Archive for the ‘Avigdor Lieberman’ Category

Les excuses du gang sioniste au gouvernement de Malte (à propos de Bianca Zammit)

25 juin 2010

Bianca Zammit est une ressortissante maltaise membre de l’International Solidarity Movement dont une des fondatrices est la militante Neta Golan (une occasion pour moi de citer une personne de confession juive qui agit positivement, c’est-à-dire dans le sens du droit et de la justice. Il se peut que Mme Zammit soit juive également.
Bianca Zammit a été blessée en avril dernier par  des terroristes sionistes alors qu’elle accompagnait, caméra au poing, des paysans palestiniens qui se rendaient à leur champs, déclarés zone militaire interdite par le gang de Tel Aviv. Il faut savoir effectivement que les délinquants sionistes déterminent, selon leur bon vouloir, des zones interdites dans le territoire des autres.
Bianca Zammit a fait la une de l’actualité à Malte pour la bonne raison que cet Etat insulaire, membre de l’Union Européenne, accueillait Avigdor Lieberman, le chargé des relations extérieures de la bande sioniste. Et que M. Lieberman a dû publiquement présenter des excuses au gouvernement maltais pour la blessure infligée à la militante pro palestinienne. On peut lire dans l’article de Malta Today ci-dessous que M. Lieberman est « désolé », « parce que c’est toujours quelque chose de terrible quand des civils sont blessés. »
Il est vrai que les civils, il préfère nettement les tuer. Ils ne se plaignent pas ensuite auprès de leurs gouvernements.
Lieberman a même sorti de son chapeau de prestidigitateur (souvenir du temps où il animait des night-clubs) une enquête diligentée par le procureur général qui siège à Tel Aviv. Il est resté par contre évasif sur l’éventualité de poursuites judiciaires, et pour cause puisqu’il n’y en aura pas, où alors bidonnées comme à chaque fois que la victime est Goy et à fortiori pro palestinienne. J’ai déjà l’argument du procureur: l’incident s’est déroulé dans un territoire qui n’est pas sous ma juridiction. Où encore, le soldat a confondu la caméra avec un fusil. Il pourra donner libre cours à son imagination.
Mais attention, car les autorités maltaises ne l’entendront peut-être pas de cette oreille.

On ne parle guère de Claudia Zammit dans la presse française sauf sur RTL qui fait cependant son titre sur une déclaration de Lieberman: « Il n’y a pas de crise humanitaire à Gaza ». L’agression dont a été victime Mme Zammit n’a pas vraiment eu l’heur de passionner RTL qui parle « d’un Maltais » dont on sait par la suite que c’est une femme, une Maltaise donc. Eh oui, priorité au ministre sioniste.
Lieberman présente ses excuses pour les tirs sur Bianca Zammit
par Karl Stagno-Navarra, Malta Today (Malte) 25 juin 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri
Le ministre israélien des affaires étrangères Avigdor Lieberman a fait lecture aujourd’hui d’excuses officielles pour l’incident au cours duquel Bianca Zammit, une ressortissante maltaise, a reçu une balle dans la jambe tirée par des soldats israéliens dans la bande de Gaza le 24 avril dernier.

C’était au cours d’une conférence de presse avec son homologue maltais Tonio Borg.

« L’enquête est entre les mains du procureur général à Tel Aviv et nous attendons ses conclusions. Je suis désolé et nous sommes désolés, parce que c’est toujours quelque chose de terrible quand des civils sont blessés. »
 
Bianca Zammit avait été blessée sans raison aucune par des soldats israéliens alors qu’elle accompagnait des paysans palestiniens de Gaza dans leurs champs situés dans la zone dite « tampon » proclamée unilatéralement par Israël. Cette zone interdite ne repose sue aucune base légale et participe du blocus de la région par Israël. Zammit est membre de l’International Solidarity Movement.
 
A la question de savoir si les investigations du procureur général déboucheraient sur des poursuites contre des membres de l’armée, Lieberman a évité de s’engager. Tonio Borg a déclaré que le gouvernement maltais « continuerait à explorer toutes les voies. »
 
Lieberman a été accueilli par une vague de protestations à l’extérieur de Castille animée par des membres de Moviment Graffiti qui ont déployé un grand drapeau palestinien et crié « terroriste » au ministre de droite.
 
Ses excuses d’hier contrastaient franchement avec la morgue de Gideon Meir, l’ambassadeur israélien à Malte, qui avait affirmé que Zammit était « utilisée » par les militants palestiniens, accusant l’ISM de mettre des étrangers en situation de danger à la frontière de sorte à ce que le Hamas et le Djihad Islamique puissent disposer des bombes et blesser des soldats israéliens… L’ISM a une politique anti-israélienne dans tout ce qu’il dit et fait. »
 
En dépit des affirmations de Meir sur le lien entre l’ISM et le Hamas et le Djihad Islamique, des journalistes à Gaza disent que c’est le contraire qui est vrai. « L’ISM n’a aucun lien avec des factions armées palestiniennes, » affirme Neta Golan, elle-même israélienne juive et co fondatrice de l’ISM. « L’affirmation selon laquelle l’ISM reçoit des ordres d’organisations armées est le fruit de l’imagination de l’ambassadeur, et nous le mettons au défi d’en donner des preuves, » a déclaré Golan.

Les dites « zones militaires fermées » sont en effet des zones déclarées telles unilatéralement par Israël sur le sol palestinien, essentiellement agricole, sans aucun fondement dans le droit international. Golan affirme que les zones déclarées interdites par Israël sont aussi une manière de réprimer par la force la résistance non violente. « Chaque fois qu’il y a une manifestation palestinienne pacifique dans un endroit, il devient ‘zone militaire fermée,’ a-t-elle dit.

Le Turkménistan ne veut pas du Mossad chez lui

3 mars 2010
Il n’y a pas qu’à Dubaï qu’on n’apprécie guère le Mossad. Au Turkménistan non plus on n’aime pas bien cette officine spécialisée dans le meurtre et les coups tordus. Ce pays a récemment accepté d’accueillir une ambassade de l’entité sioniste. Cette dernière, ravie d’établir des relations diplomatiques avec un pays notoirement plus démocratique que l’Iran ou l’Egypte (dans ce dernier cas ce n’est pas difficile) s’est empressé d’appointer un certain Reuven Dinel.
Pas de pot, Reuven Dinel, un proche d’Avigdor Lieberman, le videur de boîtes de nuit, est aussi un ancien agent du Mossad, expulsé antérieurement de Russie pour s’être livré à des activités d’espionnage dans ce pays.
Et le Turkménistan ne veut pas d’un ancien agent du Mossad comme plénipotentiaire de l’Etat délinquant. Peut-être parce que ce pays frontalier de l’Iran se méfie des ses éventuels agissements de nature à créer de la tension avec un pays voisin, peut-être parce que la Russie qui garde un oeil sur son proche étranger y est opposée. Où les deux.
Des relations diplomatiques qui commencent donc par un impair. 

Le Turkménistan: Nous ne voulons pas d’un ancien du Mossad comme ambassadeur
par Barak Ravid, Haaretz (Sionistan) 3 mars 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Cela fait quatre mois maintenant que le Turkménistan retarde la ratification de la nomination de Reuven Dinel, un proche du ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman, en qualité de premier ambassadeur d’Israël dans ce pays. Des sources du ministère des affaires étrangères ont  indiqué qu’il s’agissait d’un procédé diplomatique inhabituel visant à faire comprendre que le Turkménistan n’est pas intéressé par cette nomination parce que Dinel a travaillé au Mossad. « Ils espèrent que nous comprendrons le sous-entendu et désignerons quelqu’un d’autre à ce poste, » a déclaré un cadre supérieur du ministère.

Fin juillet 2009, Lieberman avait annoncé son intention de nommer Dinel en qualité d’ambassadeur à Achkabad, la capitale du Turkménistan. Le ministre des affaires étrangères avait attribué une importance particulière à cette nomination du fait qu’il s’agit d’inaugurer une ambassade dans un pays qui a une longue frontière commune avec l’Iran. Lieberman pensait que cela permettait aussi d’envoyer un message à Téhéran.

En 2003, alors ministre des transports, Lieberman avait nommé Dinel, qu’on considère domme un proche du ministre, à la tête de Carmel, l’office portuaire d’Haïfa. Actuellement, Dinel est directeur général adjoint du management des ressources à l’Israel Ports Development and Assets Company.
Lieberman voyait l’affectation de Dinel au Turkménistan comme un fait marquant de sa première année en tant que ministre des affaires étrangères et mettait beaucoup d’espoirs sur Dinel et les compétences qu’il pourrait tirer pour son rôle d’ambassadeur  de son passage au Mossad.
Le 25 octobre, le gouvernement approuvait la nomination et quelques jours après, comme il est de coutume dans le protocole diplomatique, Israël envoyait une lettre officielle au Turkménistan pour donner des précisions sur le nouvel ambassadeur ainsi que demander au gouvernement étranger d’accepter la nomination.

Technique et symbolique, le processus d’accréditation de la nomination d’un ambassadeur ne pose habituellement aucun problème. Cependant, le Turkménistan a décidé exceptionnellement de ne pas donner l’accréditation. Près de quatre mois son passés depuis l’envoi de la requête israélienne, mais le gouvernement turkmène n’a rendu aucune réponse à Jérusalem au sujet de la nomination de Dinel. La conduite du gouvernement du Turkménistan a provoqué un sérieux embarras chez le ministre des affaires étrangères compte tenu de la grande importance qu’il avait accordé à cette nomination et à l’ouverture d’une nouvelle ambassade dont il a fait une affaire personnelle.

En arrière-plan du refus turkmène d’accréditer Dinel en qualité d’ambassadeur d’Israël, pourrait bien se trouver une affaire embarrassante qui le poursuit depuis 1996 quand il servait en tant que premier envoyé du Mossad à Moscou. Cette anné là, Dinel avait été expulsé de Russie après que des agents des forces de sécurité moscovites l’avaient pris en flagrant délit en train de réceptionner des photos satellites classifiées que lui apportaient des officiers Russes.

Des sources du ministère des affaires étrangères ont établi dimanche que les Russes, qui considèrent Dinel persona non grata, ont envoyé des messages au Turkménistan indiquant qu’ils souhaitaient que ce pays ne donne pas son accord à la nomination.

« Cette nomination était étrange dès le départ, » explique une source haut placée au ministère des affaires étrangères. « Ils ont pris quelqu’un qui est un espion notoire, qui a même été expulsé de Russie pour ça, et ils le mettent au Turkménistan. Ils ont fait tout ça sans consulter un seul professionnel du secteur. Que pensaient-ils qu’il allait se passer? Il n’y a aucune chance qu’il obtienne l’accréditation des autorités du Turkménistan. »

Le bureau du ministre des affaires étrangères a déclaré en réponse: « L’ouverture de l’ambassade ai Turkménistan a été retardée parce qu’un certain nombre de difficultés sont apparues, essentiellement au sujet de questions de sécurité comme c’est fréquemment le cas lors de l’ouverture d’une nouvelle représentation. Nous espérons qu’il sera possible de régler les problèmes dans les semaines à venir. »

La Norvège, ce pays antisémite

29 septembre 2009
Combien de pays antisémites à travers la planète Terre?

Rassurez-vous, si vous avez un peu de mal à compter, vous aurez plus vite fait de dénombrer les pays qui ne sont pas antisémites: il n’y en a aucun (zéro).

En effet des officines du genre ADL (Anti-Defamation League) ne cessent de nous fournir des statistiques plus alarmantes les unes que les autres sur l’antisémitisme en baisse mais le plus souvent en hausse malheureusement.
Toutefois, quand la statistique est à la baisse, ce ne peut-être que temporaire et dissimuler des hausses dans tel ou tel secteur géographique, ou telle catégorie sociale du pays concerné.

Saviez-vous par exemple que la Norvège (comme le reste de la Scandinavie) est un pays notoirement antisémite?

Eh bien, su vous l’ignoriez, le ministre des affaires étrangères sioniste Avigdor Lieberman vous le rappelle preuves à l’appui.
Par exemple, le fait que la délégation norvégienne n’ait pas quitté la salle lors du discours du président Iranien Mahmoud Ahmadinejad.
Car ne vaut-il pas mieux être taxé d’anti-iranisme (ou aryanisme je ne sais pas comment le formuler) plutôt que d’antisémite?

Mais, objecterez-vous, il y a au moins un pays au monde qui n’est pas antisémite et il s’agit de l’entité sioniste elle-même.

A voir, car un certain nombre d’indications laissent à penser que ce n’est pas du tout le cas.

Blitz sur les Etats Unis

1 septembre 2009
Oui, un gouvernement a décidé de déclencher un blitz sur les Etats Unis.

Le blitz, ce n’est rien d’autre que la vague de bombardements aériens imposée par l’Allemagne nazie à la Grande Bretagne du 7 au 30 septembre 1940, tuant plus de 7000 personnes.
C’est Avigdor Lieberman, le ministre des affaires étrangères qui annonce ce blitz diplomatique qui doit déferler sur les USA et vise à « recadrer » le conflit palestino-sioniste.


Car, pour M. Lieberman:

le coeur du conflit n’est pas les colonies mais plutôt l’absence de volonté du monde arabe de reconnaître le droit des Juifs à un Etat dans la région, une liste d’officiels de haut niveau du gouvernement sillonnera le pays d’est en ouest pendant plus d’un mois pour apporter ce même message

Ce bombardement propagandiste s’abattra sur les villes de Washington, New York, Chicago, Boston, Atlanta, Philadelphia, Detroit, Las Vegas, Houston, Los Angeles, San Francisco et Miami et s’étalera jusqu’à mi-octobre.

Soit plus longtemps que le blitz qui avait touché Londres pendant 24 jours.

Tout ça pour dire qu’il est intéressant de voir quelles sont les références de quelqu’un comme Avigdor Lieberman qui n’hésite pas à employer un vocabulaire guerrier emprunté au régime hitlérien.

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Nous rappellerons simplement à M. Lieberman et à ses nombreux partisans, eux qui veulent entretenir le culte d’une certaine mémoire, que le blitz s’était terminé par une défaite de la Lutwafe devant la DCA et la Royal Air Force britanniques.

«Mort aux Arabes.»

27 janvier 2009
La volonté d’expulser les Palestiniens de leur propre patrie n’a jamais fait défaut aux sionistes. Et contrairement aux croyances de ceux qui misent sur la « démocratie » sioniste pour imaginer des lendemains différents, l’évolution en cours dans l’entité sioniste ne fait qu’aiguiser cette volonté de déporter l’intégralité des Palestiniens.

Des observateurs attentifs ont déjà noté ce fait et constatent la montée en puissance irrépressible d’une espèce de nationalisme religieux jusque là encore contenu dans les marges d’un système politique qui s’est donné les apparences d’une démocratie à l’occidentale (en réalité un gang qui désigne ses caïds par le suffrage universel).
Cette montée en puissance est dans la logique même du sionisme et s’affirmera d’autant plus que la plupart des colons qui acceptent maintenant d’immigrer en Palestine occupée le font pour des motifs où le fanatisme se mêle à un racisme exacerbé. Et la majorité des politiciens sionistes suivra cette tendance lourde ne serait-ce que pour garder des chances d’accéder aux responsabilités et parce que pratiquement tous doivent justifier d’états de services dans l’armée où les services secrets ; états qui se mesurent au nombre de civils tués et de maisons ou autres biens détruits.
s
Cette évolution nous est généralement cachée par les grands médiats qui les occultent complètement ou les cantonnent à la marge. Comme si, par exemple, Mme Tzipi Livni n’était pas une des figures de cette évolution.

s
Simplement, comme je me plais à le répéter, les temps changent pour l’entité sioniste et l’article que je vous propose en est une indication supplémentaire même s’il tente, de manière illogique, d’avoir une approche « équilibrée » comme on se plait à le dire en Occident.

Montée du sentiment anti-arabe dans la jeunesse après la guerre contre Gaza

Par Patrick MARTIN, Globe & Mail (Canada) 26 janvier 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Jérusalem – Quand le dirigeant du parti religieux israélien Zionist Meimad a pris récemment la parole devant un rassemblement de 800 lycéens d’une banlieue de Tel Aviv, ses propos sur la vertu de la démocratie israélienne pour l’ensemble de ses citoyens ont été couverts par le bruit des étudiants qui chantaient « Mort aux Arabes. »

Le rabbin Melchior n’avait plus entendu l’expression de tells sentiments anti arabes depuis le désormais illégal parti Kach et le massacre de 29 Musulmans en prière à Hébron par Baruch Goldstein en 1994.

Mais ce sentiment progresse, et l’ex ministre Avigdor Lieberman et son parti Yisrael Beitenu surfent sur cette vague. Ils apparaissent comme les principaux vainqueurs politiques de la récente guerre à Gaza. Leurs positions anti arabes sans équivoque n’ont jamais été aussi populaires.

C’est M. Lieberman qui a mené la récente campagne pour interdire la participation des deux parties arabes d’Israël aux élections parlementaires du mois prochain. Il soutenait que leurs critiques publiques de l’attaque israélienne contre le Hamas à Gaza représentait un acte de déloyauté envers le pays en tant qu’Etat juif et sioniste.

M. Lieberman affirme depuis longtemps que tous les Arabes Israéliens devraient faire serment de loyauté au pays ou, s’ils ne le font pas, perdre leur citoyenneté.

La cour suprême du pays a statue en faveur des parties arabes, mais après que la commission électorale du parlement se soit prononcée en faveur de l’interdiction. Des représentants des grands partis que sont le Likoud, Kadima et le parti travailliste ont même voté en faveur de l’interdiction.

« La cour a effectivement donné aux parties arabes un permis de tuer l’Etat d’Israël en tant qu’Etat juif et démocratique, » affirme M. Lieberman qui ajoute que son parti n’abandonnera pas le combat.

Outre les serments d’allégeance, son parti veut échanger les populations arabes d’Israël contre les colonies israéliennes de Cisjordanie ; il considère que renoncer à n’importe quelle parcelle de terre en échange de la paix avec les voisins arabes est un principe « fondamentalement inopérant » qui devrait être abandonné, et il soutient que c’est en Jordanie que les Palestiniens devraient chercher à créer un Etat.

Les enquêtes d’opinion indiquent que de plus en plus d’Israéliens soutiennent cette approche ; Yisrael Beitenu devrait gagner 16 sièges aux élections du 10 février (il en a actuellement 11), autant que ce que devrait obtenir le parti travailliste.

Plus important, le parti pourrait être partenaire d’une coalition dans le gouvernement Likoud qui devrait se former – ce qui mettrait M. Lieberman en bonne position pour promouvoir son agenda.

« La montée de Yisrael Beitenu, avec son agenda raciste, est une évolution très dangereuse de la société israélienne, » explique Mohammad Darawshe, un Arabe de la ville israélienne de Nazareth et qui codirige l’Abraham Fund, une organisation qui encourage la coopération entre Arabes Israéliens et Juifs.

La tendance anti arabe est particulièrement forte dans la jeunesse, poursuit M. Darawshe. « D’après un sondage réalisé en mai, plus de 60 % des lycéens Juifs disent vouloir contrôler la participation politique des Arabes en Israël ; ils ne sont pas prêts à habiter dans le même immeuble que des citoyens Arabes ; ils n’aiment pas entendre parler arabe etc., dit-il. Ce racisme « doit être pris au sérieux et traité sérieusement, » affirme M. Darawshe, « comme doit l’être le séparatisme dans la communauté arabe. » «De plus en plus d’Arabes Israéliens veulent s’écarter de la société israélienne, y compris par le boycott des élections. »

« Malheureusement, [les deux tendances ont des agendas semblables; elles s’alimentent l’une l’autre. »

Même la ministre des affaires étrangères Tzipi Livni, chef du parti Kadima, en a choqué beaucoup en disant que si des gens n’aiment pas ce que fait le gouvernement « ils peuvent partir. »

Dans l’ensemble, la population arabe, tout en compatissant avec les souffrances des habitants de Gaza, n’est pas particulièrement radicalisée, certainement pas autant qu’elle l’était dans les premiers jours en 2003-2004 du soulèvement palestinien.

Pourtant, comme le dit M. Darawshe, le sentiment anti arabe du pays n’a jamais été aussi fort. Le parti de Lieberman « cherche, en définitive, un affrontement direct avec les citoyens arabes d’Israël » affirme-t-il. Et il s’inquiète de « l’absences d’efforts sérieux pour l’arrêter. »

Les 100 personnes présentes au rassemblement de Yisrael Beitenu pour les électeurs anglophones mardi soir à Jérusalem ne veulent certainement pas l’arrêter. « C’est la clarté [de ce discours] qui est si attrayante » explique Yona Triestman, une trentenaire qui aide les nouveaux immigrants à s’installer en Israël. Et le message est certes très direct. A la fin de la soirée, Uzi Landau, un ancien ministre Likoud qui roule maintenant pour Yisrael Beitenu, se penche en avant et pointe son index vers l’assistance. « Vous devez vous souvenir d’une seule chose au sujet de notre plateforme, » dit-il, « une seule chose à dire à vos amis: « Pas de loyauté, pas de citoyenneté. »

>«Mort aux Arabes.»

27 janvier 2009

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La volonté d’expulser les Palestiniens de leur propre patrie n’a jamais fait défaut aux sionistes. Et contrairement aux croyances de ceux qui misent sur la « démocratie » sioniste pour imaginer des lendemains différents, l’évolution en cours dans l’entité sioniste ne fait qu’aiguiser cette volonté de déporter l’intégralité des Palestiniens.

Des observateurs attentifs ont déjà noté ce fait et constatent la montée en puissance irrépressible d’une espèce de nationalisme religieux jusque là encore contenu dans les marges d’un système politique qui s’est donné les apparences d’une démocratie à l’occidentale (en réalité un gang qui désigne ses caïds par le suffrage universel).
Cette montée en puissance est dans la logique même du sionisme et s’affirmera d’autant plus que la plupart des colons qui acceptent maintenant d’immigrer en Palestine occupée le font pour des motifs où le fanatisme se mêle à un racisme exacerbé. Et la majorité des politiciens sionistes suivra cette tendance lourde ne serait-ce que pour garder des chances d’accéder aux responsabilités et parce que pratiquement tous doivent justifier d’états de services dans l’armée où les services secrets ; états qui se mesurent au nombre de civils tués et de maisons ou autres biens détruits.
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Cette évolution nous est généralement cachée par les grands médiats qui les occultent complètement ou les cantonnent à la marge. Comme si, par exemple, Mme Tzipi Livni n’était pas une des figures de cette évolution.

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Simplement, comme je me plais à le répéter, les temps changent pour l’entité sioniste et l’article que je vous propose en est une indication supplémentaire même s’il tente, de manière illogique, d’avoir une approche « équilibrée » comme on se plait à le dire en Occident.

Montée du sentiment anti-arabe dans la jeunesse après la guerre contre Gaza

Par Patrick MARTIN, Globe & Mail (Canada) 26 janvier 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Jérusalem – Quand le dirigeant du parti religieux israélien Zionist Meimad a pris récemment la parole devant un rassemblement de 800 lycéens d’une banlieue de Tel Aviv, ses propos sur la vertu de la démocratie israélienne pour l’ensemble de ses citoyens ont été couverts par le bruit des étudiants qui chantaient « Mort aux Arabes. »

Le rabbin Melchior n’avait plus entendu l’expression de tells sentiments anti arabes depuis le désormais illégal parti Kach et le massacre de 29 Musulmans en prière à Hébron par Baruch Goldstein en 1994.

Mais ce sentiment progresse, et l’ex ministre Avigdor Lieberman et son parti Yisrael Beitenu surfent sur cette vague. Ils apparaissent comme les principaux vainqueurs politiques de la récente guerre à Gaza. Leurs positions anti arabes sans équivoque n’ont jamais été aussi populaires.

C’est M. Lieberman qui a mené la récente campagne pour interdire la participation des deux parties arabes d’Israël aux élections parlementaires du mois prochain. Il soutenait que leurs critiques publiques de l’attaque israélienne contre le Hamas à Gaza représentait un acte de déloyauté envers le pays en tant qu’Etat juif et sioniste.

M. Lieberman affirme depuis longtemps que tous les Arabes Israéliens devraient faire serment de loyauté au pays ou, s’ils ne le font pas, perdre leur citoyenneté.

La cour suprême du pays a statue en faveur des parties arabes, mais après que la commission électorale du parlement se soit prononcée en faveur de l’interdiction. Des représentants des grands partis que sont le Likoud, Kadima et le parti travailliste ont même voté en faveur de l’interdiction.

« La cour a effectivement donné aux parties arabes un permis de tuer l’Etat d’Israël en tant qu’Etat juif et démocratique, » affirme M. Lieberman qui ajoute que son parti n’abandonnera pas le combat.

Outre les serments d’allégeance, son parti veut échanger les populations arabes d’Israël contre les colonies israéliennes de Cisjordanie ; il considère que renoncer à n’importe quelle parcelle de terre en échange de la paix avec les voisins arabes est un principe « fondamentalement inopérant » qui devrait être abandonné, et il soutient que c’est en Jordanie que les Palestiniens devraient chercher à créer un Etat.

Les enquêtes d’opinion indiquent que de plus en plus d’Israéliens soutiennent cette approche ; Yisrael Beitenu devrait gagner 16 sièges aux élections du 10 février (il en a actuellement 11), autant que ce que devrait obtenir le parti travailliste.

Plus important, le parti pourrait être partenaire d’une coalition dans le gouvernement Likoud qui devrait se former – ce qui mettrait M. Lieberman en bonne position pour promouvoir son agenda.

« La montée de Yisrael Beitenu, avec son agenda raciste, est une évolution très dangereuse de la société israélienne, » explique Mohammad Darawshe, un Arabe de la ville israélienne de Nazareth et qui codirige l’Abraham Fund, une organisation qui encourage la coopération entre Arabes Israéliens et Juifs.

La tendance anti arabe est particulièrement forte dans la jeunesse, poursuit M. Darawshe. « D’après un sondage réalisé en mai, plus de 60 % des lycéens Juifs disent vouloir contrôler la participation politique des Arabes en Israël ; ils ne sont pas prêts à habiter dans le même immeuble que des citoyens Arabes ; ils n’aiment pas entendre parler arabe etc., dit-il. Ce racisme « doit être pris au sérieux et traité sérieusement, » affirme M. Darawshe, « comme doit l’être le séparatisme dans la communauté arabe. » «De plus en plus d’Arabes Israéliens veulent s’écarter de la société israélienne, y compris par le boycott des élections. »

« Malheureusement, [les deux tendances ont des agendas semblables; elles s’alimentent l’une l’autre. »

Même la ministre des affaires étrangères Tzipi Livni, chef du parti Kadima, en a choqué beaucoup en disant que si des gens n’aiment pas ce que fait le gouvernement « ils peuvent partir. »

Dans l’ensemble, la population arabe, tout en compatissant avec les souffrances des habitants de Gaza, n’est pas particulièrement radicalisée, certainement pas autant qu’elle l’était dans les premiers jours en 2003-2004 du soulèvement palestinien.

Pourtant, comme le dit M. Darawshe, le sentiment anti arabe du pays n’a jamais été aussi fort. Le parti de Lieberman « cherche, en définitive, un affrontement direct avec les citoyens arabes d’Israël » affirme-t-il. Et il s’inquiète de « l’absences d’efforts sérieux pour l’arrêter. »

Les 100 personnes présentes au rassemblement de Yisrael Beitenu pour les électeurs anglophones mardi soir à Jérusalem ne veulent certainement pas l’arrêter. « C’est la clarté [de ce discours] qui est si attrayante » explique Yona Triestman, une trentenaire qui aide les nouveaux immigrants à s’installer en Israël. Et le message est certes très direct. A la fin de la soirée, Uzi Landau, un ancien ministre Likoud qui roule maintenant pour Yisrael Beitenu, se penche en avant et pointe son index vers l’assistance. « Vous devez vous souvenir d’une seule chose au sujet de notre plateforme, » dit-il, « une seule chose à dire à vos amis: « Pas de loyauté, pas de citoyenneté. »


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