Archive for the ‘attentats’ Category

A chacun son kit: kit de propagande ou kit pour explosifs, à vous de choisir

3 octobre 2010

Un Français (d’origine algérienne) âgé de 28 ans a été arrêté à Naples en Italie. L’arrestation a eu lieu il y a deux semaines mais a été tue jusqu’à sa divulgation ce jour. On nous précise même que l’arrestation a été effectuée près de la gare centrale de Naples (sous entendu, il préparait peut-être un attentat à cet endroit).
En soi, l’apparition  de cette information en quelque sorte périmée au moment où enflent des rumeurs d’attentats en France et en Allemagne (pas en Italie, curieusement) et à la date anniversaire de l’attentat de la rue Copernic a de quoi laisser perplexe.
Ce qui rend plus perplexe encore, c’est qu’on nous indique que ce Franco-Algérien, qui aurait combattu en Afghanistan, était en possession d’un « kit » pour la fabrication d’explosifs.  C’est ce mot kit que je trouve étrange car un kit, ce n’est habituellement comme l’explique le Larousse q’un:

Ensemble des pièces détachées constitutives d’un objet, vendues avec un plan de montage, et que l’on assemble soi-même.

Ce qui veut dire qu’un kit de fabrication de bombe, ce n’est rien d’autre qu’un produit « à monter soi même » standardisé et produit en plus ou moins grande série, ne nécessitant généralement pas de compétence technique particulière chez l’utilisateur.

Je serais curieux (à titre purement intellectuel, évidemment) de connaître les éléments constitutifs de ce kit et, surtout, si la substance explosive en fait partie.

Lecteurs curieux, Djazaïri peut vous proposer son propre kit de fabrication d’explosifs.

Quand un ex responsable de la CIA souhaite ouvertement de nouveaux attentats aux Etats Unis

3 juillet 2009
S’il est implicitement interdit de remettre en cause la version officielle des attentats du 11 septembre 2001 à New York, ainsi qu’a pu en faire l’expérience l’humoriste Jean-Marie Bigard, il n’empêche qu’on peut et doit se poser un certain nombre de questions sur ce qui s’est réellement passé.
Car même en admettant que ces attentats sont l’oeuvre d’Oussama Ben Laden et de ses subordonnés, des zones d’ombre subsistent quant à l’inertie de la police et des services secrets des Etats Unis devant les agissements d’un réseau qu’ils connaissaient pourtant bien.
Ainsi, une unité de la CIA se consacre depuis 1996 à la traque de Ben Laden. Son travail n’a pas connu le succès puisque Ben Laden, s’il n’est pas mort, serait toujours en cavale.
Mais avait-on vraiment la volonté de se saisir d’Oussama Ben Laden ?
C’est la question qu’on peut légitimement se poser après avoir lu l’article ci-dessous. On apprend en effet que l’ancien responsable de l’unité des services secrets consacrée à Ben Laden et qui a passé huit années à le pister souhaite publiquement, pour le salut de son pays, que Ben Laden commette un énorme attentat aux Etats unis.
Car le salut de son pays passe, selon ce monsieur, par l’adoption de mesures sécuritaires inédites qu’un tel attentat viendrait légitimer.
Si donc un attentat contre les Etats Unis commis par Ben Laden aurait un effet bénéfique, c’est probablement qu’en réalité le dispositif sécuritaire proposé répond à une autre menace qui, pour sa part, n’est pas identifiée ou précisée.

La colère de Stewart contre l’ex analyste de la CIA qui souhaite une attaque de Ben Laden
par David Edwards, Raw Story (USA) 2 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

C’est peut-être un genre de syndrome de Stockholm.
La même personne qui a passé en vain près d’une décennie à la tête de l’unité de la CIA chargée de trouver Oussama Ben Laden semble lui apporter son soutien.
L’ancien analyste de la CIA Michael Scheuer a déclaré pendant Tuesday Night, l’émission de Glenn Beck sur Fox News : « Le seule chance pour notre pays en ce moment précis, c’est que Ben Laden déploie et fasse exploser une énorme bombe aux Etats Unis. »
Selon sa biographie, «De 1996 à 1999, Scheuer a exercé comme chef de l’unité Ben Laden (connue sous l’appellation Alec Station), l’unité du Centre de Contreterrorisme chargée de pister Ben Laden. Il a travaillé ensuite comme conseiller spécial du chef de l’unité Ben Laden de septembre 2001 à novembre 2004.»
Pendant le Daily Show de mercredi, Jon Stewart s’est déclaré scandalisé par l’invité de Beck. «Qu’st-ce que c’est que cet enc.lé ? Et en passant, voilà ce que notre culture a de fascinant. Je suppose que vous ne m’avez pas entendu prononcer le mot ‘enc.lé.’ Parce que le gouvernement fédéral vous protège ainsi que les oreilles de vos enfants de ce genre d’insanité.»
Stewart s’est gaussé de la barbe de Scheurer : «Pendant ce temps, le jumeau malfaisant du Père Noël, uhh… en vient nonchalamment à proposer le massacre inutile d’Américains pour promouvoir son plan de sécurité nationale. Mais évidemment, dans ce pays, chacun a le droit d’avoir à sa dope-pinion.»
Pour finir, Stewart a ajouté, «Hé, est-ce que vous [les télespectateurs], auriez la possibilité de crier assez fort devant votre téléviseur à la maison pour que les gens qui se trouvent à l’intérieur vous entendent ?»

>Quand un ex responsable de la CIA souhaite ouvertement de nouveaux attentats aux Etats Unis

3 juillet 2009

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S’il est implicitement interdit de remettre en cause la version officielle des attentats du 11 septembre 2001 à New York, ainsi qu’a pu en faire l’expérience l’humoriste Jean-Marie Bigard, il n’empêche qu’on peut et doit se poser un certain nombre de questions sur ce qui s’est réellement passé.
Car même en admettant que ces attentats sont l’oeuvre d’Oussama Ben Laden et de ses subordonnés, des zones d’ombre subsistent quant à l’inertie de la police et des services secrets des Etats Unis devant les agissements d’un réseau qu’ils connaissaient pourtant bien.
Ainsi, une unité de la CIA se consacre depuis 1996 à la traque de Ben Laden. Son travail n’a pas connu le succès puisque Ben Laden, s’il n’est pas mort, serait toujours en cavale.
Mais avait-on vraiment la volonté de se saisir d’Oussama Ben Laden ?
C’est la question qu’on peut légitimement se poser après avoir lu l’article ci-dessous. On apprend en effet que l’ancien responsable de l’unité des services secrets consacrée à Ben Laden et qui a passé huit années à le pister souhaite publiquement, pour le salut de son pays, que Ben Laden commette un énorme attentat aux Etats unis.
Car le salut de son pays passe, selon ce monsieur, par l’adoption de mesures sécuritaires inédites qu’un tel attentat viendrait légitimer.
Si donc un attentat contre les Etats Unis commis par Ben Laden aurait un effet bénéfique, c’est probablement qu’en réalité le dispositif sécuritaire proposé répond à une autre menace qui, pour sa part, n’est pas identifiée ou précisée.

La colère de Stewart contre l’ex analyste de la CIA qui souhaite une attaque de Ben Laden
par David Edwards, Raw Story (USA) 2 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

C’est peut-être un genre de syndrome de Stockholm.
La même personne qui a passé en vain près d’une décennie à la tête de l’unité de la CIA chargée de trouver Oussama Ben Laden semble lui apporter son soutien.
L’ancien analyste de la CIA Michael Scheuer a déclaré pendant Tuesday Night, l’émission de Glenn Beck sur Fox News : « Le seule chance pour notre pays en ce moment précis, c’est que Ben Laden déploie et fasse exploser une énorme bombe aux Etats Unis. »
Selon sa biographie, «De 1996 à 1999, Scheuer a exercé comme chef de l’unité Ben Laden (connue sous l’appellation Alec Station), l’unité du Centre de Contreterrorisme chargée de pister Ben Laden. Il a travaillé ensuite comme conseiller spécial du chef de l’unité Ben Laden de septembre 2001 à novembre 2004.»
Pendant le Daily Show de mercredi, Jon Stewart s’est déclaré scandalisé par l’invité de Beck. «Qu’st-ce que c’est que cet enc.lé ? Et en passant, voilà ce que notre culture a de fascinant. Je suppose que vous ne m’avez pas entendu prononcer le mot ‘enc.lé.’ Parce que le gouvernement fédéral vous protège ainsi que les oreilles de vos enfants de ce genre d’insanité.»
Stewart s’est gaussé de la barbe de Scheurer : «Pendant ce temps, le jumeau malfaisant du Père Noël, uhh… en vient nonchalamment à proposer le massacre inutile d’Américains pour promouvoir son plan de sécurité nationale. Mais évidemment, dans ce pays, chacun a le droit d’avoir à sa dope-pinion.»
Pour finir, Stewart a ajouté, «Hé, est-ce que vous [les télespectateurs], auriez la possibilité de crier assez fort devant votre téléviseur à la maison pour que les gens qui se trouvent à l’intérieur vous entendent ?»

La petite amie du djihadiste parle

28 mai 2009
A mesure qu’on lit la presse qui se donne un peu de peine pour enquêter, on s’aperçoit que l’affaire des quatre terroristes newyorkais embarqués dans d’ambitieux projets d’attentats contre des synagogues et une base aérienne, n’est pas autre chose qu’un coup tordu monté par la police fédérale étatsunienne.
Toutes les ficelles du genre de la manipulation sont ici réunies. La première est un indicateur spécialisé dans l’approche de personnes qui fréquentent des mosquées.
La deuxième ficelle, ce sont des subsides et des cadeaux intéressés destinés à ces personnes ; une générosité qui s’alimente aux caisses du FBI, donc du contribuable étatsunien que ce service est supposé protéger.
La troisième ficelle, ce sont les dindons de la farce. Et là, on dira qu’ils ont le profil idéal : de petits délinquants dépourvus de perspectives d’accession à une vie honnête autant par manque d’opportunités ou de qualifications que par leur faiblesse de caractère.
Néo convertis à l’Islam, ces personnes se font facilement tourner la tête par quelqu’un qui, outre de beaux discours à connotation religieuse, n’omet pas de les arroser de cadeaux, d’argent et de… marijuana.
Pour résumer, nous avons quatre individus qui, au sortir de prison, n’avaient d’autre projet que d’essayer d’éviter d’y retourner en tentant de mener une vie honnête ou en continuant leurs petits délits mais qui se sont faits implanter dans l’esprit un projet d’attentats par un personnage trouble et rusé qui travaille pour la police.
S’ils n’avaient pas rencontré cet individu, qui a pris l’initiative du contact, nous n’aurions jamais entendu parler de ces quatre personnes.

On notera le caractère proprement ignoble de l’agent infiltré par le FBI qui exploite la grave maladie (un cancer en phase terminale) du frère d’un des présumés terroristes.

Voilà, tout est dit sur les méthodes des néoconservateurs aux Etats Unis.

La petite amie du ‘djihad’ : le mouchard du FBI s’est servi de cadeaux pour piéger nos hommes
par Lorena Mongelli à Newburgh et Lukas I. Alpert à New York traduit de l’anglais par Djazaïri
New York Post, 23 mai 2009

Un informateur du FBI a entrainé quatre convertis à l’Islam dans un horrible complot terroriste visant à faire sauter des synagogues et des avions militaires en leur offrant de grosses sommes d’argent, des cadeaux et même des sachets de marijuana, ont déclaré aujourd’hui des proches des suspects.
« Mon frère, tout ce dont tu as besoin, je me le procurerai pour toi, » disait cet homme que les quatre petits délinquants connaissaient sous le nom de Maqsood, selon Kathleen Baynes, dont le petit ami de longue date James Cromitie serait le chef présumé de la cellule terroriste.
Selon elle, Cromitie, 45 ans, a rencontré Maqsood, qui lui a promis de lui enseigner la vérité sur l’Islam, à la mosquée al-Ikhlas il y a environ un an
Rapidement, l’homme vint de plus souvent chez eux, les poches toujours pleines d’argent.
«Il était très insistant et à chaque fois qu’il venait voir James, il l’emmenait avec lui. Ils disaient qu’ils allaient dîner, » dit-elle. « Chaque fois que nous avions besoin de quelque chose Maqsood nous aidait – par exemple financièrement – il nous donnait de l’argent pour payer le loyer.
« Il était tout le temps dans les parages. C’était comme s’il l’avait envoûté.»
Cassandra McKoy, la petite amie de David Williams, un des co-conspirateurs, soutient que les hommes ont été dupés pour participer au complot, appâtés par une paye quotidienne et que la haine religieuse n’avait rien à voir avec tout ça.
« Ce ne sont pas des extrémistes, leurs motivations étaient uniquement financières. Ce ne sont pas des terroristes, » dit-elle. « Ce n’était pas leur idée. Ils [le FBI] font voir les choses comme s’ils l’avaient cherché à entrer en contact avec lui [l’informateur] pour lui dire que nous voulons faire telle chose alors que c’est lui qui les a contactés. Il les a attirés avec l’argent ».
«Maqsood n’était même pas autorisé à entrer dans la mosquée, il les attendait sur le parking et leur avait proposé 25 000 dollars pour se joindre à lui.»
Des sources indiquent que Maqsood est en réalité Shahed Hussain – un ressortissant pakistanais qui gère un hôtel aux environs de la ville et travaille pour le FBI depuis 2003 après avoir eu des problèmes pour une affaire de fraude. Il a joué un rôle capital pour mettre au jour une autre affaire liée au terrorisme à Albany en 2004.
Baynes, 42 ans, entretenait une relation avec Cromitie – un professionnel du crime qui est allé plus de 20 fois en prison – depuis six ans. Elle explique qu’il s’est converti à l’Islam au cours de son dernier séjour en prison mais que ce n’était pas sérieux.
«James est un apprenti musulman. Il n’était pas vraiment musulman. Il n’a jamais prié,» dit-elle.
Mais dans le courant de l’année, Maqsood n’a eu de cesse d’entrainer Cromitie sur le chemin du djihad – il lui donnait des brochures religieuses, des vêtements et des tapis de prière. A la fin, il semble que l’argent et les cadeaux ont mieux fonctionné.
Elle explique que Maqsood avait promis de donner un emploi à Cromitie et il a dit une fois qu’il lui donnerait une Mercedes Benz noire. A plusieurs reprises, il a donné à Cromitie des appareils photo, de l’argent et même de la drogue.
« Maqsood lui a donné beaucoup de marijuana, » dit-elle.
Un porte parole du FBI ne nous a pas rappelé suite à notre demande de commentaires sur les cadeaux.
Elizabeth McWilliams, la mère de Williams, affirme que son fils est tombé sous la coupe de Maqsood en avril en promettant d’aider pour les frais médicaux de son frère malade.
« Maqsood disait ‘Ne t’inquiète pas frère, je vais vous aider pour les frais hospitaliers de ton frère. Cet homme n’a rien fait d’autre que manipuler ces types.»
Baynes dit ne s’être jamais fié aux intentions de Maqsood et que l’imam de la mosquée avait prévenu James de se tenir à l’écart de cet intrus.
« James m’avait dit que l’imam leur avait demandé d’être prudent parce que cet homme essayait de recruter des gens pour aller au Pakistan, » dit-elle. «James avait dit qu’il n’était pas assez fou pour faire quelque chose comme ça.»
Alors que le mercredi de l’attentat approchait, Baynes indique que l’humeur de Cromitie changeait.
« Les derniers jours, James n’était plus le même. Il se comportait simplement différemment, » dit-elle. « Ces jours là, il ne faisait que fumer de l’herbe et jouer à des jeux vidéo avec ses amis [ses associés dans le complot, Williams, Laguerre Payen et Onta Williams].
Selon elle, le jour de l’attentat les hommes s’étaient réunis et Maqsood «semblait vraiment nerveux.»
« Il se tenait vers la voiture et était agité, » dit-elle.
Puis, alors qu’ils allaient partir, Cromitie l’a embrassée sur la joue et lui a promis, « Bientôt tout ira bien, » dit-elle. «Je pense qu’il voulait dire financièrement, qu’il voulait dire que tout serait OK.»
Selon elle, un ami lui avait dit que James allait avoir 50 000 dollars.

>La petite amie du djihadiste parle

28 mai 2009

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A mesure qu’on lit la presse qui se donne un peu de peine pour enquêter, on s’aperçoit que l’affaire des quatre terroristes newyorkais embarqués dans d’ambitieux projets d’attentats contre des synagogues et une base aérienne, n’est pas autre chose qu’un coup tordu monté par la police fédérale étatsunienne.
Toutes les ficelles du genre de la manipulation sont ici réunies. La première est un indicateur spécialisé dans l’approche de personnes qui fréquentent des mosquées.
La deuxième ficelle, ce sont des subsides et des cadeaux intéressés destinés à ces personnes ; une générosité qui s’alimente aux caisses du FBI, donc du contribuable étatsunien que ce service est supposé protéger.
La troisième ficelle, ce sont les dindons de la farce. Et là, on dira qu’ils ont le profil idéal : de petits délinquants dépourvus de perspectives d’accession à une vie honnête autant par manque d’opportunités ou de qualifications que par leur faiblesse de caractère.
Néo convertis à l’Islam, ces personnes se font facilement tourner la tête par quelqu’un qui, outre de beaux discours à connotation religieuse, n’omet pas de les arroser de cadeaux, d’argent et de… marijuana.
Pour résumer, nous avons quatre individus qui, au sortir de prison, n’avaient d’autre projet que d’essayer d’éviter d’y retourner en tentant de mener une vie honnête ou en continuant leurs petits délits mais qui se sont faits implanter dans l’esprit un projet d’attentats par un personnage trouble et rusé qui travaille pour la police.
S’ils n’avaient pas rencontré cet individu, qui a pris l’initiative du contact, nous n’aurions jamais entendu parler de ces quatre personnes.

On notera le caractère proprement ignoble de l’agent infiltré par le FBI qui exploite la grave maladie (un cancer en phase terminale) du frère d’un des présumés terroristes.

Voilà, tout est dit sur les méthodes des néoconservateurs aux Etats Unis.

La petite amie du ‘djihad’ : le mouchard du FBI s’est servi de cadeaux pour piéger nos hommes
par Lorena Mongelli à Newburgh et Lukas I. Alpert à New York traduit de l’anglais par Djazaïri
New York Post, 23 mai 2009

Un informateur du FBI a entrainé quatre convertis à l’Islam dans un horrible complot terroriste visant à faire sauter des synagogues et des avions militaires en leur offrant de grosses sommes d’argent, des cadeaux et même des sachets de marijuana, ont déclaré aujourd’hui des proches des suspects.
« Mon frère, tout ce dont tu as besoin, je me le procurerai pour toi, » disait cet homme que les quatre petits délinquants connaissaient sous le nom de Maqsood, selon Kathleen Baynes, dont le petit ami de longue date James Cromitie serait le chef présumé de la cellule terroriste.
Selon elle, Cromitie, 45 ans, a rencontré Maqsood, qui lui a promis de lui enseigner la vérité sur l’Islam, à la mosquée al-Ikhlas il y a environ un an
Rapidement, l’homme vint de plus souvent chez eux, les poches toujours pleines d’argent.
«Il était très insistant et à chaque fois qu’il venait voir James, il l’emmenait avec lui. Ils disaient qu’ils allaient dîner, » dit-elle. « Chaque fois que nous avions besoin de quelque chose Maqsood nous aidait – par exemple financièrement – il nous donnait de l’argent pour payer le loyer.
« Il était tout le temps dans les parages. C’était comme s’il l’avait envoûté.»
Cassandra McKoy, la petite amie de David Williams, un des co-conspirateurs, soutient que les hommes ont été dupés pour participer au complot, appâtés par une paye quotidienne et que la haine religieuse n’avait rien à voir avec tout ça.
« Ce ne sont pas des extrémistes, leurs motivations étaient uniquement financières. Ce ne sont pas des terroristes, » dit-elle. « Ce n’était pas leur idée. Ils [le FBI] font voir les choses comme s’ils l’avaient cherché à entrer en contact avec lui [l’informateur] pour lui dire que nous voulons faire telle chose alors que c’est lui qui les a contactés. Il les a attirés avec l’argent ».
«Maqsood n’était même pas autorisé à entrer dans la mosquée, il les attendait sur le parking et leur avait proposé 25 000 dollars pour se joindre à lui.»
Des sources indiquent que Maqsood est en réalité Shahed Hussain – un ressortissant pakistanais qui gère un hôtel aux environs de la ville et travaille pour le FBI depuis 2003 après avoir eu des problèmes pour une affaire de fraude. Il a joué un rôle capital pour mettre au jour une autre affaire liée au terrorisme à Albany en 2004.
Baynes, 42 ans, entretenait une relation avec Cromitie – un professionnel du crime qui est allé plus de 20 fois en prison – depuis six ans. Elle explique qu’il s’est converti à l’Islam au cours de son dernier séjour en prison mais que ce n’était pas sérieux.
«James est un apprenti musulman. Il n’était pas vraiment musulman. Il n’a jamais prié,» dit-elle.
Mais dans le courant de l’année, Maqsood n’a eu de cesse d’entrainer Cromitie sur le chemin du djihad – il lui donnait des brochures religieuses, des vêtements et des tapis de prière. A la fin, il semble que l’argent et les cadeaux ont mieux fonctionné.
Elle explique que Maqsood avait promis de donner un emploi à Cromitie et il a dit une fois qu’il lui donnerait une Mercedes Benz noire. A plusieurs reprises, il a donné à Cromitie des appareils photo, de l’argent et même de la drogue.
« Maqsood lui a donné beaucoup de marijuana, » dit-elle.
Un porte parole du FBI ne nous a pas rappelé suite à notre demande de commentaires sur les cadeaux.
Elizabeth McWilliams, la mère de Williams, affirme que son fils est tombé sous la coupe de Maqsood en avril en promettant d’aider pour les frais médicaux de son frère malade.
« Maqsood disait ‘Ne t’inquiète pas frère, je vais vous aider pour les frais hospitaliers de ton frère. Cet homme n’a rien fait d’autre que manipuler ces types.»
Baynes dit ne s’être jamais fié aux intentions de Maqsood et que l’imam de la mosquée avait prévenu James de se tenir à l’écart de cet intrus.
« James m’avait dit que l’imam leur avait demandé d’être prudent parce que cet homme essayait de recruter des gens pour aller au Pakistan, » dit-elle. «James avait dit qu’il n’était pas assez fou pour faire quelque chose comme ça.»
Alors que le mercredi de l’attentat approchait, Baynes indique que l’humeur de Cromitie changeait.
« Les derniers jours, James n’était plus le même. Il se comportait simplement différemment, » dit-elle. « Ces jours là, il ne faisait que fumer de l’herbe et jouer à des jeux vidéo avec ses amis [ses associés dans le complot, Williams, Laguerre Payen et Onta Williams].
Selon elle, le jour de l’attentat les hommes s’étaient réunis et Maqsood «semblait vraiment nerveux.»
« Il se tenait vers la voiture et était agité, » dit-elle.
Puis, alors qu’ils allaient partir, Cromitie l’a embrassée sur la joue et lui a promis, « Bientôt tout ira bien, » dit-elle. «Je pense qu’il voulait dire financièrement, qu’il voulait dire que tout serait OK.»
Selon elle, un ami lui avait dit que James allait avoir 50 000 dollars.

>Tentatives d’attentats de New Yok ou l’art de la manipulation "d’idiots utiles"

24 mai 2009

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Comme il se doit, de nombreux organes de presse ont rapporté l’arrestation de quatre personnes qui préparaient des attentats à l’explosif contre deux synagogues de New York et la destruction d’avions militaires au moyen de missiles du type Stinger.

Pour mener ce genre d’opérations d’envergure, on s’attendrait à avoir affaire à des terroristes de gros calibre, affiliés à un réseau capable de fournir un objet aussi peu banal qu’un missile sol-air.

Pourtant, on peut lire dans le journal La Voix du Nord qu’en guise de terroristes aguerris, nous sommes confrontés à quatre individus dont certains se sont convertis à l’Islam en détention (pour délits de droit commun).

L’un d’entre eux, James Cromitie se présente comme étant « d’origine afghane » et que, «il était ému par la guerre là bas, selon la déclaration sous serment [des enquêteurs]. Il dit que s’il devait mourir en martyr, il irait au paradis et parlait de vouloir faire quelque chose à l’Amérique. »

Bon, je ne sais pas vous, mais moi je pense que James n’est pas un prénom afghan, pas plus que Cromitie n’est un patronyme de Kaboul ou de Kandahar.


Par ailleurs, au vu de sa photo, le visage de Cromitie n’évoque pas vraiment celui de quelqu’un dont les deux parents seraient afghans. On nous aurait dit d’origine algérienne, marocaine, libyenne, j’aurais dit « OK» mais afghan… Cependant, il est vrai qu’aux USA un « coloured » est un « coloured » ; après tout, aux premiers temps de l’immigration des italiens aux Etats Unis, ces derniers n’ont-ils pas échappé de peu à la classification dans la rubrique des populations de couleur ?
Quoi qu’il en soit, le quotidien Ouest-France nous offre un scoop sur Cromitie et ses acolytes :
Se voyaient-ils déjà au paradis, entourés de 70 vierges, selon une croyance bien établie chez les kamikazes ?
Cette croyance est plus sûrement établie à mon avis à Ouest-France que chez les apprentis kamikazes. D’ailleurs je ne comprends pas comment on peut abattre un avion avec un missile dans le cadre d’une opération kamikaze puisque le kamikaze est supposé emporter sa victime avec lui dans le trépas. Mais à Ouest France, on doit avoir une logique particulière et on confond aussi allègrement martyr et kamikaze.
Pour rester dans l’esprit Ouest-France, je propose qu’on rebaptise « rue des kamikazes » toutes les rues des villes de France qui portent la plaque « rue des martyrs de la résistance. »
Excusez cette digression et revenons au fond de l’affaire. On voit bien que ces attentats sont une affaire cousue de fil blanc, avec des terroristes manipulés de bout en bour par le FBI, et qui tombe à point nommé, au lendemain de la visite du premier ministre sioniste et au moment où le président Obama clarifie sa position sur la prison de Guantanamo Bay à Cuba.
C’est la grille d’analyse que nous propose Graham Rayman dans un blog du Village Voice en orientant son intérêt non pas vers la personnalité des terroristes présumés mais vers celle du policier qui a géré le dossier.
Une lecture édifiante.

Attentat contre la synagogue : les états de services douteux de l’agent du FBI

par Graham Rayman, 21 mai 2009, Village Voice (USA) traduit de l’anglais par Djazaïri

L’agent du FBI qui a eu un rôle de premier plan dans l’arrestation hier de quatre hommes pour préparation d’attentats terroristes à New York présente des états de services assez intéressants – et équivoques.

L’agent spécial Robert Fuller, dont le nom apparait au début de la plainte fédérale pour crime dans cette affaire, avait eu un rôle dans l’échec du FBI à interpeller deux des pirates de l’ait du 11 septembre, avait vu un de ses informateurs s’immoler par le feu devant la Maison Blanche, et était impliqué ans l’erreur d’identification comme terroriste d’un ressortissant canadien, suivie de l’arrestation en secret et de la torture de ce dernier – une affaire qui fait actuellement l’objet d’une importante procédure judiciaire.

Fuller est présenté comme le principal agent responsable de l’arrestation hier de quatre hommes dont les officiels indiquent qu’ils allaient faire sauter deux synagogues et voulaient abattre un avion militaire. Mais comme dans d’autres cas de terroristes nationaux et apparemment stupides, c’est un informateur du FBI qui a fourni des armes (neutralisées)
aux quatre suspects. Dans les semaines à venir, nous en saurons plus sur à quel point les quatre suspects ont été incités par l’informateur à commettre les supposés actes terroristes. C’est le Southern District de New York qui est chargé des poursuites. (James Margolin, un porte parole du FBI a déclaré que le FBI ne s’exprimerait pas sur cette affaire parce que Fuller est susceptible de témoigner dans la procédure en cours).

Fuller avait précédemment été impliqué dans l’affaire du canadien en tant que personne qui avait interrogé un adolescent afghan blessé nommé Omar Khadr. Pendant l’interrogatoire mené par Fuller, Khadr avait de manière douteuse identifié Maher Arar, un citoyen canadien, comme étant quelqu’un qu’il avait vu en Afghanistan. Arar fut par la suite expédié en Syrie où il fut emprisonné et torturé pendant un an. Il est démontré aujourd’hui qu’Arar ne pouvait pas se trouver en Afghanistan au moment où Khadr, soumis à d’intenses pressions par Fuller, a déclaré l’avoir vu là bas.

En janvier, Fuller s’est retrouvé à la barre des témoins au procès de Khadr à Guantanamo Bay. Il a témoigné que pendant l’interrogatoire dans la base aérienne de Bagram en Afghanistan, Khadr avait identifié Arar d’après une photo et avait déclaré l’avoir vu en Afghanistan.

Cependant, lors du contre interrogatoire, Fuller a révélé que Khadr n’avait pas vraiment identifié Arar. Au lieu de quoi, il avait dit que le visage d’Arar lui « semblait familier, » et puis que « à un moment » il avait l’impression de reconnaître le visage sur la photo, selon le témoignage de Fuller.
«Nous ne savions pas ce qui se passait, si cela s’est produit quelques heures ou quelques jours plus tard, » déclare Kerry Pither, un journaliste canadien dont le livre Dark Days: The story of four Canadians tortured in the name of fighting terror porte sur l’affaire Arar.

« Khadr devait avoir environ quatorze ans, ne voyait que d’un œil et souffrait de blessures sérieuses, » explique Watt. « C’était complètement ridicule. »

Selon Steven Watt, un des avocats d’Arar en association maintenant avec l’ACLU (union des avocats pour les droits civiques), l’identification par Khadr aurait du être accueillie avec beaucoup de suspicion…
Une commission d’enquête canadienne a déjà établi qu’Arar se trouvait au Canada au moment où Fuller indique qu’il était supposé être en Afghanistan aux dires de Khadr.

« Fuller a à l’évidence des états de services douteux, » déclare Pither. « Même si ses affirmations sur les dires de Khadr étaient vraies, il est hors de doute que Khadr aurait dit n’importe quoi. Il avait dit qu’il dirait n’importe quoi pour être mieux soigné.»
Le « transfert extraordinaire » d’Arar a été une sacrée histoire au Canada. Il a été la première personne traitée de la sorte à s’exprimer publiquement et à demander des comptes.

Sa procédure contre le gouvernement canadien a débouché sur 10 millions de dollars de dommages et intérêts. Il a aussi reçu des excuses sur une télévision nationale de la part du premier ministre canadien (imaginez un président étatsunien faire la même chose).

Ces excuses avaient été faites après qu’un ministre canadien de haut niveau ait eu la possibilité d’examiner le dossier des services secrets étatsuniens sur Arar – confirmant, selon Pither, une fois pour toutes qu’Arar était innocent. La procédure d’Arar contre le gouvernement des USA est en cours.

Fuller faisait aussi partie de l’équipe chargé de pister deux des pirates du 11 septembre en août 2001, avant les attentats contre le Pentagone et le World Trade Center.

Le New York Observer avait relaté que, après que la CIA ait informé le FBI que les deux pirates de l’air, Khalid al-Midhar et Nawaf al-Hamzi, se trouvaient aux Etats Unis, Fuller avait reçu comme mission de les arrêter le 23 août 2001, 19 jours avant les attentats.

Un autre agent du FBI, rapportait l’Observer, avait qualifié la mission de « routinière, » voulant dire par là que Fuller avait trente jours pour les arrêter. Fuller a sondé des bases de données locales, fait des vérifications à l’hôtel newyorkais de Midhar puis laissé tomber. Procédure normale, disent les documents, sauf qu’il aurait dû chercher dans des bases de données commerciales, ce qu’il ne fit pas.
Il dira plus tard avoir consulté la base de données
ChoicePoint le 4 ou le 5 septembre, mais la commission sur le 11 septembre conclura par la suite que le FBI n’avait consulté cette base de données qu’après les attentats, indiquait le journal.

Et en novembre 2004, Mohamed Alanssi, un informateur avec qui Fuller travaillait, se rendait sur le trottoir situé devant la Maison Blanche et s’immolait par le feu. La lettre d’Alanssi expliquant son suicide était adressée à Fuller qui, à l’époque, était son agent traitant depuis trois ans, selon une déposition qu’il avait faite sous servent devant un tribunal.
Alanssi, 52 ans, désespéré et émotionnellement déséquilibré, disait dans cette lettre décousue qu’il voulait rentrer chez lui au Yémen pour vois sa femme avant de témoigner publiquement au tribunal. Alanssi se plaignait que ses agents traitants n’aient pas tenu leurs promesses de le rémunérer, de lui obtenir la citoyenneté étatsunienne et de protéger son identité, écrivait le Washington Post à l’époque.
«Pourquoi ne vous souciez-vous pas de ma vie et de celle de ma famille, » écrivait-il. « Une fois que j’aurai témoigné ma famille sera tuée au Yémen, moi aussi je serai un homme mort.»

Alanssi avait déclaré au Washington Post que le FBI l’avait payé 100 000 dollars en 2003. « Ca a été ma grosse erreur de coopérer avec le FBI. Le FBI a déjà détruit ma vie et ma vie de famille et nous a mis dans une situation très dangereuse… Je ne suis pas fou pour détruire ma vie et celle da ma famille pour avoir 100 000 dollars, » disait-il.

Un article de 2004 du New York Times rapportait que le FBI avait utilisé Alanssi dans des poursuites contre 20 personnes.
«La bizarrerie des actions de M. Alanssi a également mis en totale évidence une autre faiblesse des enquêtes où est mise une forte pression : les relations contraintes qui sont souvent à la base des accords entre les enquêteurs et leurs informateurs peuvent évoluer brusquement de manière incontrôlable,’ écrivait William Glaberson dans le New York Times.

Alanssi a survécu mais grièvement brûlé sur plus de 30 % de son corps.

Tentatives d’attentats de New Yok ou l’art de la manipulation "d’idiots utiles"

24 mai 2009
Comme il se doit, de nombreux organes de presse ont rapporté l’arrestation de quatre personnes qui préparaient des attentats à l’explosif contre deux synagogues de New York et la destruction d’avions militaires au moyen de missiles du type Stinger.

Pour mener ce genre d’opérations d’envergure, on s’attendrait à avoir affaire à des terroristes de gros calibre, affiliés à un réseau capable de fournir un objet aussi peu banal qu’un missile sol-air.

Pourtant, on peut lire dans le journal La Voix du Nord qu’en guise de terroristes aguerris, nous sommes confrontés à quatre individus dont certains se sont convertis à l’Islam en détention (pour délits de droit commun).

L’un d’entre eux, James Cromitie se présente comme étant « d’origine afghane » et que, «il était ému par la guerre là bas, selon la déclaration sous serment [des enquêteurs]. Il dit que s’il devait mourir en martyr, il irait au paradis et parlait de vouloir faire quelque chose à l’Amérique. »

Bon, je ne sais pas vous, mais moi je pense que James n’est pas un prénom afghan, pas plus que Cromitie n’est un patronyme de Kaboul ou de Kandahar.


Par ailleurs, au vu de sa photo, le visage de Cromitie n’évoque pas vraiment celui de quelqu’un dont les deux parents seraient afghans. On nous aurait dit d’origine algérienne, marocaine, libyenne, j’aurais dit « OK» mais afghan… Cependant, il est vrai qu’aux USA un « coloured » est un « coloured » ; après tout, aux premiers temps de l’immigration des italiens aux Etats Unis, ces derniers n’ont-ils pas échappé de peu à la classification dans la rubrique des populations de couleur ?
Quoi qu’il en soit, le quotidien Ouest-France nous offre un scoop sur Cromitie et ses acolytes :
Se voyaient-ils déjà au paradis, entourés de 70 vierges, selon une croyance bien établie chez les kamikazes ?
Cette croyance est plus sûrement établie à mon avis à Ouest-France que chez les apprentis kamikazes. D’ailleurs je ne comprends pas comment on peut abattre un avion avec un missile dans le cadre d’une opération kamikaze puisque le kamikaze est supposé emporter sa victime avec lui dans le trépas. Mais à Ouest France, on doit avoir une logique particulière et on confond aussi allègrement martyr et kamikaze.
Pour rester dans l’esprit Ouest-France, je propose qu’on rebaptise « rue des kamikazes » toutes les rues des villes de France qui portent la plaque « rue des martyrs de la résistance. »
Excusez cette digression et revenons au fond de l’affaire. On voit bien que ces attentats sont une affaire cousue de fil blanc, avec des terroristes manipulés de bout en bour par le FBI, et qui tombe à point nommé, au lendemain de la visite du premier ministre sioniste et au moment où le président Obama clarifie sa position sur la prison de Guantanamo Bay à Cuba.
C’est la grille d’analyse que nous propose Graham Rayman dans un blog du Village Voice en orientant son intérêt non pas vers la personnalité des terroristes présumés mais vers celle du policier qui a géré le dossier.
Une lecture édifiante.

Attentat contre la synagogue : les états de services douteux de l’agent du FBI

par Graham Rayman, 21 mai 2009, Village Voice (USA) traduit de l’anglais par Djazaïri

L’agent du FBI qui a eu un rôle de premier plan dans l’arrestation hier de quatre hommes pour préparation d’attentats terroristes à New York présente des états de services assez intéressants – et équivoques.

L’agent spécial Robert Fuller, dont le nom apparait au début de la plainte fédérale pour crime dans cette affaire, avait eu un rôle dans l’échec du FBI à interpeller deux des pirates de l’ait du 11 septembre, avait vu un de ses informateurs s’immoler par le feu devant la Maison Blanche, et était impliqué ans l’erreur d’identification comme terroriste d’un ressortissant canadien, suivie de l’arrestation en secret et de la torture de ce dernier – une affaire qui fait actuellement l’objet d’une importante procédure judiciaire.

Fuller est présenté comme le principal agent responsable de l’arrestation hier de quatre hommes dont les officiels indiquent qu’ils allaient faire sauter deux synagogues et voulaient abattre un avion militaire. Mais comme dans d’autres cas de terroristes nationaux et apparemment stupides, c’est un informateur du FBI qui a fourni des armes (neutralisées)
aux quatre suspects. Dans les semaines à venir, nous en saurons plus sur à quel point les quatre suspects ont été incités par l’informateur à commettre les supposés actes terroristes. C’est le Southern District de New York qui est chargé des poursuites. (James Margolin, un porte parole du FBI a déclaré que le FBI ne s’exprimerait pas sur cette affaire parce que Fuller est susceptible de témoigner dans la procédure en cours).

Fuller avait précédemment été impliqué dans l’affaire du canadien en tant que personne qui avait interrogé un adolescent afghan blessé nommé Omar Khadr. Pendant l’interrogatoire mené par Fuller, Khadr avait de manière douteuse identifié Maher Arar, un citoyen canadien, comme étant quelqu’un qu’il avait vu en Afghanistan. Arar fut par la suite expédié en Syrie où il fut emprisonné et torturé pendant un an. Il est démontré aujourd’hui qu’Arar ne pouvait pas se trouver en Afghanistan au moment où Khadr, soumis à d’intenses pressions par Fuller, a déclaré l’avoir vu là bas.

En janvier, Fuller s’est retrouvé à la barre des témoins au procès de Khadr à Guantanamo Bay. Il a témoigné que pendant l’interrogatoire dans la base aérienne de Bagram en Afghanistan, Khadr avait identifié Arar d’après une photo et avait déclaré l’avoir vu en Afghanistan.

Cependant, lors du contre interrogatoire, Fuller a révélé que Khadr n’avait pas vraiment identifié Arar. Au lieu de quoi, il avait dit que le visage d’Arar lui « semblait familier, » et puis que « à un moment » il avait l’impression de reconnaître le visage sur la photo, selon le témoignage de Fuller.
«Nous ne savions pas ce qui se passait, si cela s’est produit quelques heures ou quelques jours plus tard, » déclare Kerry Pither, un journaliste canadien dont le livre Dark Days: The story of four Canadians tortured in the name of fighting terror porte sur l’affaire Arar.

« Khadr devait avoir environ quatorze ans, ne voyait que d’un œil et souffrait de blessures sérieuses, » explique Watt. « C’était complètement ridicule. »

Selon Steven Watt, un des avocats d’Arar en association maintenant avec l’ACLU (union des avocats pour les droits civiques), l’identification par Khadr aurait du être accueillie avec beaucoup de suspicion…
Une commission d’enquête canadienne a déjà établi qu’Arar se trouvait au Canada au moment où Fuller indique qu’il était supposé être en Afghanistan aux dires de Khadr.

« Fuller a à l’évidence des états de services douteux, » déclare Pither. « Même si ses affirmations sur les dires de Khadr étaient vraies, il est hors de doute que Khadr aurait dit n’importe quoi. Il avait dit qu’il dirait n’importe quoi pour être mieux soigné.»
Le « transfert extraordinaire » d’Arar a été une sacrée histoire au Canada. Il a été la première personne traitée de la sorte à s’exprimer publiquement et à demander des comptes.

Sa procédure contre le gouvernement canadien a débouché sur 10 millions de dollars de dommages et intérêts. Il a aussi reçu des excuses sur une télévision nationale de la part du premier ministre canadien (imaginez un président étatsunien faire la même chose).

Ces excuses avaient été faites après qu’un ministre canadien de haut niveau ait eu la possibilité d’examiner le dossier des services secrets étatsuniens sur Arar – confirmant, selon Pither, une fois pour toutes qu’Arar était innocent. La procédure d’Arar contre le gouvernement des USA est en cours.

Fuller faisait aussi partie de l’équipe chargé de pister deux des pirates du 11 septembre en août 2001, avant les attentats contre le Pentagone et le World Trade Center.

Le New York Observer avait relaté que, après que la CIA ait informé le FBI que les deux pirates de l’air, Khalid al-Midhar et Nawaf al-Hamzi, se trouvaient aux Etats Unis, Fuller avait reçu comme mission de les arrêter le 23 août 2001, 19 jours avant les attentats.

Un autre agent du FBI, rapportait l’Observer, avait qualifié la mission de « routinière, » voulant dire par là que Fuller avait trente jours pour les arrêter. Fuller a sondé des bases de données locales, fait des vérifications à l’hôtel newyorkais de Midhar puis laissé tomber. Procédure normale, disent les documents, sauf qu’il aurait dû chercher dans des bases de données commerciales, ce qu’il ne fit pas.
Il dira plus tard avoir consulté la base de données
ChoicePoint le 4 ou le 5 septembre, mais la commission sur le 11 septembre conclura par la suite que le FBI n’avait consulté cette base de données qu’après les attentats, indiquait le journal.

Et en novembre 2004, Mohamed Alanssi, un informateur avec qui Fuller travaillait, se rendait sur le trottoir situé devant la Maison Blanche et s’immolait par le feu. La lettre d’Alanssi expliquant son suicide était adressée à Fuller qui, à l’époque, était son agent traitant depuis trois ans, selon une déposition qu’il avait faite sous servent devant un tribunal.
Alanssi, 52 ans, désespéré et émotionnellement déséquilibré, disait dans cette lettre décousue qu’il voulait rentrer chez lui au Yémen pour vois sa femme avant de témoigner publiquement au tribunal. Alanssi se plaignait que ses agents traitants n’aient pas tenu leurs promesses de le rémunérer, de lui obtenir la citoyenneté étatsunienne et de protéger son identité, écrivait le Washington Post à l’époque.
«Pourquoi ne vous souciez-vous pas de ma vie et de celle de ma famille, » écrivait-il. « Une fois que j’aurai témoigné ma famille sera tuée au Yémen, moi aussi je serai un homme mort.»

Alanssi avait déclaré au Washington Post que le FBI l’avait payé 100 000 dollars en 2003. « Ca a été ma grosse erreur de coopérer avec le FBI. Le FBI a déjà détruit ma vie et ma vie de famille et nous a mis dans une situation très dangereuse… Je ne suis pas fou pour détruire ma vie et celle da ma famille pour avoir 100 000 dollars, » disait-il.

Un article de 2004 du New York Times rapportait que le FBI avait utilisé Alanssi dans des poursuites contre 20 personnes.
«La bizarrerie des actions de M. Alanssi a également mis en totale évidence une autre faiblesse des enquêtes où est mise une forte pression : les relations contraintes qui sont souvent à la base des accords entre les enquêteurs et leurs informateurs peuvent évoluer brusquement de manière incontrôlable,’ écrivait William Glaberson dans le New York Times.

Alanssi a survécu mais grièvement brûlé sur plus de 30 % de son corps.

>Un ministre indien s’interroge sur ce qui s’est réellement passé à Mumbai

17 décembre 2008

>

Lors des récentes attaques de Mumbai en Inde, un offiier de la brigade anti terroriste (ATS), Hemant Karkare a trouvé la mort. Karkare est le policier qui avait enquêté sur les attentats de Malageon, imputés d’abord aux Musulmans avant la mise en cause d’extrémistes Hindous dont un officier supérieur de l’armée.

Karkare était donc un personnage gênant pour cette frange extrémiste qui manifestement tente de s’implanter dans l’armée indienne et sa mort est survenue à point nommé.

Karkare a-t-il été victime des terroristes présumés Pakistanais où y a-t-il eu en fait deux opérations distinctes à Mumbai?

Aujourd’hui c’est un ministre du gouvernement indien qui pose ouvertement la question au grand dam des extrémistes Hindous. Ce ministre est M. Antulay, chargé des minorités, c’est-à-dire un poste ultra sensible dans un pays déchiré par des affrontements communautaires qui ne se limitent pas aux heurts entre Musulmans et Hindous.


Antulay émet des doutes sur la mort de Karkare

Times of India 17 Déc. 2008 traduit de l’anglais par Djazaïri

NEW DELHI: Par des remarques qui ont lancé une controverse mercredi, A.R. Antulay, ministre fédéral chargé des minorités a émis des doutes sur le fait qu’Hemant Karkare, chef de l’ATS du Maharashtra, ait été tué par les terroristes Pakistanais, laissant entendre que sa mort pourrait être liée à son enquête sur les explosions de Malegaon.

Soutenant que « la réalité est plus complexe que ce qui se donne à voir, » il a déclaré que Karkare enquêtait sur certains dossiers dans lesquels « il y a également des non Musulmans, » en référence apparemment aux attentats de Malageon qui ont été suivis de l’arrestation de onze personnes dont le prêtre hindouiste Pragya Thakur et le lieutenant colonel Shrikant Prasad Purohit.

La façon dont il (Karkare) est mort pourrait relever d’une enquête distincte, » a déclaré Antulay.

Les propos du ministre ont été immédiatement critiqués par le Bharatiya Janata Party qui a demandé au premier ministre d’indiquer s’ils correspondaient à un «dérapage individuel ou à une position collective du gouvernement. »

« Ces propos sont nauséabonds et exigent une clarification de la part du premier ministre, » a déclaré aux journalistes Rajiv Pratap Rudy, porte parole du BJP.

Antulay a déclaré : « Karkare avait découvert lors de ses investigations sur certaines affaires que des non Musulmans étaient impliqués. Une personne allant à la racine du problème du terroriste est toujours une cible.»

«A première vue, ils (les terroristes) n’avaient aucune raison de tuer Karkare. A-t-il (Karkare) été victime du terrorisme ou du terrorisme plus quelque chose, je ne sais pas, » a-t-il ajouté.
Décrivant Karkare comme un officier plein d’audace, lucide et très perspicace, Antulay a demandé « Comment se fait-il qu’au lieu d’aller à l’hôtel Taj ou Oberai ou même à Nariman House, il soit allé dans un endroit où il ne se passait rien comparativement à ce qui s’est produit dans ces trois endroits ? »
« Pourquoi tous les trois (Hermant Karkare, Vijay Salaskar et Ashok Kamte) y sont-ils allés ensemble. Ca dépasse mon entendement, » a conclu le ministre.

Un ministre indien s’interroge sur ce qui s’est réellement passé à Mumbai

17 décembre 2008

Lors des récentes attaques de Mumbai en Inde, un offiier de la brigade anti terroriste (ATS), Hemant Karkare a trouvé la mort. Karkare est le policier qui avait enquêté sur les attentats de Malageon, imputés d’abord aux Musulmans avant la mise en cause d’extrémistes Hindous dont un officier supérieur de l’armée.

Karkare était donc un personnage gênant pour cette frange extrémiste qui manifestement tente de s’implanter dans l’armée indienne et sa mort est survenue à point nommé.

Karkare a-t-il été victime des terroristes présumés Pakistanais où y a-t-il eu en fait deux opérations distinctes à Mumbai?

Aujourd’hui c’est un ministre du gouvernement indien qui pose ouvertement la question au grand dam des extrémistes Hindous. Ce ministre est M. Antulay, chargé des minorités, c’est-à-dire un poste ultra sensible dans un pays déchiré par des affrontements communautaires qui ne se limitent pas aux heurts entre Musulmans et Hindous.


Antulay émet des doutes sur la mort de Karkare

Times of India 17 Déc. 2008 traduit de l’anglais par Djazaïri

NEW DELHI: Par des remarques qui ont lancé une controverse mercredi, A.R. Antulay, ministre fédéral chargé des minorités a émis des doutes sur le fait qu’Hemant Karkare, chef de l’ATS du Maharashtra, ait été tué par les terroristes Pakistanais, laissant entendre que sa mort pourrait être liée à son enquête sur les explosions de Malegaon.

Soutenant que « la réalité est plus complexe que ce qui se donne à voir, » il a déclaré que Karkare enquêtait sur certains dossiers dans lesquels « il y a également des non Musulmans, » en référence apparemment aux attentats de Malageon qui ont été suivis de l’arrestation de onze personnes dont le prêtre hindouiste Pragya Thakur et le lieutenant colonel Shrikant Prasad Purohit.

La façon dont il (Karkare) est mort pourrait relever d’une enquête distincte, » a déclaré Antulay.

Les propos du ministre ont été immédiatement critiqués par le Bharatiya Janata Party qui a demandé au premier ministre d’indiquer s’ils correspondaient à un «dérapage individuel ou à une position collective du gouvernement. »

« Ces propos sont nauséabonds et exigent une clarification de la part du premier ministre, » a déclaré aux journalistes Rajiv Pratap Rudy, porte parole du BJP.

Antulay a déclaré : « Karkare avait découvert lors de ses investigations sur certaines affaires que des non Musulmans étaient impliqués. Une personne allant à la racine du problème du terroriste est toujours une cible.»

«A première vue, ils (les terroristes) n’avaient aucune raison de tuer Karkare. A-t-il (Karkare) été victime du terrorisme ou du terrorisme plus quelque chose, je ne sais pas, » a-t-il ajouté.
Décrivant Karkare comme un officier plein d’audace, lucide et très perspicace, Antulay a demandé « Comment se fait-il qu’au lieu d’aller à l’hôtel Taj ou Oberai ou même à Nariman House, il soit allé dans un endroit où il ne se passait rien comparativement à ce qui s’est produit dans ces trois endroits ? »
« Pourquoi tous les trois (Hermant Karkare, Vijay Salaskar et Ashok Kamte) y sont-ils allés ensemble. Ca dépasse mon entendement, » a conclu le ministre.

>Un point de vue sur les récents attentats d’Alger

16 décembre 2007

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Les récents attentats qui ont endeuillé Alger ont été abondamment couverts par la presse. Ciblant le siège du Conseil Constitutionnel et des locaux de l’ONU, ils ont été revendiqués par al Qaïda au Maghreb. Revendication qui laisse perplexe certains observateurs de l’actualité en Algérie et de marbre M. Zerhouni, le ministre algérien de l’intérieur.
La revendication par al Qaïda a au moins le mérite de faire noircir du papier dans la presse occidentale et de maintenir présent le spectre d’attentats meurtriers dans cette Europe si proche des pays gagnés par le fondamentalisme musulman.
S’il est raisonnable d’analyser les derniers attentats d’Alger comme de sinistres péripéties dans la lutte des clans qui s’affrontent pour le pouvoir, il convient de restituer à cette lutte de clans sa dimension internationale.
En effet, quel est le contexte international dans lequel s’insèrent ces attentats? On peut observer qu’ils interviennent à peine quelques jours avec la visite du président de la république française en Algérie, visite qui a été marquée par deux aspects fondamentaux : le renoncement par le chanteur Enrico Macias à son projet de figurer dans la suite présidentielle de M. Sarkozy et les reproches plus ou moins acerbes adressés par certains en Algérie à une France qui négligerait, en contradiction avec les annonces publiques, le partenariat et l’investissement dans l’économie du pays.
Alger semble apparemment souhaiter un rapprochement avec Paris. Apparemment car il est douteux que ce souhait fasse l’unanimité dans les classes dirigeantes algériennes. Il existe en effet en Algérie des groupements qui militent plus ou moins ouvertement pour un arrimage de l’Algérie non à la France mais aux USA. Les USA sont en effet très présents dans l’économie pétrolière algérienne et les groupements pro USA pensent qu’il est possible d’effectuer un rapprochement avec cette puissance sur la base d’une alliance dans la guerre contre le terrorisme chère à George W. Bush. Ils ont donc tout fait pour accréditer l’idée que l’Algérie est aux premières loges dans le combat contre al Qaïda comme le démontreraient les revendications des attentats de décembre et d’avril par le GSPC présenté désormais sous le nom d’al Qaïda au maghreb.
M. Bouteflika, tout en développant une politique étrangère marquée par un retour aux relations diplomatiques avec l’Iran et à un rapprochement avec la Russie qui s’est notamment traduit par de gros contrats d’armements, n’en a pas moins laché du lest aux partisans des USA ainsi qu’en témoigne la participation d’officiers Algériens à des conférences associées à l’OTAN ainsi que la présence de forces algériennes dans des manoeuvres militaires relatives à la sécurité en Méditerranée, le tout en présence de représentants de l’entité sioniste.
Les groupements pro USA estiment sans doute que ce n’est pas assez et il y a fort à parier que ce sont eux qui ont commandité les attentats de décembre et d’avril. Outre les attentats et la visite de M. Sarkozy, deux informations doivent attirer nore attention qui plaident dans le sens ce cette analyse. La société nationale des hydrocarbures SONATRACH vient de décider de ne pas reconduire le partenariat qui la liait à la firme russe Gazprom avec pour objectif la constitution d’un cartel du gaz. L’importance de cette information est considérable car elle signifie que l’Algérie se prive d’un argument stratégique dans toutes les tractations qu’elle entreprendra avec les divers partenaires européens et qu’à contrario, elle sera plus sensible aux pressions externes. L’importance de ce revirement n’a pas échappé aux observateurs russes, tel le journal Kommersant qui titre : l’Union Européenne ne veut pas de la coopération algéro-russe, ce qui donne pour Ria Novotsi : La Russie perd pied en Algérie .

Si l’Europe a salué comme il se doit la rupture entre Gazprom et Sonatrach, cet événement fait aussi les affaires des Etats-Unis inquiets du regain de vitalité de l’économie et de la diplomatie russes et qui, par ailleurs, veulent acheter du gaz à l’Algérie et non à la Russie.

Kommersant observe que peu avant l’annonce de l’abandon du partenariat entre les deux firmes,

« des fuites du côté algérien avaient fait état de critiques formulées à l’égard de la qualité du matériel de guerre fourni par la Russie. Le plus étonnant, c’est que ces celles-ci n’émanent pas essentiellement des clients directs au sein des forces armées, mais de l’entourage civil du président Abdelaziz Bouteflika ».

Les contrats ont même été gelés alors qu’ile étaient au début de leur exécution. Le journal russe interprète ces critiques comme la traduction d’une perte d’influence des militaires dans le pouvoir en Algérie. Cette interprétation ne saurait être retenue tant elle est contraire à l’évidence : les groupements militaires ne sont pas plus unis que leurs associés civils. Il semble surtout que c’est la fraction des militaires qui désire le plus un rapprochement avec l’OTAN qui a eu momentanément le dessus. Les critiques à l’encontre de l’armement russe ne sont en fait que des appels du pied à la présidence pour qu’elle se rapproche davantage de l’OTAN et, en toute logique, envisage d’acheter de l’armement américain.

La dépendance quasi exclusive de l’économie algerienne vis-à-vis du pétrole et du gaz à l’export et des produits occidentaux à l’import l’enchaîne politiquement à ses clients/fournisseurs sauf quand le rapport de forces peut être équilibré par un cartel comme l’OPEP ou celui qui aurait pu être bâti avec Gazprom. La conséquence en sera, sauf sursaut, une dépendance politique accrue vis-à-vis de ces clients/fournisseurs.

La question qui se pose est si l’Algérie sera d’abord sujette de la France , de l’Union Européenne , ou plutôt des USA. Apparemment les clans dominants optent pour les USA mais la partie n’est pas gagnée pour eux.

Ce sera ma conclusion comme c’est, je le pense, la conclusion des sionistes qui gardent eux aussi deux fers au feu. Si ces derniers misent avant tout sur les USA, ils se réservent la carte de la France et de l’Union Européenne au cas où. M. Sarkozy présente par ailleurs l’avantage d’avoir la capacité de rassembler partisans algériens de la France et des USA. Et c’est dans cette optique qu’il faut considérer la volonté d’Enrico Macias de revoir Constantine, sa ville natale, en compagnie de M. Sarkozy et sa requête en vue d’être chargé de mission pour le projet d’union méditerranéenne proposé par le chef de l’Etat français. J’interprétais les demandes de M. Macias comme une tentative pour faire accepter progressivement l’idée d’une normalisation des relations entre l’Algérie et l’entité sioniste. Je ne croyais pas si bien dire puisque la présence de l’entité sioniste est, selon M. Kouchner, une condition de la matérialisation de l’Union méditerranéenne
La présence ou l’absence de l’Algérie au prochain sommet de l’OSCE qui doit se tenir dans l’entité sioniste nous dira si l’Algérie a ou non définitivement tourné le dos à certains idéaux constitutifs du mouvement national algérien.


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