Archive for the ‘Haaretz’ Category

Pressions sionistes pour ramener le silence sur Gaza

juillet 26, 2009
Le rapport de l’ONG Breaking the Silence a fait du bruit et nos journaux n’ont pu faire autrement que d’évoquer ces témoignages de soldats sionistes sur les « règles d’engagement » de leur « armée » à Gaza en décembre et janvier derniers.
Certes le commandement des terroristes sionistes a démenti et expliqué que Tsahal (sobriquet du gang armé sioniste) n’avait rien à se reprocher.
Ca c’est pour la galerie et, depuis, les choses sérieuses ont commencé pour les parrains de la mafia sioniste. On apprend ainsi que l’émissaire du gang sioniste à La Haye a fait pression sur la diplomatie néerlandaise pour que son ambassade cesse de subventionner, à hauteur de 19 995 € l’ONG susmentionnée à l’insu, comble de l’horreur, du chef de la diplomatie néerlandaise qui est par ailleurs un partisan résolu de la voyoucratie sioniste.


Pressions israéliennes sur les Pays Bas pour leur appui à une ONG financée aussi par l’Espagne
EFE – El Mundo (Esp) 26 juillet 2009 traduit de l’espagnol par Djazaïri
La diplomatie israélienne a exercé des pressions sur les Pays Bas pour qu’ils cessent de financer une ONG israélienne critique de l’action de l’armée de ce pays et qui reçoit également un soutien financier de l’Espagne, rapporte le quotidien Haaretz.

Harry Knei-Tal, ambassadeur d’Israël à La Haye, a rencontré la semaine dernière le directeur général de la diplomatie néerlandaise pour protester contre les aides à l’ONG « Rompre le Silence, » créée en 2004 pour lancer un débat sur le rôle de l’armée dans les territoires palestiniens occupés.
Selon ce journal, le ministre Néerlandais des affaires étrangères, Maxime Verhagen – un des principaux soutiens de l’Etat juif dans l’Union Européenne – ignorait l’existence de ce financement fourni par l’ambassade à Tel Aviv et qui s’élève à 19 995€, cinq de moins que la somme qui oblige à obtenir l’approbation de La Haye.
Verhagen a été contrarié et les Pays Bas remettent désormais en question le financement de cette ONG qui est particulièrement dans le collimateur des autorités israéliennes depuis qu’elle a diffusé, la semaine dernière, un rapport contenant les récits de 26 soldats qui ont partcipé à l’offensive israélienne sur Gaza en décembre et janvier derniers, au cours de laquelle 1400 Palestiniens ont péri, en majorité des civils.
Les témoignages parlent de brutalité et de non respect de la distinction entre combattants et civils, de l’absence de règles d’engagement du combat et de la règle du «tire si tu en as envie,» ainsi que du recours à des boucliers humains et au phosphore blanc dans des zones peuplées.
Financement
L’Espagne, le Royaume Uni, l’Union Européenne et le « New Israeli Fund » – une organisation sise à Washington qui promeut la justice sociale, l’égalité et le changement démocratique en Israël – financent aussi «Rompre le Silence.»
Haaretz précise qu’Israël « n’a pas encore contacté » les deux premiers mentionnés. Le porte parole du ministère israélien de l’intérieur, Igal Palmor, a refusé de commenter les informations de Haaretz, même s’il a précisé que «de manière générale » Israël trouve « extrêmement étrange » que « un gouvernement ami s’immisce dans la vie politique active d’un pays démocratique » en «finançant des mouvements politiques » et « d’opposition.»
Le directeur exécutif de l’ONG, Yehuda Shaul, dit ignorer les pressions en question et qu’aucune ambassade ne les a contactés pour leur annoncer des changements dans le financement.
Après avoir ironisé sur le «scandale» qu’impliquerait « le financement par des pays européens d’une organisation des droits de l’Homme, » Shaul relie les pressions à une « tentative de détourner l’attention du vrai débat : le comportement des troupes israéliennes pendant l’attaque sur Gaza.»
Il présise en outre que les subventions apportées par Madrid et Londres « ne vont même pas à l’analyse de ce qui s’est passé à Gaza mais à un travail éducatif dans des écoles, des centre de préparation à l’armée et à l’organisation de visites guidées» à Hébron et ses environs et au sud de la Cisjordanie.
Un quotidien israélien, le Jerusalem Post, avait publié la semaine dernière les sources de financement de «Rompre le Silence» en 2008.

L’ONG n’a pas l’obligation de rendre publique l’identité de ses donateurs, mais devant la requête du journal elle a répondu en considérant qu’elle n’avait «rien à cacher.»

>Pressions sionistes pour ramener le silence sur Gaza

juillet 26, 2009

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Le rapport de l’ONG Breaking the Silence a fait du bruit et nos journaux n’ont pu faire autrement que d’évoquer ces témoignages de soldats sionistes sur les « règles d’engagement » de leur « armée » à Gaza en décembre et janvier derniers.
Certes le commandement des terroristes sionistes a démenti et expliqué que Tsahal (sobriquet du gang armé sioniste) n’avait rien à se reprocher.
Ca c’est pour la galerie et, depuis, les choses sérieuses ont commencé pour les parrains de la mafia sioniste. On apprend ainsi que l’émissaire du gang sioniste à La Haye a fait pression sur la diplomatie néerlandaise pour que son ambassade cesse de subventionner, à hauteur de 19 995 € l’ONG susmentionnée à l’insu, comble de l’horreur, du chef de la diplomatie néerlandaise qui est par ailleurs un partisan résolu de la voyoucratie sioniste.


Pressions israéliennes sur les Pays Bas pour leur appui à une ONG financée aussi par l’Espagne
EFE – El Mundo (Esp) 26 juillet 2009 traduit de l’espagnol par Djazaïri
La diplomatie israélienne a exercé des pressions sur les Pays Bas pour qu’ils cessent de financer une ONG israélienne critique de l’action de l’armée de ce pays et qui reçoit également un soutien financier de l’Espagne, rapporte le quotidien Haaretz.

Harry Knei-Tal, ambassadeur d’Israël à La Haye, a rencontré la semaine dernière le directeur général de la diplomatie néerlandaise pour protester contre les aides à l’ONG « Rompre le Silence, » créée en 2004 pour lancer un débat sur le rôle de l’armée dans les territoires palestiniens occupés.
Selon ce journal, le ministre Néerlandais des affaires étrangères, Maxime Verhagen – un des principaux soutiens de l’Etat juif dans l’Union Européenne – ignorait l’existence de ce financement fourni par l’ambassade à Tel Aviv et qui s’élève à 19 995€, cinq de moins que la somme qui oblige à obtenir l’approbation de La Haye.
Verhagen a été contrarié et les Pays Bas remettent désormais en question le financement de cette ONG qui est particulièrement dans le collimateur des autorités israéliennes depuis qu’elle a diffusé, la semaine dernière, un rapport contenant les récits de 26 soldats qui ont partcipé à l’offensive israélienne sur Gaza en décembre et janvier derniers, au cours de laquelle 1400 Palestiniens ont péri, en majorité des civils.
Les témoignages parlent de brutalité et de non respect de la distinction entre combattants et civils, de l’absence de règles d’engagement du combat et de la règle du «tire si tu en as envie,» ainsi que du recours à des boucliers humains et au phosphore blanc dans des zones peuplées.
Financement
L’Espagne, le Royaume Uni, l’Union Européenne et le « New Israeli Fund » – une organisation sise à Washington qui promeut la justice sociale, l’égalité et le changement démocratique en Israël – financent aussi «Rompre le Silence.»
Haaretz précise qu’Israël « n’a pas encore contacté » les deux premiers mentionnés. Le porte parole du ministère israélien de l’intérieur, Igal Palmor, a refusé de commenter les informations de Haaretz, même s’il a précisé que «de manière générale » Israël trouve « extrêmement étrange » que « un gouvernement ami s’immisce dans la vie politique active d’un pays démocratique » en «finançant des mouvements politiques » et « d’opposition.»
Le directeur exécutif de l’ONG, Yehuda Shaul, dit ignorer les pressions en question et qu’aucune ambassade ne les a contactés pour leur annoncer des changements dans le financement.
Après avoir ironisé sur le «scandale» qu’impliquerait « le financement par des pays européens d’une organisation des droits de l’Homme, » Shaul relie les pressions à une « tentative de détourner l’attention du vrai débat : le comportement des troupes israéliennes pendant l’attaque sur Gaza.»
Il présise en outre que les subventions apportées par Madrid et Londres « ne vont même pas à l’analyse de ce qui s’est passé à Gaza mais à un travail éducatif dans des écoles, des centre de préparation à l’armée et à l’organisation de visites guidées» à Hébron et ses environs et au sud de la Cisjordanie.
Un quotidien israélien, le Jerusalem Post, avait publié la semaine dernière les sources de financement de «Rompre le Silence» en 2008.

L’ONG n’a pas l’obligation de rendre publique l’identité de ses donateurs, mais devant la requête du journal elle a répondu en considérant qu’elle n’avait «rien à cacher.»

Un officier reconnaît que l’armée sioniste n’a pas vaincu le Hamas

janvier 29, 2009
On présente souvent le quotidien Haaretz comme le journal de qualité du Sionistan. S’il est vrai qu’il accueille des plumes de valeur, comme celles de Gideon Levy ou d’Amira Haas, Haaretz n’en reste pas moins un instrument de la propagande sioniste.

Un article intitulé «Israël a raté une chance historique d’éliminer le Hamas» illustre bien ce propos. Rédigé par Amos Harel, l’article comme son titre reprennent le discours du général de réserve Avi Fogel selon qui:

«entre le deuxième week-end de l’opération, le 10 janvier, et la prise de fonctions du président Etatsunien Obama le 20, nous avions une quantité suffisante de troupes pour élargir l’offensive et réaliser des gains supplémentaires significatifs. Nous étions tout près de vaincre le Hamas.»

Cet article apparemment «bien documenté» se voit apporter un démenti cinglant par le lieutenant-colonel Avi G. qui, à la différence du général n’était pas à l’arrière à commander des artilleurs mais sur le front avec l’infanterie et les blindés. Et, selon ce colonel :

Fogel se trompe. L’armée israélienne s’est enlisée quand elle est entrée dans les zones urbaines. Certes, les commentaires de Fogel sont intéressants, mais il était en sécurité à l’arrière et non sur le front où on nous tirait dessus.
L’armée [sioniste] a bien progressé jusqu’à notre arrivée dans des zones densément peuplées de Gaza. Nos tanks ne pouvaient pas manœuvrer correctement. Les rues étaient si étroites et les tirs antichars devinrent si nourris que nos forces reçurent l’ordre de se replier pour éviter des pertes. Oui, nous aurions pu finalement détruire le Hamas mais le prix en aurait été des centaines de soldats israéliens tués et blessés. Le Hamas d’aujourd’hui n’est pas le Hamas d’il y a dix ans. C’est une force de type commando bien entraînée qui ne le cède actuellement qu’au Hezbollah. Fogel me rappelle une histoire que nous racontait feu mon père, « Nous avons tué un ours mais c’est papa qui l’a tué.»

A partir d’éléments trouvés via AR Online

>Un officier reconnaît que l’armée sioniste n’a pas vaincu le Hamas

janvier 29, 2009

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On présente souvent le quotidien Haaretz comme le journal de qualité du Sionistan. S’il est vrai qu’il accueille des plumes de valeur, comme celles de Gideon Levy ou d’Amira Haas, Haaretz n’en reste pas moins un instrument de la propagande sioniste.

Un article intitulé «Israël a raté une chance historique d’éliminer le Hamas» illustre bien ce propos. Rédigé par Amos Harel, l’article comme son titre reprennent le discours du général de réserve Avi Fogel selon qui:

«entre le deuxième week-end de l’opération, le 10 janvier, et la prise de fonctions du président Etatsunien Obama le 20, nous avions une quantité suffisante de troupes pour élargir l’offensive et réaliser des gains supplémentaires significatifs. Nous étions tout près de vaincre le Hamas.»

Cet article apparemment «bien documenté» se voit apporter un démenti cinglant par le lieutenant-colonel Avi G. qui, à la différence du général n’était pas à l’arrière à commander des artilleurs mais sur le front avec l’infanterie et les blindés. Et, selon ce colonel :

Fogel se trompe. L’armée israélienne s’est enlisée quand elle est entrée dans les zones urbaines. Certes, les commentaires de Fogel sont intéressants, mais il était en sécurité à l’arrière et non sur le front où on nous tirait dessus.
L’armée [sioniste] a bien progressé jusqu’à notre arrivée dans des zones densément peuplées de Gaza. Nos tanks ne pouvaient pas manœuvrer correctement. Les rues étaient si étroites et les tirs antichars devinrent si nourris que nos forces reçurent l’ordre de se replier pour éviter des pertes. Oui, nous aurions pu finalement détruire le Hamas mais le prix en aurait été des centaines de soldats israéliens tués et blessés. Le Hamas d’aujourd’hui n’est pas le Hamas d’il y a dix ans. C’est une force de type commando bien entraînée qui ne le cède actuellement qu’au Hezbollah. Fogel me rappelle une histoire que nous racontait feu mon père, « Nous avons tué un ours mais c’est papa qui l’a tué.»

A partir d’éléments trouvés via AR Online

Yossi Sarid / Si j’étais (ou si vous étiez) Palestinien

janvier 3, 2009

Dans l’entité sioniste, il existe bien quelques voix empreintes de rationalité et d’humanité comme celle de Yossi Sarid. Je dis bien «quelques,» car il ne faudrait pas s’imaginer que ces voix, par ailleurs divergentes sur de nombreux points, représentent un courant d’une importance quelconque dans l’opinion sioniste.

Ceci dit, ces voix sont toujours bonnes à entendre particulièrement dans les moments difficiles comme ces derniers jours et laissent entrouvert l’espoir qu’un jour la population de l’entité et ses dirigeants entendront la voix de la raison et trouveront un chemin vers l’humanité qu’ils refusent aux Palestiniens mais dont eux-mêmes manquent singulièrement.

Yossi Sarid / Si j’étais (ou si vous étiez) Palestinien

par Yossi Sarid, Haaretz (Sionistan), 2 janvier 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Cette semaine j’ai parlé de la guerre à Gaza avec mes étudiants, pendant un cours sur la sécurité nationale. Un étudiant, qui avait exprimé ce qu’on considère comme des opinions plutôt conservatrices – c’est-à-dire des opinions tendant légèrement à droite – a réussi à me surprendre. Sans aucune provocation de ma part, il a ouvert son cœur et avoué : « Si j’étais un jeune Palestinien, » a-t-il dit, «je combattrais les Juifs de toutes mes forces, même par le terrorisme. Quiconque dit autre chose vous ment.

Ses propos m’avaient semblés familiers – je les avais déjà entendu auparavant. Je m’en suis souvenu soudain : il y a environ dix ans, ils avaient été tenus par notre ministre de la défense, Ehud Barak. A l’époque, le journaliste de Haaretz Gideon Levy lui avait demandé, en sa qualité de candidat au poste de premier ministre, ce qu’il ferait s’il était né Palestinien et Barak avait répondu avec franchise : « Je rejoindrais une organisation terroriste.

Ce n’est pas ma réponse personnelle ; le terrorisme pratiqué par des individus, des organisations ou des Etats cherche toujours à infliger des pertes à une population civile qui n’a tué personne. Non seulement le terrorisme est aveugle – détruisant à la fois le saint et le pécheur – mais il agrandit le cercle des durs chez qui le sang monte à la tête : Notre sang est sur leurs têtes, leur sang est sur nos têtes. Et quand on fait l’inventaire du sang des innocents, qui peut en payer le prix en totalité, et quand.

Je hais les terroristes du monde entier, quel que soit le but de leur combat. Cependant, je soutiens toutes les révoltes civiles actives contre n’importe quelle occupation, et Israël figure aussi parmi les occupants méprisables. De telles révoltes sont à la fois plus justes et plus efficaces, et elles n’éteignent pas la flamme d’humanité qui est en nous. Et peut-être suis-je simplement un homme trop vieux pour être un terroriste.

Mais, car il y a un mais, si un jeune aux idées conservatrices a une réponse spontanée qui diffère de la mienne, et que la même réponse a échappé à un général Israélien, alors tout un chacun doit se voir comme si son propre fils courait dans la mauvaise file. Si les choses étaient inversées, notre fils adoré serait presque à coup sûr un foutu terroriste, car il appartiendrait à la troisième ou quatrième génération à connaître le statut de réfugié et l’oppression, et d’où viendrait le salut ? Il n’aurait rien à perdre que ses chaînes.

Tandis que nous, sa mère et son père, pleurerions le départ de ce fils parce qu’il ne reviendra jamais pour revoir la terre où il est né et ses parents ne le reverront plus sauf sur une photographie sur un mur, en tant que chahid, un martyr. Pourrions-nous le retenir avant qu’il mette son plan à exécution? Ne comprendrions-nous pas ce qu’il ressent ? Ce qu’Ehud Barak a compris en son temps – serions-nous incapables de le comprendre?

De jeunes gens sans avenir abandonneront facilement leur avenir qu’ils ne parviennent pas à voir à l’horizon. Leur passé d’enfants des rues et leur présent de chômage et d’oisiveté humiliants leur ferment tous espoir : Leur mort vaut mieux que leur vie, et encore mieux que nos vies, à nous leurs oppresseurs – c’est ainsi qu’ils le ressentent. Du jour de leur naissance à celui où ils ne seront plus de ce monde, ils auront vu leur terre devant eux, terre où ils n’iront pas en tant que peuple libre.

Il n’y a pas les bons et les méchants, il y a seulement des dirigeants qui se conduisent de manière responsable ou délirante. Et aujourd’hui, nous combattons ceux à qui une bonne partie d’entre nous ressemblerait si nous avions étés à leur place pendant 41 ans et demie.

>Yossi Sarid / Si j’étais (ou si vous étiez) Palestinien

janvier 3, 2009

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Dans l’entité sioniste, il existe bien quelques voix empreintes de rationalité et d’humanité comme celle de Yossi Sarid. Je dis bien «quelques,» car il ne faudrait pas s’imaginer que ces voix, par ailleurs divergentes sur de nombreux points, représentent un courant d’une importance quelconque dans l’opinion sioniste.

Ceci dit, ces voix sont toujours bonnes à entendre particulièrement dans les moments difficiles comme ces derniers jours et laissent entrouvert l’espoir qu’un jour la population de l’entité et ses dirigeants entendront la voix de la raison et trouveront un chemin vers l’humanité qu’ils refusent aux Palestiniens mais dont eux-mêmes manquent singulièrement.

Yossi Sarid / Si j’étais (ou si vous étiez) Palestinien

par Yossi Sarid, Haaretz (Sionistan), 2 janvier 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Cette semaine j’ai parlé de la guerre à Gaza avec mes étudiants, pendant un cours sur la sécurité nationale. Un étudiant, qui avait exprimé ce qu’on considère comme des opinions plutôt conservatrices – c’est-à-dire des opinions tendant légèrement à droite – a réussi à me surprendre. Sans aucune provocation de ma part, il a ouvert son cœur et avoué : « Si j’étais un jeune Palestinien, » a-t-il dit, «je combattrais les Juifs de toutes mes forces, même par le terrorisme. Quiconque dit autre chose vous ment.

Ses propos m’avaient semblés familiers – je les avais déjà entendu auparavant. Je m’en suis souvenu soudain : il y a environ dix ans, ils avaient été tenus par notre ministre de la défense, Ehud Barak. A l’époque, le journaliste de Haaretz Gideon Levy lui avait demandé, en sa qualité de candidat au poste de premier ministre, ce qu’il ferait s’il était né Palestinien et Barak avait répondu avec franchise : « Je rejoindrais une organisation terroriste.

Ce n’est pas ma réponse personnelle ; le terrorisme pratiqué par des individus, des organisations ou des Etats cherche toujours à infliger des pertes à une population civile qui n’a tué personne. Non seulement le terrorisme est aveugle – détruisant à la fois le saint et le pécheur – mais il agrandit le cercle des durs chez qui le sang monte à la tête : Notre sang est sur leurs têtes, leur sang est sur nos têtes. Et quand on fait l’inventaire du sang des innocents, qui peut en payer le prix en totalité, et quand.

Je hais les terroristes du monde entier, quel que soit le but de leur combat. Cependant, je soutiens toutes les révoltes civiles actives contre n’importe quelle occupation, et Israël figure aussi parmi les occupants méprisables. De telles révoltes sont à la fois plus justes et plus efficaces, et elles n’éteignent pas la flamme d’humanité qui est en nous. Et peut-être suis-je simplement un homme trop vieux pour être un terroriste.

Mais, car il y a un mais, si un jeune aux idées conservatrices a une réponse spontanée qui diffère de la mienne, et que la même réponse a échappé à un général Israélien, alors tout un chacun doit se voir comme si son propre fils courait dans la mauvaise file. Si les choses étaient inversées, notre fils adoré serait presque à coup sûr un foutu terroriste, car il appartiendrait à la troisième ou quatrième génération à connaître le statut de réfugié et l’oppression, et d’où viendrait le salut ? Il n’aurait rien à perdre que ses chaînes.

Tandis que nous, sa mère et son père, pleurerions le départ de ce fils parce qu’il ne reviendra jamais pour revoir la terre où il est né et ses parents ne le reverront plus sauf sur une photographie sur un mur, en tant que chahid, un martyr. Pourrions-nous le retenir avant qu’il mette son plan à exécution? Ne comprendrions-nous pas ce qu’il ressent ? Ce qu’Ehud Barak a compris en son temps – serions-nous incapables de le comprendre?

De jeunes gens sans avenir abandonneront facilement leur avenir qu’ils ne parviennent pas à voir à l’horizon. Leur passé d’enfants des rues et leur présent de chômage et d’oisiveté humiliants leur ferment tous espoir : Leur mort vaut mieux que leur vie, et encore mieux que nos vies, à nous leurs oppresseurs – c’est ainsi qu’ils le ressentent. Du jour de leur naissance à celui où ils ne seront plus de ce monde, ils auront vu leur terre devant eux, terre où ils n’iront pas en tant que peuple libre.

Il n’y a pas les bons et les méchants, il y a seulement des dirigeants qui se conduisent de manière responsable ou délirante. Et aujourd’hui, nous combattons ceux à qui une bonne partie d’entre nous ressemblerait si nous avions étés à leur place pendant 41 ans et demie.

Il n’y a pas de diaspora juive. Les descendants des Juifs de Palestine sont…les Palestiniens.

février 29, 2008
Un article intéressant sur un ouvrage historique qui vient d’être publié dans l’entité sioniste. Certains y apprendront que, dans leur majorité, les Juifs dits de la « diaspora » n’ont aucune attache ancestrale avec la Palestine et que les Palestiniens ne sont pas autre chose que les autochtones de la Palestine : tour à tour polythéistes, Juifs puis Chrétiens et/ou Musulmans.
C’est que l’histoire de la Palestine ne diffère pas fondamentalement de celle d’autres contrées que nous incluons dans ce que nous appelons actuellement le monde arabe. Les Arabes n’ont pas supplanté les peuples autochtones, que ce qoit en Palestine, en Syrie, en Egypte ou en Algérie. Partout très minoritaires, ils ont obtenu, en général lentement, contrairement aux idées reçues, la conversion à l’Islam de franges plus ou moins larges de la population des nations qu’ils dominaient. Le mouvement d’islamisation ne cessant d’ailleurs pas avec la fin de la domination politique arabe. La même remarque peut être faite pour le processus d’arabisation, c’est-à-dire d’adoption progressive de la langue arabe non seulement comme langue cultuelle et administrative mais aussi comme langue du quotidien et finalement comme langue maternelle. A la différence près que, une fois la domination arabe terminée, la langue arabe a reculé dans toutes les contrées n’appartenant pas à l’aire linguistique sémitique (j’inclus le Maghreb et l’Egypte dans l’aire linguistique sémitique même si on doit plutôt parler d’aire chamito-sémitique).
Cet article sera surtout utile pour ceux qui persistent à voir dans le conflit palestino-sioniste un différend de nature religieuse, et entre deux légitimités dont l’une se fonde sur un droit au retour après un exil bi-millénaire. Comme on le savait, mais c’est bien de l’entendre dire par un historien, ce long exil est une fiction.
Et la tragédie palestinienne n’est que le résultat d’une oeuvre coloniale tout ce qu’il y a de classique à quelques nuances près.
qss
Une invention appelée ‘le peuple juif’
par Tom Segev, Haaretz (Sionistan) 28 février 2008 Traduit de l’anglais par Djazaïri

La déclaration d’indépendance d’Israël affirme que le peuple Juif est né sur la terre d’Israël et a été exilé de sa patrie. Tous les écoliers Israéliens apprennnent que ceci s’est produit au temps de la domination roamaine, en 70 de l’ère chrétienne. La nation est restée fidèle à sa terre d’origine vers laquelle elle a commencé son retour après deux millénaires d’exil. Faux, nous dit l’historien Shlomo Zand dans un des livres les plus fascinants et stimulants publiés ici depuis longtemps. Il n’y a jamais eu de peuple juif, seulement une religion juive, et l’exil n’a jamais eu lieu – et donc il n’y a pas eu de retour. Zand rejette la plupart des récits sur la formation de l’identité nationale de la Bible, dont la fuite d’Egypte et, ce qui est plus satisfaisant, les horreurs de la conquête sous Josué. Il affirme que tout n’est que fiction et mythes qui ont servi de justification pour l’établissement de l’Etat d’Israël.
Selon Zand, généralement les Romains ne déportaient pas des nations entières, et la plupart des Juifs furent autorisés à rester dans le pays. Le nombre d’exilés était au plus de quelques dizaines de milliers de personnes. Quand le pays fut conquis par les Arabes, de nombreux Juifs se convertirent à l’Islam et s’assimilèrent aux conquérants. Il s’ensuit que les ancêtres des Arabes Palestiniens étaient juifs.
Zand n’a pas inventé cette thèse qui était adoptée par David Ben-Gurion, Yitzhak Ben-Zvi et d’autres.Si les Juifs ne sont pas en majorité des exilés, comment se fait-il qu’on trouve nombre d’entre eux presque aux quatre coins du monde ? Zand explique qu’ils ont émigré de leur propre volonté ou, s’ils étaient de ceux déportés à Babylone, ils y sont restés par choix. Contrairement aux idées reçues, la religion juive a essayé de convertir des croyants d’autres religions, ce qui explique pourquoi il y a des millions de Juifs sur la planète. Car, comme le signale par exemple le Livre d’Esther, « Et beaucoup de gens d’entre les peuples du pays se firent Juifs, car la crainte des Juifs les avait saisis».
Zand s’appuie sur de nombreuses études antérieures, dont certaines ont été écrites en Israël mais écartées du discours dominant. Il décrit aussi longuement le royaume juif de Himyar au sud de la péninsule arabique et les Berbères Juifs d’Afrique du Nord. La communauté juive en Espagne est issue d’Arabes judaïsés venus avec les forces qui avaient pris l’Espagne aux Chrétiens et d’Européens de souche judaïsés également.Les premiers Juifs d’Ashkenaz (Allemagne) ne venaient pas d’Israël et ne se sont pas répandus en Europe orientale à partir de l’Allemagne mais se sont judaïsés dans le royaume de Khazar au Caucase. Zand explique les origines de la culture yiddish : elle n’a pas été importée d’Allemagne par les Juifs mais est le fruit de l’union de Khazars et d’Allemands qui voyageaient vers l’est et dont certains étaient commerçants.
On observe alors que des membres de différents peuples et races, blonds et noirs, bruns et jaunes, devinrent juifs en grand nombre. D’après Zand, le besoin pour le sionisme d’imaginer pour eux une ethnicité partagée et une continuité historique a conduit à une longue série d’inventions et de fictions à côté de l’invocation de thèses racistes. Certaines ont été concoctées dans le cerveau de ceux qui ont conçu le mouvement sioniste tandis que d’autres viennent des découvertes d’études génétiques réalisées en Israël.
d
Le professeur Zand enseigne à l’université de Tel Aviv. Son livre, « Quand et où le peuple Juif a-t-il été inventé ? » (publié en hébreu par Resling) vise à promouvoir l’idée qu’Israël devrait être un « Etat pour tous ses citoyens »- Juifs, Arabes ou autres – en opposition avec son identité déclarée comme Etat « Juif et démocratique. » Des histoires personnelles, une longue discussion théorique et de nombreux propos sarcastiques n’apportent rien à ce livre, mais les chapitres historiques sont bien écrits et citent de nombreux faits et éléments de compréhension que beaucoup d’Israéliens seront étonnés de lire pour la première fois.

>Il n’y a pas de diaspora juive. Les descendants des Juifs de Palestine sont…les Palestiniens.

février 29, 2008

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Un article intéressant sur un ouvrage historique qui vient d’être publié dans l’entité sioniste. Certains y apprendront que, dans leur majorité, les Juifs dits de la « diaspora » n’ont aucune attache ancestrale avec la Palestine et que les Palestiniens ne sont pas autre chose que les autochtones de la Palestine : tour à tour polythéistes, Juifs puis Chrétiens et/ou Musulmans.
C’est que l’histoire de la Palestine ne diffère pas fondamentalement de celle d’autres contrées que nous incluons dans ce que nous appelons actuellement le monde arabe. Les Arabes n’ont pas supplanté les peuples autochtones, que ce qoit en Palestine, en Syrie, en Egypte ou en Algérie. Partout très minoritaires, ils ont obtenu, en général lentement, contrairement aux idées reçues, la conversion à l’Islam de franges plus ou moins larges de la population des nations qu’ils dominaient. Le mouvement d’islamisation ne cessant d’ailleurs pas avec la fin de la domination politique arabe. La même remarque peut être faite pour le processus d’arabisation, c’est-à-dire d’adoption progressive de la langue arabe non seulement comme langue cultuelle et administrative mais aussi comme langue du quotidien et finalement comme langue maternelle. A la différence près que, une fois la domination arabe terminée, la langue arabe a reculé dans toutes les contrées n’appartenant pas à l’aire linguistique sémitique (j’inclus le Maghreb et l’Egypte dans l’aire linguistique sémitique même si on doit plutôt parler d’aire chamito-sémitique).
Cet article sera surtout utile pour ceux qui persistent à voir dans le conflit palestino-sioniste un différend de nature religieuse, et entre deux légitimités dont l’une se fonde sur un droit au retour après un exil bi-millénaire. Comme on le savait, mais c’est bien de l’entendre dire par un historien, ce long exil est une fiction.
Et la tragédie palestinienne n’est que le résultat d’une oeuvre coloniale tout ce qu’il y a de classique à quelques nuances près.
qss
Une invention appelée ‘le peuple juif’
par Tom Segev, Haaretz (Sionistan) 28 février 2008 Traduit de l’anglais par Djazaïri

La déclaration d’indépendance d’Israël affirme que le peuple Juif est né sur la terre d’Israël et a été exilé de sa patrie. Tous les écoliers Israéliens apprennnent que ceci s’est produit au temps de la domination roamaine, en 70 de l’ère chrétienne. La nation est restée fidèle à sa terre d’origine vers laquelle elle a commencé son retour après deux millénaires d’exil. Faux, nous dit l’historien Shlomo Zand dans un des livres les plus fascinants et stimulants publiés ici depuis longtemps. Il n’y a jamais eu de peuple juif, seulement une religion juive, et l’exil n’a jamais eu lieu – et donc il n’y a pas eu de retour. Zand rejette la plupart des récits sur la formation de l’identité nationale de la Bible, dont la fuite d’Egypte et, ce qui est plus satisfaisant, les horreurs de la conquête sous Josué. Il affirme que tout n’est que fiction et mythes qui ont servi de justification pour l’établissement de l’Etat d’Israël.
Selon Zand, généralement les Romains ne déportaient pas des nations entières, et la plupart des Juifs furent autorisés à rester dans le pays. Le nombre d’exilés était au plus de quelques dizaines de milliers de personnes. Quand le pays fut conquis par les Arabes, de nombreux Juifs se convertirent à l’Islam et s’assimilèrent aux conquérants. Il s’ensuit que les ancêtres des Arabes Palestiniens étaient juifs.
Zand n’a pas inventé cette thèse qui était adoptée par David Ben-Gurion, Yitzhak Ben-Zvi et d’autres.Si les Juifs ne sont pas en majorité des exilés, comment se fait-il qu’on trouve nombre d’entre eux presque aux quatre coins du monde ? Zand explique qu’ils ont émigré de leur propre volonté ou, s’ils étaient de ceux déportés à Babylone, ils y sont restés par choix. Contrairement aux idées reçues, la religion juive a essayé de convertir des croyants d’autres religions, ce qui explique pourquoi il y a des millions de Juifs sur la planète. Car, comme le signale par exemple le Livre d’Esther, « Et beaucoup de gens d’entre les peuples du pays se firent Juifs, car la crainte des Juifs les avait saisis».
Zand s’appuie sur de nombreuses études antérieures, dont certaines ont été écrites en Israël mais écartées du discours dominant. Il décrit aussi longuement le royaume juif de Himyar au sud de la péninsule arabique et les Berbères Juifs d’Afrique du Nord. La communauté juive en Espagne est issue d’Arabes judaïsés venus avec les forces qui avaient pris l’Espagne aux Chrétiens et d’Européens de souche judaïsés également.Les premiers Juifs d’Ashkenaz (Allemagne) ne venaient pas d’Israël et ne se sont pas répandus en Europe orientale à partir de l’Allemagne mais se sont judaïsés dans le royaume de Khazar au Caucase. Zand explique les origines de la culture yiddish : elle n’a pas été importée d’Allemagne par les Juifs mais est le fruit de l’union de Khazars et d’Allemands qui voyageaient vers l’est et dont certains étaient commerçants.
On observe alors que des membres de différents peuples et races, blonds et noirs, bruns et jaunes, devinrent juifs en grand nombre. D’après Zand, le besoin pour le sionisme d’imaginer pour eux une ethnicité partagée et une continuité historique a conduit à une longue série d’inventions et de fictions à côté de l’invocation de thèses racistes. Certaines ont été concoctées dans le cerveau de ceux qui ont conçu le mouvement sioniste tandis que d’autres viennent des découvertes d’études génétiques réalisées en Israël.
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Le professeur Zand enseigne à l’université de Tel Aviv. Son livre, « Quand et où le peuple Juif a-t-il été inventé ? » (publié en hébreu par Resling) vise à promouvoir l’idée qu’Israël devrait être un « Etat pour tous ses citoyens »- Juifs, Arabes ou autres – en opposition avec son identité déclarée comme Etat « Juif et démocratique. » Des histoires personnelles, une longue discussion théorique et de nombreux propos sarcastiques n’apportent rien à ce livre, mais les chapitres historiques sont bien écrits et citent de nombreux faits et éléments de compréhension que beaucoup d’Israéliens seront étonnés de lire pour la première fois.

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