Archive for the ‘Dershowitz’ Category

Qu’on se le dise, il n’y a pas de lobby sioniste

11 avril 2009

L’article qui suit illustre bien la censure qu’exerce le lobby sioniste dans le milieu universitaire aux Etats-Unis. Si l’entité est, dit-on en Occident, l’unique démocratie du Proche Orient, il faut croire que son usage ne doit être réservé qu’au peuple élu, non seulement dans les frontières qu’il s’est arrogées par la force des armes mais aussi au delà dans la lointaine Amérique.

Le procédé est tout ce qu’il y a de bien rôdé : une ou plusieurs associations étudiantes invitent un orateur à animer une conférence débat ; une ou plusieurs associations d’étudiants sionistes protestent ; l’administration de l’université annule l’événement.

C’est que les associations d’étudiants sionistes ne sont pas de vulgaires petites associations locales. Dans l’exemple présenté, il s’agit d’Hillel, une puissante organisation présente sur la plupart des campus, et pas seulement aux Etats-Unis, et imbriquée dans l’immense réseau des associations et organisations sionistes.

Si on lit attentivement l’article, on comprend que les dirigeants de l’administration ont craint que l’exposé de Norman G. Finkelstein ne soit suivi d’un débat houleux, voire violent au sens physique du terme. C’est certainement que Hillel a laissé entendre à la direction qu’elle devait agir faute de quoi…

Faute de quoi, il y aurait du grabuge sur le campus. Et faute de quoi, l’université pourrait voir certains donateurs se détourner d’elle. En ces temps de crise financière, voilà un luxe que peu d’institutions d’enseignement peuvent se permettre.

Car des organisations sionistes financent cette université puisqu’elle héberge le Strassler Family Center for Holocaust and Genocide Studies dont on imagine la qualité de la contribution à la science historique. Et, nous dit le responsable de l’université, il fallait éviter que la conférence d’un autre spécialiste de l’holocauste ne télescope les conférences prévues à peu près à la même date par le centre Strassler.

Sauf que l’université n’a pas reporté mais annulé la conférence ; et que Finkelstein n’est pas tant un spécialiste de l’holocauste que celui qui dénonce méthodiquement l’exploitation des malheurs des Juifs par l’entité sioniste.

Ce genre de pratiques est difficilement concevable dans le milieu universitaire français quoique… Pour l’heure elles sont réservées à ceux qui d’une manière où d’une autre dépendent de mécaniques entrepreneuriales. N’est-ce-pas Dieudonné ? Mais oui, Siné !

La Clark University annule l’invitation du spécialiste de l’holocauste

Calendrier et controverse invoqués

par Matt Byrne, Boston Globe (USA) 10 avril 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

La Clark University a annulé une conférence-débat prévue à la fin de ce mois et animée par Norman Finkelstein, le spécialiste controversé de l’holocauste, expliquant que sa présence « favoriserait la controverse et non le dialogue ou la compréhension » et serait en conflit avec un autre événement similaire programmé à peu près à la même date.

La Clark University Students for Palestinian Rights, une association d’étudiants du campus de Worcester, avait organisé une prise de parole par Finkelstein le 21 avril, indique Tom Macmillan, président de l’association. Les dirigeants de l’université, cependant, ont soutenu que le thème et le calendrier de cette intervention entraient en conflit avec un événement de nature similaire sponsorisé par l’université.

Dans une lettre au journal du campus universitaire, John Bassett, le président de l’université écrit : « L’université reste déterminée à inviter un large spectre d’orateurs pour encourager la diversité des opinions sur des sujets controversés. Ma décision est motivée par sa programmation prématurée et malencontreuse. »

La prise de parole de Finkelstein entrerait en conflit avec une conférence du même type organisée par le Strassler Family Center for Holocaust and Genocide Studies, programmée du 23 au 26 avril 2009, deux jours après celle de Finkelstein, explique Bassett dans sa lettre. Cette conférence pourrait voir l’intervention de spécialistes de l’holocauste dont MacMillan indique qu’ils pourraient être en désaccord avec Finkelstein.

Même si Bassett écrit qu’il ne croit pas que les étudiants envisageaient Finkelstein comme un affront pour la conférence, il dit penser qu’il pouvait être perçu de la sorte.

« Il est possible que notre compréhension des conflits du Moyen Orient sorte enrichie de discussions avec le professeur Finkelstein, » écrit Bassett dans sa lettre. « Mon jugement est, toutefois, qu’une prise de parole du professeur Finkelstein le même soir que celui de notre conférence prévue de longue date ne pourra que susciter la controverse et non le dialogue et la compréhension. »

John Foley, secrétaire général adjoint de l’université, n’a pas souhaité s’exprimer lorsque nous l’avons contacté hier soir. Jane Salerno, une porte parole de l’université s’exprimera ultérieurement.

Finkelstein avait accepté l’invitation en février, et l’association étudiante avait obtenu des fonds de la part de plusieurs autres associations de l’université pour aider à payer les frais afférents à la conférence.

La polémique a été portée à l’attention de l’administration de l’université après que Hillel, une association juive de l’université, a formulé une objection à la venue programmée de Finkelstein.

Selon MacMillan, Bassett a réuni lundi MacMillan, deux autres membres de l’association et quelques autres cadres de l’université, dont des membres de la sécurité pour discuter de la conférence de Finkelstein.

Lors de la conférence, l’administration a suggéré qu’au moins six agents de sécurité en tenue ou en civil soient présents au cas où le débat deviendrait violent, explique MacMillan.

Finkelstein a été au centre d’une controverse par le passé. En juin 2007, l’université DePaul à Chicago avait refusé la candidature de Finkelstein à un poste de titulaire après qu’une querelle avec le professeur de droit d’Harvard Alan Dershowitz ait connu une escalade quand Dershowitz s’est publiquement opposé à la titularisation de Finkelstein.

Finkelstein affirme dans son livre « Beyond Chutzpah : sur le mésusage de l’antisémitisme et le mauvais traitement fait à l’histoire » qu’Israël se sert des accusations d’antisémitisme pour écarter les critiques, une réponse au livre de Dershowitz « The Case for Israel (en défense d’Israël). »

La décision de Clark de refuser la conférence de Finkelstein intervient moins d’un mois après la démarche similaire d’une faculté de Boston, interdisant à William Ayers, professeur à l’université de Chicago et ancien membre de Weather Underground, de s’exprimer sur le campus à la demande d’une association étudiante.


>Qu’on se le dise, il n’y a pas de lobby sioniste

11 avril 2009

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L’article qui suit illustre bien la censure qu’exerce le lobby sioniste dans le milieu universitaire aux Etats-Unis. Si l’entité est, dit-on en Occident, l’unique démocratie du Proche Orient, il faut croire que son usage ne doit être réservé qu’au peuple élu, non seulement dans les frontières qu’il s’est arrogées par la force des armes mais aussi au delà dans la lointaine Amérique.

Le procédé est tout ce qu’il y a de bien rôdé : une ou plusieurs associations étudiantes invitent un orateur à animer une conférence débat ; une ou plusieurs associations d’étudiants sionistes protestent ; l’administration de l’université annule l’événement.

C’est que les associations d’étudiants sionistes ne sont pas de vulgaires petites associations locales. Dans l’exemple présenté, il s’agit d’Hillel, une puissante organisation présente sur la plupart des campus, et pas seulement aux Etats-Unis, et imbriquée dans l’immense réseau des associations et organisations sionistes.

Si on lit attentivement l’article, on comprend que les dirigeants de l’administration ont craint que l’exposé de Norman G. Finkelstein ne soit suivi d’un débat houleux, voire violent au sens physique du terme. C’est certainement que Hillel a laissé entendre à la direction qu’elle devait agir faute de quoi…

Faute de quoi, il y aurait du grabuge sur le campus. Et faute de quoi, l’université pourrait voir certains donateurs se détourner d’elle. En ces temps de crise financière, voilà un luxe que peu d’institutions d’enseignement peuvent se permettre.

Car des organisations sionistes financent cette université puisqu’elle héberge le Strassler Family Center for Holocaust and Genocide Studies dont on imagine la qualité de la contribution à la science historique. Et, nous dit le responsable de l’université, il fallait éviter que la conférence d’un autre spécialiste de l’holocauste ne télescope les conférences prévues à peu près à la même date par le centre Strassler.

Sauf que l’université n’a pas reporté mais annulé la conférence ; et que Finkelstein n’est pas tant un spécialiste de l’holocauste que celui qui dénonce méthodiquement l’exploitation des malheurs des Juifs par l’entité sioniste.

Ce genre de pratiques est difficilement concevable dans le milieu universitaire français quoique… Pour l’heure elles sont réservées à ceux qui d’une manière où d’une autre dépendent de mécaniques entrepreneuriales. N’est-ce-pas Dieudonné ? Mais oui, Siné !

La Clark University annule l’invitation du spécialiste de l’holocauste

Calendrier et controverse invoqués

par Matt Byrne, Boston Globe (USA) 10 avril 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

La Clark University a annulé une conférence-débat prévue à la fin de ce mois et animée par Norman Finkelstein, le spécialiste controversé de l’holocauste, expliquant que sa présence « favoriserait la controverse et non le dialogue ou la compréhension » et serait en conflit avec un autre événement similaire programmé à peu près à la même date.

La Clark University Students for Palestinian Rights, une association d’étudiants du campus de Worcester, avait organisé une prise de parole par Finkelstein le 21 avril, indique Tom Macmillan, président de l’association. Les dirigeants de l’université, cependant, ont soutenu que le thème et le calendrier de cette intervention entraient en conflit avec un événement de nature similaire sponsorisé par l’université.

Dans une lettre au journal du campus universitaire, John Bassett, le président de l’université écrit : « L’université reste déterminée à inviter un large spectre d’orateurs pour encourager la diversité des opinions sur des sujets controversés. Ma décision est motivée par sa programmation prématurée et malencontreuse. »

La prise de parole de Finkelstein entrerait en conflit avec une conférence du même type organisée par le Strassler Family Center for Holocaust and Genocide Studies, programmée du 23 au 26 avril 2009, deux jours après celle de Finkelstein, explique Bassett dans sa lettre. Cette conférence pourrait voir l’intervention de spécialistes de l’holocauste dont MacMillan indique qu’ils pourraient être en désaccord avec Finkelstein.

Même si Bassett écrit qu’il ne croit pas que les étudiants envisageaient Finkelstein comme un affront pour la conférence, il dit penser qu’il pouvait être perçu de la sorte.

« Il est possible que notre compréhension des conflits du Moyen Orient sorte enrichie de discussions avec le professeur Finkelstein, » écrit Bassett dans sa lettre. « Mon jugement est, toutefois, qu’une prise de parole du professeur Finkelstein le même soir que celui de notre conférence prévue de longue date ne pourra que susciter la controverse et non le dialogue et la compréhension. »

John Foley, secrétaire général adjoint de l’université, n’a pas souhaité s’exprimer lorsque nous l’avons contacté hier soir. Jane Salerno, une porte parole de l’université s’exprimera ultérieurement.

Finkelstein avait accepté l’invitation en février, et l’association étudiante avait obtenu des fonds de la part de plusieurs autres associations de l’université pour aider à payer les frais afférents à la conférence.

La polémique a été portée à l’attention de l’administration de l’université après que Hillel, une association juive de l’université, a formulé une objection à la venue programmée de Finkelstein.

Selon MacMillan, Bassett a réuni lundi MacMillan, deux autres membres de l’association et quelques autres cadres de l’université, dont des membres de la sécurité pour discuter de la conférence de Finkelstein.

Lors de la conférence, l’administration a suggéré qu’au moins six agents de sécurité en tenue ou en civil soient présents au cas où le débat deviendrait violent, explique MacMillan.

Finkelstein a été au centre d’une controverse par le passé. En juin 2007, l’université DePaul à Chicago avait refusé la candidature de Finkelstein à un poste de titulaire après qu’une querelle avec le professeur de droit d’Harvard Alan Dershowitz ait connu une escalade quand Dershowitz s’est publiquement opposé à la titularisation de Finkelstein.

Finkelstein affirme dans son livre « Beyond Chutzpah : sur le mésusage de l’antisémitisme et le mauvais traitement fait à l’histoire » qu’Israël se sert des accusations d’antisémitisme pour écarter les critiques, une réponse au livre de Dershowitz « The Case for Israel (en défense d’Israël). »

La décision de Clark de refuser la conférence de Finkelstein intervient moins d’un mois après la démarche similaire d’une faculté de Boston, interdisant à William Ayers, professeur à l’université de Chicago et ancien membre de Weather Underground, de s’exprimer sur le campus à la demande d’une association étudiante.


La preuve de l’efficacité de la torture : sous la torture nazie, des résistants Français ont révélé les endroits où se cachaient leurs compagnons

10 novembre 2007
Le texte d’Alan Dershowitz que je vous propose vient en soutien à la candidature au poste d’attorney général ‘ministre de la justice) de Michael Mukasey. Ce dernier vient d’ailleurs comme Dershowitz l’avait prévu d’accéder à ce poste. Comme Dershowitz, Mukasey est un sioniste notoire mais ce qui avait mis en péril sa candidature n’était pas son sionisme affiché mais son refus de prendre position sur le supplice de la baignoire et dire s’il s’agit ou non selon lui de torture.
Pour sa part, Alan Dershowitz n’est pas embarrassé par cette question. Il répond franchement que oui, le supplice de la noyade simulée est une torture et que oui, le président des Etats-Unis doit avoir le droit d’ordonner légalement des actes de torture non mortels si la torture permet d’épargner des vies humaines (américaines s’entend).
s
Dershowitz cite à l’appui les pratiques actuellement en vigueur dans l’entité sioniste et celles qu’affectionnait le régime nazi. Vous me l’enlevez de la bouche : oui, la boucle est bouclée, le sionisme est décidément un cousin du nazisme au point que c’est l’exemple du IIIème Reich qui est venu spontanément à l’esprit de notre distingué juriste.
s
Les Démocrates et le supplice de la noyade simulée
Le parti perdra la présidentielle s’il se définit lui même comme mou sur le terrorisme
par ALAN DERSHOWITZ, Wall Street Journal, 7 novembre 2007. Traduit de l’anglais par Djazaïri
s
J’ai récemment eu l’occasion de discuter de la guerre que mène l’administration Bush contre le terrorisme avec un des anciens responsables de premier plan dans la planification de cette guerre. Il m’a demandé quelles étaient, selon moi, les plus grosses erreurs commises par le gouvernement.
Je lui ai répondu qu’après les attentats du 11 septembre, il n’avait pas fait immédiatement une proposition d’ouverture politique aux Démocrates. Le président Roosevelt avait invité les Républicains à entrer dans son cabinet au moment où les USA se préparaient à combattre les Allemands et les Japonais, et le président Lincoln avait intégré des opposants politiques dans ses efforts pour sauvegarder l’union. La création d’un front politique unifié contre un ennemi extérieur peut amoindrir le bénéfice partisan attendu d’un effort de guerre victorieux mais elle contribue à maintenir la cohésion nationale alors que les disputes partisanes peuvent contrecarrer cet effort.
s
Au moment où ils se dirigent vers une reconquête inévitable de la Maison Blanche, les Démocrates semblent faire la même erreur. La plupart des candidats Démocrates à la présidence cherchent à tirer un avantage pour leur parti de ce que de nombreux Américains voient comme des échecs de Bush dans la guerre contre le terrorisme et particulièrement dans son extension en Irak et plus tard probablement en Iran.
Ce positionnement pacifiste veut séduit l’aile gauche de l’électorat démocrate, qui peut avoir une certaine influence sur le résultat des primaires démocrates mais qui a bien moins de chances de déterminer l’issue de l’élection générale. La majorité des Américains – Démocrates, Républicains, indépendants ou indécis – veulent un président à la fois fort et habile sur les questions de sécurité nationale et qui usera de tous ses pouvoirs légaux pour empêcher de nouveaux actes de terrorisme.
s
Des centaines de milliers d’Américains peuvent bien regarder les films de Michael Moore ou applaudir dans les manifestations de Cindy Sheehan, mais ils sont des dizaines de millions à vouloir que les Moores et les Sheehans de notre pays aient le moins d’influence possible sur notre politique de sécurité nationale. C’est pourquoi, de manière surprenante, Rudy Giulani semble avoir un bon impact auprès de plusieurs segments de l’électorat, depuis les centristes du Parti Démocrate aux Républicains et même une partie de la droite religieuse.
On peut trouver bizarre de voir qu’un candidat, parvenu à une notoriété nationale en tant que maire de New York, et avec un bilan mitigé dans cette fonction, pourrait être l’objet du choix de tant de personnes sur des questions de sécurité, en dépit de son manque d’expérience au niveau national et international. Mais le Rudy d’après le 11 septembre renvoie l’image de la fermeté et de la légitimité absolue de la défense de l’Amérique.
s
Je ne veux pas dire que les candidats Démocrates devraient chercher à imiter M. Giulani. Mais ils ne peuvent ignorer la fermeté de sa position sur la sécurité nationale s’ils veulent remporter l’élection de 2008 qu’on ne doit pas confondre avec les primaires dans certains Etats particuliers. Des candidats démocrates marginaux bénéficient certainement d’un positionnement à gauche sur les questions de sécurité nationale mais les candidats sérieux – les candidats qui veulent avoir une chance réaliste quelconque de dominer l’élection générale – ne doivent pas se laisser éloigner, écarter ou même entraîner loin d’un fort engagement pour la sécurité nationale,
Considérez par exemple la question controversée et émotionnellement chargée du recours à la torture pour obtenir des informations pour empêcher des actions terroristes imminentes – le fameux scénario de la bombe à retardement. Je ne parle pas de l’usage routinier de la torture dans l’interrogatoire de suspects ou des sévices par humiliation sexuelle , infamies qui se sont produites à Abou Ghraib. Je parle de ces rares situations décrites par l’ancien président Clinton dans une interview à la radio publique nationale :
« Vous avez attrapé quelqu’un dont vous savez qu’il est le 2ème adjoint d’Oussama ben Laden. Et vous savez qu’ils préparent une opération aux USA ou dans un pays européen dans les trois prochains jours. Et vous savez que ce type le sait. C’est tout à fait l’exemple le plus clair. Et vous pensez que vous pouvez tirer quelque chose de ce type en le droguant à fond, en le passant à la baignoire ou en le travaillant autrement, »
Il avait dit que le Congrès devrait définir un statut spécial « qui permettrait au président à obtenir des informations dans un cas tel que je viens de le préciser, informations qui dans tous les cas pourraient être soumises à la Foreign Intelligence Surveillance Court. » Le président devrait « prendre la responsabilité personnelle » d’autoriser la torture dans une situation extrême de ce genre. Le sénateur John McCain a dit lui aussi qu’en tant que président il prendrait la responsabilité dans cette situation qui n’a que « une chance sur un million » de se produire.
s
Malgré mon opposition personnelle au recours à la torture, je suis certain que n’importe quel président – et même n’importe quel leader d’une nation démocratique – autoriserait en fait certaines formes de torture contre un terroriste capturé s’il était convaincu que c’est la seule façon d’obtenir l’information nécessaire pour empêcher une attaque imminente qui causerait de nombreuses pertes. Le seul sujet à débat est de savoir s’il devrait le faire ouvertement en assumant sa responsabilité ou secrètement en ayant la possibilité de le nier. La première approche semble plus cohérente avec le modèle démocratique, la deuxième avec l’hypocrisie politique typique.
Certains affirment que question de la torture n’a pas à être posée car elle ne marche jamais – elle ne donne que des informations fausses. Ce n’est tout simplement pas vrai comme le prouvent des membres authentiques de la résistance française qui, sous la torture nazie, ont révélé les endroits où se trouvaient leurs compagnons et leurs proches.
s
Le genre de tortures dont parlait le président Clinton n’a pas pour but d’obtenir des aveux pour des crimes passés mais au contraire d’obtenir en temps réel des renseignements considérés comme nécessaires pour empêcher un acte terroriste visant à une tuerie de masse. La question posée au terroriste capturé n’est pas « L’as-tu fait? » Au lieu de quoi, on demande au suspect de révéler une information de nature vérifiable comme le lieu où se trouve celui qui va commettre l’attentat.
Récemment, des responsables des services de sécurité israéliens se sont trouvés confrontés à une situation de bombe à retardement. Quelques jours avant Yom Kippour, ils avaient reçu une information crédible selon laquelle un attentat suicide était en préparation contre une synagogue bondée pendant le jour le plus sacré du calendrier juif. Après des échanges de tirs au cours desquels un soldat Israélien avait été tué, le chef de la cellule terroriste à Naplouse avait été capturé. Son interrogatoire avait permis de localiser la bombe destinée à l’attentat suicide sans un appartement de Tel Aviv. Israël nie recourir à la torture et je suis conscient de l’absence de preuves qu’ils l’aient utilisée pour soutirer une information vitale dans cette affaire.
Mais alors, si les méthodes légales d’interrogatoire avaient échoué à découvrir la cache du candidat à l’attentat suicide? Quelles autres formes de pression devraient être employées dans cette situation?
s
Ce qui nous amène à la noyade simulée. Michael Mukasey, dont la confirmation comme attorney général semble désormais assurée, a parfaitement raison de dire, en matière de droit constitutionnel, que le problème de la « noyade simulée » ne peut pas être tranché dans l’abstrait. Selon les précédents qui font jurisprudence – je suis en désaccord avec certains – la cour doit examiner la nature des intérêts gouvernementaux en jeu et le choc des consciences que pourraient provoquer les actions du gouvernement dans une affaire et ensuite décider au cas par cas. Dans plusieurs affaires impliquant des actions au moins aussi dures que la simulation de noyade, les tribunaux n’ont pas décelé d’infraction aux procédures régulières.
Les membres de la commission judiciaire qui ont voté contre le juge Mukasey en raison de sa réticence à soutenir une interdiction absolue de la simulation de noyade et d’autres formes de torture devraient s’entendre poser cette question directe : Autoriseriez-vous le recours à la noyade simulée ou à d’autres formes de torture non mortelles si vous aviez la conviction que c’est le seul moyen de sauver la vie de milliers d’Américains dans une situation du genre qu’ont affronté les autorités israéliennes à la veille de Yom Kippour? Si, oui par quels moyens? Si non, seriez-vous prêts à assumer la responsabilité que des milliers d’Américains meurent alors qu’on aurait pu l’empêcher?
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Peut-être les campagnes politiques et les auditions de confirmation ne sont-elles pas les forums adéquats pour mener des débats difficiles et subtils sur les choix tragiques auxquels peut avoir à faire face un président ou un attorney général. Mais ce ne sont pas non plus des cadres appropriés pour des prises de position publiques hypocrites de la part de personnalités politiques qui, en privé, opteraient certainement pour la torture s’ils étaient convaincus de sa nécessité pour sauver de nombreuses vies américaines. Ce qu’il faut, c’est reconnaître que les responsables gouvernementaux doivent trouver le juste équilibre entre la sécurité de l’Amérique et les droits de nos ennemis.
A moins que le parti Démocrate – et particulièrement son candidat éventuel à la présidence – soit perçu comme ferme et habile en matière de défense nationale et de prévention du terrorisme, la Maison Blanche sous Bush aura sans doute prouvé avoir fait le bon choix politique en refusant de faire de la guerre contre le terrorisme une affaire politicienne. Les Démocrates peuvent perdre l’élection présidentielle s’ils sont perçus comme le parti de MoveOn.org, de Michael Moore, de Cindy Sheehan, de Dennis Kucinich et de ces sénateurs qui ont voté contre le juge Mukasey parce qu’ils refusaient de prendre position sur un sujet difficile lié à la sécurité nationale. Ils gagneront s’ils sont perçus comme au moins aussi fermes mais beaucoup plus habiles sur la manière de traiter avec les vraies menaces contre nos intérêts nationaux.
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M. Dershowitz enseigne à la faculté de droit de Harvard. Il a écrit récemment de « Finding Jefferson: A Lost Letter, a Remarkable Discovery, and the First Amendment in an Age of Terrorism, » à paraître cette semaine chez John Wiley & Sons.

>La preuve de l’efficacité de la torture : sous la torture nazie, des résistants Français ont révélé les endroits où se cachaient leurs compagnons

10 novembre 2007

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Le texte d’Alan Dershowitz que je vous propose vient en soutien à la candidature au poste d’attorney général ‘ministre de la justice) de Michael Mukasey. Ce dernier vient d’ailleurs comme Dershowitz l’avait prévu d’accéder à ce poste. Comme Dershowitz, Mukasey est un sioniste notoire mais ce qui avait mis en péril sa candidature n’était pas son sionisme affiché mais son refus de prendre position sur le supplice de la baignoire et dire s’il s’agit ou non selon lui de torture.
Pour sa part, Alan Dershowitz n’est pas embarrassé par cette question. Il répond franchement que oui, le supplice de la baignoire est une torture et que oui, le préssident des Etats-Unis doit avoir le droit d’ordonner légalement des actes de torture non mortels si la torture permet d’épargner des vies humaines (américaines s’entend).
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Dershowitz cite à l’appui les pratiques actuellement en vigueur dans l’entité sioniste et celles qu’affectionnait le régime nazi. Vous me l’enlevez de la bouche : oui, la boucle est bouclée, le sionisme est décidément un cousin du nazisme au point que c’est l’exemple du IIIème Reich qui est venu spontanément à l’esprit de notre distingué juriste.
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Les Démocrates et le supplice de la baignoire
Le parti perdra la présidentielle s’il se définit lui même comme mou sur le terrorisme
par ALAN DERSHOWITZ, Wall Street Journal, 7 novembre 2007. Traduit de l’anglais par Djazaïri
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J’ai récemment eu l’occasion de discuter de la guerre que mène l’administration Bush contre le terrorisme avec un des anciens responsables de premier plan dans la planification de cette guerre. Il m’a demandé quelles étaient, selon moi, les plus grosses erreurs commises par le gouvernement.
Je lui ai répondu qu’après les attentats du 11 septembre, il n’avait pas fait immédiatement une proposition d’ouverture politique aux Démocrates. Le président Roosevelt avait invité les Républicains à entrer dans son cabinet au moment où les USA se préparaient à combattre les Allemands et les Japonais, et le président Lincoln avait intégré des opposants politiques dans ses efforts pour sauvegarder l’union. La création d’un front politique unifié contre un ennemi extérieur peut amoindrir le bénéfice partisan attendu d’un effort de guerre victorieux mais elle contribue à maintenir la cohésion nationale alors que les disputes partisanes peuvent contrecarrer cet effort.
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Au moment où ils se dirigent vers une reconquête inévitable de la Maison Blanche, les Démocrates semblent faire la même erreur. La plupart des candidats Démocrates à la présidence cherchent à tirer un avantage pour leur parti de ce que de nombreux Américains voient comme des échecs de Bush dans la guerre contre le terrorisme et particulièrement dans son extension en Irak et plus tard probablement en Iran.
Ce positionnement pacifiste veut séduit l’aile gauche de l’électorat démocrate, qui peut avoir une certaine influence sur le résultat des primaires démocrates mais qui a bien moins de chances de déterminer l’issue de l’élection générale. La majorité des Américains – Démocrates, Républicains, indépendants ou indécis – veulent un président à la fois fort et habile sur les questions de sécurité nationale et qui usera de tous ses pouvoirs légaux pour empêcher de nouveaux actes de terrorisme.
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Des centaines de milliers d’Américains peuvent bien regarder les films de Michael Moore ou applaudir dans les manifestations de Cindy Sheehan, mais ils sont des dizaines de millions à vouloir que les Moores et les Sheehans de notre pays aient le moins d’influence possible sur notre politique de sécurité nationale. C’est pourquoi, de manière surprenante, Rudy Giulani semble avoir un bon impact auprès de plusieurs segments de l’électorat, depuis les centristes du Parti Démocrate aux Républicains et même une partie de la droite religieuse.
On peut trouver bizarre de voir qu’un candidat, parvenu à une notoriété nationale en tant que maire de New York, et avec un bilan mitigé dans cette fonction, pourrait être l’objet du choix de tant de personnes sur des questions de sécurité, en dépit de son manque d’expérience au niveau national et international. Mais le Rudy d’après le 11 septembre renvoie l’image de la fermeté et de la légitimité absolue de la défense de l’Amérique.
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Je ne veux pas dire que les candidats Démocrates devraient chercher à imiter M. Giulani. Mais ils ne peuvent ignorer la fermeté de sa position sur la sécurité nationale s’ils veulent remporter l’élection de 2008 qu’on ne doit pas confondre avec les primaires dans certains Etats particuliers. Des candidats démocrates marginaux bénéficient certainement d’un positionnement à gauche sur les questions de sécurité nationale mais les candidats sérieux – les candidats qui veulent avoir une chance réaliste quelconque de dominer l’élection générale – ne doivent pas se laisser éloigner, écarter ou même entraîner loin d’un fort engagement pour la sécurité nationale,
Considérez par exemple la question controversée et émotionnellement chargée du recours à la torture pour obtenir des informations pour empêcher des actions terroristes imminentes – le fameux scénario de la bombe à retardement. Je ne parle pas de l’usage routinier de la torture dans l’interrogatoire de suspects ou des sévices par humiliation sexuelle , infamies qui se sont produites à Abou Ghraib. Je parle de ces rares situations décrites par l’ancien président Clinton dans une interview à la radio publique nationale :
« Vous avez attrapé quelqu’un dont vous savez qu’il est le 2ème adjoint d’Oussama ben Laden. Et vous savez qu’ils préparent une opération aux USA ou dans un pays européen dans les trois prochains jours. Et vous savez que ce type le sait. C’est tout à fait l’exemple le plus clair. Et vous pensez que vous pouvez tirer quelque chose de ce type en le droguant à fond, en le passant à la baignoire ou en le travaillant autrement, »
Il avait dit que le Congrès devrait définir un statut spécial « qui permettrait au président à obtenir des informations dans un cas tel que je viens de le préciser, informations qui dans tous les cas pourraient être soumises à la Foreign Intelligence Surveillance Court. » Le président devrait « prendre la responsabilité personnelle » d’autoriser la torture dans une situation extrême de ce genre. Le sénateur John McCain a dit lui aussi qu’en tant que président il prendrait la responsabilité dans cette situation qui n’a que « une chance sur un million » de se produire.
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Malgré mon opposition personnelle au recours à la torture, je suis certain que n’importe quel président – et même n’importe quel leader d’une nation démocratique – autoriserait en fait certaines formes de torture contre un terroriste capturé s’il était convaincu que c’est la seule façon d’obtenir l’information nécessaire pour empêcher une attaque imminente qui causerait de nombreuses pertes. Le seul sujet à débat est de savoir s’il devrait le faire ouvertement en assumant sa responsabilité ou secrètement en ayant la possibilité de le nier. La première approche semble plus cohérente avec le modèle démocratique, la deuxième avec l’hypocrisie politique typique.
Certains affirment que question de la torture n’a pas à être posée car elle ne marche jamais – elle ne donne que des informations fausses. Ce n’est tout simplement pas vrai comme le prouvent des membres authentiques de la résistance française qui, sous la torture nazie, ont révélé les endroits où se trouvaient leurs compagnons et leurs proches.
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Le genre de tortures dont parlait le président Clinton n’a pas pour but d’obtenir des aveux pour des crimes passés mais au contraire d’obtenir en temps réel des renseignements considérés comme nécessaires pour empêcher un acte terroriste visant à une tuerie de masse. La question posée au terroriste capturé n’est pas « L’as-tu fait? » Au lieu de quoi, on demande au suspect de révéler une information de nature vérifiable comme le lieu où se trouve celui qui va commettre l’attentat.
Récemment, des responsables des services de sécurité israéliens se sont trouvés confrontés à une situation de bombe à retardement. Quelques jours avant Yom Kippour, ils avaient reçu une information crédible selon laquelle un attentat suicide était en préparation contre une synagogue bondée pendant le jour le plus sacré du calendrier juif. Après des échanges de tirs au cours desquels un soldat Israélien avait été tué, le chef de la cellule terroriste à Naplouse avait été capturé. Son interrogatoire avait permis de localiser la bombe destinée à l’attentat suicide sans un appartement de Tel Aviv. Israël nie recourir à la torture et je suis conscient de l’absence de preuves qu’ils l’aient utilisée pour soutirer une information vitale dans cette affaire.
Mais alors, si les méthodes légales d’interrogatoire avaient échoué à découvrir la cache du candidat à l’attentat suicide? Quelles autres formes de pression devraient être employées dans cette situation?
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Ce qui nous amène à la baignoire. Michael Mukasey, dont la confirmation comme attorney général semble désormais assurée, a parfaitement raison de dire, en matière de droit constitutionnel, que le problème de la « baignoire » ne peut pas être tranché dans l’abstrait. Selon les précédents qui font jurisprudence – je suis en désaccord avec certains – la cour doit examiner la nature des intérêts gouvernementaux en jeu et le choc des consciences que pourraient provoquer les actions du gouvernement dans une affaire et ensuite décider au cas par cas. Dans plusieurs affaires impliquant des actions au moins aussi dures que la baignoire, les tribunaux n’ont pas décelé d’infraction aux procédures régulières.
Les membres de la commission judiciaire qui ont voté contre le juge Mukasey en raison de sa réticence à soutenir une interdiction absolue de la baignoire et d’autres formes de torture devraient s’entendre poser cette question directe : Autoriseriez-vous le recours à la baignoire ou à d’autres formes de torture non mortelles si vous aviez la conviction que c’est le seul moyen de sauver la vie de milliers d’Américains dans une situation du genre qu’ont affronté les autorités israéliennes à la veille de Yom Kippour? Si, oui par quels moyens? Si non, seriez-vous prêts à assumer la responsabilité que des milliers d’Américains meurent alors qu’on aurait pu l’empêcher?
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Peut-être les campagnes politiques et les auditions de confirmation ne sont-elles pas les forums adéquats pour mener des débats difficiles et subtils sur les choix tragiques auxquels peut avoir à faire face un président ou un attorney général. Mais ce ne sont pas non plus des cadres appropriés pour des prises de position publiques hypocrites de la part de personnalités politiques qui, en privé, opteraient certainement pour la torture s’ils étaient convaincus de sa nécessité pour sauver de nombreuses vies américaines. Ce qu’il faut, c’est reconnaître que les responsables gouvernementaux doivent trouver le juste équilibre entre la sécurité de l’Amérique et les droits de nos ennemis.
A moins que le parti Démocrate – et particulièrement son candidat éventuel à la présidence – soit perçu comme ferme et habile en matière de défense nationale et de prévention du terrorisme, la Maison Blanche sous Bush aura sans doute prouvé avoir fait le bon choix politique en refusant de faire de la guerre contre le terrorisme une affaire politicienne. Les Démocrates peuvent perdre l’élection présidentielle s’ils sont perçus comme le parti de MoveOn.org, de Michael Moore, de Cindy Sheehan, de Dennis Kucinich et de ces sénateurs qui ont voté contre le juge Mukasey parce qu’ils refusaient de prendre position sur un sujet difficile lié à la sécurité nationale. Ils gagneront s’ils sont perçus comme au moins aussi fermes mais beaucoup plus habiles sur la manière de traiter avec les vraies menaces contre nos intérêts nationaux.
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M. Dershowitz enseigne à la faculté de droit de Harvard. Il a écrit récemment de « Finding Jefferson: A Lost Letter, a Remarkable Discovery, and the First Amendment in an Age of Terrorism, » à paraître cette semaine chez John Wiley & Sons.

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