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Négociations au Proche orient annulées par la faute du gouvernement argentin!

11 décembre 2010
Plusieurs pays d’Amérique latine viennent de reconnaître l’Etat palestinien. Il s’agit d’un événement tout à fait significatif, en particulier en raison de la présence de l’Argentine où le lobby sioniste est particulièrement puissant.
Ce lobby a donc été abasourdi par une décision qu’il n’avait pas vu venir, ce dont témoigne la réaction des deux institutions juives qui incarnent le lobby en Argentine: l’AMIA (Association mutuelle israélite argentine) et la DAIA (Délégation des Associations Israélites d’Argentine):
les responsables de l’AMIA, habituellement élogieux à l’égard de la politique du gouvernement, ont demandé une réunion avec Timerman (le chef de la diplomatie argentine) qui s’est tenue hier et au cours de laquelle ils ont manifesté leur mécontentement devant la décision du gouvernement argentin.
 « Il n’est pas approprié que l’Argentine  reconnaisse un État palestinien libre et indépendant, sans exiger de façon concomitante, qu’il assume les obligations et les responsabilités que ce statut implique cesser toute agression de l’État d’Israël et de ses habitants», a déclaré Guillermo Borger, président de l’AMIA à Timerman pendant la réunion, selon un communiqué publié par la mutuelle juive. Interrogée par La Nacion, la chancellerie n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet »
Comme l’observe Jaime Rosenberg, du journal La Nacion, l’AMIA n’a fait que reprendre la position officielle du gouvernement sioniste qui exige la reconnaissance préalable de l’Etat sioniste par l’Autorité Palestinienne et les gouvernements arabes. Rosenberg omet peut-être de préciser que cet Etat sioniste doit aussi être reconnu en tant qu’Etat juif.
Borger était apparemment d’autant plus furieux qu’il a appris la nouvelle alors qu’il participait à une réunion de l’American Jewish Committee, c’est-à-dire une instance supranationale qui fixe les orientations politiques pour les communautés juives dans les pays dont elles sont ressortissantes.
Plus politique, la DAIA, par ailleurs mécontente de s’être vue couper l’herbe sous le pied par l’AMIA, fait carrément tomber sur les épaules du gouvernement argentin la responsabilité du fiasco des discussions de paix entre Autorité Palestinienne et régime sioniste Pour Aldo Donzis, président de la DAIA. en effet:

la reconnaissance par le gouvernement argentin d’un Etat palestinien annule les négociations entre Israël et les Palestiniens.

On aura appris au moins le rôle déterminant de la diplomatie argentine dans les négociations au proche Orient, chose que nous ignorions absolument.
Pourtant, si j’en crois la presse argentine, il y a juifs et juifs, organisations juives et organisations juives. On peut ainsi lire sur NotiFe:

L’association qui chapeaute toutes les institutions culturelles juives ce notre pays a émis un communiqué dans lequel elle approuve l’attitude de l’Argentine et d’autres nations d’Amérique Latine en faveur de l’instauration d’un Etat palestinien.

Contrairement à l’avis exprimé par la majeure partie des institutions juives, le Fédération des Entités Culturelles Juives d’Argentine se félicite de l’attitude adoptée par des pays comme l’Argentine et le Brésil qui ont pris position en faveur de l’établissement d’un Etat palestinien reconnu par le monde entier.
C’est ce qu’a expliqué ce matin  Daniel Silver, président de cette organisation, qui a salué la prise de position des pays d’Amérique Latine et a rappelé que son organisation « souligne depuis 1847 la nécessité de deux Etats libres, indépendants et démocratiques: l’Etat juif et l’Etat palestinien. »

Même en Argentine, il y a donc d’autres voix juives que celles que prétendent représenter ces organisations qui s’immiscent très directement dans la politique et la diplomatie de l’Etat argentin pour y défendre les intérêts d’une puissance étrangère, l’Etat sioniste en l’espèce. Ces voix n’ont pas l’air dêtre vraiment marginales mais le sionisme, qu’elles ne rejettent pas nécessairement, n’est tout simplement pas au centre de leurs préoccupations et elles n’interviennent pas dans le champ politique en son nom.

Argentine: le rôle de l’organisation communautaire juive pendant la dictature

19 mars 2010

Dans les années 1970,-1980, le plan Condor a associé différentes dictatures latino-américaines dans une politique de terreur visant à éliminer les défenseurs des droits de l’homme et étouffer toute opposition démocratique, de gauche notamment. A partir de 1976, Brésil, Paraguay, Uruguay, Bolivie et Argentine coopèrent ainsi sous la houlette des Etats Unis qui assurent la coordination des opérations depuis une base au Panama.
Tout cela nous le savons, mais nous ne le savons pas puisque les Etats Unis sont une grande démocratie qui plaide pour la démocratie partout (en Iran, au Soudan, en Corée, en Chine etc.) mais pas ailleurs (en Arabie Séoudite, en Egypte, en Afghanistan, en Palestine et en Amérique Latine).
La dictature argentine a fait figure de bon élève du Plan Condor puisque dans ce pays, au temps de la dictature, on tuait, on torturait, et on faisait disparaître en masse. On estime à 30 000 le nombre de disparus en Argentine, auxquelles il faut ajouter un nombre équivalent d’enfants disparus en général adoptés par des familles proches du régime militaire.
10 % des adultes disparus étaient Juifs, ce qui fut le cas de 6 % voire un peu plus des enfants.
Il est incontestable que la proportion de Juifs dans les disparus sous la dictature argentine est supérieure à la part des Juifs dans la population argentine totale. Sommes-nous en face d’antisémitisme?
La réponse doit être nuancée car si l’antisémitisme n’était pas absent de l’état d’esprit des potentats militaires, il est également probable que nombre des victimes juives avaient aussi la caractéristique d’être des militants ou supposés militants de gauche et donc pourchassés comme tels.
Cette phase de l’histoire de l’Argentine n’est pas dénuée d’intérêt car elle apporte des éléments de compréhension sur la nature de l’organisation des communautés juives et l’évolution de ces organisations. L’article que je vous propose rend compte d’un livre qui nous éclaire sur ce point.
En Argentine, les associations juives sont rassemblées dans un organisme nommé DAIA,
(Délégation des associations israélites argentines) qu’on peut considérer comme l’équivalent du CRIF en France. Compte tenu du tribut élevé payé par la communauté juive à la dictature argentine, on peut s’attendre à voir la DAIA assumer un rôle de protection, au moins au niveau verbal, de ceux qu’elle est déclarée représenter.
Or, comprend-on à la lecture de la note de lecture publiée par Clarin, ce ne fut pas le cas et la DAIA resta silencieuse tout au long du règne de la dictature. Mieux, la DAIA avait été informée bien à l’avance du projet de putsch militaire lors d’une rencontre avec un membre du complot. L’article, et peut-être le livre, plaide l’aveuglement de la DAIA qui n’aurait pas su voir l’antisémitisme du régime militaire parce que ce dernier ne s’était pas attaqué à la structure communautaire juive.
Cette thèse est bien entendu difficilement compatible avec le fait que la DAIA était informée et était donc partie prenante du coup d’Etat. La DAIA a, au contraire, couvert la politique d’enlèvements et d’assassinats du pouvoir militaire.
Pourquoi?
Nous sommes ici au croisement des intérêts des Etats Unis et de l’entité sioniste dans le continent américain. Les Etats Unis ont toujours cherché à éviter l’émergence de régimes qui affirment leur autonomie vis-à-vis d’eux, que ces régimes se mettent en place suite à une révolution ou à un processus électoral. Ceci est encore parfaitement palpable aujourd’hui dans leur attitude vis-à-vis de pays comme le Vénézuela, l’Equateur ou la Bolivie, trois pays qui détiennent d’importantes ressources naturelles, en hydrocarbures notamment.
L’entité sioniste a toujours volontiers joué le rôle de supplétif des Etats Unis dans la région. C’est encore le cas de nos jours avec les conseillers militaires fournis par l’armée sioniste où ces nombreux spécialistes de la lutte anti-subversive qui dépendent officiellement d’officines privées. Et en Argentine, lé régime sioniste ne s’était pas fait prier pour apporter son concours à la junte militaire, particulièrement par la fourniture d’armements comme ces succédanés d’avions Mirage auxquels l’aviation et la DCA britanniques s’affronteront pendant la guerre des Malouines.
Si la DAIA a fermé les yeux, c’est aussi parce qu’elle représentait des intérêts catégoriels parmi la communauté juive, intérêts qui se reconnaissaient dans la démarche de la dictature. Penser le communauté juive comme monolithique est en effet une erreur, du genre de celles que veut précisément nous faire gober la propagande sioniste. Les Juifs qui ont été sacrifiés étaient tout bonnement des militants démocrates dont les intérêts en termes de catégories sociales, où dont simplement les valeurs ne coïncidaient ni avc ceux de la dictature, ni avec ceux de l’encadrement de la DAIA. DAIA qui obéit de toutes façons au gouvernement de Tel Aviv. Pour la DAIA, et donc pour Tel Aviv, la communauté juive était « florissante » sous la botte des militaires.
La DAIA avait cependant oublié que même les meilleures choses ont une fin puisque la dictature sombrera avec la défaite dans la guerre contre le Royaume Uni. On nous explique ainsi que, une fois la dictature terminée, la DAIA tentera maladroitement de recoller les morceaux avec des segments de la communauté juive durement éprouvés. Des explications hypocrites que tout le monde n’a pas avalées tel Marcos Weinstein, un des fondateurs de l’association des familles juives de disparus.
Pourtant la structure communautariste a pu reprendre le contrôle de la communauté juive argentine. La recette pour obtenir ce résultat est simple: pour souder une communauté, il suffit bien souvent de lui faire percevoir l’imminence ou la réalité d’un péril qui affecte ses membres sur un critère fondamental, indépendant de l’éducation, de la fortune, voire même des convictions religieuses réelles. Pour la communauté juive, ce qui permet de rassembler le troupeau est évidemment la menace antisémite. Cette menace antisémite s’est concrétisée en Argentine avec l’attentat commis en 1994 contre le siège de l’Association mutuelle israélite argentine (AMIA), attentat imputé sans preuves au Hezbollah libanais et à l’Iran.
L’attentat contre l’AMIA s’est avéré être un puissant instrument de mobilisation de la communauté juive argentine et, derrière elle de la population et des autorités de ce pays.  Car cet attentat, avant d’être un moyen de pression sur l’Iran a été celui de pressions sur le  gouvernement argentin, pressions exercées par l’organisation communautariste mais aussi par la bande de Tel Aviv et le gouvernement des Etats Unis. L’attentat a ainsi été à l’origine d’évolutions diplomatiques considérables du gouvernement argentin qui a été amené à prendre ses distances avec l’Iran, pays avec lequel il entretenait de bonnes relations avec des perspectives importantes de coopération dans le domaine nucléaire. L’Argentine est en effet un des rares pays a avoir développé sa propre technologie nucléaire et à être donc en capacité de l’exporter sans l’aval des Etats Unis (même la France n’est pas dans ce cas).
Sur l’affaire de l’AMIA, vous pouvez consulter les articles qui se trouvent ici ou .


Une enquête se penche sur le rôle de la communauté juive dans la dictature

« Zikaron – mémoire. Juifs et militaires sous la terreur du Plan Condor », de Guillermo Lipis s’intéresse à la manière dont l’armée a visé cette communauté et à la complicité éventuelle de ses dirigeants.
Par Clarín.com (Argentine) 15 mars 2010 traduit de l’espagnol par Djazaïri

Des données selon lesquelles certains secteurs de la communauté juive d’Argentine étaient accusés d’être une « organisation terroriste et/ou politique d’un pays étranger » en soutien à des groupes qui opéraient dans la zone du Plan Condor, que dès fin 1975, la direction de la DAIA (équivalent du CRIF en Argentine) était informée au cours d’une réunion avec l’amiral Massera du coup d’Etat qui sera perpétré en 1976, ou la liste des enfants Juifs volés [adoptés illégalement] par les militaires sont quelques unes des informations révélatrices du nouveau livre ‘Zikaron – Memoria: Judios y militares bajo el terror del Plan Condor’ qui vient de sortir sur le marché local.

Ces informations et d’autres – que nous connaissons grâce à cette enquête journalistique réalisée par Guillermo Lipis et publiée par les Ediciones del Nuevo Extremo – s’insèrent dans le propos de l’auteur qui souligne la sur-représentation des Argentins d’origine juive et affirme que « ces disparitions pendant la dictature ne furent pas le simple fruit du hasard. »

On estime le nombre d’enfants Juifs disparus entre 1800 et 2000 sur un total de 30 000 enfants disparus, c’est pourquoi on considère que ce fut la minorité la plus touchée en termes de disparitions.

« Il existe de nombreux témoignages des dirigeants juifs de l’époque qui soulignent que cette communauté était florissante, qu’ils avaient réussi à assurer une forte activité des institutions juives et que nul n’avait été arrêté pour le fait d’être juif sauf que, une fois arrêté et son affiliation religieuse connue, on avait droit à une plus forte dose de torture.

« Les dirigeants de cette communauté faisaient référence à des poches d’antisémitisme enkystées dans les forces de sécurité, mais ne considéraient pas les gouvernements en place comme structurellement antisémites, » ajoute Lipis.

En parcourant certains documents déclassifiés de cette époque, Lipis observe par exemple que la DAIA avait affirmé, pendant une réunion avec des anciens combattants judéo-américains du 3 novembre 1977 à l’ambassade des Etats Unis, que « l’antisémitisme n’est pas une politique du gouvernement. »

Que s’est-il passé pour que, pendant que la communauté développait une vie apparemment normale, ses dirigeants n’aient pas su voir  dans les disparitions l’émergence de l’antisémitisme des gouvernements militaires? se demande-t-il dans le livre.

Certains observateurs et des survivants de l’époque ont donné leur sentiment à ce sujet. Pour Leonardo Senkman, chercheur à l’université hébraïque de Jérusalem, « les dirigeants maniaient les concepts classiques d’antisémitisme et les disparitions ou la détention dans ces centres clandestins ne revêtaient pas des formes traditionnelles. Pour eux, l’antisémitisme c’était celui de Tacuara, Lopez Rega ou les textes de la revue Cabildo. »

Marcos Weinstein, père de Mauricio – un des Israélites disparus – et cofondateur de l’Association des Familles de Disparus Juifs, considère qu’ils « se sont comportés comme une structure de pouvoir qui pensait que si les organes répressifs de l’Etat n’attaquaient pas les institutions, alors on ne pouvait pas parler d’antisémitisme. »

Le livre présente la « Lettre d’excuses transmise par la DAIA aux proches des disparus et des détenus Juifs Argentins » dans laquelle elle admet « des erreurs » dans la gestion institutionnelle pendant la dictature.

« Sans doute – disait alors la DAIA – que dans des époques ou circonstances difficiles, les erreurs sont probablement plus manifestes ou fréquentes, particulièrement si on les analyse rétrospectivement… Nous avons ressenti l’obligation – poursuivait la lettre – de nous tourner vers les proches des Juifs disparus pendant la dernière dictature militaire pour leur faire savoir que, de notre analyse critique, il ressort que… bien au-delà de de la prédisposition à assumer les responsabilités de direction de la communauté à cette époque et du dévouement des dirigeants qui eurent de telles responsabilités dans la DAIA pendant la dictature militaire tant en relation aux dits disparus qu’eu égard à leurs proches, la politique institutionnelle, bien au-delç des bonnes intentions et des secours que les disparitions ont empêché, il y a eu un certain nombre d’erreurs… »

Les familles des disparus n’ont jamais répondu à cette timide tentative d’excuses.

Que s’est-il passé entre ces 2000 disparitions et l’idée que tout était « florissant »? se demande l’auteur.

« Entre les 2000 disparitions et cette communauté ‘florissante’ explique l’auteur – il y a probablement eu un espace de laxisme politique provoqué par l’inaction, la paralysie, la peur ou une mauvaise lecture de la réalité dont le résultat fut que du début à la fin [de la dictature]  ont été perdues ces âmes, ce qui ne fut rien d’autre que 2000 chances perdues de sauver des vies et d’adopter une autre prise de conscience ou attitude devant la tragédie dont a souffert l’Argentine, et la communauté juive en particulier. »

Quel culot! Les sionistes réclament l’extradition de leurs anciens complices de la dictature argentine.

30 novembre 2009
Ils sont bien sympathiques ces gens de Jews Sans Frontières avec leur antisionisme sans complexe et bien documenté.
Ils reprennent ainsi en le synthétisant un texte paru sur le blog d’un autre antisioniste nommé Tony Greenstein. Toutes les références utiles en termes de liens externes sont indiquées à la différence par exemple de la presse sioniste qui ne renvois jamais qu’à des liens internes, c’est-à-dire que mensonges et demi-vérités sont étayés par d’autres mensonges et demi-vérités. Et qu’on compte sur la paresse du lecteur pour qu’il s’abstienne d’aller vérifier ce qu’on lui raconte.
Ici, il est question d’une délibération du parlement sioniste qui demande l’extradition vers Tel Aviv des généraux de l’ex dictature argentine au motif qu’un certain nombre de leurs victimes étaient juives.
Délibération purement hypocrite relèvent Tony Greenstein et le député Yossi Sarid qui rappellent l’étroite collaboration du régime sioniste avec la dictature argentine. De fait, l’entité sioniste fut un pourvoyeur d’armes non négligeable (13 % de son équipement) de la dictature argentine qui s’effondra peu de temps après la guerre dite des Malouines entre l’Argentine et le Royaume Uni.

Israël émet des habeus corpses (sic) contre ses alliés fascistes

Jews sans Frontieres 30 novembre 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Tony Greenstein pointe le fait que l’hypocrisie du sionisme envers le véritable antisémitisme avec lequel il a toujours fait collusion ne se limite pas à sa commémoration bidon de l’holocauste [c.à.d. usurpée, NdT]. Elle concerne maintenant les victimes juives des amis d’Israël de l’ancien régime argentin de Galtieri.
Le post de Tony porte pour titre Argentine – la preuve qu’Israël n’est pas un refuge contre l’Antisémitisme

Après 1945, il y a eu un régime politique qui a assassiné des Juifs parce qu’ils étaient Juifs et en particulier parce que c’étaient des Juifs de gauche. En Argentine, entre 1976 et 1983, 3000 des Disparus étaient Juifs, 10 % de ceux qui furent assassinés par les fascistes. Pourtant il n’y eut pas un seul mot de protestation par Israël. Bien au contraire. Il semble plutôt qu’en réalité Israël conseillait ces tortionnaires en matière de ‘contre-insurrection.’

On lit dans Haaretz:

La Knesset a adopté hier à l’unanimité une décision demandant que l’Argentine extrade vers Israël ces colonels et généraux Argentins impliqués dans les meurtres de masse commis pendant la dictature militaire de ce pays entre 1976 et 1983, de sorte à ce qu’ils puissent être jugés. A peine 19 parlementaires étaient présents à ces débats.

Le député Yossi Sarid (du Meretz, un parti de ‘gauche’) a proposé [je pense qu’il faut lire »s’est opposé »] à la démarche, affirmant qu’il s’agissait d’une «discussion hypocrite dans la mesure où tous ces faits sont connus depuis longtemps et que le gouvernement israélien n’a jamais levé le petit doigt et a coopéré avec les meurtries Argentins en raison de ses intérêts en matière de vente d’armes.»
La décision de la Knesset, qui a pris le forme d’une déclaration, vient après des informations selon lesquelles 40 anciens officiers de la junte militaire ont été arrêtés dimanche en Argentine sur ordre du nouveau président, Nestor Kirchner, qui a déclaré être prêt à les extrader en Espagne.
Le Knesset a aussi appelé à une ouverture des sépultures de masse pour identifier les victimes juives du régime et les amener en Israël pour inhumation.

Donc, maintenant que les victimes de la collusion sionisto-fasciste sont mortes, Israël veut les connaître. Je me souviens avoir lu quelque part que, en dépit de la collaboration bien documentée des sionistes avec les nazis, de l’ascension au pouvoir d’Hitler jusqu’à la fin de l’holocauste, Ben Gourion voulait donner, au moment de l’établissement de l’Etat d’Israël, la citoyenneté israélienne aux morts de l’holocauste.
Plus ça change! [en français dans le texte]

A propos d’une mise en garde de Shimon Peres contre le Hezbollah et le narcotrafic en Amérique latine

11 novembre 2009
La diplomatie sioniste est hyperactive en ce moment. Ainsi Netanyahou, le premier ministre, vient de se rendre à Washington et à Paris tandis que Shimon Peres, le président honoraire du gang, visite le Brésil et l’Argentine. Et qu’un émissaire s’est rendu aux Iles Salomon pour comprendre pourquoi cet Etat a été le seul d’Océanie à voter à l’ONU en faveur du rapport Goldstone.
C’est la visite de Shimon Peres en Amérique Latine qui va m’intéresser ici. Peres a le sens de la formule, c’est le moins qu’on puisse dire: ne vient-il pas d’offrir au président Lula 100 ans d’amitié entre le Brésil et l’entité sioniste?
On remarquera que si le sens du mot « amitié » est aussi perverti dans son esprit que celui du mot « paix ,» les Brésiliens ont sans doute tout intérêt à refuser cette offre.
On se dira aussi que M. Peres est bien présomptueux d’imaginer que l’entité sioniste existera encore dans un siècle.
Dans l’immédiat, amitié pour M. Peres, cela veut dire vendre des armes. Quoi de plus naturel pour un prix Nobel de la paix? Cela signifie aussi mettre en garde les autorités brésiliennes contre l’infiltration du Hezbollah en Amérique du Sud
Selon le régime sioniste, en effet:

L’organisation terroriste chiite trafique de la drogue, des diamants et des armes dans le triangle frontalier entes le Brésil, le Paraguay et l’Argentine, afin de financer des cellules terroristes qui préparent des attentats contre des cibles juives.

Si préparer des attentats contre des cibles juives est à coup sûr quelque chose de condamnable, on peine à comprendre pourquoi il faudrait organiser d’importants réseaux de trafics illicites pour organiser une attaque à la bombe contre un centre culturel juif par exemple. Ce genre d’opérations n’est certainement pas à ce point coûteux qu’il soit nécessaire de prendre en plus des risques avec les douanes et les polices de trois pays.
Mais bon, on sait que les « fous de Dieu » ont des problèmes avec la logique, alors pourquoi pas.

Mais si Lula est bien informé, et si c’est le cas de ses homologues d’Amérique latine, je pense qu’il sait fort bien à quoi s’en tenir sur qui fait quoi en matière de trafics divers et variés.

Ainsi vient-on d’apprendre en Uruguay, la découverte d’un important stock d’armes et de munitions dans une des villas appartenant à un certain Saul Feldman, 64 ans, financier de son état.

Ce sont plusieurs centaines d’armes essentiellement de gros calibre qui ont été découvertes par hasard par des pompiers venus éteindre un incendie qui s’était déclaré dans la maison: grenades anti-tanks, grenades à fragmentation, lance-roquettes RPG7, fusils mitrailleurs AK 47, M16, Uzi etc. ainsi que quelques 40 000 munitions.

La police s’est ensuite rendue à sa résidence principale pour l’interpeller, chose qui n’est pas allée de soi, puisque, lit-on dans le journal uruguayen Espectador :

Lorsque les agents sont allés le chercher, Feldman, un expert comptable de 64 ans, était en train de sortir de sa voiture. Questionné à ce sujet, il a décliné son identité et a répondu à la police: « Justement, je voulais aller là-bas. Attendez-moi, je vais chercher un sac. »
Il rentra donc dans la maison et, au bout de quinze minutes Mario Morena, un des agents, s’es penché à la fenêtre pour l’appeler. C’est à ce moment que Feldman lui a tiré un coup de feu en pleine poitrine et le tua avant de se retrancher dans la maison.
S’ensuivit une véritable bataille mettant aux prises le comptable aux forces spéciales venues en renfort. Et c’est seulement vers 9h du matin que Feldman fut tué par les forces de l’ordre.

Les policiers découvrirent que la maison comportait une pièce blindée et des masques de respiration avec lesquels il a résisté à l’attaque au gaz lacrymogène du samedi.

Les hypothèses sur la destination des armes sont diverses. Comme il est établi que les armes n’ont pas appartenu et n’ont pas été volées à l’armée ou à la police, le trafic d’armes est le scénario le plus probable. On suppose, en particulier, que les armes pourraient être destinées au narcotrafic au Brésil qui est engagé dans une lutte contre la police de ce pays.

Selon les premières informations, Feldman appartenait à une importante bande de délinquants et il possédait dans sa maison une pièce blindée où il a passé une bonne partie de la nuit.  Une des hypothèses étudiées les mieux assurées est que Feldman était un maillon d’une bande de trafiquants d’armes qui opèrent au Brésil, selon Canal 4. Les armes proviennent de l’étranger pour la plupart et ne sont pas en usage dans l’armée uruguayenne, leur puissance de feu étant considérable.

On peut lire également dans Defensa.com que:

Le délinquant abattu, Saul Feldman, un économiste à la double-nationalité israélo-uruguayenne, possédait quatre jeux de documents d’identité, obtenus légalement mais avec de faux certificats de naissances, et autant de noms, ainsi que la responsabilité d’une société financière.

Sa résistance aux forces de l’ordre a par ailleurs été si farouche que:

La justice et la police enquêtent sur les antécédents de Feldman et sur les informations selon lesquelles il aurait reçu un entraînement militaire en Israël…

Bizarre pour un trafiquant de stupéfiants aux ordres du Hezbollah.

Inutile de chercher ces informations dans un journal français, elles n’y sont pas et n’y seront jamais.

Alberto Nisman s’indigne de la nomination d’un ministre Iranien. Mais son travail est-il digne de celui d’un représentant de la justice?

31 août 2009
J’avais évoqué, il y a quelques jours, la colère du procureur Argentin Alberto Nisman suite à la nomination dans le nouveau gouvernement Iranien d’Ahmad Vahidi qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt en Argentine et d’un avis de recherche international via Interpol pour l’attentat commis en 1994 contre le siège de l’AMIA, une association juive, à Buenos Aires.
L’émotion du procureur avait été répercutée à l’unisson par la presse occidentale qui ne s’était même pas donnée la peine, notais-je, de s’apercevoir que Vahidi figurait déjà dans le précédent gouvernement de M. Ahmadinedjad avec le rang de vice-ministre de la défense, ce qui n’est quand même pas rien dans un pays assiégé (mais oui,
regardez une carte de la région).
Cette émotion a sans nul doute été simulée pour relancer médiatiquement le dossier nucléaire iranien, notamment en Amérique Latine où le ministre sioniste des affaires étrangères a récemment fait une tournée pour expliquer (je schématise) qu’Ahmadinedjad = Hitler.
Reste ce qui n’intéresse guère nos journaux, c’est-à-dire
un dossier d’accusation vide et une instruction… qui suit son cours.
C’est ce que nous rappelle opportunément l’article de Noticias Argentinas que je vous propose. Car si le procureur Nisman crie à qui veut l’entendre qu’il demande l’arrestation de Vahidi et de quelques autres hauts responsables Iraniens, à l’heure actuelle pas une personne n’est sous les verrous pour le drame de l’AMIA, pas même des citoyens Argentins que le procureur Nisman accuse d’être le relais local des terroristes.
Et pour cause ! Si l’enquête avait d’emblée été bâclée, on ne saurait dire que le procureur Nisman l’a faite progresser. Et c’est pourquoi l’avocat de deux prévenus réclame que le procureur daigne enfin se mettre en quête d’indices matériels dont certains peuvent peut-être encore être retrouvés.

Mais apparemment les services du procureur font plus dans les relations publiques internationales que dans le judiciaire…

AMIA : la défense d’un accusé remet en question l’utilisation d’une camionnette pour l’attentat.
Infobae.com (Argentine) 12 août 2009 traduit de l’espagnol par Djazaïri

Dans un document écrit présenté au procureur Alberto Nisman, l’avocat Juan Gabriel Labak demande à ce qu’il soit « procédé à une excavation du sol à l’endroit où on soutient qu’a explosé le Trafic utilisé comme véhicule piégé, » et de la sorte – selon lui – « confirmer ou écarter » l’usage du dit véhicule pour l’attentat qui avait eu lieu le 18 juillet 1994 et dans lequel 85 personnes avaient péri.«Il n’y a aucune certitude sur ce Trafic, » assure l’avocat qui considère que « si son existence réelle [du véhicule] n’est pas démontrée, l’ensemble de la piste suivie et l’argumentation avancée dans cette enquête tombent d’eux-mêmes.»
Labak explique en outre que, «tous les petits débris du Trafic qu’on dit avoir retrouvés aux abords de l’AMIA représentent à peine 6 % d’un Trafic.»
«Nous savons que quand un véhicule piégé explose, le véhicule souffre de dommages au niveau de la carrosserie, surtout dans la partie du côté de la cible à détruire. Mais dans le cas de l’AMIA, on n’a jamais trouvé le châssis du véhicule,» dit-il.
Il exhorte donc le procureur Nisman à déterminer «avec précision et certitude si l’explosion s’est produite hors du bâtiment de l’AMIA et avec une voiture piégée ou si elle a eu lieu avec des explosifs disposés à l’intérieur du dit immeuble.»
Comme moyen de preuve, l’avocat propose de pratiquer des excavations là où aurait explosé la camionnette sur une profondeur « d’au moins quatre mètres pour vérifier si, à ce niveau, on en trouve des restes (châssis et autres éléments) qui, répète-t-il, ne disparaissent jamais ni ne sont pulvérisés dans un attentat de ce genre». «De plus, avec les méthodes modernes d’analyse de l’ADN, il serait même possible d’identifier le conducteur suicide parce des traces de sang des tissus, des cheveux, un ou plusieurs os doivent nécessairement avoir adhéré aux débris du véhicule piégé,» ajoute l’avocat.
Il propose aussi qu’on désigne un membre de l’Académie Nationale d’Ingénierie pour qu’il fasse une expertise en vue de déterminer le lieu exact où se trouvaient les explosifs de l’attentat contre l’AMIA.« Si ces preuves ne se matérialisent pas, il sera difficile de continuer à parler de l’existence du Trafic et du rôle que le ministère public attribue à mes clients dans cette interminable et, de ce fait, inconstitutionnelle instruction,» dit-il.Dans ce document, auquel Noticias Argentinas a eu accès, Labak se plaint su manque « d’éléments nouveaux importants » dans le dossier d’enquête, en dépit de la « dotation en personnel étonnante» dont bénéficie le procureur Nisman (« il dispose de 45 employés, dont 32 sont avocats qui reçoivent des rémunérations particulièrement élevées») et après quinze ans d’instruction de l’affaire.« A ce propos, j’attire fortement l’attention que le fait que, à chaque fois qu’on va au ministère public ou au cabinet particulier [Secretaría Especial], on peut observer de nombreux employés, professionnels ou non, totalement désœuvrés,» critique l’avocat.
Kanoore Edul et son fils Jacinto sont accusés par le procureur d’avoir été le réseau local pour l’attentat et de jouir de la protection, dans leur tentative d’étouffer l’enquête, de la part de Carlos Menem, le président de l’époque [de l’attentat].

Nouveau gouvernement iranien: la colère hypocrite du procureur Argentin

23 août 2009
La presse française nous donne encore une image accablante de son niveau qui se résume à servir de caisse de résonance à la propagande sans même prendre un petit temps pour compléter son information.
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Ainsi, on peut lire sur 20 minutes que:
Le probable ministre de la Défense iranien [est] recherché par Interpol.
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Sur le site du Nouvel Observateur, nous lisons en titre:

Colère en Argentine après la nomination du nouveau ministre iranien de la Défense
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Mais, me direz-vous, il est parfaitement vrai qu’Ahmad Vahidi est recherché par Interpol à la demande de l’Argentine!
Et vous avez raison. Mais ce que je reproche à ces journaux, surtout le Nouvel Observateur, c’est de faire écho sans recul aucun à la prétendue indignation des autorités argentines (en réalité d’un procureur et non du gouvernement, en tout cas pour l’instant).
d
Il est d’ailleurs amusant de lire dans le même article la réaction officielle des Etats Unis:
A Washington, le porte-parole du département d’Etat Ian Kelly a déclaré que si Ahmad Vahidi était bien recherché par Interpol, sa confirmation au sein du gouvernement iranien serait « dérangeante. »
d
Car en réalité, les USA ne peuvent pas ignorer que Vahidi est recherché par Interpol puisqu’il l’a été à leur instigation.
f
Mais revenons à l’indignation argentine. Si le Nouvel Observateur ne le sait apparemment pas et ne cherche pas à en savoir plus, les Argentins ignoraient-ils vraiment qu’Ahmad Vahidi figurait déjà dans le précédent gouvernement iranien en qualité de vice-ministre de la défense?
d
Sa nomination à de hautes fonctions ministérielles n’a donc rien de nouveau et n’a pas de quoi susciter ces prétendus cris d’orfraie.
Sauf si on la resitue dans le contexte d’une propagande guerrière sioniste que même les Etats Unis semblent rechigner à suivre. D’autant que parmi les Iraniens recherchés par Interpol, figure également l’Ayatollah Hachemi Rafsandjani, encien président de la république et plus important soutien de… Mir Hossein Moussavi pour qui les Occidentaux se sont découverts une affection sans bornes.
d
Décidément, l’Orient est compliqué pour les esprits tortueux.
k
Pour le dossier à l’encontre d’Ahmad Vahidi et autres dirigeants Iraniens, je me permets de vous renvoyer à mon post sur l’attentat contre l’AMIA à Buenos Aires.

>Autre petite leçon de théologie judéo-chrétienne à laquelle vous n’aurez pas droit dans vos journaux

21 février 2009

>

On pouvait croire que l’affaire Williamson était close suite aux actes de contrition du Pape Benoît XVI.

Que nenni puisque cette affaire rebondit dans l’entité sioniste où l’animateur d’un talk show télévisé semble-t-il très prisé a produit un sketch qui moque certains éléments importants de la doxa chrétienne, et pas seulement catholique.

Le Vatican a protesté formellement auprès des autorités sionistes et l’animateur de ce talk show se serait excusé publiquement avant même cette protestation.

C’est qu’avant la réaction vaticane, l’émission a suscité quelques remous chez les Chrétiens qui résident dans l’entité, des Palestiniens pour la plupart, et qui trouvent que les excuses de l’animateur étaient «hésitantes et non sincères,» un simple acte d’obéissance à la direction de la chaîne.

Vous ne trouverez pas cette information dans vos journaux préférés (motus et bouche cousue comme d’habitude) mais dans quelques sites web catholiques dont l’audience doit se confiner surtout aux croyants.

Je ne vais pas me lancer dans les méandres de la théologie. Cependant ce sketch mérite une petite observation. En effet, on se souvient que ce qui était reproché à l’évêque excommunié Williamson était sa contestation de l’utilisation par les nazis de chambres à gaz pour tuer des Juifs ainsi que son estimation à quelques centaines de milliers du nombre de victimes juives des exactions nazies (à comparer avec le chiffre de 6 millions communément proposé).

Les affirmations de M. Williamson peuvent être jugées contraires à la vérité ainsi que le considèrent des personnalités comme Mme Angela Merkel sans parler du chœur à l’unisson qui provient de ceux qui représentent le judaïsme.

Mais ce n’est pas cet aspect qui m’intéressera ici. Ce qui m’intéresse présentement c’est qu’à ce qu’à ce qu’on peut considérer comme une infraction au savoir historique, certains réagissent en portant la polémique sur un terrain religieux. Une preuve de plus que la question de l’holocauste ne relève pas du savoir historique mais de la théologie.

Or l’évêque Williamson a traité cette question de l’holocauste comme une question relevant de la science historique et a osé déclarer qu’il modifierait son point de vue s’il trouvait des preuves des diverses assertions sur l’holocauste.

Il ne demandait donc rien que la science ne puisse lui fournir or, plutôt qu’à des preuves, il a eu droit, et le Vatican avec lui, à une avalanche d’imprécations et de menaces, ces dernières s’étant d’ailleurs concrétisées avec sa révocation du séminaire où il exerçait et l’ordre d’expulsion à son encontre délivré par le gouvernement d’Argentine, [apparemment à la demande du rabbin Goldmann] pays où il réside pour très peu de temps encore.

Moralité : Williamson aurait mieux fait d’affirmer que la Terre est plate où que c’est le soleil qui tourne autour de la Terre, il aurait eu moins de soucis.

Le Vatican irrité par un show télévisé israélien ‘blasphématoire’
Yedioth (Sionistan) 21 février 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’animateur d’un talk show télévisé nie ironiquement que Marie ait été une vierge et que Jésus ait marché sur l’eau en guise de ‘leçon’ pour les Chrétiens qui nient l’Holocauste. Le Vatican : un acte d’intolérance vulgaire et insultant à l’égard des sentiments des croyants en le Christ.

Le Vatican indique avoir protesté formellement auprès du gouvernement israélien au sujet d’un show d’une télévision privée israélienne qui a ridiculisé Jésus et Marie par un « acte d’intolérance insultant. »

En Israël, la chaîne de télévision a assuré au ministère israélien des affaires étrangères que cette partie du show ne serait pas rediffusée et que son animateur, le comédien Israélien bien connu Lior Shlein s’était excusé.

Dans ce programme, Shlein avait nié avec ironie les traditions chrétiennes, que Marie était une vierge et que Jésus avait marché sur l’eau, expliquant qu’il l’avait fait pour donner une « leçon » aux Chrétiens qui nient l’Holocauste.

Il faisait référence à la récente levée de l’excommunication d’un évêque qui nie que 6 millions de Juifs ont été tués pendant la deuxième guerre mondiale. Cette réhabilitation avait suscité l’indignation chez les Juifs.

Une déclaration du bureau de presse du Vatican ce vendredi indique que ses représentants en Israël ont protesté contre cette partie du programme diffusé récemment sur la chaîne privée Channel 10, une des trois principales chaînes télévisées israéliennes, pendant le talk show humoristique du soir de Shlein.

‘honte de sortir de la maison’

Dans le show, on raconte que marie est tombée enceinte à 15 ans grâce à un camarade de classe. Il est dit que Jésus n’a jamais pu marcher sur l’eau parce qu’il « était si gros qu’il avait honte de sortir de la maison, ne parlons pas d’aller au lac de Galilée en maillot de bain. »

Yigal Palmor, porte parole du ministère des affaires étrangères, a déclaré que la ministère s’était rapproché de Channel ,10 sur la base des protestations du nonce apostolique et s’est entendu dire que cette partie du programme ne serait pas rediffusée. Palmor a précisé que le conseiller juridique de la chaîne avait déjà envoyé une lettre d’excuses à un avocat qui représente une organisation chrétienne qui a été offensé par cette partie de l’émission.

Palmor a indiqué que Shlein s’était excusé en direct mercredi et a déclaré qu’il n’avait pas l’intention de blesser quiconque. Il a affirmé que la chaîne avait agi [en matière d’excuses] avant que le nonce apostolique ait pris contact avec le ministère des affaires étrangères.

Le clip était une réponse ironique à la réhabilitation par le Vatican de l’évêque Richard Williamson qui avait dit lors d’une interview à la télévision publique suédoise qu’aucun Juif n’avait été gazé pendant l’holocauste et que seulement 200 000 à 300 000 Juifs avaient été tués.

La réhabilitation de Williamson par le Vatican a provoqué une indignation qui ne s’est apaisée qu’après le rencontre la semaine dernière au Vatican entre le Pape Benoît XVI et des dirigeants Juifs. Au cours de cette audience, le Pape d’origine allemande a émis une ferme dénonciation de l’antisémitisme et affirmé qu’il était inacceptable que quiconque, particulièrement un membre du clergé, nie ou minimise l’holocauste.

Le Vatican a exigé de Williamson, un membre de la traditionnaliste Société de Saint Pie X, se rétracte avant de pouvoir être admis comme évêque dans l’église catholique romaine. Jeudi, le gouvernement de l’Argentine, où vit Williamson, a ordonné son expulsion dans les dix jours. Le gouvernement a évoqué un problème relatif aux lois sur l’immigration, mais a aussi affirmé que ses propos sur l’holocauste avaient profondément insulté l’Argentine, les Juifs et l’humanité entière.

Le Britannique Williamson avait déjà été démis de sa fonction de directeur du séminaire la Reja de la société de Saint Pie X. Il a indiqué qu’il ne se rétracterait que s’il était satisfait par un examen des preuves mais expliqué que ça prendrait du temps.

Autre petite leçon de théologie judéo-chrétienne à laquelle vous n’aurez pas droit dans vos journaux

21 février 2009

On pouvait croire que l’affaire Williamson était close suite aux actes de contrition du Pape Benoît XVI.

Que nenni puisque cette affaire rebondit dans l’entité sioniste où l’animateur d’un talk show télévisé semble-t-il très prisé a produit un sketch qui moque certains éléments importants de la doxa chrétienne, et pas seulement catholique.

Le Vatican a protesté formellement auprès des autorités sionistes et l’animateur de ce talk show se serait excusé publiquement avant même cette protestation.

C’est qu’avant la réaction vaticane, l’émission a suscité quelques remous chez les Chrétiens qui résident dans l’entité, des Palestiniens pour la plupart, et qui trouvent que les excuses de l’animateur étaient «hésitantes et non sincères,» un simple acte d’obéissance à la direction de la chaîne.

Vous ne trouverez pas cette information dans vos journaux préférés (motus et bouche cousue comme d’habitude) mais dans quelques sites web catholiques dont l’audience doit se confiner surtout aux croyants.

Je ne vais pas me lancer dans les méandres de la théologie. Cependant ce sketch mérite une petite observation. En effet, on se souvient que ce qui était reproché à l’évêque excommunié Williamson était sa contestation de l’utilisation par les nazis de chambres à gaz pour tuer des Juifs ainsi que son estimation à quelques centaines de milliers du nombre de victimes juives des exactions nazies (à comparer avec le chiffre de 6 millions communément proposé).

Les affirmations de M. Williamson peuvent être jugées contraires à la vérité ainsi que le considèrent des personnalités comme Mme Angela Merkel sans parler du chœur à l’unisson qui provient de ceux qui représentent le judaïsme.

Mais ce n’est pas cet aspect qui m’intéressera ici. Ce qui m’intéresse présentement c’est qu’à ce qu’à ce qu’on peut considérer comme une infraction au savoir historique, certains réagissent en portant la polémique sur un terrain religieux. Une preuve de plus que la question de l’holocauste ne relève pas du savoir historique mais de la théologie.

Or l’évêque Williamson a traité cette question de l’holocauste comme une question relevant de la science historique et a osé déclarer qu’il modifierait son point de vue s’il trouvait des preuves des diverses assertions sur l’holocauste.

Il ne demandait donc rien que la science ne puisse lui fournir or, plutôt qu’à des preuves, il a eu droit, et le Vatican avec lui, à une avalanche d’imprécations et de menaces, ces dernières s’étant d’ailleurs concrétisées avec sa révocation du séminaire où il exerçait et l’ordre d’expulsion à son encontre délivré par le gouvernement d’Argentine, [apparemment à la demande du rabbin Goldmann] pays où il réside pour très peu de temps encore.

Moralité : Williamson aurait mieux fait d’affirmer que la Terre est plate où que c’est le soleil qui tourne autour de la Terre, il aurait eu moins de soucis.

Le Vatican irrité par un show télévisé israélien ‘blasphématoire’
Yedioth (Sionistan) 21 février 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’animateur d’un talk show télévisé nie ironiquement que Marie ait été une vierge et que Jésus ait marché sur l’eau en guise de ‘leçon’ pour les Chrétiens qui nient l’Holocauste. Le Vatican : un acte d’intolérance vulgaire et insultant à l’égard des sentiments des croyants en le Christ.

Le Vatican indique avoir protesté formellement auprès du gouvernement israélien au sujet d’un show d’une télévision privée israélienne qui a ridiculisé Jésus et Marie par un « acte d’intolérance insultant. »

En Israël, la chaîne de télévision a assuré au ministère israélien des affaires étrangères que cette partie du show ne serait pas rediffusée et que son animateur, le comédien Israélien bien connu Lior Shlein s’était excusé.

Dans ce programme, Shlein avait nié avec ironie les traditions chrétiennes, que Marie était une vierge et que Jésus avait marché sur l’eau, expliquant qu’il l’avait fait pour donner une « leçon » aux Chrétiens qui nient l’Holocauste.

Il faisait référence à la récente levée de l’excommunication d’un évêque qui nie que 6 millions de Juifs ont été tués pendant la deuxième guerre mondiale. Cette réhabilitation avait suscité l’indignation chez les Juifs.

Une déclaration du bureau de presse du Vatican ce vendredi indique que ses représentants en Israël ont protesté contre cette partie du programme diffusé récemment sur la chaîne privée Channel 10, une des trois principales chaînes télévisées israéliennes, pendant le talk show humoristique du soir de Shlein.

‘honte de sortir de la maison’

Dans le show, on raconte que marie est tombée enceinte à 15 ans grâce à un camarade de classe. Il est dit que Jésus n’a jamais pu marcher sur l’eau parce qu’il « était si gros qu’il avait honte de sortir de la maison, ne parlons pas d’aller au lac de Galilée en maillot de bain. »

Yigal Palmor, porte parole du ministère des affaires étrangères, a déclaré que la ministère s’était rapproché de Channel ,10 sur la base des protestations du nonce apostolique et s’est entendu dire que cette partie du programme ne serait pas rediffusée. Palmor a précisé que le conseiller juridique de la chaîne avait déjà envoyé une lettre d’excuses à un avocat qui représente une organisation chrétienne qui a été offensé par cette partie de l’émission.

Palmor a indiqué que Shlein s’était excusé en direct mercredi et a déclaré qu’il n’avait pas l’intention de blesser quiconque. Il a affirmé que la chaîne avait agi [en matière d’excuses] avant que le nonce apostolique ait pris contact avec le ministère des affaires étrangères.

Le clip était une réponse ironique à la réhabilitation par le Vatican de l’évêque Richard Williamson qui avait dit lors d’une interview à la télévision publique suédoise qu’aucun Juif n’avait été gazé pendant l’holocauste et que seulement 200 000 à 300 000 Juifs avaient été tués.

La réhabilitation de Williamson par le Vatican a provoqué une indignation qui ne s’est apaisée qu’après le rencontre la semaine dernière au Vatican entre le Pape Benoît XVI et des dirigeants Juifs. Au cours de cette audience, le Pape d’origine allemande a émis une ferme dénonciation de l’antisémitisme et affirmé qu’il était inacceptable que quiconque, particulièrement un membre du clergé, nie ou minimise l’holocauste.

Le Vatican a exigé de Williamson, un membre de la traditionnaliste Société de Saint Pie X, se rétracte avant de pouvoir être admis comme évêque dans l’église catholique romaine. Jeudi, le gouvernement de l’Argentine, où vit Williamson, a ordonné son expulsion dans les dix jours. Le gouvernement a évoqué un problème relatif aux lois sur l’immigration, mais a aussi affirmé que ses propos sur l’holocauste avaient profondément insulté l’Argentine, les Juifs et l’humanité entière.

Le Britannique Williamson avait déjà été démis de sa fonction de directeur du séminaire la Reja de la société de Saint Pie X. Il a indiqué qu’il ne se rétracterait que s’il était satisfait par un examen des preuves mais expliqué que ça prendrait du temps.


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