Archive for the ‘Angry Arab’ Category

Bons et mauvais extrémistes religieux

12 février 2011
Dans un post intitulé Saudi Chutzpah, Angry Arab cite cet extrait d’un article du New York Times: 

« En Israël et en Arabie saoudite, deux pays largement tributaires de M. Moubarak, des officiels ont critiqué de manière cinglante Washington, considérant que les Etats Unis avaient abandonné leur vieil allié sans s’être assurés d’abord que la révolution égyptienne ne serait pas détournée par des extrémistes religieux.« 

Et Angry Arab d’observer ingénument::

« Et les wahabbites d’Arabie saoudite ne sont PAS des extrémistes religieux? »

Oui, ce sont effectivement des extrémistes religieux qui ont noué de longue date une alliance avec le complexe militaro-industriel des Etats Unis et qui, vaille que vaille, font de leur mieux pour rendre la vie plus aisée au régime sioniste. Et qui par contre ont joué un rôle très négatif et décisif dans la chute des prix du pétrole qui avait déstabilisé un certain nombre de pays producteurs dans les années 1980. Et qui se sont assuré que l’Irak fasse la guerre jusqu’à épuisement contre l’Iran, quitte à servir ensuite de base de départ aux Américains dans leurs agressions contre ce pays.

Ce sont donc de bons extrémistes religieux. Pas comme ces Frères Musulmans en Egypte qui sont farouchement hostiles au sionisme (comme d’ailleurs un peu tout le monde dans les pays arabes ).

A choisir: bombarder l’Iran ou l’entité sioniste?

29 novembre 2010
C’est tout sauf un hasard si la presse insiste sur la teneur des correspondances diplomatiques divulguées par WikiLeaks qui montrent l’extrême animosité de certains gouvernements arabes envers le régime iranien.
Cette animosité n’est pourtant pas un scoop.
Et c’est également tout sauf un hasard si Benjamin Netanyahou, l’actuel chef du gang sioniste « estime que les documents divulgués par WikiLeaks ne nuisent pas » à l’entité sioniste, au contraire.

Ferox a bien remarqué tout ça et nous le synthétise dans une des planches dont il a le secret:
De son côté, Angry Arab nous livre son analyse express mais bien sentie:

Yossi Melman (meilleur ami de l’appareil de renseignement militaire sioniste) croit que les dictateurs Arabes parlent au nom de l’opinion arabe

« Il suffirait de lire les spécialistes et les journalistes qui couvrent le Moyen orient pour voir que tout le monde est d’accord à ce sujet. Tout le monde aimerait voir les Etats Unis bombarder l’Iran. »
Réfléchissons plutôt ainsi: si l’opinion arabe (sunnite et chiite pour ne pas utiliser l’interjection à la mode) était interrogée pour savoir s’il vaut mieux bombarder l’Iran ou Israël, quelle serait ls réponse? Ce que je veux dire c’est: a-t-on besoin d’un expert pour le savoir?

Matchs de Foot Algérie – Egypte: hooliganisme, chauvinisme, politique et bizness

21 novembre 2009
Les incidents autour des matchs de football Algérie-Egypte au Caire puis à Khartoum ont dégénéré en farce grotesque dont aucun des deux peuples ne sortira grandi.
Certes, on dira que ce sont les Egyptiens, surexcités par une propagande chauvine orchestrée par le régime de M. Moubarak, qui ont commencé avec le caillassage des joueurs de l’équipe d’Algérie puis les agressions contre des supporters des verts.
C’est vrain mais la réaction correcte aurait été, non pas de s’en prendre aux intérêts égyptiens en Algérie, voire à des ressortissants Egyptiens qui résident en Algérie mais d’exiger que justice soit faite: arrestation et traduction devant un tribunal des présumés responsables.
Au lieu de quoi nous avons eu droit des deux côtés à un débordement de chauvinisme abject; le même pour parler de l’Algérie que celui qui s’exprime trop souvent lors de matchs entre clubs de villes différentes.
On me dit, et c’est sans doute vrai, qu’un des problèmes que pose l’entreprise de téléphonie Djezzy, victime de déprédations en Algérie, est que sa maison mère égyptienne fait des affaires avec l’entité sioniste.
Je dirais alors qu’il faut d’abord s’en prendre au gouvernement algérien qui a accepté leur plan d’investissement; gouvernement qui d’ailleurs s’il respecte le boycott des produits de l’entité sioniste ne se gêne pas pour signer des contrats avec des entreprises européennes qui activent jusque dans les territoires occupés.
La vérité, et je pense que les choses apparaîtront clairement une fois tous les torrents de haine (provisoirement?) asséchés, c’est que la réussite du groupe égyptien Orascom en Algérie a fait des envieux chez les nantis de notre pays qui sont intéressés pour récupérer la poule aux œufs d’or que représente Djezzy.
La filiale ciment d’Orascom, cédée au groupe Lafarge, leur a échappé mais ils veilleront à ce que l’opérateur de téléphonie mobile ne leur échappe pas; où alors à le faire disparaître victime des trucs du pouvoir laissant toute la place aux autres opérateurs.
Djezzy ira entre les mains de potentats-bourgeois Algériens (au leu de bourgeois Egyptiens), ce qui fera une belle jambe aux petits paysans, aux chômeurs et aux smicards.

En attendant, je vous propose ce texte d’un correspondant Egyptien du blogueur Libanais Angry Arab, qui fait part de son écœurement devant ce qui se passe autour de cette phase qualificatoire pour la coupe du monde 2010.

Aly, un scientifique Egyptien m’a envoyé ce qui suit: «Avez-vous une idée de l’amlpleur du problème en ce moment? La presse égyptienne affirme que des Egyptiens ont été agressés au Soudan par des hooligans Algériens, tandis que deux jours plus tôt, des journaux algériens (notamment le journal algérien Shorouq) affirmaient que plusieurs Algériens avaient été tués au Caire, ce qui n’a pas été le cas.

Je ne peux pas parler au nom de nos camarades de folie Algériens (un petit aperçu ici cependant) mais je peux vous donner les dernièrs nouvelles sur l’Egypte.

Hier, Anas El Feggy (ministre de l’information) a menacé dans l’émission télévisée d’Amr Adib (la personnalité la plus provocatrice, belliciste, pro-féodale et réactionnaire des télévisions arabes), après que plusieurs Egyptiens aient appelé du Soudan et, affirmant être agressés, d’envoyer des troupes égyptiennes au Soudan (je ne blague pas) pour protéger les citoyens Egyptiens.
Mubarak a convoqué une réunion du conseil national de sécurité pour discuter  de représailles non officielles contre l’Algérie. Le plus surréaliste là-dedans est la réaction des Egyptiens rentrés au pays.
Ils sont royalement offensés, et veulent une action contre l’Algérie qui comprenne un retrait d’investissements (le capital égyptien est abondant comme nous le savons tous) et toutes sortes de choses ridicules. Mais le niveau de la haine contre d’autres Arabes est complètement dingue. Voyez par exemple que les Egyptiens ont réussi à redéfinir le nationalisme égyptien autour de la fiction de l’Egypte Oum ed Dounia (la mère du monde), les Palestiniens devenant des voleurs qui cherchent à voler le Sinaï, les Soudanais sentant mauvais et donc méritant d’être tués en masse et le fait découvert récemment que le Maghreb arabe n’est qu’une bande de barbares. Je me demandais si je pouvais avoir votre aude pour vendre mon passeport.

Une lecture des incidents qui ont émaillé les rencontres de football entre l’Algérie et l’Egypte

18 novembre 2009

L’équipe nationale d’Algérie de football vient d’arracher son ticket pour la coupe du monde 2010 par une victoire 1 à 0 contre son homologue égyptienne.

Comme beaucoup d’Algériens, je suis heureux, bien sûr de cette qualification et du comportement des joueurs sur le terrain qui, dans l’ensemble, a été régulier en dépit de l’enjeu et de tous les événements qui ont précédé le match, d’abord en Egypte puis en Algérie.

 

Ces événements, je persiste à les déplorer. Certes, de graves incidents avaient d’abord eu lieu en Egypte, au moment de l’arrivée de l’équipe d’Algérie au Caire.
Des pseudo supporters Egyptiens, endoctrinés par une presse honteuse, aux ordres d’un régime lui-même honteux, s’étaient livrés au caillassage des footballeurs Algériens, causant des blessures qui auraient pu être très graves.
L’après-match au Caire ne fut pas non plus très digne, c’est le moins qu’on puisse dire.
Ceci dit, je persiste à déplorer les réactions excessives qui ont eu lieu en Algérie à l’encontre d’intérêts égyptiens, sans parler de l’attaque contre une maison hébergeant une famille égyptienne qui n’a peut-être dû son salut qu’à l’intervention des forces de l’ordre.
Tout cela est indigne et n’augure rien de bon, ni pour l’Algérie, ni pour l’Egypte et je ne parle même pas des relations entre ces deux pays.
Ces événements nous interrogent et suscitent des commentaires tels ceux d’As’ad Abu Khalil, cet universitaire Libanais qui exerce aux USA et anime le blog Angry Arab que je vous recommande en passant.
Son article, paru dans la rubrique Opinion d’Al Jazeera, a l’intérêt de remettre ces événements footballistique dans une perspective historique qui est celle du nationalisme arabe, de son échec et des régimes plus ou moins chauvins qui dominent maintenant la politique dans les Etats arabes.
As’ad Abu Khalil situe à juste titre, à mon avis, le grand tournant vers le chauvinisme avec l’accession au pouvoir de Sadate en Egypte et la signature du traité de paix entre l’Egypte et l’entité sioniste.
Sadate fit la promotion d’une idéologie chauvine en complète rupture, sur ce plan comme sur les autres avec le panarabisme populaire du colonel Nasser. Comme le signale justement As’ad Abu Khalil, la notion d’une Egypte arabe n’a pas toujours été quelque chose qui allait de soi en Egypte et cette idée ne s’est imposée que relativement tardivement avant d’être patiemment mise sous le boisseau par Anouar Sadate puis Moubarak.
Ceci dit, j’observe toutefois que les phénomènes chauvins liés au sport, surtout au football en réalité ne sont pas propres aux Etats arabes pas plus que la surmédiatisation du sport. Chacun, dans le pays où il vit, peur constater les problèmes de comportement liés au football aussi bien dans les tribunes, que dans la rue ou sur la pelouse (je parle du comportement des joueurs).  Ces problèmes, parfois graves, peuvent même s’observer dans des compétitions d’un niveau insignifiant comme des championnats locaux.
Ces faits sont autant liés à des intérêts politiciens qu’à l’entrée presque complète du sport dans la sphère marchande. Le football est en réalité le plus globalisé des sports mais aussi le plus inséré dans l’univers marchand.
Dans la sphère marchande dans un contexte libéral, les principes sont profit et compétitions. L’important n’est pas que de participer et l’abrutissement par le spectacle du sport ou les concours de chanteurs de variété n’est en rien le monopole des pays arabes. Et il ne faut pas non plus oublier qu’une fois passées les émotions liées à telle ou telle compétition, chacun revient à ses difficultés quotidiennes. Et que la victoire en coupe du monde d’une équipe de France « Black Blanc Beur » n’a pas empêché la montée en France d’un racisme qui présente une composante islamophobe initié par les élites politiques et intellectuelles.

Sur la question du panarabisme opposé aux nationalismes étroits, il faut remarquer que l’unité arabe est autant un fait qu’on a souvent l’occasion de vérifier qu’une utopie à construire. Certes la langue est commune dans sa forme littéraire, certes il y a de nombreuses convergences dans les coutumes, la religion, l’imaginaire et une histoire en partie commune.
Mais tout cela ne suffit pas à créer une nation ou un Etat supranational.
L’objectif unitaire est certes louable, mais pour être réalisé, il faut outre une volonté, une convergence des systèmes politiques et économiques.
On le voit bien dans le processus de construction européenne qui n’a pu se faire que sous ces deux conditions que des mécanismes institutionnels veillent à maintenir en l’état, que les peuples le veuillent ou non.
Les régimes en place dans les pays arabes n’y sont pas disposés tout simplement parce que leur pouvoir, qu’ils ne veulent effectivement pas partager et qu’ils tiennent rarement d’élections dignes de ce nom, leur permet d’accaparer les ressources des pays qu’ils dirigent.
Si on prend l’exemple du Maghreb qui à priori réunit des conditions importantes pour réaliser l’unité (un arabe littéraire mais aussi dialectal communs, un fond anthropologique commun, des complémentarités économiques actuelles ou potentielles), nous voyons bien que l’unité n’est pas pour demain et que l’Union du Maghreb Arabe est surtout une coquille vide.
Une première étape pourrait consister en l’accroissement de l’interdépendance économique de ces pays ou d’autres plus éloignés du Maghreb. Ceci bute encore sur l’écueil politique opposé par des élites rentières qui dépendent de quelques produits destinés à la consommation étrangère.
On voit donc bien que l’unité arabe, qui n’était pas pour hier, n’est pas tout à fait non plus pour demain alors que l’heure est à la constitution de grands ensembles géopolitiques.

Pour conclure et revenir au football, je remarquerai qu’un des joueurs de l’équipe nationale égyptienne s’appelle Zidan(e) comme un certain Zineddine et que le Lusitano-Algérien Mourad Meghni avait sur le stade une allure qui me rappelait furieusement Tariq Ramadan en moins mat.

Politique de la rivalité sportive
par As’ad Abu Khalil
Al Jazeera (Qatar) 18 novembre 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le hooliganisme et la violence qui ont marqué les matchs de football entre l’Egypte et l’Algérie qui cherchent toutes deux à se qualifier pour la Coupe du Monde 2010 sont un fait nouveau dans les cultures sportive et politique arabes.

La véhémence, le fanatisme et les récriminations qui se sont ouvertement exprimés dans les médiats et dans les rues en Algérie, en Egypte et au Soudan [le pays hôte où se jouera le match décisif] révèlent tous la même tendance. C’est l’aboutissement logique du nationalisme étriqué qui prévaut dans la politique arabe depuis la mort de Gamal Abdel Nasser, l’ancien président Egyptien.

Il existe deux formes de nationalisme dans le monde arabe. Le premier est le nationalisme arabe au sens large (souvent appelé panarabisme en Occident) qui vise à unir les Arabes dans un seul Etat.

C’était la vision de Nasser; il avait mobilisé les Egyptiens et les Arabes derrière les slogans de l’unité et de la fraternité arabes. Son projet, cependant, représentait une menace pour tous les régimes arabes; même le parti nationaliste arabe Baas s’inquiétait des plans de Nasser parce qu’ils signifiaient leur perte du pouvoir en Syrie et en Irak.

Ce parti était plus intéressé par la préservation de son pouvoir dans des régimes confinés à la Syrie et à l’Irak que par servir les objectifs de sa propre idéologie.

La rhétorique nationaliste

La rhétorique nationaliste arabe touchait une corde sensible: Nasser devint le seul et indiscuté leader du peuple arabe, prêchant par-dessus la tête de la plupart des dirigeants Arabes. Mais son projet n’était pas le seul à exister dans la région: l’Arabie Séoudite et ses alliés proposaient une alternative dans laquelle les Arabes vivaient installés dans les limites de leurs propres petits (ou grands) Etats.

On parle de ce modèle comme de celui d’un nationalisme étroit (nationalisme qutri en arabe). Il était, bien sûr, plus séduisant pour les régimes parce qu’il signifiait la préservation des frontières à l’intérieurs desquelles ils gouvernaient.

La mort de Nasser avait créé une occasion en or pour les partisans du nationalisme qutri. La parti Baas, qui n’était pas sérieux sur l’unité arabe, se scinda en branches syrienne et irakienne, et la querelle qui s’ensuivit entre les deux factions devins une des plus âpres et des plus violentes de l’histoire politique arabe contemporaine.

Anouar Sadate, le successeur de Nasser, voulait écarter l’Egypte de toute préoccupation arabe et souhaitait parvenir à un accord de paix avec Israël. C’était un accord qui permettrait d’aligner son pays avec les Etats Unis et dégagerait l’Egypte des responsabilités arabes dans le conflit avec Israël.
Il revint à une forme de nationalisme étroit et chauvin basé sur l’identité pharaonique. Ce genre d’idées existait en Egypte avant la révolution de 1952 et il leur insuffla une nouvelle vie lors de son arrivée au pouvoir.
Elles cadraient avec ses plans de paix avec Israël; l’idée de la supériorité égyptienne vis-à-vis des tous les Arabes lui étaient assez utiles pour expliquer l’isolement enduré par l’Egypte après son voyage en Israël.

Pour rompre franchement avec le passé, Sadate attaqua la Libye sans sommation et ce sont les pressions des Etats Unis qui lui firent cesser son agression avant qu’elle ne dégénère en guerre régionale.

Retour à l’antiquité

Mais il serait injuste d’imputer au seul Sadate ce nationalisme étriqué – tous les gouvernements arabes lui ont emboîté le pas en se référant à la période antique pour instiller un sentiment de supériorité chez leurs populations.

 

Au Liban, la parti phalangiste avait été complètement vaincu pendant la guerre civile, mais ses idées nationalistes ont essaimé dans diverses sectes libanaises. Dans le même temps, le nationaliste arabe Saddam Hussein invoquait des images, des symboles et des événements de l’histoire ancienne et préislamique de l’Irak.

L’explosion toute récente des télévisions arabes par satellite n’a pas servi à unifier les Arabes mais à les enfoncer encore plus dans leurs retranchements. Les points de différence ont été renforcées tandis que les points communs entre Arabes ont été rejetés avec constance, tout particulièrement dans les médiats arabes contrôlés par les Séoudiens (la majeure partie des médiats arabes est contrôlée directement ou indirectement par la famille royale séoudienne et ses affiliés dans le monde des affaires).

Les spectacles sportifs et la pléthore de concours musicaux ont été conçus pour mettre en relief les différences entre Arabes et inciter les spectateurs à se rallier derrière le drapeau de leurs pays. Les médiats séoudiens mènent toujours une bataille contre Nasse; l’humiliation subie par la famille royale séoudienne suite à sa politique n’a jamais été oubliée ni pardonnée.

Un document  qui avait divulgué à la presse états-unienne montrait que le Pentagone prévoyait de lancer une version irakienne du célèbre programme télévisé American Idol en vue de contribuer à instiller un sentiment de nationalisme irakien. Il est clair que ces rivalités sportives et artistiques ne sont pas aussi spontanées qu’on veut bien le croire.

Au contraire, elles résultent de décennies de mobilisation et d’agitation encouragée par les Etats derrière le drapeau de chaque pays arabe. Qu’elle se soit traduite elle-même en violence est à vrai dire une indication que le nationalisme qutri a fonctionné, jusqu’à un certain point.

Le culte du sport dans les médiats arabes est un autre facteur dans ce phénomène. Les sports sont une distraction inoffensive pour le peuple; les régimes aiment mieux que leurs peuplent regardent des spectacles sportifs plutôt que les scènes quotidiennes d’oppression et de carnage en Palestine, par exemple.

Une moindre attention à la politique

Cette culture des « arts » et du sport a été créée pour réduire la vigilance politique de l’opinion. Les médiats arabes consacrent énormément de temps et de ressources à la couverture du sport, singulièrement aux performances des équipes nationales.

Ce chauvinisme étroit qui associe la fierté nationale à la victoire des équipes nationales est devenu un élément de base des politiques de ces régimes.

La bataille sur Facebook entre amateurs de football Algériens et Egyptiens révèle à quel point la jeunesse arabe est réceptive au paradigme nationaliste. La performance des équipes a un effet d’image sur la réputation des régimes eux-mêmes.

Cela participe à expliquer pourquoi des princes de haut rang dirigent des équipes de football dans certains pays arabes. Saddam [Hussein] avait installé son propre fils à la tête du Comité Olympique Irakien. Et Jibril Rajub, un des anciens responsables de la sécurité de Yasser Arafat, dirige actuellement le comité palestinien du football.

Tout ce qui touche au sport est politique dans le monde arabe, ce qui rend le sport dangereux et potentiellement violent.

>Les 12 règles pour de bonnes élections dans les pays en voie de développement

15 juin 2009

>

Les récentes élections au Liban et en Iran ont inspiré à Angry Arab l’énoncé de ces quelques règles basiques sur ce qu’est une bonne élection du point de vue de l’Occident en général, des Etats Unis en particulier.
d
Les règles de base des occidentaux pour les élections dans les pays en voie de développement
Quelques principes occidentaux pour l’évaluation des élections dans les pays en voie de développement.

1) Quand les candidats préférés des occidentaux gagnent, les élections sont libres et honnêtes. Et quand ils perdent, les élections sont certainement non libres et truquées.

2) Les protestations violentes contre les élections gagnées par les candidats préférés de l’Occident doivent être fermement condamnées et les manifestants qualifiés de terroristes, de voyous et de foule enragée (imaginez-vous si les partisans de l’opposition libanaise s’étaient lancés dans des manifestations violentes contre les résultats du scrution au Liban) ; tandis que les manifestations violentes contre les ennemis des Etats Unis (comme en Moldavie) doivent susciter l’admiration (et dans ces cas, les manifestants sont qualifiés de « militants de la démocratie».)
3) Ce n’est pas par opposition à des élections libres que les gouvernements occidentaux interfèrent dans les élections et financent des candidats via des organisations occidentales de promotion de la démocratie.
4) Les candidats (ou même les dictateurs) qui servent les intérêts occidentaux sont automatiquement qualifiés de « candidats réformistes » (même le tyran séoudien estprésenté comme animé d’un « esprit de réforme »), tandis que les candidats qui s’opposent aux intérêts politiques et économiques de l’Occident sont qualifiés d’ennemis de la réforme.
5) Les candidats dont le discours sur Israël n’est pas vigoureux sont toujours favorisés.
6) Les observateurs électoraux occidentaux sont toujours prêts à déclarer une élection injuste et truquée si leurs candidats préférés perdent.
7) La corruption des candidats pro-USA (comme la bande du 14 mars au Liban) est préférée à la non corruption de, par exemple, Mugabe.
8) Les états de services démocratiques des dictateurs s’améliorent immédiatement s’ils modifient leur politique envers les USA et s’ils manifestent la volonté de servir les intérêts politiques et économiques des USA.
9) Les pays dont les dictateurs ont fait un bon boulot en servant les intérêts politiques et économiques des Etats Unis n’ont pas besoin d’organiser des élections.
10) Si les candidats en faveur ne peuvent offrir la garantie d’une victoire électorale (comme l’instrument de l’Autorité Palestinienne Abou Mazen dont le mandat a expiré depuis deux mois), ils n’auront pas besoin d’organiser des élections et seront de toutes manières traités comme s’ils avaient remporté une élection.

11) Il n’est tout simplement pas logique d’assumer que les peuples des pays en voie de développement puissent jamais décider librement de faire des choix qui ne sont pas en phase avec les intérêts politiques et économiques des Etats Unis.


12) Les élections tenues sous occupation israélienne et étatsunienne sont libres et honnêtes si les candidats qui ont leur préférence l’emportent.

Les 12 règles pour de bonnes élections dans les pays en voie de développement

15 juin 2009
Les récentes élections au Liban et en Iran ont inspiré à Angry Arab l’énoncé de ces quelques règles basiques sur ce qu’est une bonne élection du point de vue de l’Occident en général, des Etats Unis en particulier.
d
Les règles de base des occidentaux pour les élections dans les pays en voie de développement
Quelques principes occidentaux pour l’évaluation des élections dans les pays en voie de développement.

1) Quand les candidats préférés des occidentaux gagnent, les élections sont libres et honnêtes. Et quand ils perdent, les élections sont certainement non libres et truquées.

2) Les protestations violentes contre les élections gagnées par les candidats préférés de l’Occident doivent être fermement condamnées et les manifestants qualifiés de terroristes, de voyous et de foule enragée (imaginez-vous si les partisans de l’opposition libanaise s’étaient lancés dans des manifestations violentes contre les résultats du scrution au Liban) ; tandis que les manifestations violentes contre les ennemis des Etats Unis (comme en Moldavie) doivent susciter l’admiration (et dans ces cas, les manifestants sont qualifiés de « militants de la démocratie».)
3) Ce n’est pas par opposition à des élections libres que les gouvernements occidentaux interfèrent dans les élections et financent des candidats via des organisations occidentales de promotion de la démocratie.
4) Les candidats (ou même les dictateurs) qui servent les intérêts occidentaux sont automatiquement qualifiés de « candidats réformistes » (même le tyran séoudien estprésenté comme animé d’un « esprit de réforme »), tandis que les candidats qui s’opposent aux intérêts politiques et économiques de l’Occident sont qualifiés d’ennemis de la réforme.
5) Les candidats dont le discours sur Israël n’est pas vigoureux sont toujours favorisés.
6) Les observateurs électoraux occidentaux sont toujours prêts à déclarer une élection injuste et truquée si leurs candidats préférés perdent.
7) La corruption des candidats pro-USA (comme la bande du 14 mars au Liban) est préférée à la non corruption de, par exemple, Mugabe.
8) Les états de services démocratiques des dictateurs s’améliorent immédiatement s’ils modifient leur politique envers les USA et s’ils manifestent la volonté de servir les intérêts politiques et économiques des USA.
9) Les pays dont les dictateurs ont fait un bon boulot en servant les intérêts politiques et économiques des Etats Unis n’ont pas besoin d’organiser des élections.
10) Si les candidats en faveur ne peuvent offrir la garantie d’une victoire électorale (comme l’instrument de l’Autorité Palestinienne Abou Mazen dont le mandat a expiré depuis deux mois), ils n’auront pas besoin d’organiser des élections et seront de toutes manières traités comme s’ils avaient remporté une élection.

11) Il n’est tout simplement pas logique d’assumer que les peuples des pays en voie de développement puissent jamais décider librement de faire des choix qui ne sont pas en phase avec les intérêts politiques et économiques des Etats Unis.


12) Les élections tenues sous occupation israélienne et étatsunienne sont libres et honnêtes si les candidats qui ont leur préférence l’emportent.

>Fadel Shana, le cameraman est "mort dans une attaque de missiles," il n’a pas été tué (nuance).

17 avril 2008

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Un petit texte d’Angry Arab (traduction Djazaïri), suivi de ma propre observation, sur la manière insidieuse dont la presse nous bourre le crâne.

Lisez la légende sous cette photo dans le New York Times : « Des Palestiniens blessés gisent près de la voiture de Fadel Shana, un cameraman de Reuters, mort dans une attaque de missiles ce mercredi à Gaza. »
Attaque de missiles ? D’où venaient les missiles ? Je soupçonne une attaque de missiles chinois ? Où était-ce une attaque de missiles norvégiens ? Et prêtez attention au titre de l’article illustré par la photo , « Les palestiniens combattent les Israéliens à Gaza. » Oh vraiment, Ô New York Times ? Qui combat qui à Gaza, qui New York Times ? Qui sont les habitants de Gaza ô New York Times ?

Et j’ajouterai ceci aux observations d’Angry Arab : le cameraman est «mort dans l’attaque de missiles,» mais n’a pas été tué par l’attaque de missiles. Nuance que les propagandistes apprécieront à l’instar de Reporters sans Frontières pour qui le missile a vraisemblablement manqué sa cible et a percuté le véhicule du journaliste.

Fadel Shana, le cameraman est "mort dans une attaque de missiles," il n’a pas été tué (nuance).

17 avril 2008

Un petit texte d’Angry Arab (traduction Djazaïri), suivi de ma propre observation, sur la manière insidieuse dont la presse nous bourre le crâne.

Lisez la légende sous cette photo dans le New York Times : « Des Palestiniens blessés gisent près de la voiture de Fadel Shana, un cameraman de Reuters, mort dans une attaque de missiles ce mercredi à Gaza. »
Attaque de missiles ? D’où venaient les missiles ? Je soupçonne une attaque de missiles chinois ? Où était-ce une attaque de missiles norvégiens ? Et prêtez attention au titre de l’article illustré par la photo , « Les palestiniens combattent les Israéliens à Gaza. » Oh vraiment, Ô New York Times ? Qui combat qui à Gaza, qui New York Times ? Qui sont les habitants de Gaza ô New York Times ?

Et j’ajouterai ceci aux observations d’Angry Arab : le cameraman est «mort dans l’attaque de missiles,» mais n’a pas été tué par l’attaque de missiles. Nuance que les propagandistes apprécieront à l’instar de Reporters sans Frontières pour qui le missile a vraisemblablement manqué sa cible et a percuté le véhicule du journaliste.

Fadel Shana, le cameraman est "mort dans une attaque de missiles," il n’a pas été tué (nuance).

17 avril 2008

Un petit texte d’Angry Arab (traduction Djazaïri), suivi de ma propre observation, sur la manière insidieuse dont la presse nous bourre le crâne.

Lisez la légende sous cette photo dans le New York Times : « Des Palestiniens blessés gisent près de la voiture de Fadel Shana, un cameraman de Reuters, mort dans une attaque de missiles ce mercredi à Gaza. »
Attaque de missiles ? D’où venaient les missiles ? Je soupçonne une attaque de missiles chinois ? Où était-ce une attaque de missiles norvégiens ? Et prêtez attention au titre de l’article illustré par la photo , « Les palestiniens combattent les Israéliens à Gaza. » Oh vraiment, Ô New York Times ? Qui combat qui à Gaza, qui New York Times ? Qui sont les habitants de Gaza ô New York Times ?

Et j’ajouterai ceci aux observations d’Angry Arab : le cameraman est «mort dans l’attaque de missiles,» mais n’a pas été tué par l’attaque de missiles. Nuance que les propagandistes apprécieront à l’instar de Reporters sans Frontières pour qui le missile a vraisemblablement manqué sa cible et a percuté le véhicule du journaliste.

>Aux USA, on a le droit de dire qu’on déteste tous les Iraniens

30 septembre 2007

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Peu de chances apparemment de trouver cette information en France; je l’ai cherchée vainement dans Yahoo et Google actualités. Comme souvent c’est par le site d’ Angry Arab que je l’ai découverte.

s
Il se trouve que récemment une délégation parlementaire britannique, comprenant six élus de tous bords, s’est rendue aux USA pour discuter de la position des USA concernant l’Iran et l’Irak.
Position qu’ils ont pu connaître par la bouche de Mme Debra Cagan, une proche de G.W Bush, chargée des affaires de la « coalition » au Pentagone. Ils ont pu en effet entendre Mme Cagan reprocher au Royaume-Uni de « démanteler » la coalition anglo-américaine en Irak par son retrait trop rapide de Basra.
Bon, ça c’est de la politique, pas de quoi titiller le légendaire flegme britannique.

s
Ce qui par contre a choqué les élus du parlement de sa Majesté c’est d’entendre la dame en question dire :

s
« Je déteste tous les Iraniens. »

q
Commentaire d’un parlementaire :
« Elle semblait plus péremptoire pour dire qu’elle n’aimait pas les Iraniens que pour dire que les USA n’avaient pas de plan pour attaquer l’Iran. Elle affirmait qu’il n’y avait aucun plan d’attaque mais le ton de sa voix ne collait pas avec ce qu’elle disait. »

s
Les autorités US ont démenti que Mme Cagan ait tenu les propos qui lui sont imputés même si trois des six membres de la délégation britannique les ont confirmés. Ces derniers ont semble-t-il réussi à surmonter le sentiment éprouvé lors de la rencontre avec la politicienne US car, rapporte l’un d’entre eux :

d
« Elle est très costaud et certains de mes collègues ont été intimidés par son genre musclé. »

s
Une photo de l’athlète vous permettra de juger sur pièce.
s
Mais au fait, quel écho auraient eu dans la presse internationale des paroles du même genre tenues par un haut responsable Iranien à propos des Américains où des habitants de l’entité sioniste?


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