La National Basket Association (NBA), l’holocauste et le sionisme, quel rapport?

 

A priori aucun.

Sauf que la presse nous apprend qu’aux Etats Unis, un certain Donald Sterling vient d’être suspendu de la National Basket Association (NBA), mesure assortie d’une amende de 2,5 millions de dollars.

Donald Sterling n’est pas un joueur de basket mais le propriétaire des Clippers, un important club de basket-ball de Los Angeles,

Les sanctions sont lourdes et viennent en réponse à des propos racistes tenus par Donald Sterling lors d’une conversation privée avec sa petite amie :

Selon l’enregistrement d’une conversation datant du 9 avril rendu public par le site d’informations people TMZ, le président des Clippers Donald Sterling reproche à sa petite amie d’avoir publié sur les réseaux sociaux une photo la montrant aux côtés de Magic Johnson.

« Cela m’embête beaucoup que tu dises ainsi vouloir être associée à des noirs. Est ce que tu dois vraiment faire cela ? », a déclaré Sterling. « Tu peux coucher avec (des noirs), tu peux les faire venir chez toi, tu peux faire ce que tu veux avec eux, mais la moindre des choses est de ne pas en faire la publicité et de les amener à mes matches », a-t-il poursuivi.

V. Stiviano, la petite amie (maîtresse) de Donald Sterling est elle-même afro-mexicaine et n’a que 31 ans tandis que papy Sterling affiche 80 ans au compteur,

Ah l’amour !

C’est lors du Superbowl de Miami en 2010 que V. Stiviano et Donald Sterling se rencontrent. La jeune femme se voit offrir de somptueux cadeaux : une Ferrari, deux Bentley, un Range Rover ainsi qu’un duplex de près de deux millions de dollars ainsi que la somme de deux millions de dollars de frais de « subsistance ». Si l’avocat de V. Stiviano, Mac Nehoray, nie énergiquement le fait que sa cliente soit la « petite amie » de Sterling, TMZ rapporte le contraire.

Elle est poursuivie en justice par Rochelle Sterling, la femme de Donald Sterling

Donald Sterling

Donald Sterling et V. Stiviano

L’affaire fait bien sûr grand bruit aux Etats Unis où le président Barack Obama a fermement dénoncé les propos de Donald Sterling.

On se demande, comme V. Stiviano :

Comment une personne éduquée, d’un niveau social aussi élevé, peut-elle tenir un tel discours ? C’est la question que lui pose son interlocutrice… Elle n’est sans doute pas la seule.

Certains éléments de réponse se trouvent pourtant dans certains aspects de la biographie de Donald Sterling, Des éléments qu’aucun organe de presse français ne s’est hasardé à présenter alors même qu’ils figurent pour une bon dans la transcription d’e la discussion publiée par TMZ, la source originale de cette information.

Il faut d’abord savoir que le véritable nom de l’ex patron des Clippers n’est pas Sterling mais Tokowitz, Donald Tokowitz est né en 1933 à Chicago dans une famille d’immigrés juifs.

Et que, selon Wikipedia, il n’en était pas à sa première en matière de racisme puisqu’il avait été poursuivi en 2006 par le Département de la Justice pour discrimination au logement, un litige qui sera réglé à l’amiable moyennant 2,7 millions de dollars.

En août 2006, le Département de la Justice des États-Unis poursuit Sterling pour discrimination ; il aurait utilisé un critère racial comme critère d’acceptation dans certains de ses immeubles. L’accusation reproche à Sterling d’avoir refusé l’accès de ses appartements à des non-Coréens dans le quartier de Koreatown à Los Angeles et aux Afro-Américains dans Beverly Hills. L’accusation allègue que Sterling aurait dit qu’il n’aimait pas louer aux Hispaniques parce qu’ils « fument, boivent et flânent autour de l’immeuble » et que « les locataires noirs ont des odeurs et attirent la vermine». En novembre 2009, le réseau ESPN rapporte que Sterling a accepté de payer 2,7 millions de dollars pour régler des plaintes suivies par le ministère de la Justice et Davin Day de Newport Beach, au motif qu’il s’était engagé dans des pratiques de location discriminatoires à l’encontre des Hispaniques, des noirs et des familles avec enfants. La somme sert aussi à régler les plaintes de familles se plaignant que leurs logements avaient été détruits en raison de leur couleur de peau. En outre, Sterling a également été condamné à payer 4,9 millions de dollars d’honoraires et frais d’avocat

Sans remonter aussi loin, et pour rester dans le cadre de l’enregistrement divulgué par TMZ, il y a ces passages que la presse française n’a pas jugé bon de reprendre.

A un moment de la discussion, Sterling – né Donald Tokowitz de parents juifs immigrés en Amérique tente de défendre son point de vue en le situant dans un contexte international , mettant en avant la manière dont les Noirs sont traités en Israël.

Sterling: « C’est mondial ! Tu vas en Israël, les Noirs sont sont traités exactement comme des chiens. »

Stiviano: “Alors tu dois aussi les traiter comme ça ?”

Sterling: “Les Juifs blancs, il y a des Juifs blancs et des Juifs noirs, tu comprends?”

Stiviano: “Les Juifs noirs comptent-ils moins que les Juifs blancs?”

Sterling: “A cent pour cent, la moitié, à cent pour cent.”

Stiviano: “Est-ce que c’est bien?”

Sterling: “Là n’est pas la question – nous ne jugeons pas ce qui est bien et ce qui est mal, nous vivons dans une société,. Nous vivons dans une culture. Nous devons vivre dans le cadre de cette culture.”

Puis Siviano introduit l’holocauste dans la discussion et Sterling semble perturbé. Elle affirme qu’elel ne dirait jamais à une personne qu’elle ne l’ammènerait pas à un match à cause de sa « race, sa couleur ou sa culture. »

Puis elle ajoute, « C’est comme dire, ‘Persécutons et tuons tous les Juifs.’ »

Sterling: “Oh, c’est la même chose, c’est ça?”

Stiviano: “N’est-ce pas injuste? N’était-ce pas injuste à l’époque? Avec l’holocauste? Et tu es juif, tu comprends ce que c’est que la discrimination.”

Sterling: “Ca ne va pas dans ta tête, ça ne va vraiment pas dans ta tête, tu es vraiment un cas mental. Tu compares l’holocauste avec …”

Stiviano: “Le racisme! La discrimination.”

Sterling: “Il n’y a pas de racisme ici. Si tu ne veux pas,,, aller,,, à un match de basketball avec une certaine,,, personne, est-ce du racisme ?”

 

C’est sûr, comparer le sort des Juifs à une certaine époque au racisme dont sont victimes d’autres communautés, faut vraiment être fou pour oser !

Et l’holocauste, comparer l’holocauste avec,,,

 

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4 Réponses to “La National Basket Association (NBA), l’holocauste et le sionisme, quel rapport?”

  1. La National Basket Association (NBA), l’holocauste et le sionisme, quel rapport? | Mounadil al Djazaïri | raimanet Says:

    […] https://mounadil.wordpress.com/2014/04/30/la-national-basket-association-nba-lholocauste-et-le-sionis… […]

    J'aime

  2. salimsellami Says:

    A reblogué ceci sur salimsellami's Bloget a ajouté:
    La Lettre  » J » est tellement génante apparemment pour le #Merdias français !

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  3. Jobard_lecteur_de_Hervé_Ryssen Says:

    L’habitude me pousse à croire que ce Sterling ne savait honnêtement pas faire le rapprochement entre l’holocauste et le racisme. Déjà parce qu’on parle de la shoa sous un mode quasi-mythique, tandis que le racisme existe et existera autant qu’il y aura des races repérables. Mais surtout parce que c’est ça, l’esprit juif.

    Ces gens-là baignent tellement dans la culture de leur particularité qu’ils ne s’aperçoivent même pas qu’ils font aux autres ce qu’ils leur reprochent. C’est un cas de ce que le juif Freud appelait la « projection ». Il n’a pas été chercher bien loin sa notion.

    On pourrait ainsi cumuler les double standards entre le militantisme sioniste et le sens de l’action militante de la diaspora : ultra-conservateurs / ultra-réformistes ; racisme institué en religion / métissage obligatoire ; frontières surprotégées / disparition des frontières ; anti-colonialisme / colonisation ; sexisme / féminisme ; relativisme laïciste / absolutisme des « souffrances juives » ; anti-cléricalisme / pouvoir immense des rabbins.

    Parfois on peut recenser de telles positions chez un même juif ! Bien évidemment, ils réagissent hystériquement quand on le leur fait remarquer, ce qui est le cas de Sterling à la fin de la citation (« ça va pas dans ta tête »).

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    • Dziri Says:

      Cette particularité n’est pas juive, mais elle est effectivement particulièrement marquée dans cette communauté et, surtout, associée dans certains pays à un pouvoir que d’autres n’ont pas.

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