Nouvel antisémitisme et vieil antihumanisme

L’antisémitisme revient au devant de l’actualité en France. On a eu la tuerie de Toulouse dont ont été victimes des élèves d’une école juive, puis plus récemment et avec un degré de gravité heureusement bien moindre, l’agression à coup de marteau à Villeurbanne près de Lyon et, il y a deux jours, l’agression d’un jeune Juif dans un train, le hasard voulant que ce jeune juif était un élève de la même école où a eu lieu la tuerie de Toulouse.

Pourtant, dans aucun des cas que nous venons d’évoquer on ne peut se contenter d’une simple qualification d’agression motivée par l’antisémitisme.

Par exemple, dans l’affaire de la tuerie de Toulouse, imputée à Mohamed Merah, on tend à oublier les victimes non juives, parfois d’origine maghrébine. Tout se passe comme si tout ce qui pourrait faire obstacle à la représentation antisémite devait être gommé du souvenir des évènements. D’autant que ce n’est pas la procédure judiciaire qui permettra à la réalité de concurrencer la mémoire, Mohamed Merah ayant été tué par la police, il ne sera pas traduit en justice. Tant mieux car la procédure judiciaire aurait été rendue nulle du fait du défaut d’autopsie des cadavres des victimes juives, une première à mon avis dans les annales de la police judiciaire en France.

Dans le cas de l’agression au marteau de Villeurbanne, j’ai mes propres sources qui me disent que la dite agression était en réalité une expédition punitive pour venger l’agression par des jeunes, qui s’avéraient être juifs, de deux maghrébins, un adolescent et un sexagénaire. Et c’est sans doute la raison pour laquelle le battage médiatique a vite diminué d’intensité.

Quant à l’agression dans le train, il parait qu’un des «agresseurs» vient de déposer plainte contre la «victime». Attendons la suite des évènements, mais mon petit doigt me dit que la probabilité pour qu’un élève fréquentant l’école toulousaine où a eu lieu la tuerie se fasse agresser dans un train par deux Maghrébins rencontrés par hasard est extrêmement faible, et même nulle.

Au rang des curiosités, on peut noter le fait étrange qu’un journal comme Libération puisse titrer « Le caractère antisémite reconnu dans l’agression d’un jeune juif dans un train » alors qu’aucune qualification de ce nom n’existe dans le code pénal.

Reste que les agressions antisémites suscitent, à juste titre, l’indignation du citoyen lambda et de la classe politico-médiatique.

Ainsi Le Nouvel Observateur, ce magazine garant d’une morale civique de gauche, titre cette semaine en couverture : « L’antisémitisme, ce qu’on ne veut pas dire. »

Eh oui, le Nouvel Observateur enfourche, à l’occasion d’incidents récents, plus ou moins graves et plus ou moins avérés, le cheval du « nouvel antisémitisme », manière ce remettre l’antisémitisme au cœur du débat public.

Au nom, peut-on supposer de valeurs universelles.

Mais si c’est le cas, il convient alors de mettre un maximum d’éléments dans la discussion afin de situer la réalité des problèmes éthiques auxquels nous sommes confrontés, le « nous » étant inclusif et concernant toutes les parties ou communautés ethniques ou religieuses concernées.

On pourrait par exemple adresser un certain nombre de demandes de clarification morale et éthique aux diverses autorités religieuses et peut-être serions-nous alors surpris des réponses que nous obtiendrions.

Aucune chance que le Nouvel Observateur ou d’autres medias de ce genre le fassent car cela irait à rebours de leur offensive qui vise à rendre impossible toute critique du sionisme.

Ce tir de barrage au sujet de l’antisémitisme est bien entendu avant tout destiné à aiguillonner le ministère de l’intérieur et à adresser un message au gouvernement de Jean-Marc Ayrault au cas où ce dernier aurait le début du commencement d’une envie de faire avancer le processus de paix au Moyen Orient.

Demande au rabbin : les juifs peuvent-ils sauver n’importe quelles vies pendant le sabbat ?

par Shlomo Brody, Jerusalem Post (Sionistan) 28/06/2012 traduit de l’anglais par Djazaïri
Si le judaïsme reconnaît l’immense valeur de la vie, cette dernière n’est pas toujours la valeur suprême.
Permettez moi de le dire d’emblée très clairement : la loi juive oblige les Juifs à sauver la vie de tout être humain, qu’il soit Juif ou gentil, même si cela entraîne une violation du sabbat. C’est la conclusion unanime de tous les décisionnaires contemporains, malgré des articles trompeurs dans la presse sur la conférecne publique récente d’un éminent érudit Israélien.
Si ce fait est incontestable, les savants sont en désaccord sur l’argumentation juridique qui aboutit à cette position consensuelle.
Si le judaïsme reconnaît l’immense valeur de la vie, cette sernière n’est pas toujours la valeur suprême. Dieu, nous dit la Bible, a emmené le peuple juif hors d’Egypte afin qu’il puisse le servir. Etre au service de Dieu implique de renoncer à sa propre vie plutôt que de commettre l’idolâtrie ainsi que les autres transgressions inacceptables que sont le meurtre et les relations [sexuelles] illicites.
Compte tenu de l’importance de l’observation du sabbat, un lecteur de la Bible peut en arriver à comprendre que cette valeur [du sabbat] est également supérieure au sauvetage de vies humaines.
De fait, à l’époque des Hasmonéens, certains Juifs refusèrent d’aller au combat pendant le sabbat, ce qui fit qu’ils furent rapidement décimés.
Pour récuser ce sentiment, le Talmud affirme que la valeur de la vie prime sur l’observation du sabbat (pikuah nefesh doheh et hashabbat). Dieu, soutenaient les Sages, nous ordonne de « préserver mes lois et statuts…et de vivre selon eux » (Lévitique 18 :5), mais de ne pas mourir pour les observer. En conséquence, même quand il y a un doute sur la létalité du danger, on viole toujours le sabbat pour sauver une vie.
Le sabbat reste sacrosaint, cependant, et si ça ne compromet pas leur célérité ou leur efficacité, on doit toujours minimiser les transgressions qui ont lieu pendant les secours.
Un certain nombre de textes talmudiques précisent que cette interprétation permet de profaner le sabbat uniquement pour sauver d’autres Juifs.
Certains ont critiqué cette interprétation pour être en deçà des normes éthiques du serment d’Hippocrate. D’autres ont notoirement accusé les Juifs de considérer que le sang gentil est moins rouge que le sang juif. Un incident tristement célèbre se produisit en 1965 quand un journaliste Israélien anti-religieux, Israel Shahak, prétendit avaoir vu un juif orthodoxe refuser de se servir de son téléphone pour aider à sauver un non Juif. Si son incapacité à donner une preuve quelconque de la réalité de cet incident en a conduit beaucoup à affirmer que c’était une version moderne de l’accusation de crime rituel, il a néanmoins déclenché une clarification publique de la complète déformation de la loi juive par ses affirmations. La loi juive nous intime fermement de sauver la vie de tous les humains, même si cela implique de violer le sabbat.
Si le Talmud ne donne jamais de véritable explication rationnelle à cette distinction entre gentils et juifs, un passage donne à comprendre qu’il existe une conviction que les Juifs ont besoin d’une dispense pour sauver les leurs, tandis que les non juifs pouvaient faire appel à leurs propres sauveteurs sans avoir besoin que des Juifs enfreignent le sabbat. Une telle interprétation pourrait justifier un système « sur appel » pour les prestataires ordinaires de santé (telles les rotations du personnel hospitalier), mais ne serait à l’évidence d’aucune utilité pour une situation d’urgence absolue où les circonstances feraient qu’un gentil ne pourrait être sauvé que par un Juif. Le talmud, suivi par les sages du Moyen Age, faisait valoir que dans le but d’éviter l’hostilité des non juifs (mipnei eiva), les juifs pouvaient enfreindre certains interdits afin de sauver la vie de Gentils.
Les érudits religieux discutent de savoir si ces dérogations pour éviter l’animosité [des non juifs] peuvent justifier d’enfreindre un interdit biblique ou seulement un édit rabbinique. Quoi qu’il en soit, le rabbin Moshe Sofer a observé que non seulement le fait de ne pas sauver des non Juifs créerait de l’animosité, mais pourrait aussi amener les Gentils à ne pas soigner des Juifs, ou même à faire des pogroms. En conséquence, les juifs doivent sauver la vie de tout être humain, même si cela implique d’enfreindre des interdits bibliques du sabbat, parce que l’absence de réciprocité met en danger la communauté juive.
Cela reste vrai même quand on peut supposer que persone ne remarquerait qu’on a manqué à son devoir de porter secours.
 Si cette argumentation débouche en pratique sur un traitement égalitaire pour toutes les vies humaines, certains érudits, dont le rabbin Yehiel Y. Weinberg, ont exprimé des réserves quant à cette logique qui dérive seulement de considérations trop spécifiques et pragmatiques. Pendant l’affaire Shahak, le grand rabbin Yehuda Unterman avait soutenu que la préoccupation relative à l’animosité [des non juifs] traduisait des convictions plus fondamentales sur l’importance de relations pacifiques (darchei shalom). Tandis que les rabbins Hayim David Halevi et Immanuel Jalobovits partaigeaient ce point de vue, il était rejeté par d’autres qui considéraient qu’il consistait en une réinterprétation apologétique d’un argument purement pragmatique.
Des érudits contemporains ont cependant attiré l’attention sur le commentaire du rabbin Menahem Hame’iri, au 13ème siècle, qui soutenait que l’absence de dérogation accordée par le Talmud pour le sauvetage de la vie de non juifs ne s’ appliquait qu’aux anciennes sociétés dans lesquelles la majorité non juive faisait du mal à leurs habitants juifs. Dans les cultures où le reste de la population les non juifs] agit sur la base de principes éthiques, aucune distinction n’est faite entre secourir un Juif et sauver un Gentil. Selon les propres termes du rabbin Nahum Rabinovitch, « la compassion et la pitié pour tous les hommes sont la marque du Juif, tout comme elles sont la marque de Dieu. »
L’auteur, éditeur en ligne de Tradition et de son blog, Text & Texture (text.rcarabbis.org ), enseigne à la Yeshiva Hakotel. JPostRabbi@yahoo.com
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5 Réponses to “Nouvel antisémitisme et vieil antihumanisme”

  1. El Matkaouek Says:

    Donner un sens aux différents événements spectaculairement violent qui se sont manifestés ces derniers temps, dans les différentes capitales des pays coalisés de l’Otan, aussi bien l’attentat du 11 septembre à New York, que ceux de Madrid, de Londres, de Paris et d’autres places capitales bien recouvertes par les médias devient chose facile pour les détenteurs du pouvoir. Sans enquête préalable, le pouvoir les définie comme une sorte de guerre des civilisations. Ainsi pour en renforcer le sens la toute puissance du pouvoir est capable de les fabriquer de toutes pièces pour maintenir le sens premier de choc des civilisations entre l’Occident et l’Orient, entre la chrétienté et l’islamité, entre François et Mohammed, entre Merah et Levy. Comme des metteurs en scène le scénario, la prise de vue et la projection, tout est compris. Aucun commentaire, tout est à prendre comme tel, c’est du sacré, le sens nous vient d’en haut qui est le bien qui combat le mal qui est en bas. Comment remettre en question ce sens donné d’avance, c’est presque une profanation, comment dire que c’est un scénario monté de toutes pièces en vue de renforcer ce sens que personne n’est autorisé à douter. Tous les journalistes, tous les enquêteurs s’autocensurent pour se conformer à la version officielle s’ils veulent continuer à travailler, à gagner leur vie. Les autres critiques en dehors de la version du pouvoir sont systématiquement qualifiées de complotistes, alors qu’elles cherchent uniquement la matérialité des faits. L’annonce officielle sans aucune confrontation doit passer.

    Give a meaning to the spectacularly violent events which occurred lately in the various capitals of the country Coalition of NATO, as well the attack of 11 September in New York, Madrid, London, Paris and other capitals tickets well covered by the media becomes easy for the holders of power. Without discovery, power defined as something of a war of civilizations. Thus to strengthen the meaning any power is able to manufacture all parts to maintain the primary meaning of clash of civilizations between the West and East, between Christianity and the Islamic, between François and Mohammed, Merah and Levy. As directors the scenario, filming and projection, everything is included. No comments, everything is to be taken as such, it is sacred, the meaning comes from the top which is the good fighting evil which is at the bottom. How to question the meaning given in advance, it is almost a profanation, how to say it’s a scenario mounted all parts to reinforce the sense that no one is allowed to doubt. All journalists, all investigators to self-censorship to conform to the official version if they want to continue to work to earn a living. Other critics outside the version of power are systematically called complotistes, while they seek only the materiality of the facts. The official announcement without any confrontation must pass.

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  2. Louise Says:

    Jeune juif agressé dans un train : le caractère antisémite retenu
    Publié le 08/07/2012
    http://www.leprogres.fr/faits-divers/2012/07/08/jeune-juif-agresse-dans-un-train-le-caractere-antisemite-retenu

    « Des indices dans le sens du caractère antisémite des violences existent. Ils ne résultent pour l’instant que des déclarations de la victime », a précisé le parquet.

    L’enquête va permettre de continuer de recueillir des témoignages des passagers de la rame de train.

    Les faits remontent à mercredi soir quand la victime rentrait en train de Toulouse à Villeurbanne. Selon la version donnée par les deux agresseurs présumés, qu’aucun témoignage n’a pour l’heure formellement remise en cause, l’adolescent était au téléphone quand les deux Montpelliérains lui ont demandé de parler moins fort pour ne pas réveiller un bébé qui dormait à proximité. La conversation achevée, l’adolescent a fait signe à ses interlocuteurs de venir s’expliquer sur la plateforme et ouvert les hostilités en donnant un coup de tête à l’un des Montpelliérains. Ce dernier a riposté par un coup-de-poing avant de voir venir son copain à la rescousse. S’en est suivie une bagarre jusqu’à ce qu’un témoin sépare les protagonistes. L’agression a provoqué une vive émotion dans la communauté juive, d’autant que l’adolescent était scolarisé à l’école Ozar Hatorah de Toulouse où Mohamed Merah avait tué en mars trois enfants et un père de famille.
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    la veille, le même Progrès relate davantage de faits.

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    Juif agressé dans un train : le caractère antisémite pas encore avéré
    Publié le 07/07/2012

    http://www.leprogres.fr/faits-divers/2012/07/07/juif-agresse-dans-un-train-le-caractere-antisemite-pas-encore-avere

    Les deux Montpelliérains, venus à Lyon pour se présenter au bureau de recrutement de l’armée, ont donné une version des faits qu’aucun témoignage n’a pour l’heure remis formellement en cause. Le jeune Villeurbannais étant au téléphone, ils lui ont demandé de parler moins fort pour ne pas réveiller un bébé qui dormait à proximité. Une fois la conversation achevée, c’est l’adolescent, et non pas les jeunes gens, qui a fait signe d’aller s’expliquer sur la plateforme du train. C’est lui qui aurait ouvert les hostilités en donnant un coup de tête au Montpelliérain, qui a répondu par un coup-de-poing avant de recevoir un coup mal placé qui l’a fait crier, alertant son ami resté jusque-là à sa place. Il est venu à la rescousse et, supériorité numérique oblige, ils ont eu le dessus jusqu’à un témoin sépare les protagonistes. L’adolescent, qui voyageait sans titre de transport, n’a pas souhaité déposer plainte au moment des faits. Le Montpelliérain qui a reçu un coup de tête a déposé plainte contre l’adolescent au cours de la garde à vue, qui doit s’achever ce matin. Les jeunes gens pourraient être présentés en vue d’une ouverture d’information judiciaire pour violences, aggravées si le caractère antisémite est retenu.
    dont un

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  3. Louise Says:

    Agression d’un jeune juif : acte antisémite ou simple bagarre ?
    Publié le 06/07/2012 à 06:00
    http://www.leprogres.fr/faits-divers/2012/07/06/agression-d-un-jeune-juif-acte-antisemite-ou-simple-bagarre

    Que s’est-il passé, alors que le train se trouvait à la hauteur de Valence ? Une simple conversation téléphonique semble avoir mis le feu aux poudres.

    Selon le témoignage de l’adolescent, recueilli hier en exclusivité par Le Progrès, celui-ci ne portait aucun signe religieux, contrairement à la rumeur selon laquelle il arborait une étoile de David en pendentif. « J’appelle mon frère pour lui dire que je serai bientôt là. Mon frère a un prénom juif et, dans le wagon, je vois que mon appel fait réagir les deux jeunes, a indiqué le jeune homme, ajoutant que « l’un d’entre eux me dit alors de fermer ma gueule et m’insulte ». Appelé à s’expliquer sur la plateforme, l’adolescent s’exécute et c’est alors que survient la bagarre, durant laquelle « seul l’un des deux a fait référence à mon judaïsme » précise l’adolescent.

    Des contrôleurs interviennent, lui demandent s’il souhaite porter plainte, ce qu’il décline car il est « trop choqué. Uks relèvent l’identité des deux Montpelliérains. Comme le lycéen, l’un d’eux est légèrement blessé, présentant des contusions et des griffures. Dans la soirée, après avoir retrouvé sa famille, l’adolescent se présente pour déposer plainte avec, à l’appui, un certificat médical attestant d’une ITT de huit jours. Aussitôt, d’importants moyens d’investigation sont mis en œuvre. Grâce à aux informations communiquées par la Surveillance Générale de la SNCF, les enquêteurs ont connaissance de l’identité des mis en cause, qui ont été arrêtés à 11 heures 15 au quartier Général-Frère. Ces jeunes gens, sans aucun antécédent, avaient satisfait à une première présélection en vue d’intégrer l’armée.  L’enquête en cours doit établir si, comme l’affirme le plaignant, il a été pris à partie pour avoir prononcé un prénom juif, ou plus simplement parce que sa conversation dérangeait les voyageurs.

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    Le Parisien, daté pourtant de la veille reprend ce témoignage du Progrès en omettant : « Comme le lycéen, l’un d’eux est légèrement blessé, présentant des contusions et des griffures. » et en ajoutant la version du rabbin.

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    sur le Parisien Publié le 05.07.2012, 17h02, :

    http://www.leparisien.fr/lyon-69000/le-jeune-juif-agresse-dans-un-train-temoigne-d-une-reference-a-son-judaisme-le-progres-05-07-2012-2078601.php

    Alors qu’il passe un coup de téléphone à son frère, « qui a un prénom juif », l’un d’eux lui demande de « fermer ma gueule » et l' »insulte ».
    « Il me demande de le suivre sur la plateforme. Je m’exécute, pensant que nous allons avoir une simple explication. C’est alors qu’il commence à me frapper. Il est ensuite rejoint par son ami. Durant la bagarre, seul l’un des deux a fait référence à mon judaïsme », rapporte-il encore.
    Dans le quotidien, le jeune homme affirme également qu’il ne portait pas d’étoile de David, mais simplement « une médaille non distinctive ».
    « C’est intolérable. Ils étaient sur la plateforme et ils l’ont mis dans les toilettes avant de lui donner des coups », précise à l’AFP le grand rabbin de Lyon, Richard Wertenschlag, qui a pu s’entretenir avec la famille de la victime.
    Selon lui, le jeune homme est sorti de l’hôpital jeudi avec huit jours d’ITT (interruption temporaire de travail).

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  4. Louise Says:

    Et la version du Montpellierain pas « trop » reprise dans les media, ce me semble.

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    Montpellier L’agresseur présumé parle : « Je n’ai pas eu de propos antisémites »
    Recueilli par FRANCOIS BARRERE
    08/07/2012, 18 h 00 | Mis à jour le 09/07/2012, 15 h 07

    http://www.midilibre.fr/2012/07/08/exclusif-l-agresseur-presume-parle-je-prefere-mettre-une-gifle-qu-insulter-un-juif,530406.php

    Yassine, 18 ans, ce Montpellierain accusé d’avoir agressé un jeune juif dans le TGV pour Lyon mercredi dernier, parle pour la première fois.

    Pourquoi avez-vous pris le TGV pour Lyon mercredi ?

    Avec mon collègue, on devait passer des tests pour rentrer dans l’armée. J’ai arrêté les études en troisième, depuis j’ai toujours travaillé. Je voulais entrer dans l’armée pour devenir maître-chien, dans l’infanterie. On a pris le TGV de 17 h 24 à Montpellier, on était dans le wagon 15, un duplex.

    Comment est survenu l’incident avec ce jeune homme ?

    Une heure après le départ, j’entends un jeune qui parle constamment dans son portable, alors qu’on n’a pas le droit de téléphoner depuis les wagons. Il y avait un bébé qui dormait à côté. Je me retourne pour lui demander de parler moins fort, il me fait un geste de la main, style : “Va parler dehors”. Au bout de dix minutes, il recommence, je me retourne encore, il me fixe pendant dix secondes et me fait un signe de la tête, genre : “Viens dehors”.

    Que se passe-t-il alors ?

    Je sors dans le sas, il me suit et dit : “J’ai que 15 ans mais j’ai pas peur de toi”. Je recule, il m’envoie un coup de tête, je lui envoie une droite, il se jette sur moi au niveau de la ceinture. Je l’attrape à la tête, on tombe, il est sur moi, il m’attrape les testicules, mon collègue fonce pour nous séparer, ça dure 40 secondes et un monsieur nous sépare. Il l’a mis dans le wagon et le jeune m’a dit : “T’es mort, t’es mort !”

    Et ensuite ?

    On était à 10 minutes de Valence, la sûreté ferroviaire est montée, je leur ai dit : “S’il porte plainte, je porte plainte.” Le jeune a dit : “Personne porte plainte et chacun rentre chez soi, c’est mieux comme ça.” On est ensuite arrivés à Lyon, on est allés à la caserne, le lendemain on a fait nos examens médicaux, tout était bon, on pouvait faire ce qu’on voulait à l’armée. A 11 h, la police est venue nous chercher.

    Comment s’est passée la garde à vue ?

    C’était la première fois de ma vie. Quand la police est venue, j’ai compris que c’était pour la bagarre, mais on n’était pas au courant des propos antisémites qu’il avait rajoutés. On ne savait pas que ça avait pris des proportions aussi intenses. La première audition a été déterminante : si un de nous avait menti, on était cuits. On a dit la vérité tous les deux. Ils ont compris que ce qu’on disait était cohérent et que les témoins confirmaient ce qu’on disait.

    Avez-vous été confrontés ?

    Oui, le jeune a essayé de mentir, en disant qu’il était monté avec un billet, alors qu’il était en fraude, et qu’il a eu une amende.

    Qu’en est-il de vos blessures ?

    Lui, il a des marques au dos, c’est sûr, mais je ne l’ai pas ouvert. Moi il m’a pété le nez, j’ai encore mal et je saigne quand je me mouche.

    Et ces accusations d’antisémitisme ?

    Les témoins ont dit que je n’ai pas eu de propos antisémites, mais c’est vrai qu’il y a eu un moment dans la bagarre où on n’était que tous les deux. Moi, je sais que je n’ai rien dit. Lui raconte qu’on l’a agressé parce qu’on a entendu le prénom de son frère, mais comment il s’appelle, son frère ? A l’heure qu’il est, je ne connais pas leur prénom à eux deux.

    Quelles conclusions tirez-vous ?

    Je retiens qu’on est rien dans ce monde et qu’à tout moment tout peut basculer dans votre vie. Je retiens que je préfère mettre une gifle, une bonne grosse tarte à quelqu’un qu’insulter un juif.

    N’est-ce pas déplorable de se battre dans un train ?

    Oui. Ce qui me chagrine énormément, c’est que j’aurais pu passer mes tests, rentrer à l’armée, et servir la France. Et voilà ce qui nous arrive, à cause de ce jeune qui nous accuse de l’avoir insulté. Ce qui énerve dans cette société d’aujourd’hui, c’est que deux Français qui se battent, c’est 24 h de garde à vue, deux arabes qui se battent, c’est 24 h de garde à vue. Mais si c’est un arabe et un juif qui se battent, tu peux prendre dix ans.

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  5. Louise Says:

    Quant à l’affaire de Villeurbane, point n’est besoin de longues recherches, deux communiqués du CRIF suffisent :

    ________ Celui Publié le 4 Juin 2012 ___________

    Communique du CRIF : agression antisémite a Villeurbanne
    http://www.crif.org/fr/communiquedepresse/communique-du-crif-agression-antis%C3%A9mite-villeurbanne/31438

    Le CRIF exprime sa colère et son inquiétude à la suite de l’agression survenue à Villeurbanne contre trois jeunes juifs portant kippa.
    (…)

    ________ et celui du 19 Juin 2012 _______________

    Déclaration des dignitaires religieux après l’agression antisémite de Villeurbanne
    http://www.crif.org/fr/revuedepresse/d%C3%A9claration-des-dignitaires-religieux-apr%C3%A8s-lagression-antis%C3%A9mite-de-villeurbanne/31656

    Seize jours après l’agression présumée antisémite de Villeurbanne lors de laquelle trois jeunes gens portant la kippa se seraient fait agresser à coups de barre de fer et de marteau en pleine rue par des jeunes d’origine maghrébine, les dignitaires religieux de la ville ont adopté une déclaration commune appelant au calme, lundi 18 juin 2012.

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