Kobane, une étape du plan de Washington pour détruire le régime syrien

Ce qui se passe en ce moment en Syrie est d’une complexité inouïe tant les forces en présence sont nombreuses et les intérêts, même entre alliés ou présumés tels, contradictoires.

Les Etats Unis, on le sait, bombardent les positions de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL ou EI, Daesh) dans le secteur de Kobane (Ayn al-Arab) ville kurde que cette organisation assiège et ailleurs en Syrie, détruisant au passage des infrastructures économiques qui permettent aux civils de survivre.

Le régime syrien aurait consenti à ces frappes.. A mon avis, il n’avait guère le choix et il doit s’estimer bien heureux de ne pas être ciblé directement par les attaques aériennes américaines.

J’écris directement parce que je considère qu’en dernière analyse, derrière l’EIIL, c’est le gouvernement syrien qui est visé.

C’est ce que je suggérais dans un précédent post en observant que l’affaiblissement et l’élimination de l’EIIL n’était pour les Etats Unis que le prélude à une nouvelle phase de la guerre anti-Assad menée par Washington, une phase qui passe par le recrutement d’une armée de mercenaires.

Et aussi par un retournement d’alliances pour les Kurdes de Syrie qui étaient alliés jusqu’à présent avec le régime syrien.

On comprend mieux maintenant pourquoi les bombardements menés par l’aviation américaine sur les forces de l’EIIl à Kobane ont été dans un premier temps marqués par une efficacité plus que douteuse : l’EIIL a été en quelque sorte l’instrument des Etats Unis pour persuader les Kurdes syriens de revoir leur position.

Le largage par les Américains d’armes destinées aux miliciens du PYD semble confirmer le repositionnement des Kurdes dans une nouvelle phase de la stratégie américaine de lutte contre le régime syrien. Tout comme l’adoption par les USA et l’UE de nouvelles sanctions contre les régime syrien

Il va sans dire que tout cela n’augure rien de bon, ni pour la Syrie, ni pour la région à laquelle les Etats Unis et leurs alliés occidentaux semblent prêts à faire subir des années de violence et de chaos.

Qui sortira vainqueur de Kobane (‘Ayn-al-‘Arab) ?

The Angry Arab, 19 octobre 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri

Ali, le correspondant en chef d’Angry Arab en Turquie m’a envoyé ce commentaire :

« Kobane : un coup gagnant pour les Etats Unis. Personne n’a encore attiré l’attention sur ce fait évident, mais à la vérité, qu’int gagné l’Etat Islamique (EI, Daesh) , la Turquie ou les Kurdes syriens avec l’attaque surprise de l’EI sur Kobane. A part que les Etats Unis ont fait avancer leur agenda politique sous le mot d’ordre d’Obama qui est « d’affaiblir et de détruire l’EI »…

Premièrement, l’EI n’obtiendra rien s’il s’empare complètement de la ville kurde assiégée. Kobane n’a pas d’intérêt stratégique si on la compare avec d’autres objectifs potentiels pour l’EI avant qu’il se lance dans la campagne contre Kobane le 15 septembre : le premier objectif potentiel était à l’évidence la ville d’Azaz, une ville frontalière avec la Turquie située au nord d’Alep et qui a eu un rôle crucial pour l’approvisionnement d’autres groupes armés actifs dans la Syrie du nord. L’EI était à la porte d’Azaz.

frontière syrie-turquie

Le second objectif potentiel était l’aéroport de Deir ezZor qui a été une base très importante pour le ravitaillement des troupes de l’armée syrienne présentes dans la ville assiégée. L’EI a lancé des attaques pour prendre cet aéroport mais avec de faibles effectifs comparées à l’attaque contre Kobane. Le troisième objectif potentiel était Hasakah au nord où les Kurdes contrôlent des puis de pétrole avec l’aide de facto de l’armée syrienne présente dans la ville. Kobane n’a pas de puits de pétrole, n’est pas une route logistique et l’EI contrôle déjà deux points de passage frontaliers dans la région. Il s’agit de Jarablus, à quelques kilomètres à l’ouest de Kobane et de Tall Abiad à l’est. Mais comme on le sait, l’EI a attaqué Kobane avec au moins 3 000 hommes avec un soutien d’artillerie, des tanks, des véhicules blindés, das canons anti-aériens montés sur des pick-ups. Et à cause de la résistance des miliciens kurdes du PYG et des frappes aériennes américaines, , l’EI payera un prix très élevé pour une ville sans importance particulière même s’il s’en empare complètement.

L'aéroport de Deir Ezzor a un usage mixte, civil et militaire

L’aéroport de Deir Ezzor a un usage mixte, civil et militaire

Deuxièmement, qu’a obtenu la Turquie quand on voit que les organes de presse occidentaux sont pleins de commentaires affirmant que la Turquie était derrière l’attaque de l’EI sur Kobane ? Erdogan est maintenant portraituré comme le ‘monstre derrière l’EI’ et un soulèvement kurde frappe soudain la Turquie et menace le soi-disant processus de paix. Et maintenant, le PYD de Syrie qui est affilié au PKK est en contact direct avec Washington, ce qui doit être un cauchemar pour Ankara.

Troisièmement, les Kurdes syriens qu se considèrent eux-mêmes comme « vainqueurs » étant donné que les Etats Unis les ont reconnus voient Kobane, la capitale de leur province de Rojava, tomber en ruines tandis que la majorité des civils ont fui vers la Turquie.

Les Etats Unis sont le seul gagnant, que vous le vouliez ou non… En effet, avec Kobane ils légitimisent leur opération contre l’EI aux niveaux international et régional, ils trouvent un ‘partenaire’ absolument stratégique avec les Kurdes de Turquie, et ils savent pouvoir librement dicter leur position au PYD… Avant l’offensive sur Kobane, Reuters avait révélé que les Etats Unis envisageaient d’armer les organisations kurdes de Syrie à la condition préalable qu’ils « rompent leur alliance avec Assad ». Et cette exigence n’est bien sûr pas nouvelle car, ainsi que l’a révélé Foreign Policy, Washington poussait les Kurdes en ce sens depuis plus de deux ans.

Maintenant, les rêves des Etats Unis se réalisent grâce à l’EI. Le résultat des discussions entre le PYD et les Etats Unis reste encore imprécis, mais alors que les Etats Unis accentuent leur campagne aérienne contre les cibles de l’EI dans et autour de Kobane, la chose évidente est que ce que les Etats Unis ont mis sur la table a été accepté, au moins en partie, par la délégation du PYD. Notez que juste après ces discussions directes, le leader du PYD Saleh Muslim s’est rendu au Kurdistan irakien et a participé à une réunion avec Barzani et avec des politiciens kurdes syriens soutenus par Barzani. Lors de cette réunion, le PYD a promis un « partage de pouvoir » avec les groupes soutenus par Barzani pour l’administration de Rojava.

Donc, selon mon opinion, la victoire des Kurdes sur l’EI avec l’aide des Etats Unis ne pourra que décevoir les espoirs des gens de gauche pour les droits des peuples du Moyen Orient.

PS : notez que l’hypocrisie sans limites des médias grand public. Premièrement, la ville de Salamiyya située dans l’est de la province de Hama est attaquée par l’EI mais il n’y a pas un seul reportage sur la situation dans cette ville. L’envoyé spécial de l’ONU dit que ‘Kobane pourrait être un autre Srebrenica’ mais qu’est-ce qui nous attend si l’EI prend cette ville qui est pleine de « kouffar’ (mécréants, la population de la ville est constituée d’Alaouites, de Chiites, d’Ismaéliens et de Duodécimains). Deuxièmement, c n’est pas la première attaque de l’EI sur des zones à peuplement kurde. L’EI et ses alliés de l’époque – considérés comme des modérés – avaient attaqué des villes kurdes en 2013, mais les femmes combattantes kurdes n’ont pas fait les unes, ou personne ne parlait du rôle de la Turquie. Les médias parlaient au contraire de « l’alliance cachée entre Assad et les Kurdes de Syrie. »

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3 Réponses to “Kobane, une étape du plan de Washington pour détruire le régime syrien”

  1. raimanet Says:

    A reblogué ceci sur raimanet.

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  2. dakichia2013 Says:

    La guerre en terre syrienne et contre la Syrie. Les affrontements destructeurs au Nord du pays, tandis que le Sud du pays des escarmouches sporadiques surviennent de temps à autre. Deux aspects qu’il s’agit d’analyser, puisque les buts recherchés dans l’un plus que dans l’autre sont dangereuses pour la stabilité de la Syrie. Nous concentrer sur les bruits venant de 3aïn el-3arab, ville syrienne limitrophe à la frontière turque, actuellement en bataille violente contre le terrorisme Da3ach; et tourner le dos à cette zone du Golan syrien occupée par l’entité sioniste depuis la guerre de 1967, où des préparations visibles, à partir de la bande de terre de séparation du Cessez-le-feu de la guerre de 1973 entre la Syrie et cette même entité sioniste. Une nouvelle agression à grande échelle est déjà en préparation par l’entité sioniste, qui sera directement aidée par ses mercenaires terroristes de la mouvance d’Al-Qaïda, précisément Jabhet El-Nousra, et par les soi disant opposants syriens modérés et armés en même temps sur le terrain de bataille en Syrie, et sur la scène international par des traîtres qui les représentent et que l’on entend souvent faire des déclarations auprès de responsables sionistes à l’intérieur même de la Palestine occupée, ou dans les Capitales européennes dans les milieux sionistes juifs, l’AIPAC, le CRIF et bien d’autres lieux. Nous avons donc deux zones sur le territoire syrien qui risquent d’être les lieux où les puissances hostiles à la Syrie seront présents pour les utiliser selon le rapport de force entre le camp de la résistance et le camp qui lui est hostile. Les masses médias occidentales nous inondent d’informations sur ce qui se passe à 3aïn el-3arab au Nord de la Syrie, pour nous faire oublier sur ce qui se trame au sud de la Syrie en frontière avec la Palestine occupée, fermes Chab3a libanaises occupées, Golan syrien occupé, proche d’El-Quneitra, ville syrienne libérée en 1973 par le père président Hafeth el-Asad. En fait tout ce que manigance l’entité sioniste est tenu discret par ces masses médias occidentales volontairement . Il ne faut pas oublier que le véritable danger qui menace la Syrie ainsi que toute la région est bien Israël en son installation coloniale en Palestine depuis 1948. Israël est la tête de la vipère, est la tumeur maligne dans le corps arabe, avec ses métastases répondus dans tout le corps arabe, il peut atteindre n’importe qu’elle organe qu’il veut, sauf lorsqu’il est combattu par de l’ozone, Il faut souligner la relation toute particulier d’Israël avec les états-uniens, contrairement aux autres alliés qui obéissent au doigt et à l’œil aux ordres des états-uniens , par contre dans le cas israélien, ce sont les israéliens qui de temps à autre mettent les états-uniens devant un fait accompli que les états-uniens doivent assumer et se ranger du côté des israéliens. En exemple, nous avons l’agression contre l’Egypte du temps de Gamal 3abdelnasser en 1967, la guerre des 6 jours, où les israéliens font dire au Président des USA Monsieur Johnson d’alors, avant les débuts de la guerre, de transmettre au secrétaire général de l’URSS, qu’ils ne seront pas les premiers à attaquer l’Egypte et la Syrie les premiers, et lorsque le responsable soviétique, Monsieur Brejnev obtint l’assurance du Président égyptien de ne pas être le premier attaquant, et bien c’est l’entité sioniste qui a profité de cette avantage pour attaquer la première sur tous les fronts, Syrie, Egypte, Cisjordanie, El-Qods, mettant ainsi les USA devant un fait accompli, sans que les USA ne se soient retournés contre Israël, pour qu’elle rende les terres occupées. Un autre exemple au Sud du Liban, en 1982, alors qu’il y avait un accord avec le Président états-uniens Ronald Reggan , que les troupes sionistes ne dépasseront pas la limite du fleuve Litani, au lieu de cela, ils parvinrent jusqu’à Beyrouth, encore une fois, et les USA furent mis devant un autre fait accompli, sans que les USA ne leur tiennent rigueur; à croire, qu’il y a connivence entre eux et c’est ce qui est certain, étant donné ces deux exemples cités, Israël est la seule entité capable d’entrainer les USA dans n’importe quelle aventure, d’où son danger particulier, comme attaquer l’Iran et obliger les USA de suivre l’aventure.
    Dire qu’Israël ne veut pas de groupes islamistes à ses limites territoriales, n’est pas crédible, aucune autre priorité dangereuse pour elle que celle représentée par l’Iran, par la maîtrise des techniques nucléaires que l’Iran est en train de développer, sous entendu la possibilité des armes nucléaires que les iraniens peuvent construire ou ont déjà construit. Le danger iranien pour cette entité sioniste, commence par le Hezbollah au Liban, et la République Arabe Syrienne dirigée par l’actuel pouvoir politique. Que ce pouvoir soit remplacé par un Chaos, comme en Libye, est souhaité par les israéliens. Ainsi toute agression depuis le sud de la Syrie est beaucoup plus dangereuse pour la sécurité de la Syrie, que ces escarmouches du côté d’Erdogan Tayyib, pour des raisons politiques et géostratégiques connues, puisque Damas en fait est mal placée comme Capitale du Pays, proche du Liban, de la Jordanie, de la Palestine occupée, Hama comparé est mieux situé. D’où la multitude des fronts terroristes encerclant Damas, Jordanie, et l’entité sioniste depuis le sud, Le Liban de Hariri, depuis l’Ouest, et le nord ouest, , comme la ville de Douma, ouest sud, proche du Qalamoun. D’où la concentration militaire de l’armée arabe syrienne autour de Damas, ce qui donne une impression que le côté turc et irakien est un peu abandonné. C’est donc le sud de la Syrie, où se trouve la tête de la vipère israélienne. Même si ce qui se passe à 3aïn el-3arab contient un danger pour la Syrie, un danger américain, turc, mais le danger au sud de la Syrie est plus grave, car il concerne l’entité sioniste, seule capable de commettre l’irréparable et mettre les USA devant un nouveau fait accompli, qui les obligerait encore une fois à la suivre dans son aventure, puisqu’ils doivent la défendre pour ne pas disparaître. En fait être compromis, s’engager dans une guerre sans l’avoir planifié, profiter d’une opportunité, a été de tout temps une politique américaine suivie par le Président vis-à-vis du Congrès américain qui est toujours partant en guerre partout dans le monde. C’est donc pas seulement ce que veulent les états-uniens dans la région du Moyen-Orient arabe, mais prioritairement ce que cherche cette entité sioniste, puisqu’elle est capable d’entraîner les USA dans l’aventure pour réaliser ce qu’elle cherche à réaliser. Ce qui suppose une implication encore plus directe du roi jordanien contre la Syrie, puisque l’entité sioniste utilisera autant qu’elle peut, des caches sexe tels les pays du Conseil de Coopération du Golfe arabo-persique, la Turquie pour atteindre ses objectifs. Tout ce que je viens d’évoquer est une orientation logique pour tous ceux qui veulent faire tomber l’état syrien, comme les saoudiens qui veulent que Damas tombe et non 3aïn el-3arab. Cependant, côté de la résistance Hezbollah, de l’armée arabe syrienne, de l’Iran, les règles de jeux n’ont pas changé, c’est ce qui a été prouvé dernièrement aux fermes Chab3a par le Hezbollah contre Tsahal, faisant la démonstration dissuasive qu’elle sera dangereuse pour l’entité sioniste pour son existence même; cet élément Hezbollah a également fait hésiter le Roi de Jordanie de ne pas oser aller plus loin dans sa connivence notoire avec Israël, les pays du CCG, et les états-uniens contre la Syrie, plutôt d’attendre et de voir comment vont les événement avant de lâcher son armée dans cette aventure vers Damas. les victoires de l’armée arabe syrienne autour de la grande banlieue de Damas, jusqu’aux abords de Douma sur le point de tomber, va complètement ruiner cette construction stratégique militaire pour prendre Damas. En réalité il est très difficile d’attaquer Damas avec ses millions de syriens patriotes qui ont fait la démonstration de leur soutien à leur état syrien, dès le départ des événement en 2011, et depuis leur soutien continue encore plus fort durant ces trois années et demi sans s’interrompre, ajouté à tout cela les milliers de volontaires, et l’essentielle de la défense dont dispose l’armée arabe syrienne qui considèrent Damas comme le symbole de l’état syrien, ce qui n’empêche pas que chaque parcelle du reste de la terre syrienne est sacrée. Ce sont la haine et l’aveuglement des impérialistes américains, des sionistes israéliens et du monde, de la Turquie d’Erdogan, des Cheikhs du CCG, qu’ils ont pour la direction politique syrienne, particulièrement pour le Président Bachar el Asad, qui les poussent à croire que même le peuple syrien hait son propre président, et donc, la population de Damas aussi n’aime pas le Président du pays, et par conséquence Damas serait facile à faire tomber , puisqu’elle accueillerait les « opposants armés modérés, conduits par les forces mercenaires et les armées étrangères les bras ouverts avec des fleurs, et ainsi faire tomber le Président du pays. Il n’empêche néon moins qu’il reste un danger à considérer sérieusement car il y aura mort d’homme par cette tentative si elle aura lieu, et là Israël est capable de s’y aventurer pour oser encore une fois entraîner avec eux les USA dans cette nouvelle aventure. Ceci dit, le plan existe, le danger aussi, et au moindre faux pas de l’état syrien, ils ne manqueront point de l’exploiter. L’état syrien conduit ce conflit avec machiavélisme, c’est à dire très tactique, sans aller jusqu’aux moyens criminels pour justifier le résultat, mais une stratégie bien construite « Ma Natlagu ma fi yadi, ma tab’ba3 ma fil Ghar ». Imaginez si toutes les forces militaires syriennes se soient dirigées sur 3aïn el-3arab et laissé la banlieue de Damas telle qu’elle, que se serait-il passé avec ce front menaçant autour de Damas. Ce général américain en retraite Eric Franc Conan: dit sur Bachar el-Asad qu’il les fait ressentir leur élémentarité militaire par le génie tactique et stratégique qu’il a montré depuis le départ des troubles provoqués en Syrie, que l’on croyait y parvenir à bout en quelques mois, comme ce fut le cas en Libye.
    En face d’eux ils ont un état pas facile à faire tomber. Un état puissant. Cependant les USA n’ont pas l’habitude d’empêcher les sionistes israéliens dans leurs nombreuses aventures, comme cette toute dernière où ils ont cru pouvoir vaincre définitivement les groupes combattants palestiniens à Ghaza, et la chose n’a pas été au profit de cette entité sioniste, mais au contraire ils aiment bien être impliqué, car ils pensent avoir les moyens de par leur puissance militaire sans égale d’être à la hauteur de n’importe qu’elle situation crée par la l’initiative maladroite des sionistes israéliens, leur action criminel qui n’a même pas été condamné par le conseil de Sécurité de l’Onu à cause du véto états-uniens, français et anglais.
    Cette position israélienne tolérante que Jabhet el Nousra financée par les pays du CC du Golfe arabo-persique, bien que inscrite dans la résolution N° 2170 du Conseil de Sécurité de l’Onu, comme terroriste, continue d’avoir pignon sur rue, comme force essentielle en en terre syrienne, bien que les saoudiens lui préfèrent leur groupe du nom de Front islamique. Cela ne dérange pas l’entité sioniste, même si les russes et les chinois à la dernière conférence de Paris, maintiennent que Jabhet el-Nousra est comprise dans la résolution 2170 comme groupe terroriste. Si c’est elle qui remplace l’autorité de Bachar el Asad au cas où un coup d’état réussisse contre lui, cela provoquerait une guerre civile sans fin en Syrie, car le peuple syrien n’est pas du type qui accepte ce genre de mercenaires pour le gouverner; ce qui encore arrange bien l’entité sioniste d’obtenir un état syrien faible ressemblant à la Libye actuelle. Cependant leur préférence penche plus vers cette armée dite libre syrienne, qui est leur propre produit. Pour l’état syrien, toute cette mouvance et ses dérivés constituent un terrorisme qu’il faut combattre jusqu’à la fin, selon le droit international. Maintenant un véritable tremblement de terre peut survenir en cas d’attaque sioniste contre la Syrie. Le Hezbollah entrera dans en Palestine occupée par le côté de Hébron, tandis que Damas est sanctuarisé, impossible pour le terrorisme ou quiconque de l’atteindre. Le travail consiste pour l’armée arabe syrienne de nettoyer el-Ghouta ouest, et d’en finir avec la présence terroriste à Douma, pour mettre un terme à jamais contre toute tentative de s’approcher de Damas, et couper tout encerclement de la banlieue de Damas. http://youtu.be/TGRoie8tf8o Maintenant pour ce qui se passe côté turc, les résolutions 2170 et 2178, ont renforcé la présence syrienne dans le monde, présence qui était quelque fois boycotté par les pays occidentaux qui ont retiré leurs ambassadeurs, sans toutes fois couper les relations diplomatiques. La lettre de John Kerry au Ministre des Affaires étrangères de la Syrie, Walid el Mou3alem, par l’intermédiaire du Ministre des affaires étrangères d’Irak, prouve bien qu’il y a considération par les USA de l’état syrien en tant qu’état souverain. La nuance qu’il faut noter dans la politique américaine conduite par les démocrates, c’est que le secrétaire d’état chargé des affaires étrangères penche vers les turcs, les français et les anglais dans leurs positions vis-à-vis de la Syrie, tandis qui la Maison Blanche, le Pentagone eux penchent vers la politique réelle, ce qui se traduit par un dualisme contradictoire, des fois des déclarations extrémistes, d’autres fois des déclarations modérées. S’il y a maintenant une certaine aggravation dans les relations entre les russes et les américains, suite aux événements ukrainiens, malgré que ces relations entre Washington et Moscou complètement envenimées, par des mesures économiques décidées par les états-uniens eux-mêmes, que les pays occidentaux leurs alliés sont obligés d’appliquer, ne sont en fait que pour obliger la Russie à suivre l’orientation politique des USA, mais pas pour trouver une solution aux troubles en Ukraine. La patience russe en réponse, n’a fait que sauver les européens contre leur propre volonté d’aller vers le ravin tendu par les USA, bien des fois. Toutes les propositions américaines à discuter mises sur la table des négociations, n’ont été que pour aboutir à réaliser les propres intérêts US, alors que dès que les russes proposent une quelconque solution à leurs collègues européens, prenant en compte leurs logiques, pour trouver une balance équitable et une réciprocité des intérêts, ces associés, contraints par les USA d’appliquer ces sanctions contre la Russie , disent toujours que ces sanctions ne sont pas pour trouver une solution quelconque au problème posé, mais pour obliger la Russie de ne plus poser de problème ni en Ukraine ni ailleurs et de suivre le point de vue de l’Occident. Cette manière de procéder colonialiste, est dépassé par le temps, estime la Russie, ce fut une manière de procéder durant les siècles passés, ce qui ne passe plus pour la Fédération de Russie actuelle, précisément entre les états-uniens et la Russie. Même si cette relation est arrivée à une impasse, même si les russes tentent toujours de ne pas tomber dans le piège de la confrontation directe; les USA par contre cherchent toujours d’amplifier les événements pout leur bénéfice et voudraient sanctionner les pays qui n’acceptent pas leur point de vue, et osent même sans gène parler de démocratie. Mais dès qu’il s’agit du droit international et du respect de ce droit, les voilà perdre leur motivation démocratique, et tournent le dos pour cette question. Si la politique étrangère russe s’appuie sur les principes du respect du droit international, ce qui l’obligent de se tenir au plus proche de ces questions dans le monde, et refuse toute ingérence dans les affaires intérieures des états souverains et indépendants par quelque puissance dans le monde qui soit. La Russie donne la priorité à la stabilité des états sur ses propres intérêts, c’est ce qui cadre la politique russe vis-à-vis des questions politiques régionales, continentales, et internationales, précisément sur tout ce qui se déroule en Syrie, en Ukraine, en Libye et le monde arabe. c’est ce qui explique ce changement de ton, cette aggravation se manifeste dans la diplomatie syrienne vis-à-vis de la menace turque de vouloir violer le territoire syrien à 3aïn el-3arab, puisque la Syrie fait partie désormais elle même dans camp de la résistance, composé par la Russie, l’Iran, et le Hezbollah, face aux USA, à la Turquie, et aux pays occidentaux alliés et leurs laquais du CCG.

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  3. DAESH (EIIL) - L'AUTRE MONDE Says:

    […] Chantage US à Kobani pour que les Kurdes syriens changent de camp et trahissent Bacharhttps://mounadil.wordpress.com/2014/10/20/kobane-une-etape-du-plan-de-washington-pour-detruire-le-reg…  […]

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