Scarlett Johansson, le boycott des colonies sionistes et le Financial Times

 L’actrice américaine Scarlett Johansson a fait beaucoup pour mieux faire connaître les actions de boycott culturel, économique et commercial qui visent le régime sioniste.

Ce n’était pas volontaire de sa part, mais en préférant les dollars proposés par l’entreprise sioniste SodaStream à la mission d’ambassadrice de l’ONG britannique Oxfam, elle a en quelque sorte révélé au monde l’absence de principes moraux et l’éthique particulière qui caractérisent le projet sioniste.

par Stephanie Westbrook, via Mondoweiss

C’est cette réflexion que développe le Financial Times dans un éditorial. Le fait que ce journal qui est le porte voix des milieux financiers de Londres et d’autres métropoles du capitalisme évoque ainsi cette question dans des termes sans ambiguïté, donne une idée de l’exaspération qui commence à gagner ce que je désignerai par le raccourci simplificateur de « communauté des affaires ».

Un éditorial qui sonne aussi comme un avertissement de ce qui pourrait arriver tantôt : un boycott généralisé des échanges avec l’entité sioniste, comme celui qu’avaient connu en d’autre temps la Rhodésie (aujourd’hui Zimbabwe) et l’Afrique du Sud.

Une étoile chute sur les colonies

La défense de son sponsor par Scarlett Johansson est naïve

The Financial Times (UK) 31 janvier 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

La décision de l’actrice Scarlette Johansson de ne plus être une ambassadrice d’Oxfam, l’organisation caritative pour la justice sociale, et de continuer à être une ambassadrice de la marque SodaStream, une compagnie israélienne qui fabrique des machines pour produire des boissons gazeuses chez soi dans une usine située en Cisjordanie occupée, pourrait être tenue pour aussi négligeable qu’une tempête dans un verre de limonade. Il ne devrait pas en être ainsi.

La vedette du film « Lost in Translation » a braqué accidentellement le projecteur sur un problème important – celui de savoir s’il est juste ou légitime de faire du commerce avec des entreprises qui opèrent dans des colonies israéliennes illégales sur le sol palestinien – tout en donnant par inadvertance un éclairage positif sur al campagne pour boycotter Israël tant qu’il ne se retire pas de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est – une question distincte, du moins pour jusqu’à présent.

SodaStram fabrique certains gazéificateurs [de boissons] à Maale Adumim, la plus grande colonie israélienne en Cisjordanie, illégale au regard du droit international. L’usine fait travailler environ 500 Palestiniens et prétend promouvoir l’emploi et la coexistence pacifique entre Arabes et Juifs. Mlle Johansson affirme que la compagnie « construit un pont vers la paix entre Israël et la Palestine ». C’est de la naïveté, tout comme la confusion qu’elle fait entre ce point de controverse et le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) qui prône l’isolement d’Israël.

Le statut des colonies est clair au regard du droit international même si Israël choisit de l’ignorer et d’accroître sa colonisation du territoire palestinien, tout en faisant mine de négocier sur la création d’un Etat palestinien. L’an dernier, l’Union Européenne (UE) a adopté des dispositions pour interdire les subventions destinées à des organismes opérant dans des colonies illégales. L’UE a cependant laissé Israël participer au programme Horizon 2020 – Israël est le seul Etat non membre à participer à ce programme de recherche-développement de 80 milliards d’euros – rendant ainsi la haute technologie israélienne éligible aux financements publics européens dès lors qu’ils ne sont pas utilisés dans les colonies.

Ce n’est pas un boycott. C’est l’application du droit. Il reste que si Israël poursuit son occupation et repousse les conditions pour la paix négociées par le Secrétaire d’Etat John Kerry, de telles distinctions deviendront obsolètes. Les fonds de pension européens ont déjà commencer à retirer leurs investissements dans les banques israéliennes qui ont des succursales dans les colonies.

Les dirigeants israéliens, depuis les anciens premiers ministres Ehud Barak et Ehud Olmert à Tzipi Livni et Yair Lapid, les ministres de la justice et des finances du gouvernement actuel de droite de Benjamin Netanyahou ont prévenu qu’Israël sera confronté à l’ostracisme sauf sen cas de conclusion d’un accord avec la Palestine. Aujourd’hui, ce sont les colonies qui sont visées. Mais les choses pourraient facilement évoluer vers un boycott généralisé.

Il est malhonnête de voir du romantisme dans les actions de colonisation. L’occupation jette en prison des milliers de jeunes hommes palestiniens, donne leurs terres et leur eau aux colons, démolit leurs maisons et fragmente le territoire restant avec de nombreux checkpoints et des routes ségrégées. Il n’existe pratiquement aucune base minimale pour une économie. Pour créer des emplois palestiniens, il faut mettre un terme à l’occupation et laisser les Palestiniens construire les fondations d’une économie – pas construire des « ponts vers la paix » sur la terre d’un autre peuple sans sa permission.

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3 Réponses to “Scarlett Johansson, le boycott des colonies sionistes et le Financial Times”

  1. raimanet Says:

    A reblogué ceci sur raimanet.

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  2. aventerrien Says:

    A reblogué ceci sur L'horreur islamiqueet a ajouté:
    Bravo Scarlett…quelle beauté, quelle grâce , quelle intelligence…je comprends que cela frustre les pauvres nazillons de l’Islam qui rêvent de revenir aux temps heureux où ils pouvaient impunément venir capturer des esclaves sexuelles juives ou chrétiennes…seulement ce temps de sauvagerie et d’animalité est terminé…

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  3. John Rankin Waddell, le boycott, Scarlett Johansson et les "zélotes extrémistes juifs" qui contrôlent Hollywood | Mounadil al Djazaïri Says:

    […] de choisir entre sa mission d’ambassadrice de la fameuse ONG et un contrat publicitaire avec l’entreprise SodaStream qui possède une usine de fabrication de gazéificateurs pour boissons en Cisjordanie occupée par […]

    J'aime

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