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Trump Vs Biden, fascisme à l’ancienne contre fascisme du XXIème siècle

27 juillet 2020

Je vous propose une analyse de la situation politique aux Etats Unis telle qu’elle est comprise par Glen Ford de Black Agenda Report.

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Glen Ford

Black Agenda Report se présente comme un média d’information, d’analyse et de commentaire politique de la gauche noire. L’article est extrait de leur site, Black Agenda Report dispose aussi d’une page Facebook.

D’après Glen Ford, c’est en tout cas ce que j’ai compris, Donald Trump en tant que figure du passé, d’un fascisme à l’ancienne, est un accident dans le paysage politique des Etats Unis, du moins c’est ainsi que le perçoivent les élites économiques et financières. Ces dernières auraient opté pour un nouveau modèle qui inclut le management de la diversité susceptible de permettre à une infime minorité richissime de maintenir son contrôle de l’État. Ce modèle n’est pas moins fasciste (ou fascistoïde dirait Emmanuel Todd) puisque son principe est le pouvoir de cette minorité d’ultra-riches, le militarisme et la guerre perpétuelle.

Pendant que cette élite dirige, le reste de la population est lancé dans une course vers le bas, la descente dont parle Emmanuel Todd dans son livre sur les luttes de classes en France au XXIème siècle.

Glen Ford a-t-il lu Todd où s’agit-il simplement d’une convergence qui résulte de l’analyse,

 

Qui est le fasciste le plus dangereux?

Par Glen Ford, Black Agenda Report (USA) Editor 23 Juillet 2020 traduit de l’anglais par Djazaïri

La plupart des gauchistes américains sont incohérents dans l’emploi du terme fascisme, et les Démocrates ont complètement détruit le sens de ce mot.

«Dans leur vison politique caricaturale, fasciste signifie simplement «Trump».

Après la prise d’une première tête de pont autour des bâtiments fédéraux à Portland, en l’Oregon, Donald Trump menace d’envoyer ses über alles Storm Troopers [Sections d’Assaut] de la sécurité intérieure dans les villes du pays qui, selon lui, sont «dirigés par des démocrates très libéraux [à gauche dans la terminologie américaine]… par la gauche radicale». La prochaine sur la liste est Chicago, où 150 agents fédéraux devraient être déployés dans les prochains jours. Des agents de la sécurité intérieure ont déjà été envoyés à Seattle et à Washington DC, et Trump a évoqué la nécessité de «dominer» le terrain à Philadelphie, Detroit, Baltimore et Oakland. Pendant ce temps, le ministère américain de la Justice prévoit d’étendre son intervention urbaine «Operation Legend», qui vise actuellement la criminalité locale à Kansas City, Missouri.

Tout comme d’autres présidents américains ont historiquement utilisé l’armée comme instrument pour leur réélection, organisant des attaques contre des pays désignés par les Etats Unis comme «voyous» et «terroristes» pour consolider leur assise électorale, Donald Trump fait campagne en tant que shérif qui fera régner la loi et l’ordre dans les vastes régions du pays occupées le mois dernier par les hordes inspirées de «Black Lives Matter». Bien que l’intervention armée de Trump dans les affaires locales et étatiques semble politiquement en contradiction avec ses sympathies confédérées, son déploiement massif d’agents de la force publique paraît légal.

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Le drapeau confédéré est généralement perçu comme un symbole raciste

Leur comportement dans la rue, cependant, est une autre affaire. «Des agents fédéraux non identifiés dans des véhicules banalisés enlèvent des manifestants pacifiques dans les rues, les transportent vers des lieux inconnus, sans les informer des raisons de leur arrestation, puis les relâchent sans trace de d’une procédure d’arrestation», a déclaré Marjorie Cohn, ancienne présidente de la National Lawyers Guild. «Ces actions rappellent la police secrète des dictatures qui kidnappe e t« fait disparaître» les opposants au régime. Elles sont conçues pour dissuader les gens d’exercer leur droit au premier amendement de protester contre le racisme et la suprématie blanche.»

Oui, ça «rappelle» la police secrète à d’autres époques et dans d’autres pays, mais les agents de la sécurité intérieure se comportent en fait comme le font les flics locaux un peu partout aux États-Unis. La police de Chicago a fait fonctionner pendant des années un centre de torture pas si secret dans lequel des hommes noirs disparaissaient jusqu’à ce qu’ils avouent des crimes qu’ils n’avaient pas commis. Les villes du pays déploient régulièrement des «escouades» de policiers en civil qui sautent de véhicules banalisés pour enlever des gens dans les rues de leur quartier. Et la  plupart des flics locaux chargés de réprimer les manifestations anti-police retirent leurs badges et marques d’identification. Les équipes SWAT (unités d’élite de la police) locales et fédérales portent régulièrement des masques pour cacher leurs identités. Cela aussi «rappelle» le fascisme, mais cela n’a pas commencé avec Trump en janvier 2017.

De fait Trump est plutôt amateur dans le domaine de l’art sinistre de la répression intérieure, son expérience passée se limitant à terroriser les locataires de ses immeubles d’habitation et les «apprentis» dans les émissions de télé-réalité. Les outils de répression étatique déployés par Trump en tant que The Mad White Avenger étaient déjà beaucoup utilisés par les anciens présidents. Le FBI de Barack Obama a coordonné la répression par la police nationale des sites d’Occupy, il y a près de dix ans – une vaste opération impliquant les actions synchronisées d’un président démocrate noir, de maires principalement démocrates et de leurs chefs de police. La maire noire de Baltimore avait qualifié les personnes qui avaient pris part à la rébellion de Freddie Gray de 2015 de «voyous» – déshumanisant ainsi ses propres électeurs – tout comme  Obama, dont les procureurs fédéraux avaient exigé et obtenu des peines sévères pour les accusés de dégradations matérielles.

Obama a marqué un tournant dans l’histoire de l’État policier quand il a obtenu l’adoption par le Congrès d’une législation autorisant la détention pour une durée indéfinie de citoyens américains sans faire l’objet d’un procès ou d’une accusation – un saut dans l’abîme que même George W. Bush n’avait pas osé faire.

Les outils de répression étatique déployés par Trump en tant que The Mad White Avenger étaient déjà beaucoup utilisés par les anciens présidents.

Les libertariens en matière de droits civiques sont à juste titre préoccupés par le fait que le ministère de la Justice de Trump se coordonne avec la police locale pour se servir de Facebook pour accuser ceux qui protestent contre l’assassinat de George Floyd de crimes graves – un autre signe avant-coureur du fascisme. Mais les polices locales utilisent depuis des années Facebook comme outil d’enquête de premier ordre. Et les groupes de travail de la police fédérale- police de New-York sous le titre «Operation Crew Cut» s’étaient grandement appuyés sur des déclarations faites sur Facebook pour inculper plus de 100 jeunes dans deux quartiers HLM de Harlem en 2014 et 120 autres jeunes noirs et à la peau bronzée du Bronx en 2016– un raid présenté comme la plus grande opération de «répression des gangs» de l’histoire de New York. Est-il fasciste d’utiliser Facebook contre des dissidents politiques, mais normal quand il s’agit d’expédier les «suspects habituels» (jeunes de couleur ) dans le goulag de l’incarcération de masse? Ou est-cet fasciste seulement quand Trump le fait?

Si la plupart des gauchistes américains sont incohérents dans l’emploi du terme fascisme,les Démocrates ont complètement détruit le sens de ce mot.

Comme je l’ai écrit dans des articles précédents (voir «91ll Legacy: Two Contending Fascisms », 15 septembre 2018), le système Jim Crow du sud des États-Unis a servi de modèle à l’État racial d’Adolph Hitler. Le Sud ségrégationniste entièrement sous les lois Jim Crow, correspondait en fait plus étroitement à la définition largement répandue du fascisme que la plupart des fascismes européens du XXe siècle:

* Nationalisme poussé à l’extrême

* Recours fréquent au pouvoir de la foule

* Oppression d’un «Autre» interne comme principe organisateur

* Militarisme

* La domination politique des éléments les plus réactionnaires de la bourgeoisie

“ le système Jim Crow du sud des États-Unisa servi de modèleà l’État racial d’Adolph Hitler”

Donald Trump est un fasciste américain à l’ancienne, du genre Jim Crow – mais qui est également désireux d’utiliser tous les outils modernes de répression politique et raciale pour préserver un système capitaliste dans sa phase de déclin final. La politique ouvertement raciste de Trump (avec l’oppression d’un «Autre»interne comme principe organisateur») le rend incompatible avec la doctrine de la «diversité» managériale adoptée par nécessité par les multinationales. Il entre donc en tension avec le régime capitaliste au 21e siècle – mais est extrêmement utile comme repoussoir, c’est pourquoi il a été l’adversaire préféré des démocrates liés au monde des affaires en 2016 et 2020. N’ayant rien à offrir à leur base si ce n’est une austérité sans fin («la course vers le bas ”) et la guerre, les démocrates liés au monde du business ont fait de Trump le seul enjeu de leurs campagnes.

Le capital multinational et l’État sécuritaire (CIA, etc.) trouvent Trump totalement indigne de confiance en tant que gestionnaire de l’empire américain – c’est pourquoi ils ont concocté le Russiagate en collaboration avec les démocrates.

Les républicains sont depuis plusieurs générations les vassaux des grandes compagnies pétrolières, tandis que les démocrates sont le parti privilégié du capitalisme financier qui domine désormais tous les secteurs capitalistes, y compris les médias et la haute technologie. Au sein du duopole électoral, les Noirs n’ont d’autre choix que les Démocrates, tandis qu’environ la moitié des Blancs choisissent les Républicains, ouvertement le parti des Blancs bien avant l’avènement de Trump, l’intrus impulsif. Cependant, le duopole institutionnel fonctionne mieux pour tous les secteurs du capital lorsque les partis du duopole jouent en «tag team» [en collusion], échangeant périodiquement les rênes du pouvoir exécutif avec le moins de perturbations possible pour l’ordre capitaliste. {C’est ce qu’ils appelaient le «génie» du système. ) L’humiliation de l’establishment corporatif républicain  par Donald Trump en 2016 – avec l’aide décisive des démocrates et des grands médias – a déstabilisé le duopole politique, le mécanisme institutionnel qui, avec les médias liés au monde des affaires, médiatise les divergences entre les secteurs capitalistes et construit un récit politique commun ( mensonges) pour la consommation populaire. Le résultat a été une scission ouverte et destructrice de la classe dirigeante, les instruments étatiques de la  sécurité nationale (CIA, etc.) collaborant ouvertement avec les démocrates pour rendre politiquement illégitime un président en exercice.

“ le duopole institutionnel fonctionne mieux pour tous les secteurs du capital lorsque les partis du duopole jouent en «tag team» [en collusion]’”

La bonne nouvelle, c’est que la guerre civile interne à la classe dirigeante a délégitimé non seulement Trump mais l’ordre impérial US lui-même. Une fois perdue, la légitimité politique peut rarement être intégralement recouvrée – et certainement pas par un ordre capitaliste en bout de course en proie à un écheveau de contradictions accumulées en son stade terminal, et dont le domaine impérial se réduit progressivement.

La mauvaise nouvelle est que la gauche US est si faible qu’elle a été incapable de proposer un discours qui explique les crises multiples qui ont été si dévastatrices pour le peuple américain, ou même d’accomplir a minima nos obligations de solidarité avec les victimes de l’impérialisme US dans le monde. Imaginant le fascisme dans les termes d’une caricature personnifiée par Trump, les gauchistes américains semblent croire que anti-Trump égale antifascisme, alors qu’en fait Trump représente un avatar de Jim Crow que les champions du capital cherchent à écarter depuis un demi-siècle afin d’exercer leur pouvoir plus efficacement. Ces champions du capital ont, par contre, construit un ordre fasciste du 21ème siècle dans lequel un tout petit nombre de milliardaires peut exercer le pouvoir sans réelle opposition, tandis qu’une bonne partie du monde est enfermé et contraint à une «course vers le bas» et que la moitié de l’humanité vit dans la terreur d’interminables guerres américaines.

Le président Obama était un agent de ce fascisme – qui n’est pas une caricature de presse, et tue des millions de gens. Il en est ainsi de tous les Démocrates du jeu institutionnel. Ils sont les plus dangereux parce que si peu de gens les considèrent comme des fascistes, en dépit de leur servilité abjecte à l’égard de la dictature du monde des affaires, de l’État carcéral et des guerres sans fin. Nous battrons Trump pour la simple raison qu’il ne représente pas la véritable classe dirigeante capitaliste. L’oligarchie veut qu’il soit battu – et elle veut que nous la remerciions d’oeuvrer pour ses propres intérêts et se débarrasser de son propre problème: le genre de service que rend l’oligarque Michael Bloomberg quand il achète le contrôle de l’infrastructure du Parti Démocrate ainsi que la loyauté d’une partie substantielle de la (pseudo) classe politique noire.

Certains gauchistes américains, incapables de sortir de leur vision caricaturale craignent que Donald Trump refuse de quitter la Maison Blanche si le scrutin lui est défavorable en novembre. Ils imaginent que les généraux de l’armée américaine soutiendront un coup de force de Trump dans un scénario de «Sept jours en mai» à l’envers. Complètement ridicule! Un coup de force militaire ne pourrait venir que du J-SOC, le Joint Special Operations Command qui supervise les forces d’opérations spéciales de toutes les branches de l’armée, comme les Bérets Verts (armée de terre) et les SEALS (marine). Les unités d’opérations spéciales ont toujours travaillé main dans la main avec la CIA – de fait, les Bérets Verts sont souvent appelés «l’armée de la CIA». Donald Trump, le candidat de «l’arrêt des des changements de régimes» [no more regime changes] en 2016 s’est ainsi gagné un ennemi implacable dans la CIA.

Si un coup de force quelconque devait se produire en novembre, ce serait en faveur des Démocrates. Et beaucoup de gens qui se présentent comme de gauche applaudiront, se figurant la CIA comme un allié dans la lutte contre le «fascisme.»

Lobby sioniste – administration Obama: vers l’épreuve de force.

17 mars 2010
La conduite des délinquants sionistes indispose de plus en plus de monde et pas seulement parmi les antisionistes. Un post précédent vous parlait d’ailleurs de la gêne ressentie par une dirigeante communautaire juive Norvégienne pas spécialement antisioniste. 
Mais aux USA aussi, de plus en plus de gens se sentent mal à l’aise depuis la dernière grande agression sioniste contre Gaza et peut-être surtout depuis l’humiliation subie récemment par Joe Biden, le second d’Obama a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Car oui, Joe Biden est le second d’Obama, c’est-à-dire celui qui accèderait à la plus haute fonction en cas d’empêchement du chef de l’Etat pour une raison ou pour une autre. Et non, les Américains n’aiment pas beaucoup qu’on insulte de la sorte le N°2 de l’administration présidentielle. Ils seront certainement plus rancuniers que les Français.
On aurait tort de minimiser l’impact dévastateur de la bourde monumentale du régime sioniste dans une étape historique où ils doivent tout faire pour s’implanter durablement dans la région proche orientale afin d’avoir un levier à actionner pour contenir une Chine en phase ascendante et de plus en plus dépendante des hydrocarbures importés. Une implantation durable passe par des relations apaisées avec les pays de la région, ce que les Etats Unis n’obtiendront jamais vraiment tant que la question palestinienne restera pendante. Et on commence petit à petit aux Etats Unis à apercevoir que l’alliance avec l’Etat sioniste est plus un fardeau qu’un atout.
L’article ci-dessous est paru sur Swampland, un blog de Time Magazine. Mais attention, l’auteur, Joe Klein, n’est pas un sans grade comme votre serviteur mais l’éditorialiste politique de Time Magazine, ce qui donne une toute autre ampleur à la charge qu’il lance contre l’AIPAC en des termes très directs. Et la réponse à la question qu’il pose est évidente car comme il apparait de plus en plus clairement, les sionistes n’ont pas une double loyauté ou allégeance mais une seule. Et cette dernière va à l’Etat voyou.

Israël d’abord?
par Joe Klein, Swampland (Time Magazine, USA) 15 mars 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri
 

L’America-Israel Public Affairs Committee (AIPAC, équivalent du CRIF aux USA) a commis quelque chose de très imprudent: publier une déclaration critiquant l’administration Obama, plutôt qu’Israël, pour sa réaction à l’annonce récente par le gouvernement Netanyahou de nouveaux lots de colonies illégales à Jérusalem – une annonce faite pendant la visite du vice président Joe Biden la semaine dernière, un acte d’une extrême grossièreté en plus d’être d’une illégalité incontestable.

C’est tout à fait remarquable. Je me trompe peut-être – et les commentaires pour me corriger sont les bienvenus – mais je  suis incapable de me souvenir d’un autre groupe de pression ethnique ou religieux se rangeant au côté d’un pays étranger contre le président des Etats Unis… particulièrement quand le pays en question se livre à un comportement que la communauté internationale considère comme illégal.
Une fois encore, chaque président US depuis Richard Nixon a appelé à un gel de la construction de colonies dans les secteurs palestiniens, dont Jérusalem Est, conquise par Israël en 1967. L’AIPAC prend position avec Israël, contre chacun de ces présidents.

J’espère bien que l’AIPAC va vite reprendre ses esprits. Mais je la soupçonne de vouloir une épreuve de force avec l’administration Obama qui, à la différence de l’administration Bush précédente, s’est tenu aux côtés du reste du monde en demandant à Israël de respecter la feuille de route tracée par le quartette (USA, Nations Unies, Union Européenne et Russie), un plan que les Palestiniens de Cisjordanie semblent prendre au sérieux. Il s’agit d’une tentative de démonstration de force par l’AIPAC pour contraindre l’administration Obama à reculer: Israël dispose d’un soutien considérable aux Etats Unis, notamment chez les Evangélistes (qui croient que la création d’un Grand israël, c’est-à-dire l’annexion des terres palestiniennes, sera un prélude à la parousie).

En tant que Juif Américain, je trouve ça extrêmement gênant et regrettable. Ca pourrait devenir très, très vilain.

Abattre la statue d’Obama

27 janvier 2010
Une illustration de plus de l’ampleur de la déception Obama. Comme quoi, il ne suffit pas d’être à la base un type bien mais qu’il faut aussi faire attention aux compromis qu’on passe quand on est dans la course au pouvoir dans un pays comme les Etats Unis.
Les Indonésiens veulent abattre la statue d’Obama  
par la rédaction, The Herald (UK) 27 janvier 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Les Indonésiens qui avaient salué Barack Obama comme un des leurs voici deux ans, veulent désormais le retrait d’une statue commémorant ses années de scolarisation à Djakarta.

Cette démarche est un signe évident que la populatité du président US dans le monde est peut-être en train de s’estomper.

La statue qui représente Obama à l’âge de dix ans a été installée en décembre 2008 dans le parc Menteng au centre de Djakarta pour marquer ses quatrea nnées de fréquentation de l’école primaire locale à l’époque où il vivait à Fjakarta.

Un mois après, une campagne pour le retrait de cette statue s’était développée dans la nation musulmane la plus peuplée qui n’a pas considéré bien longtemps Obama comme presque un de ses enfants.

Un groupe sur Facebook baptisé « Abattons la statue de Barack Obama au parc Menteng » a attiré plus de 55 000 membres et on rapporte que ce groupe a déposé une requête en justice pour le retrait de la statue.

« Barack Obama n’a fait encore aucune contribution significative pour l’Indonésie et, si on peut dire, Obama n’a jamais fait que manger et déféquer à Menteng, » lit-on sur la page du groupe sur Facebook.
Obama, qui doit prononcer son discours sur l’état de l’union, affronte de nombreux défis chez lui, depuis un déficit budgétaire colossal et une lente reprise économique jusqu’à la réforme du système de santé.

En difficulté dans les sondages d’opinion aux Etats Unis, Obama a encore quelques fans en Indonésie. Un porte parole des « Amis d’Obama, » l’association qui a financé la statue, considère que les membres du groupe sur Facebook n’ont pas compris l’intention derrière la statue.

« Nous ne le créditons pas en tant que président, nous nous servons seulement de son personnage comme source d’inspiration pour les gosses Indonésiens, » explique Rom Mullers, porte parole de l’association, avant d’ajouter que les autorités devraient aussi élever des statues de grandes figures indonésiennes.

« Le problème est que c’est la seule statue dans le parc, alors ils pensent ‘Wow, il a le parc pour lui tout seul, » dit-il.

Des jeunes Indonésiens ont fait la queue par dizaines cette semaine pour être pris en photo tenant la main en bronze d’Obama qui doit se rendre en Indonésie cette année.

« Si on enlève la statue, alors je veux avoir un souvenir de sa présence ici à Menteng, » explique Puri Diah, une étudiante âgée de 19 ans.

Aux USA, il y a tueries et tueries (avec ou sans Allah Akbar).

6 novembre 2009
En attendant de voir si le tueur d’Orlando en Floride est musulman comme celui de la base militaire de Fort Hood au Texas, allons donc y voir de plus près dans cette dernière affaire.
On peut ainsi lire dans Ouest France que:

Selon un proche du tireur, le suspect, arrivé en avril dernier à Fort Hood, devait partir prochainement en Afghanistan et s’opposait fermement à cette mission.

Et que:

Le tireur aurait d’ailleurs crié « Allah Akbar » en ouvrant le feu. Selon le général commandant la base de Fort Hood, « il existe des témoignages de première main de soldats ici qui le disent »

Selon ce même commandant, cette dernière information reste cependant non confirmée à l’heure où j’écris ces lignes.
Quoi qu’il en soit, le président Obama appelle à ne pas tirer de conclusions hâtives, c’est-à-dire à ne pas stigmatiser la communauté musulmane des Etats Unis.
Êtrange façon d’aborder un incident qui, somme toute, montre la parfaite assimilation de cet Américano-palestinien, qui s’est livré à cette forme de course d’amok où le pistolet remplace le kris, et est caractéristique des éruptions de violence aux Etats Unis.
A la différence des courses d’amok qui s’effectuent avec une arme blanche (le kris), ne sont jamais préméditées et sont toujours le fait d’un seul homme, les tueries aux Etats Unis peuvent être ou non préméditées, se font toujours avec des armes à feu et impliquent parfois un groupe de tueurs.

Dans cette affaire, et pour schématiser, la presse nous renvoie l’image d’un homme agissant seul, sous l’emprise d’un fort conflit intérieur suscité par sa future affectation sur un théâtre d’opérations situé en Afghanistan.
On rappelle aussi que Nidal Malik Hassan exerçait non comme combattant mais comme médecin psychiatre et, à ce titre, confronté à la détresse et à la souffrance de ses compagnons d’armes rentrés blessés physiquement et psychologiquement de leurs missions en Afghanistan. Jusqu’à quel point un homme, fut-il médecin et psychiatre, peut-il absorber la désespérance humaine dont il sait qu’elle est le fruit d’une politique, reste une énigme même pour les professionnels les plus avertis.

Mais, car il y a un mais, la presse outre atlantique chante une chanson quelque peu différente de la version de l’implication d’un homme seul.

On peut ainsi lire dans une dépêche de l’Associated Press  datée du 6 novembre qu’il y aurait eu deux tireurs dans deux incidents séparés:

Le porte parole, le lieutenant colonel Nathan Banks a déclaré qu’apparemment deux tireurs étaient impliqués. On ne sait pour l’instant pas qui ils sont, ni les identités des victimes. Banks a indiqué que le deuxième incident a eu lieu dans un cinéma de l’immense base militaire.

Et comme le dit le site Cryptogon, ce second tireur, s’il n’a pas encore disparu de toutes les dépêches, ne tardera pas à le faire afin que l’opinion n’ait plus que ce soldat arabo-musulman à se mettre sous la dent.

Cryptogon nous renvoie vers le site économique Dow Jones où on peut lire:

Un deuxième tireur est en détention après une fusillade à la base militaire de Fort Hood au Texas au cours de laquelle au moins sept personnes ont été tuées et douze blessées, rapporte KCEN-TV de Waco. L’information vient deux heures après la capture d’un premier suspect, peu de temps après le début de la fusillade. Les autorités indiquent que les tireurs étaient en tenues militaires, même si on n’est pas certain de leur appartenance à l’armée. On ignore également si les victimes étaient des militaires ou des civils.

Ce deuxième tireur a été interpellé sur un terrain de… golf nous apprend CNN:

Un officier supérieur qui jouait au golf jeudi près de Fort Hood au Texas, a déclaré à CNN avoir assisté à l’arrestation d’un des deux suspects qui ont survécu à la fusillade dans la base militaire

Arrêté par la police militaire, mais pour être livré à des hommes en costume, autrement dit des agents du FBI, de la CIA ou d’un quelconque service secret.

Le nettoyage de l’information est en effet pratiquement achevé et nous resterons donc avec un Palestinien déséquilibré et/ou musulman pratiquant qui de toutes façons n’adhère pas à la politique guerrière contrairement aux autres citoyens des USA.
Le problème de la loyauté de ces citoyens de confession musulmane est désormais posé à  l’opinion US.

Reste que, comme le rappelle le Washington Post, ce n’est pas la première fois qu’un incident de ce genre a lieu aux Etats Unis. Ainsi, en 1995, un soldat avait ouvert le feu à Fort Bragg sur des parachutistes en formation, tuant un officier et en blessant 18 autres. Le tireur était un certain William J. Kreutzer.

Kreutzer, ça sonne pas franchement palestinien, non?


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