Archive for the ‘Yémen’ Category

Bouteflika sera-t-il le prochain?

février 13, 2011
Je vous le dis tout de suite, je n’en sais rien.
Certains croient que la contestation politique pour l’avènement de la démocratie est une pathologie contagieuse qui diffuse d’autant mieux que les sujets sont réputés appartenir à la même espèce, des Arabes dans l’affaire qui nous occupe.
Les récents événements de Tunisie, d’Egypte ainsi que des mouvements de contestation en Jordanie, au Yémen ou en Algérie tendraient à accréditer ce genre de croyance. 

Pourtant, si on observe ce qui s’est passé dans les deux pays arabes où la contestation a abouti au départ du chef de l’Etat, force est de constater que s’il y a des similitudes, il y a également des différences très importantes.
Si on y réfléchit d’ailleurs, les points communs sont en bonne partie ceux de toutes les révoltes populaires sous toutes les latitudes: coût de la vie, chômage, corruption, injustices etc. Avec de plus des circonstances bien précises qui tiennent à une hausse des tarifs des denrées alimentaires de base, phénomène qui n’est propre ni à l’Egypte, ni à la Tunisie mais qui tient semble-t-il aux fluctuations des cours mondiaux (quels que soient les facteurs qui influent sur ces cours).
Pour le reste, tout est très différent.: la contestation en Tunisie part d’un incident isolé dont la réalité et la symbolique bouleversent dans son environnement immédiat qui est une petite ville de la périphérie tunisienne. La révolte diffuse à d’autres agglomérations périphériques avant d’atteindre la capitale.
En Egypte, il n’y a pas d’événement déclencheur à proprement parler, sinon une situation en état de pourrissement depuis les dernières élections truquées en avril 2010, et c’est là peut-être qu’on peut parler d’un rôle facilitateur de la contestation en Tunisie. Sinon, on doit constater que la contestation en Egypte touche aussi bien le centre que la périphérie: la capitale comme d’autres villes telles Alexandrie, Assouan ou Ismaïlia ont été le théâtre d’une forte mobilisation. Une autre différence importante est que dès le départ la contestation en Egypte est encadrée par des organisations de type politique. Cet encadrement n’est pas aussi prégnant que celui des partis politiques classiques mais il a montré son aptitude à canaliser et à orienter le mouvement. Le seul encadrement « fort » a été celui des Frères Musulmans mais ce parti n’a été ni à l’initiative ni dominant dans le mouvement. En Tunisie, la contestation n’était pas encadrée et les partis politiques et même le syndicat n’ont vraiment joué un rôle que lorsque tout était pratiquement joué.
En Tunisie, ce sont les Etats Unis qui ont obtenu le départ précipité d’un président qui avait pourtant la situation sécuritaire encore bien en mains et si c’est l’armée qui a démis M. Ben Ali, elle n’a cependant pas pris les rênes du pouvoir. En Egypte, les choses sont moins claires même si on a l’impression que l’armée a arbitré entre la volonté de M. Moubarak , celle de la population et les souhaits des Etats Unis. La contrôle direct du pouvoir par l’armée reste un gage donné aux USA que les Frères Musulmans ne pourront pas tenter un coup de force et que la pérennité du traité de paix avec le régime sioniste sera assurée.

De nombreuses différences pour une maladie contagieuse dont beaucoup de gens se demandent si elle ne va pas toucher l’Algérie.
Pourtant cette maladie avait déjà touché l’Algérie qui s’apprêtait à élire librement une assemblée nationale en majorité mais non exclusivement « islamiste ». Ceux qui ont de la mémoire se souviennent de ce qui s’est passé ensuite, d’autant que beaucoup se félicitaient de l’élimination d’un risque de contagion. Ce même virus avait touché les territoires palestiniens qui s’étaient empressés de mal voter comme on sait puisqu’eux aussi avaient donné une majorité parlementaire au Hamas. Aujourd’hui toutes les puissances reconnaissent pourtant comme légitime Abou Mazen (Mahmoud Abbas) qui n’a pourtant aucun mandat d’aucune sorte
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Bref, revenons à nos moutons: la bactérie va-t-elle toucher l’Algérie?
Pour nous donner une petite idée de ce qui pourrait se passer en Algérie, j’ai cherché un article simple émanant d’un journal qui ne soit ni algérien, ni français. Parce que la presse française, je ne sais pas pourquoi, était si impatiente de voir le virus démocratique déferler sur l »Algérie que le temps d’émeutes dans ce pays, elle en avait oublié la Tunisie dont elle n’avait commencé à parler qu’à reculons.

Ce petit article n’a l’air de rien, mais il dit presque tout ce qu’il y a à dire. Notamment que les manifestants d’Alger ce samedi n’étaient pas bien nombreux et surtout (parce qu’après tout, les petits ruisseaux font les grandes rivières) que la mobilisation n’avait le soutien ni du mouvement syndical, ni des principales forces d’opposition (ce que l’article du Monde ne dit pas, comme quoi la presse française…) On verra si la mobilisation pourra s’élargir mais pour l’instant elle repose essentiellement sur les épaules du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) du Dr Saïd Saadi. On s’en souvient, le Dr Saadi avait été un ardent défenseur du coup d’état qui avait précipité l’Algérie dans la guerre civile et son parti figurait dans le premier gouvernement Bouteflika jusqu’au début des troubles en Kabylie suite à la mort d’un jeune homme tué dans un poste de gendarmerie .
Comme lettres de créances démocratiques, il y a mieux!
Mais pourquoi s’agite-t-il en ce moment M. Saadi? Parce que la contagion de la contestation dans les pays arabes?
M. Saadi et son parti ont toujours cherché à nier ou à minorer le caractère arabe de l’Algérie.

Alors kézaco?
Saïd Saadi, ce n’est un secret pour personne, pense qu’il a un destin national, chef de l’Etat pas moins. Peu importe s’il s’était pris une veste aux élections dès lors que le front des Forces Socialistes avait pu y participer librement.
Et tout prétendu opposant qu’il est, il appartient en réalité à la sphère dirigeante du pays et il attend de récolter enfin les fruits de l’alliance qu’il a nouée avec certains potentats militaires et il pense que son heure a peut-être sonné. Car si, comme nous le rappelle l’article d’El Diario Montanes, le mandat du président Bouteflika court jusqu’en 2014, il n’est pas du tout certain qu’il puisse l’accomplir intégralement tant son état de santé semble décliner. Une rumeur ne le donnait-elle pas pour mort?
Une manoeuvre à l’intérieur du système de clans au pouvoir donc qui voudrait tirer parti de l’inquiétude suscitée dans les chancelleries occidentales par les contestations dans d’aurtes pays arabes. Et nul doute que Saïd Saadi espère sans doute bénéficier d’un appui des Etats Unis, pays avec lequel il a soigneusement entretenu ses relations (Bouteflika aussi d’ailleurs).
Tiens, on apprend que les Etats Unis viennent d’appeler les autorités d’Alger à la retenue.
S’il existe une inconnue, c’est celle-ci: quel poids ont les Etats Unis sur les groupes qui dominent le pouvoir en Algérie? 

Bouteflika ne veut pas être le prochain
El Diario Montanes (Espagne) 13 février 2011 traduit de l’espagnol par Djazaïri

Il y a peu de chances que l’élan de renouveau démocratique qui traverse l’Afrique du Nord prenne au dépourvu à l’un des présidents à vie qui restent dans la région, ils auront tiré des leçons intéressantes des événements de Tunisie et d’Egypte. La répression massive déclenchée hier à Alger contre une manifestation non autorisée est l’indice que Abdelaziz Bouteflika ne veut pas être le prochain à tomber. Et que pour l’éviter, il continue à chercher du côté de la violation des droits et libertés de ses concitoyens, avant même d’envisager, comme en Jordanie, de quelconques concessions à ceux qui manifestent. 

En Algérie, la contestation sociale en est venue à s’exprimer très fortement, comme récemment en janvier dernier. Des mobilisations comme celle d’hier, appelée à Alger, à Béjaïa, à Constantine, à Annaba ou à Oran – la deuxième ville du pays – inquiètent un régime qui a pu se maintenir et industrialiser le pays grâce à la rente du pétrole et du gaz, mais sans offrir à la population une lueur quelconque de démocratie, avec un taux de chômage parmi les plus élevés du monde arabe et des niveaux de corruption et de contrôle policier très importants aussi. S’il y a un scénario de changement potentiel, ce devrait être en Algérie.

Les autorités d’Alger ont interdit la manifestation d’hier et ont de plus tout fait pour empêcher qu’elle puisse avoir lieu. La veille, la capitale faisait l’objet d’un dispositif policier impressionnant, comportant près de 30 000 agents venus de tout le pays, dans des autobus civils, pour contenir une mobilisation à l’appel de partis d’opposition et d’organisations de la société civile regroupées dans le Coordination Nationale pour la Démocratie et le Changement.


Barrages routiers
 

Le déploiement policier s’est révélé excessif, pas seulement par rapport au nombre de manifestants – 10 000 au maximum selon les organisateurs, à peine 3 000 selon d’autres sources et même pas 250 selon le ministère de l’intérieur – mais par rapport au caractère de la manifestation qui n’avait ni le soutien, ni la participation des syndicats, des principales forces d’opposition ou des islamistes influents.Les appels à venir rejoindre la manifestation lancés via les réseaux sociaux ont été contrecarrés par la méthode classique du blocage des accès routiers à la capitale.

Des témoins oculaires ont déclaré à la chaîne télévisée Al Arabiya et au journal d’opposition ‘El Watan’ que des « dizaines d’arrestations » ont été effectuées à Alger. La marche avait commencé à 11h sur la place du 1er mai, aux cris de ‘Dehors Bouteflika’, et certains manifestants montraient des unes de journaux parlant de la démission de l’ex président Egyptien Hosni Moubarak. Les manifestants ont été encerclés par des policiers qui les ont empêchés de se rendre à leur destination, la place des Martyrs.
Bouteflika, réélu président pour un troisième mandat consécutif il y a moins de deux ans avec plus de 90 % des voix, achève son mandat en 2014
Il aura alors 77 ans et plus de 52 années d’activité politique. Les prochains mois seront décisifs pour savoir si la frustration économique que ressent le pays lui permettra de rester au pouvoir cinq ans de plus.

Source ‘gay': la synagogue homosexuelle de Chicago n’a jamais été visée par des colis piégés

novembre 5, 2010
Ce qui est bien avec la propagande, c’est que même quand tous ses éléments de réalité sont éliminés un à un, son empreinte en mémoire reste d’une acuité redoutable et que l’efficience du contenu de représentation surpasse celle des éléments de réalité.
On apprend maintenant que la synagogue « gay » de Chicago n’a en fait jamais été destinataire des colis piégés expédiés du Yémen. Cette information, répercutée par les dirigeants de la synagogue, provenait de toute une série de sources, dont la police ne fait bien entendu pas partie.
Connaître l’identité de ces sources serait sans doute très intéressant…
 

La dirigeante de la synagogue: nous n’avons pas été la cible de colis piégés
CNN (USA)  3 novembre 2010, traduit de l’anglais par Djazaïri

Une synagogue de Chicago qu’on pensait être destinataire d’un colis piégé n’a en réalité jamais été visée, a déclaré mercredi un dirigeant de la congrégation.
Lili Komblum, vice présidente d’Or Chadash, a déclaré qu’en dépit d’informations antérieures, un agent du FBI l’a informée que sa synagogue n’était pas un des objectifs visés dans la tentative avortée d’attentat à la bombe dont l’origine se trouve au Yémen.

Pendant le week-end, Komblum a déclaré avoir eu des informations de toute une série de sources qui l’ont amenée à croire qu’Or Chadash, qui assure des offices religieux pour la communauté ‘gay’, bisexuelle et transsexuelle, était concernée par le complot.

Un rabbin perplexe

novembre 3, 2010
La synagogue de Chicago qui était, dit-on, visée par des colis piégés expédiés à son intention par al Qaïda fait savoir que son site a reçu récemment des dizaines de visites d’internautes Egyptiens.
On ne nous dit cependant pas si ces visites sont intervenues avant ou après les informations sur les colis piégés qui seraient, rappelons-le, partis du Yémen et non d’Egypte.
 Le rabbi Michael R. Zedek, qui officie dans cette synagogue, indique par ailleurs avoir appris que ce n’étaient pas deux colis piégés qui visaient son institution religieuse mais quatre.
Mais en fait, ce n’était pas la congrégation principale qui était visée par ces colis, mais Or Chadash, une congrégation beaucoup plus petite qui a la particularité d’accueillir en son sein des « gays » et des lesbiennes et qui est domiciliée dans la synagogue de Lakeside.
Larry Edwards, le rabbin d’Or Chadash, déclare dans une interview avoir appris seulement hier que sa congrégation était peut être visée. « Nous sommes plutôt perplexes à l’idée qu’une petite congrégation comme la nôtre ait pu se retrouver dans le collimateur de quelqu’un, » affirme le rabbin Edwards. « J’espère avoir plus d’informations. »

Il a quand même raison le rabbin Edwards d’être perplexe car sa congrégation ,finalement peu connue à Chicago, et encore moins aux Etats Unis a néanmoins su attirer l’attention de terroristes fanatisés du fin fond du Moyen-Orient.
Et ces fanatiques ont pu renseigner l’adresse du destinataire sur les colis sans se tromper et en évitant toute confusion avec la grande synagogue qui accueille le petit groupe de pratiquants homosexuels!
Aux visites égyptiennes, le site de la congrégation peut ajouter la mienne. J’ai voulu voir s’il était facile de constater la présence d’une congrégation « gay » et lesbienne sur le site de la synagogue. Eh bien non, ce n’est pas facile du tout et il vaut mieux en être informé à l’avance. La présence d’une telle congrégation, avec sa spécificité homosexuelle, n’est en effet mentionnée qu’une seule fois et est noyée au milieu d’un texte sur l’histoire de la synagogue. Personnellement, je l’ai trouvée en utilisant le moteur de recherche interne au site de la synagogue.
Il y a donc trois mystères: pourquoi avoir choisi une synagogue de Chicago, et pas de New York ou Miami par exemple? Pourquoi avoir spécifiquement ciblé une congrégation homosexuelle dissimulée en quelque sorte dans une plus vaste congrégation juive? Et enfin, comment ces fanatiques enturbannés ont-ils pu tout simplemnt avoir connaissance de l’existence de cette congrégation « gay » et lesbienne?
A la lecture de l’article du Wall Street Journal, on croit comprendre que la congrégation homosexuelle dispose d’un site internet. J’ai été personnellement incapable de le retrouver.
Il va falloir que j’aille faire un stage chez al Qaïda…

Massacre à la photocopieuse?

octobre 31, 2010
Je ne connaissais pas Desert Peace, un blog animé par Steve Amsel, un ressortissant de l’entité sioniste qui vit à Jérusalem. Steve Amsel dit militer pour la paix et c’est bien ce que semble démontrer son blog.
Il nous propose une analyse de la toute récente alerte terroriste aux colis piégés qui met le monde, et surtout les Etats Unis en émoi. Je crois qu’une partie de ces éléments d’informations viennent d’un site appelé What Really happened mais je n’ai pas pu le vérifier car la page consacrée à la « menace » yémenite est indisponible.
Peu importe car les faits sont suffisamment parlants et confirment les points de vues que je vous ai exposés tantôt. Steve Amsel insiste sur l’écho particulier qu’ont eu ces « tentatives d’attentats » sur la communauté juive aux Etats Unis et il pointe les incitations de la Jewish Defence League qui invite les Juifs à s’armer…
Les images des objets supposés explosifs sont très instructives et confirment mon analogie avec le conditionnement: on n’est même plus obligé de présenter un objet qui ressemble vraiment à une bombe pour susciter la réaction de frayeur; il suffit de présenter un objet qui possède un composant qui s’apparente vaguement à un de ceux qu’on pourrait trouver sur un véritable engin explosif. La nature banale de l’objet (un consommable pour imprimante) a cet effet particulier de favoriser une généralisation du conditionnement face à des objets du quotidien.

Faux pavillon de nuit
par Steve Amsel, Desert Peace (Sionistan) 31 octobre 2010

A l’âge de trois ans, mon fils avait un ami imaginaire. Ce n’était pas une cause d’inquiétude car cela semblait être la norme chez les enfants de son âge. En fait, nous avons souvent joué avec son imaginaire, laissant une place à table pour ‘Ghostie’.
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On voit parfois des adultes ‘jouer’ à ce même jeu, sauf que ce n’est pas dans la norme… Je parle particulièrement du gouvernement des Etats Unis et d’organisations comme l’Anti Defamation League (ADL, équivalent de la LICRA aux Etats Unis). Le premier voudrait nous faire croire qu’il y a vraiment une organisation baptisée al Qaïda et qu’elle fait partie d’un réseau terroriste. Cette information est typique du genre hystérique diffusée par la presse occidentale.
Des organisations juives extrémistes voudrait que nous croyions qu’il y a un antisémite caché sous le lit de chaque Juif aux Etats Unis. De ce constats, ils aboutissent à cette solution…

La ligue de Défense Juive demande à chaque Juif d’acheter des armes
Pour dire les choses sans ambages, le président Obama n’a pas été le président des Etats Unis le plus aimé dans certains secteurs de la communauté juive à l’étranger Vous souvenez-vous de la vidéo « Ressentir la haine à Jérusalem »? Elle a été interdite par YouTube parce qu’elle montrait une image trop vraie du sionisme… mais vous pouvez encore la visionner ICI.
En combinant les imaginations débridées présentée ci-dessus, je reviens au titre de ce post, ‘Faux pavillon de nuit’…
POURQUOI MAINTENANT?
POURQUOI  fabriquer une « attaque terroriste » quelques jours avant des élections aux Etats Unis?
POURQUOI TENTER de créer une hystérie dans la communauté juive ELLE-MEME???

What Really Happened s’est intéressé à cette affaire et a présenté des éléments qui donnent à réfléchir…
L’AVION PIEGE UPS VENU DU YEMEN N’A JAMAIS EXISTE!
Le plan d’Obama consistant à « apeurer les Américains pour qu’ils votent Démocrate » est déjà en difficulté. Le récit officiel vendredi 29 octobre était qu’un pays allié non identifié avait averti les autorités britanniques d’être à l’affût d’un colis suspect en provenance du Yémen sur un vol UPS. Une fouille d’un appareil UPS sur la piste d’un aéroport britannique a permis de trouver un paquet contenant une cartouche de toner pour imprimante avec une substance blanche qui a l’apparence de la neige pour sapins de Noël en plastique. 

Pour rendre la « cartouche de toner de la mort » encore plus effrayante, un circuit imprimé a été relié par des fils à sa partie externe. Une observation attentive du circuit imprimé lui-même permet de supposer qu’il s’agit du circuit imprimé d’un téléviseur, probablement d’un tuner des années 1980. 
Notez bien qu’il n’y a pas de piles pour alimenter cet objet et qu’on n’a pas trouvé de détonateur non plus.
Les premières informations sur la cartouche de toner indiquaient qu’on n’y avait pas trouvé d’explosif à l’intérieur.
Bien sûr, Obama a prétendu exactement le contraire; ce qui a obligé la BBC à se démener pour coller à la version du président tout en faisant comme si elle n’avait pas eu à modiiier l’information initiale à cette fin!
Mais l’histoire devient encore meilleure! Les déclarations initiales voulaient que le colis suspect provienne du Yémen et arrive par avion en Grande Bretagne sur un appareil de la société UPS, et les media nous ont tous montré la vidéo d’un avion UPS à l’arrêt et soumis à une fouille en Grande Bretagne.
Mais il y a un problème. Il n’y a pas de vols d’avions UPS à destination ou en provenance du Yémen!
Le propre site web d’UPS (avant le soit disant incident terroriste) ne mentionne pas le Yémen comme étant une de ses zones de desserte.
Un document PDF (qui comprend l’historique de ce document depuis plusieurs semaines) qui énumère tous les aéroports desservis par UPS à l’étranger ne mentionne pas le Yémen parmi ses destinations!
En bref, il n’y a pas eu, et il ne pouvait pas y avoir d’avion UPS en provenance du Yémen.
UPS recourt à un sous-traitant, Sun Tours, pour traiter le fret à destination et en provenance du Yémen. Sun Tours expédie ses cargaisons via Yemenia Air, et le directeur du service cargos de Yemenia Air indique qu’aucune cargaison n’est partie du Yémen pour Chicago dans les 48 heures qui ont précédé la « découverte » de la cartouche de toner en Grande Bretagne.
Une seconde déclaration selon laquelle un vol parti de Dubaï avait transporté des colis depuis le Yémen a été démentie par les responsables de l’aviation civile des Emirats Arabes Unis.

Bref, une cartouche de toner qui ne peut pas exploser apparaît dans un avion d’UPS qui ne pouvait pas venir du Yémen, et Obama s’en empare parce qu’il faut bien essayer de sauver les Démocrates mardi prochain. Franchement, je pense que les Américains devraient être scandalisés, non qu’Obama ait tenté ce truc, mais qu’après toutes les fois où Bush a été pris à se servir de la peur du terrorisme pour en profiter politiquement. Mais qu’Obama puisse penser que vous êtes assez stupides pour tomber encore dans le panneau! Si ce soir les sondages sont exacts, vous n’étiez pas tombé et vous n’êtes pas tombé dans le panneau et Obama n’a peut être fait qu’enfoncer son propre parti à un point tel qu’ils sont en train de prier pour que les machines à voter les sauvent!

Pour conclure, le site web d’UPS confirme que cette société n’a pas d’activités au Yémen!
Les ‘véritables terroristes’ impliqué dans cet ‘attentat’ bidon croient-ils réellement que le monde entier aurait pu gober leur bidonnnage sans examiner les faits? Je ne suis pas dans les théories de la conspiration, mais ça n’a pas du tout l’apparence d’une théorie pour moi!! Ce n’est que de la pure connerie!

al Qaïda, une organisation "dans le vent"

octobre 31, 2010
C’est bon, nous sommes en alerte terroriste mondiale rouge vif. 
Le scénario a eu un peu de mal à se mettre en place, mais maintenant tout le monde de la politique et de la presse est raccord pour s’entendre sur la gravité exceptionnelle de la menace venue du Yémen. Il semble qu’on a même procédé à une arrestation là-bas, une femme. Décidément, al Qaïda n’est pas une organisation misogyne contrairement à ce qu’on pense trop souvent.
C’est même une organisation tout à fait « in » et dans le vent qui connaît très bien les détails de la vie juive à Chicago puisqu’on apprend qu’une synagogue « gay et lesbienne » était visée par un des colis piégés, en fait une organisation de ce type incorporée dans une congrégation juive qui la tolère. Faut vraiment être au Yémen pour connaître ce genre de détails!
Antisémitisme + homophobie = garantie d’un succès propagandiste maximal.
Pendant que chacun s’excite sur des cartouches d’encre inoffensives, la police britannique vient de neutraliser deux bombes en Ulster. L’une renfermait une quarantaine de kilos d’explosifs et était disposée sous un pont de chemin de fer, tandis que l’autre, un explosif de nature liquide, était dans un véhicule garé sur le parking longue durée de l’aéroport de belfast.
Pas de quoi en faire un tintouin et, de fait, peu de journaux en parlent car, comme le précise Le Figaro (un des rares journaux à le faire), ces bombes sont 

sans rapport avec l’alerte mondiale suscitée par des colis piégés du Yemen

Tentatives d’attentats d’al Qaïda: mais que fait Brice Hortefeux?

octobre 30, 2010
Si Oussama Ben Laden s’est adressé directement à Brice Hortefeux pour menacer la France, il est par contre passé à l’action contre les Etats Unis sans crier gare. On apprend en effet que:

Deux colis suspects ravivent la crainte du terrorisme aux USA

Si le risque induit par ces explosifs était sans doute relativement faible, il faut admettre que tout a été fait pour en maximiser le potentiel médiatique.
En effet, cette action survient juste après le dernier message « authentifié » d’Oussama Ben Laden et en pleine campagne de mi-mandat aux Etats Unis.
On nous dit par ailleurs que

L’explosif, dissimulé à chaque fois dans des cartouches d’encre pour imprimantes, était le même que celui utilisé dans une précédente attaque venue du Yémen et revendiquée par Aqpa [al Qaïda Péninsule Arabique], a dit une élue démocrate au fait des questions de sécurité.

En passant, je note une anomalie dans la désignation d’al Qaïda dans la région car jamais au grand jamais un mouvement islamiste fondamentaliste n’aurait envisagé de se désigner selon un terme référant à une nationalité ou une ethnie (arabique)
Cette précédente attaque venue du Yémen est celle de la tentative effectuée , rappelez-vous, par Umar Farouk Abdulmutallab l’homme au slip piégé. Cette tentative avait eu lieu, on s’en souvient, le jour de Noël, une date de nature à en maximiser également l’impact médiatique. Ce rappel de la tentative précédente n’est certes pas innocent et s’inscrit dans une démarche qui vise à optimiser le retentissement de la tentative d’attentat et de celle des mesures policières pour la déjouer.
Et si j’osais, il n’y a pas loin entre des testicules piégées et des cartouches d’encre piégées!
Mais non, non, j’ose quand même pas.
Tous les éléments de propagande sont en fait méticuleusement énumérés dans cet article que vous pouvez lire sur Le Point et qui commence par ce qui est peut être l’élément majeur:

La saisie vendredi de deux colis contenant des explosifs à destination de la communauté juive de Chicago accrédite la thèse d’une « menace terroriste crédible » contre le territoire américain.

Oui, parce que au cas où vous feriez partie des sceptiques, on vous dit tout de suite que les colis piégés étaient destinés à la communauté juive de Chicago. Pour mettre l’esprit critique sous l’éteignoir, et en même temps mobiliser les souvenirs les plus sombres de l’histoire, il n’y a pas mieux en magasin que d’affirmer que la communauté juive est menacée. Et à Chicago, où Emmanuel Rahm, ex chef de cabinet du président Obama est candidat aux élections municipales!
Le Yediot, un journal de l’entité sioniste fait même son titre sur:

Obama: des synagogues visées dans un possible complot terroriste

Le titre du Yediot n’est pas franchement affirmatif cependant. C’est que le Yediot, comme la plupart des journaux sionistes n’aime pas (plus) Obama et n’a pas trop envie de lui servir la soupe sur ce coup là.
En effet, alors qu’on dit un peu partout que les objets suspects étaient en provenance duYémen, le Yediot note bien ce qui suit:

Le gouvernement yémenite a fait part de son étonnement devant les informations qui lient son pays aux deux colis explosifs découverts sur des avions cargo à destination des Etats Unis. Dans une déclaration distribuée aux journalistes et publiée sur son site web officiel, le gouvernement affirme qu’aucun avion cargo UPS n’a décollé du Yémen à destination directe ou indirecte d’aéroports britanniques ou américains.

Et ne se gêne pas pour mettre Obama devant son petit mensonge car si

Obama a déclaré qu’un examen initial a déterminé que « ils [les colis] contenaient apparemment du matériel explosif »

Avant qu’Obama ne s’exprime, une source du FBI avait déclaré à Reuters que les tests initiaux pratiqués en Grande Bretagne n’avait pas révélé de présence d’explosifs.

Aucun des avions concernés ne venait donc du Yémen. D’où venaient-ils alors?

La réponse est connue pour au moins deux des avions:

L’un des appareils était en provenance de l’aéroport international Roissy-Charles de Gaulle de Paris (France, le deuxième était en provenance de l’aéroport international de Cologne (Allemagne) et devait repartir pour Louisville (Kentucky). La provenance de l’appareil posé à Newark n’a pas été indiqué mais certaines sources parlent du Yémen, sans qu’il soit à l’heure actuelle possible de le confirmer

Comme on l’a vu, nous pouvons confirmer en définitive qu’aucun avion ne venait du Yémen. Par contre l’un d’entre eux s’avère être parti d’un aéroport parisien.
Mais qu’est-ce que fabrique Brice Hortefeux?
Rien. Et pour cause puisqu’il n’y a eu ni explosifs, ni tentatives d’attentats. La propagande, ça fonctionne exactement comme le conditionnement pavlovien. Au début, le chien de Pavlov ne salive au son de la sonnette que quand celui ci se produit dans un certain intervalle temporel avec l’apparition de nourriture. Au bout d’un certain temps, on constate qu’il réagit au son de la sonnette seul.

Vol 253 – Umar Farouk Abdulmutallab, Barck Obama, FBI, CIA… Tous des nuls?

janvier 7, 2010
Les journaux français ne veulent pas vous informer. Il faut pourtant bien que quelqu’un le fasse, alors je me dévoue.
L’attentat raté contre le vol 253 a fait couler beaucoup d’encre et été à la source d’un pseudo-débat sur la sécurité dans les transports aériens. Vous connaissez tous ces éléments et vous avez pu lire ici ou quelques éléments de nature à jeter plus que l’ombre d’un doute sur les tenants et aboutissants de cette affaire.
Le fiasco des services de renseignements occidentaux, US en particulier, a été pointé du doigt avec insistance: que savait-on au juste d’Umar Farouk Abdulmutallab et de ses plans. Apparemment beaucoup et certainement plus qu’il n’en savait lui-même.
Alors qu’au début de cette affaire on s’accordait à parler de difficultés dans les échanges d’informations entre les différents services de sécurité, et qu’on affirmait ignorer absolument l’existence d’un plan précis et à fortiori l’existence d’un danger imminent, voilà maintenant qu’on nous serine une autre chanson.
On peut ainsi lire dans le Los Angeles Times:
Une nouvelle information montre que des agents de la police de l’air et des frontières avaient découvert des liens suspects avec l’extrémisme du Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab dans une base de données en dépit des défaillances des services de renseignements qui ont été critiquées par le président Obama.
« A Détroit, on était prêt à le soumettre à une seconde inspection, » a déclaré un haut fonctionnaire des forces de l’ordre. « La décision avait été prise. Elle [la base de données] renseignait sur la préoccupation du Département d’Etat vis-à-vis de ce type – que ce type pouvait avoir été en relation avec des éléments extrémistes au Yémen. » Si cette information avait été décelée plus tôt, elle aurait pu déboucher sur la fouille et l’interrogatoire d’Abdulmutallab à l’aéroport d’Amsterdam, selon de hauts fonctionnaires des services de sécurité qui ont tous requis l’anonymat à cause du caractère sensible de l’affaire.

On notera simplement que pour qu’il y ait un deuxième contrôle du suspect, encore  eût-il fallu qu’il y en ait eu un premier. Or, nous savons que tel ne fut pas le cas.
On attend que les mêmes services américains passent enfin aux aveux et admettent qu’ils connaissaient la nature du dessein du terroriste présumé avant même l’embarquement à l’aéroport d’Amsterdam. On peut rêver.
Car si les services de sécurité, désormais sur la défensive, se cherchent des excuses auprès d’un président qui les a fustigés, ils ne vont quand même pas avouer avoir laissé délibérément un terroriste embarquer sur un avion à destination des Etats Unis.
Certes non, car si on en croit la Maison Blanche, la police de l’air et des frontières de Détroit n’avait pas de motif particulier de s’inquiéter car:

La Maison Blanche rejette le contenu d’un article du Los Angeles Times de mercredi selon lequel la police de l’air et des frontières avait pris connaissance des liens allégués du suspect avec l’extrémisme alors qu’il était en route. « Comme nous l’avons indiqué auparavant, il y avait des éléments d’informations disponibles sur Abdulmutallab à divers niveaux du système avant le 25 décembre. Aucune nouvelle information n’est apparue alors que l’avion était en vol, » a déclaré un officiel de l’administration.

La Maison Blanche oppose ici un double démenti. Le premier concerne le caracère préoccupant des informations recensées dans la base de données des services de sécurité (pas d’éléments nouveaux susceptibles d’élever le niveau d’alerte). Le deuxième concerne la réalité même des préparatifs d’interpellation envisagés par la police de l’aéroport de Détroit.

Qui ment? Qui dit vrai?
J’ai mon idée comme vous l’aurez compris, mais à vous de juger.

Pourquoi le terroriste du vol 253 n’avait-il pas subi un contrôle par scanner corporel à l’aéroport dAmsterdam?

janvier 6, 2010

L’attentat raté contre le vol 253 reliant Amsterdam à Détroit aux USA, s’il a été un fiasco pour le terrorisme international, n’en est pas moins un événement marquant pour les Etats Unis et donc pour le monde.

Je ne crois bien entendu pas à la revendication tombée à point nommé d’al Qaïda. D’abord pour des raisons techniques: je ne comprends pas comment une organisation accusée d’avoir précipité un avion sur le Pentagone et deux autres sur les tours jumelles de New York le 11 septembre 2001 se réorienterait ves des modalités d’action aussi rudimentaires: un pauvre garçon avec une petite quantité d’explosifs dissumulée dans son slip.
Ensuite en raison du témoignage désormais passé à la trappe de Kurt Haskell, un passager de ce vol, qui raconte comment le terroriste présumé a pu éviter les contrôles à l’embarquement grâce à l’intervention d’un tiers.
Et je ne reviendrai pas sur l’alerte donnée par le propre père du terroriste présumé.
Maintenant, on a bien vu comment la diplomatie des Etats Unis entend exploiter cette affaire en accroissant son ingérence dans un Yémen dont le gouvernement semble un peu effrayé par la tournure des événements. Car après tout, les autorités du Yémen n’ont eu de cesse d’alerter sur le danger représenté chez eux par la présence de cellules d’al Qaïda. Al Qaïda est, dans les pays arabes, le nom générique que donnent les régimes en place à leurs opposants un peu pugnaces; ou parfois tout simplement à des organisations de pur brigandage.
Mais il y a plus, car l’attentat raté donne l’occasion à ceux dont c’est le métier, ou parfois la responsabilité (voire les deux) de plaider avec énergie pour la mise en place dans les aéroports de contrôles obligatoires avec des scanners corporels perfectionnés. Mesure qui avait été rejetée un peu partout, en Europe comme aux Etats Unis.
D’ailleurs si Umar Farouk Abdulmutallab n’était pas passé par un contrôle scanner à l’aéroport d’Amsterdam (en dehors de l’intervention d’un bienfaiteur de l’humanité), c’est tout simplement parce que l’aéroport hollandais ne pratiquait pas ces contrôles sur les voyageurs à destination des Etats Unis.
Et pourquoi donc?
Parce que, peut-on lire dans Business Week:

« Les responsables de cet aéroport n’utilisaient pas les scanners sur les passagers à destination des Etats Unis à la demande des officiels US qui étaient préoccupés par [le respect de] la vie privée des Américains. »

Les mêmes autorités US qui demandent aujourd’hui des scanners partout et d’aucuns voient là une occasion en or de faire taire l’opposition de nombreux citoyens et organisations, ainsi que celle de nombreux élus de tous bords à la mise en place de ce genre de contrôles.!
Troublant, n’est-ce-pas?
Michel Chertoff, ancien responsable de la sécurité intérieure sous Bush junior, n’est pas le dernier à donner de la voix en faveur des scanners corporels. Il est vrai que ce sioniste convaincu, est aussi convaincu de son intérêt pécuniaire dans cette affaire puisqu’il utilise son passé de haut responsable de la sécurité aux USA pour vanter ces appareils dont, heureux hasard, il se trouve représenter commercialement l’un des constructeurs. (Y’en a vraiment qui ont du flair!)
Chertoff qui s’est recyclé dans les affaires liées à la sécurité est un bon exemple de l’émergence d’un nouveau type d’activité industrielle qui tire profit de l’externalisation par les Etats d’un certain nombre d’activités qui ont longtemps été considérées comme des prérogatives régaliennes. Il s’agit parfois de véritables empires « industriels », dont Blackwater est l’exemple le plus connu. Issus de rapports incestueux entre le monde des affaires et celui de la politique, cette évolution ne peut pas ne pas être sans conséquence sur la politique des Etats.

L’holocauste par le mariage

janvier 1, 2010
Un texte d’Aliza Lavi, paru dans l’édition de ce jour d’un grand journal de l’entité sioniste nous donne l’occasion de revenir sur le caractère étrange de la conception du judaïsme par le sionisme. Cette personne, fort mignonne au demeurant, saisit l’occasion des fiançailles de Chelsea, la fille de Bill et Hillary Clinton avec le fils d’une riche famille juive américaine pour souligner le danger des mariages entre juifs et non juifs.

D’aucuns apprécieront sa comparaison de ce genre de mariages avec ce qu’on appelle l’holocauste, soit la tentative d’extermination des Juifs européens par le nazisme. L’auteur nous apprend qu’il y a eu en réalité plusieurs holocauste antérieurs en raison de ces fameux mariages mixtes.

Bon, elle ne pousse pas le bouchon jusqu’à taxer Mlle Clinton d’antisémite, mais on n’en passe pas loin.

La conception du judaïsme manifestée par ce texte n’est en rien spirituelle mais à mi-chemin entre une conception raciale et nationale tout simplement parce que l’auteure tente de résoudre à sa manière des contradictions qui restent cependant insolubles.

En effet, Aliza Lavi met en garde contre le danger à relativement court terme que posent les mariages mixtes à la communauté juive américaine, elle reconnait implicitement que ce danger est d’autant plus grand que les portes de la conversion au judaïsme restent le plus souvent à peine entrouvertes pour ceux qui souhaiteraient adhérer à la religion juive. Elle plaide donc pour un rabbinat plus ouvert à l’accueil des convertis car cet accueil doit se faire selon la loi juive. Mais comme ce sont les rabbins qui décident de ce qu’est l’application de la loi juive, il faut que retirer cette affaire aux religieux en désignant… des rabbins plus flexibles. Les positions de Mme Lavi ont moins à voir avec un motif spirituel qu’avec un motif national. Et c’est donc la nation, c’est-à-dire l’entité sioniste qui doit prendre cette affaire en charge sous peine de perdre ses « enfants au profit d’autres religions, d’autres peuples et d’autres nations ». En une seule phrase, nous retrouvons l’intrication de ces trois termes; religion, peuple et nation.

On pointera certaines erreurs, par volonté ou ignorance, de Mme Lavi. Elle signale par exemple que, contrairement au christianisme et à l’Islam, le judaïsme n’est pas prosélyte. Ce n’est certes plus le cas, mais il n’en a pas toujours été ainsi et l’action prosélyte du judaïsme dans le Maghreb antique est bien connue. La fin du prosélytisme date de la prise en main de ce qu’on appelle judaïsme aujourd’hui par le rabbinat et la mise au pas d’une forme de judaïsme universaliste et non sectaire (le karaïsme).

Elle note concomitamment que le judaïsme, n’a été prosélyte ni par la persuasion et encore moins par la force. Cette affirmation n’a de valeur que lorsque le judaïsme est dépourvu d’Etat, ce qui a généralement été le cas avant l’instauration de l’Etat sioniste. Mais si nous prenons le cas du Yémen ancien, avec présence d’un Etat juif, nous observons un comportement tout à fait différent avec un roi Juif qui donne aux Chrétiens le choix entre la conversion au judaïsme ou la mort.
Le fiancé de Chelsea Clinton
Le problème des mariages mixtes n’est pas une question religieuse, mais une affaire nationale
par Aliza Lavi, Yedioth Aharonoth (Sionistan) le 1er janvier 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri
Chelsea Clinton, la fille d’une des familles les plus en vue de la classe politique américaine, a choisi un Juif pour mari. Le futur époux, Marc Mezvinsky, appartient à une famille du monde des affaires et de la politique. Preuve supplémentaire qu’on peut trouver des juifs au cœur même de l’establishment américain. L’ancien président et l’actuelle secrétaire d’Etat seront les beaux parents d’un Juif.
Avec toute notre reconnaissance et notre vieille amitié pour Bill et Hillary Clinton, et en dépit du fait que l’image de cette dernière joue le rôle d’exemple pour de nombreuses femmes dans le monde – on pourrait envisager cette même histoire sous un angle opposé et la considérer comme un motif de préoccupation.
Un type, membre d’une famille juive, fait un mariage mixte. On n’a aucune indication selon laquelle Chelsea Clinton envisage de se convertir au judaïsme. Et peut-être Marc, comme beaucoup de Juifs de sa génération; va-t-il épouser la femme qu’il aime sans se poser des questions en apparence obsolètes.
Bill et Hillary Clinton sont des amis sincères d’Israël et du peuple juif. Quand Hillary s’est exprimée, en qualité de première dame, le jour en mémoire de Yitzhak Rabin, elle avait commencé son discours par des citations de section hebdomadaire de la Torah. Peu de politiciens Israéliens le font. Ce faisant, Hillary montrait sa proximité intime avec le peuple juif et son patrimoine. Pendant la bataille pour la restitution des avoirs des victimes de l’holocauste conservés dans les banques suisses, c’est Hillary qui avait engagé Bill à agir pour le bien de la justice historique. Mais néanmoins, nos enfants ne peuvent pas se marier dans la famille Clinton.
Le nombre de mariages mixtes dans la diaspora a augmenté de 200 % ces 50 dernières années. Environ 55 % des mariages conclus par des Juifs sont mixtes. Dans un quart des familles, les enfants de la prochaine génération ne seront plus Juifs et auront, au mieux, une vague lien avec leurs racines juives. Une projection dans l’avenir montre qu’en l’espace de quelques générations, la communauté juive américaine aura pratiquement disparu, en dehors de sa composante religieuse et ultra orthodoxe.
Il y a des limites
Certains diront que je suis vieux jeu et raciste. Certains diront, « Pensez-vous vraiment que nous avons le droit de faire obstacle? » Et il y a ceux qui, comme certains de mes amis, qui disent qu(il y a si peu de différences entre les jeunes gens d’aujourd’hui qu’elle-même ne s’était pas rendue compte que sa fille s’était fiancée avec un Gentil avant que d’assister au mariage à l’église du frère de son futur gendre.
Ma réponse à ces arguments est la suivante: Oui, il y a des limites. La faculté du peuple juif à continuer à exister et à survivre à travers les générations repose, entre autres, sur le maintien du mariage à l’intérieur, et seulement à l’intérieur, de la communauté. L’assimilation et les mariages mixtes ont détruit des communautés complètes avant même l’holocauste.
La judaïsme, contrairement au christianisme et à l’Islam, n’est pas une religion missionnaire. Elle ne cherche pas à augmenter le nombre de ses croyants, ni par la persuasion et surtout pas en recourant à la force. Mais ce n’est pas non plus une religion fermée dans laquelle les gens ne peuvent pas entrer. Ceux qui souhaitent la rejoindre peuvent le faire, aux conditions de la loi juive. Ceux qui veulent épouser un homme ou une femme de confession juive peuvent se convertir. Les gens font des choses bien plus difficiles par amour.
Malheureusement, cette bataille semble presque perdue dans la communauté juive des Etats Unis. Mais du moins devrions nous, en Israël, parler en conséquence de ces mariages mixtes. avec plus de retenue et de façon moins colorée. En même temps, nous devons œuvrer à la nomination de juges rabbiniques qui soient sensibles et comprennent les nécessités de l’heure, qui permettront à ceux qui le veulent de se convertir. Les mariages mixtes ne sont pas un problème religieux mais un problème national. Ce n’est pas l’affaire des religieux. C’est l’affaire des juifs Israéliens qui risquent de perdre leurs enfants au profit d’autres religions, d’autres peuples et d’autres nations.

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