Archive for the ‘Allemagne’ Category

Le film "La vallée des loups-Palestine" interdit aux moins de 18 ans en Allemagne

29 janvier 2011

Voilà comment s’exerce la censure sioniste dans les démocraties occidentales éclairées. Ca se passe en Allemagne où la sortie du film « La vallée des loups-Palestine » vient d’être reportée pour examen par les autorités de régulation du cinéma. Ce film de fiction qui se situe entre les James Bond et les films de guerre va cependant sortir mais interdit aux moins de 18 ans pour les raisons développées dans l’article ci-dessous publié sur Romandie.com. L’Allemagne est apparemment le seul pays à avoir vu des problèmes particuliers avec ce film et ses tendances « propagandistes ».

Mais au fond on comprend les autorités allemandes qui souhaitent préserver le jeune public de l’exposition de la pornographie sioniste qui consiste à tuer et à massacrer tout en se posant comme la Victime (avec un v majuscule).

Comme vous vous en doutez, il n’y a eu aucune pression exercée par aucun lobby. Ce film a simplement été abondamment dénoncé comme antisémite en Allemagne et en Autriche.

La société de production turque du film a réagi en déclarant:

« Notre tort est de nous tenir aux côtés des innocents,  et de ne pas soutenir les politiques sionistes-fascistes.« 

On verra le sort réservé à ce film au moment où il devra sortir sur les écrans en France.

Un film turc hostile à Israël interdit aux moins de 18 ans en Allemagne

BERLIN – « La vallée des Loups – Palestine », film turc hostile à Israël dont la sortie était prévue ce jeudi en Allemagne, doit être interdit aux moins de 18 ans car il est jugé « violent » et « faisant de la propagande », selon les autorités allemandes de régulation du cinéma (FSK).
« Selon la commission d’examen du FSK, le film ne peut pas être montré aux jeunes gens car il est parcouru de scènes de violence –comme un film de guerre–. D’innombrables personnes sont tuées au hasard ou sciemment », écrit le FSK sur son site internet.
« Le film a des tendances propagandistes. Il exige du spectateur d’avoir des connaissances détaillées et la capacité d’ordonner les événements politiques où la violence est montrée », ajoute le FSK.
Pera Film, distributeur du film en Allemagne basée à Cologne (ouest), a indiqué qu’il avait une centaine de copies de « La vallée des Loups », ce qui correspond à peu près au nombre de cinémas qui le diffuseraient. Pera Films ignorait toutefois jeudi en fin de journée si des diffusions auraient lieu.
La société avait précisé mardi que le film devait être lancé en parallèle dans plusieurs pays (Allemagne, Autriche, Danemark, Belgique, Suède, Norvège…) et qu’un problème semblait n’exister qu’en Allemagne. Ce jeudi était la journée nationale de commémoration des victimes du nazisme.
Seuls l’autorité fédérale chargée de la protection de la jeunesse face aux médias (BPjM) ou un tribunal peuvent interdire un film, s’ils estiment par exemple le contenu dangereux pour ce public, avait expliqué à l’AFP Stefan Linz, du FSK. Ceux-ci ne peuvent se prononcer qu’une fois le film présentés sur les écrans.
Le film est un prolongement d’une série télévisée très populaire en Turquie, « La Vallée des loups », décrivant les aventures d’un agent secret turc épris d’action violente et de nationalisme.
Un épisode de cette série télévisée avait provoqué en janvier 2010 la colère d’Israël, qui jugeait l’épisode antisémite, et déclenché une crise diplomatique entre Israël et la Turquie.
Dans le film, l’agent Polat Alemdar et ses amis sont chargés de capturer en Palestine et d’exfiltrer l’officier israélien qui a planifié et supervisé l’assaut du 31 mai 2010 contre la flottille transportant de l’aide humanitaire pour Gaza, un personnage fictif nommé Mosche Ben Eliezer, selon le site internet de « La Vallée des Loups ».
« En tentant d’atteindre Mosche, Polat voit comment sont massacrés les Palestiniens innocents. Mosche rase les villages, tue des enfants et enferme tous ceux qui viennent en aide à Polat », affirme le résumé du film.
Le 31 mai 2010, des commandos israéliens ont arraisonné une flottille pro-palestinienne de six navires qui voulait forcer le blocus maritime imposé par Israël à la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste Hamas.

Au cours d’affrontements survenus sur le navire amiral de la flottille, le Mavi Marmara, neuf militants turcs ont été tués par les militaires israéliens, ce qui a soulevé une vague de réprobation internationale

Le Mossad derrière la mort du député Allemand Uwe Barschel?

21 novembre 2010
Franchement, je ne vois ce qui pourrait amener la presse française à parler de certains sujets susceptibles d’être embarrassants embarrassants pour l’entité sioniste.
Pourtant ces sujets sont abordés en français, mais en Suisse par exemple. Nous  apprenons ainsi par Romandie News et d’autres organes de presse helvètes que le député Allemand, ministre-président chrétien-démocrate du Schlewig-Holstein,  Uwe BARSCHEL, retrouvé mort dans un hôtel à Genève a peut-être bien été assassiné par le Mossad, le service secret sioniste que nous admirons tant en Europe.
Cette thèse avait été formulée en 1994 par Victor Ostrovsky, un ancien du Mossad. et semble être confirmée par les données analysées.

Affaire Barschel: la piste du Mossad refait surface 23 ans après

Vingt-trois ans après le mystérieux décès du dirigeant conservateur allemand Uwe Barschel à Genève, un journal laisse entendre dimanche que les services secrets israéliens seraient responsables de son assassinat. Le « Welt am Sonntag » cite de nouvelles analyses toxicologiques réalisées en Suisse.
Selon le journal, ces analyses confortent les affirmations d’un ancien agent du Mossad, Victor Ostrovsky, qui a détaillé dans un livre publié en 1994 comment M. Barschel aurait été tué. Cet ancien ministre-président chrétien-démocrate du Schlewig-Holstein (nord) avait été retrouvé mort dans un hôtel de Genève le 11 octobre 1987, tout habillé dans une baignoire remplie d’eau.
Les enquêtes officielles n’ont jamais permis de savoir si Uwe Barschel, qui avait ingéré des barbituriques, s’était suicidé ou avait été assassiné. Selon Welt am Sonntag, qui mentionne les recherches du professeur de toxicologie suisse Hans Brandenberger, « le scénario décrit par Ostrovsky correspond de façon étonnante à l’analyse des données ».
« Les expertises chimiques laissent penser à un meurtre (…) et du fait de la complexité du mode d’assassinat on ne peut que penser qu’il a été commis par une équipe de professionnels et non pas par une personne seule », selon M. Brandenberger.
Uwe Barschel, âgé à l’époque de 43 ans, avait été contraint d’abandonner quelques semaines avant sa mort son poste de ministre-président après avoir été accusé d’avoir fait espionner son adversaire social-démocrate aux élections dans l’espoir de le salir. Il avait alors menacé de faire des révélations.
L’affaire d’espionnage politique est passée aujourd’hui au second plan, mais la presse a souvent évoqué l’hypothèse d’un contrat non honoré de vente de sous-marins à l’Afrique du Sud.
L’affaire, dans laquelle Israël aurait joué un rôle d’intermédiaire, aurait permis à des partis politiques allemands de toucher des commissions occultes.
(Romandie News ats / 21 novembre 2010)

Le scandaleux Alfred Grosser (d’après la propagande sioniste)

6 novembre 2010
Le Spiegel, ce grand magazine allemand, nous propose un texte intéressant mais non signé, ce qui laisse entendre qu’il reflète la position de ce magazine sur la question qui est traitée (à moins qu’il ait été purement et simplement dicté par une tierce partie, ce qui me semble plus probable)..
Le thème de cet article porte sur la commémoration prochaine à Francfort sur le Main de la Nuit de Cristal, ce déchaînement antisémite qui avait ouvert les yeux de beaucoup de gens sur les intentions du régime allemand de l’époque.
L’invité d’honneur, et orateur de choix, de cette commémoration n’est autre qu’Alfred Grosser, un illustre politologue Français d’origine allemande natif justement de Francfort sur le Main. Outre le fait d’être né dans cette ville, Alfred Grosser a doublement vocation à assumer ce rôle honorifique : il est lui-même issu d’une famille juive qui s’était réfugiée en France en 1933 et il a été un des artisans infatigables de la réconciliation entre les peuples français et allemand.
Une autorité intellectuelle et morale absolument indiscutables, apparemment.
Je dis apparemment, parce que l’article nous apprend qu’en fait, M. Grosser est une personnalité controversée.
Suives mon regard : quand il y a controverse, que des propos sont controversés, qu’un individu est lui-même controversé, c’est que la hasbara (la pédagogie du mensonge) sioniste n’est pas loin.
Et effectivement, on apprend avec effarement qu’Alfred Grosser est « tristement célèbre  [infamous] pour ses propos antisionistes. » Propos qui, ça va de soi, le disqualifient pour prendre la parole lors de cet événement hautement symbolique qu’est la commémoration de la Nuit de Cristal.
Le Conseil Central des Juifs en Allemagne, qui a déjà subi les foudres de Grosser, aurait bien voulu voir révoquée l’invitation de Grosser. Le problème est que c’est la mairie qui invite, pas eux. Car il s’agit bien d’une commémoration organisée par la mairie et non par la communauté juive et que sa vocation n’est pas de se souvenir d’un événement « juif » mais d’un événement qui concerne tous les habitants de Francfort et bien au-delà.
Certains seront heureux d’apprendre que, d’après l’article qui prétend se référer à des amis de Grosser, ce dernier serait « le prototype de l’Européen : Allemand, Français, Juif, intellectuel »
Adieu l’Europe judéo-chrétienne !
Alfred GROSSER

Der Spiegel (Allemagne) 5 novembre 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le politologue Allemand Alfred Grosser est bien connu pour son action en faveur de l’amélioration des relations franco-allemandes. Il est aussi tristement célèbre [sic] pour ses propos antisionistes. Il a néanmoins été choisi pour participer la semaine prochaine à Francfort, à la commémoration de la Nuit de Cristal. Un scandale se prépare.
Le trouble monte à Francfort. Mardi prochain, comme chaque année, la « Nuit de Cristal, » le pogrom nazi du 9 novembre 1938 sera commémoré à la Paulskirche [église où siégea le premier parlement allemand en 1848]. Et l’orateur principal, parmi tout ce monde, sera un homme connu pour avoir comparé ce que les nazis ont fait aux Juifs à ce que les Israéliens font aux palestiniens. Il a dit : « En tant qu’enfant Juif sans une école de Francfort, j’ai été méprisé et même frappé. Je ne peux pas comprendre comment des Juifs peuvent mépriser autrui. »

Alfred Grosser est né à Francfort en 1925. Son père, Paul Grosser était médecin, Juif, social démocrate et franc maçon, assez lucide pour émigrer en France après la prise du pouvoir par les nazis. Il est mort là bas en 1934. Son fils Alfred acquit la citoyenneté française, étudia la science politique et la civilisation allemande et, vers l’âge de 30 ans, obtint une chaire au prestigieux Institut d’Etudes Politiques de Paris. Il se fit rapidement un nom au titre de défenseur acharné de l’entente franco-allemande. Il a reçu plusieurs distinctions dont le prix de la paix décerné par les libraires Allemands, le Grand Prix de l’Académie des Sciences morales et politiques et le «Grand Ordre du mérite» de la République Fédérale d’Allemagne.

Grosser a été régulièrement invité dans des émissions de débats à la télévision et a été un orateur bien accueilli dans des conférences et des réunions. On ne saurait mettre en question sa promotion d’une normalisation des relations franco-allemandes. Ses amis le considèrent comme le prototype de l’Européen : Allemand, Français, Juif, intellectuel. Ses détracteurs soulignent ce qui se trouve tout particulièrement au centre de ses intérêts et de ses activités : Alfred Grosser lui-même. En 2003, par exemple, il avait quitté le conseil d’administration du magazine français L’Express, expliquant sa démarche par le fait que la rédaction « n’avait qu’avec réticence » publié ses notes de lecture sur un livre israélien, et publié dans le numéro suivant un tas de lettres de lecteurs « qui protestaient contre moi. »

Personne ne sait encore ce que Grosser dira le 9 novembre dans la Paulskirche. Mais le simple fait qu’il ait été convié à faire ce discours a amené du ressentiment entre la maire de Francfort Petra Roth et les deux vice- présidents du Conseil Central des Juifs en Allemagne, Dieter Graumann et Salomon Korn.
Sans surprise, de chaque côté on a une version différente sur la façon dont s’est faite l’invitation. Un proche du maire dit que c’était une idée de Korn. De leur côté, Korn et Graumann affirment qu’on ne leur a jamais demandé leur avis. La première fois qu’ils ont entendu parler de l’invitation, disent-ils, c’est par les journaux.
Le Secrétaire général du Conseil central, Stephan Kramer, a demandé à Roth d’annuler l’invitation de Grosser. Il estime qu’il est «irrévérencieux [sic] de laisser Alfred Grosser prendre la parole à cette date, à cet endroit.»

Il est sans doute trop tard. Les invitations à la commémoration ont déjà été envoyées. Seul Grosser lui-même, semble-t-il, peut éviter le scandale – en revenant lui-même sur son engagement. Ce qui, cependant, n’a guère de chances d’arriver.

Grosser a longtemps été controversé. En septembre 2009, il avait donné une interview au Kölner Stadt-Anzeiger, dans laquelle il accusait le Conseil Central de museler les critiques d’Israël. « Dès qu’une voix se lève contre Israël, elle est immédiatement étiquetée « antisémite »… les pires sont le Conseil Central des Juifs. » La République Fédérale, affirme Grosser, est « si intimidée… que devant la Knesset, le président (Allemand) et la chancelière ne font référence qu’au terrorisme du Hamas. »
Dans un entretien accordé au magazine Stern en octobre 2007, il avait dit  » que les Allemands ont le droit d’être critique à propos de tout, mais pas d’Israël, » et qu’il y a un club qui s’en prend régulièrement aux Allemands quand ils disent quelque chose contre Israël. » S’ils le font néanmoins, « le club dit tout de suite : ‘Je vais vous asséner Auschwitz sur la tête’. Je trouve que c’est intolérable. » En 1998, ce même club s’en était pris à l’écrivain martin Walser au moment où on lui remettait le prix pour des libraires pour la paix, provoquant ainsi la « dispute Walser-Bubis » dans la Paulskirche de Francfort – le lieu même où Grosser prendra la parole.

(Note de la rédaction: dans ce discours, Walser avait parlé du « fardeau historique » du pays et dit « quand les media me parlent tous les jours de ce passé, je me rends compte que quelque chose au fond de moi s’oppose à cette exposition permanente de ce qui est notre honte. » Il avait aussi évoqué » « l’instrumentalisation » d’Auschwitz. Ce discours avait été critiqué par Ignatz Bubis, alors président du Conseil Central des Juifs en Allemagne qui avait accusé Walser de commettre un « crime intellectuel. »

Une variante moderne d’antisémitisme

Les antisionistes de droite ou de gauche ressemblent assez à Walser et Grosser quand ils reprochent à l’Allemagne d’être sous « l’emprise du lobby israélien.» Grosser a bien sûr plus d’influence. En qualité de Juif, on ne peut le soupçonner de céder à un ressentiment antisémite. Quand il dit, par exemple, « que les politiques israéliennes encouragent l’antisémitisme, » il ne fait dans ce cas que critiquer Israël. Même si c’est une variante moderne de l’accusation classique – que les Juifs sont en tort.

Questionnée sur les déclarations passées de Grosser, la maire de Francfort répond que certaines informations étaient déjà connues » et que «certaines sont nouvelles.» Elle renvoie à la «position claire et incontestable de la ville de Francfort vis-à-vis d’Israël et en particulier aux relations amicales avec la ville de Tel Aviv.»
Concernant Grosser, Roth déclare qu’il a « un lien personnel avec Francfort sur le Main, » et qu’il a aussi « œuvré pendant plusieurs décennies à la réconciliation des peuples, et qu’il a réussi une grande chose avec la nouvelle relation franco-allemande, » ce qui lui a valu le prix des libraires pour la paix en 1975. « C’est tout ça qui nous a incités, 35 ans après cette cérémonie, à inviter M. Grosser à prendre la parole à la Paulskirche le 9 novembre, » a-t-elle expliqué.

Dénigrement du Conseil Central des Juifs

Au bureau de la maire, on croit, semble-t-il, que Grosser reste très impliqué dans la réconciliation. Mais tout ça est du passé. Aujourd’hui, il se demande pourquoi les Juifs n’ont rien appris de leur histoire.


Le Conseil Central des Juifs n’est pas heureux de la situation à laquelle il doit faire face. « Nous ne l’avons pas invité, et nous ne pouvons pas révoquer son invitation, » déclare un haut responsable. Nous sommes dans l’impasse. » Le responsable dit que le Conseil sera dénigré qu’il participe à la commémoration où qu’il s’en retire. »
Ils [le Conseil] vont donc y aller et voir ce que dit Grosser. « Nous n’annoncerons pas publiquement comment nous allons nous comporter pendant cet événement dans la ville de Francfort, le 9 novembre dans la Paulskirche. Mais nous agirons de manière appropriée. »

Ce pourrait être une soirée intéressante.

Allemagne: après l’Islam, le judaïsme?

1 novembre 2010
Je m’abstiendrai de commentaire. J’observe seulement que celui qui demande des subventions au gouvernement allemand reproche ouvertement à ce dernier de préférer ceux qui se considèrent allemands d’abord et juifs ensuite. C’est lui qui le dit, pas moi.

Les Juifs orthodoxes d’Allemagne indignés par la discrimination gouvernementale
Les rabbins de Berlin furieux de la décision gouvernementale de subventionner les institutions juives libérales – et pas son équivalent orthodoxe. 

Par Ze’ev Avrahami, Haaretz (Sionistan) 1er novembre 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri
BERLIN – Pendant une semaine qui a vu les titres de la presse allemande dominés par le thème de l’intégration des musulmans, une fracture est également apparue entre lle gouvernement et les Juifs orthodoxes du pays.
Derrière le différend se trouve une demande par le séminaire rabbinique orthodoxe de Berlin pour une augmentation des subventions de l’Etat pour les mettre au niveau du financement accordé aux rabbins juifs libéraux.

Fondé en 1873, le séminaire orthodoxe s’était maintenu dans la capitale allemande jusqu’en 1938, année de sa fermeture par les Nazis. Pendant près de sept décennies, les rabbins orthodoxes n’ont pas pu être formés à Berlin – avant la reprise de l’enseignement en 2005, et la réouverture officielle du séminaire en 2009 et l’ordination des deux premiers rabbins la même année.

Depuis sa réinstallation, le séminaire a été subventionné pas des dons transitant par le Conseil Central des Juifs en Allemagne et des donations privées via la Fondation Ronald S. Lauder, une oeuvre de bienfaisance.

Mais le séminaire exige maintenant des allocations sur fonds d’Etat sur le modèle de celles accordées à ses homologues libéraux et a menacé de fermer à moins que le gouvernement n’accorde l’argent.

Le précédent ministre de l’intérieur, Wolfgang Schäuble, avait publiquement fait l’éloge du séminaire, le qualifiant de contribution essentielle au renouveau de la vie juive en Allemagne. Mais son successeur, Thomas de Maizière – qui, cette semaine a annulé un voyage prévu en Israël – lui a été hostile.

Haaretz a pris connaissance d’un certain nombre de lettres échangées entre Maizière et le rabbin Joseph Spinner, le président du séminaire originaire des Etats Unis, dans lesquelles le gouvernement refuse fermement les subventions, citant des budgets limités, déjà tendus par les contributions au séminaire libéral ainsi qu’à la faculté d’études juives de l’université d’Heidelberg.

Les rabbins orthodoxes de Berlin sont furieux, affirmant que le gouvernement discrimine contre eux en faveur de Juifs plus assimilés.

« Ce conflit révèle la véritable attitude des autorités allemandes envers les Juifs, » affirme l’un des rabbins du séminaire. « Les Allemands sont disposés à financer les établissements d’enseignement juif aussi longtemps que ces Juifs sont des libéraux, leur ressemblent, se définissent d’abord comme des Allemands et ensuite comme des Juifs. »

La référence de Maizière à Heidelberg a particulièrement provoqué la colère parce que sa faculté d’études juives est une institution laïque, et non une faculté de théologie.

« Quiconque souhaite être ordonné comme rabbin  doit se rendre au Royaume Uni ou aux Etats Unis pour se former là-bas, » déclare le rabbin de Berlin.

Et les affirmations de discrimination par le rabbin ont peut-être une base juridique, explique Benjamin Ladiges, un avocat berlinois.

« L’Etat n’a pas le droit de préférer un séminaire à un autre, » a-t-il dit à Haaretz. « La Loi Fondamentale [la constitution allemande] stipule que dès lors qu’une institution religieuse obtient des financements, les autres ayant une dénominations différente sont éligibles au même soutien. »

Le Sarrazin et le "gène juif"

29 août 2010
Un certain Thilo Sarrazin (sic), haut fonctionnaire de la Bundesbank, la banque centrale allemande, s’est fait remarquer depuis quelques années, non tant par ses compétences financières que par ses remarques, disons peu amènes, à l’égard des personnes d’origine turque ou arabe qui résident en Allemagne.
Jusque là, tout allait donc plutôt bien pour Thilo Sarrazin: s’en prendre aux Sarrasins, après tout…
Et puis, patatras, Thilo Sarrazin est allé trop loin puisque, nous apprend le journal sioniste Haaretz,

« Les membres du gouvernement allemand condamnent Thilo Sarrazin, le cadre de la banque centrale, pour avoir déclaré que tous les Juifs avaient un gène particulier en commun. »

Pourtant le livre que vient de publier Thilo Sarrazin est une charge sévère contre les Turcs et les Arabes. Mais ce n’est en effet pas ça qui a vraiment fait réagir le gouvernement allemand:

Le ministre des affaires étrangères Guido Westerwelle et le ministre de la défense Karl-Theodor zu Guttenberg ont déclaré que Sarrazin avait passé les bornes [was out of line] pour ses propos sur les Juifs, propos qui ont aussi été critiqués par des dirigeants Juifs du pays responsable de l’holocauste.

Pour ceux qui douteraient que Sarrazin a passé les bornes en raison de ses propos sur la « génétique » juive :
« Il n’y a pas de place dans le débat politique pour des propos qui attisent le racisme ou l’antisémitisme, » a déclaré Westerwelle.
« Il y a des limites à toute provocation et Sarrazin, membre de la direction de la Bundesbank, est clairement allé au delà des limites avec ses propos erronés et inappropriés, » a ajoué Guttenberg.
C’est donc clair: pas de place dans le débat pour des propos racistes et antisémites, mais les bornes ne sont franchies qu’en cas de propos antisémites.

Un certain Stephan Kramer, présenté comme un dirigeant communautaire juif, caractérise l’aspect antisémite des propos de M. Sarrazin:

« Quelqu’un qui tente de définir les Juifs par une particularité génétique est consumé par une manie raciste, » a déclaré Kramer.

Oui, car Sarrazin n’a apparemment évoqué aucune tare imputable à cette particularité génétique, la pingrerie par exemple, ni aucune qualité d’ailleurs (comme la propension à avoir du talent artistique). Il s’est borné à parler d’un gène qui serait commun à tous les Juifs (et aussi d’un gène commun aux Basques). 
Or cette affirmation dûment estampillée antisémite fait partie justement des obsessions de nombreuses personnes qui s’acharnent à rechercher ce ou ces fameux gène(s) juif(s). L’ultrasioniste JSS l’a trouvé lui, ce gène juif (je savais bien que JSS était aussi un fieffé antisémite).
Le site Lamed nous précise même que ce matériel génétique est « commun à tous les Juifs et pas seulement pour les Cohanim ». (les Cohen sont supposés effectivement se marier entre eux).

A moi l’argent de la shoah

8 juillet 2010

Certains devront trouver d’autres ressources pour aller en vacances ou changer de voiture. En effet, un organisme allemand qui s’occupe d’indemniser des « survivants de l’holocauste » (juifs par définition) a découvert récemment l’existence d’une fraude aux indemnisations dont le montant reste inconnu mais se chiffre en million de dollars. Peut-être 7 millions nous dit-on.
Si on comprend bien l’article de The Jewish Week, l’organisme allemand ne verse pas directement les fonds dont il dispose aux bénéficiaires mais transite par un autre organisme (juif) non gouvernemental nommé Claims Conference. C’est la Claims Conference qui semble instruire les dossiers, vérifier que le demandeur est bien juif (condition première) et éligible en termes de lieu de résidence à l’époque du Reich nazi, de préjudice subi.
Comme l’organisme allemand est basé aux Etats Unis, de même que la Claims Conference, c’est le FBI qui mène l’enquête suite à la plainte déposée par la Claims Conference justement.
A mon avis, l’enquête débouchera sur quelques surprises compte tenu de la moralité douteuse de bon nombre de ceux qui encadrent la dite Claims Conference. C’est d’ailleurs vers une piste interne à la Claims Conference que s’orientent les investigations de la police.
Déjà, en 2006, certaines mauvaises langues demandaient: « Où est passé l’argent de la shoah? »
Le site web de la Claims Conference ne pipe en tout cas pas mot sur cette affaire (aucun journal non spécifiquement juif non plus).
 
 
Exclusif: le FBI élargit son enquête sur des fraudes à la Holocaust Claim Conference
par Stewart Ain, The Jewish Week (USA) 5 juillet 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri
 
Le FBI a élargi son enquête sur des demandes d’indemnisations présumées frauduleuses pour la période de l’holocauste qui auraient escroqué des millions de dollars au gouvernement allemand, a appris The Jewish Week.
 
La fraude a été découverte en décembre à New York par la Conference on Jewish Material Claims Against Germany, qui traite au nom du gouvernement allemand des demandes d’indemnisations pour des survivants de l’holocauste. Elle a immédiatement contacté les autorités fédérales, dont le FBI. La fraude concernait au départ des demandes d’indemnisation soumises au Hardship Fund mais s’étend maintenant à l’Article 2 Fund, un dispositif de pensions de retraite qui a été victime d’une fraude portant sur peut-être 7 millions de dollars sur les dix dernières années. Les deux enquêtes sont en cours et les pensions Article 2 de plus de 200 personnes ont été suspendues mardi dernier. Ces personnes ont eu connaissance par courriel certifié que les autorités étaient informées qu’elles étaient soupçonnées de fraude et qu’elles devaient restituer tout l’argent qu’elles avaient reçu ou déposer un recours dans les 90 jours.
 
Le Hardship Fund a été fondé en 1980 pour indemniser les Juifs qui avaient été forcés de fuir vers l’est pendant l’holocauste et étaient restés dans les pays du bloc soviétique après la guerre, les privant des réparations allemandes. Trois des dix employés chargés d’instruire les réclamations auprès du fond ont été licenciés en février, et la Claims Conference a indiqué qu’à l’époque on ignorait s’ils étaient complices de la fraude.
 
La Claims Conference dit qu’on considère que la fraude a impliqué au moins 100 demandeurs, chacun ayant reçu un paiement unique d’environ 3 500 dollars. Elle dit que toutes les demandes d’indemnisation concernaient des hommes et des femmes qui affirmaient avoir vécu dans l’ex Union Soviétique pendant la deuxième guerre mondiale et qui résident maintenant à Brooklyn.
 
Roman Kent, trésorier de la Claims Conference, a affirmé lundi qu’aucune arrestation n’avait encore été effectuée mais que l’enquête du FBI se poursuivait, « il est devenu de plus en plus évident qu’il [le montant de l’argent impliqué] pourrait être supérieur à celui estime initialement. »
 
« Je n’ai pas de chiffres définitifs, » a déclaré Kent au sujet de la somme escroquée. « Nous coopérons pleinement avec le FBI et d’autres services. Ils savent quoi faire et ce qu’il faut chercher, ils veulent trouver les véritables coupables. »
 
En février, Gregory Schneider, le vice président exécutif de la Claims Conference, insistait pour dire que « pas un sou n’avait été pris aux survivants de l’holocauste. »
 
« Ceci est l’œuvre de personnes très sophistiquées ou d’une organisation dont le but est d’escroquer, » a-t-il dit. « Et le fait que ça ait trait avec les survivants de l’holocauste le rend encore plus dégoûtant. »
 
Schneider a indiqué aussi avoir ordonné que pendant l’enquête, ni le bureau de New York, ni les autres bureaux de traitement des demandes en Allemagne et en Israël ne payent les indemnités du Hardship Fund en décembre, janvier et février. En conséquence, 4 500 indemnités n’ont pas été payées.
 
Ce chiffre a augmenté depuis parce que Kent ct Julius Berman, président de la Claims Conference, ont indiqué que seules des indemnisations triées sur le volet ont été payées depuis.
 
« Nous n’avons réglé que les indemnités dont sous étions sûrs, » a-t-il dit, ajoutant qu’il n’en connaissait pas le nombre.
 
Kent a déclaré que le gouvernement allemand avait été informé de la fraude.
 
La Claims Conference a assisté à un accroissement des demandes auprès du hardship Fund après un important et récent élargissement du programme pour inclure les Juifs qui se trouvaient à Leningrad à n’importe quel moment pendant les 900 jours de siège de la ville par les nazis – de septembre 1941 ) janvier 1944. L’Allemagne a payé 7 000 indemnités en 2008 et 18 000 l’an dernier. Après le reportage de Jewish Week en février sur l’enquête fédérale pour fraude, le nombre de nouvelles demandes a diminué de manière appréciable.
 
Il n’y a pas de date limite pour déposer une demande d’indemnisation, et ceux qui dont une demande précédente a été rejetée parce qu’ils ne satisfaisaient pas à tous les critères du gouvernement allemand peuvent faire une deuxième demande.
 
Pour moi personnellement, en tant que survivant et personne qui fait partie de la Claims Conference, je trouve vraiment dégoûtant que quiconque essaye de faire main basse sur l’argent prévu pour les survivants, » affirme Kent. « C’est désagréable et je dirai que, pour notre part, nous coopérons pleinement avec les autorités fédérales. Plus tôt ce sera terminé et qu’on aura découvert les personnes derrière ça, mieux ce sera pour tout le monde; nous n’avons pas encore de certitude sur où ça va se terminer. »

 

L’ancien juge Jean-Louis Bruguière et la hasbara sioniste

4 juin 2010

Ce texte vient compléter un post antérieur sur les liens présumés avec le terrorisme de l’organisation caritative turque IHH, propriétaire du Mavi Marmara, le bateau dont neuf passagers ont été assassinés par les gangsters sionistes.
Ces liens ont été allégués par le fameux magistrat anti-terroriste Jean-Louis Bruguière dont les propos ont été largement repris par la presse et, bien sûr, par la propagande sioniste. C’est ainsi qu’on voit fleurir un peu partout, sur ce blog aussi, des commentaires faisant état des déclarations du fameux magistrat. Preuve que le manuel de la propagande sioniste est assez standardisé et que les cerveaux des internautes sionistes sont mis à jour très régulièrement par l’administrateur réseau.
L’article que je vous propose fait le point sur ces accusations et montre qu’elles sont infondées Oui, M. Bruguière vous avez marqué un point en ne vous basant sur aucune source que votre petit doigt mouillé qui vous sert à voir d’où vient le vent.

Qu’en est-il des liens présumés de l’organisation caritative turque avec les terroristes ?
Par Koray Caliskan, Mondoweiss (USA) 4 juin 2010, traduit de l’anglais par Djazaïri

Le ministère israélien des affaires étrangères a soutenu à plusieurs reprises que l’organisation caritative musulmane turque IHH, propriétaire du bateau Mavi Marmara avait été liée à divers réseaux terroristes. De nombreux journalistes ont réitéré cette affirmation, se référant parfois aux propos du juge Français Jean-Louis Bruguière sur les liens entre IHH et al Qaïda.
Antérieurement, le juge Bruguière était arrivé à des conclusions erronées qui lui avaient attiré des critiques venant de la gauche comme de la droite de la classe politique française, une performance difficile à accomplir. Dans son rapport controversé rendu public en 2006, il avait accusé des responsables politiques d’actes terroristes après avoir consulté seulement deux sources qui s’avérèrent être des ennemis de l’homme que le juge accusait. Aussi bien Le Figaro que Libération, des journaux situés idéologiquement aux antipodes l’un de l’autre, s’étaient rejoints pour discréditer ces accusations.
Cette fois, sans consulter aucune source, M. Bruguière montre du doigt une autre source de terrorisme, l’IHH. Selon l’ancien magistrat, désormais un politicien qui a brigué pour un poste dans la coalition de droite de Sarkozy, l’organisation caritative musulmane est liée à des réseaux terroristes. Il a, une fois de plus, tort. Cette fois pour trois solides raisons :

Un, l’IHH a aussi été active en Allemagne où à été conduite une enquête approfondie sur toutes les organisations caritatives musulmanes, dont IHH. En dépit de gros efforts et de recherches minutieuses soutenues par le gouvernement turc, aucun lien avec une quelconque organisation qui soutiendrait ne serait-ce qu’idéologiquement des formes quelconques de résistance active n’a été constaté. L’organisation est pacifiste, excluant de son recrutement toute personne qui prône la violence, même symbolique.

Deux, l’IHH est plus proche du parti Saadet, le rival politique de l’AKP et est plus proche de l’idéologie des Chrétiens Démocrates en Allemagne et d’autres pays européens. L’AKP aurait été encline à faire de son mieux pour discréditer l’organisation caritative de son rival et avec des raisons plus légitimes que celles de l’ancien juge Bruguière. Ils n’ont trouvé aucun lien [avec le terrorisme].

Trois, l’establishment ultra-laïque en Turquie déteste toutes les formes d’organisations politiques islamiques, dont l’IHH. Jusqu’à présent, aucune de ces organisations, pas même celles qui ont été assez innovantes pour accuser le président Abdullah Gul d’être un « agent des Etats Unis », n’oserait même imaginer que l’IHH a des liens avec al Qaïda.
Le ministre Israélien des affaires étrangères a une imagination bien plus débridée que les islamistes et les laïques Turcs, que les communistes et les conservateurs Français tous ensemble. Le temps est venu de se servir de cette imagination pour la paix, pas pour tuer ou accuser des militants pacifistes.

Koray Caliskan est vice président du département de sciences politiques et de relations internationales de l’université Bogazici à Istanbul.

 

 

Passeports du Mossad: vrais ou faux? ou vrais et faux?

20 février 2010
Le gouvernement britannique s’offusque apparemment que des passeports biométriques délivrés par ses services aient été utilisés par les agents du Mossad qui ont assassiné un cadre du mouvement Palestinien, Mahmoud al-Mabhouh, dans un hôtel de Dubaï.
D’autant que ces passeports sont authentiques et, si on en prend en compte l’ensemble des passeports de la brigade de tueurs, certains comportent les identités et/ou les photos d’identité réelles des meurtriers.
Ainsi a-t-on aujourd’hui la certitude que le passeport allemand utilisé dans l’opération n’était pas un faux . Il a en effet été délivré l’été dernier à Cologne à un certain Michael Bodenheimer (et non à Tel Aviv comme l’écrit le Yediot ainsi que le signale un commentaire de l’article du journal sioniste). Bodenheimer qui a immigré des Etats Unis vers la Palestine occupée il y a vingt ans, prétend n’être en rien impliqué dans l’assassinat (mon oeil). Le passeport français d’un des assassins serait un faux. Comment fait_on pour falsifier un passeport biométrique si on n’a pas par exemple accès à la base de données des personnes titulaires?
S’agissant d’une femme d’origine britannique membre du commando, Erika Chambers, elle disposait d’un passeport britannique authentique mais avec la fausse identité de Gail Folliard. Voici deux photos de cette personne: en brune (une perruque déjà?) sous l’identité d’Erika Chambers, avec une perruque blonde sur son passeport au nom de Gail Folliard. Le changement d’identité était impératif pour elle compte tenu du fait qu’elle avait déjà participé à une autre mission d’assassinat en 1979 au Liban.
Le passeport au nom de Folliard n’a pu être délivré que par l’administration britannique ou contrefait avec sa complicité.
Cela ne signifie pas forcément que le gouvernement de sa Majesté était au courant mais que des gens qui activent pour le régime sioniste travaillent au sein de son administration.
Comment pourrait-il en aller autrement d’ailleurs dans un pays où la collusion entre les élites dirigeantes et le régime sioniste est allée vraiment très loin?
Un exemple de cette collusion nous est donné une fois de plus par Jews Sans Frontières qui observent que parmi les parrains du Fonds National Juif figurent David Cameron, le leader du parti conservateur britannique, l’ancien premier ministre Britannique Tony Blair et l’actuel premier ministre Gordon Brown. 
Or, vous ne devez pas comprendre Fonds National Juif comme Fonds pour les Juifs Britanniques  mais, ainsi qu’on peut le lire sur le site de son alter ego en France, dont l’objet est:

de collecter des fonds en France en vue de réaliser des projets concrets en Israël (plantation de forêts, construction de réservoirs d’eau, d’aires de jeux ou de repos, de routes de sécurité, d’infrastructures diverses…).
Grâce à son action quotidienne en faveur de l’éducation sioniste, il entend également sensibiliser les jeunes Juifs de France à l’amour d’Israël et à la défense de l’environnement.



En espagnol, holocauste se dit holocausto: sur une période assez méconnue de l’histoire

2 février 2010
Quand l’histoire est narrée par des gens sérieux, ça a quand même un autre aspect que quand cette narration est le fait de spécialistes de la mémoire, qui ne sont cependant ni psychologues, ni neurologues.
L’article que je vous propose est en réalité un compte rendu de lecture, réalisé par un historien  renommé sur le travail de Matthew Carr sur l’expulsion des Maures d’Espagne suite à la Reconquista.
On sait ou on croit savoir ce que fut le rôle de l’Inquisition dans l’Espagne de cette époque. La mémoire, encore elle, rappelle spontanément la pression qu’elle exerça sur les Juifs, entraînant des conversions le plus souvent forcées et/ou l’exil. La même mémoire omet cependant le plus souvent de rappeler que les Musulmans Espagnols et, de manière générale toutes sortes d’hérétiques, furent au centre de l’attention de cette institution de l’église catholique. Nombreux furent d’ailleurs les Juifs qui trouvèrent refuge à l’époque en Afrique du Nord ou dans l’Empire Ottoman Ce sont les fameux Juifs Sefardim ou Séfarades (Espagnols) terme qu’on emploie souvent à tort pour désigner l’ensemble des Juifs originaires de l’aire arabo-musulmane. L’action de l’inquisition contre Juifs et Musulmans Espagnols est bien documentée dans le livre « L’Inquisition espagnole » de Bartolomé Bennassar.
L’objet du livre évoqué un peu plus loin n’est pas le sort des Juifs mais celui des Musulmans et il aborde la transition qui s’est opérée en Espagne entre une période de « convivialité » entre Chrétiens et Musulmans pour aboutir à l’expulsion pure et simple des derniers Ibères de confession musulmane.
En soi, c’est déjà intéressant. Mais ce qui l’est plus encore, ce sont les analogies qu’on peut faire avec la situation présente en Europe avec des communautés musulmanes perçues et/ou présentées comme des menaces tantôt à l’identité nationale tantôt à la sécurité nationale, voire les deux. Très intéressant, aussi ce lien qu’on ne peut s’empêcher d’établir entre le sort réservé aux Musulmans Espagnols et celui que réservera plus tard aux Juifs l’Allemagne nazie.
L’auteur rappelle effectivement que, comme l’Allemagne nazie des siècles après, l’Espagne de l’époque était obsédée par l’idée de pureté raciale. Est-ce un hasard si les Wisigoths qui dominèrent l’Espagne jusqu’à la conquête musulmane étaient un peuple germanique; comme les Vandales qui laissèrent leur nom à l’Andalousie? On sait que cette obsession de la pureté raciale s’était traduite par la notion de « sang bleu » supposé caractériser le liquide qui coulait dans les veines des aristocrates Espagnols… mais pas seulement. Ce sang bleu désignait en réalité la couleur des veines visible sous la peau d’un individu bien blanc, ce que n’étaient pas toujours les Musulmans d’Espagne. Quoique le mystique Ibn Arabi, le maître spirituel de l’émir Algérien Abd-el-Kader,  ait été décrit comme un blond aux yeux bleus du plus pur « type » germanique (Cf. Henri Corbin, Histoire de la philosophie islamique, Gallimard 1964).
Ceci n’est pas la seule analogie entre l’Espagne inquisitrice et l’Allemagne hitlérienne puisque l’Espagne avait envisagé, nous dit l’auteur, toutes sortes de solutions pour résoudre le problème morisque ou arabe, celle qui fut retenue finalement, étant l’expulsion qu’un moine Chrétien du 17ème siècle qualifiait de « holocauste à l’amiable. » Tiens encore un point commun avec le nazisme sauf qu’à l’époque, les motifs de la solution finale en question avaient bien à voir avec le religieux..
Et le parallèle ne s’arrête peut-être pas là puisque, comme on le sait, la famille régnante à l’époque en Espagne appartenait à la dynastie des Habsbourg, une famille germanique qui régna également sur l’Autriche. Presque tout le parcours d’Hitler: Autriche, Allemagne, Alsace (intégrée au Reich par Hitler) et Espagne (nationalistes Espagnols soutenus par les nazis dans la guerre civile qui les opposé aux républicains).
Les implications du livre de Matthew carr sont alarmantes car il laisse entendre que les leçons de ce qui s’est passé pendant la deuxième guerre mondiale n’ont pas été tirées  [pas étonnant avec toute la pédagogie bidon à ce sujet] et qu’un discours de stigmatisation de même nature que celui qui visait les Juifs se parle aujourd’hui au sujet des Musulmans.. Tisser le lien entre la période du nazisme, l’époque de l’expulsion des Musulmans d’Espagne et ce qui se passe aujourd’hui sous nos yeux en Europe, particulièrement en France avec la règlementation du port des signes religieux ou des vêtements dits islamiques est à la fois une source d’inquiétude mais peut-être aussi un moyen de mettre en perspective des discours qui prétendent référer aux valeurs des droits de l’homme et de la démocratie. Et d’enfin stimuler la pensée et non la bêtise universelle.

Rejetés
par Andrew Wheatcroft, New York Times (USA) 29 janvier 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

BLOOD AND FAITH (Le sang et la foi)
L’épuration de l’Espagne musulmane, par Matthew Carr, 350 pp. The New Press

Qui se souvient des derniers survivants de l’Espagne musulmane, que les Espagnols appelaient avec mépris Morisques ( «petits Maures »)? Ils font l’objet depuis une trentaine d’années d’études impressionnantes mais, à ce jour, aucune n’a pu franchir les murs du ghetto académique. Dans son livre équilibré et très complet, Matthew Carr présente leur tragique destinée à un public plus large.

« Blood and faith » est un splendide travail de synthèse. L’histoire commence avec les dix années de guerre – une croisade – pour s’emparer du royaume maure de Grenade. La victoire chrétienne de 1492 donna le signal de départ d’une longue épuration ethnique de la Sainte Espagne. Les Juifs Espagnols en furent les premières victimes; ils furent rapidement contraints à l’exil. L’autre minorité ethnique et religieuse de la péninsule ibérique, les Maures d’Espagne, posèrent un problème plus complexe.

Les maures vivaient depuis des siècles en Espagne et étaient réputés pour leur ardeur au travail et leurs compétences en tant qu’agriculteurs et artisans. Tout aristocrate propriétaire terrien connaissait le vieil adage qui disait « Quiconque a un Maure a de l’or, » et des fortunes aristocratiques ont été construites sur ce principe simple: « Plus de Maures, plus de profit. »

La lente rupture de ce vivre ensemble (convivencia) débuta avec le conquête de Grenade. El 1492, les Grenadins Musulmans furent intégrés contre leur gré dans l’Espagne chrétienne, ce qui n’alla pas sans difficultés. Pour la plupart, ils livrèrent sans relâche des combats d’arrière-garde pour défendre leur culture, leur foi musulmane et leurs institutions sociales, résistant à la conversion forcée au christianisme par tous les moyens possibles.

Ils représentaient un véritable danger pour l’Espagne chrétienne. La longue façade maritime de Grenade était une frontière ouverte aux Turcs Ottomans, les ennemis mortels de l’Espagne. En 1568, après plusieurs petites révoltes, une longue et sauvage guerre civile commença. Elle fur réprimée dans le sang vers 1571, marquant un point de non retour pour chaque camp. Au moins 80 000 Musulmans – hommes, femmes et enfants – furent déportés au coeur du pays chrétien. Sans rien résoudre. Certains auteurs de l’époque opposaient les « paisibles » Maures d’Aragon et de Castille avec les « sauvages » de Grenade, mais cette distinction s’avéra vite sans importance. Tous les Musulmans, paisibles ou sauvages, furent de plus en plus considérés par leurs voisins Chrétiens comme malfaisants et dangereux.
Qu’était un Morisque à leurs yeux? Un assassin, un voleur de grand chemin ou un bandit. Tous les Morisques devinrent des souillures pour l’Espagne catholique romaine, avec leurs rites musulmans secrets et leur mépris des valeurs de la majorité. Et comme les Juifs en 1492, ils étaient impurs, leur sang évidemment était un agent de corruption; leur simple présence en Espagne une abomination.

Dans les quatre décennies qui suivirent, les dirigeants Espagnols planifièrent de purger le pays de la menace musulmane. Des méthodes très diverses furent envisagées – noyade, castration, exil sur les côtes glaciales de Terre-Neuve. Au fil du temps, la résolution du gouvernement se renforça. La question n’était plus si, mais quand et comment. Finalement, entre 1609 et 1614, environ 300 000 Musulmans furent envoyés à marche forcée vers les côtes et embarqués dans des bateaux pour l’Afrique du Nord.

Carr, auteur de « Une histoire du terrorisme » relate de manière réaliste cette rupture, sans diaboliser cependant les Chrétiens ou les Musulmans. Il laisse entendre que le développement de la défiance mutuelle et la spirale de la violence furent les premières étincelles de l’expulsion finale. Il est pourtant impossible de lire son livre sans lui trouver une résonance dans notre époque.

Dans sa conclusion, « Un avertissement de l’histoire? », le message de Carr est net. le discours catastrophiste actuel en Europe – qui donne libre cours à  des prophéties de désastre démographique causé par des Musulmans prolifiques – qui s’oriente vers l’idée d’un « holocauste à l’amiable, »  ainsi qu’un moine Dominicain du 17ème siècle appelait la solution finale de l’Espagne à son problème insoluble. Nous devrions être plus avisés..

Le dernier livre d’Andrew Wheatcroft est “The Enemy at the Gate: Habsburgs, Ottomans, and the Battle for Europe.” [L’ennemi à nos portes: les Habsbourg, les Ottomans et la bataille pour l’Europe]

La passion d’Angela Merkel pour le sionisme

23 janvier 2010
Un article intéressant sur l’ambigüité de la position de l’Allemagne vis-à-vis du conflit du Proche Orient qui montre que nous avons d’une part la position officielle de l’Etat allemand de soutien à un processus de paix avec arrête de la colonisation juive en Cisjordanie, et solution à deux Etats. Et d’autre part la position de Mme Angela Merkel, la chancelière, qui s’est fixée comme but de renforcer toujours plus les relations entre l’Allemagne et l’entité sioniste, quelle que soit l’évolution sur le terrain et l’état d’avancement ou de blocage des discussions de paix.
Concrètement, cela signifie que l’Allemagne dirigée par Mme Merkel adopte une ligne de soutien inconditionnel avec le régime de Tel Aviv, ce qui signe en réalité une alliance politico-militaire contre les Palestiniens.
Il est clair, comme le conclut l’article que la posture adoptée ainsi par l’Allemagne revient à neutraliser toute réelle possibilité pour l’Europe d’influer sur les négociations de paix et rendent vaines les prises de position officielles de l’Union Européenne. Cette alliance germano-sioniste explique aussi pourquoi, en dépit des critiques formulées officiellement par l’Union Européenne, tous les dossiers déposés par l’entité sioniste à Bruxelles avancent tranquillement.
L’article rappelle que la position officielle des autorités allemandes à l’égard de l’entité sioniste découle d’une responsabilité particulière qui tient à l’holocauste. Ce qui nous signale à nouveau l’importance de cette notion dans tout ce qui touche au sionisme d’après guerre. Il ne s’agit pas pour les antisionistes de nier qu’un génocide ait eu effectivement lieu, mais il importe de questionner les appellations contrôlées « holocauste » et « shoah » qui renvoient à une lecture singulière de la seconde guerre mondiale et de ses horreurs.
Le prosionisme exacerbé de Mme Merkel serait lui, lié au fait qu’elle est née et a grandi dans la partie communiste de l’Allemagne qui, non seulement ne reconnaissait pas l’entité sioniste mais refusait d’assumer une quelconque responsabilité pour les agissements du nazisme. Il convient de rappeler que ce refus n’était pas une négation des horreurs commises par le troisième Reich, mais une objection à les voir attribuer à l’ensemble du peuple allemand et notamment à sa classe ouvrière.
Ce rejet du marxisme appliqué à la sauce allemande serait le ressort fondamental explicatif de la passion merkélienne pour Tel Aviv. C’est tout à fait possible. Cependant tout cela me parait insuffisant car Mme Merkel n’est pas au pouvoir que pour faire passer ses lubies, mais aussi pour représenter une ou des catégories sociales de l’Allemagne et leurs intérêts. Quelles sont ces catégories et quels sont leurs intérêts? En quoi ces derniers coïncident-ils avec ceux de l’entité sioniste? Ces questions ne sont pas abordées par l’article qui n’y répond donc pas.
Tout au plus peut-on comprendre que dans un contexte d’intérêts souvent divergents avec les Etats Unis, le soutien indéfectible à Tel Aviv est un des moyens qui permet à Berlin de resserrer les liens avec Washington, partenaire vital pour un pays qui pense avoir besoin de la foce militaire et politique des Etats Unis pour faire pièce au rival stratégique qu’est la Russie. Une partie de l’explication se trouverait donc outre Atlantique auprès du lobby sioniste qui hante les couloirs de la Maison Blanche et du Congrès. Lobby sur lequel je reviendrai tantôt. Je n’ai d’ailleurs pas pu m’empêcher de penser que cet article pouvait aussi se lire comme une critique détournée de la politique des Etats Unis au Proche Orient

 La proximité de Merkel avec Israël lui coûte son influence
par JUDY DEMPSEY, New York Times, 21 janvier 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Berlin – Il exeste certaines questions politiques dont Angela Merkel n’aime pas parler. L’une est l’Afghanistan. L’autre est le conflit israélo-palestinien. Alors quand elle a été interrogée sur la politique israélienne de colonisation et sur le blocus de Gaza pendant une conférence de presse commune avec Benjamin Netanyahou, le premier ministre israélien ce lundi, elle a minimisé le problème. Il est temps de relancer le processus de paix, a-t-elle dit, passant rapidement à un autre sujet.

Les dirigeants Allemands ont beaucoup de mal à critiquer Israël à cause de la responsabilité que l’Allemagne porte pour l’holocauste et son engagement en faveur de l’existence d’Israël. C’est particulièrement vrai de Mme Merkel qui veut forger une relation plus étroite avec Israël. La position de la Chancelière a rendu encore plus difficile à l’Union Européenne de parler d’une seule voix au Moyen Orient.

Mais la politique de Mme Merkel est incohérente. Elue pour la première fois chancelière fin 2005, elle avait beaucoup insisté sur les droits de l’homme et la liberté. Elle avait critiqué la politique chinoise en matière de droits de l’homme et avait pris en 2007 la décision très controversée de rencontrer à la chancellerie le Dalaï Lama, le chef spirituel Tibétain en exil. La Chine avait menacé de conséquences sévères, telles que la rupture de contrats lucratifs. Hormis l’annulation de quelques rencontres de haut niveau, peu de choses s’étaient passées.

Quand Mme Merkel avait rencontré des organisations non gouvernementales que Vladimir Poutine avait essayé d’interdire, les relations entre Berlin et Moscou s’étaient refroidies. Rien de plus.

Mais en ce qui concerne le Moyen Orient, Mme Merkel n’a guère accordé d’attention aux misérables conditions de vie des Palestiniens à Gaza non plus qu’aux colonies israéliennes ou aux politiques d’arrestation. Les parlementaires Allemands et les politologues disent que de tous les chanceliers d’après-guerre, Mme Merkel est considérée comme la plus pro-israélienne. « La chancelière est particulièrement proche d’Israël, » déclare un parlementaire conservateur, Ruprecht Polenz, qui préside la commission des affaires étrangères du parlement allemand.

Si proche que Mme Merkel n’a pas émis une critique des bombardements israéliens contre la bande de Gaza qui ont tué de nombreux civils fin 2008. Par contre, quand les autorités iraniennes ont recouru à la force l’an dernier contre l’opposition qui affirmait que les élections présidentielles avaient été truquées, Mme Merkel a pris une position admirable, devenant un des rares dirigeants à critquer publiquement le régime, appelant même à de nouvelles élections.

M. Polenz pense que tout chancelier Allemand a, à juste titre, la responsabilité de défendre Israël à cause de l’holocauste. Quand il s’agit des relations de Berlin avec le Moyen Orient, « nous ne sommes pas neutres, » dit-il. « Mais ça ne veut pas dire que nous ne pouvons pas donner notre point de vue à nos amis Israéliens. »

Il en va autrement avec Mme Merkel. En tant que chancelière, elle a fixé trois objectifs à sa politique étrangère: de meilleures relations avec les Etats Unis, une relation plus étroite avec Israël et l’intégration de l’Union Européenne. Ces sujets, explique Gerd Langguth, professeur de science politique à l’université de Bonn et biographe de Mme Merkel, « sont ceux auxquels croit profondément Mme Merkel. »

Depuis le crise financière mondiale, les relations entre la chancellerie et le président Barack Obama se sont tendues, notamment parce que les Etats Unis ont ouvertement critiqué l’Allemagne de ne pas en faire assez pour endiguer la crise. De la même manière, l’intégration européenne qui dépend de la coopération franco-allemande, est en panne. Mme Merkel et le président Français Nicolas Sarkozy n’ont pas proposé d’initiatives nouvelles pour rendre l’Europe plus cohérente et crédible en tant qu’acteur sur la scène internationale. Mme Merkel a également souvent placé les intérêts de l’Allemagne avant ceux de l’Europe.
Son seul succès est Israël. « Mme Merkel a un rapport émotionnel avec Israël et le peuple juif, » explique M. Langguth.
Mme Merkel s’est embarquée dans sa propre politique personnelle envers Israël, maintenant une relation étroite même après les bombardements sur Gaza. Contre l’avis des diplomates Allemands, Mme Merkel, qui est aussi à la tête du parti conservateur Chrétien-Démocrate, un fidèle partisan d’Israël, a évoqué Israël en tant que « Etat juif » dans l’accord de coalition gouvernementale conclu avec le parti Libéral-Démocrate en octobre dernier. Les Israéliens étaient ravis. « Que d’autres Etats reconnaissent Israël en tant que « Etat juif » fait partie de nos objectifs politiques », explique le professeur Efraim Inbar, directeur du Centre d’Etudes Stratégiques Begin-Sadate de l’université de Bar-Ilan près de Tel Aviv.

Il n’est donc pas étonnant que la réunion de lundi à Berlin ait été chargée de sens. C’était la première fois que des cabinets ministériels israélien et allemand se sont réunis ensemble en Allemagne. Mme Merkel a été à l’initiative de ces consultations spéciales, réservées à seulement quelques pays dont la Russie, la Pologne et la France, après sa visite de 2008 en Israël où elle avait eu le rare privilège de prendre la parole à la Knesset, le parlement israélien.

Muriel Asseburg, une spécialiste du Moyen Orient à l’nstitut Allemand pour les affaires Internationales et de Sécurité à Berlin, affirma que la politique de Mme merkel envers Israël est liée au fait qu’elle a vécu dans l’Allemagne de l’Est communiste.
« Ca a beaucoup à voir avec l’ex Allemagne de l’Est qui ne reconnaissait pas Israël et n’assumait pas la responsabilité pour le troisième Reich, le seconde guerre mondiale et l’holocauste. Merkel a essayé de prendre ses distances avec cette position et de compenser ce passé est-allemand, » affirme Mme Asseburg.

Alors si Mme Merkel dit, comme elle l’a fait mardi, qu’il est temps pour Israël et les Palestiniens de s’impliquer à nouveau dans le processus de paix, Mme Asseburg pense que Mme Merkel « ne prendrait pas publiquement une position critique sur la politique israélienne et l’occupation. » Son but n’est pas d’accorder une priorité au procesus de paix dans les relations entre Israël et l’Allemagne. Son but est de renforcer toujours plus les relations avec Israël, indépendamment du conflit.

Ce qui va à rebours de la position officielle de l’Allemagne de soutien sans équivoque au procesus de paix et de la solution à deux Etats afin de garantir la sécurité d’Israël et de réaliser les aspitrations palestiniennes. Mais les politologues considèrent que cette politique n’est pas mise en application. « Une posture critique à l’égard de l’occupation et de la politique de colonisation devrait en pratique découler de la responsabilité historique de l’Allemagne et non tomber sous le tabou de l’holocauste, » affirme Mme Asseburg.

Cela n’arrivera pas sous Mme Merkel. Ce qui veut dire qu’Israël, très critiquée par d’autres pays européens, aura toujours un allié spécial en Europe et que l’Europe, dans un avenir prévisible, restera incapable d’exercer une influence dans la résolution du conflit israélo-palestinien.


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