Archive for the ‘Benoît XVI’ Category

La réponse sioniste au synode catholique

2 novembre 2010

C’est bien ce que fait Ferox, comme ces vignettes qui portent sur le récent carnage dont ont été victimes les fidèles d’une église chrétienne (catholique) à Bagdad, la capitale irakienne:

Et Ferox a raison, cette tuerie n’est rien d’autre que la réponse de Sion aux conclusions du  synode qui vient de se tenir au Vatican.
Et c’est bien ainsi que l’a compris le Pape Benoït XVI qui a reçu cinq sur cinq le message et y a répondu clairement:

« Face aux atroces épisodes de violence qui continuent à déchirer les populations du Moyen-Orient, je voudrais renouveler mon appel pour la paix », a-t-il affirmé.

>Actualité du judéo-christianisme

10 mai 2009

>

La visite du Pape Benoît XVI au Proche Orient est un des faits marquants de l’actualité. Après un passage en Jordanie, le Pape se rend en Palestine occupée où un accueil mitigé lui est réservé aussi bien par les juifs que par les musulmans.
Pas pour les mêmes raisons cependant. La réserve des musulmans tient pour partie aux propos qu’avait tenus le Pape, tendant à assimiler Islam et violence mais surtout à sa renonciation, sous les pressions du régime sioniste, à l’idée de prendre la parole publiquement près du mur de séparation qui marque la limite du ghetto sioniste.
Entre l’église catholique et les juifs, les sujets de contentieux surabondent ; ce sont surtout les juifs qui font des reproches à l’église catholique : ils rejettent par exemple le projet de béatification de Pie XII, rappellent l’appartenance de Benoît Ratzinger aux Jeunesses Hitlériennes et n’oublient pas la remise au goût du jour de la prière pour la conversion des juifs.
En dépit de ce tombereau de reproches, le Pape a tenu à affirmer «le lien inséparable qui unit l’Eglise et le peuple juif.»
On s’interrogera sur la nature de ce lien inséparable. Peut-être s’agit-il de celui constitué par la corde qui, selon le Talmud, a servi à pendre Jésus.
Oui, car selon le Talmud, Jésus n’a pas été crucifié mais lapidé puis pendu par les juifs eux-mêmes, et non exécuté par les romains.
On dira que j’ai pêché ça dans un site antisémite qui accomode le Talmud à sa sauce (au passage, rappelons que pour l’Islam, Jésus n’a été ni crucifié ni pendu).
Que nenni. J’ai trouvé ça dans un article publié par Forward, un magazine juif édité aux USA. Ce qui est d’ailleurs amusant dans cet article, c’est que l’auteur feint de découvrir le sort fait à Jésus dans le Talmud. On aurait pu le croire si l’auteur avait une culture juive minimale alimentée par une version expurgée du Talmud. Or ce n’est pas le cas puisqu’il nous indique avoir effectué un travail universitaire sur (Saint) Paul dans le Talmud.

Les juifs ont-ils un problème avec Jésus?
Le Polymath
Par Jay Michaelson Jewish Forward (USA), le 29 avril 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

La blague, si c’en est une, dit ceci : «Vous devez nous pardonner, nous les Juifs, d’être un peu nerveux. Deux mille ans d’amour chrétien ont usé nos nerfs.»
C’est tout dire, n’est-ce pas ? Les cicatrices de l’antisémitisme et de l’action missionnaire, le sens de l’humour rempli de pathos, le mépris de la chrétienté – c’est certainement ainsi que je voyais majoritairement notre religion dans ma jeunesse. Quand j’étais enfant, le christianisme était comme un grand tyran stupide : à la fois idiot et extrêmement puissant. Etaient-ils incapables de voir à quel point leur religion était ridicule ? Une naissance virginale ? Le Père Noël ? Un lapin de Pâques? Un messie qui a été tué, mais est mort en réalité pour nos péchés? Et pourtant, telles étaient les personne qui dirigeaient notre pays, nous disant les jours avec école et les jours sans, et nous jouant leur musique insidieuse chaque hiver.
Si les livres soumis à la lecture du journal Forward indiquent une quelconque tendance, alors je ne suis pas le seul dans ma névrose par rapport à Yeshu ben Yoseph. Même si rien, semble-t-il, ne rivalisera avec le flot interminable de livres sur l’holocauste, ces dernières années ont vu une petite montagne de livres sur Jésus arriver sur mon bureau, la plupart d’entre eux ne méritant pas d’être signalés. Des balivernes sur comment Jésus s’est trompé sur le judaïsme ou comment le christianisme s’est trompé sur Jésus, ou à quel point nous sommes mieux qu’eux [les chrétiens] – des livres du genre que j’aurais pu écrire dans ma jeunesse.

A coup sur, la jésumanie est en partie due au succès du livre de David Klinghoffer paru en 2005, «Pourquoi les juifs ont rejeté Jésus.» (Réponse : Nous sommes le peuple élu – une nation, pas des universalistes.) Mais je pense qu’elle est en bonne partie liée au renforcement de notre confiance en tant que minorité assimilée aux Etats-Unis. Si à une époque nous aurions pu être torturés ou placés sur le bûcher pour le fait de ne pas accepter Jésus, nous pouvons maintenant publier des livres qui le critiquent.
Il n’en a pas toujours été ainsi. En effet, les textes discutés dans le meilleur livre de la dernière moisson de publications, « Jésus dans le Talmud » par Peter Schafer ont été autrefois considérés si scandaleux qu’ils firent l’objet d’une autocensure dans les éditions européennes du Talmud. Non pas que cette démarche ait réussi : les autorités chrétiennes brûlèrent tout de même le Talmud et l’antisémitisme continua sans relâche. Mais la censure a quelque peu réussi ; ces textes sont pratiquement inconnus, même à ce jour.
Et ils restent assez scandaleux. Ce que Schafer montre, c’est que les rabbins du Talmud connaissaient suffisamment le Nouveau testament pour le parodier et s’inquiétaient suffisamment de la croissance de la nouvelle secte judéo-chrétienne pour condamner le Nouveau Testament. Et ils le firent dans des termes impitoyables.
L’image de Jésus qu’on retire du Talmud est celle d’un hors la loi, un maniaque sexuel adepte de la magie noire qui recourait à la tromperie pour égarer Israël. Dans BT [Talmud de Babylone] Sanhédrin 103a, Jésus est représenté comme un mauvais disciple qui a « gâché sa nourriture, » ce qui, spécule Schafer, pourrait être un euphémisme pour l’inconduite sexuelle : « manger le mets » étant un euphémisme talmudique connu pour désigner l’acte sexuel lui-même. Une correction ultérieure ajoute qu’il « pratiquait la magie et a égaré Israël. » Et la naissance virginale est ridiculisée comme un camouflage de la véritable filiation de Jésus : sa mère était une « femme illicite » (autre locution talmudique), peut-être même une prostituée.
C’est du lourd – pas étonnant qu’on ne l’enseigne pas dans les cours du dimanche. Mais fascinant aussi, à condition bien entendu, de ne pas le prendre trop au sérieux (ce que certains juifs font, à n’en pas douter). Les textes étudiés par Schafer – tous relativement tardifs, remontant au 3ème ou 4ème siècle après JC, suggérant un effort conscient pour combattre la montée de la secte – montrent que les rabbins talmudistes n’ont pas rejeté Jésus pour les nobles raisons suggérées par Klinghoffer et ses émules. Selon ces textes tout au moins, ils l’ont rejeté parce qu’ils pensaient qu’il incarnait le mal ou le percevaient comme une menace.
De manière choquante, cependant, le Talmud ne fuit pas la responsabilité de la mort de Jésus. Au contraire, il dit qu’il l’avait méritée et qu’elle est l’œuvre des juifs eux-mêmes. Jésus était, indiquent les textes, un sorcier, un idolâtre et un hérétique qui guidait Israël dans l’idolâtrie. Sa condamnation était absolument justifiée et son exécution – lapidation puis pendaison – a été effectuée en stricte conformité avec le droit rabbinique.
Pourquoi le Talmud fait-il cette revendication ? Schafer suppose que c’est pour saper le récit des Evangiles et affirmer le pouvoir des rabbins. Dans le récit des Evangiles, les rabbins sont pratiquement des instruments de Rome. Dans la version du Talmud, ils sont tout puissants – si puissants qu’ils condamnèrent le héros de la secte chrétienne à une mort brutale (croyez-le ou pas, il y a en fait des textes encore plus crus et que Schafer a inclus dans son livre. Il suffit de dire que l’enfer de Dante n’est rien à côté de leur horrible récit. Mais je n’en parlerai pas dans ce journal familial.)
Ce qui est fascinant dans la lecture de ces textes ainsi que des commentaires soigneux et méthodiques de Schafer, est que l’ambivalence envers jésus que j’ai ressenti dans ma jeunesse, semblait déjà présente dès le 4ème siècle. D’un côté Jésus est objet de mépris, de l’autre son pouvoir est dangereux. Ces textes ont été écrits avant que l’église devienne la plus grande force en ce monde, mais ils ne dépareilleraient pas dans la liste des livres que j’ai choisi de ne pas présenter ici.
En fait, je suis certain que certains lecteurs auraient préféré que ces commentaires ne soient pas publiés du tout. Les textes présentés dans l’ouvrage de Schafer restent dangereux. Ils pourraient encore inciter à la violence contre les juifs. Et ils menacent des décennies de progrès des relations judéo-chrétiennes.
On se demande quand, si jamais, les juifs pourront se remettre du traumatisme de l’oppression chrétienne et apprendre réellement, tout en nous en différenciant, de la tradition et de l’enseignement chrétiens. Au cours de mon propre cheminement spirituel, j’ai été étonné d’avoir appris autant des enseignements d’autres traditions – bouddhisme, hindouisme, paganisme, soufisme – et de mon degré de nervosité quand il s’agit du christianisme. Certes, comme beaucoup de juifs, j’accorde de la valeur aux enseignements de Jésus et j’ai même fait mon mémoire de master sur Paul et le Talmud. Mais ce n’est pas assez. Je veux comprendre le Christ à la manière des chrétiens – pas pour devenir l’un d’entre eux, mais pour enrichir ma propre vie religieuse. Je veux apprendre d’eux comment avoir une relation personnelle avec un Dieu personnel, humanisé, incarné qui veille et qui sauve. Je veux ressentir Jésus comme un être humain assez éclairé pour voir chacun comme sacré, même l’impur, le lépreux et le marginal. Et je veux suivre son exemple, voir tous mes frères en humanité et moi-même comme les fils et les filles de Dieu.
Il y a quatre ans, j’avais développé certaines de ces réflexions dans un essai publié par Zeek magazine. J’avais avec humour intitulé l’article « Comment j’en suis finalement venu à accepter le Christ dans mon cœur, » expliquant cette ironie dans le premier paragraphe. Lors d’une conférence où ce magazine était en vente, quelqu’un a vu ce titre, a pris le lot entier de magazines et l’a jeté à terre, avant d’accuser le libraire de vendre des détritus de missionnaires.
Eh bien, je pense que vous devrez nous pardonner, à nous les juifs, d’être encore un peu nerveux…

Actualité du judéo-christianisme

10 mai 2009
La visite du Pape Benoît XVI au Proche Orient est un des faits marquants de l’actualité. Après un passage en Jordanie, le Pape se rend en Palestine occupée où un accueil mitigé lui est réservé aussi bien par les juifs que par les musulmans.
Pas pour les mêmes raisons cependant. La réserve des musulmans tient pour partie aux propos qu’avait tenus le Pape, tendant à assimiler Islam et violence mais surtout à sa renonciation, sous les pressions du régime sioniste, à l’idée de prendre la parole publiquement près du mur de séparation qui marque la limite du ghetto sioniste.
Entre l’église catholique et les juifs, les sujets de contentieux surabondent ; ce sont surtout les juifs qui font des reproches à l’église catholique : ils rejettent par exemple le projet de béatification de Pie XII, rappellent l’appartenance de Benoît Ratzinger aux Jeunesses Hitlériennes et n’oublient pas la remise au goût du jour de la prière pour la conversion des juifs.
En dépit de ce tombereau de reproches, le Pape a tenu à affirmer «le lien inséparable qui unit l’Eglise et le peuple juif.»
On s’interrogera sur la nature de ce lien inséparable. Peut-être s’agit-il de celui constitué par la corde qui, selon le Talmud, a servi à pendre Jésus.
Oui, car selon le Talmud, Jésus n’a pas été crucifié mais lapidé puis pendu par les juifs eux-mêmes, et non exécuté par les romains.
On dira que j’ai pêché ça dans un site antisémite qui accomode le Talmud à sa sauce (au passage, rappelons que pour l’Islam, Jésus n’a été ni crucifié ni pendu).
Que nenni. J’ai trouvé ça dans un article publié par Forward, un magazine juif édité aux USA. Ce qui est d’ailleurs amusant dans cet article, c’est que l’auteur feint de découvrir le sort fait à Jésus dans le Talmud. On aurait pu le croire si l’auteur avait une culture juive minimale alimentée par une version expurgée du Talmud. Or ce n’est pas le cas puisqu’il nous indique avoir effectué un travail universitaire sur (Saint) Paul dans le Talmud.

Les juifs ont-ils un problème avec Jésus?
Le Polymath
Par Jay Michaelson Jewish Forward (USA), le 29 avril 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

La blague, si c’en est une, dit ceci : «Vous devez nous pardonner, nous les Juifs, d’être un peu nerveux. Deux mille ans d’amour chrétien ont usé nos nerfs.»
C’est tout dire, n’est-ce pas ? Les cicatrices de l’antisémitisme et de l’action missionnaire, le sens de l’humour rempli de pathos, le mépris de la chrétienté – c’est certainement ainsi que je voyais majoritairement notre religion dans ma jeunesse. Quand j’étais enfant, le christianisme était comme un grand tyran stupide : à la fois idiot et extrêmement puissant. Etaient-ils incapables de voir à quel point leur religion était ridicule ? Une naissance virginale ? Le Père Noël ? Un lapin de Pâques? Un messie qui a été tué, mais est mort en réalité pour nos péchés? Et pourtant, telles étaient les personne qui dirigeaient notre pays, nous disant les jours avec école et les jours sans, et nous jouant leur musique insidieuse chaque hiver.
Si les livres soumis à la lecture du journal Forward indiquent une quelconque tendance, alors je ne suis pas le seul dans ma névrose par rapport à Yeshu ben Yoseph. Même si rien, semble-t-il, ne rivalisera avec le flot interminable de livres sur l’holocauste, ces dernières années ont vu une petite montagne de livres sur Jésus arriver sur mon bureau, la plupart d’entre eux ne méritant pas d’être signalés. Des balivernes sur comment Jésus s’est trompé sur le judaïsme ou comment le christianisme s’est trompé sur Jésus, ou à quel point nous sommes mieux qu’eux [les chrétiens] – des livres du genre que j’aurais pu écrire dans ma jeunesse.

A coup sur, la jésumanie est en partie due au succès du livre de David Klinghoffer paru en 2005, «Pourquoi les juifs ont rejeté Jésus.» (Réponse : Nous sommes le peuple élu – une nation, pas des universalistes.) Mais je pense qu’elle est en bonne partie liée au renforcement de notre confiance en tant que minorité assimilée aux Etats-Unis. Si à une époque nous aurions pu être torturés ou placés sur le bûcher pour le fait de ne pas accepter Jésus, nous pouvons maintenant publier des livres qui le critiquent.
Il n’en a pas toujours été ainsi. En effet, les textes discutés dans le meilleur livre de la dernière moisson de publications, « Jésus dans le Talmud » par Peter Schafer ont été autrefois considérés si scandaleux qu’ils firent l’objet d’une autocensure dans les éditions européennes du Talmud. Non pas que cette démarche ait réussi : les autorités chrétiennes brûlèrent tout de même le Talmud et l’antisémitisme continua sans relâche. Mais la censure a quelque peu réussi ; ces textes sont pratiquement inconnus, même à ce jour.
Et ils restent assez scandaleux. Ce que Schafer montre, c’est que les rabbins du Talmud connaissaient suffisamment le Nouveau testament pour le parodier et s’inquiétaient suffisamment de la croissance de la nouvelle secte judéo-chrétienne pour condamner le Nouveau Testament. Et ils le firent dans des termes impitoyables.
L’image de Jésus qu’on retire du Talmud est celle d’un hors la loi, un maniaque sexuel adepte de la magie noire qui recourait à la tromperie pour égarer Israël. Dans BT [Talmud de Babylone] Sanhédrin 103a, Jésus est représenté comme un mauvais disciple qui a « gâché sa nourriture, » ce qui, spécule Schafer, pourrait être un euphémisme pour l’inconduite sexuelle : « manger le mets » étant un euphémisme talmudique connu pour désigner l’acte sexuel lui-même. Une correction ultérieure ajoute qu’il « pratiquait la magie et a égaré Israël. » Et la naissance virginale est ridiculisée comme un camouflage de la véritable filiation de Jésus : sa mère était une « femme illicite » (autre locution talmudique), peut-être même une prostituée.
C’est du lourd – pas étonnant qu’on ne l’enseigne pas dans les cours du dimanche. Mais fascinant aussi, à condition bien entendu, de ne pas le prendre trop au sérieux (ce que certains juifs font, à n’en pas douter). Les textes étudiés par Schafer – tous relativement tardifs, remontant au 3ème ou 4ème siècle après JC, suggérant un effort conscient pour combattre la montée de la secte – montrent que les rabbins talmudistes n’ont pas rejeté Jésus pour les nobles raisons suggérées par Klinghoffer et ses émules. Selon ces textes tout au moins, ils l’ont rejeté parce qu’ils pensaient qu’il incarnait le mal ou le percevaient comme une menace.
De manière choquante, cependant, le Talmud ne fuit pas la responsabilité de la mort de Jésus. Au contraire, il dit qu’il l’avait méritée et qu’elle est l’œuvre des juifs eux-mêmes. Jésus était, indiquent les textes, un sorcier, un idolâtre et un hérétique qui guidait Israël dans l’idolâtrie. Sa condamnation était absolument justifiée et son exécution – lapidation puis pendaison – a été effectuée en stricte conformité avec le droit rabbinique.
Pourquoi le Talmud fait-il cette revendication ? Schafer suppose que c’est pour saper le récit des Evangiles et affirmer le pouvoir des rabbins. Dans le récit des Evangiles, les rabbins sont pratiquement des instruments de Rome. Dans la version du Talmud, ils sont tout puissants – si puissants qu’ils condamnèrent le héros de la secte chrétienne à une mort brutale (croyez-le ou pas, il y a en fait des textes encore plus crus et que Schafer a inclus dans son livre. Il suffit de dire que l’enfer de Dante n’est rien à côté de leur horrible récit. Mais je n’en parlerai pas dans ce journal familial.)
Ce qui est fascinant dans la lecture de ces textes ainsi que des commentaires soigneux et méthodiques de Schafer, est que l’ambivalence envers jésus que j’ai ressenti dans ma jeunesse, semblait déjà présente dès le 4ème siècle. D’un côté Jésus est objet de mépris, de l’autre son pouvoir est dangereux. Ces textes ont été écrits avant que l’église devienne la plus grande force en ce monde, mais ils ne dépareilleraient pas dans la liste des livres que j’ai choisi de ne pas présenter ici.
En fait, je suis certain que certains lecteurs auraient préféré que ces commentaires ne soient pas publiés du tout. Les textes présentés dans l’ouvrage de Schafer restent dangereux. Ils pourraient encore inciter à la violence contre les juifs. Et ils menacent des décennies de progrès des relations judéo-chrétiennes.
On se demande quand, si jamais, les juifs pourront se remettre du traumatisme de l’oppression chrétienne et apprendre réellement, tout en nous en différenciant, de la tradition et de l’enseignement chrétiens. Au cours de mon propre cheminement spirituel, j’ai été étonné d’avoir appris autant des enseignements d’autres traditions – bouddhisme, hindouisme, paganisme, soufisme – et de mon degré de nervosité quand il s’agit du christianisme. Certes, comme beaucoup de juifs, j’accorde de la valeur aux enseignements de Jésus et j’ai même fait mon mémoire de master sur Paul et le Talmud. Mais ce n’est pas assez. Je veux comprendre le Christ à la manière des chrétiens – pas pour devenir l’un d’entre eux, mais pour enrichir ma propre vie religieuse. Je veux apprendre d’eux comment avoir une relation personnelle avec un Dieu personnel, humanisé, incarné qui veille et qui sauve. Je veux ressentir Jésus comme un être humain assez éclairé pour voir chacun comme sacré, même l’impur, le lépreux et le marginal. Et je veux suivre son exemple, voir tous mes frères en humanité et moi-même comme les fils et les filles de Dieu.
Il y a quatre ans, j’avais développé certaines de ces réflexions dans un essai publié par Zeek magazine. J’avais avec humour intitulé l’article « Comment j’en suis finalement venu à accepter le Christ dans mon cœur, » expliquant cette ironie dans le premier paragraphe. Lors d’une conférence où ce magazine était en vente, quelqu’un a vu ce titre, a pris le lot entier de magazines et l’a jeté à terre, avant d’accuser le libraire de vendre des détritus de missionnaires.
Eh bien, je pense que vous devrez nous pardonner, à nous les juifs, d’être encore un peu nerveux…

>Autre petite leçon de théologie judéo-chrétienne à laquelle vous n’aurez pas droit dans vos journaux

21 février 2009

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On pouvait croire que l’affaire Williamson était close suite aux actes de contrition du Pape Benoît XVI.

Que nenni puisque cette affaire rebondit dans l’entité sioniste où l’animateur d’un talk show télévisé semble-t-il très prisé a produit un sketch qui moque certains éléments importants de la doxa chrétienne, et pas seulement catholique.

Le Vatican a protesté formellement auprès des autorités sionistes et l’animateur de ce talk show se serait excusé publiquement avant même cette protestation.

C’est qu’avant la réaction vaticane, l’émission a suscité quelques remous chez les Chrétiens qui résident dans l’entité, des Palestiniens pour la plupart, et qui trouvent que les excuses de l’animateur étaient «hésitantes et non sincères,» un simple acte d’obéissance à la direction de la chaîne.

Vous ne trouverez pas cette information dans vos journaux préférés (motus et bouche cousue comme d’habitude) mais dans quelques sites web catholiques dont l’audience doit se confiner surtout aux croyants.

Je ne vais pas me lancer dans les méandres de la théologie. Cependant ce sketch mérite une petite observation. En effet, on se souvient que ce qui était reproché à l’évêque excommunié Williamson était sa contestation de l’utilisation par les nazis de chambres à gaz pour tuer des Juifs ainsi que son estimation à quelques centaines de milliers du nombre de victimes juives des exactions nazies (à comparer avec le chiffre de 6 millions communément proposé).

Les affirmations de M. Williamson peuvent être jugées contraires à la vérité ainsi que le considèrent des personnalités comme Mme Angela Merkel sans parler du chœur à l’unisson qui provient de ceux qui représentent le judaïsme.

Mais ce n’est pas cet aspect qui m’intéressera ici. Ce qui m’intéresse présentement c’est qu’à ce qu’à ce qu’on peut considérer comme une infraction au savoir historique, certains réagissent en portant la polémique sur un terrain religieux. Une preuve de plus que la question de l’holocauste ne relève pas du savoir historique mais de la théologie.

Or l’évêque Williamson a traité cette question de l’holocauste comme une question relevant de la science historique et a osé déclarer qu’il modifierait son point de vue s’il trouvait des preuves des diverses assertions sur l’holocauste.

Il ne demandait donc rien que la science ne puisse lui fournir or, plutôt qu’à des preuves, il a eu droit, et le Vatican avec lui, à une avalanche d’imprécations et de menaces, ces dernières s’étant d’ailleurs concrétisées avec sa révocation du séminaire où il exerçait et l’ordre d’expulsion à son encontre délivré par le gouvernement d’Argentine, [apparemment à la demande du rabbin Goldmann] pays où il réside pour très peu de temps encore.

Moralité : Williamson aurait mieux fait d’affirmer que la Terre est plate où que c’est le soleil qui tourne autour de la Terre, il aurait eu moins de soucis.

Le Vatican irrité par un show télévisé israélien ‘blasphématoire’
Yedioth (Sionistan) 21 février 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’animateur d’un talk show télévisé nie ironiquement que Marie ait été une vierge et que Jésus ait marché sur l’eau en guise de ‘leçon’ pour les Chrétiens qui nient l’Holocauste. Le Vatican : un acte d’intolérance vulgaire et insultant à l’égard des sentiments des croyants en le Christ.

Le Vatican indique avoir protesté formellement auprès du gouvernement israélien au sujet d’un show d’une télévision privée israélienne qui a ridiculisé Jésus et Marie par un « acte d’intolérance insultant. »

En Israël, la chaîne de télévision a assuré au ministère israélien des affaires étrangères que cette partie du show ne serait pas rediffusée et que son animateur, le comédien Israélien bien connu Lior Shlein s’était excusé.

Dans ce programme, Shlein avait nié avec ironie les traditions chrétiennes, que Marie était une vierge et que Jésus avait marché sur l’eau, expliquant qu’il l’avait fait pour donner une « leçon » aux Chrétiens qui nient l’Holocauste.

Il faisait référence à la récente levée de l’excommunication d’un évêque qui nie que 6 millions de Juifs ont été tués pendant la deuxième guerre mondiale. Cette réhabilitation avait suscité l’indignation chez les Juifs.

Une déclaration du bureau de presse du Vatican ce vendredi indique que ses représentants en Israël ont protesté contre cette partie du programme diffusé récemment sur la chaîne privée Channel 10, une des trois principales chaînes télévisées israéliennes, pendant le talk show humoristique du soir de Shlein.

‘honte de sortir de la maison’

Dans le show, on raconte que marie est tombée enceinte à 15 ans grâce à un camarade de classe. Il est dit que Jésus n’a jamais pu marcher sur l’eau parce qu’il « était si gros qu’il avait honte de sortir de la maison, ne parlons pas d’aller au lac de Galilée en maillot de bain. »

Yigal Palmor, porte parole du ministère des affaires étrangères, a déclaré que la ministère s’était rapproché de Channel ,10 sur la base des protestations du nonce apostolique et s’est entendu dire que cette partie du programme ne serait pas rediffusée. Palmor a précisé que le conseiller juridique de la chaîne avait déjà envoyé une lettre d’excuses à un avocat qui représente une organisation chrétienne qui a été offensé par cette partie de l’émission.

Palmor a indiqué que Shlein s’était excusé en direct mercredi et a déclaré qu’il n’avait pas l’intention de blesser quiconque. Il a affirmé que la chaîne avait agi [en matière d’excuses] avant que le nonce apostolique ait pris contact avec le ministère des affaires étrangères.

Le clip était une réponse ironique à la réhabilitation par le Vatican de l’évêque Richard Williamson qui avait dit lors d’une interview à la télévision publique suédoise qu’aucun Juif n’avait été gazé pendant l’holocauste et que seulement 200 000 à 300 000 Juifs avaient été tués.

La réhabilitation de Williamson par le Vatican a provoqué une indignation qui ne s’est apaisée qu’après le rencontre la semaine dernière au Vatican entre le Pape Benoît XVI et des dirigeants Juifs. Au cours de cette audience, le Pape d’origine allemande a émis une ferme dénonciation de l’antisémitisme et affirmé qu’il était inacceptable que quiconque, particulièrement un membre du clergé, nie ou minimise l’holocauste.

Le Vatican a exigé de Williamson, un membre de la traditionnaliste Société de Saint Pie X, se rétracte avant de pouvoir être admis comme évêque dans l’église catholique romaine. Jeudi, le gouvernement de l’Argentine, où vit Williamson, a ordonné son expulsion dans les dix jours. Le gouvernement a évoqué un problème relatif aux lois sur l’immigration, mais a aussi affirmé que ses propos sur l’holocauste avaient profondément insulté l’Argentine, les Juifs et l’humanité entière.

Le Britannique Williamson avait déjà été démis de sa fonction de directeur du séminaire la Reja de la société de Saint Pie X. Il a indiqué qu’il ne se rétracterait que s’il était satisfait par un examen des preuves mais expliqué que ça prendrait du temps.

Autre petite leçon de théologie judéo-chrétienne à laquelle vous n’aurez pas droit dans vos journaux

21 février 2009

On pouvait croire que l’affaire Williamson était close suite aux actes de contrition du Pape Benoît XVI.

Que nenni puisque cette affaire rebondit dans l’entité sioniste où l’animateur d’un talk show télévisé semble-t-il très prisé a produit un sketch qui moque certains éléments importants de la doxa chrétienne, et pas seulement catholique.

Le Vatican a protesté formellement auprès des autorités sionistes et l’animateur de ce talk show se serait excusé publiquement avant même cette protestation.

C’est qu’avant la réaction vaticane, l’émission a suscité quelques remous chez les Chrétiens qui résident dans l’entité, des Palestiniens pour la plupart, et qui trouvent que les excuses de l’animateur étaient «hésitantes et non sincères,» un simple acte d’obéissance à la direction de la chaîne.

Vous ne trouverez pas cette information dans vos journaux préférés (motus et bouche cousue comme d’habitude) mais dans quelques sites web catholiques dont l’audience doit se confiner surtout aux croyants.

Je ne vais pas me lancer dans les méandres de la théologie. Cependant ce sketch mérite une petite observation. En effet, on se souvient que ce qui était reproché à l’évêque excommunié Williamson était sa contestation de l’utilisation par les nazis de chambres à gaz pour tuer des Juifs ainsi que son estimation à quelques centaines de milliers du nombre de victimes juives des exactions nazies (à comparer avec le chiffre de 6 millions communément proposé).

Les affirmations de M. Williamson peuvent être jugées contraires à la vérité ainsi que le considèrent des personnalités comme Mme Angela Merkel sans parler du chœur à l’unisson qui provient de ceux qui représentent le judaïsme.

Mais ce n’est pas cet aspect qui m’intéressera ici. Ce qui m’intéresse présentement c’est qu’à ce qu’à ce qu’on peut considérer comme une infraction au savoir historique, certains réagissent en portant la polémique sur un terrain religieux. Une preuve de plus que la question de l’holocauste ne relève pas du savoir historique mais de la théologie.

Or l’évêque Williamson a traité cette question de l’holocauste comme une question relevant de la science historique et a osé déclarer qu’il modifierait son point de vue s’il trouvait des preuves des diverses assertions sur l’holocauste.

Il ne demandait donc rien que la science ne puisse lui fournir or, plutôt qu’à des preuves, il a eu droit, et le Vatican avec lui, à une avalanche d’imprécations et de menaces, ces dernières s’étant d’ailleurs concrétisées avec sa révocation du séminaire où il exerçait et l’ordre d’expulsion à son encontre délivré par le gouvernement d’Argentine, [apparemment à la demande du rabbin Goldmann] pays où il réside pour très peu de temps encore.

Moralité : Williamson aurait mieux fait d’affirmer que la Terre est plate où que c’est le soleil qui tourne autour de la Terre, il aurait eu moins de soucis.

Le Vatican irrité par un show télévisé israélien ‘blasphématoire’
Yedioth (Sionistan) 21 février 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’animateur d’un talk show télévisé nie ironiquement que Marie ait été une vierge et que Jésus ait marché sur l’eau en guise de ‘leçon’ pour les Chrétiens qui nient l’Holocauste. Le Vatican : un acte d’intolérance vulgaire et insultant à l’égard des sentiments des croyants en le Christ.

Le Vatican indique avoir protesté formellement auprès du gouvernement israélien au sujet d’un show d’une télévision privée israélienne qui a ridiculisé Jésus et Marie par un « acte d’intolérance insultant. »

En Israël, la chaîne de télévision a assuré au ministère israélien des affaires étrangères que cette partie du show ne serait pas rediffusée et que son animateur, le comédien Israélien bien connu Lior Shlein s’était excusé.

Dans ce programme, Shlein avait nié avec ironie les traditions chrétiennes, que Marie était une vierge et que Jésus avait marché sur l’eau, expliquant qu’il l’avait fait pour donner une « leçon » aux Chrétiens qui nient l’Holocauste.

Il faisait référence à la récente levée de l’excommunication d’un évêque qui nie que 6 millions de Juifs ont été tués pendant la deuxième guerre mondiale. Cette réhabilitation avait suscité l’indignation chez les Juifs.

Une déclaration du bureau de presse du Vatican ce vendredi indique que ses représentants en Israël ont protesté contre cette partie du programme diffusé récemment sur la chaîne privée Channel 10, une des trois principales chaînes télévisées israéliennes, pendant le talk show humoristique du soir de Shlein.

‘honte de sortir de la maison’

Dans le show, on raconte que marie est tombée enceinte à 15 ans grâce à un camarade de classe. Il est dit que Jésus n’a jamais pu marcher sur l’eau parce qu’il « était si gros qu’il avait honte de sortir de la maison, ne parlons pas d’aller au lac de Galilée en maillot de bain. »

Yigal Palmor, porte parole du ministère des affaires étrangères, a déclaré que la ministère s’était rapproché de Channel ,10 sur la base des protestations du nonce apostolique et s’est entendu dire que cette partie du programme ne serait pas rediffusée. Palmor a précisé que le conseiller juridique de la chaîne avait déjà envoyé une lettre d’excuses à un avocat qui représente une organisation chrétienne qui a été offensé par cette partie de l’émission.

Palmor a indiqué que Shlein s’était excusé en direct mercredi et a déclaré qu’il n’avait pas l’intention de blesser quiconque. Il a affirmé que la chaîne avait agi [en matière d’excuses] avant que le nonce apostolique ait pris contact avec le ministère des affaires étrangères.

Le clip était une réponse ironique à la réhabilitation par le Vatican de l’évêque Richard Williamson qui avait dit lors d’une interview à la télévision publique suédoise qu’aucun Juif n’avait été gazé pendant l’holocauste et que seulement 200 000 à 300 000 Juifs avaient été tués.

La réhabilitation de Williamson par le Vatican a provoqué une indignation qui ne s’est apaisée qu’après le rencontre la semaine dernière au Vatican entre le Pape Benoît XVI et des dirigeants Juifs. Au cours de cette audience, le Pape d’origine allemande a émis une ferme dénonciation de l’antisémitisme et affirmé qu’il était inacceptable que quiconque, particulièrement un membre du clergé, nie ou minimise l’holocauste.

Le Vatican a exigé de Williamson, un membre de la traditionnaliste Société de Saint Pie X, se rétracte avant de pouvoir être admis comme évêque dans l’église catholique romaine. Jeudi, le gouvernement de l’Argentine, où vit Williamson, a ordonné son expulsion dans les dix jours. Le gouvernement a évoqué un problème relatif aux lois sur l’immigration, mais a aussi affirmé que ses propos sur l’holocauste avaient profondément insulté l’Argentine, les Juifs et l’humanité entière.

Le Britannique Williamson avait déjà été démis de sa fonction de directeur du séminaire la Reja de la société de Saint Pie X. Il a indiqué qu’il ne se rétracterait que s’il était satisfait par un examen des preuves mais expliqué que ça prendrait du temps.

>Encore une petite leçon de théologie judéo-chrétienne

29 janvier 2009

>

En France, comme dans d’autres pays européens, on se soucie énormément de la mémoire de ce qu’on appelle l’holocauste.
Au point que la deuxième guerre mondiale tend à se résumer aux persécutions dont ont fait l’objet les Juifs de la part des régimes fascistes.
Les affaires qui mettent en cause des personnes qui nient cet holocauste où qui le nieraient peut-être en leur for intérieur occupent assez souvent nos journalistes (pensez à Dieudonné, Faurisson par exemple).
s
Comme vous l’aurez deviné, l’entité sioniste n’est pas la dernière à s’intéresser à cette mémoire de l’holocauste. Ainsi, une visite du mémorial de Yad Vashem est une figure imposée pour tous les politiques étrangers en déplacement dans l’entité sioniste.
L’intérêt de l’entité sioniste pour cette mémoire de l’holocauste se marque aussi dans toutes les interventions de ses relais à l’étranger comme le Centre Simon Wiesenthal (du nom d’un pseudo chasseur de Nazis), la LICRA ou des personnages comme Marek Halter ou Elie Wiesel.
d
Un des aspects de cette culture (culte?) mémorielle est l’entretien de la culpabilité de l’église catholique qui aurait contribué activement ou passivement à la mort de six millions de Juifs en Europe.
Ce culte mémoriel nous offre l’opportunité d’une nouvelle leçon de théologie judéo-chrétienne car le dernier épisode de la persistance de l’accusation portée au catholicisme se déroule en ce moment avec la réintégration dans l’église par le Pape Benoît XVI d’un évêque, Richard Williamson (allez voir ce lien pour découvrir une plaidoirie affligeante), de la mouvance intégriste du catholicisme. Ce qui est reproché par les organisations et le gouvernement sionistes à ce prêtre n’est pas tant sa qualité d’intégriste mais le fait qu’il conteste que des chambres à gaz aient servi à tuer des Juifs dans les camps de concentration nazis.
d
On se demandera ce que la négation de l’existence des chambres à gaz entretient comme rapport avec la doxa catholique, à moins que cette croyance ait été introduite dans le culte catholique à l’insu des différents Papes et autres cardinaux.
Toujours est-il que de nombreuses voix cléricales se sont levées, notamment dans l’épiscopat français pour condamner les propos négationnistes de Mgr Williamson. Apparemment les chambres à gaz font réellement partie de la doctrine catholique et de la catéchèse en France.
Le Pape a également battu sa coulpe sans toutefois revenir sur sa décision.
Décision qui marque d’ailleurs un progrès décisif dans la défintion de cette aberration qu’on appelle judéo-christianisme puisque la communauté juive (laquelle ou lesquelles, Le Figaro ne le précise pas vraiment) demande des excuses et que le Grand Rabbinat de l’entité sioniste gèle les relations judéo chrétiennes.
Dans le même article du Figaro, il est d’ailleurs intéressant de constater qu’un des prêtres catholiques négateurs des chambres à gaz s’appelle Floriano Abrahamowicz, un Juif converti donc, et qui doit bien avoir quelques informations précises sur la question.
d
Il est temps de fermer ce dossier catholico-holocaustique en soulignant simplement que si, pour les sionistes, la mémoire de l’holocauste a une importance idéologique (justification de l’existence de l’entité sioniste) et pratique (outil de pression sur les politiques et d’inculcation aux masses Goyim), l’entité sioniste n’a pas grand chose à foutre des survivants de l’holocauste en tant qu’êtres vivants. Cet aspect a déjà été documenté sur ce blog et vient de connaître un rebondissement avec l’association au Sionistan entre le Parti La Feuille Verte [pour la légalisation du cannabis] et le parti des survivants de la shoah.
Association qui a pour but de faire un coup médiatique et de faire plus entendre les doléances des rescapés en question qui accusent « le gouvernement d’avoir détourné les fonds distribués par l’Allemagne, destinés aux survivants de la Shoah. Cet argent aurait été utilisé pour payer la pension de milliers d’autres Israéliens qui n’ont pas souffert de la Shoah, et ce afin d’alléger les autres fonds gouvernementaux ».
d
Quand on pense que les sionistes n’ont de cesse de culpabiliser non seulement les dirigeants des pays qui ont effectivement déporté des Juifs mais aussi ceux qui n’ont joué aucun rôle dans cette affaire!
d
Un exemple supplémentaire du culot sioniste.

Encore une petite leçon de théologie judéo-chrétienne

29 janvier 2009
En France, comme dans d’autres pays européens, on se soucie énormément de la mémoire de ce qu’on appelle l’holocauste.
Au point que la deuxième guerre mondiale tend à se résumer aux persécutions dont ont fait l’objet les Juifs de la part des régimes fascistes.
Les affaires qui mettent en cause des personnes qui nient cet holocauste où qui le nieraient peut-être en leur for intérieur occupent assez souvent nos journalistes (pensez à Dieudonné, Faurisson par exemple).
s
Comme vous l’aurez deviné, l’entité sioniste n’est pas la dernière à s’intéresser à cette mémoire de l’holocauste. Ainsi, une visite du mémorial de Yad Vashem est une figure imposée pour tous les politiques étrangers en déplacement dans l’entité sioniste.
L’intérêt de l’entité sioniste pour cette mémoire de l’holocauste se marque aussi dans toutes les interventions de ses relais à l’étranger comme le Centre Simon Wiesenthal (du nom d’un pseudo chasseur de Nazis), la LICRA ou des personnages comme Marek Halter ou Elie Wiesel.
d
Un des aspects de cette culture (culte?) mémorielle est l’entretien de la culpabilité de l’église catholique qui aurait contribué activement ou passivement à la mort de six millions de Juifs en Europe.
Ce culte mémoriel nous offre l’opportunité d’une nouvelle leçon de théologie judéo-chrétienne car le dernier épisode de la persistance de l’accusation portée au catholicisme se déroule en ce moment avec la réintégration dans l’église par le Pape Benoît XVI d’un évêque, Richard Williamson (allez voir ce lien pour découvrir une plaidoirie affligeante), de la mouvance intégriste du catholicisme. Ce qui est reproché par les organisations et le gouvernement sionistes à ce prêtre n’est pas tant sa qualité d’intégriste mais le fait qu’il conteste que des chambres à gaz aient servi à tuer des Juifs dans les camps de concentration nazis.
d
On se demandera ce que la négation de l’existence des chambres à gaz entretient comme rapport avec la doxa catholique, à moins que cette croyance ait été introduite dans le culte catholique à l’insu des différents Papes et autres cardinaux.
Toujours est-il que de nombreuses voix cléricales se sont levées, notamment dans l’épiscopat français pour condamner les propos négationnistes de Mgr Williamson. Apparemment les chambres à gaz font réellement partie de la doctrine catholique et de la catéchèse en France.
Le Pape a également battu sa coulpe sans toutefois revenir sur sa décision.
Décision qui marque d’ailleurs un progrès décisif dans la défintion de cette aberration qu’on appelle judéo-christianisme puisque la communauté juive (laquelle ou lesquelles, Le Figaro ne le précise pas vraiment) demande des excuses et que le Grand Rabbinat de l’entité sioniste gèle les relations judéo chrétiennes.
Dans le même article du Figaro, il est d’ailleurs intéressant de constater qu’un des prêtres catholiques négateurs des chambres à gaz s’appelle Floriano Abrahamowicz, un Juif converti donc, et qui doit bien avoir quelques informations précises sur la question.
d
Il est temps de fermer ce dossier catholico-holocaustique en soulignant simplement que si, pour les sionistes, la mémoire de l’holocauste a une importance idéologique (justification de l’existence de l’entité sioniste) et pratique (outil de pression sur les politiques et d’inculcation aux masses Goyim), l’entité sioniste n’a pas grand chose à foutre des survivants de l’holocauste en tant qu’êtres vivants. Cet aspect a déjà été documenté sur ce blog et vient de connaître un rebondissement avec l’association au Sionistan entre le Parti La Feuille Verte [pour la légalisation du cannabis] et le parti des survivants de la shoah.
Association qui a pour but de faire un coup médiatique et de faire plus entendre les doléances des rescapés en question qui accusent « le gouvernement d’avoir détourné les fonds distribués par l’Allemagne, destinés aux survivants de la Shoah. Cet argent aurait été utilisé pour payer la pension de milliers d’autres Israéliens qui n’ont pas souffert de la Shoah, et ce afin d’alléger les autres fonds gouvernementaux ».
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Quand on pense que les sionistes n’ont de cesse de culpabiliser non seulement les dirigeants des pays qui ont effectivement déporté des Juifs mais aussi ceux qui n’ont joué aucun rôle dans cette affaire!
d
Un exemple supplémentaire du culot sioniste.

>Deuxième petite leçon de théologie judéo-chrétienne

7 février 2008

>

Dans mon précédent post, je vous avais parlé de la réintroduction par le Vatican d’une prière en latin dont le contenu avait provoqué de vives réactions de la part d’organisations juives, notamment aux Etats-Unis.
Comme je vous l’avais indiqué, le contenu a de cette prière pour la conversion des juifs a été revu par le Saint-Siège afin d’en éliminer le contenu jugé blessant à l’égard des Juifs tel que la référence à leur « aveuglement ».
Cette prière garde toutefois pour objet justement la conversion des Juifs [au christianisme], référence toutefois symbolique car comme l’explique le Cardinal Walter Kasper, chargé par le pape du dialogue avec le judaïsme :

« Si la prière parle de la conversion des juifs, cela ne veut pas dire que nous avons l’intention de nous faire missionnaires « 

Et que, selon Benoît XVI :

« oui, Jésus Christ est le sauveur pour tous les hommes, et donc aussi pour les juifs ».

Je dirais que si les Chrétiens ne pensaient pas ça de Jésus, il faudrait cesser de les appeler Chrétiens pur leur donner un autre nom [pas Musulmans parce qu’ils ne reconnaissent pas le caractère divin du message du prophète de l’Islam, peut-être Juifs si on enlève chrétien à judéo-chrétien à condition bien entendu que le rabbinat accepte, ce qui n’est pas gagné].
Les prélats n’iront pas jusqu’à solliciter cette intégration dans le « peuple » Juif car, poursuit le cardinal Kasper :

« juifs et catholiques ont « beaucoup en commun », mais qu’ils ont aussi « une différence qu’il ne faut pas cacher: Jésus le Christ, le messie, le fils de Dieu « 

Ca, on commençait pourtant à l’oublier !
Conclusion du cardinal :

 » Nous devons respecter l’identité des juifs, eux doivent respecter la nôtre »

Autrement dit, une fin de non recevoir aux exigences des organisations juives, religieuses ou autres, dont la protestation a à peine été atténuée par les modifications apportées à la fameuse prière. De fait, les rabbins ont demandé une « pause » du dialogue avec l’église catholique.
On remarquera cependant que la dépêche AFP publiée par le journal catholique La Croix dont sont issues les citations ci-dessus, omet des propos très fermes du cardinal Kasper à l’égard des représentants du culte israélite. Le cardinal a en effet déclaré :

« Je dois dire que je ne comprends pas pourquoi les juifs ne peuvent accepter que nous jouissions de notre liberté dans la formulation de nos prières », a ajouté celui qui est aussi président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens. « Des choses très mauvaises ont été faites, lorsqu’on voulait contraindre les juifs à la conversion », a-t-il reconnu. « Nous comprenons le mauvais souvenir de faits pour lesquels nous avons demandé pardon. Mais nous avons plus de difficulté à comprendre comment on ne peut accepter le témoignage de notre foi quand celle-ci est exprimée dans le plein respect de la foi d’autrui »

Et je n’ai pas trouvé ça en français mais seulement en anglais dans le Yediot, quotidien de l’entité sioniste :

« Dans leurs textes liturgiques, les Juifs ont des prières que nous, Catholiques, n’aimons pas. »

Dit de manière plus familière, le cardinal Kasper suggère aux Juifs de balayer devant leur porte.

Deuxième petite leçon de théologie judéo-chrétienne

7 février 2008
Dans mon précédent post, je vous avais parlé de la réintroduction par le Vatican d’une prière en latin dont le contenu avait provoqué de vives réactions de la part d’organisations juives, notamment aux Etats-Unis.
Comme je vous l’avais indiqué, le contenu a de cette prière pour la conversion des juifs a été revu par le Saint-Siège afin d’en éliminer le contenu jugé blessant à l’égard des Juifs tel que la référence à leur « aveuglement ».
Cette prière garde toutefois pour objet justement la conversion des Juifs [au christianisme], référence toutefois symbolique car comme l’explique le Cardinal Walter Kasper, chargé par le pape du dialogue avec le judaïsme :

« Si la prière parle de la conversion des juifs, cela ne veut pas dire que nous avons l’intention de nous faire missionnaires « 

Et que, selon Benoît XVI :

« oui, Jésus Christ est le sauveur pour tous les hommes, et donc aussi pour les juifs ».

Je dirais que si les Chrétiens ne pensaient pas ça de Jésus, il faudrait cesser de les appeler Chrétiens pur leur donner un autre nom [pas Musulmans parce qu’ils ne reconnaissent pas le caractère divin du message du prophète de l’Islam, peut-être Juifs si on enlève chrétien à judéo-chrétien à condition bien entendu que le rabbinat accepte, ce qui n’est pas gagné].
Les prélats n’iront pas jusqu’à solliciter cette intégration dans le « peuple » Juif car, poursuit le cardinal Kasper :

« juifs et catholiques ont « beaucoup en commun », mais qu’ils ont aussi « une différence qu’il ne faut pas cacher: Jésus le Christ, le messie, le fils de Dieu « 

Ca, on commençait pourtant à l’oublier !
Conclusion du cardinal :

 » Nous devons respecter l’identité des juifs, eux doivent respecter la nôtre »

Autrement dit, une fin de non recevoir aux exigences des organisations juives, religieuses ou autres, dont la protestation a à peine été atténuée par les modifications apportées à la fameuse prière. De fait, les rabbins ont demandé une « pause » du dialogue avec l’église catholique.
On remarquera cependant que la dépêche AFP publiée par le journal catholique La Croix dont sont issues les citations ci-dessus, omet des propos très fermes du cardinal Kasper à l’égard des représentants du culte israélite. Le cardinal a en effet déclaré :

« Je dois dire que je ne comprends pas pourquoi les juifs ne peuvent accepter que nous jouissions de notre liberté dans la formulation de nos prières », a ajouté celui qui est aussi président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens. « Des choses très mauvaises ont été faites, lorsqu’on voulait contraindre les juifs à la conversion », a-t-il reconnu. « Nous comprenons le mauvais souvenir de faits pour lesquels nous avons demandé pardon. Mais nous avons plus de difficulté à comprendre comment on ne peut accepter le témoignage de notre foi quand celle-ci est exprimée dans le plein respect de la foi d’autrui »

Et je n’ai pas trouvé ça en français mais seulement en anglais dans le Yediot, quotidien de l’entité sioniste :

« Dans leurs textes liturgiques, les Juifs ont des prières que nous, Catholiques, n’aimons pas. »

Dit de manière plus familière, le cardinal Kasper suggère aux Juifs de balayer devant leur porte.

Petite leçon de théologie judéo-chrétienne

4 février 2008
Ca m’arrive rarement, mais je vais vous entretenir de religion, et plus précisément de la religion catholique.
Je vous vois venir avec votre question : de quoi se mêle ce Djazaïri ? Ou encore Djazaïri est-il donc Catholique ?
Je l’avoue, je ne suis pas catholique mais si je tiens à vous parler de cette religion, c’est que d’autres gens s’en mêlent sans se gêner et qu’ils ne sont pas plus catholiques que moi.

De quoi s’agit-il ?
Le Pape Benoît XVI a marqué assez récemment l’actualité avec ses propos sur l’Islam et la violence qui lui serait associée. Propos qui lui avaient valu des réactions de mécontentement chez les Musulmans mais, dirais-je, ne faut-il pas retenir surtout de ses paroles qu’elles reflètent une opinion et ne figurent d’une manière ou d’une autre ni dans le dogme ni dans la liturgie catholiques. Et pour cause, l’Islam est postérieur au catholicisme.
Ce n’est donc pas de ça que je voulais vous parler mais de quelque chose qui a rencontré beaucoup plus d’écho chez les fidèles de l’Eglise. En effet, en juillet 2007, Benoît XVI a publié une lettre apostolique en forme dite de motu proprio, autorisant selon des modalités diverses le recours à la liturgie romaine (en latin) antérieure à 1970.
D’accord, vous commencez à vous y perdre et moi aussi. Disons juste que cette lettre était un des éléments visant à renouer avec certaines traditions catholiques et à réintégrer certaines communautés qui avaient désapprouvé l’évolution de la liturgie.
Le problème est que, dans ce rite antérieur à 1970, il est question des Juifs notamment dans une prière du vendredi saint pour la conversion des Juifs et dans laquelle il est fait référence à « l’aveuglement » des Juifs et où on demande à Dieu de « lever le voile de leurs cœurs. »
La réaction n’a pas tardé et comme l’écrivait le site Eucharistie Miséricorde, lors du séjour du Pape aux USA en janvier 2008, le Vatican s’est retrouvé « face à un « ticking clock » (compte à rebours) à propos de la prière pour la conversion des Juifs. »
L’affaire a en effet été prise en main par l’ADL (Anti Defamation League), soit l’équivalent de la LICRA aux USA. L’ADL considère en effet cette prière comme une des « 10 questions affectant le plus les Juifs en 2007 ».
Et le site Eucharistie Miséricorde de s’insurger de voir « Benoît XVI sur la même liste de délinquants antisémites que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, par exemple.»
Comme si, en passant, cette prière avait été rédigée par M. Ahmadinejad, ce site catholique n’est pas même fichu d’assumer le contenu d’une prière du rite catholique tel que fixé par la plus haute autorité de son église.
Bref les hiérarques catholiques ont commencé à se contorsionner (cf. Eucharistie Miséricorde) pour trouver une échappatoire devant la pression des organisations juives, le problème étant que céder sur ce point pourrait amener d’autres groupes de pression à mettre en avant leurs revendications.
N’empêche, le Vatican a cédé et on peut lire aussi bien sur le site catholique sus mentionné que sur le site du patronat juif français (pardon : de France) que : Benoît XVI apporte une correction à la prière « pour les Juifs. »
La décision papale définitive a été prise et c’est sur le Jerusalem Post (journal du Sionistan) qui reprend en partie Il Giornale (Italie) que je l’apprends en quelque sorte en avant première.
Le nouveau texte bannira en effet désormais toute référence à « l’aveuglement des juifs » et aux « ténèbres » dans lesquels ils se trouvent (la prière originale comporte même le mot « perfidie.»)
C’est que Abraham Foxman, le président de l’ADL n’y était pas allé avec le dos de la cuiller, qualifiant en juillet 2007 cette prière de « profondément blessante » et ses termes « d’insultants. »
Ce qu’on peut bien comprendre.
Là où on comprend moins (moi en tout cas), c’est quand M. Foxman se permet de dire que « C’est un échec théologique dans la vie religieuse des catholiques… »
Là j’ai l’impression qu’il se mêle de ce qui ne le regarde pas. Où alors prend-il au pied de la lettre l’expression « judéo-christianisme » ?
Pour l’instant, je me bornerai à constater que ce n’est plus à Rome que se définit l’identité du catholicisme mais apparemment dans des bureaux situés aux Etats-Unis.
Et en m’intéressant ici ou à des éléments sur le récent débat MeddebRamadan, je me disais que le sort que subit l’église catholique, on veut aussi le faire subir au culte musulman, soit faire redéfinir la doxa de ce culte de l’extérieur quitte à passer par des prête noms tels que Meddeb justement ou d’autres. Impossible de ne pas remarquer à quel point Meddeb dans sa pédanterie en quelque sorte naturelle fait penser à Alain Finkielkraut : même manie de citer des auteurs que si tu les a pas lus t’es bête (les comprendre c’est autre chose) et même façon de répondre à ses propres questions dans des monologues interminables (admettons toutefois que l’émission de Meddeb sur France Culture est plus intéressante de par la grande qualité de ses invités en général).
Cette reformulation de l’Islam par des raisons qui lui sont extérieures n’est pas complètement impossible mais la tâche sera sans doute plus ardue que pour le catholicisme et ce pour une raison assez simple, c’est que le culte musulman n’est ni aussi hiérarchisé, ni aussi centralisé que le culte catholique.
Si vous avez la fibre un tantinet théologique, n’hésitez pas à visiter tous les liens que je vous propose, personnellement je n’y comprends pratiquement goutte.

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