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Le projet américano-sioniste pour la Palestine

2 décembre 2017

Une initiative de « paix » » américaine » est imminente selon Natan Sharansky, ce dirigeant sioniste malencontreusement sorti des geôles soviétiques en 1986.

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Févrie1986: Natan Sharansky acceuilli à sa l’aéropoort Ben Gourion par Shimon Peres, premier ministre du gang sioniste à l’époque

Sharansky, président de l’Agence Juive, feint de ne rien savoir officiellement mais dit tout. En tant que président de l’agence qui a fondé l’entité sioniste, il est naturellement au courant de tout ce qui se trame en matière d’initiatives américaines pour le Moyen Orient d’autant que, comme il le dit lui-même, l’équipe de négociateurs américain est constituée exclusivement de Juifs pratiquants, dont Jared Kushner, le propre gendre de Donald Trump.

Jamais la mainmise sioniste sur les appareils d’Etat occidentaux n’aura été aussi évidente qu’aujourd’hui. C’est vrai en France, c’est vrai en Grande Bretagne, en Australie tandis que cette emprise est totale à Washington où un Donald Trump à priori peu désireux de s’impliquer au Moyen Orient a délégué le dossier à des sionistes intransigeants.

Natan Sharansky peut bien se figurer que les Etats arabes (lesquels,) acquiesceront à un plan qui vise à faire de la Palestine un bantoustan, ce qu’il ne comprend pas, n’est pas Frederik de Klerk qui veut, c’est que le refus d’aller vers une solution honorable et acceptable pour les Palestiniens, aura pour conclusion, tôt ou tard, la disparition de l’Etat juif, que ce soit par la force des armes ou d’une autre manière.

Israël obtiendra ‘plus de compréhension’ de la part des négociateurs de Trump parce que ce sont des Juifs pratiquants, déclare Sharansky.

par Philip Weiss, MondoWeiss (USA) 30 novembre 2017 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’équipe de négociateurs de Donald Trump pour le Moyen Orient prépare une proposition de paix « sérieuse » parce que l’équipe est constituée de Juifs pratiquants qui comprennent mieux Israël que les précédents négociateurs américains, dit Natan Sharansky, le président de l’Agence Juive pour Israël.

« Franchement, oubliez le président, mais si vous prenez simplement les gens qui sont impliqués dans les négociations, sachez que ces gens comprennent beaucoup mieux Israël que les équipes précédentes », a déclaré Sharansky. « Et ils comprennent vraiment les préoccupations des Juifs, parce qu’ils en font partie … Il est vraiment très intéressant de voir que lorsque le Premier ministre [Benjamin Netanyahu] siège avec Ron Dermer, [Jared] Kushner, David Friedman, et [Jason] Greenblatt, le seul qui n’a pas de kippa est le premier ministre. Donc, vous pouvez vous attendre à plus de compréhension. « 

La fondation de la famille de Jared Kushner a donné des dizaines de milliers de dollars aux colonies israéliennes illégales. Par le passé, Netanyahou a séjourné dans la maison de la famille [Kushner] dans le New Jersey. David Friedman, l’ambassadeur américain en Israël, a dirigé une organisation qui a collecté des fonds pour une colonie.

De gauche à droite: Jason Greenblatt, Jared Kushner, Benjamin Netanyahou, la conseillère US à la sécurité nationale, Dina Powell, et David Friedman, ambassadeur à Tel-Aviv

Sharansky a déclaré que le Premier ministre israélien présenterait une proposition de paix pour un Etat palestinien démilitarisé, et que les dirigeants palestiniens rejetteraient l’accord, mais que les pays arabes feront pression sur les Palestiniens pour qu’ils l’acceptent. « Ils [les Etats arabes] ne seront pas automatiquement avec les Palestiniens. C’est une nouvelle donne. « 

Sharansky s’est exprimé au Centre communautaire juif de Manhattan mardi soir. Il a dit qu’il ne basait cette prédiction sur aucune information privilégiée, bien qu’il ait passé du temps avec l’ambassadeur israélien Ron Dermer et qu’il ait assisté récemment à des discours de Netanyahou, dont il a été membre de l’équipe gouvernementale autrefois.

Si vous écoutez simplement avec attention, attentivement, il est absolument clair pour vous que quelque chose se prépare », a-t-il dit. « J’écoute simplement ce qu’il dit partout dans le monde, j’ai le sentiment, encore une fois que ce n’est pas officiel, c’est officieux, j’ai le sentiment que quelque chose de sérieux se prépare. »

En ce qui concerne les grandes lignes de l’accord, Sharansky a déclaré : « D’après les discours de Bibi, je comprends plus ou moins ce que ce sera. Les Palestiniens obtiendront probablement, eh bien, un Etat, mais les questions de sécurité ne seront pas entre leurs mains … parce que dans le Moyen-Orient d’aujourd’hui la compétition sera entre le Hezbollah et le Hamas – qui sera contrôlé. Donc, Israël ne peut pas se le permettre ».

Sharansky a déclaré que le Secrétaire d’Etat du président Obama, John Kerry, n’avait jamais envisagé un Etat palestinien sans armée.

Netanyahou, a-t-il dit, « sait comment leur donner [aux Palestiniens] l’occasion de gérer leur vie, comment ne pas leur donner l’occasion de contrôler la sécurité au Moyen-Orient ».

Les Israéliens seraient en grande majorité favorables à un plan de paix, parce qu’ils veulent de l’espérance, a-t-il poursuivi. « Je suis presque sûr que … les dirigeants palestiniens ne l’accepteront pas. Et encore une fois je ne sais pas ce qui se prépare. Je suis sûr que la réaction du monde arabe sera très différente du passé. « 

Sharansky a dit qu’il avait passé toute sa vie, y compris quand il avait été emprisonné dans l’ex-Union soviétique, à essayer de construire des ponts entre les Juifs et Israël. L’organisation qu’il dirige, l’Agence Juive, a contribué à la création d’Israël au siècle dernier et travaille aujourd’hui à construire un soutien juif mondial pour l’Etat [sioniste].

Sharansky a parlé avec Jodi Rudoren du New York Times et Amir Tibon de Haaretz. En écoutant l’entretien discours, j’ai été frappé par l’arrogance de cette discussion. Pourriez-vous imaginer un forum sur les questions de harcèlement sexuel aujourd’hui dans lequel seuls les hommes auraient été invités à parler ? Impossible. Pourtant, à maintes reprises, le processus de paix est débattu aux États-Unis – et négocié aussi – et la partie la moins puissante, les Palestiniens, n’est jamais invitée d’égal à égal. Le jeu est ouvertement truqué. Et vous vous demandez pourquoi le processus de paix n’a rien produit en 25 ans.

Les Juifs Russes au Birobidjan!

2 décembre 2010

Les Juifs Russes, grand vivier de peuplement pour l’entité sioniste, la boudent désormais. Ils préfèrent rester en Russie (où sans doute aller au Canada ou aux Etats Unis maintenant qu’ils ont le choix de leur destination). C’est ce qui ressort d’une dépêche diplomatique révélée par WikiLeaks.

En soi, cette nouvelle est très mauvaise pour les gangsters sionistes car elle interdit pratiquement tout espoir de maintien d’une supériorité démographique juive en Palestine occupée sur le long terme. Car ce ne sont pas les Juifs Français ou Britanniques qui vont faire leur prétendu retour à Sion par dizaines de milliers. Et dans les situations coloniales, le facteur démographique est absolument décisif.
L’autre mauvaise nouvelle, c’est que des juifs qui sont venus de Russie squatter la Palestine sont un certain nombre à décider de rentrer chez eux, c’est-à-dire en Russie, au Birobidjan en particulier.
Le Birobidjan, c’est cette région autonome de Russie qui avait été attribuée aux Juifs Russes perçus comme une nation sans Etat. Cette nation n’est bien entendu pas la prétendue nation formée par l’ensemble des Juifs de la planète, mais celle que formeraient les Juifs Russes. Cette identification nationale étant associée à une langue commune aux Juifs et qui n’est pas l’hébreu mais le yiddish.
D’où un certain renouveau du Birobidjan qui végétait depuis un certain temps et où les Juifs tendent en réalité à s’assimiler en douceur à leurs compatriotes Russes non Juifs. On note d’ailleurs dans l’article que je vous propose l’échec d’un chargé de mis(s)Sion venu essayer d’inculquer ou ré inculquer aux Juifs leur qualité de peuple séparé (en vertu de leur statut de peuple élu).
Alors le Birobidjan est-il une alternative à la Palestine pour les Juifs en quête de patrie? Oui si ce sont des Juifs de Russie ou des Juifs qui veulent devenir Russes. Non pour les autres dont les patries se nomment Roumanie, France, Ukraine etc..
Birobidjan – Sibérie
 
Pourquoi certains Juifs préfèrent vivre en Sibérie plutôt qu’en Israël
Birobidjan, dans la région autonome juive de l’extrême orient russe, avait attiré des Juifs yiddishophones avant que Staline ne se tourne contre eux. Des réfugiés commencent à revenir d’Israël.
par Alfonso Daniels, Christian Science Monitor (USA) 7 juin 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri
 
A première vue, Birobidjan ressemble à n’importe quelle ville de Sibérie, avec sa statue massive de Lénine, son monument de la seconde guerre mondiale, et ses immeubles d’habitation délabrés de l’ère soviétique. Puis vous remarquez qu’il y a des symboles juifs partout, depuis l’immense candélabre qui domine la grand place à l’immense panonceau qui souhaite la bienvenue aux visiteurs du « Birobidjan » en yiddish.
Ces symboles rappellent que ce territoire sibérien limitrophe de la Mandchourie et à sept fuseaux horaires de Moscou est une république juive. La Région Autonome Juive avait été créée par Staline il y a 75 ans comme une alternative au projet sioniste en Israël. Pas moins de 18 000 Juifs s’y établirent. Au début, elle connut la prospérité, avec des théâtres yiddish, des écoles et de nombreux journaux, mais Staline éliminera rapidement la majorité des élites. Les Juifs qui le purent s’enfuirent. La dernière synagogue de Birobidjan a brûlé dans les années 1950 et actuellement, à peine 6 000 des 200 000 habitants de la région se reconnaissent juifs.
Mais le rêve juif en Sibérie n’est pas tout à fait mort, et la région connaît en ce moment un léger renouveau, grâce aux Juifs qui arrivent d’Israël.
 
Au complexe communautaire central juif rutilant, qui comprend une synagogue construite il y a cinq ans, Oleg Oroshko, un travailleur du bâtiment âgé de 60 ans qui a passé une dizaine d’années en Israël, explique pourquoi il est rentré au pays. « C’était la pagaille en Russie et nous ne voyions pas d’avenir pour nos enfants alors nous sommes partis, mais nous étions des étrangers là-bas [dans l’entité sioniste, NdT]. Ici, c’est chez nous. »
L’optimisme ici est nourri par le boom des exportations de produits agricoles et de matières premières vers la Chine voisine. Mais le renouveau juif reste fragile.

‘Le renouveau juif est manifeste’
 
Boris Kotlerman, qui enseigne à l’université Bar-Ilan de Tel Aviv, a animé ici pendant deux ainsi un programme yiddish destiné aux universitaires, programme qui s’est essoufflé l’été dernier. « La république juive a un bon potentiel pour un grand renouveau, mais les autorités maintiennent le statu quo… Elles ne sont pas vraiment intéressées à le stimuler, » déclare Kotlerman joint par téléphone en Israël. Ces dernières années, le Russie a cherché à incorporer ses régions à minorités ethniques dans des régions plus vastes, dominées par l’élément russe.
 
Pourtant, Roman Leder, responsable de la communauté juive ici, affirme que 80 familles sont parties l’an dernier mais que 120 autres sont arrivées. Il ajoute que d’autres reviendraient si elles en avaient les moyens. « Il y a dix ans, je vous aurais dit que c’était une expérience ratée, mais plus maintenant. Le renouveau juif est manifeste. A l’avenir, nous pourrions même devenir le centre mondial pour le yddish, qui sait? »
 
Rapidement après la création de cette région par Staline, des Juifs vinrent du monde entier pour construire leur propre version du paradis des ouvriers avec le yiddish en partage, ce mélange en voie d’extinction d’hébreu et d’allemand qui s’écrit en caractères hébraïques et était parlé autrefois par des millions de Juifs Européens.
« C’était le contraire de Babylone. Avec la destruction de Babylone, les gens ne se comprenaient plus entre eux, tandis qu’ici, les gens arrivaient de 14 pays différents et communiquaient entre eux avec une seule langue: le yiddish, » explique Yosef Brenner, un éminent historien local.
 
Selon Valery Gurevich, le vice-gouverneur de la région (il est juif, tout comme le gouverneur), « le yiddish devrait être promu et on ne devrait pas le laisser disparaître, mais cette promotion doit se faire en accord avec les gens. Si vous essayez d’imposer une culture aux autres, vous pouvez provoquer des réactions de protestation. Actuellement, le climat est serein, il faut continuer ainsi. »
 
Le yiddish dans les journaux et les écoles
Aujourd’hui, le yiddish est langue d’enseignement dans une seule des 14 écoles publiques de Birobidjan, même si la littérature et la culture juives sont étudiées partout.
En septembre dernier, deux écoles qui accueillent un quart des élèves de la ville ont introduit des cours obligatoires de yiddish pour les enfants âgés entre 6 et 10 ans.
Natalia Mohno, qui n’est pas juive, dirige l’école maternelle Menora. L’école accueilles des élèves Juifs et Gentils, un symbole de tolérance dans un pays qui a une longue histoire d’antisémitisme.
Des photos illustrant les fêtes juives sont alignées dans le couloir sombre de ce bâtiment de deux étages. « Les parents non juifs inscrivent leurs enfants ici parce qu’ils considèrent que c’est une partie de leur patrimoine. Nous avons aussi des enfants Chinois. Tout le monde s’intéresse au yiddish et au judaïsme, » explique Mlle Mohno, tandis qu’un groupe d’élèves travers bruyamment le couloir, certains s’arrêtant pour dire « shalom. »
 
L’exubérante Elena Sarashevskaya, quoique non juive, anime la rubrique en yiddish du principal journal local, le Birobidzhan Sten. « Beaucoup d’auteurs qui écrivent sur la région ne le font qu’en yiddish, ils est donc normal que j’aie voulu l’apprendre. Au début, c’était très difficile, on n’a pas l’habitude de l’alphabet, on lit de droite à gauche, ça paraissait bizarre mais j’ai appris tout doucement et j’ai réalisé que le yiddish n’était pas seulement une langue, mais que c’était aussi l’histoire juive et la littérature, notre culture, » explique Mlle Sarashevskaya.
Nulle part les liens entre Juifs et non juifs ne sont aussi clairs que dans la deuxième petite synagogue de Birobidjan, située dans la banlieue de la ville. C’est le sabbat et ce pourrait être un village juif du 19ème siècle n’était le téléphone dans un coin. La bâtisse n’a pas plus de 40 places, avec un plafond bas et un petit toit. Une douzaine de fidèles, la plupart entre deux âges, sont assis sur les bancs, une simple tenture séparant les hommes des femmes.
Le rabbin, Dov Kofman, un homme affable qui marche à l’aide d’une canne, annonce que la cérémonie est terminée: « J’aime Israël, mon fils est là-bas en ce moment dans l’armée, mais ici c’est ma patrie. » Soudain, un voisin non juif s’arrête en passant pour dire bonjour et s’assoit sur un des 9 bancs. Ingénieur de formation, Yevgeni Stolbov a supervisé la construction de la plus grande partie de Birobidjan, il est désormais à la retraite.
« J’adore venir ici, je ferais n’importe quoi pour aider cette synagogue, elle fait partie de ma vie et je veux qu’elle soit là pour toujours, » dit-il pendant que son ami rabbin le regarde en souriant.

Hanoucca revisitée par David Shasha

2 décembre 2010

Je vous avais déjà proposé un texte de David Shasha dans lequel ce dernier s’en prenait aux doctrines cabalistiques qu’il associait d’ailleurs au sionisme. David Shasha revient à la charge en traitant maintenant de Hanoucca, la fête juive dite des lumières.

Un texte instructif et à méditer

Notes sur Hanoucca: les Macchabées et les ‘traditions inventées’ par le sionisme

par David Shasha, Mondoweiss (USA)1er décembre 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

 
1. Le fête juive de Hanoucca, un mot hébreu signifiant « consacré », est une petite fête juive sans aucune source biblique.

2. Hanoucca est une fête historique qui commémore la victoire d’une famille sacerdotale appelée les Macchabées sur les Séleucide gréco-syriens en 165 av. JC. Ces Macchabées ne cherchaient pas seulement à vaincre les occupants grecs, mais aussi à défaire leurs alliés Juifs, ceux qu’on appelait les « Juifs hellénisants. »

 3. Nos sources rabbiniques ne nous ont pas gardé d’informations historiques fiables. Mais les rabbins ont déterminé les exigences légales de la fête, la simple prescription d’allumer des bougies pendant huit nuits dans le Tractate Shabbat du Talmud babylonien. Cette discussion juridique, notre seule source juive « officielle » pour cette fête, est annexée à une discussion bien plus large sur le problème complexe de l’allumage de bougies pour le Sabbat.

4. Notre source historique pour cette fête est un apocryphe, Le Livre des macchabées 4.52 ff. qui nous parle de la reconsécration du Temple le 25 kislev, date traditionnelle pour Hanoucca.
5. Les rabbins qui ont canonisé les écrits hébraïques à Yavneh vers 100 après JC ont omis d’inclure Le Livre des Macchabées dans leur Bible. On peut spéculer de bien des manières sur cette exclusion du Livre des macchabées de la Bible massorétique.

6. Les rabbins considéraient la dynastie hasmonéenne comme usurpatrice de la fonction sacerdotale dans le Temple et dans le royaume. Les Hasmonéens étaient des prêtres issus du peuple et qui n’appartenaient pas au lignage Zadokite et ils avaient pris sur eux de diriger la rébellion contre Antiochos et les Syro-Grecs. Du point de vue rabbinique, tous les résultats positifs obtenus par la défaite des Séleucides étaient contraires à le lettre même de la loi juive concernant la succession sacerdotale telle qu’explicitée par les sources rabbiniques.

7. Nous pouvons maintenant examiner le lignage hasmonéen et son impact sur la culture juive dans le judaïsme pharisien et post-pharisien. En gros, les premiers Hasmonéens sont restés fidèles aux traditions légales juives sur le modèle rabbinique. Mais au fil des générations, les hasmonéens ont continué à accroître leurs pouvoirs et à oublier les traditions qui avaient animé la rébellion au début. Au nadir du pouvoir hasmonéen, l’usurpation du trône par l’usurpateur Iduméen Hérode; qui était en principe un membre du clan hasmonéen par son mariage dans la famille, marqua le couronnement de plusieurs décennies d’hellénisation des prêtres du Temple.

8. Il convient donc d’observer que les rabbins étaient tout sauf satisfaits des spécimens physiques de la dynastie hasmonéenne qui peuplaient l’enceinte du Temple à leur époque. Il semblerait donc logique que les rabbins aient cherché à expurger les traces historiques de la révolte des macchabées et les raisons pour la célébration de la fête de Hanoucca.

9. Mais les rabbins ne pouvaient pas supprimer une fête qui avait des racines populaires aussi bien dans les masses juives que dans l’élite sacerdotale. ILS ont alors élaboré le récit hagiographique d’une fiole d’huile qui avait été découverte dans les vestiges du temple et qui était la seule huile « pure » à utiliser pour allumer la Menora, le candélabre hébraïque: selon les rabbins, cette huile, en quantité suffisante pour un jour, avait duré les huit jours de la cérémonie de reconsécration. Il est curieux de noter que la menora du temple comportait sept branches tandis que la Menora de Hanoucca en a neuf.

10. Le récit de la fiole d’huile a été occulté à dessein des fondements historiques de la fête qui, en plus du Livre des macchabées, apparait au chapitre 7 du livre 12 des Antiquités Judaïques de Flavius Josèphe. Nos sources historiques ne nous disent rien de la fiole d’huile mais nous parlent longuement des macchabées et de leur guerre contre les Syriens.

11. Comme on le sait, les rabbins étaient divisés sur leurs propres aspirations et désirs concernant l’indépendance juive. Il y avait une faction emmenée par R. Akiba qui continuait à lutter pour l’indépendance juive tandis qu’une autre faction, emmenée par le rabbin Yohanan Ben Zakkai, voulait faire la paix avec les occupants et à développer une nouvelle expérience nationale juive basée sur l’étude et la pratique des traditions écrites et orales de la foi hébraïque. Selon ce modèle, les Juifs vivraient en paix avec les Romains en échange de la liberté religieuse et de l’autonomie communautaire.

12. La fête de Hanoucca, d’évidence une fête nationaliste, une fête qui était plus politique que spirituelle, fut mise au second plan du calendrier liturgique. Les rabbins s’intéressaient moins à l’indépendance politique qu’à la restauration de l’étude de la Torah par les Macchabées La Hanoucca rabbinique est une fête contemplative qui souligne la chaleur des liens familiaux et la liberté de culte obtenue pour les Juifs par la révolte des macchabées.

13. Avec la double émergence de nouvelles tendances à l’époque moderne, le nationalisme juif sous la forme du sionisme et l’attention accrue portée aux modèles de comportements des Gentils et à l’assimilation, la fête de Hanoucca, à la place assez mineure dans le calendrier juif comme nous l’avons dit, prend un rôle significatif nouveau.

14. Pour les sionistes, la révolution des macchabées était un modèle historique alternatif au récit standard des rabbins. Avec les macchabées; les sionistes ont trouvé un modèle historique valide sur lequel baser leur propre nationalisme judéen. Au lieu de maintenir les codes et les croyances des sages talmudistes, les sionistes ont re-constitué une « nation » juive sur des « traditions inventées » qui étaient profondément informées par le paradigme des Macchabées.

15. Dans le récit sioniste, les Macchabées hellénisants ont été scotomisés et les Macchabées nationalistes mis en valeur. L’évolution qui a conduit à Hérode puis à la destruction finale du Temple de Jérusalem en 70 après JC a été effacée, tout comme le modèle d’évolution de R. Yoahanan Ben Zakkai et l’émergence d’un nouveau judaïsme humaniste basé sur le rassemblement pendant cette période de sources de la tradition écrite et orale sous la forme des écritures massorétiques et de la Mishna, aboutissant à l’œuvre majeure du formalisme rabbinique, le Talmud de Babylone.

16. Le sionisme s’est perçu lui-même comme héritier de la révolution des Macchabées, et non des rabbins. Le quiétisme des rabbins a été éliminé au profit d’une nouvelle agressivité qui faisait peu de cas des implications culturelles et religieuses de cette réorientation de la vie juive. Le sionisme a été une tentative de restauration de la vie nationale juive au détriment des impératifs religieux élaborés dans la diaspora par les Sages Juifs.

17. Le degré croissant d’assimilation des Juifs dans la société gentille a fait de Hanoucca une fête qui vise à rivaliser avec Noël, une grande fête chrétienne qui est, avec le jour de l’an, au cœur même de la définition du christianisme. Au cours du siècle dernier, Noël a pris d’énormes proportions et a servi de moteur au consumérisme occidental.

18. Ainsi, les Juifs qui se sentaient mal à l’aise avec leur propre religion se sont tournés vers Hanoucca comme un vers une fête « jumelle » qui se tient à proximité de Noël.

19. Donc, en résumé, Hanoucca est une fête juive très mineure dont la signification a été obscurcie par la manière dont le judaïsme a utilisé le matériau historique source et par la manière dont les rabbins juifs ont cherché à imposer leur propre empreinte sur la définition de la fête. Les Juifs modernes ont reformulé cette fête et lui ont donné un nouveau sens qui n’a à la base aucun lien inhérent avec le sens historique ou avec le sens religieux (s) de la commémoration, transformant ainsi Hanoucca en une «grande» fête juive.

David Shasha est directeur du Center for Sephardic Heritage à Brooklyn, New York. Il a écrit des articles pour le Huffington Post et publie une letter électronique hebdomadaire, Sephardic Heritage Update.Pour vous abonner à la newsletter visitez: http://groups.google.com/group/Davidshasha,.

Un secret de la hasbara sioniste: comment un double meurtre commis à Mexico peut-il nourrir une propagande contre le président du Venezuela?

20 octobre 2010
Deux ressortissants de l’entité sioniste viennent d’être assassinés au Mexique, Moises Aruh, 60 ans, et sa fille Sapir 24 ans. Ils ont été tués à leur domicile où ils ont été découverts par des membres de ce qui a l’air d’être une brigade de secouristes Juifs, le ZAKA.
Ce crime a, on le comprend, mis en émoi la communauté juive de Mexico, forte de 40 000 âmes. Si le mobile du cambriolage n’est pas écarté, une autre piste retient l’attention de la presse sioniste (et ce n’est certes pas la piste de l’antisémitisme comme certains le prétendent):

On a spéculé dans la presse israélienne sur une relation à un titre ou à un autre entre ce double meurtre et une autre des filles d’Aruh, dont le travail de policier infiltré a récemment contribué au démantèlement d’un réseau israélien de trafic de drogue.

Ce crime intervient par ailleurs, toujours selon le Jerusalem Post,dans un contexte d’amélioration des conditions sécuritaires pour les Juifs au Mexique:

Des membres de la communauté indiquent que ces meurtres viennent à contre courant d’une tendance à l’amélioration de la sécurité dans la capitale, citant une très forte chute des enlèvements de Juifs Mexicains par des gangs qui qui les séquestrent pour obtenir une rançon.

« Nous n’avons pas eu beaucoup de kidnappings ces deux dernières années, surtout en raison du renforcement de la sécurité par notre communauté, » explique Mayzlef [un rabbin hassidique].

Il s’agirait donc d’un événement très grave bien entendu, mais non caractéristique du climat dans lequel vit la communauté juive de Mexico.
Tant mieux. Ceci dit, j’avais déjà signalé sur ce blog le rôle des trafiquants sionistes dans la guerre qui met au prise le gouvernement mexicain avec les cartels de la drogue, et ces derniers entre eux.
Mais ce n’est pas pour ça que cet article a attiré mon attention. Ce qui m’a surpris, c’est que dans ces circonstances pour le moins douloureuses un représentant communautariste juif ne puisse s’empêcher de délivrer son message de propagande (un peu comme les perroquets disent leurs phrases stéréotypées dès qu’on leur demande de parler).
Le rabbin Shlomo Pawil, responsable de la congrégation Magen David dans la ville de Mexico déclare en effet ce qui suit:

Si la criminalité est un problème pour les Juifs Mexicains, elle n’a pas atteint les proportions épidémiques qui affligent d’autres pays d’Amérique latine comme le Venezuela, où plus de personnes ont été tuées par des criminels l’an dernier qu’il n’y a eu de tués par les insurgés en Irak pendant la même période. »
« A Caracas, les gens ont peur de franchir le pas de leur porte, » affirme Pawill. « Ici, nous avons nos problèmes, mais les gens aisés marchent librement dans les rues. Ils peuvent bien avoir des gardes du corps, mais ils ne sont pas excessivement préoccupés par la situation. »

J’allais dire, c’est peut être parce qu’ils ont des gardes du corps qu’ils ne sont pas trop préoccupés, mais bon c’est la logique de notre rabbin!
Non, ce que je me demande c’est pourquoi il parle du Venezuela alors qu’il se trouve au Mexique et que le double meurtre a été commis à Mexico? La réponse est simple: ce rabbin comme tous les sionistes n’aiment pas beaucoup le gouvernement de Hugo Chavez, qui le leur rend bien d’ailleurs.
Les chiffres de la criminalité sont effectivement très élevés au Venezuela, et il s’agit d’une situation déjà ancienne qui a évolué à la hausse. Cette évolution à la hausse se constate dans plusieurs pays d’Amérique latine et n’est pas caractéristique du Venezuela. Ce ne sont cependant sans doute pas des truands venus duVenezuela qui sont venus assassiner ce père et sa fille.
Le Mexique connaît traditionnellement des taux d’homicides beaucoup plus bas que le Venezuela et ce différentiel n’est pas apparu avec l’accession au pouvoir de M. Chavez à Caracas (à titre de comparaison, le taux d’homicides est 30 fois plus élevé au Venezuela qu’en France et 10 fois plus élevé au Mexique qu’en France).
Notre rabbin a quand même oublié de dire que des pays d’Amérique latine font pire que le Venezuela. Par exemple le Honduras, le Guatemala ou encore la Colombie où les dernières statistiques font apparaître un taux d’homicide presque deux fois plus élevé qu’au Venezuela.
Mais la Colombie est un pays traditionnellement allié du régime sioniste, d’où l’indulgence et l’amnésie de circonstance du rabbin.
De la propagande sur deux cadavres de victimes d’un crime crapuleux, c’est presque aussi crapuleux que le crime lui-même..

V2 ou V-22, une question d’époque

3 juillet 2010
Les sionistes et leur gouvernement aiment la technologie. Surtout américaine. Ils l’achètent aux frais du contribuable américain, où la pillent via leurs agents qui travaillent dans les centres de recherche appliquée aux Etats Unis. Puis, achetée ou volée, ils la revendent aux Chinois voire aux Russes dans des machines qui font la fierté de l’ingénierie sioniste.
En parlant de technologie, le Yediot s’extasie sur les capacités d’un avion militaire américain, qui a la particularité de pouvoir voler aussi bien comme un hélicoptère que comme un avion, au gré des besoins opérationnels.
D’où ce titre enthousiaste du Yediot:
V22 – l’avenir est là
 
J’imagine qu’Hitler avait dû dire quelque chose du même genre pour les fusées V2. En fait oui, il avait parlé d’arme miracle.
Comme Hitler en son temps, les sionistes croient que la guerre est essentiellement une question de technologie. Une erreur que commettent toujours ceux qui se prévalent du droit du plus fort.

La passion d’Angela Merkel pour le sionisme

23 janvier 2010
Un article intéressant sur l’ambigüité de la position de l’Allemagne vis-à-vis du conflit du Proche Orient qui montre que nous avons d’une part la position officielle de l’Etat allemand de soutien à un processus de paix avec arrête de la colonisation juive en Cisjordanie, et solution à deux Etats. Et d’autre part la position de Mme Angela Merkel, la chancelière, qui s’est fixée comme but de renforcer toujours plus les relations entre l’Allemagne et l’entité sioniste, quelle que soit l’évolution sur le terrain et l’état d’avancement ou de blocage des discussions de paix.
Concrètement, cela signifie que l’Allemagne dirigée par Mme Merkel adopte une ligne de soutien inconditionnel avec le régime de Tel Aviv, ce qui signe en réalité une alliance politico-militaire contre les Palestiniens.
Il est clair, comme le conclut l’article que la posture adoptée ainsi par l’Allemagne revient à neutraliser toute réelle possibilité pour l’Europe d’influer sur les négociations de paix et rendent vaines les prises de position officielles de l’Union Européenne. Cette alliance germano-sioniste explique aussi pourquoi, en dépit des critiques formulées officiellement par l’Union Européenne, tous les dossiers déposés par l’entité sioniste à Bruxelles avancent tranquillement.
L’article rappelle que la position officielle des autorités allemandes à l’égard de l’entité sioniste découle d’une responsabilité particulière qui tient à l’holocauste. Ce qui nous signale à nouveau l’importance de cette notion dans tout ce qui touche au sionisme d’après guerre. Il ne s’agit pas pour les antisionistes de nier qu’un génocide ait eu effectivement lieu, mais il importe de questionner les appellations contrôlées « holocauste » et « shoah » qui renvoient à une lecture singulière de la seconde guerre mondiale et de ses horreurs.
Le prosionisme exacerbé de Mme Merkel serait lui, lié au fait qu’elle est née et a grandi dans la partie communiste de l’Allemagne qui, non seulement ne reconnaissait pas l’entité sioniste mais refusait d’assumer une quelconque responsabilité pour les agissements du nazisme. Il convient de rappeler que ce refus n’était pas une négation des horreurs commises par le troisième Reich, mais une objection à les voir attribuer à l’ensemble du peuple allemand et notamment à sa classe ouvrière.
Ce rejet du marxisme appliqué à la sauce allemande serait le ressort fondamental explicatif de la passion merkélienne pour Tel Aviv. C’est tout à fait possible. Cependant tout cela me parait insuffisant car Mme Merkel n’est pas au pouvoir que pour faire passer ses lubies, mais aussi pour représenter une ou des catégories sociales de l’Allemagne et leurs intérêts. Quelles sont ces catégories et quels sont leurs intérêts? En quoi ces derniers coïncident-ils avec ceux de l’entité sioniste? Ces questions ne sont pas abordées par l’article qui n’y répond donc pas.
Tout au plus peut-on comprendre que dans un contexte d’intérêts souvent divergents avec les Etats Unis, le soutien indéfectible à Tel Aviv est un des moyens qui permet à Berlin de resserrer les liens avec Washington, partenaire vital pour un pays qui pense avoir besoin de la foce militaire et politique des Etats Unis pour faire pièce au rival stratégique qu’est la Russie. Une partie de l’explication se trouverait donc outre Atlantique auprès du lobby sioniste qui hante les couloirs de la Maison Blanche et du Congrès. Lobby sur lequel je reviendrai tantôt. Je n’ai d’ailleurs pas pu m’empêcher de penser que cet article pouvait aussi se lire comme une critique détournée de la politique des Etats Unis au Proche Orient

 La proximité de Merkel avec Israël lui coûte son influence
par JUDY DEMPSEY, New York Times, 21 janvier 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Berlin – Il exeste certaines questions politiques dont Angela Merkel n’aime pas parler. L’une est l’Afghanistan. L’autre est le conflit israélo-palestinien. Alors quand elle a été interrogée sur la politique israélienne de colonisation et sur le blocus de Gaza pendant une conférence de presse commune avec Benjamin Netanyahou, le premier ministre israélien ce lundi, elle a minimisé le problème. Il est temps de relancer le processus de paix, a-t-elle dit, passant rapidement à un autre sujet.

Les dirigeants Allemands ont beaucoup de mal à critiquer Israël à cause de la responsabilité que l’Allemagne porte pour l’holocauste et son engagement en faveur de l’existence d’Israël. C’est particulièrement vrai de Mme Merkel qui veut forger une relation plus étroite avec Israël. La position de la Chancelière a rendu encore plus difficile à l’Union Européenne de parler d’une seule voix au Moyen Orient.

Mais la politique de Mme Merkel est incohérente. Elue pour la première fois chancelière fin 2005, elle avait beaucoup insisté sur les droits de l’homme et la liberté. Elle avait critiqué la politique chinoise en matière de droits de l’homme et avait pris en 2007 la décision très controversée de rencontrer à la chancellerie le Dalaï Lama, le chef spirituel Tibétain en exil. La Chine avait menacé de conséquences sévères, telles que la rupture de contrats lucratifs. Hormis l’annulation de quelques rencontres de haut niveau, peu de choses s’étaient passées.

Quand Mme Merkel avait rencontré des organisations non gouvernementales que Vladimir Poutine avait essayé d’interdire, les relations entre Berlin et Moscou s’étaient refroidies. Rien de plus.

Mais en ce qui concerne le Moyen Orient, Mme Merkel n’a guère accordé d’attention aux misérables conditions de vie des Palestiniens à Gaza non plus qu’aux colonies israéliennes ou aux politiques d’arrestation. Les parlementaires Allemands et les politologues disent que de tous les chanceliers d’après-guerre, Mme Merkel est considérée comme la plus pro-israélienne. « La chancelière est particulièrement proche d’Israël, » déclare un parlementaire conservateur, Ruprecht Polenz, qui préside la commission des affaires étrangères du parlement allemand.

Si proche que Mme Merkel n’a pas émis une critique des bombardements israéliens contre la bande de Gaza qui ont tué de nombreux civils fin 2008. Par contre, quand les autorités iraniennes ont recouru à la force l’an dernier contre l’opposition qui affirmait que les élections présidentielles avaient été truquées, Mme Merkel a pris une position admirable, devenant un des rares dirigeants à critquer publiquement le régime, appelant même à de nouvelles élections.

M. Polenz pense que tout chancelier Allemand a, à juste titre, la responsabilité de défendre Israël à cause de l’holocauste. Quand il s’agit des relations de Berlin avec le Moyen Orient, « nous ne sommes pas neutres, » dit-il. « Mais ça ne veut pas dire que nous ne pouvons pas donner notre point de vue à nos amis Israéliens. »

Il en va autrement avec Mme Merkel. En tant que chancelière, elle a fixé trois objectifs à sa politique étrangère: de meilleures relations avec les Etats Unis, une relation plus étroite avec Israël et l’intégration de l’Union Européenne. Ces sujets, explique Gerd Langguth, professeur de science politique à l’université de Bonn et biographe de Mme Merkel, « sont ceux auxquels croit profondément Mme Merkel. »

Depuis le crise financière mondiale, les relations entre la chancellerie et le président Barack Obama se sont tendues, notamment parce que les Etats Unis ont ouvertement critiqué l’Allemagne de ne pas en faire assez pour endiguer la crise. De la même manière, l’intégration européenne qui dépend de la coopération franco-allemande, est en panne. Mme Merkel et le président Français Nicolas Sarkozy n’ont pas proposé d’initiatives nouvelles pour rendre l’Europe plus cohérente et crédible en tant qu’acteur sur la scène internationale. Mme Merkel a également souvent placé les intérêts de l’Allemagne avant ceux de l’Europe.
Son seul succès est Israël. « Mme Merkel a un rapport émotionnel avec Israël et le peuple juif, » explique M. Langguth.
Mme Merkel s’est embarquée dans sa propre politique personnelle envers Israël, maintenant une relation étroite même après les bombardements sur Gaza. Contre l’avis des diplomates Allemands, Mme Merkel, qui est aussi à la tête du parti conservateur Chrétien-Démocrate, un fidèle partisan d’Israël, a évoqué Israël en tant que « Etat juif » dans l’accord de coalition gouvernementale conclu avec le parti Libéral-Démocrate en octobre dernier. Les Israéliens étaient ravis. « Que d’autres Etats reconnaissent Israël en tant que « Etat juif » fait partie de nos objectifs politiques », explique le professeur Efraim Inbar, directeur du Centre d’Etudes Stratégiques Begin-Sadate de l’université de Bar-Ilan près de Tel Aviv.

Il n’est donc pas étonnant que la réunion de lundi à Berlin ait été chargée de sens. C’était la première fois que des cabinets ministériels israélien et allemand se sont réunis ensemble en Allemagne. Mme Merkel a été à l’initiative de ces consultations spéciales, réservées à seulement quelques pays dont la Russie, la Pologne et la France, après sa visite de 2008 en Israël où elle avait eu le rare privilège de prendre la parole à la Knesset, le parlement israélien.

Muriel Asseburg, une spécialiste du Moyen Orient à l’nstitut Allemand pour les affaires Internationales et de Sécurité à Berlin, affirma que la politique de Mme merkel envers Israël est liée au fait qu’elle a vécu dans l’Allemagne de l’Est communiste.
« Ca a beaucoup à voir avec l’ex Allemagne de l’Est qui ne reconnaissait pas Israël et n’assumait pas la responsabilité pour le troisième Reich, le seconde guerre mondiale et l’holocauste. Merkel a essayé de prendre ses distances avec cette position et de compenser ce passé est-allemand, » affirme Mme Asseburg.

Alors si Mme Merkel dit, comme elle l’a fait mardi, qu’il est temps pour Israël et les Palestiniens de s’impliquer à nouveau dans le processus de paix, Mme Asseburg pense que Mme Merkel « ne prendrait pas publiquement une position critique sur la politique israélienne et l’occupation. » Son but n’est pas d’accorder une priorité au procesus de paix dans les relations entre Israël et l’Allemagne. Son but est de renforcer toujours plus les relations avec Israël, indépendamment du conflit.

Ce qui va à rebours de la position officielle de l’Allemagne de soutien sans équivoque au procesus de paix et de la solution à deux Etats afin de garantir la sécurité d’Israël et de réaliser les aspitrations palestiniennes. Mais les politologues considèrent que cette politique n’est pas mise en application. « Une posture critique à l’égard de l’occupation et de la politique de colonisation devrait en pratique découler de la responsabilité historique de l’Allemagne et non tomber sous le tabou de l’holocauste, » affirme Mme Asseburg.

Cela n’arrivera pas sous Mme Merkel. Ce qui veut dire qu’Israël, très critiquée par d’autres pays européens, aura toujours un allié spécial en Europe et que l’Europe, dans un avenir prévisible, restera incapable d’exercer une influence dans la résolution du conflit israélo-palestinien.

Bonne nouvelle: Johnny Hallyday n’est pas juif. Autre bonne nouvelle: Elvis Presley était juif.

9 janvier 2010
Un site internet sioniste, Yerouchalmi, a inséré un lien vers mon blog dans un de ses articles qui porte sur l’histoire supposée d’une rumeur: « Johnny Hallyday est-il juif? »
L’article part du postulat que le judaïsme de Johnny Hallyday est affirmé sur, entre autres, le site d’Ogres TV qui présenterait une liste de personnalités juives dont incidemment Yerouchalmi nous précise qu’un tiers ne le sont pas en réalité.
Vérification faite sur le site d’Ogres TV, à aucun moment ce dernier n’affirme que Johnny Halliday est juif.
A partir de cette erreur volontaire, c’est-à-dire un mensonge, Yerouchalmi peut développer et gloser sur l’origine de cette rumeur imaginaire et c’est dans cette démonstration qu’intervient un article publié sur ce blog. Article où il n’est nullement mentionné une quelconque adhésion du rocker franco-belge au judaïsme, mais au sionisme. A l’instar de Valéry Giscard d’Estaing ou de François Mitterrand dont je n’ai jamais entendu dire qu’ils étaient juifs.
Yerouchalmi finit sa démonstration en apportant un démenti au judaïsme (supposé par lui) de Johnny Hallyday et conclut par une preuve généalogique incontestable, car c’est ça le fonds du sionisme: transformer le judaïsme qui est une confession religieuse en affaire raciale/nationale.
Car nous savons qui est obsédé par la « filiation » juive de tel ou tel notable ou célébrité du monde des arts ou du spectacle – les sionistes.
Un exemple avec Elvis Presley, la star incontestée et incontestable du rock and roll car si vous ne vous êtes jamais posé la question, oui, Elvis Presley était juif. Et comment puis-je le savoir?
Ce n’est pas compliqué. Je suis tombé par hasard sur un site internet baptisé Jewish Internet Defense Force (IDF, les mêmes initiales que la bande terroriste qu’on appelle Tsahal en France) qui affirme, photo à l’appui, que le King était juif.
JIDF tient lui-même cette information du blog d’une certaine Debbie Schlussel qui donne moult détails à ce sujet.
Elle écrit ainsi:

Alors qu’il était ouvertement un Chrétien pratiquant, le King était un juif, aux termes de la loi juive, et il le savait. Oui, je suis certaine que ça va provoquer une attaque cardiaque pour beaucoup de gens de la masse des Blancs suprématistes. Mais il était l’un d’entre nous. Il a même fait ce que le stéréotype commun affirme que les Juifs font: Elvis s’était fait opérer le nez (pour info, personne dans ma famille n’y a eu recours).

Tiens, le préjugé antisémite du crypto-juif apparemment confirmé par Mme Schlusser. Elle joue vraiment avec le feu.
Alors que Yerouchalmi nous donne la « preuve » généalogique que Johnny Hallyday n’est pas Juif, Mme Schlusser nous offre, elle, la « preuve » qu’Elvis l’était.

Elvis Presley a un héritage juif via sa descendance en ligne directe de la juive Martha Tacket.  La mère d’Elvis, Gladys Love Smith dont la mère s’appelait Octavia « Doll » Marsell par sa mère qui était une juive nommé Martha Tacket qui vécut de 1852 à 1887.

Selon la loi juive, une personne est d’origine juive si sa mère est juive. Tous les Juifs le sont par le lignage maternel.

Donc, Elvis lui-même est légalement juif selon la loi juive de transmission par la mère.

Ce n’est pas compliqué, même s’il faut reconnaître que les explications de Mme Schlussel sont assez confuses (je n’ai pas voulu clarifier ses temes dans la traduction). Pour que nous comprenions bien, elle nous propose l’arbre généalogique du King en lignée maternelle:
Outre cette lignée maternelle et la photo où on le voit avec un médaillon avec deux lettres en hébreu, d’autres « preuves » sont apportées par le site ElvisPresleyNews d’où Mme Schlusser a tiré l’essentiel de ses informations: la photo d’une kippa modèle grand luxe et l’indication qu’Elvis aurait fait graver une étoile de David sur la tombe de sa mère.
Peu importe qu’Elvis ait été un Chrétien fervent, pour Mme Schlusser, qu’il l’ait voulu ou pas, il était un crypto-juif. A croire que certains ont envie de justifier une remontée de l’antisémitisme.
Si c’est pas de l’obsession de la race, vous me direz ce que c’est…
En attendant, Juif ou pas, Elvis reste et restera le King.

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