Archive for the ‘athéisme’ Category

Pourquoi tant de Juifs athées?

25 novembre 2009
Ce n’est pas moi qui pose cette question, mais le rabbin Levi Brackman qui s’exprime régulièrement dans la rubrique « Monde juif » du Yediot Aharonot.
A une question stupide, on peut répondre stupidement comme le fait, d’après le rabbin Brackman, un certain Christopher Hitchens qui suggère l’existence d’un gène de l’athéisme chez les Juifs.
Le rabbin pointe, à juste titre selon moi, le caractère raciste de cette explication, et propose une alternative à ce qu’il considère comme une thèse raciste.
Pour notre rabbin, si tant de Juifs non religieux (ou non pratiquants) sont athées, l’explication relève du domaine éducatif et culturel.
Il explique, par exemple, les capacités de questionnement analytique qui selon lui, caractérisent de nombreux Juifs connus, par une vieille tradition de quête intellectuelle qui s’est notamment concrétisé dans le Talmud, « canonisé » (c’est le propre terme du rabbin) au 5ème siècle de l’ère chrétienne.
Tiens, une reconnaissance au passage du caractère relativement récent et postérieur au christianisme de ce que nous appelons aujourd’hui judaïsme.
Donc, une explication culturelle en lieu et place d’une explication biologique. S’il y a tant de Juifs athées, c’est avant tout en raison d’une éducation dans la doctrine juive insuffisante, d’où découle une ignorance des enseignements du judaïsme.

Nous laisserons le rabbin responsable de cette conclusion car j’ai quand même l’impression que les raisons de l’athéisme peuvent être multiples.

Par contre, on peut dire que le propre du raisonnement intellectuel est, avant de s’enquérir de réponses, de poser de bonnes questions. Et la question que pose le rabbin est stupide pour deux raisons.

La première est qu’il est aberrant de parler de Juifs athées: soit on est Juif, soit on est athée car on ne peut pas être croyant et athée en même temps. Simple bon sens.
La deuxième est que cette question renvoie, exactement comme la réflexion dénoncée comme fausse par le rabbin, à une conception raciale (et donc raciste) du judaïsme. En effet, comment peut-on être Juif et athée si le judaïsme n’est pas autre chose qu’une religion?
Et si le judaïsme est autre chose qu’une religion, alors qu’est-ce que c’est?
Cette question, le rabbin Brackman ne la pose pas, pas plus qu’il n’y répond bien entendu.

>Le petit protégé bulgare du Mossad et les Pomaques

6 juillet 2009

>

En 1992, la Bulgarie comptait une population musulmane de 1 078 000 âmes répartie en divers groupes dont le plus important est celui des turcs détenteurs de la citoyenneté bulgare suivi de celui des Pomaques (Pomaci).
Les Pomaques sont des Slaves islamisés au cours de la longue présence ottomane dans le pays. Leur langue maternelle est donc tout naturellement le bulgare tandis que le turc est pour eux une langue étrangère.

Les musulmans de Bulgarie, comme les adeptes d’autres confessions, ont vu le régime communiste exercer une forte pression sur leur culte, l’idéologie marxiste ne reconnaissant pas l’existence de divinité(s) et prônant l’athéisme.
D’une certaine manière, vis-à-vis des Pomaques, les gouvernements communistes ont poursuivi la démarche déjà adoptée par les régimes bulgares dès lors que ce pays s’était détaché de l’empire Ottoman : réduire les caractéristiques supposées non slaves de certaines catégories de populations.
Vous me direz, c’est de l’histoire ancienne et qu’est-ce qu’on en à faire ?
Eh bien, c’est que les Pomaques existent toujours avec des particularités qui n’ont guère changé : si seule une quinzaine de pourcent d’entre eux auraient été convaincus d’aller vers l’athéisme, ils restent cependant une communauté pauvre, plutôt peu instruite et isolée. Les femmes de cette communauté s’habillent par ailleurs toujours avec les mêmes vêtements : le shalvari (pantalon ample coloré) et la shamiya (voile).
Et si en France, c’est la passe d’armes entre F. Bayrou et D. Cohen-Bendit qui a surtout marqué la campagne électorale européenne, en Bulgarie ce sont les Pomaques.
C’est qu’il existe en Bulgarie un parti conservateur populiste, le RZS soit Ordre Loi et Justice (à la lisière de l’extrême droite voire carrément d’extrême droite) dirigé par un certain Yane Yanev.
Dans un scrutin marqué en Bulgarie comme ailleurs par une faible participation, le parti
RZS a totalisé 4,67 % des voix et n’a eu aucun élu au parlement européen.
Il s’agit donc d’un parti pour l’heure presque insignifiant. Pour l’heure, car ce parti surfe sur l’air du temps, non par ses proclamations de volonté de lutte contre la corruption mais par son islamophobie affichée.

En effet, un des thèmes marquants de la campagne électorale de M. Yanev a été la dénonciation des «conversions forcées à l’islam de villages entiers». M. Yanev allant jusqu’à dire publiquement que « certaines régions du pays auraient besoin d’une deuxième libération du joug ottoman.»
Ce n’est certes pas par hasard que ce thème de campagne est repris par un blog de la hasbara sioniste (via le site islamophobe
Bivouac) car l’entité sioniste et ses partisans n’ont de cesse de s’évertuer à provoquer une guerre de civilisations et le discours de M. Yanev s’inscrit tout à fait dans cette logique.

Ce que ne nous disent ni ce blog, ni M. Yanev, c’est comment fait-on pour convertir de force à l’Islam des gens qui sont déjà musulmans ?
On lira ici la réponse d’un de ceux qui sont accusés d’organiser ces conversions forcées de musulmans à l’Islam. Et pas plus aujourd’hui qu’hier, les Pomaques ne sont une population islamisée par la force.

Reste que la collusion entre le sionisme et ce leader politique bulgare ne se limite pas à des articles ou des paroles, elle est absolument concrète.
Car notre militant anti-ottoman (c’est-à-dire en réalité antimusulman) est en vérité non seulement un ami mais un protégé des sionistes qui investissent sur lui au cas où…
Ainsi peut-on lire sur un site bulgare d’informations:
« L’ex-chef du Mossad organise la sécurité de Yane Yanev » dont la vie aurait été maintes fois menacée.

Cette aide si elle n’est pas désintéressée est cependant gratuite nous dit l’article :
«Les services côté israélien sont fournis sous la forme d’une aide gratuite avec la coopération de l’ancien chef du Mossad, le général Danny Yatom. »
Si M. Yanev manifeste le désir de libérer une deuxième fois la Bulgarie d’un joug ottoman imaginaire, force est de constater qu’il s’est placé volontairement sous le joug sioniste.

Le petit protégé bulgare du Mossad et les Pomaques

6 juillet 2009
En 1992, la Bulgarie comptait une population musulmane de 1 078 000 âmes répartie en divers groupes dont le plus important est celui des turcs détenteurs de la citoyenneté bulgare suivi de celui des Pomaques (Pomaci).
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La présence pomaque est particulièrement forte dans les montagnes du Rhodope

Les Pomaques sont des Slaves islamisés au cours de la longue présence ottomane dans le pays. Leur langue maternelle est donc tout naturellement le bulgare tandis que le turc est pour eux une langue étrangère.

Les musulmans de Bulgarie, comme les adeptes d’autres confessions, ont vu le régime communiste exercer une forte pression sur leur culte, l’idéologie marxiste ne reconnaissant pas l’existence de divinité(s) et prônant l’athéisme.

D’une certaine manière, vis-à-vis des Pomaques, les gouvernements communistes ont poursuivi la démarche déjà adoptée par les régimes bulgares dès lors que ce pays s’était détaché de l’empire Ottoman : réduire les caractéristiques supposées non slaves de certaines catégories de populations.

Vous me direz, c’est de l’histoire ancienne et qu’est-ce qu’on en à faire ?
Eh bien, c’est que les Pomaques existent toujours avec des particularités qui n’ont guère changé : si seule une quinzaine de pour cent d’entre eux auraient été convaincus d’aller vers l’athéisme, ils restent cependant une communauté pauvre, plutôt peu instruite et isolée. Les femmes de cette communauté s’habillent par ailleurs toujours avec les mêmes vêtements : le shalvari (pantalon ample coloré) et la shamiya (voile).
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Jeunes femmes pomaques en shalvari mais sans shamiya 

Et si en France, c’est la passe d’armes entre F. Bayrou et D. Cohen-Bendit qui a surtout marqué la campagne électorale européenne, en Bulgarie ce sont les Pomaques.
C’est qu’il existe en Bulgarie un parti conservateur populiste, le RZS soit Ordre Loi et Justice (à la lisière de l’extrême droite voire carrément d’extrême droite) dirigé par un certain Yane Yanev.
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Yane Yanev

Dans un scrutin marqué en Bulgarie comme ailleurs par une faible participation, le parti RZS a totalisé 4,67 % des voix et n’a eu aucun élu au parlement européen.
Il s’agit donc d’un parti pour l’heure presque insignifiant. Pour l’heure, car ce parti surfe sur l’air du temps, non par ses proclamations de volonté de lutte contre la corruption mais par son islamophobie affichée.

 

En effet, un des thèmes marquants de la campagne électorale de M. Yanev a été la dénonciation des «conversions forcées à l’islam de villages entiers». M. Yanev allant jusqu’à dire publiquement que « certaines régions du pays auraient besoin d’une deuxième libération du joug ottoman.»
Ce n’est certes pas par hasard que ce thème de campagne est repris par un blog de la hasbara sioniste (via le site islamophobe
Bivouac) car l’entité sioniste et ses partisans n’ont de cesse de s’évertuer à provoquer une guerre de civilisations et le discours de M. Yanev s’inscrit tout à fait dans cette logique.

 

 Ce que ne nous disent ni ce blog, ni M. Yanev, c’est comment fait-on pour convertir de force à l’Islam des gens qui sont déjà musulmans ?
On lira ici la réponse d’un de ceux qui sont accusés d’organiser ces conversions forcées de musulmans à l’Islam. Et pas plus aujourd’hui qu’hier, les Pomaques ne sont une population islamisée par la force.

Reste que la collusion entre le sionisme et ce leader politique bulgare ne se limite pas à des articles ou des paroles, elle est absolument concrète.
Car notre militant anti-ottoman (c’est-à-dire en réalité antimusulman) est en vérité non seulement un ami mais un protégé des sionistes qui investissent sur lui au cas où…
Ainsi peut-on lire sur un site bulgare d’informations:
« L’ex-chef du Mossad organise la sécurité de Yane Yanev » dont la vie aurait été maintes fois menacée.

Cette aide si elle n’est pas désintéressée est cependant gratuite nous dit l’article :
«Les services côté israélien sont fournis sous la forme d’une aide gratuite avec la coopération de l’ancien chef du Mossad, le général Danny Yatom. »

Si M. Yanev manifeste le désir de libérer une deuxième fois la Bulgarie d’un joug ottoman imaginaire, force est de constater qu’il s’est placé volontairement sous le joug sioniste.

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