Archive for the ‘Cisjordanie’ Category

>Les pauvres jouent, les colons sionistes gagnent

27 juillet 2009

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Aux Etats Unis comme un peu partout dans le monde, beaucoup de gens aiment à s’adonner aux diverses formes de jeux de hasard dans l’espoir, c’est compréhensible, de décrocher un jour la timbale.
Si les riches font de gros paris sur les champs de courses ou vont flamber au casino, les moins aisés et les pauvres se rabattent plus volontiers sur des jeux où on mise surtout de petites sommes comme le loto ou les divers jeux à gratter proposés en France par la Française des Jeux.
Aux Etats Unis, il n’existe pas de monopole étatique sur les jeux qui sont donc proposés par des sociétés privées mais pas seulement. Ainsi, découvre-t-on dans l’article que je vous propose aujourd’hui, un Etat comme la Californie accorde à des associations des licences pour gérer des établissements de jeux pour peu que les gains en soient reversés à des bonnes œuvres.
Dans l’affaire qui nous intéresse, il s’agit d’un hall ou salle de bingo en activité dans une ville pauvre de Californie où vivent surtout ce qu’on appelle des Latinos, c’est-à-dire ceux qui parlent espagnol, mais ne sont pas Espagnols mais… Mexicains, Nicaraguayens, Dominicains etc. Je ne savais pas trop ce qu’est le bingo, mais c’est apparemment une sorte de loto où, dans le cas qui nous occupe ici, le gros lot s’élève à 500 dollars.
De petits gains pour de petites mises mais, comme dit l’adage, les petits ruisseaux font les grandes rivières et la salle de bingo rapporte des millions de dollars à son propriétaire.
Et comme on peut le lire, chaque dollar est dépensé utilement afin d’aider au logement de personnes qui en ont bien besoin. Peut-on en effet supporter qu’un colon fraîchement débarqué de Toronto au Canada, ou de Miami en Floride puisse passer plus que quelques semaines dans un appartement de Tel Aviv ou d’Eilat ?
Bien sûr que non ! C’est pourquoi l’argent des mal logés de la banlieue de Los Angeles peut et doit servir à offrir un logement décent à ces colons en manque d’espace fut-ce au prix de l’expulsion d’indigènes qui ne savent pas qu’ils ne sont pas chez eux.
Etrange paradoxe qui voit des pauvres, exploités par des riches, participer, le plus souvent inconsciemment, aux malheurs d’autres personnes ; sans qu’ils en retirent par ailleurs un bénéfice substantiel.
C’est Partouche [Baatouche], patron de casinos français qui disait, je crois : « Si vous voulez gagner au casino, il faut en acheter un.
»
Si pour l’heure, les colons sionistes gagnent, ils ne tarderont pas à s’apercevoir qu’ils jouent en réalité à la roulette russe.

Parier contre la paix : comment les dollars du bingo financent les colonies israéliennes
Par Chris McGreal, The Guardian (UK) 19 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Pour les parieurs gagnants qui sont en veine au hall de bingo caritatif d’Hawaiian Gardens au cœur d’une des villes les plus pauvres de Californie, le gros lot est de 500$. Les perdants s’en vont sans guère plus que l’assurance que leurs dollars iront à une bonne cause.
Mais les véritables gagnants et perdants vivent à des milliers de kilomètres de là, là où les bénéfices de ce tirage de nombres rituel du soir financent ce que des critiques qualifient de forme de nettoyage ethnique par des organisations extrémistes.

Chaque dollar dépensé au bingo par les habitants en majorité Latinos d’Hawaiian Gardens aux alentours de Los Angeles, contribue à financer des colonies juives sur le sol palestinien dans certaines des zones les plus sensibles de Jérusalem Est occupée, notamment le quartier musulman de la vieille ville, et dans des villes de Cisjordanie comme Hébron où l’armée israélienne a expulsé par milliers des Arabes de leurs propriétés.
Ces 20 dernières années, le hall de bingo a injecté des dizaines de millions de dollars dans ce que ses détracteurs – dont des rabbins qui officient dans le secteur d’Hawaiian Gardens – qualifient de stratégie motivée idéologiquement pour accaparer des terres pour Israël ainsi que pour subventionner des organisations américaines influentes et des thinktanks qui soutiennent les gouvernements israéliens les plus bellicistes.
Mais l’opération bingo, propriété d’un médecin juif millionnaire, Irving Moskowitz a pris un caractère plus significatif ces dernières semaines quand le président Barack Obama a fixé une limite à Israël en exigeant l’arrêt de la construction de colonies que la Maison Blanche considère comme un obstacle majeur à la paix. « Moskowitz prend des millions dans la ville la plus pauvre de Californie et les envoie dans les colonies, » explique Haim Dov Beliak, un rabbin qui officie à Hawaiian Gardens et qui fait partie des personnalités religieuses de Californie qui ont fait campagne pour bloquer le transfert des fonds vers les colonies.
« L’argent que Moskowitz met dans les colonies a changé la donne. Moskowitz a contribué à construire un noyau dur du mouvement de colonisation qui comporte peut-être entre 50 000 et 70 000 membres.
« Il ne paye pas tout mais il avance l’argent pour les avant-gardes qui créent les points de colonisation Ce qui lie les mains d’Israël. Ce qui lie les mains de l’administration Obama. Si l’administration veut être sérieuse avec l’arrête de la colonisation, elle doit commencer par Hawaiian Gardens.»
Moskowitz est un médecin retraité de 80 ans et un millionnaire orthodoxe qui a bâti sa fortune en achetant et en vendant des hôpitaux. En 1988, il a aussi acheté le hall de bingo en perte de vitesse d’Hawaiian Gardens qui, selon la règlementation californienne, ne peut servir qu’à des opérations à but non lucratif et donc, Moskowitz l’a placé sous l’aile d’une fondation caritative qu’il a créée à son propre nom.
La fondation, qui n’a pas répondu à nos demandes d’entretien, présente l’opération bingo comme d’un grand apport pour la communauté locale à travers des dons à de nombreuses organisations comme la banque alimentaire d’Hawaiian Gardens ainsi qu’à des bourses d’études. Elle a aussi donné de l’argent pour des actions de secours lors de catastrophes naturelles en Amérique Centrale, au Kosovo et aux Etats Unis.
Mais les déclarations d’impôts montrent que l’essentiel des dons va à ce que la fondation présente comme une «aide caritative» à un ensemble d’organisations en Israël.
«La disparition de nombreux parents du Dr Moskowitz pendant l’holocauste a renforcé sa conviction qu’Israël doit être maintenue en tant que refuge sûr pour le peuple juif dans le monde entier. En Israël, la fondation appuie toute une série d’organisations qui activent dans les domaines religieux, éducatif, culturel et de services d’urgence, » indique la fondation sur son site web.
Ce qu’elle ne dit pas c’est que la destination centrale des dons consiste en un certain nombre d’organisations juives déterminées à revendiquer le territoire palestinien pour Israël et à s’assurer que Jérusalem Est occupée restera entre les mains de l’Etat juif.
Beliak calcule que la fondation a donné aux colons juifs bien plus de 110 millions d’euros, à commencer par la construction il y a 20 ans de 113 logements sur des terres confisquées à des Palestiniens par le gouvernement israélien.
Beliak a participé au lancement de la Coalition for Justice in Hawaiian Gardens & Jerusalem pour arrêter le flux financier du hall de bingo vers les colonies juives. Ses recherches dans les documents fiscaux montrent que les dons de la fondation Moskowitz comprennent des bourses pour Beit Hadassah, une colonie juive militante au cœur de la ville cisjordanienne d’Hébron.
Des milliers d’Arabes ont été expulsés de leurs maisons et commerces autour de Beit Hadaasah soi-disant pour leur propre sécurité après l’assassinat non loin de là de 29 Palestiniens en 1994 par Baruch Goldstein, un colon d’origine américaine. Goldstein avait été lui-même tué et sa tombe est considérée comme un lieu saint par certains colons. Moskowitz a trouvé des excuses à l’acte de Goldstein en reprochant aux Palestiniens de l’avoir poussé à aller trop loin.
La fondation a également donné plus de 3,5 millions d’euros à Ateret Cohanim, une organisation de droite qui loge des Juifs dans le quartier musulman de la vieille ville de Jérusalem. Dans d’autres secteurs de Jérusalem Est, Moskowitz a financé des colonies juives situées de manière à coincer ou à isoler des quartiers palestiniens dans le cadre d’une stratégie plus large du gouvernement israélien visant à assurer un contrôle total de la ville par les Israéliens.
«Moskowitz a été pionnier dans la tentative de rompre la continuité des centre de peuplement arabe dans Jérusalem, » explique Beliak. « Les conséquences sont radicalement différentes d’avec l’action d’acheter ici ou là une petite parcelle de terrain. Il s’agit d’orientations politiques et de faits sur le terrain et toutes les administrations [US] l’ont autorisé à le faire.»
Une des organisations les plus litigieuses parmi celles soutenues par Moskowitz est la Fondation City of David au cœur du quartier arabe de Jérusalem, où environ 1500 Palestiniens risquent l’expulsion au nom soi-disant de la préservation archéologique d’un site où ; selon l’organisation, le roi David aurait créé une ville y a 3000 ans.
Quatre ans plus tôt, Doron Spielman, directeur de la fondation City of David, avait dit au Guardian que « le but de notre organisation est d’accroître autant que possible la présence juive dans ce quartier… Nous ne pouvons pas escompter que des Juifs puissent y être en sécurité si c’est un quartier arabe.»
A cette fin, des Palestiniens ont été expulsés de leurs domiciles, parfois par la force des armes, tandis que d’autres se battent devant les tribunaux pour se cramponner à leurs biens.
Moskowitz ne fait pas mystère de son hostilité envers les Palestiniens. Il était opposé aux accords d’Oslo, les comparant à l’apaisement [des Nazis par Chamberlain]. En 1996, il avait déclaré au Los Angeles Times que les discussions de paix représentaient un «glissement vers des concessions, la reddition et le suicide d’Israël.»
Il avait été aussi un adversaire résolu du retrait des colons juifs de la bande de Gaza il y a quatre ans et avait fourni des fonds aux colons pour lutter contre ce retrait.
Actuellement, Moskowitz est en train de construire un hall de bingo bien plus grand à Hawaiian Gardens, ce qui augmentera le flux d’argent.
Beliak est particulièrement irrité par le fait que cette collecte de fonds se déroule sans interférences des autorités américaines. A contrario, dit-il, les associations caritatives musulmanes qui collectent des fonds pour aider les Palestiniens ont fait l’objet d’enquêtes ciblées, fermées et certains de leurs administrateurs emprisonnés parce qu’ils apportaient une aide humanitaire à Gaza aidant indirectement le Hamas.
« Après [le 11 septembre] 2001, il y a eu tout un discours sur la supposée manière dont les Musulmans [aux USA] utilisaient ces œuvres caritatives pour soutenir la violence.
« Rien de rie n’a jamais étayé substantiellement ces suppositions. Mais là, ils avaient une situation où quelqu’un utilisait de l’argent pour soutenir des colons, de l’argent en faveur de l’extrémisme, de la violence et ils l’ont complètement ignoré, » explique Beliak.

Les pauvres jouent, les colons sionistes gagnent

27 juillet 2009
Aux Etats Unis comme un peu partout dans le monde, beaucoup de gens aiment à s’adonner aux diverses formes de jeux de hasard dans l’espoir, c’est compréhensible, de décrocher un jour la timbale.
Si les riches font de gros paris sur les champs de courses ou vont flamber au casino, les moins aisés et les pauvres se rabattent plus volontiers sur des jeux où on mise surtout de petites sommes comme le loto ou les divers jeux à gratter proposés en France par la Française des Jeux.
Aux Etats Unis, il n’existe pas de monopole étatique sur les jeux qui sont donc proposés par des sociétés privées mais pas seulement. Ainsi, découvre-t-on dans l’article que je vous propose aujourd’hui, un Etat comme la Californie accorde à des associations des licences pour gérer des établissements de jeux pour peu que les gains en soient reversés à des bonnes œuvres.
Dans l’affaire qui nous intéresse, il s’agit d’un hall ou salle de bingo en activité dans une ville pauvre de Californie où vivent surtout ce qu’on appelle des Latinos, c’est-à-dire ceux qui parlent espagnol, mais ne sont pas Espagnols mais… Mexicains, Nicaraguayens, Dominicains etc. Je ne savais pas trop ce qu’est le bingo, mais c’est apparemment une sorte de loto où, dans le cas qui nous occupe ici, le gros lot s’élève à 500 dollars.
De petits gains pour de petites mises mais, comme dit l’adage, les petits ruisseaux font les grandes rivières et la salle de bingo rapporte des millions de dollars à son propriétaire.
Et comme on peut le lire, chaque dollar est dépensé utilement afin d’aider au logement de personnes qui en ont bien besoin. Peut-on en effet supporter qu’un colon fraîchement débarqué de Toronto au Canada, ou de Miami en Floride puisse passer plus que quelques semaines dans un appartement de Tel Aviv ou d’Eilat ?
Bien sûr que non ! C’est pourquoi l’argent des mal logés de la banlieue de Los Angeles peut et doit servir à offrir un logement décent à ces colons en manque d’espace fut-ce au prix de l’expulsion d’indigènes qui ne savent pas qu’ils ne sont pas chez eux.
Etrange paradoxe qui voit des pauvres, exploités par des riches, participer, le plus souvent inconsciemment, aux malheurs d’autres personnes ; sans qu’ils en retirent par ailleurs un bénéfice substantiel.
C’est Partouche [Baatouche], patron de casinos français qui disait, je crois : « Si vous voulez gagner au casino, il faut en acheter un.
»
Si pour l’heure, les colons sionistes gagnent, ils ne tarderont pas à s’apercevoir qu’ils jouent en réalité à la roulette russe.

Parier contre la paix : comment les dollars du bingo financent les colonies israéliennes
Par Chris McGreal, The Guardian (UK) 19 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Pour les parieurs gagnants qui sont en veine au hall de bingo caritatif d’Hawaiian Gardens au cœur d’une des villes les plus pauvres de Californie, le gros lot est de 500$. Les perdants s’en vont sans guère plus que l’assurance que leurs dollars iront à une bonne cause.
Mais les véritables gagnants et perdants vivent à des milliers de kilomètres de là, là où les bénéfices de ce tirage de nombres rituel du soir financent ce que des critiques qualifient de forme de nettoyage ethnique par des organisations extrémistes.

Chaque dollar dépensé au bingo par les habitants en majorité Latinos d’Hawaiian Gardens aux alentours de Los Angeles, contribue à financer des colonies juives sur le sol palestinien dans certaines des zones les plus sensibles de Jérusalem Est occupée, notamment le quartier musulman de la vieille ville, et dans des villes de Cisjordanie comme Hébron où l’armée israélienne a expulsé par milliers des Arabes de leurs propriétés.
Ces 20 dernières années, le hall de bingo a injecté des dizaines de millions de dollars dans ce que ses détracteurs – dont des rabbins qui officient dans le secteur d’Hawaiian Gardens – qualifient de stratégie motivée idéologiquement pour accaparer des terres pour Israël ainsi que pour subventionner des organisations américaines influentes et des thinktanks qui soutiennent les gouvernements israéliens les plus bellicistes.
Mais l’opération bingo, propriété d’un médecin juif millionnaire, Irving Moskowitz a pris un caractère plus significatif ces dernières semaines quand le président Barack Obama a fixé une limite à Israël en exigeant l’arrêt de la construction de colonies que la Maison Blanche considère comme un obstacle majeur à la paix. « Moskowitz prend des millions dans la ville la plus pauvre de Californie et les envoie dans les colonies, » explique Haim Dov Beliak, un rabbin qui officie à Hawaiian Gardens et qui fait partie des personnalités religieuses de Californie qui ont fait campagne pour bloquer le transfert des fonds vers les colonies.
« L’argent que Moskowitz met dans les colonies a changé la donne. Moskowitz a contribué à construire un noyau dur du mouvement de colonisation qui comporte peut-être entre 50 000 et 70 000 membres.
« Il ne paye pas tout mais il avance l’argent pour les avant-gardes qui créent les points de colonisation Ce qui lie les mains d’Israël. Ce qui lie les mains de l’administration Obama. Si l’administration veut être sérieuse avec l’arrête de la colonisation, elle doit commencer par Hawaiian Gardens.»
Moskowitz est un médecin retraité de 80 ans et un millionnaire orthodoxe qui a bâti sa fortune en achetant et en vendant des hôpitaux. En 1988, il a aussi acheté le hall de bingo en perte de vitesse d’Hawaiian Gardens qui, selon la règlementation californienne, ne peut servir qu’à des opérations à but non lucratif et donc, Moskowitz l’a placé sous l’aile d’une fondation caritative qu’il a créée à son propre nom.
La fondation, qui n’a pas répondu à nos demandes d’entretien, présente l’opération bingo comme d’un grand apport pour la communauté locale à travers des dons à de nombreuses organisations comme la banque alimentaire d’Hawaiian Gardens ainsi qu’à des bourses d’études. Elle a aussi donné de l’argent pour des actions de secours lors de catastrophes naturelles en Amérique Centrale, au Kosovo et aux Etats Unis.
Mais les déclarations d’impôts montrent que l’essentiel des dons va à ce que la fondation présente comme une «aide caritative» à un ensemble d’organisations en Israël.
«La disparition de nombreux parents du Dr Moskowitz pendant l’holocauste a renforcé sa conviction qu’Israël doit être maintenue en tant que refuge sûr pour le peuple juif dans le monde entier. En Israël, la fondation appuie toute une série d’organisations qui activent dans les domaines religieux, éducatif, culturel et de services d’urgence, » indique la fondation sur son site web.
Ce qu’elle ne dit pas c’est que la destination centrale des dons consiste en un certain nombre d’organisations juives déterminées à revendiquer le territoire palestinien pour Israël et à s’assurer que Jérusalem Est occupée restera entre les mains de l’Etat juif.
Beliak calcule que la fondation a donné aux colons juifs bien plus de 110 millions d’euros, à commencer par la construction il y a 20 ans de 113 logements sur des terres confisquées à des Palestiniens par le gouvernement israélien.
Beliak a participé au lancement de la Coalition for Justice in Hawaiian Gardens & Jerusalem pour arrêter le flux financier du hall de bingo vers les colonies juives. Ses recherches dans les documents fiscaux montrent que les dons de la fondation Moskowitz comprennent des bourses pour Beit Hadassah, une colonie juive militante au cœur de la ville cisjordanienne d’Hébron.
Des milliers d’Arabes ont été expulsés de leurs maisons et commerces autour de Beit Hadaasah soi-disant pour leur propre sécurité après l’assassinat non loin de là de 29 Palestiniens en 1994 par Baruch Goldstein, un colon d’origine américaine. Goldstein avait été lui-même tué et sa tombe est considérée comme un lieu saint par certains colons. Moskowitz a trouvé des excuses à l’acte de Goldstein en reprochant aux Palestiniens de l’avoir poussé à aller trop loin.
La fondation a également donné plus de 3,5 millions d’euros à Ateret Cohanim, une organisation de droite qui loge des Juifs dans le quartier musulman de la vieille ville de Jérusalem. Dans d’autres secteurs de Jérusalem Est, Moskowitz a financé des colonies juives situées de manière à coincer ou à isoler des quartiers palestiniens dans le cadre d’une stratégie plus large du gouvernement israélien visant à assurer un contrôle total de la ville par les Israéliens.
«Moskowitz a été pionnier dans la tentative de rompre la continuité des centre de peuplement arabe dans Jérusalem, » explique Beliak. « Les conséquences sont radicalement différentes d’avec l’action d’acheter ici ou là une petite parcelle de terrain. Il s’agit d’orientations politiques et de faits sur le terrain et toutes les administrations [US] l’ont autorisé à le faire.»
Une des organisations les plus litigieuses parmi celles soutenues par Moskowitz est la Fondation City of David au cœur du quartier arabe de Jérusalem, où environ 1500 Palestiniens risquent l’expulsion au nom soi-disant de la préservation archéologique d’un site où ; selon l’organisation, le roi David aurait créé une ville y a 3000 ans.
Quatre ans plus tôt, Doron Spielman, directeur de la fondation City of David, avait dit au Guardian que « le but de notre organisation est d’accroître autant que possible la présence juive dans ce quartier… Nous ne pouvons pas escompter que des Juifs puissent y être en sécurité si c’est un quartier arabe.»
A cette fin, des Palestiniens ont été expulsés de leurs domiciles, parfois par la force des armes, tandis que d’autres se battent devant les tribunaux pour se cramponner à leurs biens.
Moskowitz ne fait pas mystère de son hostilité envers les Palestiniens. Il était opposé aux accords d’Oslo, les comparant à l’apaisement [des Nazis par Chamberlain]. En 1996, il avait déclaré au Los Angeles Times que les discussions de paix représentaient un «glissement vers des concessions, la reddition et le suicide d’Israël.»
Il avait été aussi un adversaire résolu du retrait des colons juifs de la bande de Gaza il y a quatre ans et avait fourni des fonds aux colons pour lutter contre ce retrait.
Actuellement, Moskowitz est en train de construire un hall de bingo bien plus grand à Hawaiian Gardens, ce qui augmentera le flux d’argent.
Beliak est particulièrement irrité par le fait que cette collecte de fonds se déroule sans interférences des autorités américaines. A contrario, dit-il, les associations caritatives musulmanes qui collectent des fonds pour aider les Palestiniens ont fait l’objet d’enquêtes ciblées, fermées et certains de leurs administrateurs emprisonnés parce qu’ils apportaient une aide humanitaire à Gaza aidant indirectement le Hamas.
« Après [le 11 septembre] 2001, il y a eu tout un discours sur la supposée manière dont les Musulmans [aux USA] utilisaient ces œuvres caritatives pour soutenir la violence.
« Rien de rie n’a jamais étayé substantiellement ces suppositions. Mais là, ils avaient une situation où quelqu’un utilisait de l’argent pour soutenir des colons, de l’argent en faveur de l’extrémisme, de la violence et ils l’ont complètement ignoré, » explique Beliak.

Un bel exemple de culture judéo-chrétienne

14 février 2009

http://www.youtube.com/v/STwDiHQwtGE&hl=fr&fs=1

La scène se déroule près d’Hébron en Cisjordanie occupée. Une équipe de tournage britannique est menacée verbalement par un colon complètement ivre.

d
Au fait, comment traduit-on « You and your fucking Jesus » en français?
d
Ah oui: « Toi et ton enculé de Jésus. »

d
Et « Screw you. Screw your mothers? »

Peut-être ainsi: « Je vous nique. Je nique vos mères. »
d
Et ça: « We killed Jesus, we’re proud of it. »?
f
Oui, comme ça: « Nous avons tué Jésus, nous en sommes fiers. »

De biens beaux exemples de culture judéo-chrétienne.

Question: l’alcool ingéré par cet ivrogne est-il de la vodka ou du whisky?
d

Tell Rumeida est une petite collectivité palestinienne au coeur de la Cisjordanie près d’Hébron. Les familles palestiniennes dont les terres sont en parie occupées par ces colons vivent tout près d’eux et sont souvent virtuellement prisonniers dans leurs propres maisons, soumis aux agressions violentes et aux destructions de biens commises par les colons.

Un bel exemple de culture judéo-chrétienne

14 février 2009

La scène se déroule près d’Hébron en Cisjordanie occupée. Une équipe de tournage britannique est menacée verbalement par un colon complètement ivre.

d
Au fait, comment traduit-on « You and your fucking Jesus » en français?
d
Ah oui: « Toi et ton enculé de Jésus. »

d
Et « Screw you. Screw your mothers? »

Peut-être ainsi: « Je vous nique. Je nique vos mères. »
d
Et ça: « We killed Jesus, we’re proud of it. »?
f
Oui, comme ça: « Nous avons tué Jésus, nous en sommes fiers. »

De biens beaux exemples de culture judéo-chrétienne.

Question: l’alcool ingéré par cet ivrogne est-il de la vodka ou du whisky?
d

Tell Rumeida est une petite collectivité palestinienne au coeur de la Cisjordanie près d’Hébron. Les familles palestiniennes dont les terres sont en parie occupées par ces colons vivent tout près d’eux et sont souvent virtuellement prisonniers dans leurs propres maisons, soumis aux agressions violentes et aux destructions de biens commises par les colons.

Un bel exemple de culture judéo-chrétienne

14 février 2009

La scène se déroule près d’Hébron en Cisjordanie occupée. Une équipe de tournage britannique est menacée verbalement par un colon complètement ivre.

d
Au fait, comment traduit-on « You and your fucking Jesus » en français?
d
Ah oui: « Toi et ton enculé de Jésus. »

d
Et « Screw you. Screw your mothers? »

Peut-être ainsi: « Je vous nique. Je nique vos mères. »
d
Et ça: « We killed Jesus, we’re proud of it. »?
f
Oui, comme ça: « Nous avons tué Jésus, nous en sommes fiers. »

De biens beaux exemples de culture judéo-chrétienne.

Question: l’alcool ingéré par cet ivrogne est-il de la vodka ou du whisky?
d

Tell Rumeida est une petite collectivité palestinienne au coeur de la Cisjordanie près d’Hébron. Les familles palestiniennes dont les terres sont en parie occupées par ces colons vivent tout près d’eux et sont souvent virtuellement prisonniers dans leurs propres maisons, soumis aux agressions violentes et aux destructions de biens commises par les colons.

Pétition d’intellectuels et d’artistes : l’entité sioniste doit perdre !

16 janvier 2009

Au risque de me répéter, je le dis encore: les temps changent pour l’entité sioniste malgré une hasbara (propagande) de plus en plus grossière dans ses mensonges mais toujours efficace dans le musèlement des médiats occidentaux.

Un ensemble de pétitions avec les listes des premiers signataires paru dans le journal britannique The Guardian en témoigne.

Ce qui est nouveau, ainsi qu’on peut le constater dans le texte de présentation de la première pétition (traduction ci-dessous) c’est la nature éminemment politique (et non à visée strictement humanitaire) de ces pétitions. Et aussi, le refus d’adopter une position dite « équilibrée » au regard de ce problème si « complexe » selon la hasbara (et qui le rendrait incompréhensible aux Gentils), refus qui va avec une claire prise de position en faveur de la Palestine brutalisée par les sionistes.

Même si les pétitionnaires disent souhaiter la défaite de l’entité sioniste (et ça aussi c’est quelque chose d’inédit), il est clair qu’ils proposent en réalité la seule solution susceptible de sauver cet Etat voyou: cesser ses agressions et se retirer des territoires occupés.

C’est en fait un appel à l’intelligence des dirigeants sionistes dont on peut cependant être certain qu’ils ne l’entendront pas. En effet, une fois dessaoulés après leur beuverie de sang arabe, les criminels de Sion en état de manque n’auront d’autre hâte que de relancer des hostilités meurtrières. Ils en sortiront à chaque fois un peu plus affaiblis et ils le savent car ils n’ont pu faire autrement que constater le rétrécissement de leur emprise territoriale depuis 1973 et après leur funeste équipée au Liban en 1982.

On notera avec plaisir parmi les signataires les noms d’ Etienne Balibar, d’ Eric Hobsbawm, de Stephen Frears, Nigel Kennedy, Brian Eno, Chaz Jankel, Susheela Raman

Tueries de Gaza: une indignation croissante

The Guardian (UK) 16 janvier 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Les massacres de Gaza sont la phase la plus récente d’une guerre qu’Israël livre contre le peuple de Palestine depuis plus de soixante ans. Le but de cette guerre n’a jamais changé: utiliser une force militaire démesurée pour éradiquer les Palestiniens en tant que force politique capable de résister à l’appropriation en cours par Israël de leur terre et de leurs ressources. La guerre d’Israël contre les Palestiniens a fait de Gaza et de la Cisjordanie de gigantesques prisons politiques. Il n’y a aucune symétrie dans cette guerre au niveau des principes, des tactiques et des conséquences. Israël est responsable de son déclenchement, de son intensification et d’avoir mis fin à la plus récente trêve militaire.

Israël doit perdre. Il n’est pas suffisant d’appeler à un autre cessez-le-feu ou à plus d’aide humanitaire. Ce n’est pas assez de pousser à la reprise du dialogue et de reconnaître les inquiétudes et les souffrances des deux côtés. Si nous croyons au principe démocratique d’autodétermination, si nous affirmons le droit de résister à l’agression militaire et à l’occupation coloniale, alors nous sommes obligés de prendre parti… contre Israël et avec le peuple de Cisjordanie et de Gaza.

Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour empêcher Israël de gagner sa guerre. Israël doit admettre que sa sécurité dépend de la justice et de la coexistence pacifique avec ses voisins et non sur l’usage criminel de la force.

Nous pensons qu’Israël devrait immédiatement et sans conditions cesser son agression contre Gaza, mettre fin à l’occupation de la Cisjordanie et renoncer à sa prétention de contrôler des territoires au delà de ses frontières de 1967. Nous appelons le gouvernement britannique et le peuple Britannique à prendre toutes les initiatives nécessaires pour contraindre Israël à satisfaire à ces exigences, en commençant par un programme de boycott, de désinvestissement et de sanctions.

>Pétition d’intellectuels et d’artistes : l’entité sioniste doit perdre !

16 janvier 2009

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Au risque de me répéter, je le dis encore: les temps changent pour l’entité sioniste malgré une hasbara (propagande) de plus en plus grossière dans ses mensonges mais toujours efficace dans le musèlement des médiats occidentaux.

Un ensemble de pétitions avec les listes des premiers signataires paru dans le journal britannique The Guardian en témoigne.

Ce qui est nouveau, ainsi qu’on peut le constater dans le texte de présentation de la première pétition (traduction ci-dessous) c’est la nature éminemment politique (et non à visée strictement humanitaire) de ces pétitions. Et aussi, le refus d’adopter une position dite « équilibrée » au regard de ce problème si « complexe » selon la hasbara (et qui le rendrait incompréhensible aux Gentils), refus qui va avec une claire prise de position en faveur de la Palestine brutalisée par les sionistes.

Même si les pétitionnaires disent souhaiter la défaite de l’entité sioniste (et ça aussi c’est quelque chose d’inédit), il est clair qu’ils proposent en réalité la seule solution susceptible de sauver cet Etat voyou: cesser ses agressions et se retirer des territoires occupés.

C’est en fait un appel à l’intelligence des dirigeants sionistes dont on peut cependant être certain qu’ils ne l’entendront pas. En effet, une fois dessaoulés après leur beuverie de sang arabe, les criminels de Sion en état de manque n’auront d’autre hâte que de relancer des hostilités meurtrières. Ils en sortiront à chaque fois un peu plus affaiblis et ils le savent car ils n’ont pu faire autrement que constater le rétrécissement de leur emprise territoriale depuis 1973 et après leur funeste équipée au Liban en 1982.

On notera avec plaisir parmi les signataires les noms d’ Etienne Balibar, d’ Eric Hobsbawm, de Stephen Frears, Nigel Kennedy, Brian Eno, Chaz Jankel, Susheela Raman

Tueries de Gaza: une indignation croissante

The Guardian (UK) 16 janvier 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Les massacres de Gaza sont la phase la plus récente d’une guerre qu’Israël livre contre le peuple de Palestine depuis plus de soixante ans. Le but de cette guerre n’a jamais changé: utiliser une force militaire démesurée pour éradiquer les Palestiniens en tant que force politique capable de résister à l’appropriation en cours par Israël de leur terre et de leurs ressources. La guerre d’Israël contre les Palestiniens a fait de Gaza et de la Cisjordanie de gigantesques prisons politiques. Il n’y a aucune symétrie dans cette guerre au niveau des principes, des tactiques et des conséquences. Israël est responsable de son déclenchement, de son intensification et d’avoir mis fin à la plus récente trêve militaire.

Israël doit perdre. Il n’est pas suffisant d’appeler à un autre cessez-le-feu ou à plus d’aide humanitaire. Ce n’est pas assez de pousser à la reprise du dialogue et de reconnaître les inquiétudes et les souffrances des deux côtés. Si nous croyons au principe démocratique d’autodétermination, si nous affirmons le droit de résister à l’agression militaire et à l’occupation coloniale, alors nous sommes obligés de prendre parti… contre Israël et avec le peuple de Cisjordanie et de Gaza.

Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour empêcher Israël de gagner sa guerre. Israël doit admettre que sa sécurité dépend de la justice et de la coexistence pacifique avec ses voisins et non sur l’usage criminel de la force.

Nous pensons qu’Israël devrait immédiatement et sans conditions cesser son agression contre Gaza, mettre fin à l’occupation de la Cisjordanie et renoncer à sa prétention de contrôler des territoires au delà de ses frontières de 1967. Nous appelons le gouvernement britannique et le peuple Britannique à prendre toutes les initiatives nécessaires pour contraindre Israël à satisfaire à ces exigences, en commençant par un programme de boycott, de désinvestissement et de sanctions.


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