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Les 7 péchés capitaux de la hasbara sioniste

19 mai 2018

Marc Lamont Hills’attache ici à rétablir la vérité sur 7 mythes qui servent souvent d’arguments aux partisans de l’entité sioniste.

Un pense-bête utile pour tous ceux qui ont à cœur la cause de la Palestine

7 mythes sur le conflit israélo-palestinien

Par Marc Lamont Hill, The Huffington Post (USA) 17 mai 2018 traduit de l’anglais par Djazaïri

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Mark Lamont Hill

Lundi, un jour avant le 70e anniversaire de la fondation d’Israël, l’administration Trump a tenu sa promesse de déplacer l’ambassade des Etats Unis à Jérusalem . Cet événement a été suivi par des manifestations palestiniennes en Cisjordanie et à Gaza, les soldats israéliens tuant plus de 50 Palestiniens, y compris des enfants, et en blessant plus de 1.000 autres. Depuis lors, les débats font rage entre les experts, les décideurs et les citoyens ordinaires au sujet du conflit entre Israël et la Palestine. Malheureusement, beaucoup de ces discussions mobilisent les mêmes points de discussion périmés et problématiques. Voici sept des plus dommageables :

  1. Ces gens se battent depuis toujours.

C’est un des arguments les plus souvent répétés et inexacts sur le conflit. La vérité est que les Arabes et les Juifs ne se battent pas depuis toujours. Au contraire, on peut dater la confrontation à la fin du 19ème siècle ou, plus précisément, au début de la période du mandat britannique après la Première Guerre mondiale. En plus d’être historiquement inexacte, une telle affirmation pose le problème comme étant quelque chose d’insoluble et d’inextricable, en plus de renforcer les vieilles idées sur les Arabes qui seraient barbares et fondamentalement violents.

  1. C’est un conflit religieux

Cela aussi est inexact. Les Palestiniens ne sont pas un monolithe religieux. Bien que majoritairement musulmane, la communauté palestinienne a toujours compris des musulmans, des chrétiens et des juifs. En outre, avant la colonisation sioniste à la fin de l’Empire ottoman, la diversité religieuse était une caractéristique de la Palestine historique. Même après le début de l’immigration juive, les colons sionistes étaient principalement laïques [au sens de non pratiquants ou non particulièrement engagés dans l’action religieuse NdT], tout comme les indigènes palestiniens.

Mais ce n’est pas seulement une question d’exactitude historique. En définissant le conflit comme religieux, nous sommes incités à le considérer comme une querelle intestine entre deux partis tout aussi fervents qui sont en possession de textes religieux concurrents ou d’interprétations scripturaires divergentes. Pour le dire simplement, cela ne concerne pas la religion. Il s’agit de vols de terres, d’expulsions et de nettoyage ethnique par des colons étrangers sur des terres indigènes.

  1. C’est très compliqué.

D’une certaine manière, le problème est en effet compliqué. Après plus d’un siècle de conflit, il y a certainement beaucoup de subtilités autour des diverses, revendications de la vérité, politiques et solutions. Trop souvent, cependant, l’affirmation que « c’est compliqué » sert d’excuse pour éluder une réalité très simple : il s’agit de 70 ans de lutte d’un peuple qui a été expulsé, assassiné, volé, emprisonné et occupé. Bien qu’il y ait certainement un besoin de traiter les points les plus subtils du conflit, nous ne devons jamais perdre de vue ce point fondamental et d’une grande simplicité.

  1. Les Palestiniens persistent à refuser des offres équitables.

Cet argument présume à tort que tout accord qui inclut le partage de terres volées avec les victimes de ce vol pourrait être équitable. Mais même en termes relatifs et pragmatiques, ce n’est pas vrai. Repensez à la proposition disproportionnée de partage des Nations Unies de 1947 qui accordait 55% de la terre à la population juive, alors même qu’elle ne représentait que 33% de la population et possédait 7% de la terre. Ou regardez les négociations de 2008 entre le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et l’ancien Premier ministre israélien, Ehud Olmert, qui ne permettaient pas l’établissement d’un territoire palestinien contigu ni un véritable règlement de la dispute sur Jérusalem. Les Palestiniens ne se sont jamais vu offrir un accord qui permette un Etat véritablement indépendant, fertile, viable et sûr.

  1. Les Palestiniens ne veulent pas la paix

Cet argument joue sur les récits orientalistes qui représentent les Arabes comme étant intrinsèquement violents, irrationnels, prémodernes et indignes de la démocratie ou de la diplomatie occidentale. L’argument blâme également les Palestiniens pour avoir résisté à la brutalité de l’occupation et de la répression. Les personnes sous occupation ont le droit légal et moral de se défendre. Leur demander de ne pas résister c’est leur demander de mourir en silence. Les Palestiniens veulent la paix. Mais la justice est toujours une condition préalable de la paix.

 

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A l’image de ce jeune qui joue de la guitare sur les ruines de sa maison à Gaza, le peuple palestinien est un peuple résilient

  1. Israël a le droit d’exister !

Cette revendication est un produit de la hasbara, ou propagande, américaine et israélienne. Premièrement, cet argument n’est mobilisé que de manière rhétorique par rapport à Israël, par opposition à la Palestine ou à pratiquement tous les autres États-nations. Après tout, personne ne demande systématiquement qu’Israël et ses soutiens reconnaissent le «droit à l’existence» de la Palestine en tant qu’idée abstraite, espace physique ou nation indépendante. Plus important encore, cependant, cette revendication obscurcit une vérité plus fondamentale : aucun pays n’a le droit d’exister, seuls les peuples ont ce droit. En naturalisant l’idée que les États-nations ont un « droit d’exister », nous réduisons notre capacité à proposer une critique morale de l’histoire de son origine par Israël (ou de toute colonie).

Si un pays a un droit naturel d’exister, il est plus difficile de contester les moyens par lesquels ce pays obtient des terres, comment il interagit avec les populations autochtones ou respecte la règle de droit au niveau international et national. Après tout, il avait le droit d’exister, n’est-ce pas ? L’argument du «droit d’exister» réifie aussi l’État-nation, faisant oublier son émergence relativement récente en tant que construction politique imaginaire. En d’autres termes, l’idée des nations et du nationalisme est relativement nouvelle. (C’est pourquoi l’ensemble de l’argument « il n’y a jamais eu un pays appelé Palestine » est à la fois anhistorique et malhonnête). Cet argument limite également notre capacité à imaginer le monde selon des termes différents et des formations politiques différentes, y compris la reconstitution de la Palestine historique (ou Israël contemporain) comme une démocratie unique pour TOUS les citoyens, sans distinction de race, classe, sexe ou religion.

  1. Vous êtes antisémite !

L’antisémitisme est un phénomène bien réel dans le monde entier. Et nous devons être vigilants pour traiter et détruire l’antisémitisme partout où il se manifeste. Trop souvent, cependant, cette allégation est dirigée contre quiconque critique ou proteste contre les pratiques de l’État-nation israélien.

Dans ces conditions, les allégations d’antisémitisme ne sont plus guère qu’une réaction de défense destinée à stopper la discussion. Plus important encore, c’est un élément clef de la stratégie sioniste : assimiler le judaïsme au sionisme  et à l’État israélien lui-même . Dans cette logique, critiquer Israël, c’est critiquer le judaïsme. De tels arguments ignorent également le fait que la tradition juive est une de celles qui prônent la justice et l’équité, et ses principes sont en opposition fondamentale avec les actions du gouvernement israélien.

Espérons que nous pourrons dépasser ces arguments et aller vers des discussions plus profondes et plus nuancées sur la construction de la paix, de la justice et de la liberté dans la région.

Marc Lamont Hill est titulaire de la chaire Steve Charles de Media, Cities and Solutions à la Temple University, commentateur politique sur CNN et ancien animateur de HuffPost Live.

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Le 7ème commandement: Le bien d’autrui tu ne prendras ni retiendras injustement.

29 octobre 2010
Comme Gaza, la Cisjordanie est un des territoires qui devrait faire partie du futur Etat palestinien à l’issue de l’aboutissement de discussions de paix. La Cisjordanie est cependant, comme on le sait, soumise à une incessante pression coloniale que rien ne semble en mesure d’endiguer.
Et ce n’est pas simplement une question de couleur politique des dirigeants du gang sioniste puisque la colonisation n’a jamais cessé malgré les changements de majorité parlementaire.
Tout le monde a compris que les sionistes ont décidé d’en finir avec la chimère d’un Etat palestinien. Ce que les palestiniens pourront au mieux espérer, c’est un camp de concentration autogéré à Gaza et des bantoustans en Cisjordanie.
Dans cette dernière région, le compte à rebours a sans doute commencé pour l’Autorité Palestinienne, cette institution qui dirige fictivement des lambeaux de Cisjordanie.
Fictivement, car c’est bel et bien la souveraineté de l’entité sioniste qui s’exerce sur place et tous les plans de développement envisagés n’y changeront rien et sont dores et déjà  voués à l’échec. Et ce n’est ni faute de talents, de bonne volonté ou de capitaux. C’est simplement que les autorités sionistes ne tolèreront pas l’édification de ce qui pourrait s’apparenter à une économie palestinienne, non étroitement dépendante de celle de l’Etat voyou. Seuls les dirigeants Palestiniens de l’équipe Abou Mazen semblent ne pas s’en rendre compte.
Un exemple de l’exercice de cette souveraineté sioniste sur la Cisjordanie nous est donné par le blog Potins de Palestine qui observait:

Le 21 février [2010], le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé la décision d’inscrire la Tombe de Rachel (Bethléem) et le Tombeau des Patriarches (Mosquée d’Abraham à Hébron) au patrimoine ISRAELIEN…cette décision a été soutenue par son cabinet. Depuis d’autres sites situés dans les TERRITOIRES PALESTINIENS vont être ajoutés : Tel Rumeida (dont les datations remontent jusqu’au Bronze ancien, et au Bronze moyen une Cité-Etat CANANEENE), Sussiya (sud d’Hébron), Qumran (site des manuscrits de la mer morte), Hérodion, Palais de David (Silwan, Jérusalem est).
C’est une nouvelle provocation envers les Palestiniens et de nouveau (encore et toujours) une atteinte au droit international : Convention de la Haye de 1954 et des Conventions de Genève. Ils ne connaissent plus de limites.

Potins de Palestine s’insurge à raison contre cette infraction supplémentaire au droit international. Mais quand on est capable de tuer – et d’en être fier – 9 humanitaires désarmés, c’est bien le signe qu’on n’a plus de limites. Et cette sauvagerie débridée n’est en rien un phénomène récent.

Forts de leur bon droit, les Palestiniens ont protesté auprès de l’UNESCO, l’organisme onusien chargé du patrimoine culturel.
Et l’UNESCO a joué son rôle en demandant aux autorités sionistes de retirer le Caveau des Patriarches et la Tombe de Rachel de l’inventaire du patrimoine de l’entité sioniste.
Vous imaginez bien que l’entité sioniste va obtempérer!

En fait,  Benjamin Netanyahou, le chef actuel du gang a réagi de manière prévisible:
Lundi, le premier ministre Benjamin Netanyahou a vivement critiqué la décision de l’UNESCO, l’organisation mondiale de la culture, de présenter le site de la tombe de Rachel comme une mosquée musulmane.
 « Cette volonté de séparer la nation d’Israël de son patrimoine culturel est absurde, » a déclaré le premier ministre.
 Oui, parce qu’un bruit court chez les sionistes qu’il n’y a pas de moquée à l’emplacement de la tombe de Rachel à Bethléem ou que cette mosquée a été édifiée et baptisée récemment pour « islamiser » le terrain en quelque sorte.
C’est faux, bien entendu, comme la plupart des assertions sionistes. Mais à force de répéter  leurs menteries en boucle, ils y croient à défaut de convaincre les autres, et l’UNESCO en particulier. 
Le bref aperçu historique que je vous propose ci-après nous aide au minimum  à comprendre comment a été récompensée la tolérance des autorités ottomanes et des Palestiniens Musulmans ou Chrétiens  

La tombe de Rachel, qui se trouve dans la partie nord de Bethléem est considérée comme un lieu sacré de pèlerinage pour les Chrétiens, les Musulmans ainsi que les Juifs. Rachel, l’épouse de Jacob mourut en couches alors qu’elle se rendait à Hébron et fut enterrée sur la route de Bethléem. La tombe fut négligée pendant des années avant d’être  restaurée par les Croisés. Elle était constitué d’un bâtiment cubique de 7m2, reposant sur quatre colonnes liées par des arcs brisés de 3,5 m de large pour 6,5 m de haut, le tout étant surmonté d’une coupole (description d’Amico en 1596). La bâtiment simple qui accueille la « tombe aujourd’hui » a été édifié par les Turcs en 1620 pendant la période ottomane et, les Musulmans la considérant comme sacrée pour sa relation avec Abraham en conservèrent les clefs. En 1841, Sir Moses Montefiore demanda au gouverneur Turc les clefs de la Qubbet Rahil ou mosquée Bilal Ibn Rabah, comme elle est nommé en arabe, qui furent données aux Juifs indigènes. Un vestibule carré avec un mirhab avait également été ajouté pour les Musulmans; on trouve aussi un cimetière musulman historique à l’ouest de ce sanctuaire. La tombe de Rachel est considérée comme un des monuments historiques de la cité de Bethléem et comme une partie de son patrimoine. De plus, les habitants de Bethléem et des touristes du monde entier de diverses religions ont toujours visité la tombe. Depuis deux ans, les forces d’occupation israéliennes empêchent les Musulmans et les Chrétiens de se rendre sur les lieux, niant le droit de culte des Palestiniens, refusant aux Musulmans le droit d’enterrer librement leurs morts dans le cimetière voisin et restreignant l’accès du sanctuaire aux Juifs dans une démarche préliminaire à l’annexion de cet endroit à la ville de Jérusalem. 

Hébron et Bethléem font notoirement partie de territoires dont personne ne considère qu’ils relèvent de la souveraineté « nationale » de l’Etat pseudo-juif mais plutôt de celle de l’Etat palestinien à venir.
Ce qui n’empêche pas un site (sioniste) voué à la désinformation d’écrire ce qui suit:

Nous devrions revendiquer la Mecque, ou une partie puisqu’il parait qu’Abraham (Ibrahim) est venu y sacrifier son fils Ismaël.
 Or, la question n’est pas de dire si les lieux considérés ont ou n’ont pas d’intérêt pour les gens de confession juive, mais de dire si les délinquants sionistes ont le droit de déclarer patrimoine national des édifices qui se trouvent en dehors du ressort de leur Etat dit  juif.
Car, si on prend au sérieux leurs crétineries, les sionistes vont peut être inscrire à leur patrimoine « national » la synagogue de Cavaillon, une des deux plus anciennes de France? Après tout, Cavaillon n’est pas plus dans le territoire de l’entité sioniste que ne le sont Hébron ou Bethléem. La France considère cette synagogue comme partie de son patrimoine et l’a classée Monument Historique. A-t-elle tort?
J’attends les protestations des délinquants sionistes.

Palestine: les routes de la dépossession

4 mai 2010
Quand les sionistes parlent sérieusement de leurs relations avec l’Autorité Palestinienne dirigée par Abou Mazen, ils n’évoquent pas un Etat palestinien à venir mais la nécessité d’assurer un développement économique de la Cisjordanie.
Développement pour lequel diverses parties seraient amenées à mettre leur main à la poche sauf… l’entité sioniste, ça va de soi.
L’avenir qu’ont dessiné les sionistes pour ce qu’il reste de la Palestine, ressemble bien à feu les bantoustans qu’avait prôné et mis en place le régime de Pretoria en Afrique du Sud. Démarche qui avait été unanimement rejetée (sauf par Ben Gourion.
La force des sionistes, outre qu’ils bénéficient de l’appui sans réserves ou presque de l’Occident est qu’ils n’annoncent pas clairement leurs projets. Ils se contentent de les réaliser sur le terrain. Quand la chose sera enfin nommée, il sera trop tard. Du moins c’est ce qu’ils imaginent dans leurs cerveaux malades.
Car le sionisme n’est rien moins que l’héritier des divers colonialismes qui ont sévi dans le monde depuis le 19ème siècle, colonialismes qui se sont illustré dans leur développement de techniques d’ingénierie sociale, de manipulation des populations. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce n’est pas l’Angleterre qui a le plus développé ces techniques mais la France au moment de la colonisation de l’Algérie, puis du Maroc. Ces techniques ont connu un essor particulier pendant la guerre d’Algérie avant d’être recyclées, perfectionnées aux Etats Unis, en Afrique du Sud et dans l’entité sioniste (où Ben Gourion était l’ingénieur en chef).
Ces techniques ont une efficacité certaine voire redoutable mais, jusqu’à présent, elles ont toujours échoué face à une volonté populaire déterminée.
Cette notion du développement d’une entité palestinienne qui ne serait pas un Etat est à mettre à l’inventaire de ces techniques. Cet Etat est, en pratique,  rendu impossible par la présence des colonies sionistes qui grignotent ce territoire palestinien comme des métastases.
Il ne faut pas imaginer que ces colonies n’ont pour but que de ramener le « peuple juif » en « Judée Samarie » pour réaliser le titre de propriété attribué par Dieu à ceux qui suivent l’enseignement des rabbins. La finalité de ce peuplement est avant tout militaire, une population fidèle au régime sioniste en Cisjordanie (armée et formée au maniement des armes de surcroît) est la meilleure protection contre une offensive militaire terrestre qui pourrait venir, un jour, du pays arabe riverain, c’est-à-dire la Jordanie.
Vous me direz que la Jordanie a signé un traité de paix avec le régime de Tel Aviv. Je vous répondrai que gouverner, c’est prévoir et que les squatters de tel Aviv ne se font aucune illusion sur l’avenir à long terme de leurs relations avec leur environnement arabe, Jordanie comprise. Les sionistes forment d’ailleurs des projets de colonisation pour le Neguev, autre zone stratégique riveraine de l’Egypte et de la bande de Gaza. Au Néguev, ce sera un peu plus compliqué car si les sionistes ont fait, dit-on, fleurir le désert, le Néguev est lui resté désertique.
Pour que ce rôle militaire de colons puisse être effectif, il faut bien entendu cantonner la population autochtone. Ce cantonnement ne passe pratiquement plus par des actions brutales d’expulsion et de déportation mais par un pourrissement sélectif de la vie des gens dont on ne veut plus. Ce pourrissement passe par la limitation de leurs possibilités de se déplacer (pour aller aux champs, à l’école etc.) tandis qu’on facilité celles des colons. Des incitations à partir pour les uns, à venir pour les autres.
C’est ce contexte qui doit voir un développement des territoires palestiniens, tâche que l’Autorité palestinienne a prise à coeur avec un important programme de construction d’infrastructures routières.
Le problème est que, dans le contexte que vit en ce moment la Palestine occupée, ce programme sert en bonne partie les projets de colonisation sioniste. Ce qu’expose fort bien l’article ci-dessous publié par le magazine progressiste américain The Nation.

Les routes palestiniennes: consolidation de la structure étatique ou de l’annexion par Israël?
par Nadia Hijab & Jesse Rosenfeld, The Nation (USA) 30 avril 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le premier ministre de l’autorité palestinienne Salam Fayyad joue sa crédibilité politique sur l’avènement d’un Etat palestinien en 2011 sur l’ensemble de la Cisjordanie, Gaza et Jérusalem Est, un programme accueilli avec enthousiasme par la communauté internationale. Les plans ambitieux de l’Autorité palestinienne comprennent des routes et d’autres infrastructures à travers la Cisjordanie, avec des fonds apportés par les Etats Unis, l’Europe et d’autres donateurs.

Fayyad a fait valoir que le développement fera de l’Etat palestinien une réalité impossible à ignorer. Cependant, beaucoup de ces nouvelles routes facilitent l’expansion des colonies israéliennes et ouvrent la voie à la confiscation des principales routes de Cisjordanie pour leur utilisation exclusive par les Israéliens.
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Pendant des décennies, Israël a entrepris ses propres projets d’infrastructures en Cisjordanie occupée et à Jérusalem Est. Ils comprennent un réseau routier ségrégé qui, avec le mur de séparation qu’Israël a commencé à édifier en 2002, sépare les secteurs palestiniens les uns des autres tout en rapprochant les colonies — toutes illégales selon le droit international – d’Israël.

Maintenant, armées d’informations provenant de sources onusiennes et de leurs propres recherches, des organisations non gouvernementales palestiniennes sonnent l’alarme. Leur contribution met en lumière à quel point les travaux routiers de l’Autorité Palestinienne facilitent l’objectif israélien d’annexer de vastes zones en Cisjordanie – rendant impossible un Etat palestinien viable.

Les routes en cours de construction dans le gouvernorat de Betlhléem en sont un très bon exemple du fait qu’elles complèteront la séparation d’avec la Cisjordanie palestinienne du bloc de colonisation de Gush Etzion, une des plus anciennes colonies israéliennes, absorbant au passage des secteurs supplémentaires de Bethléem. L’Autorité Palestinienne construit ces routes avec des financements de l’US Agency for International Development (USAID) et donc, en définitive, du contribuable US.

Les Palestiniens de Bethléem n’avaient pas intégré les implications des travaux routiers de l’USAD-Autorité Palestinienne jusqu’à une réunion organisée le mois dernier par Badil, l’organisation pour les droits des réfugiés. Des représentants des assemblées locales, des camps de réfugiés, des sièges de gouvernorat et d’ONG ont été choqués par les informations présentées, et appellent à une pause dans la construction de routes jusqu’à évaluation des risques.

Il est peu probable que l’Autorité palestinienne ou l’USAID favorisent consciemment les plans israéliens d’annexion. Pourtant, plusieurs facteurs conspirent pour aider Israël à tirer parti du soutien des donateurs à l’effort de développement palestinien pour prendre des terres aux Palestiniens. Par exemple, il est impossible de construire dans la plupart des secteurs sans la permission d’Israël – et cette permission n’est habituellement donnée que quand elle cadre avec les plans d’Israël.

En tant que ministre des travaux publics, Mohammad Shtayyeh défendait le plan de réhabilitation et de construction de routes de l’Autorité palestinienne. « Tous ces efforts ont amélioré l’infrastructure palestinienne et s’intègrent dans les plans du gouvernement, » disait-il. Mais il ajoutait, « ces travaux nécessitent un cadre politique qui mette un terme à l’occupation. » (Shtayyeh a démissionné de ses fonctions depuis). Quant à l’USAID, elle insiste sur la responsabilité de l’Autorité palestinienne pour le choix des projets tandis que son rôle se limite à l’évaluation techno-économique et au financement.

Mais des études de l’Applied Research Institute of Jerusalem (ARIJ), le respecté institut palestinien consacré aux ressources naturelles, révèle certains faits accablants: 32 % des routes de l’Autorité Palestinienne financées et mises en oeuvre par l’USAID entrent nettement dans le cadre d’une proposition de l’Israeli Civil Administration (l’autorité militaire d’occupation) présentée aux donateurs en 2004. Israël voulait que les donateurs financent quelque 500 kilomètres de routes pour desservir les Palestiniens auxquels elle interdisait le principal réseau routier (voir les diapositives ici). Les donateurs avaient rejeté cette proposition à l’époque, mais il s’avère aujourd’hui que les efforts de l’Autorité Palestinienne et de l’USAID ont réalisé 22 % de ce que prévoyait le plan israélien.

Quand il était mis en avant que beaucoup de ces routes alternatives pourraient faciliter l’extension des colonies, une ségrégation sur le mode de l’apartheid et l’annexion en évinçant les Palestiniens du principal réseau routier – en travaillant donc contre un Etat palestinien – Shtayyeh affirmait, « Nous ne voyons pas les choses ainsi. Les Israéliens empêchent les gens d’utiliser ces routes, et notre boulot est de trouver des moyens de survivre pour les gens. Ce qui ne signifie pas que ces routes sont des structures permanentes. »

L’Unité d’appui aux négociations de l’Organisation de Libération de la Palestine (NSU) a étudié avec soin les risques liés au développement d’une infrastructure sous occupation après la réaffirmation en 2004 par la Cour Internationale de Justice de l’illégalité du mur israélien en Cisjordanie occupée. La NSU a élaboré un guide sur la manière de construire sans se rendre complice de la colonisation israélienne.  Interrogé pour savoir si l’Autorité palestinienne était consciente du rôle que ces routes pouvaient jouer dans l’annexion par les colons, un membre de la NSU, s’exprimant sous condition d’anonymat car non autorisé à s’exprimer devant la presse, a déclaré à The nation, « Nous avons présenté un document donnant notre position au bureau du premier ministre et à Mohammad Shtayyeh, et ils sont bien conscients du problème. »

Lors d’une réunion avec Badil et d’autres ONG palestiniennes, il a été rapporté qu’ un haut responsable du ministère palestinien des travaux publics a critiqué certaines municipalités palestiniennes pour avoir exacerbé le problème en traitant directement avec les donateurs, sans se préoccuper de l’intérêt national. Il a aussi critiqué certaines organisations internationales d’aide et aurait dit que les bailleurs de fonds occidentaux insistent pour prendre en compte les colonies israéliennes. Par exemple, a-t-il dit, les financeurs allemands ont permis à la colonie israélienne de Psagot de se raccorder au réseau d’eaux usées de la ville palestinienne d’El-Bireh malgré les objections de l’Autorité palestinienne. Il a ajouté que l’USAID respecte les priorités de l’Autorité palestinienne « tant qu’Israël ne formule pas d’objections. »

Les routes vers la dépossession

Les accords d’Oslo entre Israël et l’OLP ont facilité la mise en place du réseau routier ségrégé d’Israël. L’Autorité Palestinienne, instituée prétendument pour une période « intérimaire » de cinq ans en 1994, avait le contrôle de la Zone A, quelque 17 % de la Cisjordanie. Israël et l’Autorité palestinienne partagent le contrôle de la Zone B, tandis qu’Israël maintient un contrôle total de la Zone C – environ 60 % de la Cisjordanie. Fait non accidentel, les Zones A et B comprennent quelque 96 % de la population palestinienne tandis que la Zone C comprend les colonies et l’essentiel des terres agricoles, dont la fertile vallée du Jourdain. En plus, Israël a seule le contrôle du développement dans Jérusalem Est occupée qu’elle a annexée de facto en 1967.

Israël continue à renforcer l’attribution d’un caractère permanent à ces arrangements intérimaires, le contrôle de la construction de routes étant un de ses principaux instruments. L’USAID explique que « seules » les routes situées dans les zones B et C (plus de 80 % de la Cisjordanie) demandent une coordination avec les officiels israéliens. Les routes situées en Zone B sont soumises à l’Israel’s District Civil Liaison pour une coordination en matière de sécurité tandis que les routes situées en Zone C sont soumises à « des permis de contruite et à une coordination sécuritaire » de sorte que le service de liaison puisse vérifier « leur conformité à des plans directeurs existants et la confirmation d’autorisation du tracé. »

Ingrid Jaradat Gassner, directrice de Badil, explique que l’Autorité palestinienne reçoit promptement des autorisations de l’administration civile israélienne pour les constructions en Zone C qui s’intègrent dans les schémas routiers israéliens. Elle ajoute que toutes les routes ne posent pas problème, mais que celles qui ne sont pas reliées aux routes principales ou se posent en substituts de routes préexistantes sont un sujet sérieux de préoccupation.

Après rejet par les bailleurs de fonds en 2004 de propositions pour un réseau routier alternatif, Israël a quand même construit les routes, les qualifiant plus tard de routes « tissu de vie. » A part leur caractère raciste, ces routes sont inutiles, » affirme Sarit Michaeli, porte parole de B’Tselem, l’organisation israélienne des droits de l’homme. « Les routes tissu de vie visent à résoudre des problèmes qui le plus souvent ont été imposés illégalement par Israël. »

Mi-2009, le Bureau de l’ONU pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) a estimé que les autorités israéliennes avaient ouvert environ 49 kilomètres de routes alternatives, dont 43 tunnels et passages souterrains, soulevant des préoccupations non seulement politiques mais aussi environnementales sur l’impact d’un réseau routier de plus sur une petite région comme la Cisjordanie. OCHA présente les routes tissu de vie comme un des mécanismes pour contrôler les déplacements des Palestiniens et faciliter ceux des colons Israéliens. B’Tselem estime qu’Israël a dépensé quelques 44,5 millions de dollars pour ce réseau routier tissu de vie – un faible prix à payer pour s’emparer de vastes zones de terre.

L’impact humain

Nidal Hatim, dramaturge Palestinien, journaliste sur le xeb et militant du mouvement pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS), ne peut pas emprunter la route principale entre Bethléem et son village de Battir tout près de cette ville. La route 60 est la principale autoroute nord-sud qui traverse le centre de la Cisjordanie. « Pour aller sur l’autoroute, nous devons passer par un checkpoint puis faire demi-tour », dit-il. « J’ai une pièce d’identité palestinienne de Cisjordanie, alors je ne peux pas franchir le checkpoint. » Au lieu de quoi, il emprunte une route secondaire cahoteuse qui est actuellement en cours de construction par l’Autorité palestinienne avec le soutien de l’USAID. La route passe du ciment bosselé dans les zones résidentielles au chemin poussiéreux de gravier, serpentant près de et sous les quatre voies de la Route 60 qui est utilisée principalement par des colons Israéliens. Traversant un tunnel presque terminé; la voiture cale un moment sur une pente raide non goudronnée au le long d’une oliveraie.

Selon Hassan Awaineh, membre du conseil municipal de Battir, le tunnel sera le seul point d’accès reliant les 22 000 habitants de Battir et des villages alentours à Bethléem.

Michaeli de B’Tselem affirme que le double système routier en Cisjordanie sera « à long terme le moyen de consolider le contrôle israélien. Le tunnel qui conduit à Battir pourra être contrôlé par une seule jeep de l’armée. »
Assis sous le porche de sa maison à Battir, surplombant la vallée où passe le train qui relie Jérusalem à Tel Aviv, Awaineh montre la gare désaffectée de Battit où des trains s’arrêtaient à l’époque de l’Empire Ottoman et du Mandat britannique. Depuis cette époque, Battir a vue près de la moitié de ses terres confisquées par Israël et les Palestiniens sont interdits d’activité à cet endroit. Awaineh se penche en avant, le soleil se reflète dans ses cheveux blancs, il soupire. « A la fin, ils rendront la vie difficile aux enfants qui vont à l’école, aux travailleurs qui vont sur leur lieu de travail et aux paysans qui vont dans leurs champs, » dit-il. « Les gens seront contraints d’aller à Bethléem.

« C’est un élément de la politique israélienne pour ‘éclaircir » les zones palestiniennes, » explique la collaboratrice de l’ONG. « Ce n’est pas un nettoyage ethnique en bonne et due forme mais plutôt un déplacement progressif [de population], exactement comme ce qui a été fait aux Palestiniens restés en Israël en 1948. » Ce qui arrive à Battir et à ses alentours dans la Zone C est déjà arrivé dans la zone de Jérusalem-Ramallah et ailleurs en Cisjordanie.

Comment ça marche

Un diaporama produit par OCHA sur les nouvelles évolutions dans la zone de Gush Etzion montre par l’image comment les routes construites par l’USAID et l’Autorité palestinienne rejoignent des routes de contournement israéliennes existantes ou prévues qui excluent les Palestiniens du principal réseau routier. Le diaporama a disparu du site web d’OCHA après avoir été présenté le mois dernier à une organisation qui alloue des fonds, mais une copie en a été obtenue par The Nation. ARIDJ a produit ses propres cartes qui montrent l’impact du développement de Gush Etzion. L’achèvement du mur de séparation coupera l’accès des Palestiniens à la route 60 entre Bethléem et Hébron. Israël repousse les palestiniens de plus en plus loin de la route 60 et vers d’autres routes comme la route 356 qu’Israêl a réhabilitée en partie. A point nommé pour Israël, l’Autorité Palestinienne a réhabilité un autre segment de la 356 avec l’aide de financements étrangers, et un troisième tronçon est en cours de réhabilitation par l’Autorité Palestinienne avec le soutien de l’USAID.

« Quand vous mettez toutes ces choses ensemble, il est peu probable que nous continuerons à utiliser encore bien longtemps la route 60, » affirme Gassner, la directrice de badil dans son bureau de Bethléem.

La situation empire. La réhabilitation de la route 356 a donné un nouveau souffle à plusieurs ces colonies juives du gouvernorat de Bethléem. ARIJ souligne que les colonies de Teqoa et Noqdim ont vu leur temps de trajet vers Jérusalem passer de 45 minutes à 15, encourageant des colons Israéliens à acheter des logements dans le secteur où les prix de l’immobilier ont augmenté de 70 %. Par contraste, les palestiniens qui seront repoussés de la route 60 vers la route 356 verront leur temps de trajet de Bethléhem à hébron quadrupler pour atteindre 100 minutes. Et bien sûr, Israël a rendu Jérusalem de plus en plus difficile à atteindre pour les Palestiniens de Cisjordanie.

Tollé dans les villages

Les palestiniens ont certes besoin, et ont le droit de disposer, d’une infrastructure sûre et qui fonctionne et les habitants en ont cruellement besoin. Il est également clair qu’Israël exerce un pouvoir absolu sur les territoires palestiniens occupés, mettant de nombreux obstacles sur la voie d’une action indépendante. En outre, les villages dépendent, pour l’aide au développement, des bonnes grâces de l’Autorité palestinienne, qui, à son tour, dépend des financements de donateurs tels que l’USAID.

Néanmoins, celles qui se trouvent en première ligne n’acceptent pas le développement à n’importe quel prix, et des militants exigent que la construction de routes soit suspendue afin qu’il puisse être procédé à une évaluation des risques. « Personne ne veut voir les mauvaises routes bâties du jour au lendemain, » explique Gassner.

Awaineh, qui est proche de l’Autorité Palestinienne est plus mesuré dans sa critique et se focalise sur le rôle d’Israël. Pourtant, quand on insiste, il est clair sur la nécessité de résister à l’isolement et au déplacement de sa communauté. « Nous devons encourager les gens à rester ici et à survivre. L’Autorité Palestinienne et l’USAID doivent construire des routes pour la population palestinienne, pas pour les colons au nom des Palestiniens. »

Aux USA, il y a tueries et tueries (avec ou sans Allah Akbar).

6 novembre 2009
En attendant de voir si le tueur d’Orlando en Floride est musulman comme celui de la base militaire de Fort Hood au Texas, allons donc y voir de plus près dans cette dernière affaire.
On peut ainsi lire dans Ouest France que:

Selon un proche du tireur, le suspect, arrivé en avril dernier à Fort Hood, devait partir prochainement en Afghanistan et s’opposait fermement à cette mission.

Et que:

Le tireur aurait d’ailleurs crié « Allah Akbar » en ouvrant le feu. Selon le général commandant la base de Fort Hood, « il existe des témoignages de première main de soldats ici qui le disent »

Selon ce même commandant, cette dernière information reste cependant non confirmée à l’heure où j’écris ces lignes.
Quoi qu’il en soit, le président Obama appelle à ne pas tirer de conclusions hâtives, c’est-à-dire à ne pas stigmatiser la communauté musulmane des Etats Unis.
Êtrange façon d’aborder un incident qui, somme toute, montre la parfaite assimilation de cet Américano-palestinien, qui s’est livré à cette forme de course d’amok où le pistolet remplace le kris, et est caractéristique des éruptions de violence aux Etats Unis.
A la différence des courses d’amok qui s’effectuent avec une arme blanche (le kris), ne sont jamais préméditées et sont toujours le fait d’un seul homme, les tueries aux Etats Unis peuvent être ou non préméditées, se font toujours avec des armes à feu et impliquent parfois un groupe de tueurs.

Dans cette affaire, et pour schématiser, la presse nous renvoie l’image d’un homme agissant seul, sous l’emprise d’un fort conflit intérieur suscité par sa future affectation sur un théâtre d’opérations situé en Afghanistan.
On rappelle aussi que Nidal Malik Hassan exerçait non comme combattant mais comme médecin psychiatre et, à ce titre, confronté à la détresse et à la souffrance de ses compagnons d’armes rentrés blessés physiquement et psychologiquement de leurs missions en Afghanistan. Jusqu’à quel point un homme, fut-il médecin et psychiatre, peut-il absorber la désespérance humaine dont il sait qu’elle est le fruit d’une politique, reste une énigme même pour les professionnels les plus avertis.

Mais, car il y a un mais, la presse outre atlantique chante une chanson quelque peu différente de la version de l’implication d’un homme seul.

On peut ainsi lire dans une dépêche de l’Associated Press  datée du 6 novembre qu’il y aurait eu deux tireurs dans deux incidents séparés:

Le porte parole, le lieutenant colonel Nathan Banks a déclaré qu’apparemment deux tireurs étaient impliqués. On ne sait pour l’instant pas qui ils sont, ni les identités des victimes. Banks a indiqué que le deuxième incident a eu lieu dans un cinéma de l’immense base militaire.

Et comme le dit le site Cryptogon, ce second tireur, s’il n’a pas encore disparu de toutes les dépêches, ne tardera pas à le faire afin que l’opinion n’ait plus que ce soldat arabo-musulman à se mettre sous la dent.

Cryptogon nous renvoie vers le site économique Dow Jones où on peut lire:

Un deuxième tireur est en détention après une fusillade à la base militaire de Fort Hood au Texas au cours de laquelle au moins sept personnes ont été tuées et douze blessées, rapporte KCEN-TV de Waco. L’information vient deux heures après la capture d’un premier suspect, peu de temps après le début de la fusillade. Les autorités indiquent que les tireurs étaient en tenues militaires, même si on n’est pas certain de leur appartenance à l’armée. On ignore également si les victimes étaient des militaires ou des civils.

Ce deuxième tireur a été interpellé sur un terrain de… golf nous apprend CNN:

Un officier supérieur qui jouait au golf jeudi près de Fort Hood au Texas, a déclaré à CNN avoir assisté à l’arrestation d’un des deux suspects qui ont survécu à la fusillade dans la base militaire

Arrêté par la police militaire, mais pour être livré à des hommes en costume, autrement dit des agents du FBI, de la CIA ou d’un quelconque service secret.

Le nettoyage de l’information est en effet pratiquement achevé et nous resterons donc avec un Palestinien déséquilibré et/ou musulman pratiquant qui de toutes façons n’adhère pas à la politique guerrière contrairement aux autres citoyens des USA.
Le problème de la loyauté de ces citoyens de confession musulmane est désormais posé à  l’opinion US.

Reste que, comme le rappelle le Washington Post, ce n’est pas la première fois qu’un incident de ce genre a lieu aux Etats Unis. Ainsi, en 1995, un soldat avait ouvert le feu à Fort Bragg sur des parachutistes en formation, tuant un officier et en blessant 18 autres. Le tireur était un certain William J. Kreutzer.

Kreutzer, ça sonne pas franchement palestinien, non?

Les manuscrits volés de la Mer Morte

9 avril 2009

La résistance palestinienne est multiforme. Il y a la résistance armée, celle qui apparait avec le plus d’évidence. Mais d’autres formes de résistance toutes aussi importantes existent notamment la résistance culturelle.

Il importe en effet de faire vivre la culture palestinienne car cette dernière a également été pillée par les délinquants sionistes qui ne se sont pas contentés de s’approprier le sol.

L’article que je vous propose illustre un aspect nettement visible de ce pillage pour l’observateur étranger. Il s’agit du pillage par les sionistes des vestiges archéologiques issus des territoires palestiniens occupés après 1967.

Ici, il s’agit tout simplement des fameux manuscrits de la Mer Morte découverts par hasard en 1947. Entreposés et accessibles aux chercheurs initialement à Jérusalem Est, ces manuscrits ont été volés par les pillards sionistes qui se les sont appropriés et se permettent même de les prêter à des musées étrangers. Prêter ce qui ne leur appartient pas est certainement une caractéristique sioniste.

Pour la première fois, mieux vaut tard que jamais, des responsables palestiniens adressent une protestation officielle auprès d’un Etat et d’un musée qui accueillent une partie de ces manuscrits.

Cette démarche est intéressante car, outre qu’elle rappelle la spoliation des Palestiniens, elle participe d’un harcèlement de l’entité sur des principes de droit.

On verra maintenant si le public cultivé des Etats dits démocratiques sera sensible au fait que les objets de sa curiosité sont en réalité des biens volés.

Tempête autour des Manuscrits de la Mer Morte au Royal Ontario Museum

Par Oakland Ross, Toronto Star (Canada) 9 avril 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Jérusalem – L’exposition programmée d’anciens manuscrits moyen orientaux à Toronto risque de plonger le Canada, et le Royal Ontario Museum (ROM), au milieu de l’interminable conflit entre Israéliens et Palestiniens.

À partir de Juin, le ROM accueillera pour six mois les fameux manuscrits de la Mer Morte dans une exposition organisée en coopération avec le Service des Antiquités Israéliennes.

Mais de hauts responsables Palestiniens ont affirmé que l’exposition enfreignait le droit international et ont appelé le Canada à l’annuler.

Dans des courriers adressés au premier ministre Stephen Harper et à la direction du ROM, les hauts responsables Palestiniens affirment que les rouleaux – généralement considérés comme une des plus grandes découvertes archéologiques du 20ème siècle – ont été acquis illégalement par Israël quand l’Etat juif a annexé Jérusalem Est en 1967.

«L’exposition amènerait à montrer des pièces retirées des territoires palestiniens, » explique Hamdan Taha, directeur général du département archéologique au ministère palestinien du tourisme et des antiquités.

«Je pense qu’il importe que les institutions canadiennes se comportent de façon responsable et en accord avec les obligations du Canada.»

Selon les Palestiniens, l’exposition prévue au ROM viole au moins quatre conventions ou protocoles sur le traitement des biens culturels qui ont été acquis illégalement.

Le Canada comme Israël sont signataires de tous ces accords, disent les Palestiniens.

La lettre de protestation envoyée cette semaine à Harper était signée par Salam Fayyad, premier ministre de l’Autorité Palestinienne, le deuxième personnage de l’Autorité. La lettre au ROM portait la signature de Khouloud Daibes, ministre du tourisme et des antiquités.

« C’est la première fois que j’entends parler de ce problème, » a déclaré hier William Thorsell, directeur du ROM. « Je comprends que les Palestiniens mettent sur le tapis la propriété [des manuscrits]. Mais je suis tout à fait certain que les rouleaux répondent aux critères de la loi. »

Hier, des fonctionnaires du ministère canadien des affaires étrangères n’avaient pas de réactions sur ce dossier au moment où le Star les a contactés.

Les rouleaux ont été découverts dans onze grottes de la côte nord-ouest de la Mer Morte, essentiellement en 1947 et 1956, et leur propriété a longtemps été un sujet de dispute acharnée entre les autorités israéliennes et palestiniennes.

«Nous sommes les gardiens des manuscrits de la Mer Morte, » déclare Phina Shor, chef du département de traitement et de conservation des collections du service des antiquités israéliennes. « En tant que tels, nous avons le droit de les exposer et de les conserver. »

Ecrits essentiellement sur du parchemin et en partie sur du papyrus, les rouleaux renferment environ 900 manuscrits en tout et se sont décomposés tranquillement pendant une vingtaine de siècles jusqu’à leur découverte accidentelle en 1947 par un jeune bédouin Arabe.

Le moment de la découverte coïncidait avec la créaton d’Israël comme Etat indépendant et rencontra un profond écho chez les Juifs, pour les rouleaux en eux-mêmes et aussi pour leur contenu et leurs origines qui semblaient confirmer un lien ancien avec la Terre Sainte qui remonte à la destrucion du second temple juif en 70 après JC – et au delà.

«La découverte des manuscrits de la Mer Morte est un tournant dans l’étude de l’histoire du peuple juif dans les époques reculées, » explique un texte du site web de l’Israeli Museum qui désormais est le lieu de dépôt permanent des rouleaux, « car jamais auparavant un trésor littéraire d’une importance aussi considérable n’avait été mis en lumière. »

Les grottes contenant les rouleaux se trouvaient vers Qumran, dans ce qui est maintenant la Cisjordanie palestinienne.

A partir de 1947 et pendant près d’une décennie, des experts du Rockfeller Museum dans Jérusalem Est, le service des antiquités jordaniennes et l’Ecole biblique et archéologique française ont fouillé les grottes et sauvé les manuscrits dont seulement quelques uns ont été trouvés entiers. Le reste était dispersé en milliers de fragments.

Ecrits principalement en hébreu, et en partie en araméen et en grec, les rouleaux comprenaient environ 200 copies de parties de la Bible juive.

Au départ, les manuscrits furent accueillis au Rockfeller Museum à Jérusalem Est qui était sous contrôle jordanien à l’époque.

Cependant, après la guerre des six jours de 1967, Israël annexa unilatéralement les parties orientales de la ville, un acte que la plupart des pays occidentaux – dont le Canada – considèrent comme illégal devant le droit international. Les Israéliens ont retiré les manuscrits de Jérusalem Est pour les emporter dans la ville occidentale, où ils sont toujours.

Selon Shor, du service des antiquités israéliennes, des parties des manuscrits ont souvent été exposés dans d’autres pays – dont les Etats Unis, la Grande Bretagne, la Suisse, l’Allemagne et l’Australie – au cours des dix dernières années.


La protestation auprès du Canda est peut-être un dossier test pour les Palestiniens.

«Pour ce que j’en sais, le problème n’a jamais été soulevé dans le passé, » explique Thorsell.

Les Palestiniens affirment que les manuscrits figurent parmi les « millions » d’objets qu’Israël a retirés illégalement du territoire palestinien depuis 1967.


L’exposition prévue au ROM est intitulée Les manuscrits de la Mer Morte : des mots qui ont changé le monde. Elle doit se tenir du 27 juin au 3 juillet.

>Les manuscrits volés de la Mer Morte

9 avril 2009

>

La résistance palestinienne est multiforme. Il y a la résistance armée, celle qui apparait avec le plus d’évidence. Mais d’autres formes de résistance toutes aussi importantes existent notamment la résistance culturelle.

Il importe en effet de faire vivre la culture palestinienne car cette dernière a également été pillée par les délinquants sionistes qui ne se sont pas contentés de s’approprier le sol.

L’article que je vous propose illustre un aspect nettement visible de ce pillage pour l’observateur étranger. Il s’agit du pillage par les sionistes des vestiges archéologiques issus des territoires palestiniens occupés après 1967.

Ici, il s’agit tout simplement des fameux manuscrits de la Mer Morte découverts par hasard en 1947. Entreposés et accessibles aux chercheurs initialement à Jérusalem Est, ces manuscrits ont été volés par les pillards sionistes qui se les sont appropriés et se permettent même de les prêter à des musées étrangers. Prêter ce qui ne leur appartient pas est certainement une caractéristique sioniste.

Pour la première fois, mieux vaut tard que jamais, des responsables palestiniens adressent une protestation officielle auprès d’un Etat et d’un musée qui accueillent une partie de ces manuscrits.

Cette démarche est intéressante car, outre qu’elle rappelle la spoliation des Palestiniens, elle participe d’un harcèlement de l’entité sur des principes de droit.

On verra maintenant si le public cultivé des Etats dits démocratiques sera sensible au fait que les objets de sa curiosité sont en réalité des biens volés.

Tempête autour des Manuscrits de la Mer Morte au Royal Ontario Museum

Par Oakland Ross, Toronto Star (Canada) 9 avril 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Jérusalem – L’exposition programmée d’anciens manuscrits moyen orientaux à Toronto risque de plonger le Canada, et le Royal Ontario Museum (ROM), au milieu de l’interminable conflit entre Israéliens et Palestiniens.

À partir de Juin, le ROM accueillera pour six mois les fameux manuscrits de la Mer Morte dans une exposition organisée en coopération avec le Service des Antiquités Israéliennes.

Mais de hauts responsables Palestiniens ont affirmé que l’exposition enfreignait le droit international et ont appelé le Canada à l’annuler.

Dans des courriers adressés au premier ministre Stephen Harper et à la direction du ROM, les hauts responsables Palestiniens affirment que les rouleaux – généralement considérés comme une des plus grandes découvertes archéologiques du 20ème siècle – ont été acquis illégalement par Israël quand l’Etat juif a annexé Jérusalem Est en 1967.

«L’exposition amènerait à montrer des pièces retirées des territoires palestiniens, » explique Hamdan Taha, directeur général du département archéologique au ministère palestinien du tourisme et des antiquités.

«Je pense qu’il importe que les institutions canadiennes se comportent de façon responsable et en accord avec les obligations du Canada.»

Selon les Palestiniens, l’exposition prévue au ROM viole au moins quatre conventions ou protocoles sur le traitement des biens culturels qui ont été acquis illégalement.

Le Canada comme Israël sont signataires de tous ces accords, disent les Palestiniens.

La lettre de protestation envoyée cette semaine à Harper était signée par Salam Fayyad, premier ministre de l’Autorité Palestinienne, le deuxième personnage de l’Autorité. La lettre au ROM portait la signature de Khouloud Daibes, ministre du tourisme et des antiquités.

« C’est la première fois que j’entends parler de ce problème, » a déclaré hier William Thorsell, directeur du ROM. « Je comprends que les Palestiniens mettent sur le tapis la propriété [des manuscrits]. Mais je suis tout à fait certain que les rouleaux répondent aux critères de la loi. »

Hier, des fonctionnaires du ministère canadien des affaires étrangères n’avaient pas de réactions sur ce dossier au moment où le Star les a contactés.

Les rouleaux ont été découverts dans onze grottes de la côte nord-ouest de la Mer Morte, essentiellement en 1947 et 1956, et leur propriété a longtemps été un sujet de dispute acharnée entre les autorités israéliennes et palestiniennes.

«Nous sommes les gardiens des manuscrits de la Mer Morte, » déclare Phina Shor, chef du département de traitement et de conservation des collections du service des antiquités israéliennes. « En tant que tels, nous avons le droit de les exposer et de les conserver. »

Ecrits essentiellement sur du parchemin et en partie sur du papyrus, les rouleaux renferment environ 900 manuscrits en tout et se sont décomposés tranquillement pendant une vingtaine de siècles jusqu’à leur découverte accidentelle en 1947 par un jeune bédouin Arabe.

Le moment de la découverte coïncidait avec la créaton d’Israël comme Etat indépendant et rencontra un profond écho chez les Juifs, pour les rouleaux en eux-mêmes et aussi pour leur contenu et leurs origines qui semblaient confirmer un lien ancien avec la Terre Sainte qui remonte à la destrucion du second temple juif en 70 après JC – et au delà.

«La découverte des manuscrits de la Mer Morte est un tournant dans l’étude de l’histoire du peuple juif dans les époques reculées, » explique un texte du site web de l’Israeli Museum qui désormais est le lieu de dépôt permanent des rouleaux, « car jamais auparavant un trésor littéraire d’une importance aussi considérable n’avait été mis en lumière. »

Les grottes contenant les rouleaux se trouvaient vers Qumran, dans ce qui est maintenant la Cisjordanie palestinienne.

A partir de 1947 et pendant près d’une décennie, des experts du Rockfeller Museum dans Jérusalem Est, le service des antiquités jordaniennes et l’Ecole biblique et archéologique française ont fouillé les grottes et sauvé les manuscrits dont seulement quelques uns ont été trouvés entiers. Le reste était dispersé en milliers de fragments.

Ecrits principalement en hébreu, et en partie en araméen et en grec, les rouleaux comprenaient environ 200 copies de parties de la Bible juive.

Au départ, les manuscrits furent accueillis au Rockfeller Museum à Jérusalem Est qui était sous contrôle jordanien à l’époque.

Cependant, après la guerre des six jours de 1967, Israël annexa unilatéralement les parties orientales de la ville, un acte que la plupart des pays occidentaux – dont le Canada – considèrent comme illégal devant le droit international. Les Israéliens ont retiré les manuscrits de Jérusalem Est pour les emporter dans la ville occidentale, où ils sont toujours.

Selon Shor, du service des antiquités israéliennes, des parties des manuscrits ont souvent été exposés dans d’autres pays – dont les Etats Unis, la Grande Bretagne, la Suisse, l’Allemagne et l’Australie – au cours des dix dernières années.


La protestation auprès du Canda est peut-être un dossier test pour les Palestiniens.

«Pour ce que j’en sais, le problème n’a jamais été soulevé dans le passé, » explique Thorsell.

Les Palestiniens affirment que les manuscrits figurent parmi les « millions » d’objets qu’Israël a retirés illégalement du territoire palestinien depuis 1967.


L’exposition prévue au ROM est intitulée Les manuscrits de la Mer Morte : des mots qui ont changé le monde. Elle doit se tenir du 27 juin au 3 juillet.

Pourquoi demander quand on peut se servir?

14 novembre 2007
Un moment que je n’étais pas aller fureter dans la presse sioniste? Je sais, j’ai tort car elle propose des lectures édifiantes.
Ainsi cet article paru dans le Jerusalem Post et qui relate l’adoption en première lecture par les députés sionistes d’une proposition de loi qui vise à prélever dans les taxes normalement dévolues à l’Autorité Palestinienne, les sommes correspondant aux frais occasionnés par les roquettes tirées par la résistance palestinienne depuis la bande de Gaza.
Comme les députés sionistes eux-mêmes le disent c’est autant un moyen de soutirer de l’argent que d’envoyer un message aux conférenciers d’Annapolis. D’autant que les représentants Palestiniens présents à cette conférence sont membres de l’Autorité Palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas et sont en conflit ouvert avec le Hamas qui contrôle Gaza.
On peut donc dire que les négociations d’Annapolis s’ouvrent sous des auspices prometteurs. Et pour ceux qui ne veulent pas comprendre les députés sionistes viennent aussi d’adopter un projet de loi qui vise à empêcher toute modification juridique du statut de Jérusalem comme « capitale éternelle et indivisible » de l’entité sioniste.
Revenons à ce que nous apprend l’article que je vous offre à lire. Il apprend à certains, pour d’autres ce n’est qu’une énième confirmation, que l’entité sioniste est un régime de voleurs. Les sionistes prétendent s’indemniser en légiférant pour se servir directement dans le porte-monnaie d’autrui, un autrui, les Palestiniens, qu’ils n’ont jamais eu l’idée d’indemniser pour les pertes humaines et matérielles considérables qu’il a subi, pour l’exil, l’expropriation, le statut de minorité de seconde zone dans son propre pays.
D’aucuns affirment que l’entité sioniste est la seule démocratie de la région. J’en doute mais au mieux c’est une démocratie de voyous qui délibèrent démocratiquement de la manière de procéder à leurs rapines et à leurs assassinats, ce qui aggrave leur cas.
Avec les voyous, ils partagent aussi le fait d’agir souvent masqués, affublés de pseudonymes : ainsi Ben Gourion alias Grun, Golda Meir alias Meyerson – née Mabovitz, Menahem Begin alias Volfovitz, Ariel Sharon alias Sheinerman, Yitzhak Shamir alias Jazarnitzky, Abba Eban alias Aubrey Solomon, Shimon Peres alias Szymon Perski etc. sans parler de l’immense majorité dont on ne connaîtra que les pseudonymes tant qu’ils n’auront pas rejoint leurs patries d’origine.
s
Loi : les taxes collectées pour l’Autorité Palestinienne pourraient servir à payer pour les dégâts causés par les roquettes Kassam
The Jerusalem Post (Sionistan), 14 novembre 2007, traduit de l’anglais par Djazaïri
s
Israël pourrait bientôt pouvoir exiger de l’Autorité palestinienne qu’elle couvre les frais occasionnés par les dégâts causés par les roquettes Kassam, selon une nouvelle loi adoptée en première lecture par la Knesset réunie en plénière ce mercredi.
La loi, à l’initiative des députés Yisrael Hasson (Israel Beitenu) et Limor Livnat (Likoud) financerait la réparation de tous les dégâts liés aux tirs de Kassam – évacuation des habitants des colonies de la périphérie de gaza, réparation des dommages aux bâtiments, les frais médicaux et de soins psychologiques – avec l’argent des taxes qu’Israël collecte pour le compte de l’Autorité Palestinienne et transfère de manière régulière.
La loi dispose aussi que les coûts de sécurisation des habitations, des abris et des stations d’autobus des colonies du pourtour de gaza soient assumés par l’argent des taxes de l’Autorité palestinienne.
Trente sept députés ont voté en faveur de la loi et 23 contre. Auparavant ce même mois, un comité ministériel avec à sa tête Daniel Friedmann, le ministre de la justice, avait approuvé le texte soumis au vote en plénière.
Hasson avait proposé en outre que la proposition, en cas d’adoption comme loi, soit appliquée rétroactivement à partir du désengagement de Gaza l’an dernier.
En dehors de ses initiateurs, Hasson et Livnat, les députés Shai Hermesh (Kadima) et Matan Vilna’i (travailliste) sont cosignataire du projet.
« Je suis heureux de voir que le bon sens des députés a été plus fort que l’opposition du gouvernement, » a déclaré Hasson après le vote. « Il est important qu’Annapolis [les participants à la conférence de paix) voient aussi la situation difficile des enfants de Sderot. Il est temps pour les responsables concernés d’assumer la responsabilité de leurs actions. »
Le député Livnat a déclaré que « c’est le premier pas pour mettre un terme à cet outrage qui consiste à donner [à l’Autorité Palestinienne] de l’argent qui est ensuite utilisé pour le terrorisme. »

>Pourquoi demander quand on peut se servir?

14 novembre 2007

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Un moment que je n’étais pas aller fureter dans la presse sioniste? Je sais, j’ai tort car elle propose des lectures édifiantes.
Ainsi cet article paru dans le Jerusalem Post et qui relate l’adoption en première lecture par les députés sionistes d’une proposition de loi qui vise à prélever dans les taxes normalement dévolues à l’Autorité Palestinienne, les sommes correspondant aux frais occasionnés par les roquettes tirées par la résistance palestinienne depuis la bande de Gaza.
Comme les députés sionistes eux-mêmes le disent c’est autant un moyen de soutirer de l’argent que d’envoyer un message aux conférenciers d’Annapolis. D’autant que les représentants Palestiniens présents à cette conférence sont membres de l’Autorité Palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas et sont en conflit ouvert avec le Hamas qui contrôle Gaza.
On peut donc dire que les négociations d’Annapolis s’ouvrent sous des auspices prometteurs. Et pour ceux qui ne veulent pas comprendre les députés sionistes viennent aussi d’adopter un projet de loi qui vise à empêcher toute modification juridique du statut de Jérusalem comme « capitale éternelle et indivisible » de l’entité sioniste.
Revenons à ce que nous apprend l’article que je vous offre à lire. Il apprend à certains, pour d’autres ce n’est qu’une énième confirmation, que l’entité sioniste est un régime de voleurs. Les sionistes prétendent s’indemniser en légiférant pour se servir directement dans le porte-monnaie d’autrui, un autrui, les Palestiniens, qu’ils n’ont jamais eu l’idée d’indemniser pour les pertes humaines et matérielles considérables qu’il a subi, pour l’exil, l’expropriation, le statut de minorité de seconde zone dans son propre pays.
D’aucuns affirment que l’entité sioniste est la seule démocratie de la région. J’en doute mais au mieux c’est une démocratie de voyous qui délibèrent démocratiquement de la manière de procéder à leurs rapines et à leurs assassinats, ce qui aggrave leur cas.
Avec les voyous, ils partagent aussi le fait d’agir souvent masqués, affublés de pseudonymes : ainsi Ben Gourion alias Grun, Golda Meir alias Meyerson – née Mabovitz, Menahem Begin alias Volfovitz, Ariel Sharon alias Sheinerman, Yitzhak Shamir alias Jazarnitzky, Abba Eban alias Aubrey Solomon, Shimon Peres alias Szymon Perski etc. sans parler de l’immense majorité dont on ne connaîtra que les pseudonymes tant qu’ils n’auront pas rejoint leurs patries d’origine.
s
Loi : les taxes collectées pour l’Autorité Palestinienne pourraient servir à payer pour les dégâts causés par les roquettes Kassam
The Jerusalem Post (Sionistan), 14 novembre 2007, traduit de l’anglais par Djazaïri
s
Israël pourrait bientôt pouvoir exiger de l’Autorité palestinienne qu’elle couvre les frais occasionnés par les dégâts causés par les roquettes Kassam, selon une nouvelle loi adoptée en première lecture par la Knesset réunie en plénière ce mercredi.
La loi, à l’initiative des députés Yisrael Hasson (Israel Beitenu) et Limor Livnat (Likoud) financerait la réparation de tous les dégâts liés aux tirs de Kassam – évacuation des habitants des colonies de la périphérie de gaza, réparation des dommages aux bâtiments, les frais médicaux et de soins psychologiques – avec l’argent des taxes qu’Israël collecte pour le compte de l’Autorité Palestinienne et transfère de manière régulière.
La loi dispose aussi que les coûts de sécurisation des habitations, des abris et des stations d’autobus des colonies du pourtour de gaza soient assumés par l’argent des taxes de l’Autorité palestinienne.
Trente sept députés ont voté en faveur de la loi et 23 contre. Auparavant ce même mois, un comité ministériel avec à sa tête Daniel Friedmann, le ministre de la justice, avait approuvé le texte soumis au vote en plénière.
Hasson avait proposé en outre que la proposition, en cas d’adoption comme loi, soit appliquée rétroactivement à partir du désengagement de Gaza l’an dernier.
En dehors de ses initiateurs, Hasson et Livnat, les députés Shai Hermesh (Kadima) et Matan Vilna’i (travailliste) sont cosignataire du projet.
« Je suis heureux de voir que le bon sens des députés a été plus fort que l’opposition du gouvernement, » a déclaré Hasson après le vote. « Il est important qu’Annapolis [les participants à la conférence de paix) voient aussi la situation difficile des enfants de Sderot. Il est temps pour les responsables concernés d’assumer la responsabilité de leurs actions. »
Le député Livnat a déclaré que « c’est le premier pas pour mettre un terme à cet outrage qui consiste à donner [à l’Autorité Palestinienne] de l’argent qui est ensuite utilisé pour le terrorisme. »


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