Archive for the ‘B'nai Brith’ Category

Mais qu’est-ce qu’elle dit, éduquer à l’holocauste c’est raciste? L’est folle? Antisémite? Quoi, Juive!

8 décembre 2010
Avant d’entrer dans le véritable sujet de ce post, un lien vers le site Couleurs d’Algérie animé par Abdou dont j’aime beaucoup le travail. Abdou nous propose de fort belles photos du cimetière israélite d’Alger. A voir !

Quittons le domaine de l’esthétique pour évoquer le thème de ce post qui porte sur un mémoire de master soutenu à l’université de Toronto au Canada qui porte sur le racisme juif. Jenny Peto, qui vient de commettre ce travail, fait en ce moment l’objet de fortes critiques de la part de ceux qui ont pris l’habitude de considérer que le sionisme était la première cause dont devait se soucier l’humanité. L’université où elle a soutenu son mémoire n’est pas non plus épargnée, au point que la directrice de recherche de Mlle Peto parle d’ambiance de chasse aux sorcières sur le campus pour ceux qui osent critiquer l’entité sioniste.


C’est que jenny Peno n’y va pas avec le dos de la cuiller et attaque dans son mémoire des activités éducatives relatives à l’inculcation de l’holocauste qui, selon elle, servent les desseins de la propagande sioniste et de ce qu’elle appelle la communauté juive organisée. Elle dénonce particulièrement, semble-t-il, l’inculcation de l’holocauste aux Canadiens issus de minorités « de couleur. »


L’article du Toronto Star présente les arguments de ceux qui pourfendent le travail de jenny Peto. C’est toujours la même argumentation : son travail ne présente qu’un son de cloche, les inexactitudes, les omissions, les distorsions. Pourtant, quand il s’agit de «l’holocauste», personne ne prétend qu’on devrait prendre en compte le point de vue des nazis pour parvenir à une présentation équilibrée. Et la recherche universitaire est peut être autre chose qu’une simple synthèse de points de vue. Non ?


Un argument opposé à la thèse de Mlle Peto est cependant fourni par le Toronto Star lui-même qui signale qu’une des organisations incriminées dans ce travail universitaire, Canadian Centre for Diversity, n’est pas confessionnelle. Néanmoins, à l’origine son objectif était d’améliorer les relations entre Juifs et Chrétiens. Ce n’est que plus tard que son objet sera étendu. Si on s’intéresse cependant au conseil d’administration de ce centre pour la diversité, on y constate une pluralité apparente réelle. Avec cependant la présence d’une certaine Madeleine Levy, membre dirigeante d’une filiale (la task Force nationale pour l’holocauste, ça ne s’invente pas) du B’nai Brith, une organisation strictement réservée aux Juifs. Mais on note surtout parmi les membres de ce centre le nom de feu Edward M. Bronfman et celui de Judy Bronfman. Les Bronfman sont une riche famille présente notamment dans la production et le commerce de spiritueux et les media. Les Bronfman sont très connus pour leur sionisme militant et l’un d’entre eux, Edgar Bronfman Sr, a longtemps été président du Congrès Juif Mondial.


Autant dire que dans le conseil d’administration où siège un (e) Bronfman, flanquée de quelques amis sûrs, vous n’avez pas longtemps à vous demander d’où vient le vent.

L’université de Toronto critiquée pour une thèse sur le « racisme juif »

Par Daniel Dale, The Toronto Star (Canada) 7 décembre 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’université de Toronto est critiquée par des associations juives, un éminent historien et des survivants de l’holocauste pour avoir accepté une thèse de master qui qualifie de « racistes » deux programmes éducatifs sur l’holocauste.

La thèse, intitulée «Le victimisme des puissants: les Juifs blancs, le sionisme et le racisme dans une éducation hégémonique à l’holocauste,» a été rédigée par Jenny Peto, une militante juive de la Coalition Against Israeli Apartheid. Elle dénonce la Marche pour le Souvenir et l’Espoir, au cours de laquelle de jeunes adultes de diverses origines se rendent avec des survivants de l’holocauste sur des sites polonais où les nazis ont commis des atrocités, et la Marche pour le Canada Vivant, qui emmène de jeunes Juifs avec des survivants en Pologne et en Israël.

Peto soutient que ces deux programmes amènent les Juifs à croire, à tort, qu’ils sont d’innocentes victimes. En réalité, écrit-elle, ce sont des blancs privilégiés qui sont « incapables de voir leur propre racisme. » La « construction d’une identité juive victimiste », soutient-elle, est intentionnelle : elle produit des effets qui profitent énormément à la communauté juive organisée » et à « l’apartheid » d’Israël.

Peto considère que des buts « politiques sionistes » sont dissimulés derrière les « objectifs apparemment de tolérance » de la Marche pour le Souvenir et l’Espoir. Elle écrit qu’on peut se poser des « questions ce qui est impliqué par des Juifs blancs prenant sur eux d’éduquer des gens de couleur sur le génocide, le racisme et l’intolérance. »

Le programme n’est pourtant pas géré par une association juive. Son organisation mère est le Canadian Centre for Diversity qui enseigne aux jeunes gens à lutter contre la discrimination.

« Elle pose des assertions non vérifiées et des observations erronées sur notre philosophie, nos objectifs et notre méthodologie. Nous avons été choqués et offensés en lisant la thèse, » affirme Carla Wittes, directrice des programmes du centre. « Nous sommes une organisation non religieuse soucieuse d’éduquer les gens sur les dangers de la discrimination, et l’holocauste est à l’évidence un exemple de choix. »

Le Congrès Juif Canadien, la Marche des Vivants et Irving Abella, professeur d’histoire juive à la York University, ont déclaré que la thèse aurait dû être rejetée. « Ce n’est pas un travail universitaire, c’est de l’idéologie, » affirme Abella, un ancien président du Congrès Juif Canadien. « C’est complètement anhistorique : je l’ai trouvée pleine de contre vérités et de distorsions qui ne tiennent ensemble que une analyse stupide et inconsistante. Elle frôle l’antisémitisme… Je suis consterné qu’une grande université l’ait trouvé acceptable. »

Peto a validé son diplôme en juin auprès du Department of Sociology and Equity Studies in Education (SESE) qui dépend de l’Ontario Institute for Studies in Education (OISE) de l’université de Toronto. Julia O’Sullivan, doyenne de l’OISE, et Rinaldo Walcott, président du SESE n’ont pas répondu à nos demandes de commentaires ce lundi.

Cheryl Misak, président de l’université de Toronto, a déclare que la « liberté des recherches est profondément ancrée dans notre institution » et que « le meilleur moyen pour les membres de la communauté (universitaire) de dénouer une controverse est de débattre des arguments et des conceptions qui les opposent. »

Peto, qui a fait partie d’une organisation qui avait occupé le consulat israélien à Toronto en 2009, attribue la controverse à des « individus et des organisations de la droite pro israélienne).

« Ce n’est pas la première fois que des organisations pro israéliennes me traînent dans la boue et ce ne sera certainement pas la dernière, » dit-elle.

Interrogée pour savoir si elle voulait maintenant modifier sa thèse, Peto a répondu : « J’aimerais pouvoir écrire une conclusion qui parlerait de cette controverse et montrerait à quel point elle s’inscrit parfaitement dans mon analyse sur les abus de l’antisémitisme pour calomnier ceux qui font entendre leurs critiques contre Israël. » Sa directrice de thèse, Shery Nestel, lui fait écho en déclarant que ceux qui critiquent Israël sur le campus se retrouvent dans un « climat de chasse aux sorcières. »

La Marche des Vivants cherche à renforcer les liens des jeunes Juifs avec Israël, déclare son directeur national Eli Rubinstein, mais aussi à leur apprendre à s’opposer à l’intolérance. Il qualifie la thèse « d’extrémiste » et affirme que « L’université et la directrice de thèse ont la responsabilité de demander à l’étudiant, «’Avez-vous essayé de voir de l’autre côté ? ‘ »

Peto n’a interviewé aucun des participants aux programmes ni aucun de leurs dirigeants. Elle indique que les étudiants de master pratiquent rarement les « entretiens » à grande échelle.

Nate Leipciger, un survivant de l’holocauste de 82 ans qui a participé aux deux programmes dit avoir été « très affecté » par cette thèse. La survivante, et participante aux programmes, Anita Ekstein, 76 ans, la considère « extrêmement blessante. »

Dessin antisémite ou tempête dans un verre d’eau?

22 septembre 2010
Ce dessin d’un caricaturiste du journal Le Droit au Canada évoque une rentrée parlementaire délicate au parlement fédéral qui siège à Ottawa. Chacun comprend en effet aisément la symbolique du panneau de signalisation bien en évidence sur le dessin.
Pourtant, certains ont été scandalisés par ce dessin,  tel ce Frank Dimant qui a même affirmé même qu’il est « dégoûtant ».
Frank Dimant n’est autre que le vice président du B’nai Brith Canada, une espèce de société maçonnique (réservée exclusivement aux Juifs) spécialisée dans l’endoctrinement et le lobbying, et ce qu’il trouve dégoûtant dans ce dessin, c’est qu’il fait selon lui appel à un stéréotype antisémite qui voudrait que les Juifs exercent un contrôle sur le parlement canadien.
On peut voir en effet, sur le cadran d’une horloge qui rappelle un peu Big Ben à Londres, quelque chose qui ressemble à une étoile de David. Cette horloge se trouve sur la Tour de la Paix qui est, on le voit sur le dessin, surmontée du drapeau canadien.
Et donc, là où tout le monde ne voyait qu’un drapeau, le B’nai Brith en a vu deux…
Le dessinateur, Guy Badeaux, s’est défendu de toute intention antisémite, expliquant qu’il représente ainsi cette horloge depuis des années: il trace rapidement en le simplifiant le motif qui orne le cadran de l’horloge de la dite Tour de la Paix.
Le Droit n’a pas l’intention de retirer le dessin du site de Cyberpresse, disant qu’il s’agit là «d’une tempête dans un verre d’eau.»
Ci-dessous, le fameux motif en question.

Un livre jeunesse qui déplaît aux sionistes

28 mars 2010
Restons au Canada où nous retrouvons d’ailleurs Anita Bromberg et le B’nai Brith. Car en même temps qu’elle s’occupait de savonnettes, Mme Bromberg s’intéressait aussi à ce que lisent les petits Canadiens à l’école.
Si la savonnette c’est du passé, même imaginaire, les écoliers c’est l’avenir et des cerveaux dont il faut contrôler le contenu car ils représenteront plus tard ce qu’on appelle l’opinion publique, une opinion qui est l’objet d’une autre forme de guerre, de propagande celle là.
Le souci de Mme Bromberg et du B’nai Brith est que dans la liste des ouvrages retenus dans le cadre d’un programme d’encouragement à la lecture dans la province d’Ontario, figure un roman jeunesse dont l’héroïne est une jeune Palestinienne qui aspire à élever les moutons comme son grand-père.
Sauf que le livre montre qu’en Palestine occupée, les choses ne sont pas si simples et que pour exercer le métier, encore faut-il disposer d’une ferme et de terres de pacage. Or la maison de la famille de la jeune fille a été détruite et son domaine agricole saccagé.
Détruite, saccagée, mais par qui? C’est là que le problème commence pour le B’nai Brith car ces actes sont l’oeuvre des colons et de l’armée sionistes. Mme Bromberg reproche en effet au livre de ne pas donner une vision équilibrée d’une situation compliquée.
Car pour les sionistes, la situation en Palestine est compliquée, c’est-à-dire impossible à comprendre (sauf par eux bien entendu). Et elle relève d’une approche équilibrée, et non pas neutre: il faut absolument donner le point de vue sioniste pour restaurer le dit équilibre.
Pourtant le récit d’Anne Laurel Carter est explicitement une oeuvre de fiction, un roman, et en aucun cas un document de nature journalistique ou scientifique. Pourquoi aurait-elle dû choisir un point de vue « équilibré »?
Bon, il est vrai que les sionistes ont l’habitude de présenter des fictions comme des documents de type historique, mais ici ce n’est pas le cas. Peut-être devraient-ils admettre que tout le monde n’utilise pas leurs stratagèmes honteux.
Mais pour aller dans leur sens, nous dirons que la prochaine fois que paraîtra un roman sur la vie dans les camps de concentration nazis, il faudra également exiger qu’il présente une approche équilibrée, en donnant leur juste place aux motifs des nazis, à leurs interrogations, leurs doutes et leurs souffrances.
Car, ne l’oublions pas, la situation à l’époque était compliquée.

Des organisations juives affirment qu’un livre pour livre de littérature enfantine primé pourrait ‘inciter à la haine et à la violence’
par Kristin Rushowy,  ParentCentral (Canada) 26 mars 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un récit de fiction sur une jeune fille palestinienne dont la maison familiale a été rasée par des colons fait l’objet d’une enquête par le conseil des écoles publiques de Toronto après qu’un parent – faisant écho aux inquiétudes d’organisations juives – se soit plaint qu’il était « conçu pour apprendre aux enfants à haïr les Israéliens. »

The Sheperd’s Granddaughter [la petite fille du berger], par l’écrivain, enseignante et bibliothécaire à Toronto Anne Laurel Carter, est actuellement lu par des milliers d’écoliers de la province dans le cadre du grand programme Forest of Reading de l’Ontario Library Association qui vise à mettre en valeur les meilleurs productions de la littérature canadienne. Les élèves votent ensuite pour leurs livre préférés.

« Il est d’une haute tenue littéraire; il est écrit pour une catégorie d’élèves qui explorent actuellement le monde qui les environne et sont aux prises avec des idées qui les dépassent, » explique Peggy Thomas, ancienne présidente de l’association des bibliothécaires, qui s’exprime sur le choix de ce livre qui a été primé.

Mais deux organisations juives l’accusent d’être partial.

« Nous sommes extrêmement préoccupés car cette trop grande simplification d’un problème compliqué a clairement la potentialité d’inciter à la haine et à la violence contre les élèves Juifs et Israéliens, » explique le Friends of Simon Wiesenthal Center for Holocaust Studies. Il a mis en garde les enseignants contre la promotion de ce livre.

Anita Bromberg du B’nai Brith considère qu’il « s’apparente à de la propagande de guerre contre Israël » et demande son retrait des classes de la province.

Le livre parle d’une fille qui veut devenir bergère sur les terres familiales près d’Hébron, exactement comme son grand-père. Comme les colons Israéliens se rapprochent, la famille a plusieurs discussions animées, sur les attentats suicide ou le recours à la violence pour les arrêter, avec différents membres de la famille adoptant des positions opposées.

Il relate aussi les agressions et les mauvais traitements de la part des Israéliens qui empoisonnent le troupeau de moutons de la jeune fille et font prisonniers des membres de la famille aux checkpoints de l’armée et, finalement, détruisent les terres et la maison familiales.

Le livre comporte deux personnages israéliens sympathiques qui partagent cependant le point de vue palestinien.

Il y a environ un mois, le conseil de l’enseignement public de la région de York a reçu une plainte de la part d’un enseignant et a alors adressé une lettre aux écoles demandant aux professeurs de « faciliter la discussion en fournissant un contexte historique et une perspective équilibrée sur les deux parties au conflit » pour aider les élèves à comprendre et à apprécier les aspects sensibles du roman. »

Il notait aussi cependant que le niveau de l’écriture du livre n’était pas remise en cause. The Sheperd’s Granddaughter est un livre pour enfant dont la qualité est reconnues et consacrée.

A Toronto, la plainte d’un parent d’élève a été transmise vendredi à Chris Spence, le directeur de l’éducation.

Ce parent a déclaré au Toronto Star qu’elle ne voyait pas de mal à ce que le livre soit disponible sans la bibliothèque de l’école mais qu’elle ne voulait pas qu’il soit promu dans les classes.

« Je dirai que ce livre est conçu pour convaincre les enfants de détester les israéliens, » dit-il, ajoutant qu’il est préoccupé de voir le terrorisme présenté comme étant de la résistance.

« Pour une grande majorité de nos enfants, ce sera leur première introduction consistante au conflit israélo-palestinien, » et des sources plus équilibrées n’existent pas pour cette classe d’âge, déclare l’homme qui souhaite garder l’anonymat.

The Sheperrd’s Granddaughter n’est pas le premier livre controversé de l’éditeur Groundwood Books; en 2006, il avait été critiqué par des organisations juives pour ‘Three Wishes: Palestinian and Israeli Children Speak [Trois voeux: des enfants Palestiniens et Israéliens parlent] de Deborah Ellis, qui avait aussi été choisi^pour le programme Forest of Reading.

Cinq conseils scolaires de l’Ontario, dont celui de Toronto, aont restreint l’accès à ce livre.

Ni Carter, ni son éditeur n’ont pu être joints pour s’exprimer sur ce sujet. Cependant, Peggy Thomas explique que le livre est une oeuvre de fiction, racontée du point de vue d’une Palestinienne.
« Aurions-nous la même conversation s’il était raconté du point de vue d’un enfant Israélien? demande-t-elle.
Personne n’est obligé de le lire, dit-elle, ajoutant que les écoliers doivent lire entre cinq et dix titres retenus pour leur classe d’âge pour voter dans Forest of Reading.

« Je suis totalement d’accord avec la décision d’un enfant et d’une famille quant à la lecture du livre… mais je ne peux pas admettre qu’une organisation » décide de qui lit quoi, dit-elle.

Qu’est-ce que tu vends Abraham? Quoi, du "savon de l’holocauste"?

27 mars 2010
Je pensais pouvoir me dispenser de traduire cet article parce que la presse canadienne francophone évoque aussi cette information. Seulement, l’article publié en français omet certains détails importants, par exemple qu’Abraham Botines,  le commerçant incriminé, est lui-même de confession juive, un Juif d’origine espagnole peut-on lire. Ensuite que le dit commerçant ne propose pas seulement une savonnette confectionnée à partir de graisse humaine mais aussi une tresse de cheveux supposée provenir d’un camp de concentration nazi.
Botines est au mieux un petit filou qui trompe son ennui en vendant de fausses reliques mais cette fois il rique d’avoir des ennuis car il a le B’nai Brith et d’autres organisations juives sur le dos. C’est que sa savonnette jette un trouble certain parce qu’il est désormais de notoriété publique que les nazis n’ont pas procédé à la fabrication de savon à partir de graisse humaine, extraite de cadavres de juifs notamment. L’article nous dit certes que les nazis auraient procédé à des expérimentations de fabrication sans passer cependant à l’échelle industrielle. Mais contrairement à ce qui nous est affirmé ici, il n’existe aucune véritable preuve à ce sujet. D’un point de vue logique, il semble difficile de collecter suffisamment de graisse sur des corps de personnes le plus souvent extrêmement amaigries par les privations et le travail forcé.
La réalité des camps de concentration était bien assez affreuse pour qu’il soit inutile d’en rajouter.
Alors si vous n’avez pas l’esprit assez macabre pour collectionner des savonnettes de ce genre mais que vous aimez collectionner les casques ou les uniformes nazis, une seule adresse pour vous, le marché aux puces de Tel Aviv.

Le commerçant justifie la vente de « savon de l’holocauste »
par CBC News (Canada) 26 mars 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

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La police de Montréal indique qu’elle va procéder à des vérifications et discuter aves les organisations juives locales avant de décider d’enquêter sur un magasin qui vend une barre de savon dont le commerçant prétend qu’elle est faite à base de graisse de victimes de l’holocauste.
Le propriétaire de ce magasin d’articles de collection de Montréal justifie sa décision de vendre une barre de savon qu’il présente comme fabriquée à partir de la graisse de victimes de l’holocauste.

Des organisations juives de Montréal dénoncent ce magasin du quartier Plateau-Mont-Royal où la barre de savon de couleur beige est exposée.

Un svastika est gravé sur la savonnette présentée dans une boîte en verre avec une étiquette qui indique « Pologne 1940. »

Abraham Botines, un Juif d’origine espagnole qui exploite cette curieuse boutique depuis 1967 reconnaît ne pas savoir si la savonnette est réellement faite à partir de restes humains.

« J’ai 73 ans et je collectionne des objets de l’holocauste et de la seconde guerre mondiale parce que j’appartiens à cette époque, » a déclaré Botines à The Canadian Presse au cours d’un entretien vendredi dans le magasin encombré.

« Dans ma vie, j’ai eu beaucoup d’objets curieux – c’est-à-dire des choses qui sont difficiles à trouver… et mes objets à moi, mes enfants, ils n’ont aucun intérêt. »
Mais Botines dit tout net qu’il vend des objets de collection et non une idéologie odieuse.

Après l’arrivée de journalistes sans son magasin vendredi matin, la savonnette controversée a été mise à l’abri des regards.

Botines dit qu’elle ne pourra être vue maintenant que par des collectionneurs séreux.

« C’est ma savonnette et je suis libre d’en faire ce que je veux, » dit-il.

La plupart des spécialistes de l’holocauste affirment que les histoires qui ont circulé pendant des années sur la production de masse par les nazis de savon à partir des restes de Juifs et d’autres qui ont péri dans les camps de concentration sont fausses même s’il existe des preuves que les nazis ont testé la fabrication de savon à partir de restes humains.

Les organisations juives ont néanmoins été irritées par la découverte de ce savon, évoquée pour la première fois par CBC News.

Vrai ou faux, ce savon est un scandale et « cette personne, et d’autres comme lui, ne contribuent en aucune façon à la préservation de l’histoire, » affirme Alice Herscovitch, directrice de l’Holocaust Centre de Montréal. « A mon sens, la vente d’objets qui glorifient le nazisme et la haine n’apporte rien. Ils ne nous aident certainement pas à nous souvenir. »

L’idée est aussi dégoûtante, dit-elle.

« Ce sont des articles qu’on ne devrait pas trouver dans le commerce, promuvoir par la vente. »

Tresse de cheveux à vendre

La vente d’articles ornés d’un svastika n’est pas illégale au Canada, contrairement à la vente de savon fait à partir d’ingrédients humains, déclare Anita Bromberg, chef du service juridique de B’nai Brith Canada.

Affirmer une telle chose à propos d’une savonnette, si cela s’avère faux, est également illégal car c’est une fraude, ajoute-t-elle.

« C’est tout simplement profondément insultant, » déclare Bromberg qui travaille à Toronto. « Je ne peux même pas imaginer que quelqu’un puisse même faire semblant de dire qu’il collectionne ça pour son intérêt historique. »
Botines vend aussi une tresse de cheveux étiquetée comme provenant d’un « camp d’extermination » nazi.

Il affirme qu’il ne vendrait aucun de ces articles à un néo-nazi.

Vendredi, la police de Montréal a indiqué qu’elle vérifierait les faits avec les organisations juives locales avant de décider de l’éventuelle ouverture d’une enquête.

« Il est très important de valider d’abord l’information, » explique le commandant Paul Chablo, de la police de Montréal. « C’est une chose de dire que cet objet est mis en vente, [mais] est-ce que c’est seulement vrai?… S’il y a quelque chose de vrai là dedans, bien sûr que nous voudrons ouvrir une enquête. »

Une enquête comprendrait une analyse du savon en laboratoire, précise Chablo.

Le gouvernement canadien cesse de subventionner une ONG chrétienne au motif que… (j’ose même pas l’écrire)

30 décembre 2009
Une affaire fait grand bruit en ce moment au Canada mais a apparemment quelque mal à trouver une résonnance de ce côté ci de l’Atlantique.
De quoi s’agit-il?
Une importante ONG chrétienne du nom de Kairos, a appris récemment que son programme de coopération avec l’Agence canadienne de développement international (ACDI) n’allait pas être renouvelé. Ce qui signifie suppression des subventions étatiques et surtout fin de bon nombre de projets. Une autre ONG du nom d’Alternatives, qui émane de la gauche, serait en passe de subir le même sort.
Le gouvernement canadien aurait donné pour toute explication: « It doesn’t fit our priorities » (ça ne correspond pas à nos priorités)
Kairos est un mot grec, ai-je appris sur le site de Témoignage Chrétien, qui signifie « moment de grâce que Dieu donne pour agir ».
Et justement, l’organisation Kairos a ce moment de grâce depuis un certain temps et s’est employé à aider ceux qui souffrent de par le monde, dont les Palestiniens. Et c’est bien ça qui ne colle pas avec les priorités d’Ottawa ainsi que l’a reconnu le ministre de l’immigration Jason Kenney qui s’exprimait devant un forum dans… l’entité sioniste, nous informe un article du Toronto Sun.
Kenney a cité la décision de cesser de subventionner Kairos comme un exemple des mesures que le gouvernement a prises pour lutter contre l’antisémitisme.
« Nous avons supprimé les financements d’organisations, dernièrement kairos, qui sont à l’avant-garde du boycott, » a déclaré Kenney dans un discours vendredi.
Or, nous apprend la suite de l’article, si Kairos a bien été critique de certaines actions du gouvernement de Tel Aviv, cette organisation n’a jamais appelé au boycott de l’entité sioniste.
Mais M. Kenney a ses sources et elles sont dignes de foi:
Les services de Kenney ont souligné les critiques émises par une organisation sise en Israël. Le NGO Monitor (un organisme sioniste de surveillance des ONG) a affirmé que Kairos était « le principal soutien du mouvement de désinvestissement d’Israël au Canada, » et a donné en 2007 une subvention de 25 000 dollars à Sabeel, une ONG palestinienne dont le dirigeant « emploie des thèmes et une imagerie antisémites. »
Les services de Kenney ont aussi relevé un communiqué de presse du B’nai Brith (espèce de loge maçonnique juive) et de Charles McVety, président du Christian College, appelant le CIDA (organisme canadien d’aide au développement) à cesser de subventionner Kairos.
Vous me direz: que peut bien faire un ministre canadien de l’immigration en Palestine occupée qui est la terre où, selon les sionistes, les Juifs du Canada devraient émigrer en faisant leur aliyah? Et pourquoi aborde-t-il ces sujets?
Après tout, la grande majorité des Juifs du Canada n’ont pas immigré de Palestine occupée.
Eh bien, c’est que ce monsieur vient, peut-être chaque année, comme d’autres membres d’autres gouvernements apprendre comment gérer politiquement les ressortissants de son pays oririnaires de pays arabes ou musulmans. Et notamment à veiller à ce que ces citoyens Arabes ou Musulmans ne s’impliquent pas dans des sujets, disons, sensibles aux yeux du régime qui dirige le grand squat en Palestine.
Les sionistes n’ont qu’à continuer comme ça; à mon avis ils vont se faire de plus en plus d’amis.

Le mufti nazi ou ARTE au service de la propagande sioniste

10 décembre 2009
ARTE vient de programmer une émission intitulée « La croix gammée et le turban » qui revient sur les rapports entre le mufti Amin al Husseini et le régime nazi.
On lira ici le dossier plutôt à charge contre le mufti. Si l’article du Nouvel Observateur relativise le rôle d’Amin al-Husseini, on peut cependant lire ce qui suit:
En revanche, Amin al-Husseini adhère sans difficulté aux thèses nationales- socialistes. «Votre Excellence, la sympathie des peuples arabes vous est acquise, écrit-il dans une lettre à Hitler en date du 28 janvier 1941. Ils sont prêts à s’insurger avec enthousiasme contre la coalition anglo-juive.» Dans un appel, il traite les juifs de «rebuts de la terre», de «microbes qui véhiculent la peste». Malgré sa connaissance des camps de la mort, il demande, en 1943, aux autorités hongroises, alliées de l’Allemagne, de stopper le transfert de 900 enfants juifs vers la Palestine, et leur conseille de les envoyer dans un lieu où ils pourront être «contrôlés, comme par exemple en Pologne».
On a quelque peine à lire là une adhésion aux thèses nazies. Personnellement je n’y vois qu’une recherche d’alliance contre un ennemi commun car ce n’étaient pas les Allemands qui opprimaient la Palestine, pas plus que des Allemands ne cherchaient à immigrer en Palestine en vue d’y fonder un Etat en évinçant la population locale.
La contribution opérationnelle du mufti au combat nazi aurait consisté en son « aide » à la création d’une brigade de SS en majorité Musulmans de Bosnie pour lutter contre la résistance titiste.
Ca fait maigre d’autant qu’on n’a aucune idée de la nature et de l’ampleur de cette « aide ». De telles forces ont existé un peu partout en Europe occupée sans intervention du mufti.
Le Nouvel Observateur a même la prétention d’affirmer que le mufti  connaissait « l’existence des camps de la mort. »
Alors là, ce n’est plus d’un mufti dont on parle mais d’un Huggy les bons tuyaux enturbanné qui savait ce que les soldats alliés ont été stupéfaits de découvrir lors de la libération des camps.
Un site apparemment sioniste (je dis apparemment parce que je ne l’ai pas feuilleté) titre même un post:

Arte lève le voile sur le grand mufti pro-nazi

Il faut comprendre par là que nous sommes en présence d’un scoop de la chaîne franco-allemande pour intellos.
Sauf que ce n’est pas un scoop car les démarches du mufti auprès d’Hitler n’ont pas été vraiment secrètes et sont connues depuis fort longtemps.
Et sauf surtout, que l’intuition de la chaîne n’est qu’illusoire et que l’émission s’inscrit tout bonnement dans un programme de propagande défini à Tel Aviv et appliqué scrupuleusement par les officines sionistes.
On peut ainsi voir le mufti en « bonne » compagnie, c’est-à-dire avec le Fuhrer en personne, sur un document réalisé en novembre par le B’nai Brith Canada dans le cadre d’une campagne de collecte de fonds . Le B’nai Brith est une espèce de loge maçonnique juive d’où émanent directement ou non des organismes comme la LICRA (Ligue Contre le Racisme et l’Antisémitisme) ou l’Anti Defamation League (équivalent de la LICRA aux Etats Unis). Le document est supposé faire bien comprendre la nature de l’islamofascisme représenté par des organisations comme le Hezbollah ou le Hamas.
Nous sommes en pleine divagation sioniste dont la propagande n’est pas avare en supercheries.
Pour avenir en terrain rationnel, on peut simplement observer que le mufti cherchait à faire alliance avec les ennemis de ses ennemis. Nul besoin d’être un sadique antisémite ou un nazi pour faire ce genre de démarche.
C’est celle là même qu’adoptèrent les Finlandais en guerre défensive contre l’URSS: la Finlande fit effectivement alliance avec le régime nazi dans son combat contre l’invasion soviétique. Les uniformes de l’armée finlandaise de l’époque ressemblent d’ailleurs étrangement à ceux de la Werhmacht.
Vaincue, la Finlande se trouva contrainte en 1944 de signer un armistice avec l’URSS. Armistice qui amènera l’armée finlandaise à combattre cette fois les troupes allemandes restées sur son sol…
Le gouvernement finlandais n’était cependant pas antisémite et il n’y eut pas de persécution des Juifs en Finlande.
Mais des Juifs ne prétendaient pas, au nom d’un droit présenté comme divin, déclarer les Finlandais non juifs étrangers à leur propre patrie et instaurer un Etat réservé aux Juifs du monde entier. Et l’URSS ne prétendait pas non plus aider un projet de ce genre.

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