s’investir. C’est une belle réussite pour ma famille aussi », lâche-t-il de sa petite voix.
Les mauvais esprits, qui trouvent ahurissante la mise en pierre d’un musulman dans un lieu catholique, ne le touchent pas. Il reste de marbre. « Ils sont idiots, toutes les religions ont un seul dieu et le même. »
Emmanuel, lui, dans un premier temps joue la carte de l’indifférence. Mais dans l’ascenseur qui ramène les ouvriers sur la terre ferme, il ne peut s’empêcher de demander qui fait le ramadan. Un, deux puis trois doigts se lèvent. Pour Emmanuel, la messe est dite. Même son de cloche chez Jacques Pellegrin, directeur des travaux de l’entreprise forézienne. « Un jour, des jeunes gothiques ont envahi le parvis. Celui qui les a délogés, c’est bel et bien Ahmed », s’emporte-t-il.
En tout cas, avoir sa bouille en gargouille ne change pas le quotidien d’Ahmed. Qu’il vente ou qu’il neige, il grimpe sur le toit de la primatiale dès sept heures du matin.
Chef de chantier, il guide ses jeunes apprentis avant de disparaître dans un nuage de poussière. « C’est un métier pénible et mal rémunéré alors les jeunes ils aiment ça en été mais en hiver, c’est autre chose », glisse-t-il, avant de saluer son fils, venu lui raconter son entretien d’embauche. Sur son trente et un, il dénote parmi tous ces hommes. Fierté de son père, il est ingénieur.
Thomas Monnerais

Ahmed: Gargouille de Saint-Jean
envoyé par leprogres. – L’info internationale vidéo.

Est-il immoral d’entrer dans une église?

septembre 4, 2010
J’aime bien la notion de judéo-christianisme, elle fait aujourd’hui partie des idées reçues sur lesquelles nul ne s’interroge guère. Je vous ai d’ailleurs proposé sur ce blog plusieurs éléments d’instruction judéo-chrétienne.
Aujourd’hui, c’est juste un petit rappel et c’est un rabbin qui s’en charge. Et pas un petit rabbin d’un obscur village du Birobidjan, mais le rabbin de la grande synagogue de Moscou en personne.

Des Israéliens expulsés d’une synagogue de Moscou
Le rabbin refuse à des touristes Israéliens l’entrée de la principale synagogue de la capitale russe en raison de leurs visites précédentes d’églises locales.
par Dmitry Prokofyev, Yediot Aharonot (Sionistan) 4 septembre 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un groupe de 14 touristes venus d’Israël a été expulsé de la principale synagogue de Moscou la semaine dernière. Le rabbin qui leur a ordonné de partit explique l’avoir fait parce qu’ils avaient visité plusieurs églises avant d’arriver à la synagogue.

La synagogue, située dans la capitale russe, près du Kremlin, a été construite en 1874.
 

Selon les Israéliens, le rabbin leur a dit, "les touristes Israéliens entrent aussi dans les églises, et c’est immoral. Je peux vous laisser accéder à la section des femmes et voir la galerie de la synagogue, mais vous n’accéderez pas à la grande salle et n’approcherez pas de l’Arche Sainte."

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