Archive for the ‘Afghanistan’ Category

L’Amérique entre les tueurs nés et les "homegrown terrorists"

24 janvier 2011
La Russie vient d’être punie pour s’être mêlée au delà de l’acceptable des affaires afghanes. Eh oui, ces Tchétchènes, ces Arabes ou encore ces Arabes Tchétchènes puisqu’un suspect potentiel pour l’attentat qui vient de semer mort et désolation dans un aéroport de Moscou était de type arabe (comme Patrick Bruel ou Enrico macias si vous voulez).
Du point de vue russe, les Tchétchènes ne sont pas des étrangers et la Tchétchénie est une république autonome à l’intérieur de la fédération de Russie. C’est un peu la même chose pour les quelques cinq millions de Musulmans qui ont la citoyenneté des Etats Unis, sauf bien sûr qu’ils n’ont pas d’Etat fédéré à eux.
Quand ces Musulmans se comportent mal, c’est-à-dire qu’ils se mettent à échafauder et à réaliser des attentats terroristes, on parle aux Etats Unis de « homegrown terrorism », littéralement le terrorisme qui a grandi à la maison par opposition au terrorisme en provenance de l’étranger.
Cette appellation « homegrown terrorism » renvoie aujourd’hui nécessairement à ceux qui sont tentés par une violence dite « djihadiste », inspirée par al Qaïda notamment. Et non, on ne l’applique pas à Jared Loughner dont l’acte meurtrier relèverait de la démence au sens où l’entend la faculté. Et oui, on a oublié Timothy McVeigh qui était mu par des idées « suprématistes », rien à voir donc avec le djihad.
Le « homegrown terrorism » fait beaucoup parler de lui aux Etats Unis où des politiciens s’évertuent à le présenter comme la menace N°1 compte tenu de la rapide radicalisation des Musulmans aux Etats Unis. Une commission parlementaire va d’ailleurs prochainement s’intéresser à ce dossier et on peut déjà préjuger de ses conclusions…
L’article que je vous propose veut faire un sort à ces accusations et il y parvient plutôt bien. Il attire notamment l’attention sur l’extrême isolement de la plupart de ceux qui ont été interpellés dans le cadre de la lutte anti terroriste et de leur singulier amateurisme. La manipulation de ces individus par le FBI n’est qu’effleurée.
L’article se veut consensuel, imputant aux politiciens de « gauche » comme de droite la responsabilité du discours sur l’importance croissante du terrorisme endogène (c’est ainsi que j’ai traduit le plus souvent homegrown) avec l’argument étrange selon lequel le discours de gauche pense ainsi prouver le bien fondé de sa critique de la politique extérieure des Etats Unis. J’aurais aimé que l’auteur de l’article nous en dise plus sur ces politiciens de gauche qui tirent la sonnette d’alarme sur  le terrorisme endogène pour cette raison.
Car si ce journaliste s’était sonné un peu plus de peine, il se serait aperçu que ceux qu’il décrit comme de droite et ceux qu’il déclare représenter la « gauche » ont en réalité un point commun: ils représentent directement ou indirectement le lobby sioniste aux Etats Unis.
En bon djihadiste extrémiste, je forme le voeu de vous proposer tantôt un article éclairant à ce sujet
NB: « Tueurs nés » est le titre d’un film d’Oliver Stone 

Le mythe du terrorisme islamique endogène aux Etats Unis
par Romesh Ratnesar, Time (USA) 24 janvier 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un spectre hante les Etats Unis. « C’est ‘une de ces choses qui me maintient éveillé la nuit, » avait déclaré le mois dernier le procureur général Eric Holder. La député de Caroline du Nord Sue Myrick, membre de la commission du renseignement à la chambre des représentants, a averti le président Obama qu’il « ne faisait aucun doute » que le problème était devenu une « menace globale. »Le nouveau président de la commission parlementaire sur la sécurité intérieure, Peter King, prévoit d’organiser le mois prochain des auditions sur ce danger « qui menace notre sécurité à tous. »

Ils insistent sur une série d’exemples d’activités djihadistes par des citoyens des Etats Unis de confession musulmane: l’homme d’origine somalienne qui à Portland en Oregon avait essayé de faire exploser une bombe factice fournie par le FBI pendant une cérémonie d’illumination de sapin de Noël en décembre, l’attentat manqué l’été dernier à Times Square par un Pakistanais naturalisé, les 14 hommes accusés en août dernier d’apporter un soutien à des militants islamistes en Somalie.

Et puis il y a Anwar al-Awlaki, le web-imam originaire de  Falls Church (Virginie) établi au Yémen dont les officiels du renseignement affirment qu’il joue maintenant le rôle de commandant régional pour al Qaïda, avec pour mission de recruter des Musulmans Américains impressionnables pour qu’ils prennent les armes contre leur pays. Aux yeux de certains, al-Awlaki et ses semblables représentent l’avant-garde d’une évolution encore plus sinistre: la « radicalisation » croissante des cinq millions de Musulmans qui vivent aux USA selon les estimations. « La radicalisation a lieu en Amérique, » écrivait Myrick dans sa lettre à Obama. « L’impressionnante augmentation du taux d’arrestation de Musulmans pour implication dans des activités terroristes depuis mai 2009 rend ce fait tout à fait évident. »

Ce n’est en fait pas évident. Même si les actes extrémistes violents commis par des Musulmans US semblent avoir augmenté, ce n’est pas le cas de leur efficacité [à nuire]. Les Américains Musulmans restent plus modérés, divers et intégrés que les populations musulmanes de toute autre société occidentale. En dépit des efforts des propagandistes d’al Qaïda comme al-Awlaki, les preuves de l’existence à l’intérieur des Etats Unis d’une sympathie même ténue pour l’ennemi sont minuscules. La paranoïa sur le terrorisme endogène surestime donc énormément la force d’al Qaïda et traduit l’incapacité de nos dirigeants à évaluer honnêtement les véritables menaces contre la sécurité de l’Amérique.

Ceux qui tirent la sonnette d’alarme sur la menace du terrorisme endogène taisent souvent un fait saillant: malgré tout le tapage fait autour des cas de djihadisme endogène, pas un seul civil n’a été tué par un terroriste islamique sur le sol des Etats Unis depuis le 11 septembre 2001 (le massacré perpétré par le major Nidal hasan à Fort Hood au Texas en 2009 ne correspond pas à la définition commune du terrorisme: ses motifs n’étaient pas entièrement idéologiques, pas plus qu’il n’a visé délibérément des civils). La cause en est un certain nombre de facteurs, dont l’attaque de l’armée contre la direction d’al Qaïda, des mesures mécuritaires intérieures renforcées, une bonne gestion policière et une certaine dose de chance. Mais le fait que tous les plans terroristes endogènes aient été mis en échec avant leur réalisation démontre l’inconséquence des terroristes eux-mêmes. Dans presque chaque cas – y compris celui de Faisal Shahzad, qui avait été le plus près de r éussir avec l’attentat à Times Square – on a découvert que ces terroristes locaux avaient agi presque entièrement seuls. Il n’y avait pas de vaste conspiration. Les attentats terroristes ne demandent peut-être pas beaucoup d’argent ou d’ingéniosité, mais un loup solitaire n’a guère de chances d’exécuter les frappes qui tuent en masse et que redoutent le plus les spécialistes de l’anti terrorisme.
Certes, des individus violents – d’Hasan à Jared Lee Loughner – restent capables de provoquer le chaos. Mais il n’existe aucune preuve que de nombreux Musulmans Américains soient enclins à agir ainsi. Même si des voix alarmistes citent en exemple l’aliénation des jeunes Musulmans en Europe de l’Ouest comme un précurseur de ce qui va se passer aux Etats Unis, la probabilité que ça se passe ainsi ici est très faible. Une enquête Gallup réalisée en 2009 avait constaté que les Américains Musulmans se montraient beaucoup plus satisfaits de leurs conditions de vie que leurs correligionaires d’autres pays occidentaux – et encore plus que les populations de n’importe quel pays majoritairement musulman à la seule exception de l’Arabie saoudite. Ces dix dernières années, moins de 200 personnes ont été inculpées aux Etats Unis pour présomption d’activités djihadistes. L’an dernier, un rapport très complet de la Rand Corporation concluait qu’à peine 1 Américain Musulman sur 30 000 pouvait être considéré comme ayant rejoint le djihad, « ce qui suggère une population musulmane américaine qui reste hostile à l’idéologie djihadiste et aux incitations à la violence. »

Alors pourquoi le mythe du terrorisme endogène persiste-t-il? En partie parce que, comme toute représentation politique solidifiée, elle sert les intérêts des grandes gueules à chaque extrémité du spectre politique. A droite, la menace d’un terrorisme se formant au pays participe à la perpétuation d’une lutte incessante à l’échelle des civilisations contre l’extrémisme islamique. A gauche, la notion d’Américains Musulmans se lançant dans le djihad colle bien avec l’idée que la politique étrangère des Etats Unis fabrique une nouvelle génération de terroristes.

Et pourtant, al Qaïda est plus faible et moins capable aujourd »hui qu’il ne l’était avant le 11 septembre ; son attrait pour les Musulmans moyens dans le mondetend à se rétrécir plutôt qu’) s’accroître. Les faits que les émules d’Oussama ben Laden comme al-Awlaki aient atteint une telle notoriété atteste de l’éviscération du leadership d’al Qaïda. Les Etats Unis sont devant des défis beaucoup plus importants et urgents pour le bien être et la sécurité de leurs citoyens, et il s’agit de rien d’autre que la facilité avec laquelle des individus instables peuvent obtenir légalement des armes mortelles.
Répondre à ce danger contribuera plus à la protection des Américains que ne le pourra jamais l’obsession de la menace fantomatique du terrorisme endogène.

Islamisme radical et trous de mémoire

1 janvier 2011
En cette époque où d’aucuns évoquent la montée d’un islamisme radical dont les conséquences seraient visibles un peu partout dans le monde musulman et représenterait une menace sur le sol même de l’Occident par communautés immigrées interposées, cet article vient opportunément nous rafraîchir la mémoire.
Il s’agit en fait d’une dépêche de l’Agence France presse que nous n’aurons, je suppose, guère de chances de voir reproduite dans la presse hexagonale.
Cette banale dépêche nous rappelle tout simplement que ces islamistes, présentés aujourd’hui comme un danger pour l’Occident, ont été fortement encouragés et aidés par ce même Occident désireux de mettre en échec l’emprise communiste en Afghanistan.
Ces choses là sont en fait connues et archi-connues et seul le fonctionnement actuel de nos médiats, où un événement chasse vite l’autre et où la vie des vedettes du cinéma peut occuper autant voire plus de place que des événements politiques majeurs, peut expliquer la déconnexion savamment entretenue entre ce qui se passe aujourd’hui et des faits survenus il y a à peine une trentaine d’années.
La dépêche nous apprend quand même de petites choses (à moi tout du moins). Par exemple la promptitude de la réaction occidentale et de sa décision de soutenir des mouvements qui déjà à l’époque étaient marqués de l’étiquette « islamique » ou « islamiste ». Où encore que le gouvernement français était dès le départ partie prenante de cette opération visant à contrecarrer les efforts soviétiques en Afghanistan.
Et vous vous souvenez peut-être de ce philosophe chevelu qui encourageait la résistance face à ce qu’on appelait à l’époque l’invasion soviétique (tandis qu’aujourd’hui encore, on ne parle pas d’invasion occidentale en Afghanistan). Eh oui, c’est le même qui fustige aujourd’hui le péril islamofasciste qu’il voit même en la personne d’un « ami » de Bernard Kouchner!

L’Occident s’était rapidement entendu pour soutenir la résistance afghane en 1980: archives britanniques
AFP, Times of India 30 décembre  2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Londres: Les puissances occidentales s’étaient réunies secrètement peu après l’invasion soviétique de l’Afghanistan et avaient élaboré des plans pour aider la résistance islamique, selon des archives britanniques de 1980 rendues publiques.

De hauts responsables de Grande Bretagne, de France, de l’Allemagne de l’Ouest de l’époque et des Etats Unis s’étaient réunis à Paris le 15 janvier de cette année pour discuter de la réponse de l’Occident à l’invasion du 24 décembre 1979.

L’ouverture au public, après trente années passées dans les caves des National Archives,  de documents secrets intervient alors que les alliés occidentaux se préparent à entrer dans une nouvelle année de conflits en Afghanistan, à combattre les insurgés islamistes.

Le conseiller à la sécurité nationale des Etats Unis, Zbigniew Brezinski figurait parmi les participants à la réunion ainsi que Robert Armstrong, , secrétaire du cabinet, le haut fonctionnaire de rang le plus élevé.
Il [Brezinski] avait dit que l’aide aux Moudjahidine devait être coordonnée par « nos amis » – un euphémisme pour le MI6, le service britannique de renseignements extérieurs, et ses équivalents chez les alliés.
Le compte rendu de la réunion de Paris par Armstrong notait que s’il existait une volonté d’éviter le déclenchement d’une guerre frontalière dans les régions tribales instables du Pakistan, il était cependant possible de faire beaucoup de choses.

Il observait que les puissances présentes à la réunion avaient conclu que « il serait dans l’intérêt de l’Occident d’encourager et de soutenir la résistance. »

Tant qu’il y avait des Afghans désireux de continuer à  résister à l’invasion soviétique et tant que les Pakistanais accepteraient de voir leur territoire utilisé, la résistance devait être soutenue, disait Armstrong.

« Cela rendrait plus difficile le processus de pacification de l’Afghanistan par les Soviétiques, et ce processus prendrait beaucoup plus de temps que ce qu’il aurait dû autrement [sans notre aide à la résistance], » disait-il.

Armstrong ajoutait que « l’existence d’un mouvement de guérilla en Afghanistan sera au coeur de la résistance islamique, que nous devrions avoir la volonté de voir perdurer. »

Il suggérait que la meilleure manière d’organiser le soutien à la résistance était de passer par « un représentant d’un de nos amis » rencontrant des responsables de ses homologues Français et US.
La résistance des moudjahidine conduisit finalement à la montée en puissance de l’Islam radical en Afghanistan, ce qui fournira le terreau du développement du réseau al-Qaïda.
Après les attentats de septembre 2001 aux Etats Unis, les forces de l’OTAN ont renversé le régime taliban en Afghanistan mais continuent à combattre une insurrection islamiste qui a des bases de repli au Pakistan.

2010 s’est avérée une année de pertes record dans cette campagne avec la mort de plus de 700 soldats étrangers, soit deux par jour en moyenne.

Des soldats Polonais en Afghanistan déboussolés

8 novembre 2010
Après tout, que font les Polonais dans cette galère afghane?

Un modèle de GPS défectueux indique aux soldats Polonais en Afghanistan qu’ils sont en Afrique
Des soldats polonais qui combattent les Talibans en Afghanistan ont reçu un matériel GPS qui leur dit qu’ils sont en Afrique ou dans une petite ville polonaise plutôt qu’en Afghanistan.
par Matthew Day à Varsovie, The Daily Telegraph (UK) 8 novembre 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri 

Selon un officier Polonais de haut rang cité par le journal Gazeta Wyborcza, à cause de ce matériel ,certaines unités appartenant aux 2 600 hommes du contingent polonais en Afghanistan, se sont tout simplement égarés. »
Des défauts de l’antenne du récepteur GPS ont apparemment fait que ces appareils montraient des informations au hasard; indiquant aux soldats qu’ils étaient dans divers pays africains ou à Zielona Gora, une petite ville de l’ouest de la Pologne.
Le matériel aurait parfois mis plus de quinze minutes à répondre à une demande, et sa batterie aurait une autonomie d’à peine deux heures.

Ces révélations surviennent dans le contexte d’une enquête de la justice polonaise sur la corruption dans les achats pour l’armée. Les magistrats veulent savoir pourquoi ke ministèe de la défense a acheté ces récepteurs en dépit de leurs performances médiocres lors des essais sur le terrain.

La propagande sioniste prise d’une compulsion de répétition

28 octobre 2010
On apprend que les autorités du Nigeria viennent de procéder à la saisie d’une cargaison d’armes sur le port de Lagos. Conformément à son devoir d’informer, le Nouvel Observateur nous livre le point de vue d’une partie qui a forcément quelque chose à dire à ce sujet:
Des responsables militaires israéliens ont affirmé jeudi sous couvert de l’anonymat que les armes provenaient d’Iran et était destinée à la Bande de Gaza.
Voilà, le Nouvel Observateur a fait son boulot, dans le plus strict respect de l’éthique journalistique à la française.
Ils font quand même mieux que Guysen news chez qui ce sont carrément les services secrets nigérians qui affirment l’origine iranienne des armes.
Les services secrets nigérians ont déclaré qu’ils avaient intercepté treize containers contenant des armes diverses en provenance de l’Iran. Des sources du ministère israélien de la défense pensent que cela fait partie d’une nouvelle voie de contrebande de l’Iran à destination du Hamas dans la Bande de Gaza.
Selon les médias nigérians, le bateau, qui provenait d’Iran, a accosté au port de Lagos pour quelques heures seulement, chargeant treize containers à bord.
Selon le porte parole du State Security service (SSS), Marilyn Ogar,  »en ouvrant le premier container, des lances roquettes, des grenades et d’autres explosifs ont été découverts », ajoutant que les armes étaient cachées parmi des caisses de matériau de construction.
Bon, ces armes iraniennes ont été transportées sur un bateau battant pavillon des îles Marshall et opéré par un important armateur français. Les îles Marshall sont, rappelons-le, un Etat de la Micronésie dans l’océan Pacifique, dont la monnaie est le dollar US et qui dépend pour sa défense des Etats Unis dont il est indépendant depuis une vingtaine d’années seulement.
Franchement, les Iraniens auraient pu trouver mieux pour se livrer à leur trafic.
Si les sionistes francophones sont décidément les plus effrontés, force est de constater qu’un media sioniste comme Vos Iz Neias essaye de mieux coller à la réalité des faits et n’arrive pas lui-même à gober la manoeuvre propagandiste:
Les officiels de l’armée [sioniste] n’ont pas donné de preuves pour soutenir leurs affirmations, citant des « raisons de sécurité. » Cependant, cette information est apparue d’emblée comme en conflit avec les affirmations des douanes nigérianes selon lesquelles les armes, dont des roquettes de 107 mm, étaient destinées à ce pays d’Afrique Occidentale riche en pétrole.
D’ailleurs  Guysen, qui se distingue décidément, omet de préciser que si la saisie des conteneurs armes vient seulement d’être effectuée, ces conteneurs ont été débarqués en juillet.
Par ailleurs tous les articles qui rendent compte de cette affaire signalent que le bateau venait d’Inde, de Mumbai exactement. Aucun ne mentionne une escale dans un port iranien, information que l’armateur français aurait sans doute immédiatement révélé si tel avait été le cas et que les journalistes se seraient empressés de répercuter.
Or, rien de tel dans la presse.
De même, Owei Azazi, conseiller à la sécurité nationale du Nigeria se garde bien d’adopter les conclusions proposées par Guysen (mais aussi portées à notre connaissance par le Nouvel Observateur):

« A ce stade, la seule chose que nous pouvons dire est que nous avons une quantité d’armes qui a été découverte dans le port par les services de sécurité. Nous ne voulons pas aller aux conclusions sur le calibre des munitions, leur destination et d’où elles proviennent. »

En fait, la seule mention en référence au Proche orient peut être trouvée dans des propos tenus par le président de la république fédérale du Nigeria:

Le président Goodluck Jonathan a déclaré que les importateurs de ces armes, décrites comme semblables à celles utilisées par les insurgés en Afghanistan, avaient des motifs sinistres.

Le président effectue une simple comparaison. Ce qui nous amène à évoquer ces armes caractéristiques des insurgés Afghans:
Parlons donc du fusil AK 47, c’est le fameux fusil d’assaut Kalashnikov, produit initialement en URSS puis Russie, mais aussi en Bulgarie, en Roumanie, en Chine etc.
Le fameux fusil sur la photo ci-dessous:

L’homme  en tenue de combat à gauche sur la photo est armé d’un fusil AK 47. Vous avez raison, ce n’est pas un insurgé Afghan, c’est un membre des forces de sécurité nigérianes qui surveille l’opération d’inventaire du chargement d’un conteneur d’armes.
Si vous cliquez sur la photo pour l’agrandir, vous verrez un peu mieux les roquettes, ces obus de mortier de 107 mm. Nous en avons déjà vues de semblables par ailleurs, souvenez-vous.
Oui, c’était en novembre 2009, la piraterie sioniste avait arraisonné un bateau qui, disait-elle, transportait des armes iraniennes destinées au Hezbollah libanais.
Cette fois, c’est plus le Hezbollah mais le Hamas. Mais c’est toujours l’Iran et toujours les mêmes roquettes. Dommage qu’aucune photo ne permette d’identifier N° de lot et année de fabrication, c’étaient peut-être les mêmes!
Quant aux insurgés (les Talibans) Afghans, s’ils utilisent bien des roquettes calibre 107 mm, elles ont un aspect assez différent si on en juge d’après cette photo de projectiles saisis par l’armée britannique en Afghanistan.:

On ne sait pas d’où les sionistes tiennent que ces roquettes sont de fabrication iranienne. Les Iraniens avaient aussi été accusés, on s’en souvient, d’armer les insurgés Irakiens. Même un site US hostile à l’Iran est bien obligé d’admettre qu’aucune preuve de faits de ce genre n’a jamais été apportée.

La police vient de procéder à trois arrestations, on en saura donc sans doute bientôt plus. Mais dores et déjà, le gouvernement nigérian s’oriente vers une piste essentiellement locale, d’une ou de plusieurs organisations, militantes et religieuses qui auraient envisagé de perpétrer des attentats à l’explosif dans des lieux stratégiques à Abuja, la capitale fédérale. 

Les craintes sont évidemment très fortes au Nigeria, d’autant que ce pays est, on le sait, frappé lui aussi par une forme de piraterie et a connu (et connait) des enlèvements de techniciens étrangers en dépit de l’absence sur place du fameux al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI).
Il convient de ne pas oublier que le sud pétrolier a connu une longue insurrection qui ne s’est achevée qu’en 2009, entraînant au passage une sensible diminution de la production d’or noir.

octobre 2009: les rebelles Nigerians déposent les armes sous conditions

Ces événements importants, qui ont concerné également les intérêts français, ont finalement rencontré peu d’écho ici. Sans doute y manquait-il la composante « islamique » aujourd’hui presque indispensable.

Guysen et le Nouvel Observateur ne se sont jamais intéressés à cette information diffusée sur ce modeste blog en été 2010 et qui signalait un trafic d’armes vers la corne de l’Afrique.

Aux USA, il y a tueries et tueries (avec ou sans Allah Akbar).

6 novembre 2009
En attendant de voir si le tueur d’Orlando en Floride est musulman comme celui de la base militaire de Fort Hood au Texas, allons donc y voir de plus près dans cette dernière affaire.
On peut ainsi lire dans Ouest France que:

Selon un proche du tireur, le suspect, arrivé en avril dernier à Fort Hood, devait partir prochainement en Afghanistan et s’opposait fermement à cette mission.

Et que:

Le tireur aurait d’ailleurs crié « Allah Akbar » en ouvrant le feu. Selon le général commandant la base de Fort Hood, « il existe des témoignages de première main de soldats ici qui le disent »

Selon ce même commandant, cette dernière information reste cependant non confirmée à l’heure où j’écris ces lignes.
Quoi qu’il en soit, le président Obama appelle à ne pas tirer de conclusions hâtives, c’est-à-dire à ne pas stigmatiser la communauté musulmane des Etats Unis.
Êtrange façon d’aborder un incident qui, somme toute, montre la parfaite assimilation de cet Américano-palestinien, qui s’est livré à cette forme de course d’amok où le pistolet remplace le kris, et est caractéristique des éruptions de violence aux Etats Unis.
A la différence des courses d’amok qui s’effectuent avec une arme blanche (le kris), ne sont jamais préméditées et sont toujours le fait d’un seul homme, les tueries aux Etats Unis peuvent être ou non préméditées, se font toujours avec des armes à feu et impliquent parfois un groupe de tueurs.

Dans cette affaire, et pour schématiser, la presse nous renvoie l’image d’un homme agissant seul, sous l’emprise d’un fort conflit intérieur suscité par sa future affectation sur un théâtre d’opérations situé en Afghanistan.
On rappelle aussi que Nidal Malik Hassan exerçait non comme combattant mais comme médecin psychiatre et, à ce titre, confronté à la détresse et à la souffrance de ses compagnons d’armes rentrés blessés physiquement et psychologiquement de leurs missions en Afghanistan. Jusqu’à quel point un homme, fut-il médecin et psychiatre, peut-il absorber la désespérance humaine dont il sait qu’elle est le fruit d’une politique, reste une énigme même pour les professionnels les plus avertis.

Mais, car il y a un mais, la presse outre atlantique chante une chanson quelque peu différente de la version de l’implication d’un homme seul.

On peut ainsi lire dans une dépêche de l’Associated Press  datée du 6 novembre qu’il y aurait eu deux tireurs dans deux incidents séparés:

Le porte parole, le lieutenant colonel Nathan Banks a déclaré qu’apparemment deux tireurs étaient impliqués. On ne sait pour l’instant pas qui ils sont, ni les identités des victimes. Banks a indiqué que le deuxième incident a eu lieu dans un cinéma de l’immense base militaire.

Et comme le dit le site Cryptogon, ce second tireur, s’il n’a pas encore disparu de toutes les dépêches, ne tardera pas à le faire afin que l’opinion n’ait plus que ce soldat arabo-musulman à se mettre sous la dent.

Cryptogon nous renvoie vers le site économique Dow Jones où on peut lire:

Un deuxième tireur est en détention après une fusillade à la base militaire de Fort Hood au Texas au cours de laquelle au moins sept personnes ont été tuées et douze blessées, rapporte KCEN-TV de Waco. L’information vient deux heures après la capture d’un premier suspect, peu de temps après le début de la fusillade. Les autorités indiquent que les tireurs étaient en tenues militaires, même si on n’est pas certain de leur appartenance à l’armée. On ignore également si les victimes étaient des militaires ou des civils.

Ce deuxième tireur a été interpellé sur un terrain de… golf nous apprend CNN:

Un officier supérieur qui jouait au golf jeudi près de Fort Hood au Texas, a déclaré à CNN avoir assisté à l’arrestation d’un des deux suspects qui ont survécu à la fusillade dans la base militaire

Arrêté par la police militaire, mais pour être livré à des hommes en costume, autrement dit des agents du FBI, de la CIA ou d’un quelconque service secret.

Le nettoyage de l’information est en effet pratiquement achevé et nous resterons donc avec un Palestinien déséquilibré et/ou musulman pratiquant qui de toutes façons n’adhère pas à la politique guerrière contrairement aux autres citoyens des USA.
Le problème de la loyauté de ces citoyens de confession musulmane est désormais posé à  l’opinion US.

Reste que, comme le rappelle le Washington Post, ce n’est pas la première fois qu’un incident de ce genre a lieu aux Etats Unis. Ainsi, en 1995, un soldat avait ouvert le feu à Fort Bragg sur des parachutistes en formation, tuant un officier et en blessant 18 autres. Le tireur était un certain William J. Kreutzer.

Kreutzer, ça sonne pas franchement palestinien, non?

Elvis Presley est plus vivant aujourd’hui qu’Oussama Ben Laden

16 septembre 2009

L’époque où la propagande néoconservatrice tendait à dominer toute la sphère médiatique tend vers sa fin. C’est du moins ainsi que je comprends la parution d’un certain nombre d’articles (pas en France je vous rassure) qui remettent en cause des vérités qu’on pouvait croire officielles.

Le Daily Mail de Londres semble être en pointe dans ce domaine et la raison est à rechercher dans la situation politique britannique elle-même. Traditionnellement proche du parti Conservateur, le Mail participe bien volontiers à l’opération de tri des reliquats du blairisme, cette forme de travaillisme ou social-démocratie qui a fait alliance corps (ceux des cadavres des soldats britanniques) et âme (celle de Tony Blair) avec les néoconservateurs US et le sionisme.

Gordon Brown, le successeur de M. Blair, n’a pas l’âme justement d’un prophète du néoconservateur et son assise politique est d’ailleurs chancelante. Les conservateurs Britanniques ont peut-être compris qu’il était temps de sortir des pièges dans lesquels le Royaume Uni s’est fourvoyé, des pièges coûteux en hommes, en argent sans parler d’une armée qui peine à faire face aux desiderata des Etats Unis.

Quoi qu’il en soit, le Daily Mail nous livre un article informé sur la qualité de vivant ou de mort d’Oussama Ben Laden.

Oussama Ben Laden est-il mort il y a sept ans – et la Grande Bretagne et les USA ne cachent-ils pas ce fait pour continuer la guerre contre la terreur ?

Par Sue Reid, Daily Mail (UK) 11 septembre 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

La dernière fois que nous l’avons entendu grincer des dents, c’était le 3 juin de cette année.

Le plus célèbre des terroristes internationaux avait damé le pion à l’Amérique en diffusant un message de menaces au moment où Air Force One atterrissait sue le sol d’Arabie Saoudite pour le début de la première tournée si applaudie de Barack Obama au Moyen Orient.

Avant même que le nouveau président pose le pied à l’aéroport de Riad pour serrer la main du Prince Abdullah, les paroles de Ben Laden étaient retransmises à la radio, à la télévision et par internet sur tous les continents.

C’était un nouvel effet de propagande pour le chef d’al Qaïda âgé de 52 ans. Dans la bande audio transmise à la chaîne d’informations arabe Al Jazeera, Ben Laden disait que l’Amérique et ses alliés occidentaux étaient en train de semer les germes de la haine dans le monde musulman et méritaient d’en subir les conséquences désastreuses.

C’était le genre de diatribe que nous avions déjà entendu de sa part, et la réponse des services de renseignements britanniques et étatsuniens était toute aussi prévisible.

Ils mettaient l’accent sur le fait que des détails de l’enregistrement, sur la visite présidentielle et d’autres événements contemporains, prouvaient que le cerveau du 11 septembre, la pire atrocité terroriste jamais subie par les USA, était encore vivant – et que sa traque devait continuer.

Ben Laden a toujours été accusé d’avoir orchestré l’horrible attentat – qui avait coûté la vie à près de 3000 personnes – depuis huit années cette semaine. Le président George W. Bush avait fait de sa capture une priorité nationale, promettant honteusement comme à la belle époque de l’ouest sauvage de le prendre ‘mort ou vif.’

Le Département d’Etat US offrait une récompense de 50 millions de dollars pour connaître son repaire. Le FBI l’avait désigné comme un des dix fugitifs les ‘plus recherchés’, demandant à la population de faire attention à un homme à la barbe grisonnante, gaucher et qui marche avec une canne.

Ce maître du terrorisme reste pourtant insaisissable. Il a échappé à la plus vaste et coûteuse chasse à l’homme de l’histoire, qui s’est étirée à travers le Waziristan, ces 1500 miles de terres montagneuses inhospitalières aux confins de l’Afghanistan et du Pakistan.

Sans se décourager, Barack Obama a lancé une nouvelle opération pour le trouver. Travaillant avec l’armée pakistanaise, des unités d’élite étatsuniennes et des forces spéciales britanniques ont été envoyées au Waziristan cet été pour ‘traquer et tuer’ ce personnage flou que ces agents du renseignement désignent toujours comme ‘le principal objectif’ de la guerre contre la terreur.

Cette nouvelle offensive est basée, bien entendu, sur la prémisse que le terroriste du 11 septembre est vivant. Après tout, il y pléthore ‘d’enregistrements de Ben Laden’ pour le prouver.

Et si cependant ce n’était pas le cas ? S’il était mort depuis des années et que les services secrets britanniques et étasuniens nous jouaient en réalité un double bluff ?

Et si tout ce que nous avons vu ou entendu de lui sur des bandes sonores ou vidéos depuis les premiers jours d’après le 11 septembre était faux – et que les alliés occidentaux le maintenaient en ‘vie’ pour encourager le soutien à la guerre contre la terreur ?

C’est incroyable, mais c’est la théorie ahurissante qui gagne du terrain chez les commentateurs politiques, chez de respectables universitaires et même auprès de spécialistes du terrorisme.

Certes, il y a eu plusieurs théories conspirationnistes au sujet du 11 septembre, et ce pourrait en être une de plus.

Mais le poids des opinions qui penchent maintenant pour l’hypothèse que Ben Laden soit mort – et l’accumulation des indices qui la soutiennent – rend cette notion au moins digne d’examen.

La théorie avait d’abord été rendue publique au début de cette année par le magazine American Spectator et l’affirmation sans appel d’Angelo M. Codevilla, le rédacteur en chef, professeur de relations internationales à l’université de Boston et ancien officier du renseignement : ‘Tout suggère qu’Elvis Presley et plus vivant aujourd’hui qu’Oussama Ben Laden.’

Le professeur Codevilla soulignait des incohérences dans les vidéos et affirmait qu’on n’avait aucun élément d’observation fiable sur Ben Laden depuis des années (par exemple, toutes les interceptions de communications du chef d’al Qaïda ont soudainement cessé en 2001).

Le professeur Codevilla assurait : ‘Les bandes sonores et vidéos attribuées à Oussama n’ont jamais convaincu l’observateur impartial. Le type [sur les vidéos, NdT] ne ressemble tout simplement pas à Oussama. Certaines vidéos le montrent avec un nez sémitique, aquilin, tandis que d’autres le montrent avec un nez plus court et plus large. A côté de ça, les différences de couleurs et de styles de barbes ne sont que des broutilles.’

Il y a d’autres sceptiques. Le professeur Bruce Lawrence Head, chef du département d’études religieuses de l’université Duke et plus grand spécialiste de Ben Laden, soutient que le langage de plus en plus profane dans les bandes sonores et vidéos d’Oussama (ses premières étaient truffées de références à Dieu et au prophète Mohamed) ne cadre pas avec le caractère strict de son Islam, le Wahhabisme.

Il note que, dans une vidéo, Ben Laden porte des bagues en or sur les doigts, un ornement prohibé chez les adeptes du wahhabisme.

De nouvelles questions ont été soulevées cette semaine avec la publication aux Etats Unis et en Grande Bretagne d’un livre intitulé Oussama Ben Laden : mort ou vivant ?

Ecrit par le professeur David Ray Griffin, philosophe et essayiste politique, ancien professeur émérite à la faculté de théologie de Claremont en Californie, il provoque une onde de choc – car il examine dans tous ses détails la mort supposée de Ben Laden et suggère qu’il y a eu dissimulation par l’Occident.

Le livre affirme que Ben Laden est mort d’une défaillance rénale ou d’une affection en rapport le 13 décembre 2001 alors qu’il vivait dans les montagnes afghanes de Tora Bora près de la frontière avec le Waziristan.

Son enterrement a eu lieu dans les 24 heures, conformément au rite musulman, et dans une tombe anonyme, ce qui est la coutume wahhabite.

L’auteur insiste pour dire que de nombreux enregistrements de Ben Laden réalisés depuis cette date ont été concoctés par l’Occident pour que le monde croie que Ben Laden est vivant. Le but ? Pour relancer un soutien déclinant à la guerre contre la terreur en Irak et en Afghanistan.

Pour comprendre la thèse de Griffin, nous devons nous remémorer la réaction de l’Occident au 11 septembre, cette journée ensoleillée fatidique de 2001. En l’espace d’un mois, les USA et le Royaume Uni avaient lancé des représailles aériennes massives dans la région de Tora Bora où, selon eux, ben Laden vivait en tant que ‘invité de l’Afghanistan’.

Cette offensive militaire ignorait le fait que Ben Laden avait auparavant dit nettement et à quatre reprises dans des déclarations officielles d’al Qaïda à la presse arabe qu’il n’avait joué aucun rôle dans le 11 septembre.

En fait, à la quatrième occasion, le 28 septembre, une quinzaine de jours après l’atrocité, il avait déclaré avec force : ‘J’ai déjà dit ne pas être impliqué. En tant que Musulman, je fais de mon mieux pour éviter de dire un mensonge. Je n’en ai pas eu connaissance… je ne considère pas non plus le fait de tuer des enfants, des femmes et d’autres humains innocents comme un acte digne d’estime.’

Dans les heures du 7 octobres marquées par les bombardements US sur Tora Bora, Ben Laden fit, pour la première fois, son apparition sur une bande vidéo. Habillé en treillis militaire et portant une coiffe islamique, un fusil d’assaut était posé derrière lui, dans une cache montagnarde bien éclairée. Fait significatif, il avait l’air pâle et amaigri.

Même s’il avait qualifié le président George W. Bush de ‘chef des infidèles » et avait vilipendé les Etats Unis, il avait une fois encore rejeté toute responsabilité pour le 11 septembre.

‘L’Amérique a été frappée par Dieu dans un de ses points les plus sensibles. L’Amérique est emplie de crainte, du nord au sud, d’est en ouest. Dieu en soit remercié’

Puis vint une nouvelle bande vidéo le 3 novembre 2001. A nouveau, un Ben Laden affaibli fustigeait les Etats Unis. Il demandait instamment aux vrais Musulmans de célébrer les attentats – mais ne reconnaissait à aucun moment avoir été implique dans cette atrocité.

Puis ce fut le silence jusqu’au 13 décembre 2001 – date à laquelle Ben Laden est décédé selon Griffin. Le même jour, le gouvernement US diffusait une nouvelle vidéo du chef terroriste. Dans l’enregistrement, Ben Laden contredisait ses dénégations précédentes et admettait soudain son implication dans les atrocités du 11 septembre.

On rapporte que l’enregistrement avait été trouvé par des soldats US au domicile d’un particulier à Jalalabad en Afghanistan après la prise de la ville par des forces anti Talibans. Une étiquette fixée dessus la datait du 9 novembre 2001.

La bande montre Ben Laden en conversation avec un cheikh de passage. Il y affirme clairement que non seulement il était au courant à l’avance des atrocités du 11 septembre mais qu’il en avait planifié les moindres détails personnellement.

Quelle aubaine pour les autorités occidentales ! Le terroriste se repositionnait dans le schéma du 11 septembre. Le Washington Post citait des officiels Etatsuniens qui affirmait que la vidéo ‘apporte la preuve la plus convaincante d’un lien entre Ben Laden et les attentats du 11 septembre.’

Un président Bush euphorique ajoutait : ‘Quant à ceux qui voient cet enregistrement, ils réalisent que non seulement il est coupable d’un meurtre incroyable, mais qu’il est dépourvu de conscience et d’âme.’

A Londres, Downing Street affirmait que la vidéo était une ‘preuve concluante de son implication.’ Le ministre des affaires étrangères de l’époque, Jack Straw, ajoutait : ‘Nul doute que c’est la pure vérité. Les gens peuvent y voir Ben Laden reconnaître absolument froidement sa culpabilité pour l’organisation des atrocités du 11 septembre’.

Pourtant, le professeur Griffin affirme que cette vidéo ‘confession’ pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. Pour commencer, Ben Laden dans ce témoignage filmé capital a l’air différent.

C’est un homme corpulent à la barbe noire, pas grisonnante. Son teint pâle est devenu tout à coup plus mat, et son nez a une forme différente. Ses mains d’artistes, aux doigts effilés se sont transformées en celles d’un boxeur. Il a l’air en trop bonne santé.

En outre, on peut y voir Ben Laden écrire un mot de la main droite alors qu’il est gaucher. Tout aussi bizarre, il fait des déclarations sur le 11 septembre qui, selon Griffin, n’auraient jamais pu sortir de la bouche du véritable Ben Laden – un homme diplôme en ingénierie qui a fait fortune (avant d’évoluer vers le terrorisme) dans l’industrie du bâtiment au Moyen Orient.

Par exemple, le chef d’al Qaïda claironne que beaucoup plus de personnes ont péri le 11 septembre qu’il ne l’avait prévu. Il poursuit : ‘En raison de mon expérience dans ce domaine, je pensais que l’explosion du carburant de l’avion ferait fondre la structure de fer de l’immeuble et s’effondrer seulement la zone d’impact de l’avion et les étages situés au dessus. C’était tout ce que nous espérions.’ (en réalité, les tours jumelles se sont complètement effondrées).

Des paroles du vrai Ben Laden ? Non, déclare Griffin. ‘Compte tenu de son expérience dans le BTP, il aurait dû savoir que les tours jumelles avaient une structure en acier, pas en fer’, dit-il.

‘Il aurait dû aussi savoir que l’acier et le fer ne fondent pas à moins de 1538 degrés Celsius. Encore qu’un incendie d’immeuble alimenté par du carburant d’avion est un feu hydro carbonique qui ne pourrait pas atteindre plus de 982 degrés Celsius.’

Dans son livre explosif, Griffin affirme que cet enregistrement est un faux, et il va encore plus loin.

‘Une raison pour soupçonner que tous les enregistrements post-2001 de Ben Laden sont des fabrications est qu’elles sont souvent apparues à des moments qui redonnaient du tonus à la présidence de Bush où renforçaient une déclaration du premier ministre britannique Tony Blair, son allié dans la « guerre contre la terreur’.

‘L’enregistrement confession était arrivé juste au moment où Bush et Blair avaient échoué à prouver la responsabilité de Ben Laden pour le 11 septembre alors que les deux hommes tentaient de rallier le soutien de l’opinion publique internationale, notamment dans le monde musulman, à la campagne antiterroriste’.

Griffin suggère que les gouvernements occidentaux ont utilisés des technologies d’effets spéciaux très sophistiqués pour mettre en séquences des images et des enregistrements sonores de Ben Laden.

Alors, si ce sont des faux, pourquoi al Qaïda est-elle restée silencieuse à ce sujet ? Et qu’est-il arrivé exactement au véritable Ben Laden ?

La réponse à la première question peut être que l’organisation terroriste informe est heureuse de mener sa propre guerre de propagande alors que ses soutiens déclinent – et profite du mythe selon lequel son dirigeant charismatique est encore vivant pour encourager des ralliements à sa cause.

Quant à ce qu’il est advenu de lui, des allusions à l’insuffisance rénale de ben Laden, où à l’éventualité qu’il soit mort, apparurent le 19 janvier 2002, quatre mois après le 11 septembre.

C’était quand le président pakistanais Pervez Musharraf a déclaré sur la chaîne américaine d’informations CNN : « Franchement, je pense maintenant qu’il est mort car il est malade des reins. Les images le montrent extrêmement affaibli.’

Dans son livre, le professeur Griffin approuve également cette théorie. Il explique que Ben Laden avait été soigné pour une infection urinaire, souvent associée à une maladie rénale, à l’hôpital américain de Dubaï en juillet 2001, deux mois avant le 11 septembre. Dans le même temps, il avait commandé une machine de dialyse à livrer en Afghanistan.

Comment Ben Laden, en fuite dans des grottes au milieu de montagnes enneigées, aurait-il pu utiliser la machine que beaucoup s’accordent à considérer comme essentielle pour le maintenir en vie ? Des médecins cités par Griffin sur ce sujet pensent que ce devait être impossible.

Il aurait fallu qu’il reste dans un lieu avec une équipe médicale, des conditions d’hygiène et un programme de maintenance régulier pour l’unité de dialyse elle-même.

Et quid de cette info, une brève parue le 26 décembre 2001 dans le journal égyptien Al-Wafd ? Elle disait qu’un haut responsable du gouvernement taliban afghan avait annoncé qu’Oussama Ben Laden avait été enterré le 13 décembre ou vers cette date.

‘Il souffrait de graves complications et il est décédé d’une mort naturelle et paisible. Il a été enterré à Tora Bora, en présence de trente miliciens d’al Qaïda, de proches parents et d’amis talibans. Selon la coutume wahhabite, aucun signe distinctif n’a été laissé sur la tombe,’ disait l’article.

Le responsable Taliban, dont le nom n’était pas cité, déclarait triomphalement avoir vu le visage de Ben Laden dans son linceul. ‘Il avait l’air pâle mais calme, détendu et confiant.’

C’était Noël à Washington et à Londres et l’article fut à peine mentionné. Depuis, des enregistrements de ben Laden sont sortis avec la régularité d’un métronome et des centaines de millions ont été dépensés et beaucoup de sang versé dans la traque dont il fait l’objet.

Ben Laden a été l’élément central de la ‘guerre [de l’occident] contre la terreur.’ Serait-il possible que, depuis des années, il n’ait été qu’un écran de fumée ?

Boire de la vodka dans un trou du cul…

3 septembre 2009
On le sait, les troupes qui combattent en Afghanistan sous la houlette des Etats Unis le font pour défendre la liberté et la démocratie.
Peu importe si les dernières élections afghanes ont manifestement été complètement truquées, nous n’aurons pas droit,
au contraire, aux mêmes réactions indignées que pour le scrutin iranien.
Maintenant, voyons comment l’Occident exporte la démocratie en Afghanistan. Les
tueries massives de civils par les troupes d’occupation, aussi bien en Afghanistan qu’au Pakistan voisin, sont un fait bien connu qui ne fait pratiquement pas tiquer ni à Londres, ni à Paris non plus qu’à Washington.
Abou Ghraib, en Irak, avait donné un sérieux aperçu des talents civilisateurs des troupes occidentales. C’est que non seulement les dirigeants Occidentaux sont pris depuis quelques années d’un appétit meurtrier (et pétrolier) mais que les armées et les supplétifs Occidentaux regorgent de tarés en tous genres.
Et c’est l’Afghanistan qui en ce moment nous en fournit un autre exemple. On sait que les guerres barbares modernes recourent massivement aux mercenaires qu’on appelle publiquement sous-traitants ou contractors (prestataires de services). Au point que ces derniers sont aujourd’hui plus nombreux que les soldats des Etats Unis en Afghanistan.
Un aperçu récent sur les qualités de ces mercenaires et dont la presse francophone parle,
mais peu: La sécurité de l’ambassade US à Kaboul est assurée par une entreprise privée dont certains salariés semblent, par leur comportement, mettre en péril la dite sécurité. Le magazine L’’Express rend bien compte des activités festives de ces mercenaires mais en omet quelques petits détails. C’est pourquoi je vous proposee une traduction qui livre au moins un détail supplémentaire.
Voilà pour le glorieux apport civilisateur de l’Occident.
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Maintenant, la lecture de l’article donne à réfléchir. En effet, peut-on se dire, le prestataire ne donne pas satisfaction, donc changeons de prestataire (comme on change de pressing ou de bistro).
Or, les choses ne semblent pas si simples. Car les déficiences dans les prestations d’ArmorGroup, l’entreprise en question, ne sont en rien une nouveauté, ce qui n’a pas empêché les responsables Etatsuniens de lui renouveler leur confiance.
C’est qu’il ne faut pas imaginer ces prestataires comme de petites entreprises de rien du tout dirigées par un officier baroudeur en retraite. Il s’agit d’énormes entreprises cotées en bourse.
G4S, la maison mère d’ArmorGroup a plus de 500 000 employés dans le monde. Qui dit mieux ?
Il s’agit donc de mastodontes qui ne sont pas de simples instruments d’une politique mais en sont partie prenante, depuis son élaboration jusqu’à son application. Ces prestataires ont donc forcément leurs hommes à eux, leurs clients, dans les sphères du pouvoir politique et la capacité d’ouvrir des portes là où ils n’ont pas d’hommes à eux.
Gageons donc que, rapport ou pas, inspection ou pas, ArmorGroup a encore de l’argent à gagner tant que coulera le sang en Afghanistan et ailleurs.
Un aperçu de la qualité des services de ce prestataire
ici.

‘Sa majesté des mouches’ à Kaboul

par Jen DiMascio 1er septembre 2009 Politco (USA) traduit de l’anglais par Djazaïri
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Au moment où la sécurité se détériore en Afghanistan et où l’administration tente de consolider le soutien des libéraux à la guerre, les sous traitants du Département d’Etat qui assurent la sécurité de l’ambassade US à Kaboul travaillent dans un « environnement du type Sa majesté des mouches, » a affirmé ce mardi un groupe d’observateurs à la secrétaire d’Etat Hillary Clinton.
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Environ 10 % des gardes anglophones employés à l’ambassade par ArmorGroup, une société de sécurité privée établie en Grande Bretagne et en Floride se sont rapprochés de Project on Government Oversight [l’observatoire] et ont décrit « une rupture généralisée de la chaîne de commandement et de la discipline et de la morale de la force de sécurité, » selon une lettre envoyée à Danielle Brian, directrice de l’exécutif de Mme Clinton.
Un courriel d’un des gardiens décrit des fêtes durant les jours de congé pendant lesquelles des gardes er leurs supérieurs urinaient les un sur les autres et sur eux-mêmes, mangeaient des chips et buvaient de la vodka dans les sillons interfessiers [trous du cul, NdT].«Vous verrez qu’il y a un groupe de prédateurs sexuels, de déviants qui se comportent de manière débridée là-bas,» déclare un garde dont le nom n’a pas été communiqué dans un courriel à POGO avant déjouter, «Ils ne montrent guère de bon sens.»
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Des photos accompagnant la lettre de POGO corroborent au moins certaines de ces allégations. Le courriel et les photos ont été données aux journalistes par POGO.«Outrepassant les normes de la décence, la situation à Camp Sullivan est en violation flagrante du contrat [d’Armor Group] avec le Département f’Etat qui spécifie que «Il es attendu de chaque employé contractuel ou de sous-traitant qu’il adhère aux normes de conduite qui sont à l’honneur d’eux-mêmes, de leur employeur et du gouvernement des Etats Unis,» rappelle Brian dans la lettre à Clinton.
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En outre, la rupture dans la disipline et la chaîne de commandement est un manquement grave à la sécurité auquel le gouvernement des Etats Unis doit remédier, affirme Brian dans sa lettre.La sénatrice Claire McCaskill (Démocrate-Montana), présidente de la sous commission sénatoriale de la sécurité intérieure chargée de superviser les sociétés sous traitantes a exhorté ce mardi le Département d’Etat à se pencher sur le sujet par un «examen approfondi» des performances, du management et de la supervision de ce contrat.»
Si les allégations formulées par POGO sont vraies, elles « soulèvent des questions concernant l’exécution du contrat par ArmorGroup ainsi que sur le management et le contrôle par le Département d’Etat,» écrit McCaskill dans une lettre à Patrick kennedy, sous-secrétaire au management du Département d’Etat.
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Ce n’est pas la première fois qu’ArmorGroup, une filiale de G4S Wackenhut Corp, se retrouve sur la sellette.
En 2007, le Département d’Etat avait averti le sous-traitant que ses mises à disposition de gardes, de secouristes et de véhicules blindés nétaient pas conformes. La langue était un autre problème : environ deux tiers des gardes employés par ArmorGroup à Kaboul n’avaient même pas la capacité d’avoir des conversations élémentaires avec leurs collègues anglophones, affirme Brian. En mars dernier, selon POGO, une cinquantaine de gardes s’étaient plaints à Brinkley de ce qu’ils appelaient une pénurie de gardes à Kaboul, et en avril, Warner Ilic, un commandant de la garde, avait écrit à un responsable du Département d’Etat pour se plaindre des cadences et des longues heures de travail qui font que les gardes sont « très près de graves privations de sommeil. Quand nous devons faire des heures supplémentaires ou fournir de la main d’oeuvre en renfort [pendant les jours de congé] à cause d’un accroissement de la menace, etc… nous aggravons le problème du manque de sommeil.»
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En juin, la sous-commission sénatoriale a lancé une enquête sur ce que POGO a appelé un « modèle de contrôle insuffisant » par le Département d’Etat. Sam Brinkley, vice-président de Wackenhut a déclaré lors d’une audience devant la sous-commission que le contrat, d’une valeur de 187 millions de dollars par an, avait été pleinement exécuté depuis le début de l’année. Brian affirme que Brinkley savait certainement qu’il en allait autrement.
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En dépit des lettres d’avertissement du Département d’Etat, le contrat avec ArmorGroup pour des prestations sécuritaires à l’ambassade US à Kaboul a été renouvelé en juillet.
Ian kelly, porte parole du Département d’Etat, a déclaré lors d’une conférence de presse mardi que ses services enquêtaient sur les allégations soulevées par le rapport de POGO.
«Dès que nous avons reçu les documents, ils ont été remis immédiatement à notre Inspection Générale, » explique Kelly. La secrétaire d’Etat Clinton a été informée des allégations de ces documents et a donné instruction au Département d’Etat et à l’Inspection Générale de prendre les mesures appropriées.»

G4S Wackenhut a refusé de répondre à notre demande de commentaires sur l’affaire.

Au nom de la loi, Wanted: Oussama Ben Laden

25 juillet 2009
Comme on le sait, Oussama Ben Laden est recherché pour un certain nombre d’attentats dont ceux du 11 septembre 2001 à New York et à Washington (Pentagone).
Comme on le sait ou du moins comme on croit le savoir car le FBI lui-même ne le sait pas.
Sur le site officiel du FBI, on peut trouver
l’avis de recherche concernant Oussama Ben Laden. Il n’y manque que la fameuse mention « WANTED » qu’arborait l’affichette que Josh Randall, alias Steve McQueen, arrachait invariablement sur le bureau du shérif pensant le générique de la fameuse série « Au nom de la loi.»
Au signalement du suspect, s’ajoutent les principaux méfaits qui lui sont reprochés : les attentats du 7 août 1998 contre les ambassades des Etats Unis au Kenya et en Tanzanie, attentats qui avaient causé la mort de plus de 200 personnes.
L’avis de recherche indique qu’Oussama Ben Laden est également soupçonné d’autres actions terroristes à travers le monde sans plus de précisions.
Nulle mention n’est faite des attentats du 11 septembre que vous ou moi reprochons à Ben Laden et à son organisation et qui ont justifié l’entrée en guerre des Etats Unis, du Royaume Uni, de la France etc. contre le régime des Talibans en Afghanistan.

Comme dit Jean-Marie Bigard, il y a de quoi être … troublé

Info rappelée par Information Clearing House

>Au nom de la loi, Wanted: Oussama Ben Laden

25 juillet 2009

>

Comme on le sait, Oussama Ben Laden est recherché pour un certain nombre d’attentats dont ceux du 11 septembre 2001 à New York et à Washington (Pentagone).
Comme on le sait ou du moins comme on croit le savoir car le FBI lui-même ne le sait pas.
Sur le site officiel du FBI, on peut trouver
l’avis de recherche concernant Oussama Ben Laden. Il n’y manque que la fameuse mention « WANTED » qu’arborait l’affichette que Josh Randall, alias Steve McQueen, arrachait invariablement sur le bureau du shérif pensant le générique de la fameuse série « Au nom de la loi.»
Au signalement du suspect, s’ajoutent les principaux méfaits qui lui sont reprochés : les attentats du 7 août 1998 contre les ambassades des Etats Unis au Kenya et en Tanzanie, attentats qui avaient causé la mort de plus de 200 personnes.
L’avis de recherche indique qu’Oussama Ben Laden est également soupçonné d’autres actions terroristes à travers le monde sans plus de précisions.
Nulle mention n’est faite des attentats du 11 septembre que vous ou moi reprochons à Ben Laden et à son organisation et qui ont justifié l’entrée en guerre des Etats Unis, du Royaume Uni, de la France etc. contre le régime des Talibans en Afghanistan.

Comme dit Jean-Marie Bigard, il y a de quoi être … troublé

Info rappelée par Information Clearing House

Tentatives d’attentats de New Yok ou l’art de la manipulation "d’idiots utiles"

24 mai 2009
Comme il se doit, de nombreux organes de presse ont rapporté l’arrestation de quatre personnes qui préparaient des attentats à l’explosif contre deux synagogues de New York et la destruction d’avions militaires au moyen de missiles du type Stinger.

Pour mener ce genre d’opérations d’envergure, on s’attendrait à avoir affaire à des terroristes de gros calibre, affiliés à un réseau capable de fournir un objet aussi peu banal qu’un missile sol-air.

Pourtant, on peut lire dans le journal La Voix du Nord qu’en guise de terroristes aguerris, nous sommes confrontés à quatre individus dont certains se sont convertis à l’Islam en détention (pour délits de droit commun).

L’un d’entre eux, James Cromitie se présente comme étant « d’origine afghane » et que, «il était ému par la guerre là bas, selon la déclaration sous serment [des enquêteurs]. Il dit que s’il devait mourir en martyr, il irait au paradis et parlait de vouloir faire quelque chose à l’Amérique. »

Bon, je ne sais pas vous, mais moi je pense que James n’est pas un prénom afghan, pas plus que Cromitie n’est un patronyme de Kaboul ou de Kandahar.


Par ailleurs, au vu de sa photo, le visage de Cromitie n’évoque pas vraiment celui de quelqu’un dont les deux parents seraient afghans. On nous aurait dit d’origine algérienne, marocaine, libyenne, j’aurais dit « OK» mais afghan… Cependant, il est vrai qu’aux USA un « coloured » est un « coloured » ; après tout, aux premiers temps de l’immigration des italiens aux Etats Unis, ces derniers n’ont-ils pas échappé de peu à la classification dans la rubrique des populations de couleur ?
Quoi qu’il en soit, le quotidien Ouest-France nous offre un scoop sur Cromitie et ses acolytes :
Se voyaient-ils déjà au paradis, entourés de 70 vierges, selon une croyance bien établie chez les kamikazes ?
Cette croyance est plus sûrement établie à mon avis à Ouest-France que chez les apprentis kamikazes. D’ailleurs je ne comprends pas comment on peut abattre un avion avec un missile dans le cadre d’une opération kamikaze puisque le kamikaze est supposé emporter sa victime avec lui dans le trépas. Mais à Ouest France, on doit avoir une logique particulière et on confond aussi allègrement martyr et kamikaze.
Pour rester dans l’esprit Ouest-France, je propose qu’on rebaptise « rue des kamikazes » toutes les rues des villes de France qui portent la plaque « rue des martyrs de la résistance. »
Excusez cette digression et revenons au fond de l’affaire. On voit bien que ces attentats sont une affaire cousue de fil blanc, avec des terroristes manipulés de bout en bour par le FBI, et qui tombe à point nommé, au lendemain de la visite du premier ministre sioniste et au moment où le président Obama clarifie sa position sur la prison de Guantanamo Bay à Cuba.
C’est la grille d’analyse que nous propose Graham Rayman dans un blog du Village Voice en orientant son intérêt non pas vers la personnalité des terroristes présumés mais vers celle du policier qui a géré le dossier.
Une lecture édifiante.

Attentat contre la synagogue : les états de services douteux de l’agent du FBI

par Graham Rayman, 21 mai 2009, Village Voice (USA) traduit de l’anglais par Djazaïri

L’agent du FBI qui a eu un rôle de premier plan dans l’arrestation hier de quatre hommes pour préparation d’attentats terroristes à New York présente des états de services assez intéressants – et équivoques.

L’agent spécial Robert Fuller, dont le nom apparait au début de la plainte fédérale pour crime dans cette affaire, avait eu un rôle dans l’échec du FBI à interpeller deux des pirates de l’ait du 11 septembre, avait vu un de ses informateurs s’immoler par le feu devant la Maison Blanche, et était impliqué ans l’erreur d’identification comme terroriste d’un ressortissant canadien, suivie de l’arrestation en secret et de la torture de ce dernier – une affaire qui fait actuellement l’objet d’une importante procédure judiciaire.

Fuller est présenté comme le principal agent responsable de l’arrestation hier de quatre hommes dont les officiels indiquent qu’ils allaient faire sauter deux synagogues et voulaient abattre un avion militaire. Mais comme dans d’autres cas de terroristes nationaux et apparemment stupides, c’est un informateur du FBI qui a fourni des armes (neutralisées)
aux quatre suspects. Dans les semaines à venir, nous en saurons plus sur à quel point les quatre suspects ont été incités par l’informateur à commettre les supposés actes terroristes. C’est le Southern District de New York qui est chargé des poursuites. (James Margolin, un porte parole du FBI a déclaré que le FBI ne s’exprimerait pas sur cette affaire parce que Fuller est susceptible de témoigner dans la procédure en cours).

Fuller avait précédemment été impliqué dans l’affaire du canadien en tant que personne qui avait interrogé un adolescent afghan blessé nommé Omar Khadr. Pendant l’interrogatoire mené par Fuller, Khadr avait de manière douteuse identifié Maher Arar, un citoyen canadien, comme étant quelqu’un qu’il avait vu en Afghanistan. Arar fut par la suite expédié en Syrie où il fut emprisonné et torturé pendant un an. Il est démontré aujourd’hui qu’Arar ne pouvait pas se trouver en Afghanistan au moment où Khadr, soumis à d’intenses pressions par Fuller, a déclaré l’avoir vu là bas.

En janvier, Fuller s’est retrouvé à la barre des témoins au procès de Khadr à Guantanamo Bay. Il a témoigné que pendant l’interrogatoire dans la base aérienne de Bagram en Afghanistan, Khadr avait identifié Arar d’après une photo et avait déclaré l’avoir vu en Afghanistan.

Cependant, lors du contre interrogatoire, Fuller a révélé que Khadr n’avait pas vraiment identifié Arar. Au lieu de quoi, il avait dit que le visage d’Arar lui « semblait familier, » et puis que « à un moment » il avait l’impression de reconnaître le visage sur la photo, selon le témoignage de Fuller.
«Nous ne savions pas ce qui se passait, si cela s’est produit quelques heures ou quelques jours plus tard, » déclare Kerry Pither, un journaliste canadien dont le livre Dark Days: The story of four Canadians tortured in the name of fighting terror porte sur l’affaire Arar.

« Khadr devait avoir environ quatorze ans, ne voyait que d’un œil et souffrait de blessures sérieuses, » explique Watt. « C’était complètement ridicule. »

Selon Steven Watt, un des avocats d’Arar en association maintenant avec l’ACLU (union des avocats pour les droits civiques), l’identification par Khadr aurait du être accueillie avec beaucoup de suspicion…
Une commission d’enquête canadienne a déjà établi qu’Arar se trouvait au Canada au moment où Fuller indique qu’il était supposé être en Afghanistan aux dires de Khadr.

« Fuller a à l’évidence des états de services douteux, » déclare Pither. « Même si ses affirmations sur les dires de Khadr étaient vraies, il est hors de doute que Khadr aurait dit n’importe quoi. Il avait dit qu’il dirait n’importe quoi pour être mieux soigné.»
Le « transfert extraordinaire » d’Arar a été une sacrée histoire au Canada. Il a été la première personne traitée de la sorte à s’exprimer publiquement et à demander des comptes.

Sa procédure contre le gouvernement canadien a débouché sur 10 millions de dollars de dommages et intérêts. Il a aussi reçu des excuses sur une télévision nationale de la part du premier ministre canadien (imaginez un président étatsunien faire la même chose).

Ces excuses avaient été faites après qu’un ministre canadien de haut niveau ait eu la possibilité d’examiner le dossier des services secrets étatsuniens sur Arar – confirmant, selon Pither, une fois pour toutes qu’Arar était innocent. La procédure d’Arar contre le gouvernement des USA est en cours.

Fuller faisait aussi partie de l’équipe chargé de pister deux des pirates du 11 septembre en août 2001, avant les attentats contre le Pentagone et le World Trade Center.

Le New York Observer avait relaté que, après que la CIA ait informé le FBI que les deux pirates de l’air, Khalid al-Midhar et Nawaf al-Hamzi, se trouvaient aux Etats Unis, Fuller avait reçu comme mission de les arrêter le 23 août 2001, 19 jours avant les attentats.

Un autre agent du FBI, rapportait l’Observer, avait qualifié la mission de « routinière, » voulant dire par là que Fuller avait trente jours pour les arrêter. Fuller a sondé des bases de données locales, fait des vérifications à l’hôtel newyorkais de Midhar puis laissé tomber. Procédure normale, disent les documents, sauf qu’il aurait dû chercher dans des bases de données commerciales, ce qu’il ne fit pas.
Il dira plus tard avoir consulté la base de données
ChoicePoint le 4 ou le 5 septembre, mais la commission sur le 11 septembre conclura par la suite que le FBI n’avait consulté cette base de données qu’après les attentats, indiquait le journal.

Et en novembre 2004, Mohamed Alanssi, un informateur avec qui Fuller travaillait, se rendait sur le trottoir situé devant la Maison Blanche et s’immolait par le feu. La lettre d’Alanssi expliquant son suicide était adressée à Fuller qui, à l’époque, était son agent traitant depuis trois ans, selon une déposition qu’il avait faite sous servent devant un tribunal.
Alanssi, 52 ans, désespéré et émotionnellement déséquilibré, disait dans cette lettre décousue qu’il voulait rentrer chez lui au Yémen pour vois sa femme avant de témoigner publiquement au tribunal. Alanssi se plaignait que ses agents traitants n’aient pas tenu leurs promesses de le rémunérer, de lui obtenir la citoyenneté étatsunienne et de protéger son identité, écrivait le Washington Post à l’époque.
«Pourquoi ne vous souciez-vous pas de ma vie et de celle de ma famille, » écrivait-il. « Une fois que j’aurai témoigné ma famille sera tuée au Yémen, moi aussi je serai un homme mort.»

Alanssi avait déclaré au Washington Post que le FBI l’avait payé 100 000 dollars en 2003. « Ca a été ma grosse erreur de coopérer avec le FBI. Le FBI a déjà détruit ma vie et ma vie de famille et nous a mis dans une situation très dangereuse… Je ne suis pas fou pour détruire ma vie et celle da ma famille pour avoir 100 000 dollars, » disait-il.

Un article de 2004 du New York Times rapportait que le FBI avait utilisé Alanssi dans des poursuites contre 20 personnes.
«La bizarrerie des actions de M. Alanssi a également mis en totale évidence une autre faiblesse des enquêtes où est mise une forte pression : les relations contraintes qui sont souvent à la base des accords entre les enquêteurs et leurs informateurs peuvent évoluer brusquement de manière incontrôlable,’ écrivait William Glaberson dans le New York Times.

Alanssi a survécu mais grièvement brûlé sur plus de 30 % de son corps.


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