Archive for the ‘CIA’ Category

Quel rôle pour les services secrets américains dans les attentats de Mumbai en novembre 2008?

novembre 29, 2009
Les attentats de Mumbai en novembre 2008 avaient fait couler beaucoup d’encre et, malheureusement, beaucoup de  sang.
Un seul des auteurs présumés est actuellement aux mains de la justice indienne, les autres ayant péri au cours des attaques.
J’avais, comme d’autres à l’époque, pointé un certain nombre de problèmes liés à ces attaques meurtrières.
Cette affaire, une fois l’émotion résorbée, est passée pratiquement aux oubliettes de l’information sauf en Inde où se déroule en ce moment le procès de l’unique assaillant arrêté.
Et en Inde, on parle beaucoup d’une autre personne impliquée dans ces attentats, un certain David Coleman Headley alias Daood Gilani, un citoyen pakistano-étatsunien.

Je vous laisse découvrir dans l’article qui est David Coleman Headley: il y a vraiment de quoi être perplexe et souscrire (les yeux ouverts) à une théorie du complot.

Si l’article nous dit bien que Headley, lorsqu’il séjournait en Inde, se présentait souvent comme un agent de la CIA à ses interlocuteurs, il omet de nous dire autre chose tout aussi important: entre 2006 et 2008, Headley a tenu à Mumbai un bureau d’immigration |une officine pour aider les gens à émigrer] et se faisait passer pour juif.

Je vous laisse tirer vos propres conclusions mais permettez-moi d’esquisser les miennes: l’Inde sera dans relativement peu de temps une puissance mondiale de tout premier plan, comme la Chine ou le Brésil. Ce pays occupe en outre une position géographique stratégique aux confins de la Chine, du Pakistan et non loin de l’Iran et de tout le Moyen Orient.
Ceci n’a échappé à personne et surtout pas aux sionistes qui préparent ces changements en essayant d’investir à leur manière ces contrées. Comme d’habitude, leur démarche passe par les communautés juives locales, il en existe de fort anciennes en Chine et en Inde. Simplement, ces communautés ne sont pas forcément sionisées et leur embrigadement passe par une politique de terreur «antisémite» qui ouvre la voie à leur prise en main par les officines du gang de tel Aviv.
Les attentats de Mumbai s’inscrivent parfaitement dans cette démarche de contrôle de la communauté juive en assurant une prise en main des «chabad houses» et l’intervention sur place, avec l’accord des autorités locales, des « spécialistes » sionistes de la sécurité. Car l’entité sioniste s’appuie bien sûr sur les intérêts des pouvoirs locaux et sur les contradictions qui existent en leur sein.
On peut lire par exemple dans le Telegraph de Calcutta:


De manière curieuse, la tuerie de Juifs [à Mumbai] a amené la petite et très efficace machine militaire d’Israël à aider l’Inde, même si New Delhi a longtemps été un partisan de la cause palestinienne.

Et un peu plus loin:

A l’avenir, l’Inde, en cas de besoin, peut s’attendre à voir le Mossad, la machine de vengeance mortelle d’Israël, basculer en sa faveur. Il travaille probablement dès maintenant à «capturer» ceux qui au Pakistan étaient responsables [des attentats].

L’Inde est par aussi, rappelons-le, une destination privilégiée pour de nombreux toxicomanes ex-soldats de l’armée sioniste.

Les sionistes se préparent donc dores et déjà au déclin de leur protecteur américain dans une stratégie qui, si elle semble fonctionner avec l’Inde, rencontre plus de difficultés avec la Chine qui, avec son système politique et sa culture confucéenne, est un pays plutôt imperméable aux influences étrangères qu’il n’a pas délibérément choisies. Peut-être les sionistes n’ont-ils tout simplement pas encore trouvé la bonne porte d’entrée dans l’Empire du Milieu? Celle des «justes parmi les nations» ne semble guère prometteuse car on a pu trouver que deux Chinois à mettre sur la liste dont l’un au moins était un plénipotentiaire de la république de Chine, confinée aujourd’hui à Taï Wan que Pékin ne désespère pas de récupérer. Autre difficulté, la communauté « juive » chinoise ne représente aujourd’hui que quelques centaines de personnes dont la qualité de juifs est d’ailleurs disputée par la loi halachique qui considère qu’est juif celui dont la mère est juive alors que chez les « Juifs » Chinois, elle se transmet par le père.

Headley est-il un agent secret Américain devenu renégat?
TNN, Times of India le 27 novembre 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

NEW DELHI: C’est un complot qu’on aurait pu tirer tout droit des univers de bluff et de double bluff créés par John le Carre et Frederick Forsyth. Sauf qu’il semble s’être joué dans la vraie vie, pour le malheur de centaines de personnes innocentes. L’hypothèse séduisante selon laquelle David Headley pourrait avoir été un agent secret Américain infiltré qui serait devenu ripou travaille beaucoup de monde ici alors que les autorités US gardent ce djihadiste du Lashkar basé aux Etats Unis hors de portée des enquêteurs Indiens.

Pour rendre l’histoire encore plus dramatique, Headley pourrait avoir justement avoir donné aux services secrets US des informations qui ont empêché un attentat du Lashkar en septembre à Mumbai. La théorie – et ce n’est encore qu’une théorie – est que Headley a été utilisé pour infiltrer le Lashkar, mais s’est progressivement laissé prendre par l’influence des mêmes terroristes qu’il était supposé espionner.

Tiraillé entre deux allégeances, il pourrait avoir continué à donner des informations à ses officiers traitants Américains, et un tuyau fourni par lui pourrait même avoir aidé à éviter un attentat initialement prévu pour septembre. Mais il semble s’être engagé résolument dans le Lashkar après cela, ce qui pourrait être une des raisons qui expliquent pourquoi les services secrets américains ont été pris au dépourvu par les attaques du 26/11.

En Inde, Headley se présentait souvent comme un agent de la CIA. Mais les soupçons selon lesquels il est un agent renégat découlent surtout de l’information toute récente sue le fait que Headley, un homme avec un œil vert et l’autre brun, pouvait circuler aisément aux Etats Unis et au Pakistan en dépit de démêlés judiciaires aux USA.

Un profil publié récemment par le New York Times affirmait qu’en 1998, Headley (alors connu sous l’identité de Daood Gilani) avait été condamné pour tentative de contrebande d’héroïne entre le Pakistan et les Etats Unis. « Les dossiers du tribunal montrent qu’après son arrestation il avait fourni tant d’informations sur son rôle personnel dans le trafic de drogue qui durait depuis plus de dix ans, et sur ses fournisseurs Pakistanais qu’il avait été condamné à moins de deux ans de prison avant de se rendre au Pakistan pour mener des opérations d’infiltration et de surveillance pour la Drug Enforcement Administration (DEA), » signalait l’article du New York Times.

Ce qui laisse entendre que Headley avait passé un accord avec les autorités des Etats Unis qui l’autorisait à s’en tirer avec une peine réduite en échange d’une promesse de coopération.

Pour beaucoup ici, cela signifie aussi qu’il était quelqu’un de connu par les autorités des Etats Unis chargées de la répression du trafic de drogue et du terrorisme. Après le 11 septembre, les cloisons entre ces services étaient tombées en raison des liens entre la drogue et le terrorisme, particulièrement dans le contexte pakistano-afghan où les missions de la DEA et de la CIA s’imbriquent étroitement. Fait surprenant, la déclaration sous serment du FBI contre Headley ne mentionne pas son accord avec la DEA.

La déclaration sous serment du FBI contre Headley indique qu’il a changé son nom de Daood Gilani pour celui de David Coleman Headley en 2008 pour dissimuler son passé criminel. Comme il l’avait dit à un policier de l’air et des frontières en août 2009, c’était pour se donner la liberté de voyager inaperçu – il disait que son nouveau nom éveillait beaucoup moins de soupçons quand il voyageait.

C’est un fait que des terroristes masquent leur identité religieuse pour passer au travers de la surveillance antiterroriste, avec des organisations terroristes qui cherchent à recruter des Caucasiens (des blancs) pour de nouvelles frappes. Mais on doute généralement qu’un simple changement de nom pourrait avoir fonctionné dans le cas de Headley compte tenu de ses problèmes avec la loi mais surtout à cause des destinations où il se rendait.

Compte tenu de la réputation bien établie du Pakistan comme plaque tournante du terrorisme international, les gens qui partent de ce pays ou s’y rendent éveillent aussitôt la vigilance dans les aéroports du monde entier. De plus, Headley rencontrait souvent ses contacts aux Emirats Arabes Unis – un lieu de rendez-vous bien connu des terroristes et des trafiquants, et un endroit du plus haut intérêt pour les services chargés de la répression.

Les sceptiques ont trouvés intriguant que des agences hypersensibles des Etats Unis n’aient rien trouvé à redire aux tampons sur le passeport US de Headley. Si les sceptiques ne pensent pas avoir encore de réponse, ils inclinent vers la possibilité que Headley ait été un agent infiltré qui, tiraillé entre deux exigences contradictoires, celles de ses compagnons djihadistes qu’il devait infiltrer et celle de ses maîtres Américains, serait parti à la dérive.

Headley, de son propre aveu, a rejoint le Lashkar-e-Taiba en 2006 et a suivi un entraînement dans un des camps terroristes de cette organisation terroriste.

Ceux qui adhèrent à la théorie de « l’agent renégat » inclinent à penser que ceci était connu des Américains, toujours soucieux de soutirer des informations sur des groupes terroristes difficiles à pénétrer. Ils ont aussi le sentiment que les services US étaient peut-être conscients que l’année dernière, Headley était en Inde pour reconnaître des cibles pour des attaques du Lashkar initialement prévues pour septembre – comme l’a confirmé Ajbal Kassab dans sa déposition – et qui ont finalement été commises le 26 novembre. Au contraire, ils soupçonnent aussi que Headley pourrait avoir été la source de l’information qui a aidé les Américains à donner l’alerte sur l’attaque prévue en septembre de l’année dernière.

Dans leur avertissement, qui avait été transmis au gouvernement du Maharasthtra par l’Intelligence Bureau, les Américains avaient indiqué que d’importantes installations de Mumbai étaient visées par les djihadistes. De fait, l’alerte du FBI mentionnait spécifiquement le Taj et d’autres hôtels – le Marriott, le Land’s End et le Sea Rock.
On suppose que la défection de Headley est intervenue immédiatement après et que c’est peut-être une des raisons pour lesquelles les Américains n’ont pu, comme au mois de septembre, sentir l’attaque du 26:11. Cette suspicion est renforcés par le fait que c’est vers cette époque que le FBI a placé Headley sous sa surveillance, ce qui aboutit à son arrestation le 3 octobre de cette année.

Ces soupçons sont encore renforcés parce que les Américains tardent à donner un accès à Headley aux enquêteurs Indiens. On a l’espoir que les services indiens auront aussi la possibilité de parler au terroriste après que les charges – inculpation dans le lexique américain – seront formulées à son encontre le 1er janvier. Il existe aussi l’éventualité que Headley ait promis de se mettre à table à la condition de ne pas avoir à répondre à des enquêteurs venus d’Inde.

Mais au cours des échanges sur cette question, le FBI a été très réticent à discuter de Headley en détail – inattendu de la part d’un organisme qui avait promptement alerté sur les attaques que le Lashkar avait planifié pour septembre et sans l’aide duquel la percée dans l’enquête sur le 26/11 ne se serait pas produite.

Brüno ou les trucs et la supercherie Sacha Baron Cohen

août 2, 2009
Sacha Baron Cohen est supposé nous faire rire. N’ayant pas vu ses deux films, Borat et Brüno, qui vient de sortir dans les salles, je ne me prononcerai pas sur ce point.
Remarquons simplement que Sacha Baron Cohen tend à faire rire surtout au détriment de ceux qui ne peuvent ni répondre, ni se présenter tels qu’ils sont réellement. C’était le cas avec Borat dans lequel Baron Cohen aurait déclenché l’hilarité sur le dos des Kazakhs. Avec Brüno, nous restons dans la même veine puisque le personnage incarné par Baron Cohen est présenté comme étant un homosexuel Autrichien. A n’en pas douter, la réaction des homosexuels a toutes chances d’être très modérée, car le souvenir de l’Anschluss n’est pas loin et gare aux accusations d’antisémitisme.
Dans Borat, Sacha Baron Cohen semble avoir utilisé des séquences sans l’autorisation de citoyens Kazakhs qui disent avoir été abusés. Le même procédé se retrouve dans Brüno. En effet, dans le film, Brüno rencontre un chef terroriste dans un camp de réfugiés Palestiniens au Liban car il a pour projet de se faire enlever afin d’accéder à la notoriété internationale.
Il faut savoir que ces passages sont, s’après Sacha Baron Cohen, des séquences de type documentaire renvoyant à des comportements ou à des personnages réels. Le terroriste du film Brüno serait un authentique militant palestinien rencontré grâce notamment à l’aide de la CIA.
Or, comme dans Borat, non seulement le droit à l’image du supposé terroriste n’a pas été respecté, mais le terroriste en question n’en est pas un. Si Ayman Abu Aita est bien un militant Palestinien, c’est en tant que membre de l’aile politique du Fatah, un civil donc, qui se consacre à l’activité politique et à son travail dans le cadre d’une fondation d’aide à la construction de logements en Cisjordanie où il réside (dans un secteur sous contrôle des soldats sionistes).
C’est ce que nous explique un article du Guardian britannique dont je vous livre une traduction.

Un membre d’une organisation à but non lucratif de Bethléem stigmatisé comme terroriste par Brüno
Le militant chrétien envisage de poursuivre Sasha Baron Cohen
L’interview avait été filmée dans un hôtel, pas dans un camp de réfugiés

Par Rachel Shabi à Beit Jala, The Guardian (UK) 31 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri
s
Ayman Abu Aita, qui envisage de participer aux élections palestiniennes, ignorait qu’il serait dans Brüno, le film à succès de Sacha Baron Cohen, où il est présenté comme étant un terroriste.
Pour un supposé terroriste, Ayman Abu Aita est remarquablement facile à trouver. Il a suffi d’un coup de téléphone pour organiser une rencontre avec cet homme décrit dans le film à succès Brüno comme un «chef d’une organisation terroriste.»
Il est assis, seul, à une longue table blanche dans le jardin de l’hôtel-restaurant Everest de Beit Jala, in village dans la montagne près de Bethléem. Ceci, dit-il, est le « lieu secret, » où il a rencontré Brüno, interprété par le comédien Britannique Sacha Baron Cohen.
Apprécié des touristes, le restaurant se trouve près d’une installation militaire israélienne, non loin des sinuosités du mur de séparation et de ses miradors.
«Comment a-t-il pu dire ça de moi ? demande Abu Aita. « Il a menti dès le débit et il ment encore maintenant.»
Abu Aita, 44 ans, de Beit Sahour, près de Bethléem, est décrit dans le film Brüno comme un membre de la brigade des martyrs d’Al-Aqsa, l’aile militaire du mouvement Fatah. Maintenant Abu Aita projette de porter plainte pour diffamation, tandis que baron Cohen aurait reçu des menaces de la brigade.
Brüno, le personnage principal du film de Baron Cohen est un animateur de télévision Autrichien homosexuel et obsédé par la mode et qui, dans une brève séquence avec Abu Aita, demande à être enlevé afin de devenir célèbre. Il pense que les terroristes Palestiniens sont les «meilleurs» pour ce job parce que «al Qaïda est si 2001».
Promouvant son film récemment sur le talk show de David Letterman aux Etats Unis, Baron Cohen a expliquait que trouver un «terroriste» à interviewer pour le film avait demandé plusieurs mois et une certaine aide d’un contact à la CIA. Il décrivait les séculières [non religieuses] Brigades des Martyrs, dont la plupart ont signé un accord d’amnistie avec Israël en 2007, comme « les N°1 de l’attentat suicide par là-bas.»
Abu Aita explique : «Les Américains connaissent mon dossier. Je suis allé deux fois aux Etats Unis et je voyage souvent.» Il est un des représentants chrétiens du Fatah – de la branche politique du mouvement, insiste-t-il, pour le district de Bethléem. Il est aussi membre du conseil d’administration du Holy Land Trust, une organisation à but non lucratif qui œuvre dans le domaine du logement des Palestiniens. «Je suis un militant non-violent et je n’en ai pas honte, » dit-il.
L’interview avec Baron Cohen avait été arrangée par l’intermédiaire d’Awni Jubran, un journaliste de la Palestinian News Agency, PNN, qui avait reçu un appel du producteur du film. « Mon ami Awni m’avait dit qu’ils voulaient un qu’un militant Palestinien leur parle de la situation pour un documentaire, pour montrer aux jeunes à quoi ressemble la vie dans les territoires palestiniens,» déclare Abu Aita.
Il rencontrera Baron Cohen une semaine plus tard, accompagné de Jubran et de Sami Awad, fondateur du Holy Land Trust – bien que Baron Cohen les ait présentés comme étant des gardes du corps «du terroriste.» Abu Aita explique que l’équipe de Brüno avait choisi le lieu, qui est entièrement contrôlé par Israël – et qui est désigné dans le film comme étant le camp de réfugiés d’Aïn el-Hilweh au Liban.
«Nous faisons confiance aux gens et ne refusons jamais une opportunité de discuter de la cause palestinienne,» dit-il.
« Nous sommes allés dans une des chambres de l’hôtel en étage et avons parlé de la situation palestinienne pendant deux heures, » dit Abu Aita qui ajoute que Brüno semblait sérieux – même si sa connaissance du problème était limitée.
En toute fin de discussion, Baron Cohen avait posé deux questions sur al Qaïda et Oussama Ben Laden qu’Abu Aita avait trouvées curieusement hors de propos et qu’il avait demandé à l’interprète de répéter.
Et quand Brüno a demandé à être kidnappé, Abu Aita explique que sa véritable réponse a été éliminée au montage. «Cette question m’avait mis en colère,» déclare Abu Aita. « J’ai dit que, tout d’abord, je n’étais pas un terroriste. Ensuite que vous êtes mon hôte ici, alors je dois prendre soin de vous jusqu’à votre départ de mon pays.»
Abu Aita avait complètement oublié cet entretien jusqu’à la sortie du film et qu’il commence à recevoir un nombre incalculable d’appels de la part de Palestiniens indignés.
«Ils me demandaient comment j’avais pu permettre qu’on se moque ainsi de moi, comment j’avais pu l’accepter,» dit-il. «Ils sont mécontents que j’aie mis le peuple palestinien dans l’embarras, parce qu’on nous représente de cette manière fausse et dégoûtante.»
Abu Aita est candidat aux élections législatives palestiniennes prévues pour janvier 2010, et des candidats d’opposition se servent déjà de cet incident pour le discréditer. Il dit aussi pâtir de son apparition dans un fil gay où il y a de la nudité et des scènes de sexe explicites. «Par notre culture et nos traditions, nous refusons ce genre de choses, » explique Abu Aita.

Il est bien connu dans le secteur et plusieurs personnes attestent de son bon caractère et de son bon sens de l’humour. «Brüno peut faire des plaisanteries sur tout ce qu’il veut, mais ce n’est pas une plaisanterie,» affirme Abu Aita. «Me qualifier de terroriste n’est pas drôle – c’est un mensonge.»
Evoquant ses projets de poursuite en justice, l’officiel du Fatah affirme ne pas avoir signé d’autorisation d’utilises la séquence où il apparait dans le film. Son avocat, un Palestinien-Israélien de Nazareth indique que de tels cas aux USA peuvent aboutir à des indemnisations d’un million de dollars.

Un porte parole de Baron Cohen a refusé de s’exprimer sur ce sujet.

>Brüno ou les trucs et la supercherie Sacha Baron Cohen

août 2, 2009

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Sacha Baron Cohen est supposé nous faire rire. N’ayant pas vu ses deux films, Borat et Brüno, qui vient de sortir dans les salles, je ne me prononcerai pas sur ce point.
Remarquons simplement que Sacha Baron Cohen tend à faire rire surtout au détriment de ceux qui ne peuvent ni répondre, ni se présenter tels qu’ils sont réellement. C’était le cas avec Borat dans lequel Baron Cohen aurait déclenché l’hilarité sur le dos des Kazakhs. Avec Brüno, nous restons dans la même veine puisque le personnage incarné par Baron Cohen est présenté comme étant un homosexuel Autrichien. A n’en pas douter, la réaction des homosexuels a toutes chances d’être très modérée, car le souvenir de l’Anschluss n’est pas loin et gare aux accusations d’antisémitisme.
Dans Borat, Sacha Baron Cohen semble avoir utilisé des séquences sans l’autorisation de citoyens Kazakhs qui disent avoir été abusés. Le même procédé se retrouve dans Brüno. En effet, dans le film, Brüno rencontre un chef terroriste dans un camp de réfugiés Palestiniens au Liban car il a pour projet de se faire enlever afin d’accéder à la notoriété internationale.
Il faut savoir que ces passages sont, s’après Sacha Baron Cohen, des séquences de type documentaire renvoyant à des comportements ou à des personnages réels. Le terroriste du film Brüno serait un authentique militant palestinien rencontré grâce notamment à l’aide de la CIA.
Or, comme dans Borat, non seulement le droit à l’image du supposé terroriste n’a pas été respecté, mais le terroriste en question n’en est pas un. Si Ayman Abu Aita est bien un militant Palestinien, c’est en tant que membre de l’aile politique du Fatah, un civil donc, qui se consacre à l’activité politique et à son travail dans le cadre d’une fondation d’aide à la construction de logements en Cisjordanie où il réside (dans un secteur sous contrôle des soldats sionistes).
C’est ce que nous explique un article du Guardian britannique dont je vous livre une traduction.

Un membre d’une organisation à but non lucratif de Bethléem stigmatisé comme terroriste par Brüno
Le militant chrétien envisage de poursuivre Sasha Baron Cohen
L’interview avait été filmée dans un hôtel, pas dans un camp de réfugiés

Par Rachel Shabi à Beit Jala, The Guardian (UK) 31 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri
s
Ayman Abu Aita, qui envisage de participer aux élections palestiniennes, ignorait qu’il serait dans Brüno, le film à succès de Sacha Baron Cohen, où il est présenté comme étant un terroriste.
Pour un supposé terroriste, Ayman Abu Aita est remarquablement facile à trouver. Il a suffi d’un coup de téléphone pour organiser une rencontre avec cet homme décrit dans le film à succès Brüno comme un «chef d’une organisation terroriste.»
Il est assis, seul, à une longue table blanche dans le jardin de l’hôtel-restaurant Everest de Beit Jala, in village dans la montagne près de Bethléem. Ceci, dit-il, est le « lieu secret, » où il a rencontré Brüno, interprété par le comédien Britannique Sacha Baron Cohen.
Apprécié des touristes, le restaurant se trouve près d’une installation militaire israélienne, non loin des sinuosités du mur de séparation et de ses miradors.
«Comment a-t-il pu dire ça de moi ? demande Abu Aita. « Il a menti dès le débit et il ment encore maintenant.»
Abu Aita, 44 ans, de Beit Sahour, près de Bethléem, est décrit dans le film Brüno comme un membre de la brigade des martyrs d’Al-Aqsa, l’aile militaire du mouvement Fatah. Maintenant Abu Aita projette de porter plainte pour diffamation, tandis que baron Cohen aurait reçu des menaces de la brigade.
Brüno, le personnage principal du film de Baron Cohen est un animateur de télévision Autrichien homosexuel et obsédé par la mode et qui, dans une brève séquence avec Abu Aita, demande à être enlevé afin de devenir célèbre. Il pense que les terroristes Palestiniens sont les «meilleurs» pour ce job parce que «al Qaïda est si 2001».
Promouvant son film récemment sur le talk show de David Letterman aux Etats Unis, Baron Cohen a expliquait que trouver un «terroriste» à interviewer pour le film avait demandé plusieurs mois et une certaine aide d’un contact à la CIA. Il décrivait les séculières [non religieuses] Brigades des Martyrs, dont la plupart ont signé un accord d’amnistie avec Israël en 2007, comme « les N°1 de l’attentat suicide par là-bas.»
Abu Aita explique : «Les Américains connaissent mon dossier. Je suis allé deux fois aux Etats Unis et je voyage souvent.» Il est un des représentants chrétiens du Fatah – de la branche politique du mouvement, insiste-t-il, pour le district de Bethléem. Il est aussi membre du conseil d’administration du Holy Land Trust, une organisation à but non lucratif qui œuvre dans le domaine du logement des Palestiniens. «Je suis un militant non-violent et je n’en ai pas honte, » dit-il.
L’interview avec Baron Cohen avait été arrangée par l’intermédiaire d’Awni Jubran, un journaliste de la Palestinian News Agency, PNN, qui avait reçu un appel du producteur du film. « Mon ami Awni m’avait dit qu’ils voulaient un qu’un militant Palestinien leur parle de la situation pour un documentaire, pour montrer aux jeunes à quoi ressemble la vie dans les territoires palestiniens,» déclare Abu Aita.
Il rencontrera Baron Cohen une semaine plus tard, accompagné de Jubran et de Sami Awad, fondateur du Holy Land Trust – bien que Baron Cohen les ait présentés comme étant des gardes du corps «du terroriste.» Abu Aita explique que l’équipe de Brüno avait choisi le lieu, qui est entièrement contrôlé par Israël – et qui est désigné dans le film comme étant le camp de réfugiés d’Aïn el-Hilweh au Liban.
«Nous faisons confiance aux gens et ne refusons jamais une opportunité de discuter de la cause palestinienne,» dit-il.
« Nous sommes allés dans une des chambres de l’hôtel en étage et avons parlé de la situation palestinienne pendant deux heures, » dit Abu Aita qui ajoute que Brüno semblait sérieux – même si sa connaissance du problème était limitée.
En toute fin de discussion, Baron Cohen avait posé deux questions sur al Qaïda et Oussama Ben Laden qu’Abu Aita avait trouvées curieusement hors de propos et qu’il avait demandé à l’interprète de répéter.
Et quand Brüno a demandé à être kidnappé, Abu Aita explique que sa véritable réponse a été éliminée au montage. «Cette question m’avait mis en colère,» déclare Abu Aita. « J’ai dit que, tout d’abord, je n’étais pas un terroriste. Ensuite que vous êtes mon hôte ici, alors je dois prendre soin de vous jusqu’à votre départ de mon pays.»
Abu Aita avait complètement oublié cet entretien jusqu’à la sortie du film et qu’il commence à recevoir un nombre incalculable d’appels de la part de Palestiniens indignés.
«Ils me demandaient comment j’avais pu permettre qu’on se moque ainsi de moi, comment j’avais pu l’accepter,» dit-il. «Ils sont mécontents que j’aie mis le peuple palestinien dans l’embarras, parce qu’on nous représente de cette manière fausse et dégoûtante.»
Abu Aita est candidat aux élections législatives palestiniennes prévues pour janvier 2010, et des candidats d’opposition se servent déjà de cet incident pour le discréditer. Il dit aussi pâtir de son apparition dans un fil gay où il y a de la nudité et des scènes de sexe explicites. «Par notre culture et nos traditions, nous refusons ce genre de choses, » explique Abu Aita.

Il est bien connu dans le secteur et plusieurs personnes attestent de son bon caractère et de son bon sens de l’humour. «Brüno peut faire des plaisanteries sur tout ce qu’il veut, mais ce n’est pas une plaisanterie,» affirme Abu Aita. «Me qualifier de terroriste n’est pas drôle – c’est un mensonge.»
Evoquant ses projets de poursuite en justice, l’officiel du Fatah affirme ne pas avoir signé d’autorisation d’utilises la séquence où il apparait dans le film. Son avocat, un Palestinien-Israélien de Nazareth indique que de tels cas aux USA peuvent aboutir à des indemnisations d’un million de dollars.

Un porte parole de Baron Cohen a refusé de s’exprimer sur ce sujet.

Quand un ex responsable de la CIA souhaite ouvertement de nouveaux attentats aux Etats Unis

juillet 3, 2009
S’il est implicitement interdit de remettre en cause la version officielle des attentats du 11 septembre 2001 à New York, ainsi qu’a pu en faire l’expérience l’humoriste Jean-Marie Bigard, il n’empêche qu’on peut et doit se poser un certain nombre de questions sur ce qui s’est réellement passé.
Car même en admettant que ces attentats sont l’oeuvre d’Oussama Ben Laden et de ses subordonnés, des zones d’ombre subsistent quant à l’inertie de la police et des services secrets des Etats Unis devant les agissements d’un réseau qu’ils connaissaient pourtant bien.
Ainsi, une unité de la CIA se consacre depuis 1996 à la traque de Ben Laden. Son travail n’a pas connu le succès puisque Ben Laden, s’il n’est pas mort, serait toujours en cavale.
Mais avait-on vraiment la volonté de se saisir d’Oussama Ben Laden ?
C’est la question qu’on peut légitimement se poser après avoir lu l’article ci-dessous. On apprend en effet que l’ancien responsable de l’unité des services secrets consacrée à Ben Laden et qui a passé huit années à le pister souhaite publiquement, pour le salut de son pays, que Ben Laden commette un énorme attentat aux Etats unis.
Car le salut de son pays passe, selon ce monsieur, par l’adoption de mesures sécuritaires inédites qu’un tel attentat viendrait légitimer.
Si donc un attentat contre les Etats Unis commis par Ben Laden aurait un effet bénéfique, c’est probablement qu’en réalité le dispositif sécuritaire proposé répond à une autre menace qui, pour sa part, n’est pas identifiée ou précisée.

La colère de Stewart contre l’ex analyste de la CIA qui souhaite une attaque de Ben Laden
par David Edwards, Raw Story (USA) 2 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

C’est peut-être un genre de syndrome de Stockholm.
La même personne qui a passé en vain près d’une décennie à la tête de l’unité de la CIA chargée de trouver Oussama Ben Laden semble lui apporter son soutien.
L’ancien analyste de la CIA Michael Scheuer a déclaré pendant Tuesday Night, l’émission de Glenn Beck sur Fox News : « Le seule chance pour notre pays en ce moment précis, c’est que Ben Laden déploie et fasse exploser une énorme bombe aux Etats Unis. »
Selon sa biographie, «De 1996 à 1999, Scheuer a exercé comme chef de l’unité Ben Laden (connue sous l’appellation Alec Station), l’unité du Centre de Contreterrorisme chargée de pister Ben Laden. Il a travaillé ensuite comme conseiller spécial du chef de l’unité Ben Laden de septembre 2001 à novembre 2004.»
Pendant le Daily Show de mercredi, Jon Stewart s’est déclaré scandalisé par l’invité de Beck. «Qu’st-ce que c’est que cet enc.lé ? Et en passant, voilà ce que notre culture a de fascinant. Je suppose que vous ne m’avez pas entendu prononcer le mot ‘enc.lé.’ Parce que le gouvernement fédéral vous protège ainsi que les oreilles de vos enfants de ce genre d’insanité.»
Stewart s’est gaussé de la barbe de Scheurer : «Pendant ce temps, le jumeau malfaisant du Père Noël, uhh… en vient nonchalamment à proposer le massacre inutile d’Américains pour promouvoir son plan de sécurité nationale. Mais évidemment, dans ce pays, chacun a le droit d’avoir à sa dope-pinion.»
Pour finir, Stewart a ajouté, «Hé, est-ce que vous [les télespectateurs], auriez la possibilité de crier assez fort devant votre téléviseur à la maison pour que les gens qui se trouvent à l’intérieur vous entendent ?»

>Quand un ex responsable de la CIA souhaite ouvertement de nouveaux attentats aux Etats Unis

juillet 3, 2009

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S’il est implicitement interdit de remettre en cause la version officielle des attentats du 11 septembre 2001 à New York, ainsi qu’a pu en faire l’expérience l’humoriste Jean-Marie Bigard, il n’empêche qu’on peut et doit se poser un certain nombre de questions sur ce qui s’est réellement passé.
Car même en admettant que ces attentats sont l’oeuvre d’Oussama Ben Laden et de ses subordonnés, des zones d’ombre subsistent quant à l’inertie de la police et des services secrets des Etats Unis devant les agissements d’un réseau qu’ils connaissaient pourtant bien.
Ainsi, une unité de la CIA se consacre depuis 1996 à la traque de Ben Laden. Son travail n’a pas connu le succès puisque Ben Laden, s’il n’est pas mort, serait toujours en cavale.
Mais avait-on vraiment la volonté de se saisir d’Oussama Ben Laden ?
C’est la question qu’on peut légitimement se poser après avoir lu l’article ci-dessous. On apprend en effet que l’ancien responsable de l’unité des services secrets consacrée à Ben Laden et qui a passé huit années à le pister souhaite publiquement, pour le salut de son pays, que Ben Laden commette un énorme attentat aux Etats unis.
Car le salut de son pays passe, selon ce monsieur, par l’adoption de mesures sécuritaires inédites qu’un tel attentat viendrait légitimer.
Si donc un attentat contre les Etats Unis commis par Ben Laden aurait un effet bénéfique, c’est probablement qu’en réalité le dispositif sécuritaire proposé répond à une autre menace qui, pour sa part, n’est pas identifiée ou précisée.

La colère de Stewart contre l’ex analyste de la CIA qui souhaite une attaque de Ben Laden
par David Edwards, Raw Story (USA) 2 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

C’est peut-être un genre de syndrome de Stockholm.
La même personne qui a passé en vain près d’une décennie à la tête de l’unité de la CIA chargée de trouver Oussama Ben Laden semble lui apporter son soutien.
L’ancien analyste de la CIA Michael Scheuer a déclaré pendant Tuesday Night, l’émission de Glenn Beck sur Fox News : « Le seule chance pour notre pays en ce moment précis, c’est que Ben Laden déploie et fasse exploser une énorme bombe aux Etats Unis. »
Selon sa biographie, «De 1996 à 1999, Scheuer a exercé comme chef de l’unité Ben Laden (connue sous l’appellation Alec Station), l’unité du Centre de Contreterrorisme chargée de pister Ben Laden. Il a travaillé ensuite comme conseiller spécial du chef de l’unité Ben Laden de septembre 2001 à novembre 2004.»
Pendant le Daily Show de mercredi, Jon Stewart s’est déclaré scandalisé par l’invité de Beck. «Qu’st-ce que c’est que cet enc.lé ? Et en passant, voilà ce que notre culture a de fascinant. Je suppose que vous ne m’avez pas entendu prononcer le mot ‘enc.lé.’ Parce que le gouvernement fédéral vous protège ainsi que les oreilles de vos enfants de ce genre d’insanité.»
Stewart s’est gaussé de la barbe de Scheurer : «Pendant ce temps, le jumeau malfaisant du Père Noël, uhh… en vient nonchalamment à proposer le massacre inutile d’Américains pour promouvoir son plan de sécurité nationale. Mais évidemment, dans ce pays, chacun a le droit d’avoir à sa dope-pinion.»
Pour finir, Stewart a ajouté, «Hé, est-ce que vous [les télespectateurs], auriez la possibilité de crier assez fort devant votre téléviseur à la maison pour que les gens qui se trouvent à l’intérieur vous entendent ?»

>Sur le rôle des USA dans ce qui se passe actuellement en Iran

juin 21, 2009

>

Des partisans de Moussavi arborent une affichette écrite, bien pratique pour la presse occidentale, en anglais.
En attendant de voir si les troubles qui ont suivi le scrutin présidentiel en Iran débouchent sur une crise durable du régime voire sa chute, on constate que le dogme du trucage du score qui donne la victoire au rival du président Ahmadinedjad est battu en brèche, et pas seulement sans la blogosphère « alternative. »
Ainsi, on peut lire dans le
Washington Post (traduction ici) qu’un sondage indépendant créditait le président sortant d’une confortable avance sur son rival Mir Hosein Mousavi. On rappellera par ailleurs que Mahmoud Ahmadinedjad avait accédé pour la première fois à la présidence avec un score voisin de celui qu’il vient d’obtenir. Il avait certes obtenu ce score au deuxième tour…
Cependant, comme l’écrit Angry Arab, une bonne élection dans le tiers-monde doit correspondre aux douze critères posés par les Etats Unis et l’Occident. Et Ahmadinedjad ne répond à aucun de ces critères à la différence de, disons, de Zine el-Abidine Ben Ali (94,49 % des voix en 2004), de Hosni Moubarak (88,5 % des voix en 2005), d’Abdelaziz Bouteflika (90,24 % des voix en 2009) ou de… Jacques Chirac (82,21 % des voix en 2002).
Dans aucun de ces cas, nous n’avons observé plus que de timides réactions avant de passer à autre chose.
C’est que l’Iran est un pays qui dérange, pas à cause de sa stratégie de maîtrise du nucléaire (qui ne gêne réellement que les sionistes) mais par ses ressources en hydrocarbures et sa position stratégique au carrefour des grands flux énergétiques entre le nord et le sud, l’orient et l’occident.
D’où l’implication des USA dans ce qui se passe actuellement en Iran. C’est tout le sens de cet article de Paul Craig Roberts qui milite, preuves à l’appui, en faveur de la thèse du rôle des Etats Unis dans ce qui se passe en ce moment en Iran.
J’ajouterai simplement que j’ai l’impression que l’administration Obama est un peu gênée par des événements qui risquent de remettre en cause sa stratégie iranienne. Car, rappelons le, les choix d’ingérence en Iran ont été faits non par l’administration actuellement en fonction à Washington mais par celle de George W. Bush.

Les manifestations iraniennes sont-elles une autre "révolution colorée" orchestrée par les USA ?
par Paul Craig Roberts – Counter Punch (USA) 20 Juin 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un certain nombre de commentateurs ont exprimé leur croyance en la pureté des idéaux de Mousavi, Montazeri, et de la jeunesse occidentalisée de Téhéran.
Le plan de déstabilisation de la CIA, annoncé il ya deux ans (voir ci-dessous), n’aurait d’aucune manière influencé les événements.
On prétend qu’Ahmadinedjad a volé l’élection, parce que le résultat a été déclaré trop peu de temps après la fermeture des bureaux de vote pour que tous les bulletins aient été comptés. Pourtant, Mousavi a proclamé sa victoire plusieurs heures avant la fermeture des bureaux de vote.

Cette déstabilisation est un classique de la CIA visant à discréditer un résultat contraire à ses attentes. Elle force à une déclaration précipitée du résultat. Plus était long l’intervalle de temps entre la déclaration anticipée de victoire et la publication des scores électoraux, et plus Mousavi avait de temps pour donner l’impression que les autorités se servaient de ce délai pour manipuler le vote. Il est étonnant que cette astuce ne soit pas perçue par les gens.
Ainsi de l’accusation formulée par le grand ayatollah Montazeri selon qui l’élection a été truquée; ce dernier est celui qui avait été initialement choisi pour succéder à Khomeini avant de s’effacer devant l’actuel guide suprême [Khamenei]. Il voit dans les manifestations une opportunité de régler ses comptes avec Khamenei. Montazeri a incité à contester l’élection, qu’il soit ou non manipulé par la CIA qui a une longue histoire réussie de manipulation de politiciens aigris. Il ya une lutte de pouvoir entre les ayatollahs. Beaucoup se rangent contre Ahmadinedjad parce qu’il les accuse de corruption, s’appuyant ainsi sur le monde rural iranien où les gens croient que le style de vie des ayatollahs est le signe d’un excès de pouvoir et de richesses. A mon avis, les attaques d’Ahmadinedjad contre les ayatollahs sont opportunistes. Cependant, elles rendent étranges les dires de ses détracteurs américains selon lesquels il est un conservateur réactionnaire aligné sur les ayatollahs.
Les commentateurs « expliquent » les élections iraniennes en se basant sur leurs propres illusions, fantasmes, émotions et intérêts. Que les résultats des sondages annonçant la victoire d’Ahmadinedjad soient fiables ou non, il n’existe, pour l’heure, aucune preuve en dehors de suppositions, que le scrutin a été truqué. Par contre, nous avons des informations crédibles selon lesquelles la CIA a œuvré depuis deux ans pour déstabiliser le gouvernement iranien.
Le 23 mai 2007, Brian Ross et Richard Esposito rapportaient sur ABC News : « La CIA a reçu l’approbation secrète du président pour monter une opération secrète [« black » operation] pour déstabiliser le gouvernement iranien, ont déclaré à ABC News d’anciens et d’actuels responsables de la communauté du renseignement.»
Le 27 mai, le Telegraph de Londres rapportait de son côté : «M. Bush a signé un document officiel approuvant des plans de la CIA pour une campagne de propagande et de désinformation visant à déstabiliser et finalement renverser le régime théocratique des Mollahs.» Quelques jours auparavant, le Telegraph signalait le 16 Mai 2007, que le néoconservateur belliciste de l’administration Bush John Bolton avait déclaré au Telegraph qu’une intervention militaire américaine contre l’Iran serait «une option ultime» en cas d’échec des sanctions économiques et des tentatives pour fomenter une révolution populaire. "
Le 29 juin 2008, Seymour Hersh écrivait dans le New Yorker : «Selon des sources militaires, du renseignement et du Congrès, actuellement en exercice ou non, à la fin de l’année dernière, le Congrès a accédé à une demande du président Bush pour financer une escalade majeure des opérations secrètes contre l’Iran. Ces opérations, pour lesquelles le président avait demandé plus de 400 millions de dollars, étaient décrites dans un relevé de conclusions présidentiel signé par Bush et sont conçues pour déstabiliser le leadership religieux de ce pays.»
De nombreux participants aux manifestations de Téhéran sont sans aucun doute sincères. Ces manifestations ont également toutes les caractéristiques des manifestations orchestrées par la CIA en Géorgie et en Ukraine. Il faut être complètement aveugle pour ne pas le voir.
Daniel McAdams présente quelques points révélateurs. Par exemple, le néoconservateur Kenneth Timmerman écrivait la veille du scrutin que « on parle d’une ‘révolution verte’ à Téhéran. » Comment Timmerman peut-il le savoir s’il n’y a pas un plan orchestré ? Pourquoi une ‘révolution verte’ aurait-elle été préparée avant le scrutin, en particulier si Mousavi et ses partisans étaient si confiants dans la victoire comme ils le prétendent ? Cela ressemble à une preuve définitive que les Etats Unis sont impliqués dans les manifestations concernant l’élection.
Timmerman poursuit en écrivant que "le National Endowment for Democracy a dépensé des millions de dollars, pour la promotion de révolutions ‘colorées’. . . . . Une partie de cet argent semble s’être retrouvé entre les mains d’organisations pro Mousavi qui ont des liens avec des organisations non gouvernementales hors d’Iran et qui sont financées par le National Endowment for Democracy. » La propre fondation néoconservatrice de Timmerman, la Foundation for Democracy est « une organisation privée à but non lucratif créée en 1995 avec des subventions de la Natinal Endowment for Democracy (NED) pour promouvoir la démocratie et des normes des droits de l’homme internationalement reconnues en Iran.»

Sur le rôle des USA dans ce qui se passe actuellement en Iran

juin 21, 2009
Des partisans de Moussavi arborent une affichette écrite, bien pratique pour la presse occidentale, en anglais.
En attendant de voir si les troubles qui ont suivi le scrutin présidentiel en Iran débouchent sur une crise durable du régime voire sa chute, on constate que le dogme du trucage du score qui donne la victoire au rival du président Ahmadinedjad est battu en brèche, et pas seulement sans la blogosphère « alternative. »
Ainsi, on peut lire dans le
Washington Post (traduction ici) qu’un sondage indépendant créditait le président sortant d’une confortable avance sur son rival Mir Hosein Mousavi. On rappellera par ailleurs que Mahmoud Ahmadinedjad avait accédé pour la première fois à la présidence avec un score voisin de celui qu’il vient d’obtenir. Il avait certes obtenu ce score au deuxième tour…
Cependant, comme l’écrit Angry Arab, une bonne élection dans le tiers-monde doit correspondre aux douze critères posés par les Etats Unis et l’Occident. Et Ahmadinedjad ne répond à aucun de ces critères à la différence de, disons, de Zine el-Abidine Ben Ali (94,49 % des voix en 2004), de Hosni Moubarak (88,5 % des voix en 2005), d’Abdelaziz Bouteflika (90,24 % des voix en 2009) ou de… Jacques Chirac (82,21 % des voix en 2002).
Dans aucun de ces cas, nous n’avons observé plus que de timides réactions avant de passer à autre chose.
C’est que l’Iran est un pays qui dérange, pas à cause de sa stratégie de maîtrise du nucléaire (qui ne gêne réellement que les sionistes) mais par ses ressources en hydrocarbures et sa position stratégique au carrefour des grands flux énergétiques entre le nord et le sud, l’orient et l’occident.
D’où l’implication des USA dans ce qui se passe actuellement en Iran. C’est tout le sens de cet article de Paul Craig Roberts qui milite, preuves à l’appui, en faveur de la thèse du rôle des Etats Unis dans ce qui se passe en ce moment en Iran.
J’ajouterai simplement que j’ai l’impression que l’administration Obama est un peu gênée par des événements qui risquent de remettre en cause sa stratégie iranienne. Car, rappelons le, les choix d’ingérence en Iran ont été faits non par l’administration actuellement en fonction à Washington mais par celle de George W. Bush.

Les manifestations iraniennes sont-elles une autre "révolution colorée" orchestrée par les USA ?
par Paul Craig Roberts – Counter Punch (USA) 20 Juin 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un certain nombre de commentateurs ont exprimé leur croyance en la pureté des idéaux de Mousavi, Montazeri, et de la jeunesse occidentalisée de Téhéran.
Le plan de déstabilisation de la CIA, annoncé il ya deux ans (voir ci-dessous), n’aurait d’aucune manière influencé les événements.
On prétend qu’Ahmadinedjad a volé l’élection, parce que le résultat a été déclaré trop peu de temps après la fermeture des bureaux de vote pour que tous les bulletins aient été comptés. Pourtant, Mousavi a proclamé sa victoire plusieurs heures avant la fermeture des bureaux de vote.

Cette déstabilisation est un classique de la CIA visant à discréditer un résultat contraire à ses attentes. Elle force à une déclaration précipitée du résultat. Plus était long l’intervalle de temps entre la déclaration anticipée de victoire et la publication des scores électoraux, et plus Mousavi avait de temps pour donner l’impression que les autorités se servaient de ce délai pour manipuler le vote. Il est étonnant que cette astuce ne soit pas perçue par les gens.
Ainsi de l’accusation formulée par le grand ayatollah Montazeri selon qui l’élection a été truquée; ce dernier est celui qui avait été initialement choisi pour succéder à Khomeini avant de s’effacer devant l’actuel guide suprême [Khamenei]. Il voit dans les manifestations une opportunité de régler ses comptes avec Khamenei. Montazeri a incité à contester l’élection, qu’il soit ou non manipulé par la CIA qui a une longue histoire réussie de manipulation de politiciens aigris. Il ya une lutte de pouvoir entre les ayatollahs. Beaucoup se rangent contre Ahmadinedjad parce qu’il les accuse de corruption, s’appuyant ainsi sur le monde rural iranien où les gens croient que le style de vie des ayatollahs est le signe d’un excès de pouvoir et de richesses. A mon avis, les attaques d’Ahmadinedjad contre les ayatollahs sont opportunistes. Cependant, elles rendent étranges les dires de ses détracteurs américains selon lesquels il est un conservateur réactionnaire aligné sur les ayatollahs.
Les commentateurs « expliquent » les élections iraniennes en se basant sur leurs propres illusions, fantasmes, émotions et intérêts. Que les résultats des sondages annonçant la victoire d’Ahmadinedjad soient fiables ou non, il n’existe, pour l’heure, aucune preuve en dehors de suppositions, que le scrutin a été truqué. Par contre, nous avons des informations crédibles selon lesquelles la CIA a œuvré depuis deux ans pour déstabiliser le gouvernement iranien.
Le 23 mai 2007, Brian Ross et Richard Esposito rapportaient sur ABC News : « La CIA a reçu l’approbation secrète du président pour monter une opération secrète [« black » operation] pour déstabiliser le gouvernement iranien, ont déclaré à ABC News d’anciens et d’actuels responsables de la communauté du renseignement.»
Le 27 mai, le Telegraph de Londres rapportait de son côté : «M. Bush a signé un document officiel approuvant des plans de la CIA pour une campagne de propagande et de désinformation visant à déstabiliser et finalement renverser le régime théocratique des Mollahs.» Quelques jours auparavant, le Telegraph signalait le 16 Mai 2007, que le néoconservateur belliciste de l’administration Bush John Bolton avait déclaré au Telegraph qu’une intervention militaire américaine contre l’Iran serait «une option ultime» en cas d’échec des sanctions économiques et des tentatives pour fomenter une révolution populaire. "
Le 29 juin 2008, Seymour Hersh écrivait dans le New Yorker : «Selon des sources militaires, du renseignement et du Congrès, actuellement en exercice ou non, à la fin de l’année dernière, le Congrès a accédé à une demande du président Bush pour financer une escalade majeure des opérations secrètes contre l’Iran. Ces opérations, pour lesquelles le président avait demandé plus de 400 millions de dollars, étaient décrites dans un relevé de conclusions présidentiel signé par Bush et sont conçues pour déstabiliser le leadership religieux de ce pays.»
De nombreux participants aux manifestations de Téhéran sont sans aucun doute sincères. Ces manifestations ont également toutes les caractéristiques des manifestations orchestrées par la CIA en Géorgie et en Ukraine. Il faut être complètement aveugle pour ne pas le voir.
Daniel McAdams présente quelques points révélateurs. Par exemple, le néoconservateur Kenneth Timmerman écrivait la veille du scrutin que « on parle d’une ‘révolution verte’ à Téhéran. » Comment Timmerman peut-il le savoir s’il n’y a pas un plan orchestré ? Pourquoi une ‘révolution verte’ aurait-elle été préparée avant le scrutin, en particulier si Mousavi et ses partisans étaient si confiants dans la victoire comme ils le prétendent ? Cela ressemble à une preuve définitive que les Etats Unis sont impliqués dans les manifestations concernant l’élection.
Timmerman poursuit en écrivant que "le National Endowment for Democracy a dépensé des millions de dollars, pour la promotion de révolutions ‘colorées’. . . . . Une partie de cet argent semble s’être retrouvé entre les mains d’organisations pro Mousavi qui ont des liens avec des organisations non gouvernementales hors d’Iran et qui sont financées par le National Endowment for Democracy. » La propre fondation néoconservatrice de Timmerman, la Foundation for Democracy est « une organisation privée à but non lucratif créée en 1995 avec des subventions de la Natinal Endowment for Democracy (NED) pour promouvoir la démocratie et des normes des droits de l’homme internationalement reconnues en Iran.»

Sur le rôle des USA dans ce qui se passe actuellement en Iran

juin 21, 2009
Des partisans de Moussavi arborent une affichette écrite, bien pratique pour la presse occidentale, en anglais.
En attendant de voir si les troubles qui ont suivi le scrutin présidentiel en Iran débouchent sur une crise durable du régime voire sa chute, on constate que le dogme du trucage du score qui donne la victoire au rival du président Ahmadinedjad est battu en brèche, et pas seulement sans la blogosphère « alternative. »
Ainsi, on peut lire dans le
Washington Post (traduction ici) qu’un sondage indépendant créditait le président sortant d’une confortable avance sur son rival Mir Hosein Mousavi. On rappellera par ailleurs que Mahmoud Ahmadinedjad avait accédé pour la première fois à la présidence avec un score voisin de celui qu’il vient d’obtenir. Il avait certes obtenu ce score au deuxième tour…
Cependant, comme l’écrit Angry Arab, une bonne élection dans le tiers-monde doit correspondre aux douze critères posés par les Etats Unis et l’Occident. Et Ahmadinedjad ne répond à aucun de ces critères à la différence de, disons, de Zine el-Abidine Ben Ali (94,49 % des voix en 2004), de Hosni Moubarak (88,5 % des voix en 2005), d’Abdelaziz Bouteflika (90,24 % des voix en 2009) ou de… Jacques Chirac (82,21 % des voix en 2002).
Dans aucun de ces cas, nous n’avons observé plus que de timides réactions avant de passer à autre chose.
C’est que l’Iran est un pays qui dérange, pas à cause de sa stratégie de maîtrise du nucléaire (qui ne gêne réellement que les sionistes) mais par ses ressources en hydrocarbures et sa position stratégique au carrefour des grands flux énergétiques entre le nord et le sud, l’orient et l’occident.
D’où l’implication des USA dans ce qui se passe actuellement en Iran. C’est tout le sens de cet article de Paul Craig Roberts qui milite, preuves à l’appui, en faveur de la thèse du rôle des Etats Unis dans ce qui se passe en ce moment en Iran.
J’ajouterai simplement que j’ai l’impression que l’administration Obama est un peu gênée par des événements qui risquent de remettre en cause sa stratégie iranienne. Car, rappelons le, les choix d’ingérence en Iran ont été faits non par l’administration actuellement en fonction à Washington mais par celle de George W. Bush.

Les manifestations iraniennes sont-elles une autre "révolution colorée" orchestrée par les USA ?
par Paul Craig Roberts – Counter Punch (USA) 20 Juin 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un certain nombre de commentateurs ont exprimé leur croyance en la pureté des idéaux de Mousavi, Montazeri, et de la jeunesse occidentalisée de Téhéran.
Le plan de déstabilisation de la CIA, annoncé il ya deux ans (voir ci-dessous), n’aurait d’aucune manière influencé les événements.
On prétend qu’Ahmadinedjad a volé l’élection, parce que le résultat a été déclaré trop peu de temps après la fermeture des bureaux de vote pour que tous les bulletins aient été comptés. Pourtant, Mousavi a proclamé sa victoire plusieurs heures avant la fermeture des bureaux de vote.

Cette déstabilisation est un classique de la CIA visant à discréditer un résultat contraire à ses attentes. Elle force à une déclaration précipitée du résultat. Plus était long l’intervalle de temps entre la déclaration anticipée de victoire et la publication des scores électoraux, et plus Mousavi avait de temps pour donner l’impression que les autorités se servaient de ce délai pour manipuler le vote. Il est étonnant que cette astuce ne soit pas perçue par les gens.
Ainsi de l’accusation formulée par le grand ayatollah Montazeri selon qui l’élection a été truquée; ce dernier est celui qui avait été initialement choisi pour succéder à Khomeini avant de s’effacer devant l’actuel guide suprême [Khamenei]. Il voit dans les manifestations une opportunité de régler ses comptes avec Khamenei. Montazeri a incité à contester l’élection, qu’il soit ou non manipulé par la CIA qui a une longue histoire réussie de manipulation de politiciens aigris. Il ya une lutte de pouvoir entre les ayatollahs. Beaucoup se rangent contre Ahmadinedjad parce qu’il les accuse de corruption, s’appuyant ainsi sur le monde rural iranien où les gens croient que le style de vie des ayatollahs est le signe d’un excès de pouvoir et de richesses. A mon avis, les attaques d’Ahmadinedjad contre les ayatollahs sont opportunistes. Cependant, elles rendent étranges les dires de ses détracteurs américains selon lesquels il est un conservateur réactionnaire aligné sur les ayatollahs.
Les commentateurs « expliquent » les élections iraniennes en se basant sur leurs propres illusions, fantasmes, émotions et intérêts. Que les résultats des sondages annonçant la victoire d’Ahmadinedjad soient fiables ou non, il n’existe, pour l’heure, aucune preuve en dehors de suppositions, que le scrutin a été truqué. Par contre, nous avons des informations crédibles selon lesquelles la CIA a œuvré depuis deux ans pour déstabiliser le gouvernement iranien.
Le 23 mai 2007, Brian Ross et Richard Esposito rapportaient sur ABC News : « La CIA a reçu l’approbation secrète du président pour monter une opération secrète [« black » operation] pour déstabiliser le gouvernement iranien, ont déclaré à ABC News d’anciens et d’actuels responsables de la communauté du renseignement.»
Le 27 mai, le Telegraph de Londres rapportait de son côté : «M. Bush a signé un document officiel approuvant des plans de la CIA pour une campagne de propagande et de désinformation visant à déstabiliser et finalement renverser le régime théocratique des Mollahs.» Quelques jours auparavant, le Telegraph signalait le 16 Mai 2007, que le néoconservateur belliciste de l’administration Bush John Bolton avait déclaré au Telegraph qu’une intervention militaire américaine contre l’Iran serait «une option ultime» en cas d’échec des sanctions économiques et des tentatives pour fomenter une révolution populaire. "
Le 29 juin 2008, Seymour Hersh écrivait dans le New Yorker : «Selon des sources militaires, du renseignement et du Congrès, actuellement en exercice ou non, à la fin de l’année dernière, le Congrès a accédé à une demande du président Bush pour financer une escalade majeure des opérations secrètes contre l’Iran. Ces opérations, pour lesquelles le président avait demandé plus de 400 millions de dollars, étaient décrites dans un relevé de conclusions présidentiel signé par Bush et sont conçues pour déstabiliser le leadership religieux de ce pays.»
De nombreux participants aux manifestations de Téhéran sont sans aucun doute sincères. Ces manifestations ont également toutes les caractéristiques des manifestations orchestrées par la CIA en Géorgie et en Ukraine. Il faut être complètement aveugle pour ne pas le voir.
Daniel McAdams présente quelques points révélateurs. Par exemple, le néoconservateur Kenneth Timmerman écrivait la veille du scrutin que « on parle d’une ‘révolution verte’ à Téhéran. » Comment Timmerman peut-il le savoir s’il n’y a pas un plan orchestré ? Pourquoi une ‘révolution verte’ aurait-elle été préparée avant le scrutin, en particulier si Mousavi et ses partisans étaient si confiants dans la victoire comme ils le prétendent ? Cela ressemble à une preuve définitive que les Etats Unis sont impliqués dans les manifestations concernant l’élection.
Timmerman poursuit en écrivant que "le National Endowment for Democracy a dépensé des millions de dollars, pour la promotion de révolutions ‘colorées’. . . . . Une partie de cet argent semble s’être retrouvé entre les mains d’organisations pro Mousavi qui ont des liens avec des organisations non gouvernementales hors d’Iran et qui sont financées par le National Endowment for Democracy. » La propre fondation néoconservatrice de Timmerman, la Foundation for Democracy est « une organisation privée à but non lucratif créée en 1995 avec des subventions de la Natinal Endowment for Democracy (NED) pour promouvoir la démocratie et des normes des droits de l’homme internationalement reconnues en Iran.»

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