Archive for the ‘Californie’ Category

Espionnage des mosquées et fabrication de terroristes aux USA, le cas Craig Monteilh

7 décembre 2010

Je vous avais déjà parlé des activités d’espionnage que pratiquent certains services de sécurité dans les mosquées. De même, j’avais déjà évoqué cette étrange pratique policière qui consiste à entrer en contact avec un quidam, musulman au moins nominalement de préférence, pour lui instiller des idées d’attentats auxquelles il n’avait pas pensé spontanément. Bien entendu, pour aider au processus de maturation, un peu (ou beaucoup d’argent) ainsi qu’un accès incroyablement facile à du matériel meurtrier sont d’une utilité non négligeable. Pourquoi ne pas convaincre par exemple un esprit fragile de passer à l’action en échange de la prise en charge financière d’une greffe d’organes dont son petit frère a cruellement besoin ?
C’est de ça entre autres dont parle cet article qui traite d’une affaire qui fait grand bruit aux Etats Unis où un faux converti à l’Islam avait été chargé par le FBI d’infiltrer une mosquée de la région de Los Angeles. Cette taupe a été si loin dans son travail d’appel au meurtre que les fidèles sont allés le dénoncer au FBI sans que leur dénonciation soit suivie d’effets.
Le pot aux roses a éclaté au grand jour aujourd’hui et la taupe s’est mise à parler publiquement, soit de peur d’être liquidée par le FBI, soit pour engranger encore plus d’argent ; où même les deux.
 
La taupe du FBI dans une mosquée de Californie sape la confiance entre les Musulmans et le FBI
Updated: 2 minutes ago
par Mara Gay AOL News 5 USA) traduit de l’anglais par Djazaïri

Craig Monteilh alias Farouk al-Aziz
 
Quand Farouk al-Aziz a, allègue-t-on, tenté d’inciter des fidèles d’une mosquée californienne) faire sauter un centre commercial, ils l’ont signalé au FBI, mais rien ne s’est passé.
C’est semble-t-il parce que al-Aziz était en réalité Craig Monteilh, un informateur rémunéré par le FBI, un repris de justice envoyé pour infiltrer la mosquée et dénoncer un terroriste potentiel. Mais c’est au contraire la démarche du FBI consistant à espionner la mosquée qui a été mise au jour, une affaire qui a fragilisé les relations entre le FBI et les Musulmans.
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Elle a aussi suscité d’âpres questions chez des détracteurs qui affirment que les procédés utilisés par le FBI avec les communautés musulmanes s’apparentent parfois à des pièges, à de la provocation.
« La question est celle-ci: ces ‘complots’ présumés auraient-il existé sans une implication active du FBI? » a déclaré aujourd’hui à AOL Ibrahim Hooper, porte parole du Council on American-Islamic Relations. « Et nous voyons trop souvent qu’ils sont en réalité fabriqués par le FBI et utilisés de sorte à y attirer des gens qui autrement, n’auraient jamais choisi de leur propre chef de commettre ce genre d’actions. »
Dans l’affaire californienne, rapportée par le Washington Post ce week-end, le FBI a payé Monteilh -un faussaire condamné- 177 000 dollars pendant plus d’un an pour qu’il contribue à élaborer un dossier pour terrorisme contre Ahmadullah Sais Niazi, un membre d’une mosquée d’Irvine. Mais le dossier est tombé à l’eau quand Niazi et d’autres à la mosquée se sont tellement inquiétés des propos de Monteil relatifs à un djihad violent qu’ils l’ont signalé au FBI et ont même demandé un ordre de contrainte à son encontre.
« Ils avaient déclaré que Farouk leur avait dit avoir accès à des armes et qu’ils devraient faire sauter un centre commercial, » a déclaré au Washington Post Hussam Ayloush, directeur exécutif du Council on American-Islamic Relations à Los Angeles. « Ils étaient convaincus que cet homme était un terroriste. »
 
En septembre, le Département de la Justice a classé sans suite le dossier contre Niazi dont il était allégué qu’il avait été enregistré avec Monteilh donnant son accord pour faire sauter des immeubles, selon le Washington Post. Et maintenant, pour aggraver les choses pour le FBI, Monteilh parle publiquement de son histoire, affirmant que des agents du FBI lui avaient appris comment piéger des Musulmans et avaient tenu des propos désobligeants sur l’Islam.
Le FBI a refusé de s’exprimer spécifiquement sur l’affaire Monteilh mais a déclaré que les accusations de ciblage des communautés musulmanes par le FBI étaient fausses.
« Le FBI n’enquête pas sur la religion, » a déclaré aujourd’hui à AOL News Laura Eimiller, porte parole du FBI à Los Angeles. « Sous entendre que le FBI a lancé une enquête en se basant sur une appartenance ethnique ou religieuse est ridicule. »
Mais Alicia McWilliams, dont le neveu a été un des quatre homes condamnés cette année pour une tentative d’attentats contre des synagogues dans le Bronx, New York, a déclaré que le FBI piège des gens qui appartiennent aux couches vulnérables de la société. McWilliams affirme que des informateurs du FBI avaient ciblé son neveu parce qu’il était jeune, noir, « dans une mauvaise passe », impressionnable et qu’on lui avait proposé de financer la greffe de foie pour son frère s’il acceptait de participer au complot.
 
« On ne fait pas de cadeau dans les quartiers pauvres,» a-t-elle déclaré aujourd’hui à AOL News. « Ils se servent de criminels pour fabriquer des criminels. »
Robert Turner, qui enseigne le droit à l’université de Virginie et est le directeur associé de son Center for National Security Law, considère que le FBI avait probablement une raison de penser que Niazi préparait quelque chose et avait demandé à Monteilh de le surveiller lui, mais pas toute la mosquée.
Turner affirme que le FBI est conscient de l’importance d’avoir de bonnes relations avec les Musulmans Américains. « Le FBI sait que les Musulmans patriotes sont dans une situation qui peut leur permettre de nous aider à éviter un nouveau 11 septembre, » a-t-il déclaré à AOL News.
Selon lui, Monteilh – qui a été arrêté pour vol qualifié d’automobiles après que le FBI ait rompu toutes relations avec lui – ment probablement sur la vision de l’Islam par le FBI. »Il me semble que Monteilh s’est dit, « Qu’est-ce que je pourrais raconter qui va vraiment embarrasser le FBI ? Je ne trouve rien de crédible là dedans. »
Pourtant, les procédés du FBI ont continue à susciter la controverse. Le mois dernier, par exemple, Mohamed Osman Mohamud, un Américain de 19 ans d’origine somalienne a été arrêté sur la présomption d’avoir conduit une camionnette bourrée d’explosifs – fournis par des agents du FBI – destinée à une cérémonie d’illumination d’arbre de Noël à Portland, en Oregon. Et déjà, les avocats de Mohamud avaient indiqué qu’ils plaideraient la manipulation pout sa défense.  
Lynne Jackson, le co-fondateur de Project Salam, une organisation d’aide juridique pour les Musulmans, affirme que le recours à des informateurs infiltrés dans les communautés islamiques était devenu un problème de respect des libertés publiques comparable à la peur des Rouges pendant la guerre froide.
« Ce sont des préjugés contre les Musulmans. C’est comme dans les années 1950, sauf qu’à la place des communistes, ce sont les Musulmans, » dit-elle. « Le gouvernement s’en prend aux Musulmans à cause de ce qu’ils pensent même quand ils n’ont rien fait du tout.
Hooper de l’organisation CAIR affirme que l’utilisation d’informateurs par le FBI mine la confiance entre les Musulmans Américains et les forces de l’ordre.
 
« Le principe de base est que le FBI a besoin d’avoir des canaux de communication ouverts en direction de la communauté musulmane américaine afin que nous puissions travailler ensemble contre quiconque menace la sécurité de notre nation, » dit-il.
Mais, ajoute-t-il, « tant que les Musulmans Américains se sentiront mis à part et soupçonnés en tant que communauté entière, l’atmosphère restera froide. »

Californie: découverte d’un arsenal terroriste chez un citoyen lambda (c’est-à-dire pas Musulman).

28 novembre 2010
Avec la presse, c’est toujours pareil. Il y a ce à quoi elle veut qu’on s’intéresse et puis le reste.
Dans ce à quoi elle veut qu’on s’intéresse, il y a cette affaire du jeune d’origine somalienne à qui la police américaine a instillé l’idée de commettre un attentat le jour de Noël avant de lui fournir tout le matériel (factice) nécessaire pour passer à la pratique.
Ce qui donne un attentat potentiellement monstrueux habilement déjoué par les forces de l’ordre. Et un jeune dont la vie est foutue, sacrifiée sur l’autel de la propagande.
Et puis, disais-je, il y a le reste. On avait eu cette bombe qui avait explosé dans l’indifférence générale devant un supermarché au Texas et maintenant on a cet énorme arsenal découvert par hasard à Escondido, en Californie.
Ce qui n’émeut guère vos journaux. Le site Gizmodo est un des seuls à en parler en langue française.
L’article nomme diverses substances explosives comme l’héxaméthylènetriperoxydiamine, le HTD ou le HMTD stockées dans « une quantité jamais vue auparavant au domicile d’un citoyen lambda ».
Ce citoyen lambda ne s’appelle pas Mahmoud ou Rachid, (dans ce cas vous ne pouvez être un citoyen lambda)  mais George Djura Jakubec, un ressortissant Américain d’origine serbe. C’est ce qui explique le ton assez humoristique adopté par l’article de Gizmodo.
Il n’y a pourtant pas de quoi rire puisque les services de police ont suspendu les opérations de fouille dans la maison de Jakubec en raison de la dangerosité extrême de l’arsenal qui s’y trouve. dont, nous dit-on, une substance semblable à celle qui se trouvait dans la semelle piégée de Richard Reid, ou encore dans le slip explosif d’Umar Farouk Abdulmutallab.Outre les substances explosives, la police a constaté la présence de détonateurs, de grenades artisanales et d’armes.

Pourtant, même la presse américaine n’en fait pas un fromage. N’avons-nous pas en effet affaire à un citoyen lambda?
On ne peut que souscrire à ce commentaire d’un lecteur sur le site de Talking Points Memo:
Je me demandais si TPM était au courant ce cette affaire. J’habite à Escondido et je trouve intéressant que Drudge et Fox News n’aient pas sauté à pieds joints sur ce « terroriste présumé »! Mais, sa photo montre un homme blanc qui n’a pas du tout l’air d’un Musulman. Et le seul héros, pour l’instant, est un jardinier Mexicain qui n’a pas d’assurance maladie. Le jardinier a été blessé il y a huit jours. La presse locale a rapporté cette histoire mais sans trop y insister.
 

La Californie peut bien couler… ce n’est pas le problème du lobby sioniste

6 mars 2010
Certains prétendent que le lobby sioniste n’existe pas. Pas plus aujourd’hui qu’hier, pas plus en un lieu qu’en un autre. Pourtant ce lobby qui n’existe pas ou, qui n’est pas si puissant qu’on veut bien le croire, est d’une efficacité indéniable.
L’article que je vous propose en donne un bon exemple. Si le lobby sioniste n’est jamais cité, l’article nous montre les effets de ce lobby qui parvient à orienter un débat politique (ou politicien comme on voudra) vers les thèmes qui lui tiennent à coeur, c’est-à-dire l’entité sioniste elle-même et l’Iran.
Au détriment d’autres thèmes d’intérêt général et qui présentent peut-être un caractère plus urgent pour les électeurs ainsi que le signifie explicitement le titre de l’article.
Eh oui, la Californie peut couler, de nombreux habitants de cet Etat se retrouver sans logement ou crever faute de soins médicaux accessibles, ceci n’entre pas dans les préoccupations des sionistes qui n’hésiteront pas à saigner la bête jusqu’à ce qu’elle meure. Si elle est consentante, c’est encore mieux. Et c’est un des miracles du système électoral américain, démocratique sur le papier, de permettre à une minorité (et pour être plus précis une minorité dans la minorité) de contrôler le vote des électeurs. Le mieux étant bien entendu de ne laisser aux électeurs que le choix entre des candidats de camps « opposés » mais tous adoubés au préalable par le lobby dont la pression est encore plus efficace dans le processus de sélection des candidats par les partis.
Il est question d’un certain Sami Al-Arian présenté comme un extrémiste dans cet article. Vous trouverez facilement des informations sur cette personne qui est avant tout une victime des néoconservateurs (qu’Al-Arian avait soutenus en la personne de George Bush fils!): Al-Arian avait été acquitté de 8 des 17  accusations portées contre lui tandis que le jury s’était déclaré incapable de se prononcer sur les autres. Ce qui aurait dû avoir pour effet sa libération immédiate mais l’histoire nous dit que ce ne fut pas le cas.

La Californie est en train de couler mais la campagne sénatoriale des Républicains porte sur Israël
par Rob Hotakainen | McClatchy Newspapers (USA) 4 mars 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Washington – La Californie est ruinée, sont taux de chômage de 12,1 % est un des plus élevés du pays, les prix de l’immobilier ont plongé, les saisies immobilières ont grimpé en flèche et une sècheresse menace l’approvisionnement en eu déjà en baisse de l’Etat. De nombreux autres sujets s’offrent au débat pour les candidats à l’élection sénatoriale comme une économie mal en point ou l’immense effort pour réformer le système national de santé.

Au lieu de quoi, la primaire républicaine pour le Sénat s’est enflammée au sujet d’Israël

Alors que le candidat Républicain et ancien membre du Congrès Tom Campbell mène dans les sondages, ses concurrents pour l’investiture républicaine – l’entrepreneure Carly Fiorina et le membre de l’assemblée de Californie Chuck DeVore – lancent des piques incessantes à celui qui est en tête, affirmant que son action a toujours été anti-Israël.

En conséquence, Campbell sera sur la défensive vendredi quand les candidats Républicains au Sénat se rencontreront pour leur premier débat.

Lundi, Fiorina, ancienne directrice générale chez Hewlett-Packard, a demandé à Campbell d’expliquer pourquoi il avait voté contre une aide à Israël quand il était au Congrès, pourquoi il s’était opposé à la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël et pourquoi il avait accepté des contributions d’organisations qui ont été reliées à des extrémistes islamiques.

Dans le camp de Campbell, on a répondu que le bilan de l’ancien membre du Congrès était pro-Israël et qu’il attendrait le débat, qui se tiendra dans une station radio de Sacramento, pour répondre à ces accusations spécifiques de Fiona. Campbell s’est efforcé de faire en sorte que le débat de vendredi soit une manière d’étaler au grand jour les accusations qu’on lui porte.

Cependant, Fiorina fera elle aussi face à des questions difficiles. DeVore envisage de l’interroger sur ses années à la tête d’Hewlett-Packard quand, accuse-t-il, la compagnie gagnait des millions en vendant des imprimantes et d’autres produits à l’Iran par l’intermédiaire d’un distributeur au Moyen Orient.

« C’est la bombe à retardement prête à exploser pendant la campagne de Fiorina, » explique Josh Trevino, porte parole de DeVore.

Julie Soderlund, une porte parole de Fiorina, a qualifié ces accusations « d’attaques infondées. »

« Ces allégations motivées politiquement sont fausse, basées uniquement sur des spéculations des média et ne sont étayées par aucun faits vérifiés, » dit-elle. « Pendant la gestion d’HP par Carla, l’entreprise s’est conformée à la loi et n’a pas enfreint les sanctions US relatives au commerce avec l’Iran. »

DeVore, qui est dernier dans les sondages, est très désireux d’orienter le débat sur Israël et l’Iran pour que Campbell et Fiorina consacrent du temps à défendre leurs bilans.

« C’est une excellente occasion de se confronter avec ces personnes et d’expliquer pourquoi il est le seul conservateur cohérent qui n’a rien d’étrange à expliquer sur son passé, » explique Trevino. « Je pense que le contraste sera très net. »

Tout compte fait, la compétition risque d’être très disputée et elle sera tranchée dans un scrutin primaire le 8 juin. Le vainqueur tentera en novembre de détrôner la sénatrice Démocrate Barbara Boxer.

Anticipant le débat, la rhétorique s’est beaucoup échauffée: la semaine dernière, un des plus importants soutiens de Campbell a déclaré que le directeur de campagne de Fiorina avait qualifié Campbell d’antisémite, une accusation très vite démentie.

James Fisfis, porte parole de Campbell, considère que les attaques contre Campbell « sont d’une bassesse inattendue, allant du bizarre au grotesque maintenant. »

Campbell, qui a été élu cinq fois à la Chambre des représentants après s’être mis en congé de l’université de Stanford où il enseignait le droit, veut que le débat de vendredi se concentre sur la sécurité nationale et la politique étrangère.

En réponse à la controverse sur Israël, Campbell a dit avoir coté contre une augmentation de 30 milliards de dollars de l’aide à Israël parce que cet argent aurait été pris sur une enveloppe d’aide pour l’Afrique. Il a observé que la mesure pour Jérusalem en 1990 avait été introduite par un démocrate comme moyen d’embarrasser l’administration de George H.W. Bush.

Concernant ses liens allégués avec des extrémistes, campbell affirme avoir fait une erreur en s’associant avec Sami Al-Arian, un sympathisant de mouvements islamiques radicaux. Campbell avait écrit une lettre de recommandation en faveur d’Al-Arian, mais il affirme que même George W. Bush avait posé pour une photo avec Al-Arian au printemps 2000, alors que Bush était en campagne présidentielle.

Du supposé crime antisémite au véritable crime d’une mafia en plein boom

3 décembre 2009
Google News a procédé à un nettoyage efficace, mais on peut quand même retrouver la trace de ce que, aux USA, on qualifie de « hate crime, » une notion extensible à l’infini qui permet aux autorités judiciaires d’inculper ou de poursuivre des gens qui ont commis des délits ou des crimes qui n’entrent pas nécessairement dans la rubrique des délits ou crimes racistes.
Cette notion, qui a sans doute une utilité, je ne le conteste pas complètement, est, une fois inscrite dans le droit, le principal levier qu’utilisent les responsables du lobby sioniste aux USA pour menacer ou engager des procédures contre tel ou tel mal pensant. Parfois, elle sert simplement à stigmatiser le discours de l’autre et à le rendre inaudible et infréquentable.

Pardonnez ce détour, et revenons maintenant à ce « hate crime » qui avait fait deux blessés par balles le 29 octobre dernier dans le parking souterrain d’une synagogue de Los Angeles. Après des publications journalistiques initialement abondantes sur ce crime, on peine aujourd’hui à retrouver ces fameux articles qui parlaient de « hate crime, » de crime antisémite. Tout ce que j’ai pu retrouver, c’est un article de synthèse sur ce genre de crimes et qui inclut ce qui s’est passé à la synagogue.
C’est que maintenant, il n’est plus question de crime antisémite mais, plus banalement si j’ose dire, de l’action d’une bande criminelle originaire de l’entité sioniste, une mafia qui est en plein boom en ce moment en Californie.
La récente fusillade liée à la mafia israélienne
Los Angeles Daily News (USA) 3 décembre 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri
Deux hommes victimes de tirs aux jambes dans une synagogue de North Hollywood il y a cinq semaines – dont l’un qui apparemment était au mauvais endroit au mauvais moment, ont été « kneecapped » (tirer aux genoux, avertissement mafieux) dans le cadre d’un avertissement « relié à une organisation criminelle, » affirme un officier supérieur de la police de Los Angeles (LAPD).
L’activité du crime organisé israélien à Los Angeles « a un peu empiré » récemment, et le 29 octobre une fusillade ) la synagogue sépharade Adat Yeshurun Valley de Sylvan Street en a été un exemple, déclare Michael P. Downing, sous-chef de la police de Los Angeles.
Downing a tenu ces propos en début de semaine pendant une interview accordée au Jerusalem Post à Tel Aviv où il participait à la conférence Safe City Solutions (solutions pour la sécurité urbaine) traitant du crime organisé et du terrorisme.
Downing, qui dirige le bureau de l’anti-terrorisme et du renseignement criminel du LAPD, était de retour mercredi à Los Angeles lorsqu’il a donné une interview au Los Angeles Times où il a précisé ses assertions au sujet de la fusillade de la synagogue.
« C’est une piste que nous suivons, mais nous n’avons pas encore fait nos conclusions définitives, » a déclaré Downing au Times. Personne n’est absolument certain que la fusillade était reliée au crime organisé, a-t-il dit.
Les tirs s’étaient produits vers 18h20 le 29 octobre dans un parking sous les locaux de la synagogue située 12405 Sylvan Street, avait indiqué la police.
Les deux victimes venaient juste d’arriver dans deux véhicules distincts pour le service religieux du matin et ont reçu des tirs dans les jambes après être sortis de leurs voitures, avait déclaré Michael Moore, sous-chef du LAPD. Il avait précisé que le tireur n’avait pas parlé aux victimes avant d’ouvrir le feu.
« Les enquêteurs que, en ne faisant pas de sommation, le tireur avait tenté de tuer l’homme et que son arme a mal fonctionné, » avait déclaré Richard French, porte parole du LAPD.
« Alors qu’il essayait de faire fonctionner son arme, la seconde victime a vu et entendu ce qui se passait et s’est approchée du tireur, » avait expliqué French, et « à ce moment, le suspect a tiré sur les deux victimes. »
Le tireur s’est ensuite enfui à pied. Aucune arrestation n’a été effectuée.
Des sources judiciaires ont indiqué au Times que le deuxième homme est considéré comme ayant été au mauvais endroit au mauvais moment.
Au début, les autorités avaient craint que les tirs soient liés au terrorisme ou à un crime raciste mais avaient écarté cette éventualité quelques heures après la fusillade.
« Ca ne cadrait pas, » a déclaré Downing au jerusalem Post. « Les deux victimes ont reçu des balles aux genoux. Ce qui ne colle pas avec une action terroriste. Ca ressemblait à une frappe ciblée, chirurgicale. »
Il a expliqué que les victimes « avaient été ciblées en manière de dernier avertissement en lien avec une organisation criminelle ».
Quant aux activités de cette organisation criminelle, on peut lire dans le San Francisco Chronicle du 2 décembre que:

Le crime organisé israélien était responsable d’un nombre croissant d’escroqueries immobilières, de vente de drogues et d’autres crimes.

Downing n’a pas quantifié cette augmentation, disant seulement qu’elle était « un peu plus qu’une petite hausse. »

>Sionisme appliqué. Leçon N°1: comment tuer un journal trop libre.

7 août 2009

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Ce post traite aussi à sa manière de ce qui vient d’arriver au site web La banlieue s’exprime devenu inaccessible suite à des pressions sionistes sur l’hébergeur.
Aux Etats Unis, il existe des journaux gratuits, hebdomadaires, mensuels et peut-être quotidiens allez savoir.
La belle affaire, me direz-vous : en France aussi nous avons des journaux gratuits comme 20 minutes ou Métro par exemple.
Oui, mais le mot qui correspond à gratuit aux Etats Unis est le mot « free » qui veut dire aussi en anglais «libre.» C’est plus qu’une nuance.
Ces journaux n’ont rien de marginal et sont souvent ancrés dans une réalité locale, universitaire, citadine ou rurale. Ils représentent dans certains cas de véritables contrepoids, certes insuffisants, face aux poids lourds de la presse aux Etats Unis.

C’est un de ces journaux « free » qui me donne l’occasion de vous offrir une véritable leçon de sionisme appliqué, où comment tuer un journal parce qu’il ne se contente pas, au choix, de verser dans l’éloge de l’entité sioniste ou de se contenter de parler des chiens écrasés ou de proposer des recettes de cuisine.
La méthode est exposée dans le détail ; elle ne s’embarrasse pas de considérations juridiques sur la liberté d’expression, elle essaye seulement de ne pas rater et de tuer coup sûr.
Elle exige du praticien du culot et un entregent non négligeable car, comme on le comprend en lisant attentivement, ce n’est pas seulement le média condamné par les sionistes qui est visé mais également ceux qui ont des relations avec lui, annonceurs ou points de distribution.
La goutte d’eau qui a fait déborder le vase sioniste a été la publication d’un article d’Israël Shamir, l’ex militaire sioniste devenu un antisioniste virulent. Certes Shamir tend à verser dans l’imagerie antisémite mais il le fait justement parce qu’il est d’origine juive (je crois qu’il a abandonné le judaïsme pour aller vers le christianisme orthodoxe).
La façon qu’a Shamir de parler des juifs m’a rappelé un souvenir de lycée. En terminale, j’avais lu plusieurs ouvrages de Karl Marx et j’avais été frappé par le mépris fréquent que manifestait Karl Marx envers l’esprit allemand. J’avais donc entrepris d’interroger mon professeur de philosophie à ce sujet et voici quelle fut sa réponse (bénie soit votre sagesse Patrick V., je vous dois beaucoup) : «Sûrement parce que c’est le peuple qu’il connaît le mieux.»
Je pense que c’est ainsi que s’explique en partie (il y aussi des causes purement politiques) la hargne de Shamir envers les Juifs, simplement parce que c’est le groupe religieux ou national (les Ashkénazes) qu’il connaît le mieux pour en faire ou en avoir fait partie.

Vous me direz : on a la même chose en France avec ce qui vient de se passer avec le site La banlieue s’exprime animé par Ahmed Moualek.
J’en conviens tout à fait, sauf que dans l’affaire La banlieue s’exprime qui est un site qui ne dépend pas de recettes publicitaires, la pression sioniste a tapé d’une manière qui serait impossible aux Etats Unis sauf à être frappé par le Patriot Act.

Le lobby sioniste a donc une longueur d’avance en France par rapport aux USA.

Un traitement pro-palestinien de l’information met le Post au fond du trou
Par Lander Burr, Point Reyes Light (USA) 30 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

En mai 2008, le Coastal Post, un mensuel gratuit de Bolinas, avait publié un article qui qualifiait les Juifs exerçant dans les médiats «d’exécuteurs volontaires de nos libertés.» L’article intitulé Carter et le nid de guêpes – le défi à la colère du lobby juif, avait causé un tollé. Don Deane, le directeur de la publication du Coastal Post avait été traité d’antisémite et le journal avait perdu 30 annonceurs après que des tracts et des campagnes de lettres avaient incité au boycott du journal. La controverse a soulevé des questions sur ce que signifie être antisémite et comment répondre à des contenus déplaisants. Dans son combat pour continuer à paraître, Dean a sollicité l’aide de l’organisme à but non lucratif Project Censored pour savoir si le Coastal Post figurait parmi un ensemble plus vaste de publications menacées pour leur couverture du conflit israélo-palestinien.
Accroître la couverture informative
En 2006, Deane avait décidé de combattre ce qu’il voyait comme un biais pro-israélien dans la couverture médiatique de le crise du Moyen-Orient.« Il est certain que le journal a traité ce dossier assez régulièrement depuis deux ou trois ans, » déclare Deane, 66 ans, un ancien de la protection judiciaire de la jeunesse qui possède le Smiley’s Saloon à Bolinas. Et si une tendance a contribué au ton des articles, ce serait celle qui consiste à avoir de la sympathie pour les civils et contre les violations des droits de l’homme qui ont été perpétrés par les autorités israéliennes.»
Cette évolution a incité certains lecteurs à se plaindre que les articles du journal étaient radicalement pro-palestiniens et même antisémites. Des exemplaires du Coastal Post avaient été volés sur les présentoirs et des courriers expédiés aux annonceurs pour les prier instamment de cesser leurs relations commerciales avec la publication.
Même si Deane signale que seulement 10 % des articles et éditoriaux du Coastal Post se rapportent à la politique proche-orientale, certains lecteurs trouvent cette couverture excessive.
«C’est un bourdonnement persistant à l’oreille,» explique Suzan Berns, directrice régionale pour North Bay du Jewish Community Relations Council. « C’est comme si il y avait une insistance exagérée sur Israël dans un journal local.»
Carter et le nid de guêpes
En mai 2008, Deane avait publié Carter and the Swarm. L’article, rédigé par Israel Shamir, né en Sibérie, qui condamnait la critique par les Juifs du livre de Jimmy Carter paru en 2006 qui soutenait que le contrôle israélien sur la Palestine faisait obstacle à un accord de paix.
Des lecteurs avaient été outrés par ce texte qui, à un moment, compare les Juifs à des moustiques suceurs de sang qui s’attaquent à carter.
Jonathan Bernstein, directeur régional de l’Anti Defamation League, considère que Shamir s’est discrédité lui-même en faisant référence à des stéréotypes sur les Juifs comme l’obsession pour l’argent, l’égoïsme et un contrôle excessif sur le gouvernement.
« En le lisant superficiellement, on pourrait prétendre que Shamir tente d’affirmer que des Juifs «très puissants» essaient de faire taire quiconque est en désaccord avec eux au sujet d’Israël, » avait écrit Bernstein dans une lettre à Deane. «Même si c’était ce qu’il voulait dire, nous ne comprenons pas pourquoi il recourt à des images et à des mensonges nocifs sur le peuple juif. En conséquence, nous avons lieu de nous demander si la promotion de ce genre de stéréotypes et l’encouragement à l’hostilité [bigotry] envers les Juifs n’est pas son objectif.»
Les retombées
Après l’édition de mai, les vols d’exemplaires du journal se sont intensifiés. Craig Slater, le distributeur du Coastal Post, indique que des lots ont été dérobés dans environ 20 emplacements. Des milliers d’exemplaires ont disparu rien que dans un magasin d’alimentation à Fairfax.
En juillet 2008, le Dr Michael Frauzblau, un habitant de West marin, s’était rendu devant le conseil municipal de San Rafael et avait plaidé en vain le retrait du Coastal Times de l’Hôtel de ville. Frautzblau qualifiait la ligne éditoriale du journal d’antisioniste et d’antisémite.
Dans le N° du Coastal Post de novembre 2008, le Dr Edward W. Miller, un chroniqueur qui écrit régulièrement sue le conflit israélo-palestinien, avait évoqué les malheurs du journal. Le Coastal Post a perdu un tiers de ses annonceurs et de 10 à 12 de ses points de distribution suite à des appels et à des courriers de personnes écrivant aux annonceurs pour qu’ils cessent de placer des annonces publicitaires. Whole Foods à Mill Valley a retiré le numéro de mai en raison de protestations de consommateurs. Un des portes parole de l’entreprise a indiqué qu’actuellement qu’elle ne proposait plus le Coastal Post.
La montée des pertes publicitaires a provoqué une crise financière fin 2008. Dans une année typique, les dépenses du journal s’élevaient à environ 20 000 dollars. Deane estime que le journal a perdu au moins 14 000 dollars en revenus publicitaires.
«Perdre la publicité nous a vraiment mis au fond du trou, » dit-il.En réaction aux énormes difficultés du Coastal Post, des habitants du secteur ont organisé une campagne de lettres pour «Sauver le Coastal Post.» L’organisation de campagne comprend des membres de la Marine Peace and Justice Coalition, quatorze membres de Friends of Palestine et l’American Civil Liberties Union. La lettre inclut un formulaire de souscription et invite les gens à placer des annonces dans le journal et à trouver de nouveaux points de distribution.»
Même si la campagne de souscription a bien marché, Deane a été contraint de réduire ses coûts. Il n’envoie plus de numéros dans les boîtes à lettres de Bolinas. Les libraires de Bolinas et Stinson Beach ou Point Reyes Station disent ne plus recevoir le journal. Dean a essayé de s’adapter aux incertitudes financières du journal et accepte de ne l’imprimer que quand il a suffisamment d’argent. Jusqu’ici, le journal a continué à paraître chaque mois.
Antisémitisme
Dean comme le Coastal Post ont été déclarés antisionistes et antisémites à la fois, ce qui soulève des questions sur la différence entre ces termes et sur le fait de savoir si le journal et son éditeur méritent l’une et l’autre étiquettes.
«Je pense que ce qui peut intéresser les gens, c’est de savoir quand quelqu’un a franchi la limite entre la critique légitime d’Israël et la promotion de l’antisémitisme, » explique Bernstein.
Bernstein constate que les progressistes hésitent souvent à séparer l’antisionisme de l’antisémitisme. «Dans la zone de la baie (Bay Area), de nombreux leaders progressistes ne sont pas assez prompts à donner de la voix contre l’antisémitisme quand ils l’observent, » dit-il. «Ils ont peur qu’on les voie comme soutenant Israël. Ce qui leur a interdit d’être des leaders progressistes responsables.»
« L’antisémitisme n’a absolument rien à voir avec la critique d’Israël, même les critiques d’Israël les plus virulentes,» affirme Joel Beinin, professeur d’histoire du Moyen-Orient à l’université de Stanford. « l’antisémitisme est hostile aux Juifs en tant que peuple. C’est une condamnation générale [des Juifs] ».
En février 2009, Deane avait écrit des excuses pour le texte de Shamir, admettant que le texte ne faisait pas la distinction entre Juifs et sionistes.»
«L’argumentation politique et sa terminologie étaient embrouillées, peu claires et, par moment, choquantes pour les lecteurs,» écrivait-il. « Ces gens [ceux qui ont lancé une campagne contre le journal]ne voyaient pas un plaidoyer pour Carter – qu’on l’aime ou pas – ils ont été irrités par les connotations qu’ils considéraient empreintes de préjugés et de mauvais aloi. De cela, je m’excuse sincèrement.»
Mais Bernstein pense que les excuses étaient à côté de la plaque ; «Ca sonne assez comme une échappatoire,» dit-il. «Il s’excuse auprès des gens qui ont été offensés ; il ne s’excuse pas pour le caractère offensant du texte.»
Tactique
Les problèmes du Coastal Post ont continué en 2009. Depuis le début de l’année, Gerardo Joffe a écrit cinq lettres demandant instamment à des commerces de cesser de placer des encarts publicitaires dans le journal. Joffe est le fondateur de Facts and Logic About the Middle East (FLAME), qui publie des points de vue pro-israéliens par voie publicitaire et des lettres aux annonceurs dans tout le pays.
Joffe explique que ses lettres reflètent ses opinions personnelles mais reconnaît que, à cause de sa position dans FLAME, les lettres ont été écrites au nom de son organisation. Au moins une de ces lettres comportait un formulaire d’annulation à envoyer au Coastal Times.
«Il est difficile de comprendre pourquoi vous, qui nous l’espérons n’êtes pas imbibé du poison de l’antisémitisme, voudriez continuer à soutenir ce genre de journal,» écrivait Joffe dans une des lettres. Vos clients actuels ou potentiels vous identifieront inévitablement avec les points de vue malsains de Deane.»
A peu près au même moment où les lettres de Joffe étaient envoyées, quelqu’un a commencé à coller des tracts sur les présentoirs du Coastal Post et à les afficher dans les commerces locaux. Les tracts pressaient les habitants de Marin de ne pas acheter le journal et comportaient des extraits de ce qui était jugé comme un discours raciste.»
Joffe n’a jamais envoyé de courrier directement au Coastal Post. « Je pensais qu’écrire à Deane aurait été inutile. D’après ce qu’il écrit, il semble camper sur ses préjugés, ses biais et ses croyances, » déclare Joffe. «Je ne serais pas capable de le faire changer de positions.»
Mais Deane maintient qu’il publie des façons de voir divergentes.
«Nous sommes heureux de présenter une variété de points de vue,» déclare Deane.
Un échantillonnage d’articles, de chroniques et de lettres à la rédaction dans 10 numéros du Coastal Post parus entre 2007 et 2009 montre que la majorité des articles étaient critiques envers la politique d’Israël à l’égard des Palestiniens, mais les lettres à la rédaction étaient majoritairement favorables à Israël.
Au total, 39 articles traitaient du conflit israélo-palestinien dont le tiers étaient favorables à la politique israélienne tandis que 2/3 critiquaient l’action de ce pays envers les Palestiniens. Dans le courrier des lecteurs, le résultat était inverse : près des 2/3 des 19 lettres étaient pro-israéliennes tandis que seulement le tiers condamnait les méthodes israéliennes.
Allen Barnett, membre fondateur de la Marine Peace and Justice Coalition avait envoyé une lettre à Deane pour critiquer des articles qui flirtaient avec l’antisémitisme. Les lettres de Barnett furent publiées.
Bernstein indique que l’Anti-Defamation League ne soutient pas les boycotts.
«De manière générale, l’ADL est opposée aux boycotts, » explique Bernstein. « Notre approche consiste d’abord à engager un dialogue avec les gens et d’expliquer pourquoi ce qu’ils font peut être porteur de haine ou de divisions et nous les encourageons à débattre et à dialoguer mais d’une manière qui est constructive et unificatrice.»
Ann Brick, juriste pour l’American Civil Liberties Union (ACLU) de Californie du Nord déclare que Dean avait le droit constitutionnel [First Amendment Right] de publier des articles et que des gens comme Joffe avaient le même droit d’appeler des annonceurs au boycott. Mais elle précise que l’ACLU soutenait la libre échange des idées. «C’est une question délicate, une zone compliquée en termes d’opinion sur la liberté de parole,» dit-elle. «L’intérêt de la liberté d’expression est probablement mieux servi en faisant en sorte que les deux points de vue soient entendus ou lus, plutôt que par des tentatives pour faire taire une des parties au débat. Plus d’expressions est toujours mieux que moins d’expressions.»
Tendances
The Berkeley Daily Planet, un hebdomadaire gratuit, a récemment vécu des campagnes de boycott similaires à celle du Coastal Post.

« Quelques individus d’East Bay menacent de ruiner le Berkeley Daily Planet à moins qu’il cesse de publier des critiques de la politiques israélienne et des campagnes d’opinion et des idées qu’ils taxent d’antisémites, » écrivait en juin le journaliste Richard Brenneman dans un article.
Les annonceurs du Daily Planet avaient reçu plusieurs lettres d’un homme nommé John Sinkinson, un dirigeant de FLAME. Joffe affirme que les lettres n’étaient en aucune manière coordonnées.

«La capacité des boycotts organisés à détruire des journaux n’a jamais été aussi forte dans l’histoire, » explique Brenneman. «On se demande combien de journaux rejettent automatiquement tout ce qui peut être considéré comme critique.»Le Daily Planet avait effectué sa propre étude du courrier des lecteurs, des chroniques et des commentaires pour jauger l’importance et la tendance da sa couverture du conflit israélo-palestinien.

Sur 36 numéros parus entre le 2 juin 2006 et le 7 mai 2009, l’étude a constaté que sur un total de 869 lettres, 49 portaient sur Israël. Parmi ces dernières, 34 étaient critiques envers Israël tandis que 15 étaient favorables au gouvernement israélien.
Deane a récemment contacté le professeur Peter Phillips de l’université d’Etat de Sonoma et directeur de Project Censored. Ce projet promeut la liberté d’expression dans les médiats et a conduit plusieurs études de partialité. Deane voudrait que Phillips étudie s’il existe une plus largement tendance à s’attaquer aux journaux parce qu’ils critiquent Israël.
«Il est possible que nous nous penchions là dessus,» déclare Phillips. Mon point de vue est que toute interférence avec la libre circulation de l’information dans la société est une censure. »

Dean explique que la controverse autour du Coastal Post a été intéressante pour lui. « Je n’en reviens pas que moi-même et le journal ayons été accusés en termes de racisme et de préjugés,» dit-il. «Si vous allez au delà de la réaction personnelle que vous pouvez avoir devant quelque chose qui est nébuleux et difficile à distinguer clairement, et que vous commencez à considérer les implications plus larges du 1er amendement et du droit que les gens ont de lire ou d’écrire, ça devient plus important. S’il est question d’un seul journal, c’est une anomalie. Si c’est deux ou plus, alors c’est quelque chose qui doit nous inquiéter.»

Sionisme appliqué. Leçon N°1: comment tuer un journal trop libre.

7 août 2009
Ce post traite aussi à sa manière de ce qui vient d’arriver au site web La banlieue s’exprime devenu inaccessible suite à des pressions sionistes sur l’hébergeur.
Aux Etats Unis, il existe des journaux gratuits, hebdomadaires, mensuels et peut-être quotidiens allez savoir.
La belle affaire, me direz-vous : en France aussi nous avons des journaux gratuits comme 20 minutes ou Métro par exemple.
Oui, mais le mot qui correspond à gratuit aux Etats Unis est le mot « free » qui veut dire aussi en anglais «libre.» C’est plus qu’une nuance.
Ces journaux n’ont rien de marginal et sont souvent ancrés dans une réalité locale, universitaire, citadine ou rurale. Ils représentent dans certains cas de véritables contrepoids, certes insuffisants, face aux poids lourds de la presse aux Etats Unis.

C’est un de ces journaux « free » qui me donne l’occasion de vous offrir une véritable leçon de sionisme appliqué, où comment tuer un journal parce qu’il ne se contente pas, au choix, de verser dans l’éloge de l’entité sioniste ou de se contenter de parler des chiens écrasés ou de proposer des recettes de cuisine.
La méthode est exposée dans le détail ; elle ne s’embarrasse pas de considérations juridiques sur la liberté d’expression, elle essaye seulement de ne pas rater et de tuer coup sûr.
Elle exige du praticien du culot et un entregent non négligeable car, comme on le comprend en lisant attentivement, ce n’est pas seulement le média condamné par les sionistes qui est visé mais également ceux qui ont des relations avec lui, annonceurs ou points de distribution.
La goutte d’eau qui a fait déborder le vase sioniste a été la publication d’un article d’Israël Shamir, l’ex militaire sioniste devenu un antisioniste virulent. Certes Shamir tend à verser dans l’imagerie antisémite mais il le fait justement parce qu’il est d’origine juive (je crois qu’il a abandonné le judaïsme pour aller vers le christianisme orthodoxe).
La façon qu’a Shamir de parler des juifs m’a rappelé un souvenir de lycée. En terminale, j’avais lu plusieurs ouvrages de Karl Marx et j’avais été frappé par le mépris fréquent que manifestait Karl Marx envers l’esprit allemand. J’avais donc entrepris d’interroger mon professeur de philosophie à ce sujet et voici quelle fut sa réponse (bénie soit votre sagesse Patrick V., je vous dois beaucoup) : «Sûrement parce que c’est le peuple qu’il connaît le mieux.»
Je pense que c’est ainsi que s’explique en partie (il y aussi des causes purement politiques) la hargne de Shamir envers les Juifs, simplement parce que c’est le groupe religieux ou national (les Ashkénazes) qu’il connaît le mieux pour en faire ou en avoir fait partie.

Vous me direz : on a la même chose en France avec ce qui vient de se passer avec le site La banlieue s’exprime animé par Ahmed Moualek.
J’en conviens tout à fait, sauf que dans l’affaire La banlieue s’exprime qui est un site qui ne dépend pas de recettes publicitaires, la pression sioniste a tapé d’une manière qui serait impossible aux Etats Unis sauf à être frappé par le Patriot Act.

Le lobby sioniste a donc une longueur d’avance en France par rapport aux USA.

Un traitement pro-palestinien de l’information met le Post au fond du trou
Par Lander Burr, Point Reyes Light (USA) 30 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

En mai 2008, le Coastal Post, un mensuel gratuit de Bolinas, avait publié un article qui qualifiait les Juifs exerçant dans les médiats «d’exécuteurs volontaires de nos libertés.» L’article intitulé Carter et le nid de guêpes – le défi à la colère du lobby juif, avait causé un tollé. Don Deane, le directeur de la publication du Coastal Post avait été traité d’antisémite et le journal avait perdu 30 annonceurs après que des tracts et des campagnes de lettres avaient incité au boycott du journal. La controverse a soulevé des questions sur ce que signifie être antisémite et comment répondre à des contenus déplaisants. Dans son combat pour continuer à paraître, Dean a sollicité l’aide de l’organisme à but non lucratif Project Censored pour savoir si le Coastal Post figurait parmi un ensemble plus vaste de publications menacées pour leur couverture du conflit israélo-palestinien.
Accroître la couverture informative
En 2006, Deane avait décidé de combattre ce qu’il voyait comme un biais pro-israélien dans la couverture médiatique de le crise du Moyen-Orient.« Il est certain que le journal a traité ce dossier assez régulièrement depuis deux ou trois ans, » déclare Deane, 66 ans, un ancien de la protection judiciaire de la jeunesse qui possède le Smiley’s Saloon à Bolinas. Et si une tendance a contribué au ton des articles, ce serait celle qui consiste à avoir de la sympathie pour les civils et contre les violations des droits de l’homme qui ont été perpétrés par les autorités israéliennes.»
Cette évolution a incité certains lecteurs à se plaindre que les articles du journal étaient radicalement pro-palestiniens et même antisémites. Des exemplaires du Coastal Post avaient été volés sur les présentoirs et des courriers expédiés aux annonceurs pour les prier instamment de cesser leurs relations commerciales avec la publication.
Même si Deane signale que seulement 10 % des articles et éditoriaux du Coastal Post se rapportent à la politique proche-orientale, certains lecteurs trouvent cette couverture excessive.
«C’est un bourdonnement persistant à l’oreille,» explique Suzan Berns, directrice régionale pour North Bay du Jewish Community Relations Council. « C’est comme si il y avait une insistance exagérée sur Israël dans un journal local.»
Carter et le nid de guêpes
En mai 2008, Deane avait publié Carter and the Swarm. L’article, rédigé par Israel Shamir, né en Sibérie, qui condamnait la critique par les Juifs du livre de Jimmy Carter paru en 2006 qui soutenait que le contrôle israélien sur la Palestine faisait obstacle à un accord de paix.
Des lecteurs avaient été outrés par ce texte qui, à un moment, compare les Juifs à des moustiques suceurs de sang qui s’attaquent à carter.
Jonathan Bernstein, directeur régional de l’Anti Defamation League, considère que Shamir s’est discrédité lui-même en faisant référence à des stéréotypes sur les Juifs comme l’obsession pour l’argent, l’égoïsme et un contrôle excessif sur le gouvernement.
« En le lisant superficiellement, on pourrait prétendre que Shamir tente d’affirmer que des Juifs «très puissants» essaient de faire taire quiconque est en désaccord avec eux au sujet d’Israël, » avait écrit Bernstein dans une lettre à Deane. «Même si c’était ce qu’il voulait dire, nous ne comprenons pas pourquoi il recourt à des images et à des mensonges nocifs sur le peuple juif. En conséquence, nous avons lieu de nous demander si la promotion de ce genre de stéréotypes et l’encouragement à l’hostilité [bigotry] envers les Juifs n’est pas son objectif.»
Les retombées
Après l’édition de mai, les vols d’exemplaires du journal se sont intensifiés. Craig Slater, le distributeur du Coastal Post, indique que des lots ont été dérobés dans environ 20 emplacements. Des milliers d’exemplaires ont disparu rien que dans un magasin d’alimentation à Fairfax.
En juillet 2008, le Dr Michael Frauzblau, un habitant de West marin, s’était rendu devant le conseil municipal de San Rafael et avait plaidé en vain le retrait du Coastal Times de l’Hôtel de ville. Frautzblau qualifiait la ligne éditoriale du journal d’antisioniste et d’antisémite.
Dans le N° du Coastal Post de novembre 2008, le Dr Edward W. Miller, un chroniqueur qui écrit régulièrement sue le conflit israélo-palestinien, avait évoqué les malheurs du journal. Le Coastal Post a perdu un tiers de ses annonceurs et de 10 à 12 de ses points de distribution suite à des appels et à des courriers de personnes écrivant aux annonceurs pour qu’ils cessent de placer des annonces publicitaires. Whole Foods à Mill Valley a retiré le numéro de mai en raison de protestations de consommateurs. Un des portes parole de l’entreprise a indiqué qu’actuellement qu’elle ne proposait plus le Coastal Post.
La montée des pertes publicitaires a provoqué une crise financière fin 2008. Dans une année typique, les dépenses du journal s’élevaient à environ 20 000 dollars. Deane estime que le journal a perdu au moins 14 000 dollars en revenus publicitaires.
«Perdre la publicité nous a vraiment mis au fond du trou, » dit-il.En réaction aux énormes difficultés du Coastal Post, des habitants du secteur ont organisé une campagne de lettres pour «Sauver le Coastal Post.» L’organisation de campagne comprend des membres de la Marine Peace and Justice Coalition, quatorze membres de Friends of Palestine et l’American Civil Liberties Union. La lettre inclut un formulaire de souscription et invite les gens à placer des annonces dans le journal et à trouver de nouveaux points de distribution.»
Même si la campagne de souscription a bien marché, Deane a été contraint de réduire ses coûts. Il n’envoie plus de numéros dans les boîtes à lettres de Bolinas. Les libraires de Bolinas et Stinson Beach ou Point Reyes Station disent ne plus recevoir le journal. Dean a essayé de s’adapter aux incertitudes financières du journal et accepte de ne l’imprimer que quand il a suffisamment d’argent. Jusqu’ici, le journal a continué à paraître chaque mois.
Antisémitisme
Dean comme le Coastal Post ont été déclarés antisionistes et antisémites à la fois, ce qui soulève des questions sur la différence entre ces termes et sur le fait de savoir si le journal et son éditeur méritent l’une et l’autre étiquettes.
«Je pense que ce qui peut intéresser les gens, c’est de savoir quand quelqu’un a franchi la limite entre la critique légitime d’Israël et la promotion de l’antisémitisme, » explique Bernstein.
Bernstein constate que les progressistes hésitent souvent à séparer l’antisionisme de l’antisémitisme. «Dans la zone de la baie (Bay Area), de nombreux leaders progressistes ne sont pas assez prompts à donner de la voix contre l’antisémitisme quand ils l’observent, » dit-il. «Ils ont peur qu’on les voie comme soutenant Israël. Ce qui leur a interdit d’être des leaders progressistes responsables.»
« L’antisémitisme n’a absolument rien à voir avec la critique d’Israël, même les critiques d’Israël les plus virulentes,» affirme Joel Beinin, professeur d’histoire du Moyen-Orient à l’université de Stanford. « l’antisémitisme est hostile aux Juifs en tant que peuple. C’est une condamnation générale [des Juifs] ».
En février 2009, Deane avait écrit des excuses pour le texte de Shamir, admettant que le texte ne faisait pas la distinction entre Juifs et sionistes.»
«L’argumentation politique et sa terminologie étaient embrouillées, peu claires et, par moment, choquantes pour les lecteurs,» écrivait-il. « Ces gens [ceux qui ont lancé une campagne contre le journal]ne voyaient pas un plaidoyer pour Carter – qu’on l’aime ou pas – ils ont été irrités par les connotations qu’ils considéraient empreintes de préjugés et de mauvais aloi. De cela, je m’excuse sincèrement.»
Mais Bernstein pense que les excuses étaient à côté de la plaque ; «Ca sonne assez comme une échappatoire,» dit-il. «Il s’excuse auprès des gens qui ont été offensés ; il ne s’excuse pas pour le caractère offensant du texte.»
Tactique
Les problèmes du Coastal Post ont continué en 2009. Depuis le début de l’année, Gerardo Joffe a écrit cinq lettres demandant instamment à des commerces de cesser de placer des encarts publicitaires dans le journal. Joffe est le fondateur de Facts and Logic About the Middle East (FLAME), qui publie des points de vue pro-israéliens par voie publicitaire et des lettres aux annonceurs dans tout le pays.
Joffe explique que ses lettres reflètent ses opinions personnelles mais reconnaît que, à cause de sa position dans FLAME, les lettres ont été écrites au nom de son organisation. Au moins une de ces lettres comportait un formulaire d’annulation à envoyer au Coastal Times.
«Il est difficile de comprendre pourquoi vous, qui nous l’espérons n’êtes pas imbibé du poison de l’antisémitisme, voudriez continuer à soutenir ce genre de journal,» écrivait Joffe dans une des lettres. Vos clients actuels ou potentiels vous identifieront inévitablement avec les points de vue malsains de Deane.»
A peu près au même moment où les lettres de Joffe étaient envoyées, quelqu’un a commencé à coller des tracts sur les présentoirs du Coastal Post et à les afficher dans les commerces locaux. Les tracts pressaient les habitants de Marin de ne pas acheter le journal et comportaient des extraits de ce qui était jugé comme un discours raciste.»
Joffe n’a jamais envoyé de courrier directement au Coastal Post. « Je pensais qu’écrire à Deane aurait été inutile. D’après ce qu’il écrit, il semble camper sur ses préjugés, ses biais et ses croyances, » déclare Joffe. «Je ne serais pas capable de le faire changer de positions.»
Mais Deane maintient qu’il publie des façons de voir divergentes.
«Nous sommes heureux de présenter une variété de points de vue,» déclare Deane.
Un échantillonnage d’articles, de chroniques et de lettres à la rédaction dans 10 numéros du Coastal Post parus entre 2007 et 2009 montre que la majorité des articles étaient critiques envers la politique d’Israël à l’égard des Palestiniens, mais les lettres à la rédaction étaient majoritairement favorables à Israël.
Au total, 39 articles traitaient du conflit israélo-palestinien dont le tiers étaient favorables à la politique israélienne tandis que 2/3 critiquaient l’action de ce pays envers les Palestiniens. Dans le courrier des lecteurs, le résultat était inverse : près des 2/3 des 19 lettres étaient pro-israéliennes tandis que seulement le tiers condamnait les méthodes israéliennes.
Allen Barnett, membre fondateur de la Marine Peace and Justice Coalition avait envoyé une lettre à Deane pour critiquer des articles qui flirtaient avec l’antisémitisme. Les lettres de Barnett furent publiées.
Bernstein indique que l’Anti-Defamation League ne soutient pas les boycotts.
«De manière générale, l’ADL est opposée aux boycotts, » explique Bernstein. « Notre approche consiste d’abord à engager un dialogue avec les gens et d’expliquer pourquoi ce qu’ils font peut être porteur de haine ou de divisions et nous les encourageons à débattre et à dialoguer mais d’une manière qui est constructive et unificatrice.»
Ann Brick, juriste pour l’American Civil Liberties Union (ACLU) de Californie du Nord déclare que Dean avait le droit constitutionnel [First Amendment Right] de publier des articles et que des gens comme Joffe avaient le même droit d’appeler des annonceurs au boycott. Mais elle précise que l’ACLU soutenait la libre échange des idées. «C’est une question délicate, une zone compliquée en termes d’opinion sur la liberté de parole,» dit-elle. «L’intérêt de la liberté d’expression est probablement mieux servi en faisant en sorte que les deux points de vue soient entendus ou lus, plutôt que par des tentatives pour faire taire une des parties au débat. Plus d’expressions est toujours mieux que moins d’expressions.»
Tendances
The Berkeley Daily Planet, un hebdomadaire gratuit, a récemment vécu des campagnes de boycott similaires à celle du Coastal Post.

« Quelques individus d’East Bay menacent de ruiner le Berkeley Daily Planet à moins qu’il cesse de publier des critiques de la politiques israélienne et des campagnes d’opinion et des idées qu’ils taxent d’antisémites, » écrivait en juin le journaliste Richard Brenneman dans un article.
Les annonceurs du Daily Planet avaient reçu plusieurs lettres d’un homme nommé John Sinkinson, un dirigeant de FLAME. Joffe affirme que les lettres n’étaient en aucune manière coordonnées.

«La capacité des boycotts organisés à détruire des journaux n’a jamais été aussi forte dans l’histoire, » explique Brenneman. «On se demande combien de journaux rejettent automatiquement tout ce qui peut être considéré comme critique.»Le Daily Planet avait effectué sa propre étude du courrier des lecteurs, des chroniques et des commentaires pour jauger l’importance et la tendance da sa couverture du conflit israélo-palestinien.

Sur 36 numéros parus entre le 2 juin 2006 et le 7 mai 2009, l’étude a constaté que sur un total de 869 lettres, 49 portaient sur Israël. Parmi ces dernières, 34 étaient critiques envers Israël tandis que 15 étaient favorables au gouvernement israélien.
Deane a récemment contacté le professeur Peter Phillips de l’université d’Etat de Sonoma et directeur de Project Censored. Ce projet promeut la liberté d’expression dans les médiats et a conduit plusieurs études de partialité. Deane voudrait que Phillips étudie s’il existe une plus largement tendance à s’attaquer aux journaux parce qu’ils critiquent Israël.
«Il est possible que nous nous penchions là dessus,» déclare Phillips. Mon point de vue est que toute interférence avec la libre circulation de l’information dans la société est une censure. »

Dean explique que la controverse autour du Coastal Post a été intéressante pour lui. « Je n’en reviens pas que moi-même et le journal ayons été accusés en termes de racisme et de préjugés,» dit-il. «Si vous allez au delà de la réaction personnelle que vous pouvez avoir devant quelque chose qui est nébuleux et difficile à distinguer clairement, et que vous commencez à considérer les implications plus larges du 1er amendement et du droit que les gens ont de lire ou d’écrire, ça devient plus important. S’il est question d’un seul journal, c’est une anomalie. Si c’est deux ou plus, alors c’est quelque chose qui doit nous inquiéter.»

>Les pauvres jouent, les colons sionistes gagnent

27 juillet 2009

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Aux Etats Unis comme un peu partout dans le monde, beaucoup de gens aiment à s’adonner aux diverses formes de jeux de hasard dans l’espoir, c’est compréhensible, de décrocher un jour la timbale.
Si les riches font de gros paris sur les champs de courses ou vont flamber au casino, les moins aisés et les pauvres se rabattent plus volontiers sur des jeux où on mise surtout de petites sommes comme le loto ou les divers jeux à gratter proposés en France par la Française des Jeux.
Aux Etats Unis, il n’existe pas de monopole étatique sur les jeux qui sont donc proposés par des sociétés privées mais pas seulement. Ainsi, découvre-t-on dans l’article que je vous propose aujourd’hui, un Etat comme la Californie accorde à des associations des licences pour gérer des établissements de jeux pour peu que les gains en soient reversés à des bonnes œuvres.
Dans l’affaire qui nous intéresse, il s’agit d’un hall ou salle de bingo en activité dans une ville pauvre de Californie où vivent surtout ce qu’on appelle des Latinos, c’est-à-dire ceux qui parlent espagnol, mais ne sont pas Espagnols mais… Mexicains, Nicaraguayens, Dominicains etc. Je ne savais pas trop ce qu’est le bingo, mais c’est apparemment une sorte de loto où, dans le cas qui nous occupe ici, le gros lot s’élève à 500 dollars.
De petits gains pour de petites mises mais, comme dit l’adage, les petits ruisseaux font les grandes rivières et la salle de bingo rapporte des millions de dollars à son propriétaire.
Et comme on peut le lire, chaque dollar est dépensé utilement afin d’aider au logement de personnes qui en ont bien besoin. Peut-on en effet supporter qu’un colon fraîchement débarqué de Toronto au Canada, ou de Miami en Floride puisse passer plus que quelques semaines dans un appartement de Tel Aviv ou d’Eilat ?
Bien sûr que non ! C’est pourquoi l’argent des mal logés de la banlieue de Los Angeles peut et doit servir à offrir un logement décent à ces colons en manque d’espace fut-ce au prix de l’expulsion d’indigènes qui ne savent pas qu’ils ne sont pas chez eux.
Etrange paradoxe qui voit des pauvres, exploités par des riches, participer, le plus souvent inconsciemment, aux malheurs d’autres personnes ; sans qu’ils en retirent par ailleurs un bénéfice substantiel.
C’est Partouche [Baatouche], patron de casinos français qui disait, je crois : « Si vous voulez gagner au casino, il faut en acheter un.
»
Si pour l’heure, les colons sionistes gagnent, ils ne tarderont pas à s’apercevoir qu’ils jouent en réalité à la roulette russe.

Parier contre la paix : comment les dollars du bingo financent les colonies israéliennes
Par Chris McGreal, The Guardian (UK) 19 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Pour les parieurs gagnants qui sont en veine au hall de bingo caritatif d’Hawaiian Gardens au cœur d’une des villes les plus pauvres de Californie, le gros lot est de 500$. Les perdants s’en vont sans guère plus que l’assurance que leurs dollars iront à une bonne cause.
Mais les véritables gagnants et perdants vivent à des milliers de kilomètres de là, là où les bénéfices de ce tirage de nombres rituel du soir financent ce que des critiques qualifient de forme de nettoyage ethnique par des organisations extrémistes.

Chaque dollar dépensé au bingo par les habitants en majorité Latinos d’Hawaiian Gardens aux alentours de Los Angeles, contribue à financer des colonies juives sur le sol palestinien dans certaines des zones les plus sensibles de Jérusalem Est occupée, notamment le quartier musulman de la vieille ville, et dans des villes de Cisjordanie comme Hébron où l’armée israélienne a expulsé par milliers des Arabes de leurs propriétés.
Ces 20 dernières années, le hall de bingo a injecté des dizaines de millions de dollars dans ce que ses détracteurs – dont des rabbins qui officient dans le secteur d’Hawaiian Gardens – qualifient de stratégie motivée idéologiquement pour accaparer des terres pour Israël ainsi que pour subventionner des organisations américaines influentes et des thinktanks qui soutiennent les gouvernements israéliens les plus bellicistes.
Mais l’opération bingo, propriété d’un médecin juif millionnaire, Irving Moskowitz a pris un caractère plus significatif ces dernières semaines quand le président Barack Obama a fixé une limite à Israël en exigeant l’arrêt de la construction de colonies que la Maison Blanche considère comme un obstacle majeur à la paix. « Moskowitz prend des millions dans la ville la plus pauvre de Californie et les envoie dans les colonies, » explique Haim Dov Beliak, un rabbin qui officie à Hawaiian Gardens et qui fait partie des personnalités religieuses de Californie qui ont fait campagne pour bloquer le transfert des fonds vers les colonies.
« L’argent que Moskowitz met dans les colonies a changé la donne. Moskowitz a contribué à construire un noyau dur du mouvement de colonisation qui comporte peut-être entre 50 000 et 70 000 membres.
« Il ne paye pas tout mais il avance l’argent pour les avant-gardes qui créent les points de colonisation Ce qui lie les mains d’Israël. Ce qui lie les mains de l’administration Obama. Si l’administration veut être sérieuse avec l’arrête de la colonisation, elle doit commencer par Hawaiian Gardens.»
Moskowitz est un médecin retraité de 80 ans et un millionnaire orthodoxe qui a bâti sa fortune en achetant et en vendant des hôpitaux. En 1988, il a aussi acheté le hall de bingo en perte de vitesse d’Hawaiian Gardens qui, selon la règlementation californienne, ne peut servir qu’à des opérations à but non lucratif et donc, Moskowitz l’a placé sous l’aile d’une fondation caritative qu’il a créée à son propre nom.
La fondation, qui n’a pas répondu à nos demandes d’entretien, présente l’opération bingo comme d’un grand apport pour la communauté locale à travers des dons à de nombreuses organisations comme la banque alimentaire d’Hawaiian Gardens ainsi qu’à des bourses d’études. Elle a aussi donné de l’argent pour des actions de secours lors de catastrophes naturelles en Amérique Centrale, au Kosovo et aux Etats Unis.
Mais les déclarations d’impôts montrent que l’essentiel des dons va à ce que la fondation présente comme une «aide caritative» à un ensemble d’organisations en Israël.
«La disparition de nombreux parents du Dr Moskowitz pendant l’holocauste a renforcé sa conviction qu’Israël doit être maintenue en tant que refuge sûr pour le peuple juif dans le monde entier. En Israël, la fondation appuie toute une série d’organisations qui activent dans les domaines religieux, éducatif, culturel et de services d’urgence, » indique la fondation sur son site web.
Ce qu’elle ne dit pas c’est que la destination centrale des dons consiste en un certain nombre d’organisations juives déterminées à revendiquer le territoire palestinien pour Israël et à s’assurer que Jérusalem Est occupée restera entre les mains de l’Etat juif.
Beliak calcule que la fondation a donné aux colons juifs bien plus de 110 millions d’euros, à commencer par la construction il y a 20 ans de 113 logements sur des terres confisquées à des Palestiniens par le gouvernement israélien.
Beliak a participé au lancement de la Coalition for Justice in Hawaiian Gardens & Jerusalem pour arrêter le flux financier du hall de bingo vers les colonies juives. Ses recherches dans les documents fiscaux montrent que les dons de la fondation Moskowitz comprennent des bourses pour Beit Hadassah, une colonie juive militante au cœur de la ville cisjordanienne d’Hébron.
Des milliers d’Arabes ont été expulsés de leurs maisons et commerces autour de Beit Hadaasah soi-disant pour leur propre sécurité après l’assassinat non loin de là de 29 Palestiniens en 1994 par Baruch Goldstein, un colon d’origine américaine. Goldstein avait été lui-même tué et sa tombe est considérée comme un lieu saint par certains colons. Moskowitz a trouvé des excuses à l’acte de Goldstein en reprochant aux Palestiniens de l’avoir poussé à aller trop loin.
La fondation a également donné plus de 3,5 millions d’euros à Ateret Cohanim, une organisation de droite qui loge des Juifs dans le quartier musulman de la vieille ville de Jérusalem. Dans d’autres secteurs de Jérusalem Est, Moskowitz a financé des colonies juives situées de manière à coincer ou à isoler des quartiers palestiniens dans le cadre d’une stratégie plus large du gouvernement israélien visant à assurer un contrôle total de la ville par les Israéliens.
«Moskowitz a été pionnier dans la tentative de rompre la continuité des centre de peuplement arabe dans Jérusalem, » explique Beliak. « Les conséquences sont radicalement différentes d’avec l’action d’acheter ici ou là une petite parcelle de terrain. Il s’agit d’orientations politiques et de faits sur le terrain et toutes les administrations [US] l’ont autorisé à le faire.»
Une des organisations les plus litigieuses parmi celles soutenues par Moskowitz est la Fondation City of David au cœur du quartier arabe de Jérusalem, où environ 1500 Palestiniens risquent l’expulsion au nom soi-disant de la préservation archéologique d’un site où ; selon l’organisation, le roi David aurait créé une ville y a 3000 ans.
Quatre ans plus tôt, Doron Spielman, directeur de la fondation City of David, avait dit au Guardian que « le but de notre organisation est d’accroître autant que possible la présence juive dans ce quartier… Nous ne pouvons pas escompter que des Juifs puissent y être en sécurité si c’est un quartier arabe.»
A cette fin, des Palestiniens ont été expulsés de leurs domiciles, parfois par la force des armes, tandis que d’autres se battent devant les tribunaux pour se cramponner à leurs biens.
Moskowitz ne fait pas mystère de son hostilité envers les Palestiniens. Il était opposé aux accords d’Oslo, les comparant à l’apaisement [des Nazis par Chamberlain]. En 1996, il avait déclaré au Los Angeles Times que les discussions de paix représentaient un «glissement vers des concessions, la reddition et le suicide d’Israël.»
Il avait été aussi un adversaire résolu du retrait des colons juifs de la bande de Gaza il y a quatre ans et avait fourni des fonds aux colons pour lutter contre ce retrait.
Actuellement, Moskowitz est en train de construire un hall de bingo bien plus grand à Hawaiian Gardens, ce qui augmentera le flux d’argent.
Beliak est particulièrement irrité par le fait que cette collecte de fonds se déroule sans interférences des autorités américaines. A contrario, dit-il, les associations caritatives musulmanes qui collectent des fonds pour aider les Palestiniens ont fait l’objet d’enquêtes ciblées, fermées et certains de leurs administrateurs emprisonnés parce qu’ils apportaient une aide humanitaire à Gaza aidant indirectement le Hamas.
« Après [le 11 septembre] 2001, il y a eu tout un discours sur la supposée manière dont les Musulmans [aux USA] utilisaient ces œuvres caritatives pour soutenir la violence.
« Rien de rie n’a jamais étayé substantiellement ces suppositions. Mais là, ils avaient une situation où quelqu’un utilisait de l’argent pour soutenir des colons, de l’argent en faveur de l’extrémisme, de la violence et ils l’ont complètement ignoré, » explique Beliak.

Les pauvres jouent, les colons sionistes gagnent

27 juillet 2009
Aux Etats Unis comme un peu partout dans le monde, beaucoup de gens aiment à s’adonner aux diverses formes de jeux de hasard dans l’espoir, c’est compréhensible, de décrocher un jour la timbale.
Si les riches font de gros paris sur les champs de courses ou vont flamber au casino, les moins aisés et les pauvres se rabattent plus volontiers sur des jeux où on mise surtout de petites sommes comme le loto ou les divers jeux à gratter proposés en France par la Française des Jeux.
Aux Etats Unis, il n’existe pas de monopole étatique sur les jeux qui sont donc proposés par des sociétés privées mais pas seulement. Ainsi, découvre-t-on dans l’article que je vous propose aujourd’hui, un Etat comme la Californie accorde à des associations des licences pour gérer des établissements de jeux pour peu que les gains en soient reversés à des bonnes œuvres.
Dans l’affaire qui nous intéresse, il s’agit d’un hall ou salle de bingo en activité dans une ville pauvre de Californie où vivent surtout ce qu’on appelle des Latinos, c’est-à-dire ceux qui parlent espagnol, mais ne sont pas Espagnols mais… Mexicains, Nicaraguayens, Dominicains etc. Je ne savais pas trop ce qu’est le bingo, mais c’est apparemment une sorte de loto où, dans le cas qui nous occupe ici, le gros lot s’élève à 500 dollars.
De petits gains pour de petites mises mais, comme dit l’adage, les petits ruisseaux font les grandes rivières et la salle de bingo rapporte des millions de dollars à son propriétaire.
Et comme on peut le lire, chaque dollar est dépensé utilement afin d’aider au logement de personnes qui en ont bien besoin. Peut-on en effet supporter qu’un colon fraîchement débarqué de Toronto au Canada, ou de Miami en Floride puisse passer plus que quelques semaines dans un appartement de Tel Aviv ou d’Eilat ?
Bien sûr que non ! C’est pourquoi l’argent des mal logés de la banlieue de Los Angeles peut et doit servir à offrir un logement décent à ces colons en manque d’espace fut-ce au prix de l’expulsion d’indigènes qui ne savent pas qu’ils ne sont pas chez eux.
Etrange paradoxe qui voit des pauvres, exploités par des riches, participer, le plus souvent inconsciemment, aux malheurs d’autres personnes ; sans qu’ils en retirent par ailleurs un bénéfice substantiel.
C’est Partouche [Baatouche], patron de casinos français qui disait, je crois : « Si vous voulez gagner au casino, il faut en acheter un.
»
Si pour l’heure, les colons sionistes gagnent, ils ne tarderont pas à s’apercevoir qu’ils jouent en réalité à la roulette russe.

Parier contre la paix : comment les dollars du bingo financent les colonies israéliennes
Par Chris McGreal, The Guardian (UK) 19 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Pour les parieurs gagnants qui sont en veine au hall de bingo caritatif d’Hawaiian Gardens au cœur d’une des villes les plus pauvres de Californie, le gros lot est de 500$. Les perdants s’en vont sans guère plus que l’assurance que leurs dollars iront à une bonne cause.
Mais les véritables gagnants et perdants vivent à des milliers de kilomètres de là, là où les bénéfices de ce tirage de nombres rituel du soir financent ce que des critiques qualifient de forme de nettoyage ethnique par des organisations extrémistes.

Chaque dollar dépensé au bingo par les habitants en majorité Latinos d’Hawaiian Gardens aux alentours de Los Angeles, contribue à financer des colonies juives sur le sol palestinien dans certaines des zones les plus sensibles de Jérusalem Est occupée, notamment le quartier musulman de la vieille ville, et dans des villes de Cisjordanie comme Hébron où l’armée israélienne a expulsé par milliers des Arabes de leurs propriétés.
Ces 20 dernières années, le hall de bingo a injecté des dizaines de millions de dollars dans ce que ses détracteurs – dont des rabbins qui officient dans le secteur d’Hawaiian Gardens – qualifient de stratégie motivée idéologiquement pour accaparer des terres pour Israël ainsi que pour subventionner des organisations américaines influentes et des thinktanks qui soutiennent les gouvernements israéliens les plus bellicistes.
Mais l’opération bingo, propriété d’un médecin juif millionnaire, Irving Moskowitz a pris un caractère plus significatif ces dernières semaines quand le président Barack Obama a fixé une limite à Israël en exigeant l’arrêt de la construction de colonies que la Maison Blanche considère comme un obstacle majeur à la paix. « Moskowitz prend des millions dans la ville la plus pauvre de Californie et les envoie dans les colonies, » explique Haim Dov Beliak, un rabbin qui officie à Hawaiian Gardens et qui fait partie des personnalités religieuses de Californie qui ont fait campagne pour bloquer le transfert des fonds vers les colonies.
« L’argent que Moskowitz met dans les colonies a changé la donne. Moskowitz a contribué à construire un noyau dur du mouvement de colonisation qui comporte peut-être entre 50 000 et 70 000 membres.
« Il ne paye pas tout mais il avance l’argent pour les avant-gardes qui créent les points de colonisation Ce qui lie les mains d’Israël. Ce qui lie les mains de l’administration Obama. Si l’administration veut être sérieuse avec l’arrête de la colonisation, elle doit commencer par Hawaiian Gardens.»
Moskowitz est un médecin retraité de 80 ans et un millionnaire orthodoxe qui a bâti sa fortune en achetant et en vendant des hôpitaux. En 1988, il a aussi acheté le hall de bingo en perte de vitesse d’Hawaiian Gardens qui, selon la règlementation californienne, ne peut servir qu’à des opérations à but non lucratif et donc, Moskowitz l’a placé sous l’aile d’une fondation caritative qu’il a créée à son propre nom.
La fondation, qui n’a pas répondu à nos demandes d’entretien, présente l’opération bingo comme d’un grand apport pour la communauté locale à travers des dons à de nombreuses organisations comme la banque alimentaire d’Hawaiian Gardens ainsi qu’à des bourses d’études. Elle a aussi donné de l’argent pour des actions de secours lors de catastrophes naturelles en Amérique Centrale, au Kosovo et aux Etats Unis.
Mais les déclarations d’impôts montrent que l’essentiel des dons va à ce que la fondation présente comme une «aide caritative» à un ensemble d’organisations en Israël.
«La disparition de nombreux parents du Dr Moskowitz pendant l’holocauste a renforcé sa conviction qu’Israël doit être maintenue en tant que refuge sûr pour le peuple juif dans le monde entier. En Israël, la fondation appuie toute une série d’organisations qui activent dans les domaines religieux, éducatif, culturel et de services d’urgence, » indique la fondation sur son site web.
Ce qu’elle ne dit pas c’est que la destination centrale des dons consiste en un certain nombre d’organisations juives déterminées à revendiquer le territoire palestinien pour Israël et à s’assurer que Jérusalem Est occupée restera entre les mains de l’Etat juif.
Beliak calcule que la fondation a donné aux colons juifs bien plus de 110 millions d’euros, à commencer par la construction il y a 20 ans de 113 logements sur des terres confisquées à des Palestiniens par le gouvernement israélien.
Beliak a participé au lancement de la Coalition for Justice in Hawaiian Gardens & Jerusalem pour arrêter le flux financier du hall de bingo vers les colonies juives. Ses recherches dans les documents fiscaux montrent que les dons de la fondation Moskowitz comprennent des bourses pour Beit Hadassah, une colonie juive militante au cœur de la ville cisjordanienne d’Hébron.
Des milliers d’Arabes ont été expulsés de leurs maisons et commerces autour de Beit Hadaasah soi-disant pour leur propre sécurité après l’assassinat non loin de là de 29 Palestiniens en 1994 par Baruch Goldstein, un colon d’origine américaine. Goldstein avait été lui-même tué et sa tombe est considérée comme un lieu saint par certains colons. Moskowitz a trouvé des excuses à l’acte de Goldstein en reprochant aux Palestiniens de l’avoir poussé à aller trop loin.
La fondation a également donné plus de 3,5 millions d’euros à Ateret Cohanim, une organisation de droite qui loge des Juifs dans le quartier musulman de la vieille ville de Jérusalem. Dans d’autres secteurs de Jérusalem Est, Moskowitz a financé des colonies juives situées de manière à coincer ou à isoler des quartiers palestiniens dans le cadre d’une stratégie plus large du gouvernement israélien visant à assurer un contrôle total de la ville par les Israéliens.
«Moskowitz a été pionnier dans la tentative de rompre la continuité des centre de peuplement arabe dans Jérusalem, » explique Beliak. « Les conséquences sont radicalement différentes d’avec l’action d’acheter ici ou là une petite parcelle de terrain. Il s’agit d’orientations politiques et de faits sur le terrain et toutes les administrations [US] l’ont autorisé à le faire.»
Une des organisations les plus litigieuses parmi celles soutenues par Moskowitz est la Fondation City of David au cœur du quartier arabe de Jérusalem, où environ 1500 Palestiniens risquent l’expulsion au nom soi-disant de la préservation archéologique d’un site où ; selon l’organisation, le roi David aurait créé une ville y a 3000 ans.
Quatre ans plus tôt, Doron Spielman, directeur de la fondation City of David, avait dit au Guardian que « le but de notre organisation est d’accroître autant que possible la présence juive dans ce quartier… Nous ne pouvons pas escompter que des Juifs puissent y être en sécurité si c’est un quartier arabe.»
A cette fin, des Palestiniens ont été expulsés de leurs domiciles, parfois par la force des armes, tandis que d’autres se battent devant les tribunaux pour se cramponner à leurs biens.
Moskowitz ne fait pas mystère de son hostilité envers les Palestiniens. Il était opposé aux accords d’Oslo, les comparant à l’apaisement [des Nazis par Chamberlain]. En 1996, il avait déclaré au Los Angeles Times que les discussions de paix représentaient un «glissement vers des concessions, la reddition et le suicide d’Israël.»
Il avait été aussi un adversaire résolu du retrait des colons juifs de la bande de Gaza il y a quatre ans et avait fourni des fonds aux colons pour lutter contre ce retrait.
Actuellement, Moskowitz est en train de construire un hall de bingo bien plus grand à Hawaiian Gardens, ce qui augmentera le flux d’argent.
Beliak est particulièrement irrité par le fait que cette collecte de fonds se déroule sans interférences des autorités américaines. A contrario, dit-il, les associations caritatives musulmanes qui collectent des fonds pour aider les Palestiniens ont fait l’objet d’enquêtes ciblées, fermées et certains de leurs administrateurs emprisonnés parce qu’ils apportaient une aide humanitaire à Gaza aidant indirectement le Hamas.
« Après [le 11 septembre] 2001, il y a eu tout un discours sur la supposée manière dont les Musulmans [aux USA] utilisaient ces œuvres caritatives pour soutenir la violence.
« Rien de rie n’a jamais étayé substantiellement ces suppositions. Mais là, ils avaient une situation où quelqu’un utilisait de l’argent pour soutenir des colons, de l’argent en faveur de l’extrémisme, de la violence et ils l’ont complètement ignoré, » explique Beliak.

>Aux USA, les mineurs délinquants non blancs ont 10 fois plus de chance d’être condamnés à la prison à vie que les mineurs délinquants blancs

19 novembre 2007

>

Encore un point commun entre les Etats-Unis et l’entité sioniste : ce sont les deux seuls Etats qui condamnent des mineurs à des peines de prison à vie, surtout des noirs aus USA, des Palestiniens sans nul doute dans ce qu’on appelle à tort l’Etat Hébreu.
s
Prison à vie pour des mineurs : les USA en tête
The Age (Australie), 20 nov. 2007, traduit de l’anglais par Djazaïri
d
Henry Weinstein, Los Angeles
Les États-Unis ont beaucoup plus de jeunes qui purgent une peine de prison à vie que n’importe quel autre pays : 2387. Israël, le seul autre pays qui emprisonne des mineurs à vie, selon une étude récente du Centre for Law & Global Justice Centre for Law & Global Justice de l’université de San Francisco en détient 7 – et n’a pas prononcé de telle sentence depuis 2004.
Aux Etats-Unis les peines de prison à vie touchent de manière disproportionnée les enfants non blancs qui ont dix fois plus de chance que les blancs d’être condamné à une peine perpétuelle sans possibilité de libération conditionnelle constate le rapport d’étude.
s
Intitulée « Condamner des enfants à mourir en prison ,»l’étude a également montré qu’en Californie les jeunes noirs ont vingt fois plus de chances que les blancs de se voir infliger de telles condamnations.
« Pour de nombreux enfants, c’est une véritable condamnation à mort, » explique Michelle Leighton, auteur principal de l’étude qui a constaté que dans 51 % des cas ces enfants n’avaient jamais été poursuivis pour d’autres délits.
s
Le gouvernement fédéral des Etats-Unis ainsi que 44 États permettent la condamnation à vie sans possibilité de remise de peine pour les mineurs délinquants.
Selon l’étude, « treize de ces États autorisent la condamnation perpétuelle sans remise de peine d’enfants de tout âge et l’un d’entre eux fixe la barre à huit ans et plus ».
18 États autorisent l’application d’une telle sentence à un enfant d’au moins dix ans et 20 États l’autorisent pour des enfants de douze ans et plus. L’âge minimum est de 14 ans dans 13 autres États.
s
L’étude assure que « les sentences sévères prononcées dans des tribunaux pour majeurs ne prennent pas en compte la moindre culpabilité des mineurs délinquants… Du point de vue psychologique comme neurologique, on ne doit pas s’attendre à ce que des enfants, même adolescents, aient pu atteindre le même niveau de développement mental qu’un adulte. »
…….Et les possibilités de réhabilition sont extraordinaires chez l’enfant.

Aux USA, les mineurs délinquants non blancs ont 10 fois plus de chance d’être condamnés à la prison à vie que les mineurs délinquants blancs

19 novembre 2007
Encore un point commun entre les Etats-Unis et l’entité sioniste : ce sont les deux seuls Etats qui condamnent des mineurs à des peines de prison à vie, surtout des noirs aus USA, des Palestiniens sans nul doute dans ce qu’on appelle à tort l’Etat Hébreu.
s
Prison à vie pour des mineurs : les USA en tête
The Age (Australie), 20 nov. 2007, traduit de l’anglais par Djazaïri
d
Henry Weinstein, Los Angeles
Les États-Unis ont beaucoup plus de jeunes qui purgent une peine de prison à vie que n’importe quel autre pays : 2387. Israël, le seul autre pays qui emprisonne des mineurs à vie, selon une étude récente du Centre for Law & Global Justice Centre for Law & Global Justice de l’université de San Francisco en détient 7 – et n’a pas prononcé de telle sentence depuis 2004.
Aux Etats-Unis les peines de prison à vie touchent de manière disproportionnée les enfants non blancs qui ont dix fois plus de chance que les blancs d’être condamné à une peine perpétuelle sans possibilité de libération conditionnelle constate le rapport d’étude.
s
Intitulée « Condamner des enfants à mourir en prison ,»l’étude a également montré qu’en Californie les jeunes noirs ont vingt fois plus de chances que les blancs de se voir infliger de telles condamnations.
« Pour de nombreux enfants, c’est une véritable condamnation à mort, » explique Michelle Leighton, auteur principal de l’étude qui a constaté que dans 51 % des cas ces enfants n’avaient jamais été poursuivis pour d’autres délits.
s
Le gouvernement fédéral des Etats-Unis ainsi que 44 États permettent la condamnation à vie sans possibilité de remise de peine pour les mineurs délinquants.
Selon l’étude, « treize de ces États autorisent la condamnation perpétuelle sans remise de peine d’enfants de tout âge et l’un d’entre eux fixe la barre à huit ans et plus ».
18 États autorisent l’application d’une telle sentence à un enfant d’au moins dix ans et 20 États l’autorisent pour des enfants de douze ans et plus. L’âge minimum est de 14 ans dans 13 autres États.
s
L’étude assure que « les sentences sévères prononcées dans des tribunaux pour majeurs ne prennent pas en compte la moindre culpabilité des mineurs délinquants… Du point de vue psychologique comme neurologique, on ne doit pas s’attendre à ce que des enfants, même adolescents, aient pu atteindre le même niveau de développement mental qu’un adulte. »
…….Et les possibilités de réhabilition sont extraordinaires chez l’enfant.

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