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Un antisémite Canadien qui échappe de peu au licenciement

16 septembre 2011

C’est de manière très sobre que le Toronto Star rapporte cette histoire d’enseignant universitaire accusé d’avoir tenu des propos antisémites pendant une conférence et dont des organisations communautaires juives ont exigé le licenciement..

C’est que ce journal, qui a « sorti » l’affaire pour le grand public est un peu gêné aux entournures sur ce sujet. Parce qu’au Canada, depuis l’arrivée au pouvoir de Stephen Harper, on ne rigole pas avec ce qui pourrait s’apparenter de loin à des propos antisémites. Par exemple, si vous posez le pied à Montréal ou à Halifax, essayez de vous garder de critiquer un peu vigoureusement les politiques du régime sioniste. Vous encourriez les foudres du B’nai Brith et donc de l’Etat canadien.

Beaucoup moins de componction par contre dans le compte rendu que fait de l’incident la magazine US Time qui considère que l’étudiante qui a incriminé l’enseignant était « perdue », c’est—dire qu’elle n’avait pas compris le propos de son professeur faute d’avoir été attentive. Time note aussi que, au lieu de lever le doigt et de demander une clarification (d’un propos cependant très clair), elle s’est précipitée hors de la salle pour aller alerter une organisation juive qui active sur le campus. Time observe aussi sans détour que l’étudiante n’a absolument pas présenté d’excuses par la suite pour le tort qu’elle a causé à un professeur chevronné

Pour sa part, Gawker écrit :

Sarah Grunfeld, une étudiante de 22 ans peu douée pour l’écoute était incapable de comprendre ce qu’il venait juste de dire. Elle s’est précipitée hors du cours et a informé une organisation juive du campus que le professeur Johnston était un antisémite virulent. Une indignation prévisible s’ensuivit ! Le professeur Johnston vient de passer une semaine à expliquer que ce qu’il a réellement dit est le contraire de ce que Grunfeld a pensait qu’il avait dit.

Elle ne regrette vraiment rien, miss Grunfeld, ainsi que le démontre un communiqué publié originalement sur le Toronto Star (qui l’a, fait curieux, retiré de son site). Elle y affirme notamment que le professeur n’a pas clarifié son propos (dont vous verrez qu’il était très clair) tenu devant 450 étudiants « impressionnables. »

« Impressionnable », est un de ces mots qu’affectionne la propagande sioniste quand elle ne veut pas qu’un sujet soit traité d’une manière qui ne lui convient pas. C’est un adjectif qui va bien pour des enfants mais qu’on a du mal à appliquer à des étudiants âgés de 22 ans.

Et non seulement miss Grunfeld n’a pas présenté ses excuses à l’enseignant, mais elle estime que c’est à ce dernier d’en présenter conformément à ce que lui auraient promis Martin Singer, doyen de la faculté et Rhonda Lenton, vice doyenne. Elle est par contre un peu gênée aux entournures et accuse maintenant les autres de la même incapacité de comprendre dont elle a fait preuve pendant le cours (il n’y avait quand même pas 450 antisémites impressionnables dans l’amphithéâtre). Pour ce genre de personnes, nul doute que la meilleure défense, c’est l’attaque.

La capacité de nuisance  de Mlle Grunfeld tient, vous l’aurez compris, aux relations qu’elle entretient avec des organisations « juives » qui se chargent de traquer non seulement l’antisémitisme à l’université mais aussi de contrer l’antisionisme.

Or, voyez-vous, si la lutte contre l’antisémitisme est une cause on ne peut plus légitime, cette dernière gagnerait beaucoup à éviter d’être confondue avec la cause sioniste et à employer les méthodes «commando» des sionistes qui visent et touchent le plus souvent des personnes absolument innocentes.

Un professeur Juif forcé de se defendre contre des accusations d’antisémitisme

Par Brendan Kennedy, The Toronto Star (Canada) 14 septembre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Une étudiante qui écoute à moitié, un campus hypersensible et la vitesse de circulation des ragots sur internet ont conspiré cette semaine pour créer un très dangereux jeu du téléphone « arabe » pour un professeur de l’université de York.

Cameron Johnston, qui enseigne à York depuis plus de 30 ans a été oblige de répondre à des allégations selon lesquelles il aurait tenu des propos antisémites pendant une conférence lundi après midi suite à la mauvaise interprétation de ses propos par une étudiante et a dû envoyer des courriel à des organisations juives et à la presse.

Johnson donnait une conférence d’introduction aux sciences sociales sur le “Soi, la culture et la société” dans laquelle il a expliqué à 500 étudiants environ que le cours allait se centrer sur les textes et non sur les opinions, et qu’en dépit de ce qu’ils ont pu entendre ailleurs, toutes les opinions ne sont pas légitimes.

“Tous les Juifs devraient être stérilisés” peut être un exemple d’opinion inacceptable et dangereuse, a dit Johnston aux étudiants.

Il n’avait alors pas remarqué que Sarah Grunfeld s’était ruée vers la sortie. Grunfeld, une étudiante de 22 ans en année terminale à York, avait compris que l’exemple cité par Johnston était son opinion personnelle.

Elle a contacté Oriyah Barzilay, le président de Hasbara [pédagogie du mensonge en hébreu] à York – une organisation de soutien à Israël sur le campus – qui a ensuite envoyé un communiqué de presse aux media et à d’autres organisations communautaires juives, pour appeler au licenciement de Johnston.

Des blogs et des groupes sur Facebook ont repris le communiqué, et en quelques heures les allégations se répandaient dans la communauté juive de la ville, surtout par le biais d’internet.

La sensibilité à l’antisémitisme est particulièrement forte à York qui a une importante population juive et une histoire de relations tendues entre partisans et détracteurs d’Israël sur le campus.

“Je suis terriblement bouleversé,” a déclaré Johnston ce mardi. « Je suis très fier du fait que tout au long de ma carrière d’enseignant, j’ai pris position pour les grandes valeurs qui constituent la richesse de l’humanité»

Johnston, qui est juif, dit que sa religion a probablement influé sur son choix des mots et pourquoi il a recouru à « cet exemple d’opinion complètement répréhensible » qui a un précédent historique.

Pendant la seconde guerre mondiale, les scientifiques Nazis avaient expérimenté la stérilisation de masse sur des prisonniers Juifs dans les camps de concentration.

“Je pense que c’est une très bonne chose que les gens soient sensible à l’égard de ce genre de propos, et je pense que c’est très bien que des personnes réagissent immédiatement pour qu’ils soient traités si elles pensent que les paroles qu’elles ont entendues sont antisémites », déclare Johnston. « Mais dans ce cas précis, c’es une mésinterprétation.»

Ironie du sort, Johnston voulait faire comprendre à ses étudiants que les idées ont des conséquences.

“Alors je suis assez choqué de voir que les conséquences – ce dont je parlais dans ma conférence – ont été que j’ai été perçu comme un exemple de [porteur de] préjugé. »

Grunfeld a déclaré mardi qu’elle a peut-être mal compris le contexte et l‘intention des propos de Johnston, mais que ce fait est sans importance.

“Les mots “Les Juifs devraient être stérilisés,” sont quand même sortis de sa bouche, donc, indépendamment du contexte, je continue à penser que c’est assez grave. »

Grunfeld a aussi fait part de son scepticisme quant au fait que Johnston est juif.

Questionnée directement par un journaliste pour savoir si elle croyait que Johnston était juif, elle est restée floue.

“Qu’il le soit ou pas, personne ne le saura,” a-t-elle dit.”… Peut-être a-t-il pensé que parce qu’il est juif il pouvait parler mal d’autres Juifs. »

Sheldon Goodman, co-président pour le grand Toronto du Centre for Israel and Jewish Affairs, qui parle au nom de la communauté juive organisée de la ville, a qualifié l’incident de “méprise malheureuse.”

“Cet événement nous rappelle de manière opportune qu’il faut être très prudent avant de conclure qu’une déclaration ou un acte est antisémite, » a-t-il dit.

Mais qu’est-ce qu’elle dit, éduquer à l’holocauste c’est raciste? L’est folle? Antisémite? Quoi, Juive!

8 décembre 2010
Avant d’entrer dans le véritable sujet de ce post, un lien vers le site Couleurs d’Algérie animé par Abdou dont j’aime beaucoup le travail. Abdou nous propose de fort belles photos du cimetière israélite d’Alger. A voir !

Quittons le domaine de l’esthétique pour évoquer le thème de ce post qui porte sur un mémoire de master soutenu à l’université de Toronto au Canada qui porte sur le racisme juif. Jenny Peto, qui vient de commettre ce travail, fait en ce moment l’objet de fortes critiques de la part de ceux qui ont pris l’habitude de considérer que le sionisme était la première cause dont devait se soucier l’humanité. L’université où elle a soutenu son mémoire n’est pas non plus épargnée, au point que la directrice de recherche de Mlle Peto parle d’ambiance de chasse aux sorcières sur le campus pour ceux qui osent critiquer l’entité sioniste.


C’est que jenny Peno n’y va pas avec le dos de la cuiller et attaque dans son mémoire des activités éducatives relatives à l’inculcation de l’holocauste qui, selon elle, servent les desseins de la propagande sioniste et de ce qu’elle appelle la communauté juive organisée. Elle dénonce particulièrement, semble-t-il, l’inculcation de l’holocauste aux Canadiens issus de minorités « de couleur. »


L’article du Toronto Star présente les arguments de ceux qui pourfendent le travail de jenny Peto. C’est toujours la même argumentation : son travail ne présente qu’un son de cloche, les inexactitudes, les omissions, les distorsions. Pourtant, quand il s’agit de «l’holocauste», personne ne prétend qu’on devrait prendre en compte le point de vue des nazis pour parvenir à une présentation équilibrée. Et la recherche universitaire est peut être autre chose qu’une simple synthèse de points de vue. Non ?


Un argument opposé à la thèse de Mlle Peto est cependant fourni par le Toronto Star lui-même qui signale qu’une des organisations incriminées dans ce travail universitaire, Canadian Centre for Diversity, n’est pas confessionnelle. Néanmoins, à l’origine son objectif était d’améliorer les relations entre Juifs et Chrétiens. Ce n’est que plus tard que son objet sera étendu. Si on s’intéresse cependant au conseil d’administration de ce centre pour la diversité, on y constate une pluralité apparente réelle. Avec cependant la présence d’une certaine Madeleine Levy, membre dirigeante d’une filiale (la task Force nationale pour l’holocauste, ça ne s’invente pas) du B’nai Brith, une organisation strictement réservée aux Juifs. Mais on note surtout parmi les membres de ce centre le nom de feu Edward M. Bronfman et celui de Judy Bronfman. Les Bronfman sont une riche famille présente notamment dans la production et le commerce de spiritueux et les media. Les Bronfman sont très connus pour leur sionisme militant et l’un d’entre eux, Edgar Bronfman Sr, a longtemps été président du Congrès Juif Mondial.


Autant dire que dans le conseil d’administration où siège un (e) Bronfman, flanquée de quelques amis sûrs, vous n’avez pas longtemps à vous demander d’où vient le vent.

L’université de Toronto critiquée pour une thèse sur le « racisme juif »

Par Daniel Dale, The Toronto Star (Canada) 7 décembre 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’université de Toronto est critiquée par des associations juives, un éminent historien et des survivants de l’holocauste pour avoir accepté une thèse de master qui qualifie de « racistes » deux programmes éducatifs sur l’holocauste.

La thèse, intitulée «Le victimisme des puissants: les Juifs blancs, le sionisme et le racisme dans une éducation hégémonique à l’holocauste,» a été rédigée par Jenny Peto, une militante juive de la Coalition Against Israeli Apartheid. Elle dénonce la Marche pour le Souvenir et l’Espoir, au cours de laquelle de jeunes adultes de diverses origines se rendent avec des survivants de l’holocauste sur des sites polonais où les nazis ont commis des atrocités, et la Marche pour le Canada Vivant, qui emmène de jeunes Juifs avec des survivants en Pologne et en Israël.

Peto soutient que ces deux programmes amènent les Juifs à croire, à tort, qu’ils sont d’innocentes victimes. En réalité, écrit-elle, ce sont des blancs privilégiés qui sont « incapables de voir leur propre racisme. » La « construction d’une identité juive victimiste », soutient-elle, est intentionnelle : elle produit des effets qui profitent énormément à la communauté juive organisée » et à « l’apartheid » d’Israël.

Peto considère que des buts « politiques sionistes » sont dissimulés derrière les « objectifs apparemment de tolérance » de la Marche pour le Souvenir et l’Espoir. Elle écrit qu’on peut se poser des « questions ce qui est impliqué par des Juifs blancs prenant sur eux d’éduquer des gens de couleur sur le génocide, le racisme et l’intolérance. »

Le programme n’est pourtant pas géré par une association juive. Son organisation mère est le Canadian Centre for Diversity qui enseigne aux jeunes gens à lutter contre la discrimination.

« Elle pose des assertions non vérifiées et des observations erronées sur notre philosophie, nos objectifs et notre méthodologie. Nous avons été choqués et offensés en lisant la thèse, » affirme Carla Wittes, directrice des programmes du centre. « Nous sommes une organisation non religieuse soucieuse d’éduquer les gens sur les dangers de la discrimination, et l’holocauste est à l’évidence un exemple de choix. »

Le Congrès Juif Canadien, la Marche des Vivants et Irving Abella, professeur d’histoire juive à la York University, ont déclaré que la thèse aurait dû être rejetée. « Ce n’est pas un travail universitaire, c’est de l’idéologie, » affirme Abella, un ancien président du Congrès Juif Canadien. « C’est complètement anhistorique : je l’ai trouvée pleine de contre vérités et de distorsions qui ne tiennent ensemble que une analyse stupide et inconsistante. Elle frôle l’antisémitisme… Je suis consterné qu’une grande université l’ait trouvé acceptable. »

Peto a validé son diplôme en juin auprès du Department of Sociology and Equity Studies in Education (SESE) qui dépend de l’Ontario Institute for Studies in Education (OISE) de l’université de Toronto. Julia O’Sullivan, doyenne de l’OISE, et Rinaldo Walcott, président du SESE n’ont pas répondu à nos demandes de commentaires ce lundi.

Cheryl Misak, président de l’université de Toronto, a déclare que la « liberté des recherches est profondément ancrée dans notre institution » et que « le meilleur moyen pour les membres de la communauté (universitaire) de dénouer une controverse est de débattre des arguments et des conceptions qui les opposent. »

Peto, qui a fait partie d’une organisation qui avait occupé le consulat israélien à Toronto en 2009, attribue la controverse à des « individus et des organisations de la droite pro israélienne).

« Ce n’est pas la première fois que des organisations pro israéliennes me traînent dans la boue et ce ne sera certainement pas la dernière, » dit-elle.

Interrogée pour savoir si elle voulait maintenant modifier sa thèse, Peto a répondu : « J’aimerais pouvoir écrire une conclusion qui parlerait de cette controverse et montrerait à quel point elle s’inscrit parfaitement dans mon analyse sur les abus de l’antisémitisme pour calomnier ceux qui font entendre leurs critiques contre Israël. » Sa directrice de thèse, Shery Nestel, lui fait écho en déclarant que ceux qui critiquent Israël sur le campus se retrouvent dans un « climat de chasse aux sorcières. »

La Marche des Vivants cherche à renforcer les liens des jeunes Juifs avec Israël, déclare son directeur national Eli Rubinstein, mais aussi à leur apprendre à s’opposer à l’intolérance. Il qualifie la thèse « d’extrémiste » et affirme que « L’université et la directrice de thèse ont la responsabilité de demander à l’étudiant, «’Avez-vous essayé de voir de l’autre côté ? ‘ »

Peto n’a interviewé aucun des participants aux programmes ni aucun de leurs dirigeants. Elle indique que les étudiants de master pratiquent rarement les « entretiens » à grande échelle.

Nate Leipciger, un survivant de l’holocauste de 82 ans qui a participé aux deux programmes dit avoir été « très affecté » par cette thèse. La survivante, et participante aux programmes, Anita Ekstein, 76 ans, la considère « extrêmement blessante. »

Ma mosquée est bien surveillée

24 novembre 2010
Les communautés musulmanes en Occident ont toujours intéressé les services de renseignement des pays où elles se trouvent, que ces services s’appellent Renseignements Généraux (avant leur fusion avec la DST) en France ou le CSIS au Canada.
L’article que je vous propose porte précisément sur l’espionnage dont fait l’objet la communauté musulmane de Toronto, la métropole économique du Canada. Comme le signale le responsable de la Canadian Arab Federation, ces activités d’espionnage se sont récemment intensifiées. En réalité, ces pratiques qui existent depuis longtemps, notamment en France, n’ont fait que se développer depuis les attentats du 11 septembre 2001 et la hantise du terrorisme « islamique ».
Les méthodes utilisées sont tout ce qu’il y  a de classique et passent par la rémunération de personnes qui fréquentent telle ou telle mosquée et à qui on demande de restituer la teneur des propos (éventuellement menaçants) qui ont circulé dans la mosquée, sermon de l’imam compris. Le vivier d’informateurs est classiquement constitué par la frange de la population qui est au chômage ou encore en situation de séjour irrégulier; en France come au Canada, c’est exactement la même chose.
La pérennité du job tenant en partie à l’apport d’informations sulfureuses, il va de soi que les informateurs ont tendance à livrer des informations dignes de rémunération si ce n’est d’intérêt.
Tout Etat a bien entendu le droit de se prémunir contre des menaces venant de l’extérieur comme de l’intérieur, ce qui implique la collecte de renseignements. On peut juste se poser la question des méthodes, car nous sommes là devant une pratique d’espionnage extensive qui considère à priori tels ou tels lieux de culte comme des endroit où seraient susceptibles de s’ourdir des complots. Ainsi, à Toronto, ce n’est pas une mosquée en particulier qui fait l’objet de l’attention des services secrets mais presque toutes. De même, le recours à des informateurs recrutés surtout dans la partie la plus fragilisée de la population cible n’est certainement pas de nature à favoriser un recueil d’informations pertinentes et fiables.
L’ampleur de la menace potentielle attribuée aux communautés s’est accrue, mais la méthodologie d’approche n’a cependant guère évolué, elle s’est simplement généralisée. Appliquée à une autre confession religieuse, elle provoquerait un énorme scandale. Aucun risque de ce genre avec l’Islam.

Les services secrets accusé d’espionner les mosquées de l’agglomération de Toronto
par TOM GODFREY, Toronto Sun (Canada) 21 novembre 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Dans l’agglomération de Toronto, des dizaines d’informateurs sont payés par les services secrets canadiens pour espionner les mosquées du Grand Toronto, affirme un responsable communautaire arabe bien connu.

Khaled Mouammar, qui préside au niveau national la Canadian Arab Federation, dit avoir reçu au moins une douzaine de plaintes au sujet des espions du Canadian Security Intelligence Service (CSIS) qui ciblent des fidèles et offrent de l’argent en échange d’informations.
Il accuse les agents d’agiter des liasses de billets devant des fidèles qui sont rémunérés pour transmettre des « informations sensibles » obtenues dans des mosquées.

« Il y a des informateurs du CSIS dans toutes les principales mosquées de la région de Toronto, » affirme Mouammar. « Il y a des gens dans notre communauté qui sont au chômage et ont besoin de cet argent. »
Il affirme que ces informateurs sont payés en argent liquide en fonction du caractère sensible des informations qu’ils apportent à leurs agents traitants, qui sont originaires du Moyen orient et pratiquent l’arabe couramment.
« Les informations qu’ils fournissent conduisent à de nombreuses enquêtes dépourvues de fondement, » explique Mouammar. « Des familles ont été ruinées par leurs allégations. »

Il affirme que les agents ciblent les érudits Musulmans qui fréquentent les mosquées, les chômeurs ou de jeunes hommes en situation irrégulière.

« On leur donne de l’argent et on les force à ramener des informations, » affirme Mouammar. « Ces personnes sont interrogées par les agents deux jours après qu’on ait dit quelque chose dans une mosquée. »
Des membres de la Canadian Arab Federation disent qu’on promet à des hommes, qui sont en séjour irrégulier, que leur situation sera régularisée s’ils acceptent de travailler comme espions.
« Cette activité existe depuis un certain temps, » affirme Mouammar. « Cette activité s’est considérablement développée depuis quelques mois. »

Il considère que l’espionnage du CSIS contre les Arabes a dépassé les bornes et doit être stoppé.
« Les gens ne peuvent pas parler librement à la mosquée et sont réticents à s’exprimer, » déclare Mouammar. « Les gens sont préoccupés et inquiets. »
Selon lui, les récriminations vont des agents qui viennent interroger des Musulmanes à domicile en l’absence de leur mari parti travailler aux jeunes gens qui sont pressés par les agents de donner des informations sur leurs amis et collègues de travail.
Taher Mufti, porte parole du CSIS, explique que la mission de son service est de prévenir le gouvernement de menaces potentielles pour la sécurité.

« Le CSIS travaille avec diverses communautés du Canada via des programmes de sensibilisation et de liaison, » affirme Mufti dans une déclaration. « Nous recevons des informations utiles de la part de toutes les composantes de la socité canadienne. »
Mufti ajoute que « le service ne discute pas publiquement de ses activités, de ce qui l’intéresse ou de ses méthodes. »

Après les protocoles des sages de Sion…

10 novembre 2010

… le protocole d’Ottawa.


Ce protocole est spécifiquement dédié à la lutte contre l’antisémitisme qui reste une plaie tenace au Canada comme dans le reste du monde. Et il a été adopté pour conclure la deuxième conférence annuelle de la Coalition interparlementaire de lutte contre l’antisémitisme (CILA).
Curieusement, alors que cette conférence concernait strictement l’antisémitisme, le ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme, Jason Kenney a cru bon de déclarer ce qui suit:
Par exemple, dans le cadre du protocole, on incite les dirigeants de groupes confessionnels à lutter contre la haine et la discrimination, y compris l’antisémitisme, ainsi que les gouvernements à réaffirmer leur appui envers la convention sur le génocide et à l’adopter; on encourage l’établissement d’un groupe de travail international chargé de reconnaître et de surveiller la présence de la haine sur Internet; on réclame l’élaboration d’un mécanisme global en vue de documenter tous les crimes haineux, y compris les crimes antisémites.
Jason Kenney parle de haine en général, dont l’antisémitisme et son propos est donc en contradiction flagrante avec le thème de la conférence ainsi qu’avec le suite de son propos:
le protocole s’inscrit dans les récentes initiatives du Canada : nous sommes devenus membre du Groupe de travail pour la coopération internationale en matière de sensibilisation, de commémoration et de recherche au sujet de l’Holocauste et nous avons lancé de nouveaux programmes en vue de promouvoir l’intégration des Canadiens de toutes origines et la cohésion sociale.
L’affaire concerne bien l’antisémitisme et l’holocauste en particulier dont le gouvernement canadien se promet d’oeuvrer à la sensibilisation, au canada comme ailleurs. C’est ce qu’on appelle avoir l’esprit prosélyte.
Vous ne direz que le ministre parle quand même  « de nouveaux programmes en vue de promouvoir l’intégration des Canadiens de toutes origines et la cohésion sociale. » Il n’est donc pas question que d’antisémitisme!
Et pourtant si, car il est en fait question d’éduquer les masses « de toutes origines » à l’holocauste et à l’incomparabilité de l’antisémitisme, c’est-à-dire de les transformer en adeptes de cette nouvelle religion commune de l’Occident.

Pour ceux qui n’ont pas compris, le premier ministre Stephen Harper expose les choses on ne peut plus clairement:

Voilà, Mesdames et Messieurs, l’objet de notre intervention d’aujourd’hui : notre détermination commune à confronter cette terrible haine. Le travail que nous avons entrepris, dans nos propres pays et en collaboration les uns avec les autres, est un signe d’espoir.
« Notre action commune est un signe d’espoir, tout comme l’existence et la persistance de la patrie juive. Et c’est ici que l’histoire sert non pas à nous alerter mais à nous inspirer.
Comme je l’ai dit à l’occasion du 60e anniversaire de la fondation de l’État d’Israël, Israël apparaît comme une lumière, dans un monde émergeant d’une obscurité profonde. Contre toute attente, cette lumière n’a pas été éteinte. Elle brille confortée par les principes universels de toutes les nations civilisées – la liberté, la démocratie et la justice.
En collaborant plus étroitement dans la famille des nations civilisées, nous affirmons et renforçons ces principes. Et nous déclarons notre foi dans l’avenir de l’humanité, dans la puissance du bien sur le mal.

Donc, rien de neuf : un faux plaidoyer humaniste vient remplacer un écrit antisémite apocryphe.

Dessin antisémite ou tempête dans un verre d’eau?

22 septembre 2010
Ce dessin d’un caricaturiste du journal Le Droit au Canada évoque une rentrée parlementaire délicate au parlement fédéral qui siège à Ottawa. Chacun comprend en effet aisément la symbolique du panneau de signalisation bien en évidence sur le dessin.
Pourtant, certains ont été scandalisés par ce dessin,  tel ce Frank Dimant qui a même affirmé même qu’il est « dégoûtant ».
Frank Dimant n’est autre que le vice président du B’nai Brith Canada, une espèce de société maçonnique (réservée exclusivement aux Juifs) spécialisée dans l’endoctrinement et le lobbying, et ce qu’il trouve dégoûtant dans ce dessin, c’est qu’il fait selon lui appel à un stéréotype antisémite qui voudrait que les Juifs exercent un contrôle sur le parlement canadien.
On peut voir en effet, sur le cadran d’une horloge qui rappelle un peu Big Ben à Londres, quelque chose qui ressemble à une étoile de David. Cette horloge se trouve sur la Tour de la Paix qui est, on le voit sur le dessin, surmontée du drapeau canadien.
Et donc, là où tout le monde ne voyait qu’un drapeau, le B’nai Brith en a vu deux…
Le dessinateur, Guy Badeaux, s’est défendu de toute intention antisémite, expliquant qu’il représente ainsi cette horloge depuis des années: il trace rapidement en le simplifiant le motif qui orne le cadran de l’horloge de la dite Tour de la Paix.
Le Droit n’a pas l’intention de retirer le dessin du site de Cyberpresse, disant qu’il s’agit là «d’une tempête dans un verre d’eau.»
Ci-dessous, le fameux motif en question.

La "shiksa" crée la polémique au canada

21 mai 2010
Les associations juives de la mouvance sioniste ont beaucoup œuvré, et continuent à le faire, pour l’adoption de législations de répression de la haine raciale, ce qu’on appelle communément le racisme.

S’il est salutaire de légiférer afin de lutter contre la stigmatisation d’autrui, il faut admettre qu’on observe des dérives depuis quelques temps notamment dans les pays anglo-saxons, avec la notion de « hate crime » (littéralement délit de haine).
Le « hate crime » ne se limite pas aux différences de couleur de peau ou de tradition religieuse mais tend à s’étendre quasiment à l’infini, englobant désormais le genre, l’orientation sexuelle etc., la classification dans cette catégorie de crimes dépendant de l’appréciation du judiciaire. Or, le judiciaire, en s’appuyant précisément sur la logique élastique de la notion de « hate crime » tend à ajouter chaque jour de nouveaux types de crimes ou délits de haine.

Dans un sens, cela n’est pas pour déplaire aux associations spécialisées dans la victimisation qui trouvent ainsi de nouveaux débouchés à leur discours, et éventuellement de nouvelles solidarités, dans des catégories de la population qui initialement leur étaient indifférentes et leur indifférait.

Le problème survient quand une expression péjorative courante chez les membres de ces organisations et/ou les personnes supposées être représentées par elles, vient à entrer dans la dite catégorie des hate crimes.
Ce qui vient justement de se produire au Canada où l’unité spécialisée de la police de Toronto a introduit l’expression « shiksa non juive » dans la liste des propos entrant dans la qualification d’un délit de haine.

Et là, le Congrès Juif Canadien n’hésite pas à faire part aux autorités de son mécontentement au motif que : que « shiksa est parfois utilisé de manière péjorative » et n’est donc « n’est pas propre à figurer dans une catégorie officielle de la police, mais parce que les peines prévues pour les crimes de haine ne visaient pas à refléter la simple appartenance à un groupe, mais un aspect immuable » ou « incontournable » de la victime.
Comme toujours, les argumentaires de ces organisations sont parfaitement alambiqués. Passons sur le fait (étonnant) que le mot « shiksa » soit utilisé parfois de manière péjorative, ce qui devrait l’exclure de la nomenclature policière.
Attardons nous un peu sur le fait que les hate crimes reflétaient non pas l’appartenance à un groupe, mais un aspect immuable ou incontournable de la victime. Personnellement, je ne comprends pas la première partie de l’argument. Par contre la deuxième partie est plus claire. Or, nous savons que « shiksa » désigne forcément une femme et plus précisément une femme non juive. Si le caractère non juif n’est pas immuable (pas plus que le caractère juif sauf si le judaïsme est une race), par contre la féminité est bien une caractéristique incontournable de la victime.

Au fait, ça veut dire quoi « shiksa » ?

L’article nous dit que c’est une chose détestée et que c’est « une insulte à l’encontre d’une femme non juive. » L’article tempère cependant en nous expliquant que c’est devenu une expression argotique courante, qu’on trouve dans la bouche de vedettes de cinéma et  pour désigner une héroïne du feuilleton « Sex and the City. » Chacun appréciera. De même que l’exemple des sites juif de rencontres qui parlent de « shiksas pour l’entraînement » (l’entraînement à quoi au juste ?).

Pour aller plus loin, inutile de chercher en français, pas même sur le blog d’Anne Sinclair où on se garde d’expliciter ce terme. L’Urban Dictionary offre une définition très complète en anglais:

1. shiksa
Une jeune fille ou une femme Gentille, spécialement une qui a séduit un homme Juif. Le mot dérive du mot hébreu « sheketz » qui signifie la chair d’un animal considéré tabou par la Torah. Comme le mariage d’un homme Juif avec une femme non juive est aussi un tabou, le mot s’applique à elle.
Traditionnellement, c’est un terme péjoratif même si, récemment, il a aussi été utilisé beaucoup moins méchamment. Par exemple, Seinfeld a une fois fait un épisode sur le « charme de shiksa » d’Elaine.
La shiksa idéale est une WASP blonde qui a une apparence opposée à celle de la juive du stéréotype, mais en réalité de nombreuses shiksas sont des brunettes qui pourraient elles-mêmes passer pour juives.
Dans Sex and the City, Charlotte s’est vraiment épanouie comme une shiksa!
par skyblack 22 mars 2005

2. shiksa
Un terme insultant utilisé par des Juifs pour parler de toute femme non juive. Pratiquement toujours utilisé par des Juifs comme terme irrespectueux et offensant pour n’importe quelle femme ou fille non juive.
Cette sale shiksa.
Toutes les shiksas sont de la merde.
I fucked that shiksa and gave her the clap. (clap est apparemment une MST, la chaude pisse)

3.shiksa
a non-Jewish broad [l’Urban dictionary précise que broad pour femme est moins respectable que le mot lady mais moins péjoratif que putain]
I banged a shiksa last night and got the clap. Oy!
4. shiksa
Une fille pas propre ou une fille non juive.
Les shiksas sont pour l’entraînement

Bon, c’est clairement une expression pas aimable du tout. Le fait que cette expression apparaisse dans des feuilletons de bon goût (ce qu’on prétend être la culture populaire alors que c’est ce que les industriels vendent au peuple !) comme Sex and the City ne me semble pas de nature à atténuer son caractère injurieux à l’encontre d’une catégorie de la population.
Pas plus que le fait que certaines femmes comme, nous dit-on, Sharon Stone affectionnent de se présenter sous ce terme.

La loi sur la haine [hate law] atteint le ‘niveau le plus absurde’ : organisation juive
Par Joseph Brean,  National Post (Canada) 17 mai 2010   traduit de l’anglais par Djazaïri

 

Le Canadian Jewish Congress (CJC) affirme que la police de Toronto pousse la loi anti-haine «à son niveau le plus absurde » en incluant «shiksa non juive » dans sa catégorie des victimes de sa dernière étude sur les crimes de haine.
L’étude statistique révèle que la police a enquêté sur des crimes de haine commis à Toronto contre des victimes aussi inhabituelles que des enseignants, des féministes, des infidèles [sic], des nazis et des pédophiles.
Mais c’est la catégorie citée de façon redondante des “shiksa non juives” – une insulte à l’encontre d’une femme non juive, d’une racine hébraïque signifiant « une chose détestée » qui a particulièrement plongé dans la perplexité le CJC, un important promoteur du durcissement des lois sur le crime de haine.
“On ne peut quand même pas l’appliquer à littéralement n’importe quoi, » déclare son président, Bernie Farber.
Le rapport, non encore publié sur le site web de la police de Toronto, montre une augmentation des « occurrences des préjugés haineux » par rapport à l’an dernier, de 153 à 174, avec 23 inculpations.
Les Juifs, les noirs et les LGBT (hommes et femmes homosexuels, bisexuels, transsexuels sont les victimes les plus nombreuses, mais les Tamouls apparaissent aussi avec six occurrences. Le délit de loin le plus fréquent est la vexation, d’habitude par des graffiti, suivi par les agressions et les menaces.
L’incident shiksa de 2009, classé dans la rubrique “vexations,” s’est produit dans le secteur 53, une zone du centre ville désigné familièrement « Sleepy Hollow » en langage policier, parce qu’elle comprend les quartiers résidentiels de la ville les plus agréables, dont certains quartiers juifs autour de Bathurst et de Lawrence.
On ignore si une inculpation a été faite, ou si des poursuites ont abouti.
Une lettre de protestation adressée à Alok Mukherjee, président du Toronto Police Services Board, explique que le CJC est « sincèrement perplexe, » pas seulement parce que « shiksa est parfois utilisé de manière péjorative » et n’est donc « n’est pas propre à figurer dans une catégorie officielle de la police, mais parce que les peines prévues pour les crimes de haine ne visaient pas à refléter la simple appartenance à un groupe, mais un aspect immuable » ou « incontournable » de la victime.
La lettre objecte aussi à la catégorie “police” parce que la police jouit déjà d’une protection légale spéciale aux termes du code pénal, et à la catégorie ‘nazi’ parce que les convictions politiques ne sont pas des motifs de crimes de haine. La lettre ne mentionne pas les féministes, les enseignants, les infidèles ou les pédophiles.
Le code pénal prévoit une aggravation des peines s’il existe des “preuves que le délit était motivé par le préjugé ou basé sur la haine raciale, nationale ou ethnique, la langue, la couleur, la religion, le sexe, l’âge, le handicap mental ou physique, l’orientation sexuelle ou tout autre facteur semblable. »
Ce sont ces derniers mots qui ont soulevé la controverse sur les catégories.
“S’il est admis que si l’identité de chaque individu a de multiples aspects, dont plus d’un pourrait faire de lui la cible d’un délinquant, la pratique de l’unité spécialisée de Toronto [Toronto Police Service Hate Crime] est de classer un événement de haine/ préjugé sur l’information existante la plus directement accessible dans la perception de sa victime par le délinquant, » lit-on dans le rapport.
Le terme shiksa a connu sa pleine expression littéraire en 1969 dans Portmoy’s Complaint, le roman de  Philip Roth sur la frustration sexuelle adolescente, dans lequel le protagoniste Juif se tourmente pour des bad girls [tentatrices, allumeuses?]comme Bubbles Girardi.
Il est depuis devenu une expression argotique commune et pratiquement exempte de controverse.  Charlotte, un des personnages de Sex and the City, est décrite par son petit ami Juif comme une « déesse shiksa. » Sharon Stone, après son rôle de prédatrice sexuelle dans Basic Instinct se présentait elle-même comme « la shiksa suprême ». Et les sites juifs de rencontre se promeuvent eux-mêmes avec le slogan provocateur « les shiksas sont pour l’entraînement. »

Un livre jeunesse qui déplaît aux sionistes

28 mars 2010
Restons au Canada où nous retrouvons d’ailleurs Anita Bromberg et le B’nai Brith. Car en même temps qu’elle s’occupait de savonnettes, Mme Bromberg s’intéressait aussi à ce que lisent les petits Canadiens à l’école.
Si la savonnette c’est du passé, même imaginaire, les écoliers c’est l’avenir et des cerveaux dont il faut contrôler le contenu car ils représenteront plus tard ce qu’on appelle l’opinion publique, une opinion qui est l’objet d’une autre forme de guerre, de propagande celle là.
Le souci de Mme Bromberg et du B’nai Brith est que dans la liste des ouvrages retenus dans le cadre d’un programme d’encouragement à la lecture dans la province d’Ontario, figure un roman jeunesse dont l’héroïne est une jeune Palestinienne qui aspire à élever les moutons comme son grand-père.
Sauf que le livre montre qu’en Palestine occupée, les choses ne sont pas si simples et que pour exercer le métier, encore faut-il disposer d’une ferme et de terres de pacage. Or la maison de la famille de la jeune fille a été détruite et son domaine agricole saccagé.
Détruite, saccagée, mais par qui? C’est là que le problème commence pour le B’nai Brith car ces actes sont l’oeuvre des colons et de l’armée sionistes. Mme Bromberg reproche en effet au livre de ne pas donner une vision équilibrée d’une situation compliquée.
Car pour les sionistes, la situation en Palestine est compliquée, c’est-à-dire impossible à comprendre (sauf par eux bien entendu). Et elle relève d’une approche équilibrée, et non pas neutre: il faut absolument donner le point de vue sioniste pour restaurer le dit équilibre.
Pourtant le récit d’Anne Laurel Carter est explicitement une oeuvre de fiction, un roman, et en aucun cas un document de nature journalistique ou scientifique. Pourquoi aurait-elle dû choisir un point de vue « équilibré »?
Bon, il est vrai que les sionistes ont l’habitude de présenter des fictions comme des documents de type historique, mais ici ce n’est pas le cas. Peut-être devraient-ils admettre que tout le monde n’utilise pas leurs stratagèmes honteux.
Mais pour aller dans leur sens, nous dirons que la prochaine fois que paraîtra un roman sur la vie dans les camps de concentration nazis, il faudra également exiger qu’il présente une approche équilibrée, en donnant leur juste place aux motifs des nazis, à leurs interrogations, leurs doutes et leurs souffrances.
Car, ne l’oublions pas, la situation à l’époque était compliquée.

Des organisations juives affirment qu’un livre pour livre de littérature enfantine primé pourrait ‘inciter à la haine et à la violence’
par Kristin Rushowy,  ParentCentral (Canada) 26 mars 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un récit de fiction sur une jeune fille palestinienne dont la maison familiale a été rasée par des colons fait l’objet d’une enquête par le conseil des écoles publiques de Toronto après qu’un parent – faisant écho aux inquiétudes d’organisations juives – se soit plaint qu’il était « conçu pour apprendre aux enfants à haïr les Israéliens. »

The Sheperd’s Granddaughter [la petite fille du berger], par l’écrivain, enseignante et bibliothécaire à Toronto Anne Laurel Carter, est actuellement lu par des milliers d’écoliers de la province dans le cadre du grand programme Forest of Reading de l’Ontario Library Association qui vise à mettre en valeur les meilleurs productions de la littérature canadienne. Les élèves votent ensuite pour leurs livre préférés.

« Il est d’une haute tenue littéraire; il est écrit pour une catégorie d’élèves qui explorent actuellement le monde qui les environne et sont aux prises avec des idées qui les dépassent, » explique Peggy Thomas, ancienne présidente de l’association des bibliothécaires, qui s’exprime sur le choix de ce livre qui a été primé.

Mais deux organisations juives l’accusent d’être partial.

« Nous sommes extrêmement préoccupés car cette trop grande simplification d’un problème compliqué a clairement la potentialité d’inciter à la haine et à la violence contre les élèves Juifs et Israéliens, » explique le Friends of Simon Wiesenthal Center for Holocaust Studies. Il a mis en garde les enseignants contre la promotion de ce livre.

Anita Bromberg du B’nai Brith considère qu’il « s’apparente à de la propagande de guerre contre Israël » et demande son retrait des classes de la province.

Le livre parle d’une fille qui veut devenir bergère sur les terres familiales près d’Hébron, exactement comme son grand-père. Comme les colons Israéliens se rapprochent, la famille a plusieurs discussions animées, sur les attentats suicide ou le recours à la violence pour les arrêter, avec différents membres de la famille adoptant des positions opposées.

Il relate aussi les agressions et les mauvais traitements de la part des Israéliens qui empoisonnent le troupeau de moutons de la jeune fille et font prisonniers des membres de la famille aux checkpoints de l’armée et, finalement, détruisent les terres et la maison familiales.

Le livre comporte deux personnages israéliens sympathiques qui partagent cependant le point de vue palestinien.

Il y a environ un mois, le conseil de l’enseignement public de la région de York a reçu une plainte de la part d’un enseignant et a alors adressé une lettre aux écoles demandant aux professeurs de « faciliter la discussion en fournissant un contexte historique et une perspective équilibrée sur les deux parties au conflit » pour aider les élèves à comprendre et à apprécier les aspects sensibles du roman. »

Il notait aussi cependant que le niveau de l’écriture du livre n’était pas remise en cause. The Sheperd’s Granddaughter est un livre pour enfant dont la qualité est reconnues et consacrée.

A Toronto, la plainte d’un parent d’élève a été transmise vendredi à Chris Spence, le directeur de l’éducation.

Ce parent a déclaré au Toronto Star qu’elle ne voyait pas de mal à ce que le livre soit disponible sans la bibliothèque de l’école mais qu’elle ne voulait pas qu’il soit promu dans les classes.

« Je dirai que ce livre est conçu pour convaincre les enfants de détester les israéliens, » dit-il, ajoutant qu’il est préoccupé de voir le terrorisme présenté comme étant de la résistance.

« Pour une grande majorité de nos enfants, ce sera leur première introduction consistante au conflit israélo-palestinien, » et des sources plus équilibrées n’existent pas pour cette classe d’âge, déclare l’homme qui souhaite garder l’anonymat.

The Sheperrd’s Granddaughter n’est pas le premier livre controversé de l’éditeur Groundwood Books; en 2006, il avait été critiqué par des organisations juives pour ‘Three Wishes: Palestinian and Israeli Children Speak [Trois voeux: des enfants Palestiniens et Israéliens parlent] de Deborah Ellis, qui avait aussi été choisi^pour le programme Forest of Reading.

Cinq conseils scolaires de l’Ontario, dont celui de Toronto, aont restreint l’accès à ce livre.

Ni Carter, ni son éditeur n’ont pu être joints pour s’exprimer sur ce sujet. Cependant, Peggy Thomas explique que le livre est une oeuvre de fiction, racontée du point de vue d’une Palestinienne.
« Aurions-nous la même conversation s’il était raconté du point de vue d’un enfant Israélien? demande-t-elle.
Personne n’est obligé de le lire, dit-elle, ajoutant que les écoliers doivent lire entre cinq et dix titres retenus pour leur classe d’âge pour voter dans Forest of Reading.

« Je suis totalement d’accord avec la décision d’un enfant et d’une famille quant à la lecture du livre… mais je ne peux pas admettre qu’une organisation » décide de qui lit quoi, dit-elle.

Qu’est-ce que tu vends Abraham? Quoi, du "savon de l’holocauste"?

27 mars 2010
Je pensais pouvoir me dispenser de traduire cet article parce que la presse canadienne francophone évoque aussi cette information. Seulement, l’article publié en français omet certains détails importants, par exemple qu’Abraham Botines,  le commerçant incriminé, est lui-même de confession juive, un Juif d’origine espagnole peut-on lire. Ensuite que le dit commerçant ne propose pas seulement une savonnette confectionnée à partir de graisse humaine mais aussi une tresse de cheveux supposée provenir d’un camp de concentration nazi.
Botines est au mieux un petit filou qui trompe son ennui en vendant de fausses reliques mais cette fois il rique d’avoir des ennuis car il a le B’nai Brith et d’autres organisations juives sur le dos. C’est que sa savonnette jette un trouble certain parce qu’il est désormais de notoriété publique que les nazis n’ont pas procédé à la fabrication de savon à partir de graisse humaine, extraite de cadavres de juifs notamment. L’article nous dit certes que les nazis auraient procédé à des expérimentations de fabrication sans passer cependant à l’échelle industrielle. Mais contrairement à ce qui nous est affirmé ici, il n’existe aucune véritable preuve à ce sujet. D’un point de vue logique, il semble difficile de collecter suffisamment de graisse sur des corps de personnes le plus souvent extrêmement amaigries par les privations et le travail forcé.
La réalité des camps de concentration était bien assez affreuse pour qu’il soit inutile d’en rajouter.
Alors si vous n’avez pas l’esprit assez macabre pour collectionner des savonnettes de ce genre mais que vous aimez collectionner les casques ou les uniformes nazis, une seule adresse pour vous, le marché aux puces de Tel Aviv.

Le commerçant justifie la vente de « savon de l’holocauste »
par CBC News (Canada) 26 mars 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

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La police de Montréal indique qu’elle va procéder à des vérifications et discuter aves les organisations juives locales avant de décider d’enquêter sur un magasin qui vend une barre de savon dont le commerçant prétend qu’elle est faite à base de graisse de victimes de l’holocauste.
Le propriétaire de ce magasin d’articles de collection de Montréal justifie sa décision de vendre une barre de savon qu’il présente comme fabriquée à partir de la graisse de victimes de l’holocauste.

Des organisations juives de Montréal dénoncent ce magasin du quartier Plateau-Mont-Royal où la barre de savon de couleur beige est exposée.

Un svastika est gravé sur la savonnette présentée dans une boîte en verre avec une étiquette qui indique « Pologne 1940. »

Abraham Botines, un Juif d’origine espagnole qui exploite cette curieuse boutique depuis 1967 reconnaît ne pas savoir si la savonnette est réellement faite à partir de restes humains.

« J’ai 73 ans et je collectionne des objets de l’holocauste et de la seconde guerre mondiale parce que j’appartiens à cette époque, » a déclaré Botines à The Canadian Presse au cours d’un entretien vendredi dans le magasin encombré.

« Dans ma vie, j’ai eu beaucoup d’objets curieux – c’est-à-dire des choses qui sont difficiles à trouver… et mes objets à moi, mes enfants, ils n’ont aucun intérêt. »
Mais Botines dit tout net qu’il vend des objets de collection et non une idéologie odieuse.

Après l’arrivée de journalistes sans son magasin vendredi matin, la savonnette controversée a été mise à l’abri des regards.

Botines dit qu’elle ne pourra être vue maintenant que par des collectionneurs séreux.

« C’est ma savonnette et je suis libre d’en faire ce que je veux, » dit-il.

La plupart des spécialistes de l’holocauste affirment que les histoires qui ont circulé pendant des années sur la production de masse par les nazis de savon à partir des restes de Juifs et d’autres qui ont péri dans les camps de concentration sont fausses même s’il existe des preuves que les nazis ont testé la fabrication de savon à partir de restes humains.

Les organisations juives ont néanmoins été irritées par la découverte de ce savon, évoquée pour la première fois par CBC News.

Vrai ou faux, ce savon est un scandale et « cette personne, et d’autres comme lui, ne contribuent en aucune façon à la préservation de l’histoire, » affirme Alice Herscovitch, directrice de l’Holocaust Centre de Montréal. « A mon sens, la vente d’objets qui glorifient le nazisme et la haine n’apporte rien. Ils ne nous aident certainement pas à nous souvenir. »

L’idée est aussi dégoûtante, dit-elle.

« Ce sont des articles qu’on ne devrait pas trouver dans le commerce, promuvoir par la vente. »

Tresse de cheveux à vendre

La vente d’articles ornés d’un svastika n’est pas illégale au Canada, contrairement à la vente de savon fait à partir d’ingrédients humains, déclare Anita Bromberg, chef du service juridique de B’nai Brith Canada.

Affirmer une telle chose à propos d’une savonnette, si cela s’avère faux, est également illégal car c’est une fraude, ajoute-t-elle.

« C’est tout simplement profondément insultant, » déclare Bromberg qui travaille à Toronto. « Je ne peux même pas imaginer que quelqu’un puisse même faire semblant de dire qu’il collectionne ça pour son intérêt historique. »
Botines vend aussi une tresse de cheveux étiquetée comme provenant d’un « camp d’extermination » nazi.

Il affirme qu’il ne vendrait aucun de ces articles à un néo-nazi.

Vendredi, la police de Montréal a indiqué qu’elle vérifierait les faits avec les organisations juives locales avant de décider de l’éventuelle ouverture d’une enquête.

« Il est très important de valider d’abord l’information, » explique le commandant Paul Chablo, de la police de Montréal. « C’est une chose de dire que cet objet est mis en vente, [mais] est-ce que c’est seulement vrai?… S’il y a quelque chose de vrai là dedans, bien sûr que nous voudrons ouvrir une enquête. »

Une enquête comprendrait une analyse du savon en laboratoire, précise Chablo.

Eclairage canadien sur l’histoire du sionisme

7 mars 2010
Yves Engler est un journaliste et essayiste Canadien qui publie ses articles dans la presse « alternative » mais aussi dans la grande presse canadienne comme le Toronto Star ou l’Ottawa Citizen.
Cette fois, c’est un journal qui parle de lui ou, plus précisément de son dernier livre qui traite de l’alliance fort ancienne entre le Canada et le sionisme.
Mieux, Yves Engler soutient, documents à l’appui, que l’idée de créer un Etat juif en Palestine a d’abord été celle de fondamentalistes Chrétiens.
Il est particulièrement intéressant d’apprendre que l’année même où Théodore Herzl publiait son livre « l’Etat juif », un Chrétien restaurationniste du nom d’Henry Wentworth Monk écrivait à Balfour pour lui faire part de sa lumineuse idée d’un « Dominion » juif en Palestine. Oui, le même Balfour qui rédigera plus tard la fameuse déclaration adressée au baron Lionel Walter Rothschild.
Le Canada accusé de parti pris pro-israélien
compte rendu de lecture
par David Heap, pour l’agence QMI

London Free Press (Canada) 6 mars 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le nouveau livre d’Yves Engler soulève des questions importantes au centre des débats dans ce pays et à propos desquelles nous avons tous besoin d’être mieux informés.

Le titre réfère aux conditions imposées par Israël aux Palestiniens, dont certains disent qu’elles s’assimilent au crime d’apartheid, tel que défini par la Convention internationale sur la répression et la sanction du crime d’apartheid.
A l’évidence, tout le monde n’est pas d’accord avec cette interprétation et il s’agit d’un point qui peut donner lieu à un débat salutaire.

Pour Engler, l’histoire du soutien canadien à la formation de l’Etat d’Israël commence par l’observation que les « racines du sionisme sont chrétiennes, pas juives. »
Il montre en détail que longtemps avant la popularisation par Herzl du sionisme chez les Juifs Européens, diverses organisations chrétiennes promouvaient une interprétation littérale de la Bible selon laquelle il devrait y avoir un foyer national juif dans la partie de l’Empire Ottoman connue sous le nom de Palestine.

Des Chrétiens restaurationnistes comme l’homme d’affaires Canadien Henry Wentworth Monk collectaient de l’argent dans les années 1870 et 1880 pour l’établissement d’un « Dominion d’Israël. »

En 1896, Monk parla de son idée dans une lettre à A.J. Balfour, qui devint plus tard ministre des affaires étrangères de Grande Bretagne et publia la déclaration Balfour promettant un soutien britannique à la création d’un Etat juif en Palestine.

Ainsi, avant même le début du mouvement politique juif moderne pour la colonisation de la palestine, le soutien occidental à l’idée d’un Etat juif était étroitement mêlé avec le fondamentalisme chrétien et une vision géopolitique d’Israël comme avant-poste utile au pouvoir impérial.

Engler montre que l’alignement à l’international du canada a glissé de Westminster à Washington, le soutien à Israël restant une constante.

Ce soutien est souvent allé de pair avec une hostilité envers les Juifs au Canada. Des politiciens antisémites comme E.C. Manning et Mackenzie King soutenaient la création d’Israël en partie comme moyen de réduire l’immigration juive au Canada.

Engler documente aussi l’apport significatif de Canadiens au plan de partition de l’ONU qui donnait la majorité de la Palestine historique à Israël en 1948. Parmi ces acteurs clefs, figuraient le sous secrétaire d’Etat aux affaires étrangères Lester Pearson et Ivan Rand, qui sera plus tard premier doyen de la faculté de droit de Western Ontario.

Le Canada s’ était abstenu de condamner le nettoyage ethnique lorsqu’une grande partie de la population palestinienne avait été forcée à l’exil et ses maisons expropriées, et le soutien du Canada à Israël a continué, à quelques exceptions près, jusqu’à ce jour.

Engler passe en revue des dizaines d’années de soutien exclusif à Israël par le Canada dans des secteurs qui vont du renseignement militaire au statut caritatif accordé à des organisations qui contribuent au financement de colonies illégales en Cisjordanie grâce à des donations déductibles des impôts au Canada.

Le livre soutient que le Canada a été « le pays au monde le plus pro-israélien. »

Engler termine par l’examen du mouvement qui veut réorienter les relations internationales du pays vers « une politique indépendante d’esprit fondée sur la justice sociale. »

Le style d’Engler est clair et direct. Il écrit avec passion et une documentation soigneuse.

En apprendre sur l’histoire de la contribution de notre pays à la situation dans cette région nous donne la responsabilité de chercher des solutions justes et durables. Les canadiens qui s’intéressent à notre politique au Moyen Orient feraient bien de prêter une grande attention à son message, quelles que puissent être leurs points de vue sur la région.

David Heap est professeur associé à l’université de Western Ontario.

Canada and Israel: Building Apartheid, By Yves Engler, Fernwood Books

Sionisme, fellation et cunnilingtus

22 février 2010

SIZE DOESN’T MATTER – BIG PARADISE from Size Doesnt Matter on Vimeo.

Tikun Olam nous propose un vidéoclip produit par le Canadian Council for Israel and Jewish Advocacy (CIJA) dans le but de promouvoir le tourisme dans l’entité sioniste. Un spot publicitaire qui utilise les recettes désormais traditionnelles qui consistent à associer une action ou un produit quelconques à la satisfaction d’un désir ou d’un besoin fondamental, souvent à caractère sexuel.
Comme dans tous les spots publicitaires qui jouent sur ce registre, l’ambigüité est de mise, mais pas trop car il faut quand même que tous les destinataires du message le reçoivent 5 sur 5.

Ci après, le contenu du dialogue entre les deux jeunes gens:

La Fille: Euh …
Le Garçon: Quoi?

F: Ne sois pas fou … C’est juste que c’est petit …
G: Petit?!
F: Je ne sais pas si je peux y aller.
G: Je considère que c’est un endroit culte. Il est peut-être petit, mais il a ramené les endroits les plus secs à la vie. Bébé, c’est le paradis. [la caméra pivote pour montrer la carte d’Israël et le guides touristique couvrant entrejambe du garçon].
F: D’accord, mais si je vais là-bas pour toi, il faut me promettre que tu iras vers le sud pour moi l’hiver prochain.

Comme le remarque Richard Silverstein de Tikun Olam, pas besoin d’être diplômé d’Oxford pour comprendre que le voyage dans l’entité sioniste est associé à la fellation demandée par le jeune homme. Ce qu’on comprend au départ comme petite, c’est-à-dire la bistouquette du monsieur, s’avère en réalité être l’entité sioniste. Poursuivant la métaphore à caractère sexuel, le monsieur explique à la dame que peu importe la taille, ce petit objet (sa bistouquette/l’Etat sioniste a fait mouiller des femmes frigides/fait fleurir le désert.
Conclusion de la dame: OK pour la fellation cette fois-ci en échange d’une promesse de cunnilingtus.

Ce type de promotion est à relier, d’après R. Silverstein, aux promesses de plaisir sensuel (juif) qu’offre le programme Birthright/Taglit.


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