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Les sionistes ne veulent pas de cacahouètes…

2 février 2011
… mais du pognon comme d’habitude. parce que les cacahouètes, c’est peanuts comme on dit en français.

C’est en effet plus de cinq millions de dollars de dommages et intérêts qu’une bande de délinquants sionistes vient de réclamer par une « class-action » en justice contre l’ancien président US Jimmy Carter sur le modèle de ces malades qui ont attaqué l’industrie du tabac.
Ces sionistes, spécialistes du mensonge à tous les niveaux, et de l’extorsion de fonds reprochent à Jimmy Carter d’avoir travesti la réalité de la situation en Palestine occupée et d’avoir mis en vente un ouvrage de fiction présenté comme un document.
Jimmy Carter n’a pas daigné répondre à ces misérables sionistes qui ne représentent rien d’autre qu’une officine qui prend ses ordres à Tel Aviv. Sa maison d’adition, Simon & Schuster a par contre réagi vivement et à mon avis ces sionistes en seront pour leurs frais au sens propre comme figuré du terme.

New York – 5 millions de dollars de dommages et intérêts demandés à Jimmy Carter pour son livre ‘Palestine’
par Bruce Golding, New York Post (USA) 1er février 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri 

New York – Ils veulent plus que seulement des cacahouètes..

Jimmy Carter dans l’exploitation familiale d’arachides
Un groupe de lecteurs mécontents réclame aujourd’hui plus de 5 millions de dollars par voie de justice au président Jimmy Carter pour son livre « Palestine – la paix, pas l’apartheid. » 

La requête déposée à la cour fédérale de Manhattan affirme que ce best-seller paru en 2006 « est truffé d’erreurs démontrables, d’omissions et de déformations intentionnelles de la réalité dans le but de promouvoir la propagande de carter contre Israël. »
Cette action en justice collective accuse le lauréat du prix Nobel ainsi que son éditeur Simon & Schuster de rupture de contrat, d’enrichissement injuste et de tromperie pour avoir fait la promotion de ce livre à 27 dollars en tant qu’oeuvre non fictionnelle.

« La requête en justice met en cause les actions des accusés visant à capitaliser sur le statut de Carter en tant qu’ancien président des Etats Unis pour induire en erreur des lecteurs naïfs qui ont pensé pouvoir faire confiance à leur ancien président pour dire la vérité, » lit-on sur les documents remis au tribunal.

L’attaché de presse de Carter n’a pas répondu à notre demande de commentaires, mais Simon & Schuster a qualifié les poursuites de « frivoles » et « sans fondement. »
« C’est une attaque ignoble contre la liberté d’expression et nous avons l’intention de nous défendre avec vigueur, » a déclaré son porte parole Adam Rothberg.

Le dernier truc de la hasbara contre le juge Richard Goldstone

12 mai 2010
La hasbara sioniste n’est pas encore disposée à lâcher les baskets à Richard Goldstone, ce magistrat Sud Africain qui a donné son nom au rapport onusien sur les crimes de guerre commis pendant la dernière grande agression contre Gaza fin 2008, début 2009.
Le dernier truc de la hasbara consiste à tenter de discréditer Richard Goldstone en rappelant son passé de juge au service du régime d’apartheid, notamment les condamnations à la peine capitale qu’il a prononcées à l’époque contre 28 Sud Africains noirs.
Sasha Polakow-Suransky de Foreign Policy revient sur cet argument de la hasbara (pédagogie sioniste du mensonge) pour rappeler l’importance des relations entretenues par l’entité sioniste avec le régime de Pretoria, notamment dans le domaine militaire. Son article complète donc utilement celui que je vous avais proposé il y a quelque temps, publié par le journal El pais.
M. Polakow-Suransky, s’il relève effectivement la tâche que constitue les condamnations à mort prononcées par Richard Goldstone, note aussi le rôle crucial qui fut le sien dans la délicate transition qui marqua la fin du régime d’apartheid. Rôle dont Nelson Mandela lui sera d’ailleurs fort gré.
Il importe cependant d’apporter ici une précision: l’auteur indique en effet que M. Netanyahou aurait eu raison d’affirmer que le pétrole iranien et arabe arrivait en Afrique du Sud, par des intermédiaires observe-t-il. Le pétrole iranien arrivait certes en Afrique du Sud mais il faut rappeler que ce ne fut le cas qu’avant la destitution su Shah, ce dernier étant à la fois un allié des Etats Unis et un ami de l’entité sioniste. Quant au pétrole « arabe », il était simplement revendu par des compagnies comme Shell, BP ou Amoco. Des détails ici et .

Pierres d’or, maisons de verre (Gold stones, glass houses)
par Sasha Polakow-Suransky 10 mai 2010, Foreign Policy (USA) traduit de l’anglais par Djazaïri

Le gouvernement israélien en a après Richard Goldstone. Depuis que Goldstone, un juge Juif Sud Africain, a publié un rapport en septembre qui accuse Israël (et le Hamas) d’avoir commis des crimes de guerre pendant l’invasion de Gaza en 2009, le premier ministre Benjamin Netanyahou s’en est pris à lui – et à son rapport – en tant que grave menace pour la légitimité d’Israël.

Ce mardi, de hauts responsables du gouvernement israélien ont accentué leur campagne contre Goldstone, l’accusant d’avoir envoyé 28 Sudafricains noirs à la mort lorsqu’il servait comme juge à l’époque de l’apartheid.

« Le juge qui a condamné à mort des noirs… est un homme de deux poids deux mesures, » a proclamé Reuven Rivlin, porte parole de la Knesset. « Une telle personne ne devrait pas être autorisée à faire la leçon à un Etat démocratique qui se défend contre des terroristes. » Le vice ministre des affaires étrangères Danny Ayalon a insisté, « Ce soit disant juge respecté se sert de ce rapport afin d’expier ses propres péchés, » comparant la déclaration de Goldstone selon laquelle il avait été forcé d’appliquer les lois d’un régime injuste aux « explications que nous aavons entendues en Allemagne nazie après la seconde guerre mondiale. »

Et le journal Yediot Aharonoth d’enchaîner – avec des hochements de tête approbateurs de Jeffrey Goldberg et Jonathan Chait – que « l’homme qui est l’auteur du rapport Goldstone qui critique les actions de l’armée israélienne durant l’opération Plomb Durci a pris une part active dans les politiques racistes d’un des régimes les plus cruels du 20ème siècle. »

Ce qu’a fait aussi le gouvernement israélien

Les verdicts rendus par le juge Goldstone au temps de l’apartheid sont indubitablement une tache dans son dossier, mais ceux qui le critiquent ne mentionnent jamais le rôle essentiel qu’il a joué dans l’accompagnement de l’Afrique du Sud dans sa transition démocratique, la conjuration des menaces de violences et la passation pacifique du pouvoir – un rôle qui lui a valu l’amitié de Nelson Mandela qui le nommera à la plus haute cour de justice du pays.

Plus important, le moralisme d’Ayalon et de Rivlin ignorent commodément l’histoire de l’armement par Israël du régime d’apartheid du milieu des années 1970 au début des années 1990. En servant de premier et plus sûr fournisseur d’armes pendant une période de violente répression à l’intérieur et d’agression à l’extérieur, le gouvernement israélien a fait beaucoup plus pour aider le régime d’apartheid que ne l’a jamais fait Goldstone.

L’alliance israélo-sud africaine a commencé pour de bon en avril 1975 quand Shimon Peres, ministre de la défense à l’époque, avait signé un pacte de sécurité secret avec son homologue Sud Africain, P.W. Botha. En quelques mois, le commerce entre les deux pays devint actif avec la conclusion de contrats d’armement de près de 200 millions de dollars. Peres avait même proposé de vendre à Pretoria des missiles Jericho capables d’emporter des charges atomiques. En 1979, l’Afrique du Sud était devenu le plus gros client de l’industrie de défense israélienne, représentant 25 % des exportations militaires et éclipsant d’autres clients tels l’Argentine, le Chili, Singapour et le Zaïre.

Des échanges de personnel militaires de haut niveau suivirent bientôt. Des Sudafricains se joignirent en mars 1979 au chef d’état major Israélien pour des essais top secret d’un nouveau système de missiles. Pendant l’invasion du Liban par Israël en 1982, l’armée israélienne avait conduit Constand Viljoen, le chef de la South African defense Force, et ses collègues sur les lignes de front; et Viljoen emmenait fréquemment les attachés d’ambassade et les conseillers militaires Israéliens sur le champ de bataille en Angola où ses troupes affrontaient les forces angolaises et cubaines.

Il y avait aussi une coopération nucléaire: l’Afrique du Sud fournissait à Israël du concentré d’uranium tandis que des dizaines d’Israéliens vinrent en Afrique du Sud en 1984 sous de fausses identités et des prétextes factices, pour travailler sur le programme de missiles nucléaires de Pretoria sur le pas de tir de la base secrète d’Overberg en Afrique du Sud. A ce moment là, les sources alternatives d’approvisionnement en armes de l’Afrique du Sud s’étaient largement taries parce que les Etats Unis et les pays européens avaient commencé à se conformer à l’embargo de l’ONU sur les armes; Israël continua à l’enfreindre sans vergogne.

La flagrante hypocrisie de la dernière attaque contre Goldstone n’a rien d’une nouveauté. En novembre 1986, Benjamin Netanyahou, alors ambassadeur d’Israël à l’ONU, avait prononcé un discours vibrant devant l’Assemblée Générale pour dénoncer l’apartheid tout en insistant sur le fait que « les pays arabes pétroliers forment le cordon ombilical qui nourrit le régime d’apartheid. » (peu importe si Israël, par déférence envers ses amis de Pretoria, n’avait pas participé au vote de 1980 à l’ONU pour imposer un embargo pétrolier à l’Afrique du Sud)

Netanyahou avait raison de dire que le pétrole iranien et arabe allait, via des intermédiaires, au régime d’apartheid, mais il avait nié catégoriquement l’importante coopération militaire et les échanges commerciaux avec l’Afrique du Sud, qualifiant les accusations de lucratives ventes d’armes de « tout simplement absurdes » et avait accusé ses détracteurs d’essayer de « diffamer Israël. »

En réalité, Israël a largement profité de ses ventes d’armes à Pretoria à l’époque. Ecrivant dans le New York Times, Thomas Friedman estimait que les deux pays avaient réalisé entre 400 et 800 millions de dollars de transactions dans le secteur de l’armement en 1986. Selon des documents sud africains rendus publics, les chiffres étaient probablement encore plus élevés. A lui seul, un contrat de modernisation des avions de combat sud africains au milieu des années 1980 s’élevait à « approximativement deux milliards de dollars, » et les ventes d’armement en 1988 – un an après l’imposition par Israël de sanctions au régime d’apartheid – dépassaient 1,5 milliard de dollars. Comme me l’avait dit sans ambages Jan van Loggenberg, l’ancien commandant en chef de l’armée de l’air d’Afrique du Sud: « Israël était probablement notre seule possibilité dans les années 1980. »

Des chiffres déclassifiés sur l’approvisionnement en armes de l’Afrique du Sud (qui excluent des sociétés mixtes lucratives et des arrangements financiers conjoints) révèlent dans toute sa dimension l’ampleur du mensonge de Netanyahou. Les « chiffres indépendants du FMI » qu’il avait cité (qui excluaient diamants et armes) suggéraient que les échanges s’élevaient au montant ridicule de 100 millions de dollars annuels. Ils s’élevaient en réalité à cinq ou dix fois ce montant – en fonction des années – faisant du régime d’apartheid le deuxième ou troisième partenaire commercial d’Israël après les Etats Unis. Toutes les armes vendues par Israël n’ont pas servi dans des guerres à l’étranger, et il est incontestable que des armes israéliennes ont contribué à prolonger la domination d’un régime immoral et raciste.

Avant de jeter des pierres depuis leur maison de verre, Ayalon, Rivlin et les journalistes Israéliens feraient bien d’examiner – et d’admettre – l’histoire honteuse de la collaboration de leur propre gouvernement avec le régime d’apartheid.

Sasha Polakow-Suransky est chef de rédaction à Foreign Affairs et l’auteur de The Unspoken Alliance: Israel’s Secret Relationship with Apartheid South Africa.

Sionisme et apartheid: la presse espagnole enfonce le clou

26 mars 2010
L’Espagne, comme d’autres pays à vrai dire, a été accusée de connaître un regain d’antisémitisme. Et il faut dire que cette accusation n’est pas exactement passée comme une lettre à la poste et qu’elle a suscité une réaction de la presse espagnole.
Je l’avais déjà noté dans un précédent post où je vous proposais un article du journal El Pais. Cette fois, c’est La Vanguardia, le grand quotidien hispanophone de Barcelone qui s’y met en publiant un long article qui porte sur l’apartheid dans l’entité sioniste. Cet article est le fait d’un spécialiste puisque rédigé par un guide touristique qui exerce en Afrique du Sud et a donc quelque compétence pour comparer la situation de l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid et ce que subissent actuellement les Palestiniens. La vanguardia n’est pourtant pas un journal particulièrement pro palestinien!
L’article donne des indications précises sur les relations entre l’entité sioniste et le régime d’apartheid sud africain. Il met notamment en relief le rôle de l’institution communautaire juive, partie prenante du régime d’apartheid et fer de lance de la mise en relation de l’Afrique du Sud avec l’entité sioniste. Il souligne aussi le rôle de personnalités juives, dont le chanteur Johnny Clegg est une des figures les plus connues, dans la lutte contre l’apartheid. Ces Juifs, nombreux au demeurant, n’étaient par contre pas intégrés dans le système communautariste juif d’Afrique du Sud. Ils n’agissaient pas en tant en qualité de Juifs mais en tant que militants de gauche ou tout simplement antiracistes.
On peut lire que John Vorster, futur premier ministre Sud Africain, interné par les Britanniques pendant la seconde guerre mondiale pour cause de sympathies pour le nazisme, n’en sera pas moins couvert d’éloges par des dignitaires du régime sioniste comme Moshe Dayan ou Yitzhak Rabin.
Et que Shimon Peres (prix Nobel de la paix!), chargé en tant que ministre de la défense de la coopération militaire avec Pretoria, ne regrette rien puisque, dit-il, « Il faut oublier le passé, » « Le passé ne m’intéresse pas. »
Shimon Peres est un de ceux qui somment pourtant le monde entier d’entretenir la mémoire de l’holocauste…
Apartheid en Israël
Quiconque a vécu dans l’Afrique du Sud de l’apartheid et voyage aujourd’hui en Israël observera des choses désagréablement familières.
par Jaume Saladrigas au Cap, La vanguardia (Esp) 23 mars 2010 traduit de l’espagnol par Djazaïri

Il est courant de lire des articles sur le malaise que ressentent les politiques Israéliens devant l’actuel climat d’antisémitisme qui, selon eux, s’est installé en Espagne. Par antisémitisme, certains entendent les opinions opposées ou qui interrogent les actions de l’actuelle administration israélienne. L’Etat hébreu est celui de l’apartheid, entend-on souvent. Pourquoi les autorités israéliennes s’indignent-elles chaque fois que quelqu’un en vient à faire des comparaisons avec l’ancien système d’apartheid en Afrique su Sud? Et dites-moi en quoi est-il antisémite de dire quelque chose de ce genre?Dans les années 1950, DF Malan, premier ministre d’Afrique du Sud, créa un système de lois qui rappelaient celles de Nuremberg, à l’époque d’Hitler: la loi sur l’état civil qui classait la population en fonction de la race. Des lois qui interdisaient les relations sexuelles ou matrimoniales entre personnes de races différentes. Des lois qui excluaient les noirs du monde du travail blanc.

Les origines de l’antisémitisme des Afrikaners remonte à une décennie avant 1948,année qui vit le Parti Nationaliste remporter pour la première fois des élections législatives. DF Malan avait déclaré son opposition à l’acceptation par l’Afrique du Sud de réfugiés Juifs supplémentaires venant d’Allemagne. A cette fin, il proposa des lois anti-immigration. Dans un discours au parlement, il défendit ainsi sa position: « On m’accuse souvent de discrimination envers les Juifs pour le simple fait d’être Juifs. Je vous dis en toute sincérité que c’est le cas; je les discrimine parce qu’ils sont Juifs. »

La présence de communautés juives en Afrique du Sud est antérieure aux événements de la seconde guerre mondiale. Au 19ème siècle, arrivèrent des familles entières ou ce qui restait de familles décimées qui fuyaient les pogroms en Lituanie et en Lettonie. Avec Staline, les persécutions contre les Juifs s’accentuèrent, ce qui provoqua une deuxième vague de réfugiés vers l’Afrique du Sud. Avec la découverte en 1860 des riches gisements de diamants de Kimberly et l’enrichissement notable de certains membres de la communauté juive, l’antisémitisme s’accrut. Les préjugés, les clichés: « le Juif est avare » étaient déjà à l’époque très répandus. La guerre anglo-boer à la fin du 19ème siècle servit aussi d’argument à des politiciens mal intentionnés. Ces derniers ne tardèrent pas à accuser les Juifs de s’enrichir aux dépens des perdants [les Boers]. Hendrik Verwoerd, rédacteur en chef de l’influent journal Die Transvaler et fondateur du mouvement Apartheid, soutenait que les Juifs en Afrique du Sud et dans le monde poursuivaient le même objectif: contrôler l’ensemble de l’économie. Les outils de communication (presse et radio) entre les mains de l’appareil du parti Nationaliste ne rataient aucune occasion de lancer une campagne antisémite. Il faut se souvenir que les Afrikaners s’étaient montrés favorables à la cause d’Hitler randis que les Sudafricains d’origine anglaise – dont étaient isus presque tous les membres du gouvernement – soutenaient le camp allié.
Don Krausz, survivant de l’holocauste (sa famille a eu moins de chance) et président de l’association des survivants de l’holocauste en Afrique du Sud, le rappelle bien: « Les Afrikaners, et en particulier les adhérents ou sympathisants du Parti Nationaliste, nous haïssaient. La presse afrikaans était un calque du journal hitlérien « Der Stürmer ». Les Juifs vivaient dans une anxiété constante sous la menace des Afrikaners. A Potschefstroom, d’où est ma femme, les milices des Chemises Grises jetaient des pierres sur les magasins juifs. Ou pire encore, ils y mettaient le feu ou les faisaient exploser. Ces gens là seront au pouvoir en 1948. Peu de ministres n’avaient pas la nostalgie du IIIème Reich et du nazisme. »

Après la guerre, le Parti nationaliste remporta les élections de 1948 et lança un vaste processus de transformation politique. Peu importaient les différends avec les anglophones (représentés par le Parti de l’Unité et le Parti Progressiste; l’opposition). Ensemble, il s’agit maintenant de construire une société nouvelle. L’apartheid est l’affaire de tous. La même année, le parlement, avec l’appui de tous les partis, opposition comprise, approuvait un nouveau système de lois pour l’Afrique du Sud. Un Ordre Nouveau: l’apartheid. La communauté juive d’Afrique du Sud n’avait rien à craindre. Le train de nouvelles lois ségrégationnistes ne touchait pas aux Juifs. Il s’agissait de créer un Etat dans lequel il serait possible de construire deux sociétés distinctes et différentes entre elles: les blancs d’un côté, les noirs et le reste des communautés non blanches de l’autre (à l’époque l’Afrique du Sud avait un déficit important en matière de population d’origine européenne). Et eux, les Juifs, étaient blancs.

Que s’était-il passé? Qu’est-ce qui avait changé entre les Afrikaners et la communauté juive? En 1961, le Parti nationaliste obtint l’approbation majoritaire au parlement d’un nouveau statut et de la décision de proclamer la république. Ce changement avait contrarié le Royaume Uni qui n’y pouvait cependant pas grand chose. Sauf exercer une pression maximum pour expulser l’Afrique du Sud du Commonwealth britannique, ce qui se produisit effectivement. Les blancs d’Afrique du Sud – qu’ils soient Boers ou d’origine anglo-saxonne – et Israël s’étaient toujours vues comme deux nations authentiquement démocratiques et soucieuses de défendre les valeurs occidentales dans un environnement le plus souvent hostile. En conséquence elles exigeaient le respect mutuel.

L’Afrique du Sud percevait sa destinée somme quelque chose de très proche de celle d’Israël. « Les Israéliens sont une minorité qui vit entourée de 200 millions de fanatiques musulmans qui, en outre, reçoivent l’appui de pays communistes. Un îlot de gens civilisés entourés de 200 millions d’Arabes barbares et sauvages. Quant aux Afrikaners, 5 millions de personnes au milieu de centaines de millions de noirs aidés par les communistes, » avait déclaré en une occasion John Vorster dont les propos seront répétés des années plus tard par le premier ministre PW Botha.

Pendant la deuxième guerre mondiale, le futur premier ministre d’Afrique du Sud, John Vorster, fut interné dans un camp de concentration allié. Vorster était un admirateur fervent des nazis, chose qui ne cadrait pas bien avec un pays comme l’Union Sud Africaine qui était en guerre aux côtés des alliés. Trois décennies plus tard, en 1976, il se rendait à Jérusalem. en qualité de premier ministre cette fois. Le gouvernement de  Yitzhak Rabin, Menahem Begin et le légendaire général Moshe Dayan ne tarissaient pas d’éloges à l’égard de leur hôte.

Israël et l’Afrique du Sud oublièrent leurs divergences idéologiques du passé et inaugurèrent une relation cordiale et très fructueuse. A l’époque Israël et l’Afrique du Sud ont travaillé à des projets en vue de développer des tecnologies militaires de très haut niveau. Israël apportait à l’Afrique du Sud une aide militaire dans le conflit contre l’Angola. L’ennemi à combattre était le communisme.

Dans les années 1970 et 1980, quand la communauté internationale, sous la pression d’organismes comme l’ONU, décida d’imposer des sanctions économiques à Pretoria, PW Botha, le premier ministre du pays, durcit encore plus l’apartheid et en conséquence, l’Afrique du Sud s’enfonça dans une spirale de l’horreur. Les manifestations, les révoltes, les arrestations, les exécutions et les assassinats politiques firent parti du quotidien. Les grandes multinationales étrangères choisirent de quitter l’Afrique du Sud. L’occident tourna le dos à l’Afrique du Sud. Rien de tout cela n’ébranla le gouvernement. Dans le même temps, les passeports sud africains ne permettaient plus de voyager à l’étranger, sauf en Israël, l’ami fidèle.

Alon Liel, ax ambassadeur israélien à Prétoria, a délaré dans une interview que ce fut précisément l’Etat d’Israël qui assuma la responsabilité d’aider l’Afrique du Sud à se doter du potentiel militaire nécessaire (le plus important du continent). L’Afrique du Sud avec ses énormes réserves de trésorerie issues de sa puissante industrie minière, put financer divers programmes de développement technologique en Israël et, en contrepartie, des scientifiques Israéliens apportèrent leur savoir faire à l’Afrique du Sud. C’est ainsi, par exemple, que ces deux pays obtinrent la technologie essentielle pour développer leur arsenal nucléaire. Peu de gens en étaient informés.  Du côté israélien, Shimon Peres et Rabin le savaient (mais ils essayaient de le cacher). Ces deux hommes, avant d’être des politiciens, faisaient partie de l’équipe de techniciens militaires qui travaillait avec le gouvernement de Prétoria.

Antérieurement à la mise en place d’obstacles aux frontières, de checkpoints et autres dispositifs pour contrôler la population palestinienne qui entrait et sortait quotidiennement d’Israël, des spécialistes de la sécurité anti terroriste Sudafricains apportèrent une aide logistique à leurs coreligionnaires Israéliens. La même chose s’est produite avec la construction de ce qui est peut-être le plus important symbole de la répression et de la ségrégation raciale en Israël: le Mur. La gigantesque clôture de béton et d’acier qui serpente autour d’un périmètre qui ne cesse de s’agrandir.

Vers 1986, sous la pression de la situation internationale, des sanctions économiques, des résolutions successives de l’ONU condamnant à chaque fois l’apartheid, Israël décida de prendre ses distances avec le régime de Prétoria. Cette évolution des relations avec l’Afrique du Sud préoccupa les responsables de l’appareil sécuritaire en Israël. « Qui aurait pu penser? Est-ce que nous sommes tous soudain devenus fous? Comment allons-nous faire sans l’assistance militaire de l’Afrique du Sud? Que va devenir notre industrie aéronautique? Nous ne pourrons pas survivre sans son soutien. N’oubliez pas que les Sudafricains, depuis les années 1970 n’ont cessé de nous aider et sont nos meilleurs clients. »

Aujourd’hui, quand on évoque des personnalités juives Sudafricaines, les noms qui nous viennent à l’esprit sont ceux d’Helen Suzman, une éminente militante anti apartheid ou celui de Nadine Gordimer, prix Nobel de littérature. Et peut-être aussi celui de Johnny Clegg, musicien de rock célèbre dans les années 1980. Tous trois s’opposèrent à l’apartheid. Rares sont cependant ceux qui connaissent le nom de Percy Yutar.

Yutar appartenait à l’autre bord. C’était le procureur qui en 1963 a réussi à mettre Nelson mandela derrière les barreaux. Il avait fait valoir des preuves qui incriminaient apparemment Mandela dans un prétendu sabotage et de vouloir conspirer contre l’Etat. Mandela purgea une peine de 27 ans et Percy Yutar fut récompensé par le gouvernement avec le poste de procureur général de l’Etat Libre d’Orange et, peu après, du Transvaal. Pendant des dizaines d’années, la Fédération Sioniste et le Groupe des Députés Juifs d’Afrique du Sud honorèrent des hommes comme Percy Yutar, Juif anti communiste et bon Sudafricain.

Pour Alon Liel, l’image que le monde devait avoir (et continuer à avoir) des Juifs d’Afrique du Sud est le modèle classique des militants contre l’apartheid. Les Juifs déploraient dans leur majorité le racisme mais insuffisamment. C’est que ce système leur apportait deux garanties fondamentales: un bon niveau de vie et une vie sans crainte du communisme. Devant les atrocités endurées au quotidien par les noirs et les autres communautés non blanches, les Juifs liés à l’establishment ont détourné le regard. Les choses iront mieux pour nous, disaient-ils, si nous les laissons telles quelles.

« Il faut oublier le passé, » recommandait Shimon Peres lors d’un entretien avec un correspondant Sudafricain. Shimon Peres parlait en connaissance de cause. Ce n’est pas pour rien qu’il a été ministre de la défense à l’époque de la visite de Vorster à Jérusalem et deux fois premier ministre dans les années 1980, à l’époque précisément où les relations entre l’Etat hébreu et l’Afrique du Sud blanche étaient au mieux .Peres goûte peu le charabia moraliste. « Je ne regarde jamais en arrière. Le passé ne m’intéresse pas. Je ne peux pas le modifier, à quoi bon m’en préoccuper maintenant? » Quand on lui demande comment il est possible que deux nations aux idéologies aussi différentes, antagonistes, aient pu s’apporter un soutien mutuel et s’il a douté à l’occasion, il répond: « Toutes les situations ne correspondent pas forcément à un idéal. Toute décision tient compte de deux alternatives imparfaites. Le mouvement noir en Afrique du Sud encensait Arafat depuis des années, et Arafat était notre ennemi chez nous. A la vérité, nous n’avions pas le choix. Nous n’avons cependant jamais cessé de dénoncer l’apartheid. Nous ne l’avons jamais soutenu. »

Personne en Israël n’a honte du passé. Le sous directeur général du ministère des affaires étrangères, Gideon Meyer, le justifie ainsi: « Notre handicap majeur a toujours été la sécurité. Aucune nation au monde n’est plus menacée que la nôtre. Il en est ainsi depuis ses tout premiers jours, depuis la naissance de l’Etat d’Israël. La géopolitique d’Israël en est le résultat. »

Quiconque a vécu dans l’Afrique du Sud de l’apartheid et se rend aujourd’hui en Israël observera des choses étrangement familières. Il n’existe certes pas en Israël de pancartes où on annonce aux noirs l’interdiction de ceci ou de cela, « blancs seulement », « non européens seulement ». Le fait est que ça revient au même; en Israël comme en Afrique du Sud par le passé, prévaut un climat de ségrégation raciale. Les Israéliens préfèrent cependant ne pas s’en rendre compte.

Les soldats de l’Etat hébreu humilient très souvent les Palestiniens qui se présentent aux checkpoints, les postes frontaliers. Les colons s’amusent à tracer des peintures xénophobes sur les humbles demeures des Palestiniens à Hébron. La police de jérusalem Ouest exerce son autorité de manière routinière, interpelle systématiquement toutes les personnes d’apparence arabe et contrôlent leurs identités. Certaines colonies et communautés juives refusent complètement l’entrée de « leur » zone aux palestiniens. L’argument qui justifie ce refus est l’appartenance à deux mondes culturellement distincts.Le maire d’un de ces hameaux de colons juifs en est venu à proposer que les palestiniens portent un quelconque signe distictif qui les identifie comme tels. Renversement de la notion de ghetto? Possible. Dans les années 1990, des groupes d’extrême droite juifs avaient exigé que les commerçants qui employaient des Palestiniens licencient ces derniers. Ceux qui s’étaient pliés à cette exigence  avaient reçu un autocollant où on lisait « nous n’employons pas d’Arabes. » Dans les matchs de football qui opposent des équipes israéliennes et palestiniennes, les supposrters juifs crient « mort aux Arabes. »

Celui qui a le rare honneur (ou selon le cas, tout le contraire) d’être invité à dîner chez une famille juive de la classe moyenne, il se peut qu’avec le dessert  – peut-être que c’est l’été et que nous soyons sur la terrasse à profiter du parfun que répandent les citronniers du jardin du voisin – la conversation animée porte sur la cause palestinienne. Nos amphitryons disutent, tentent de nous convaincre qu’en réalité les Palestiniens ne « méritent » pas d’avoir leur propre Etat. L’intifada et les attentats suicide justifient mille fois les 37 années d’occupation de leurs terres. Des crimes contre les Palestiniens? Certainement pas. Les criminels sont les Palestiniens.

Ca rappelle beaucoup les discussions sur les noirs qu’il y a vingt ou trente ans, j’avais avec des gens que je connaissais en Afrique du Sud. Les mêmes clichés, les mêmes préjugés, la même étroitesse d’esprit. On fait régulièrement des enquêtes d’opinion en Israël. Les Israéliens sont une majorité pour penser que les Arabes sont des gens « sales », « primitifs »,faisant peu de cas de la vie humaine et d’un naturel violent.Rehavam Ze’evi, ancien ministre du tourisme sous Sharon, avait proposé l’expulsion de tous les Arabes du territoire juif. Dans le plus pur style de l’apartheid. Même la presse juive l’avait traité de raciste. Ze’evi est mort en 2001, victime d’un attentat terroriste.

La liste d’exemples est longue qui démontre de manière claire qu’Israël, actuellement, continue à se prévaloir de pratiques propres à l’apartheid sud africain. « Il y a toujours eu des fanatiques pour exiger un Grand Israël, » explique Krausz, survivant de l’holocauste qui réside à Johannesbourg. « Il y a des types, des tarés, il n’y a pas d’autre mot, qui insistent pour prouver que c’est dans la Bible; cette terre est à nous, par la volonté divine. C’est du fascisme. »

Hirsch Goodman avait décidé d’émigrer en Israël. C’était il y a trente ans, peu après avoir terminé son service militaire (obligatoire en Afrique du Sud). Son fils, après avoir achevé son service dans l’armée israélienne a émigré en Afrique du Sud. « L’armée l’avait envoyé dans les territoires occupés et il dit qu’il n’oubliera jamais ce qu’on l’a obligé à faire, » déclare Goodman qui travaillait comme analyste des systèmes de sécurité à l’université de Tel Aviv. Selon lui, le terme « apartheid » est peut être un peu exagéré. « Si Israël persiste à vouloir se maintenir dans les territoires occupés, sans doute devrons nous accepter ce terme. Nous ne pourrons alors plus parler d’Etat démocratique. Ce qui arrivera alors seront des formes distinctes de développement et la discrimination systématique dans tous les domaines: éducation, santé, légal. Mais on ne peut pas dire aujourd’hui que nous pratiquons l’apartheid alors que 76 % de la population d’Israël désire sincèrement un accord avec le peuple palestinien. Il est vrai que nous discriminons les Arabes, ceux qui sont venus d’Ethiopie et d’autres, mais ce n’est pas pour autant qu’on peut nous coller l’étiquette de racistes. Je déteste qu’on banalise le mot apartheid. C’est quelque chose de trop affreux. »

Henning Mankell et la Palestine: une analyse lucide et sans compromis

8 mars 2010
Vous connaissez sans doute Henning Mankell ou Kurt Wallander, le policier qui est le personnage principal de la plupart de ses romans et qui a inspiré un feuilleton télévisé. Je n’ai malheureusement vu aucun épisode du feuilleton, mais j’ai énormément apprécié les livres de Mankell qui brossent un tableau saisissant de la Suède actuelle.
Je savais Mankell épris de justice, hostile notamment au racisme, lui qui vit désormais au Mozambique par choix personnel et non attiré par exemple par une quelconque activité lucrative. J’ignorais par contre sa sympathie pour la cause de la Palestine, sympathie qu’il a exprimé, au retour d’un séjour en Palestine occupée, dans les colonnes du journal suédois Aftonbladet. Oui, ce même journal qui avait sorti l’affaire du trafic d’organes prélevés sur les victimes des tueurs sionistes.
Le texte de Mankell est limpide et se passe donc de commentaires. Et seuls les moins lucides ne partageront pas son analyse.
Merci à Philip Weiss de m’avoir aiguillé sur ce texte traduit du suédois vers l’anglais (je pense que le texte n’est pas disponible en français)

Bloqué par l’apartheid
par Henning Mankell, Palestine Festival of Literature 2 juin 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Il y a environ une semaine, j’ai visité Israël et la Palestine. Je faisais partie d’une délagation d’écrivains avec des représentants de diverses parties du monde. Nous venions participer au Festival Littéraire Palestinien. La cérémonie d’ouverture devait se tenir au Théâtre National Palestiniens à Jérusalem. Nous venions juste de nous rassembler quand des soldats et des policiers Israéliens lourdement armés sont arrivés et ont annoncé qu’ils allaient interrompre la cérémonie. Quand nous avons demandé pourquoi, ils ont répondu: vous êtes un rique pour la sécurité.

Prétendre que nous posions à ce moment une menace terroriste réelle pour Israël est absolument dépourvu de sens. Mais en même temps, ils avaient raison: nous représentons une menace quand nous venons en Israël et exprimons ouvertement nos points de vue sur l’oppression de la population palestinienne par Israël.  Elle peut se comparer à la menace que moi-même ainsi que des milliers d’autres avaient autrefois représenté pour le système d’apartheid en Afrique du Sud. Les mots sont dangereux.

C’est ce que j’ai dit aussi quand les organisateurs de la conférence se sont débrouillés pour transférer toute la cérémonie d’ouverture au Centre Culturel Français: – Ce que nous vivons en ce moment est une répétition du système honteux d’apartheid qui traitait à une époque les Africains et les gens de couleur comme des citoyens de deuxième classe dans leur propre pays. mais n’oublions pas que ce même système d’apartheid n’existe plus. Ce système a été aboli par l’action des hommes au début des années 1990. Il y a une relation directe entre Soweto, Sharpeville et ce qui s’est passé récemment à Gaza.

Pendant les jours qui ont suivi, nous avons visité Hébron, Bethléem, Jenine et Ramallah. Un jour, nous marchions dans les collines en compagnie de l’écrivain Palestinien Raja Shehadeh qui nous a montré comment les colonies israéliennes s’étendaient, confisquant des terres palestiniennes, détruisant des routes pour en aménager de nouvelles réservées aux colons. Aux différents checkpoints, le harcèlement était monnaie courante. Pour mon épouse Eva et moi, c’était bien sûr plus simple de passer. Les membres de la délégation munis de passeports syriens ou d’origine palestiniennes étaient tous bien plus exposés. Sortez votre sac du bus, videz-le, rangez-le, ressortez-le une fois de plus.

En Cisjordanie, l’aggravation est une affaire de degré. Le pire de tout, c’était à Hébron. Au milieu d’une ville peuplée de 40 000 Palestiniens, 400 colons Juifs ont confiqué une partie du centre de la ville. Les colons sont brutaux et n’hésitent pas à attaquer leurs voisins Palestiniens. Pouquoi ne pas uriner sur eux depuis les fenêtres des étages supérieurs? Nous avons vu des documents où des femmes colons et leurs enfants donnent des coups de pied et frappent une femme Palestinienne. Les soldats Israéliens qui voyaient ce qui se passait ne faisaient rien pour les en empêcher. C’est la raison pour laquelle il y a des gens à Hébron qui, au nom de la solidarité, se portent volontaires pour suivre des enfants Palestiniens sur le chemin de l’école et du retour à la maison. 1500 soldats Israéliens protègent ces 400 colons, nuit et jour! Chaque colon est protégé en permanence par 4 ou 5 gardes du corps.

De plus, les colons ont le droit de porter des armes. Quand nous nous trouvions à un des checkpoints les plus exécrables à l’intérieur d’Hébron, un colon extrêmement agressif nous a filmés. A la vue de quoi que ce soit de palestinien, ce pouvait être chose la plus insignifiante, un bracelet, une broche, il se précipitait directement vers les soldats pour faire un rapport.

Naturellement, rien de ce que nous avons subi ne peut être comparé avec la situation des palestiniens. Nous les avons rencontrés dans des taxis et dans la rue, à des conférences, dans des universités et des théâtres. Nous avons discuté avec eux et écouté leurs récits.

Est-il étrange que certains d’entre eux, par pur désespoir, quand ils ne voient pas d’autre issue, décident de commettre des attentats suicide? Pas vraiment? Il est peut-être étrange qu’ils n’y en aient pas plus. Le mur qui divise actuellement le pays préviendra de nouveaux attentats, dans le court terme. Mais le mur est une manifestation évidente du désarroi du pouvoir militaire israélien. A la fin, il connaîtra le même sort que celui qui a divisé Berlin à une époque.

 Ce que j’ai vu pendant mon voyage était évident: l’Etat d’Israël dans sa forme actuelle n’a pas d’avenir. Qui plus eux, ceux qui plaident pour une solution à deux Etats sont dans l’erreur.

En 1948, l’année de ma naissance, l’Etat d’Israël proclamait son indépendance sur un territoire occupé. Il n’existe aucune raison d’aucune sorte de la qualifier de légitime selon le droit international. Ce qui s’est passé, c’est qu’Israël a tout simplement occupé un territoire palestinien. Et la dimension de ce territoire s’accroît constamment, avec la guerre de 1967 et avec les colonies de plus en plus nombreuses aujourd’hui. Parfois une colonie est démantelée. Mais c’est seulement pour le spectacle. Très vite, il ressurgit quelque part ailleurs. Une solution à deux Etats ne marquera pas la fin de l’occupation historique.

Il arrivera à Israël la même chose que ce qui s’est produit en Afrique du Sud pendant le régime d’apartheid. La question est de savoir s’il est possible de parler le langage de la raison avec les Israéliens afin qu’ils acceptent volontairement la fin de leur propre Etat d’apartheid. Où si cela doit se produire contre leur propre volonté. Personne ne peut nous dire quand cela se produira. L’insurrection finale démarrera bien entendu à l’intérieur [de la Palestine occupée]. Mais des changements politiques se déroulant en Syrie et en Egypte y contribueront. Aussi important est que, probablement plus tôt qu’on ne le pense, les Etats Unis ne se trouveront plus en mesure de financer cette horrible force militaire qui empêche les jeunes lanceurs de pierres de vivre normalement dans la liberté.
Quand ce changement arrivera, chaque Israélien devra décider pour lui (ou elle)-même s’il ou elle est disposé(e) à abandonner ses privilèges et à vivre dans un Etat palestinien. Pendant mon voyage, je n’ai rencontré nul antisémitisme. Ce que j’ai vu était de la haine contre les occupants, ce qui est tout à fait normal et compréhensible. Distinguer entre ces deux choses est crucial.

La dernière nuit de notre séjour était supposée se terminer de la même manière que nous avions essayé de commencer notre voyage à jérusalem. Mais l’armée et la police ont une fois encore bouclé le théâtre. Il nous a fallu nous réunir ailleurs.

L’Etat d’Israël ne peut s’attendre qu’à être vaincu, comme toutes les puissances occupantes. Les Israéliens détruisent les vies. Mais ils ne détruisent pas les rêves. La chute de de ce scandaleux système d’apartheid est le seule chose concevable, car elle est impérative.

La question n’est donc pas si mais quand elle se produira. Et comment.

>Afrique du Sud: Ronnie Kasrils demande des poursuites judiciaires contre des terroristes sionistes.

6 août 2009

>

Ronnie Kasrils n’est plus ministre en Afrique du Sud, mais il n’a rien perdu de ses sentiments antisionistes, lui qui n’hésite pas à comparer la politique de l’Etat sioniste dans les territoires palestiniens occupés à l’apartheid dont il est un fin connaisseur pour l’avoir combattu au sein de l’ANC, le parti de Nelson Mandela.
Kasrils mène actuellement une campagne pour inciter les autorités judiciaires de son pays à traduire en justice plusieurs dizaines de Sud-Africains qui ont participé dans les rangs de l’armée sioniste à l’agression contre Gaza en décembre 2008 et janvier 2009.
Nous verrons quels seront les résultats de sa campagne ; l’Afrique du Sud est un Etat de droit (et c’est tant mieux) et les procédures peuvent être longues. Elle a déjà le mérite d’instiller un soupçon d’inquiétude chez les délinquants sionistes quand ils se promènent à l’étranger ou dans la deuxième ou troisième patrie dont ils possèdent la citoyenneté.

En fin d’article, vous découvrirez la réaction d’un membre du Jewish Board of Deputies qui compare l’action des Sud-Africains dans l’armée sioniste à celle des mercenaires en Irak.
Il a tout compris ce type.

Kasrils veut que les ‘criminels de guerre’ soient poursuivis
Par Benjamin Bradlow, The Times (Afr. Du Sud) 6 août 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Ceux qui sont impliqués dans des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité pendant l’invasion par Israël de la bande de Gaza en décembre et en janvier devraient être poursuivis en justice, affirme Ronnie Kasrils, ancien ministre du Renseignement.
Il est à la tête d’une campagne pour amener le gouvernement et la National Prosecuting Authority (procureur de la république) à décider de telles poursuites en Afrique du Sud.
«De nombreux spécialistes, organisations et enquêtes ont conclu qu’Israël pratique systématiquement l’oppression et la domination,» a expliqué Kasrils qui compare l’occupation israélienne de la Cisjordanie et de Gaza à l’apartheid.
Kasrils était entouré de représentants du Media Review Network, de la Palestine Solidarity Alliance et du Human Sciences Research Council lors d’une conférence de presse hier.
L’avocat Yousha Tayo a indiqué que le droit et les traités internationaux obligeaient les Etats à poursuivre les personnes soupçonnées de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
La campagne demanderait que le gouvernement inculpe plus de 70 personnes mais le nom d’une seule d’entre elles a été révélé – le lieutenant-colonel David Benjamin, un Sud-Africain actuellement en tournée de conférences dans ce pays.
Zev Krengel, du groupe des députés Juifs, a déclaré : « Nous pensons que c’est une chasse aux sorcières contre les Juifs Sud-Africains.
«En Irak il y a plus de 4 000 Sud-Africains qui combattent aux côtés des forces britanniques et étatsuniennes et il n’y a jamais eu un seul appel à des poursuites contre l’un d’entre eux.»

Afrique du Sud: Ronnie Kasrils demande des poursuites judiciaires contre des terroristes sionistes.

6 août 2009
Ronnie Kasrils n’est plus ministre en Afrique du Sud, mais il n’a rien perdu de ses sentiments antisionistes, lui qui n’hésite pas à comparer la politique de l’Etat sioniste dans les territoires palestiniens occupés à l’apartheid dont il est un fin connaisseur pour l’avoir combattu au sein de l’ANC, le parti de Nelson Mandela.
Kasrils mène actuellement une campagne pour inciter les autorités judiciaires de son pays à traduire en justice plusieurs dizaines de Sud-Africains qui ont participé dans les rangs de l’armée sioniste à l’agression contre Gaza en décembre 2008 et janvier 2009.
Nous verrons quels seront les résultats de sa campagne ; l’Afrique du Sud est un Etat de droit (et c’est tant mieux) et les procédures peuvent être longues. Elle a déjà le mérite d’instiller un soupçon d’inquiétude chez les délinquants sionistes quand ils se promènent à l’étranger ou dans la deuxième ou troisième patrie dont ils possèdent la citoyenneté.

En fin d’article, vous découvrirez la réaction d’un membre du Jewish Board of Deputies qui compare l’action des Sud-Africains dans l’armée sioniste à celle des mercenaires en Irak.
Il a tout compris ce type.

Kasrils veut que les ‘criminels de guerre’ soient poursuivis
Par Benjamin Bradlow, The Times (Afr. Du Sud) 6 août 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Ceux qui sont impliqués dans des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité pendant l’invasion par Israël de la bande de Gaza en décembre et en janvier devraient être poursuivis en justice, affirme Ronnie Kasrils, ancien ministre du Renseignement.
Il est à la tête d’une campagne pour amener le gouvernement et la National Prosecuting Authority (procureur de la république) à décider de telles poursuites en Afrique du Sud.
«De nombreux spécialistes, organisations et enquêtes ont conclu qu’Israël pratique systématiquement l’oppression et la domination,» a expliqué Kasrils qui compare l’occupation israélienne de la Cisjordanie et de Gaza à l’apartheid.
Kasrils était entouré de représentants du Media Review Network, de la Palestine Solidarity Alliance et du Human Sciences Research Council lors d’une conférence de presse hier.
L’avocat Yousha Tayo a indiqué que le droit et les traités internationaux obligeaient les Etats à poursuivre les personnes soupçonnées de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
La campagne demanderait que le gouvernement inculpe plus de 70 personnes mais le nom d’une seule d’entre elles a été révélé – le lieutenant-colonel David Benjamin, un Sud-Africain actuellement en tournée de conférences dans ce pays.
Zev Krengel, du groupe des députés Juifs, a déclaré : « Nous pensons que c’est une chasse aux sorcières contre les Juifs Sud-Africains.
«En Irak il y a plus de 4 000 Sud-Africains qui combattent aux côtés des forces britanniques et étatsuniennes et il n’y a jamais eu un seul appel à des poursuites contre l’un d’entre eux.»

>Quand un antisémite va se planquer à Tel Aviv…

16 juillet 2009

>

Mickey Louis Mayon

… vos journaux n’en parlent pratiquement pas.

En effet, les journaux français ne se bousculent pas pour rapporter cette information relatée, par contre par la presse sioniste.

On apprend ainsi par Juif.org et le Journal du Dimanche que Mickey Louis Mayon, un criminel recherché par la police des Etats Unis, vient d’être interpellé à Tel Aviv par les forces de l’ordre de l’entité sioniste.

Mais ce que se garde bien de nous dire Juif.org et qu’on peut cependant lire dans le JDD et dans le Yediot, c’est que Mickey Louis Mayon n’est rien moins qu’un cadre du Ku Klux Klan en fuite. Et pas un ancien membre du KKK comme on peut le lire dans l’édition francophone du Jerusalem Post.

Comme souvent, il faut consulter plusieurs journaux pour se faire une idée de l’affaire.


Par exemple le Daily Telegraph qui titre ironiquement :

Un antisémite US fuit le FBI en… Israël

Le Telegraph rapporte :

Mickey Mayon, 33 ans, a survécu près de deux ans en vivant tranquillement à Tel Aviv, en déménageant régulièrement pour éviter d’être repéré et en modifiant sa coiffure, passant de la coiffure skinhead aux cheveux longs. Cependant il aurait été dénoncé aux autorités par sa petite amie juive qui a été horrifiée quand – après l’avoir mise enceinte – il lui a révélé son passé trouble.

Et il y a tout lieu de penser que cette prise de conscience suivie d’une tentative de rédemption de la jeune femme par la dénonciation ne soit qu’un de ces pseudos miracles dont l’entité sioniste est coutumière. Imaginez-vous en effet que ces «survivants » de la barbarie nazie ont entre autres fait fleurir le désert, vaincu les armées arabes combinées en 1948 et 1967, bombardé le QG de l’OLP à Tunis, organisé le massacre de Sabra et Chatila, envoyé des satellites dans l’espace etc.

De quoi ajouter un volume au Pentateuque !

Poursuivons Mayon avec le Telegraph :

Le néo Nazi était monté à bord d’un avion pour Tel Aviv en novembre 2007 muni d’un visa touristique d’un mois, mais était noté «no show» dans le registre de vol pour la partie retour de son billet.

Le fait qu’il était muni d’un visa donne à comprendre qu’il est entré légalement dans le territoire sioniste contrairement à ce qu’affirme le Huffington Post, un important journal en ligne étatsunien qui s’appuie sur un article du Jerusalem Post.

A lire tout ce salmigondis, on est forcé de penser que cette affaire est très gênante pour un Etat qui se présente comme un bastion de la lutte contre l’antisémitisme et qu’on cherche à noyer le poisson, à nous faire croire que M. Mayon a séjourné irrégulièrement dans l’entité à l’insu de tous, même de sa compagne.

Et d’ailleurs, la police sioniste qui a procédé à l’arrestation de Mayon n’en finit pas de manifester une certaine forme de compassion à son égard. Le Yediot écrit en effet :

«Il a fait preuve de naïveté, d’innocence et de crainte – exactement l’opposé de la première impression qui vient à l’esprit quand on pense à un membre du Ku Klux Klan, » a déclaré au Yediot l’officier du renseignement qui a dirigé l’opération qui a conduit à l’arrestation de Mayon.
Son unité avait reçu des informations d’Interpol avant de mener à bien
l’opération.
On apprend au passage que la petite amie enceinte n’est pas pour grand chose dans cette affaire, à moins que la petite amie s’appelle Interpol. Il indique que l’unité a lancé le plan pour l’arrestation dès réception de l’information et que, dans une première étape, ils avaient mis en place une surveillance autour de l’hôtel où résidait Mayon.
«A son arrivée, le soir, nous l’avons identifié et procédé à l’arrestation. On peut dire qu’il était assez choqué,» dit-il. «Il était effrayé et a demandé un verre d’eau pour reprendre son calme.» L’officier ajoute que Mayon n’a pas opposé de résistance.

Heureusement que Mayon et cet officier n’étaient pas copains…

Le Yediot nous apprend aussi que Mayon a demandé à rester dans l’entité sioniste. Trop tard car même s’il est le (futur) papa d’un enfant juif, il n’a aucune existence légale au Sionistan et a omis de se convertir au judaïsme, ce qui aurait au moins pu retarder son extradition vers les Etats Unis. Retarder, car le FBI tenait vraiment à le coincer.


Alors on peut, comme le fait le Yediot, se poser la question de savoir pourquoi une personne recherché pour crimes racistes choisit de fuir vers l’entité sioniste.


Certes, si on ne peut avoir de certitude absolue, on ne peut penser une seule seconde qu’il est arrivé là par hasard comme le suppose l’agent qui a dirigé son arrestation.


Un délinquant, à moins d’avoir à disposition une grosse somme d’argent ou d’être pris par une urgence absolue, ne fuit pas dans un endroit où il ne trouvera pas de point de chute ou d’aide.


Outre le fait que l’entité sioniste est un lieu propice à la manifestation d’actes antisémites que la presse française ne nous rapportera guère (des exemples sont proposés dans ce blog, cherchez-les !), le régime sioniste a toujours soutenu les dictatures et apporta un soutien jamais démenti à l’apartheid en vigueur à une époque en Afrique du Sud et en Rhodésie (aujourd’hui Zimbabwe).


De la même manière, il y a belle lurette que les organisations sionistes ont infiltré les groupuscules dits « suprématistes » blancs au Canada et aux Etats Unis qui sont de fait sous leur contrôle. Et je ne suis pas loin de partager la thèse défendue par un Voxnr, un site semble-t-il d’extrême droite, pour qui Mayon n’était rien d’autre qu’un provocateur raciste manipulé par les sionistes.

Quand un antisémite va se planquer à Tel Aviv…

16 juillet 2009
Mickey Louis Mayon

… vos journaux n’en parlent pratiquement pas.

En effet, les journaux français ne se bousculent pas pour rapporter cette information relatée, par contre par la presse sioniste.

On apprend ainsi par Juif.org et le Journal du Dimanche que Mickey Louis Mayon, un criminel recherché par la police des Etats Unis, vient d’être interpellé à Tel Aviv par les forces de l’ordre de l’entité sioniste.

Mais ce que se garde bien de nous dire Juif.org et qu’on peut cependant lire dans le JDD et dans le Yediot, c’est que Mickey Louis Mayon n’est rien moins qu’un cadre du Ku Klux Klan en fuite. Et pas un ancien membre du KKK comme on peut le lire dans l’édition francophone du Jerusalem Post.

Comme souvent, il faut consulter plusieurs journaux pour se faire une idée de l’affaire.


Par exemple le Daily Telegraph qui titre ironiquement :

Un antisémite US fuit le FBI en… Israël

Le Telegraph rapporte :

Mickey Mayon, 33 ans, a survécu près de deux ans en vivant tranquillement à Tel Aviv, en déménageant régulièrement pour éviter d’être repéré et en modifiant sa coiffure, passant de la coiffure skinhead aux cheveux longs. Cependant il aurait été dénoncé aux autorités par sa petite amie juive qui a été horrifiée quand – après l’avoir mise enceinte – il lui a révélé son passé trouble.

Et il y a tout lieu de penser que cette prise de conscience suivie d’une tentative de rédemption de la jeune femme par la dénonciation ne soit qu’un de ces pseudos miracles dont l’entité sioniste est coutumière. Imaginez-vous en effet que ces «survivants » de la barbarie nazie ont entre autres fait fleurir le désert, vaincu les armées arabes combinées en 1948 et 1967, bombardé le QG de l’OLP à Tunis, organisé le massacre de Sabra et Chatila, envoyé des satellites dans l’espace etc.

De quoi ajouter un volume au Pentateuque !

Poursuivons Mayon avec le Telegraph :

Le néo Nazi était monté à bord d’un avion pour Tel Aviv en novembre 2007 muni d’un visa touristique d’un mois, mais était noté «no show» dans le registre de vol pour la partie retour de son billet.

Le fait qu’il était muni d’un visa donne à comprendre qu’il est entré légalement dans le territoire sioniste contrairement à ce qu’affirme le Huffington Post, un important journal en ligne étatsunien qui s’appuie sur un article du Jerusalem Post.

A lire tout ce salmigondis, on est forcé de penser que cette affaire est très gênante pour un Etat qui se présente comme un bastion de la lutte contre l’antisémitisme et qu’on cherche à noyer le poisson, à nous faire croire que M. Mayon a séjourné irrégulièrement dans l’entité à l’insu de tous, même de sa compagne.

Et d’ailleurs, la police sioniste qui a procédé à l’arrestation de Mayon n’en finit pas de manifester une certaine forme de compassion à son égard. Le Yediot écrit en effet :

«Il a fait preuve de naïveté, d’innocence et de crainte – exactement l’opposé de la première impression qui vient à l’esprit quand on pense à un membre du Ku Klux Klan, » a déclaré au Yediot l’officier du renseignement qui a dirigé l’opération qui a conduit à l’arrestation de Mayon.
Son unité avait reçu des informations d’Interpol avant de mener à bien
l’opération.
On apprend au passage que la petite amie enceinte n’est pas pour grand chose dans cette affaire, à moins que la petite amie s’appelle Interpol. Il indique que l’unité a lancé le plan pour l’arrestation dès réception de l’information et que, dans une première étape, ils avaient mis en place une surveillance autour de l’hôtel où résidait Mayon.
«A son arrivée, le soir, nous l’avons identifié et procédé à l’arrestation. On peut dire qu’il était assez choqué,» dit-il. «Il était effrayé et a demandé un verre d’eau pour reprendre son calme.» L’officier ajoute que Mayon n’a pas opposé de résistance.

Heureusement que Mayon et cet officier n’étaient pas copains…

Le Yediot nous apprend aussi que Mayon a demandé à rester dans l’entité sioniste. Trop tard car même s’il est le (futur) papa d’un enfant juif, il n’a aucune existence légale au Sionistan et a omis de se convertir au judaïsme, ce qui aurait au moins pu retarder son extradition vers les Etats Unis. Retarder, car le FBI tenait vraiment à le coincer.


Alors on peut, comme le fait le Yediot, se poser la question de savoir pourquoi une personne recherché pour crimes racistes choisit de fuir vers l’entité sioniste.


Certes, si on ne peut avoir de certitude absolue, on ne peut penser une seule seconde qu’il est arrivé là par hasard comme le suppose l’agent qui a dirigé son arrestation.


Un délinquant, à moins d’avoir à disposition une grosse somme d’argent ou d’être pris par une urgence absolue, ne fuit pas dans un endroit où il ne trouvera pas de point de chute ou d’aide.


Outre le fait que l’entité sioniste est un lieu propice à la manifestation d’actes antisémites que la presse française ne nous rapportera guère (des exemples sont proposés dans ce blog, cherchez-les !), le régime sioniste a toujours soutenu les dictatures et apporta un soutien jamais démenti à l’apartheid en vigueur à une époque en Afrique du Sud et en Rhodésie (aujourd’hui Zimbabwe).


De la même manière, il y a belle lurette que les organisations sionistes ont infiltré les groupuscules dits « suprématistes » blancs au Canada et aux Etats Unis qui sont de fait sous leur contrôle. Et je ne suis pas loin de partager la thèse défendue par un Voxnr, un site semble-t-il d’extrême droite, pour qui Mayon n’était rien d’autre qu’un provocateur raciste manipulé par les sionistes.

L’Occident (démocratique etc.) est-il une internationale de la mort?

7 juillet 2009
Certains dépensent beaucoup d’énergie à combattre les théories dites du complot ou de la conspiration. Tandis que d’autres se contentent de mettre à l’index ceux qui n’adhèrent pas à la version officielle de certains événements.
Pourtant, force est de constater que les dites théories du complet se frayent un chemin vers la lumière simplement parce qu’elles apportent des éléments rationnels d’explication à des faits inexpliqués pour lesquels chacun est sommé de croire.
Je vous en avais parlé ici même à propos des attentats de Londres en juillet 2005. Et voilà que le Daily Express nous parle d’un documentaire étatsunien sur la guerre bactériologique au cours duquel on voit surgir du cimetière où il repose le Dr David Kelly.
David Kelly est ce spécialiste britannique de l’armement qui avait contesté l’argumentation de M. Tony Blair visant à justifier l’entrée en guerre contre l’Irak des troupes de sa Gracieuse Majesté.
Fort heureusement pour Tony Blair, David Kelly avait eu le bon goût de se suicider en temps opportun.

L’article ci-dessous nous apporte deux informations importantes. La première est que David Kelly s’apprêtait, au moment où il a été suicidé par les services secrets britanniques, à publier un livre sur le dossier irakien mais aussi sur des programmes de guerre bactériologique auxquels il avait participé notamment avec le régime d’apartheid sud-africain.
On ne peut lire ce bref article sans penser qu’il existe une internationale de la mort, qui revêt tantôt des habits démocratiques tantôt des habits moins seyants comme le régime d’apartheid (quoique le régime d’apartheid était démocratique pour… les blancs). La caractéristique principale de cette internationale de la mort étant qu’elle correspond peu ou prou à ce qu’on appelle l’Occident.

Le livre des secrets de Kelly
Daily Express (UK) 7 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’inspecteur en armement David Kelly était en train d’écrire un livre à haut risque pour le gouvernement avant sa mort mystérieuse.
Il avait de révéler qu’il avait averti le premier ministre Tony Blair qu’il n’y avait aucune arme de destruction massive en Irak plusieurs semaines avant l’invasion américano-britannique.
Il avait eu des dicussions avec un éditeur à Oxford et cherchait des conseils sur jusqu’où il pouvait aller sans enfreindre la loi sur les secrets.
Après sa mort, ses ordinateurs avaient été saisis et on ne sait toujours pas si un quelconque brouillon avait été découvert par les enquêteurs et, si oui, ce que ce matériel est devenu.
Le Dr Kelly avait également l’intention de lever le voile sur un scandale potentiellement plus important, sa propre implication secrète dans le programme de guerre bactériologique du régime d’apartheid en Afrique du Sud.
Des journalistes d’investigation d’une télévision étatsunienne ont passé quatre ans à préparer un documentaire de 90 minutes, Anthrax War, qui suggère l’existence d’un marché noir de l’anthrax et parle des « suicides » mystérieux de cinq savants spécialisés dans la guerre bactériologique pour le compte de leurs gouvernements à travers le monde.

«Il voulait que son histoire sorte»
Le réalisateur Bob Coen déclare : « Plus vous regardez profondément dans le monde trouble des gouvernements et de la guerre bactériologique, plus ça devient inquiétant.»
«Nous avons prouvé qu’il existe un marché noir de l’anthrax. David Kelly avait un intérêt particulier pour nous parce que c’était une sommité mondiale sur l’anthrax et qu’il était impliqué à un certain point dans le programme de guerre bactériologique de l’Afrique du Sud de l’apartheid.»
Le Dr Kelly avait été trouvé mort dans des bois près de son domicile de l’Oxfordshire le 17 juillet 2003. Son suicide apparent était intervenu deux jours après son audition par la Chambre des Communes sur son rôle en coulisses pour exposer les failles et les manipulations (sexed-up dossier) du dossier N°10 qui a justifié l’entrée en guerre de la Grande Bretagne contre l’Irak.

>L’Occident (démocratique etc.) est-il une internationale de la mort?

7 juillet 2009

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Certains dépensent beaucoup d’énergie à combattre les théories dites du complot ou de la conspiration. Tandis que d’autres se contentent de mettre à l’index ceux qui n’adhèrent pas à la version officielle de certains événements.
Pourtant, force est de constater que les dites théories du complet se frayent un chemin vers la lumière simplement parce qu’elles apportent des éléments rationnels d’explication à des faits inexpliqués pour lesquels chacun est sommé de croire.
Je vous en avais parlé ici même à propos des attentats de Londres en juillet 2005. Et voilà que le Daily Express nous parle d’un documentaire étatsunien sur la guerre bactériologique au cours duquel on voit surgir du cimetière où il repose le Dr David Kelly.
David Kelly est ce spécialiste britannique de l’armement qui avait contesté l’argumentation de M. Tony Blair visant à justifier l’entrée en guerre contre l’Irak des troupes de sa Gracieuse Majesté.
Fort heureusement pour Tony Blair, David Kelly avait eu le bon goût de se suicider en temps opportun.

L’article ci-dessous nous apporte deux informations importantes. La première est que David Kelly s’apprêtait, au moment où il a été suicidé par les services secrets britanniques, à publier un livre sur le dossier irakien mais aussi sur des programmes de guerre bactériologique auxquels il avait participé notamment avec le régime d’apartheid sud-africain.
On ne peut lire ce bref article sans penser qu’il existe une internationale de la mort, qui revêt tantôt des habits démocratiques tantôt des habits moins seyants comme le régime d’apartheid (quoique le régime d’apartheid était démocratique pour… les blancs). La caractéristique principale de cette internationale de la mort étant qu’elle correspond peu ou prou à ce qu’on appelle l’Occident.

Le livre des secrets de Kelly
Daily Express (UK) 7 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’inspecteur en armement David Kelly était en train d’écrire un livre à haut risque pour le gouvernement avant sa mort mystérieuse.
Il avait de révéler qu’il avait averti le premier ministre Tony Blair qu’il n’y avait aucune arme de destruction massive en Irak plusieurs semaines avant l’invasion américano-britannique.
Il avait eu des dicussions avec un éditeur à Oxford et cherchait des conseils sur jusqu’où il pouvait aller sans enfreindre la loi sur les secrets.
Après sa mort, ses ordinateurs avaient été saisis et on ne sait toujours pas si un quelconque brouillon avait été découvert par les enquêteurs et, si oui, ce que ce matériel est devenu.
Le Dr Kelly avait également l’intention de lever le voile sur un scandale potentiellement plus important, sa propre implication secrète dans le programme de guerre bactériologique du régime d’apartheid en Afrique du Sud.
Des journalistes d’investigation d’une télévision étatsunienne ont passé quatre ans à préparer un documentaire de 90 minutes, Anthrax War, qui suggère l’existence d’un marché noir de l’anthrax et parle des « suicides » mystérieux de cinq savants spécialisés dans la guerre bactériologique pour le compte de leurs gouvernements à travers le monde.

«Il voulait que son histoire sorte»
Le réalisateur Bob Coen déclare : « Plus vous regardez profondément dans le monde trouble des gouvernements et de la guerre bactériologique, plus ça devient inquiétant.»
«Nous avons prouvé qu’il existe un marché noir de l’anthrax. David Kelly avait un intérêt particulier pour nous parce que c’était une sommité mondiale sur l’anthrax et qu’il était impliqué à un certain point dans le programme de guerre bactériologique de l’Afrique du Sud de l’apartheid.»
Le Dr Kelly avait été trouvé mort dans des bois près de son domicile de l’Oxfordshire le 17 juillet 2003. Son suicide apparent était intervenu deux jours après son audition par la Chambre des Communes sur son rôle en coulisses pour exposer les failles et les manipulations (sexed-up dossier) du dossier N°10 qui a justifié l’entrée en guerre de la Grande Bretagne contre l’Irak.

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