Archive for the ‘Elie Wiesel’ Category

Et le vainqueur de l’holocauste est…

24 décembre 2010
… Elie Wiesel, bien sûr.
Un « grand monsieur » selon la revue Télé-Loisirs, qui a écrit des livres notamment en « hébraïque » (sic).
Attention, ce n’est pas la revue Télé-Loisirs qui décerne ce titre à l’écrivain polyglotte, mais la chaîne de télévision US Fox News par la faute d’un technicien qui a incrusté sur l’écran « holocaust winner » au lieu de « Nobel Prize winner » car Elie Wiesel
est, même si ça peut sembler invraisemblable, lauréat du prix Nobel de la paix. 

Grosse bourde de Fox News sur Elie Wiesel

« Vainqueur de l’Holocauste » : c’est le bandeau qu’ont pu voir les téléspectateurs de Fox News pendant l’interview d’Elie Wiesel. Humour douteux quand tu nous tiens.

La télévision est coutumière des incidents de direct. Mais celui-ci est pour le moins gênant. Il y a quelques jours, Fox News recevait l’écrivain américain francophone Elie Wiesel. Pour les plus jeunes, Elie Wiesel est lauréat du prix Nobel de la paix, reçu en 1986. Il a survécu aux camps de concentration. Déporté à Auschwitz, c’est l’un des rescapés de la Shoah, sujet auquel il a consacré une partie de son œuvre.

Ainsi, en cinquante ans, Elie Wiesel a écrit près d’une soixantaine d’ouvrages, en anglais, en français, en hébraïque ou en yiddish. Un grand monsieur en somme.

Sauf qu’il semblerait qu’un technicien de Fox News ait voulu faire une blague à ses copains, une blague qui on l’espère n’était pas censée passer à l’antenne. Au lieu d’incruster Elie Wiesel comme « Prix Nobel de la Paix », c’est la mention « Holocaust Winner », c’est-à-dire « vainqueur de l’Holocauste » que les téléspectateurs ont pu voir pendant quelques minutes sur leur écran. Impossible de revoir l’interview sur le site de Fox News qui a retiré la vidéo, mais certains sites comme Mediaite permettent de revoir la séquence, dont voici une capture.

Ci-dessous la vidéo qui nous montre (vers la 50ème seconde) le vainqueur de l’holocauste. Il s’exprime d’abord sur le prisonnier sioniste Gilad Shalit, qu’il ne présente d’ailleurs pas du tout comme Français. Comment M. Wiesel a-t-il pu oublier ce détail, lui qui détient aussi la nationalité française? Par ailleurs, si M. Wiesel mentionne bien la présence de miliers de prisonniers Palestiniens dans les geôles sionistes, il ne semble pas le moins du monde s’intéresser à leur sort alors qu’il précise que c’est leur libération qui est espérée en échange de celle du soldat sioniste.
Et,selon M. Wiesel, le soldat Gilad Shalit est prisonnier du Hamas palestinien et du Hezbollah libanais. Un grand fabuliste décidément cet Elie Wiesel.

Le tarif pour une passe avec Elie Wiesel

10 février 2010
Je vous avais parlé dans un post antérieur de l’étrange copinage entre Elie Wiesel, improbable prix Nobel de la paix, et la congrégation évangéliste de John Hagee, à la fois ultrasioniste et profondément antisémite. Ce copinage, auquel participait M. Michael Oren, ambassadeur de la voyoucratie sioniste à Washington, était cependant tarifé. 
On connaît maintenant le tarif demandé par le saltimbanque Elie Wiesel pour faire la pute:

Wiesel a empoché 500 000 dollars pour son discours devant la congrégation de Hagee, un révisionniste de l’holocauste
par Max Blumenthal, Mondoweiss (USA) 9 février 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Pendant la conférence de J Street, j’avais critiqué Elie Wiesel pour avoir prononcé un discours devant la congrégation du pasteur John Hagee, homophobe et révisionniste de l’holocauste, dont les prophéties conspirationistes sont si extrêmes que John McCain avait fini par refuser le soutien que lui apportait le prédicateur. Aujourd’hui, un peu plus de trois mois après, nous savons pourquoi Wiesel a salué Hagee en l’appelant « cher pasteur ».

Pour avoir prononcé un seul discours devant la congrégation d’Hagee, Wiesel a reçu un chèque de 500 000 dollars pour sa fondation, selon Marita Styrsky, l’épouse de Victor Styrsky, le directeur régional pour Israël et l’Orient de Christians United for Israel (Christians United est la branche de lobbying d’Hagee). Donc Wiesel a eu son argent et Hagee a eu sa photo avec un prix Nobel survivant de l’holocauste. Tout le monde était content.

Depuis ses éloges pour Hagee, Wiesel en est venu à condamner le rapport Goldstone en tant que « crime contre le peuple juif. » Cette déclaration spectaculaire de Wiesel a amené Richard Silverstein à demander, « Quel est le dernier événement de l’histoire mondiale que vous vous souvenez d’avoir qualifié de « crime contre le peuple juif? » la réponse est assez évidente.

Les nouveaux protocoles des Sages de Sion

6 février 2010
Tikun Olam attire notre attention sur une des dernières brillantes pensées d’Elie Wiesel, cet étrange prix Nobel de la paix.
Wiesel vient en effet de lancer une espèce d’appel pour alerter sur la menace contre l’humanité [c’est-à-dire l’entité sioniste dans le vocabulaire de M. Wiesel] que représente l’Iran qui, dit-on, veut se doter de l’arme atomique. Une quarantaine de lauréats du prix Nobel soutiendraient déja cet appel à la guerre, appelons les choses par leur nom.
M. Wiesel demande que le président Iranien, M. Mahmoud Ahmadinejad soit déféré devant la cour internationale de justice de La Haye « pour incitation au génocide. » pas moins.
Par ailleurs, M. Wiesel ne se gêne pas pour donner un avis circonstancié sur le rapport Goldstone qui porte sur l’opération « plomb durci » menée par les terroristes sionistes contre les palestiniens enfermés dans la bande de Gaza. Cette lumière de la pensée a notamment affirmé que le rapport Goldstone est « un crime contre le peuple Juif
Il en reparlera probablement avec ses amis antisémites.
Dans la connerie, M. Wiesel a peut être une sérieuse concurrent en la personne d’une certaine Anne Bayefsky, membre d’un organisme appelé Hudson Institute, un think-tank sioniste aux Etats Unis (des gens qui réfléchissent à la meilleure manière d’amener les Etats Unis  à faire la guerre dans l’intérêt du gang sioniste).
Pour Mme Bayefsky, le rapport Goldstone n’est pas moins que l’équivalent pour le 21ème siècle des protocoles des Sages de Sion!

Elie Wiesel et ses amis antisémites

29 octobre 2009
J Street est un lobby juif des Etats Unis qui se veut une alternative à l’AIPAC et à toutes les organisations qu’on englobe dans l’expression lobby sioniste.
J Street n’est pas un lobby antisioniste, mais ses animateurs pensent que l’influence exercée par le lobby actuel est démesurée et, à terme, néfaste pour l’entité sioniste elle-même. Il s’agit de protéger l’entité contre elle-même en quelque sorte, en la contraignant à discuter sérieusement de paix avec les Palestiniens.
J Street ne manque pas d’argent mais, pour l’instant, de relais suffisamment nombreux dans la communauté juive étatsunienne. Trouver ces relais un travail de longue haleine qui commence à porter ses fruits et qui se matérialise par la première convention de l’organisation qui a réuni quelques 1500 participants.
Michael Oren, l’ambassadeur sioniste à Washington, était invité à cette convention, mais il a décliné l’invitation. C’est que J Street n’est pas bien vu à Tel Aviv, et encore moins à Washington où le lobby sioniste représente un sionisme intransigeant. Dans ces deux villes, le sionisme mou de J Street est perçu comme dangereux pour le projet sioniste.
Si Michael Oren désapprouve les principes de J Street, il a par contre les yeux de Chimène pour les sionistes chrétiens et leur pasteur John Hagee qu’il a « honorés » de sa présence un meeting de l’église du prédicateur apocalyptique.
Il n’est d’ailleurs pas le seul à faire les yeux doux à John Hagee puisqu’au moment même où J Street de réunissait, Elie Wiesel, prix Nobel (de quoi au juste?) s’exprimait aux côtés de John Hagee devant des milliers de sionistes chrétiens.
Or, comme nous le rappelle Max Blumenthal, Hagee est, preuves à l’appui, un antisémite virulent.
Ceux qui ont l’habitude de gober les inepties proférées par Elie Wiesel en seront peut-être surpris. Certainement pas ceux qui sont un peu familiers du personnage ainsi que du sionisme.

La présence choquante d’Elie Wiesel auprès du prédicateur fou et antisémite John Hagee
par Max Blumenthal, AlterNet (USA) 29 octobre 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le 25 octobre, alors qu’une foule de 1500 personnes se pressait pour la première convention du lobby pro-israélien de gauche J Street, Elie Wiesel prenait la parole devant une foule de 6000 sionistes chrétiens participant à la « Night to Honor Israel » (soirée en l’honneur de l’entité sioniste). Selon le San Antonio Express news, alors qu’Elie Wiesel était assis auprès de lui, Hagee a pourfendu le président Barack Obama, l’accusant sans preuves d’être « plus ferme avec Israël qu’avec la Russie, l’Iran, la Chine ou la Corée du Nord. »

Auparavant, l’ambassadeur Israélien Michæl Oren, qui était présent au sommet tenu plus tôt dans l’année des Christians United for Isræl d’Hagee, avait rejeté la proposition de J Street pour qu’il s’exprime lors de sa convention. Au lieu de quoi, il a envoyé un fonctionnaire de  faible rang pour « observer » l’événement. Oren avait ensuite accusé J Street  de «porter atteinte aux intérêts d’Israël.»

En apportant sa bénédiction à Hagee tout en vouant J Street aux gémonies, Wiesel et Oren ont choisi une organisation antisémite dirigée par un prédicateur apocalyptique d’extrême droite de préférence à une organisation progressiste naissante qui se proclame elle-même «pour Israël, pour la paix.» Et Wiesel comme Oren semblent déjà pris dans une autre controverse sur leur engagement avec le prédicateur extrémiste.

Dans la vidéo ci-dessous, le pasteur Hagee avertit que l’antéchrist sera homosexuel, Allemand et Juif.

Pendant la campagne présidentielle de 2008, le sénateur McCain avait cherché avec insistance à obtenir le soutien d’Hagee, apparaissant aux côtés du pasteur au cours d’une conférence de presse largement médiatisée pour en faire l’annonce. McCain voulait avoir le blanc seing d’une personnalité de la droite chrétienne, surtout depuis qu’il avait fustigé Jerry Falwell et Pat Robertson pendant les primaires républicaines de 2000.

McCain était peut être absolument dans l’ignorance du sermon où Hagee déclare que l’holocauste était un événement ordonné et orchestré par Dieu pour accomplir la prophétie biblique; son accusation selon laquelle le rejet de Jésus par les Juifs était à la racine de l’antisémitisme; ou encore sa prédiction selon laquelle quand l’antéchrist reviendra, il sera homosexuel et « partiellement juif, comme l’était Adolf Hitler, comme l’était Karl Marx.» Quand les délires antisémites d’Hagee ont été répercutés sans des blogs comme Talk2Action avant d’être connus nationalement, McCain renonça au soutien du prédicateur.

La vidéo ci-dessous montre la séquence du fameux sermon d’Hagee sur Hitler.

A la différence de McCain, Oren et Wiesel ne peuvent feindre l’ignorance des propos antisémites d’Hagee, à cause justement du bruit qu’avait fait la rupture avec McCain. «Mon cher pasteur, quand j’entends que des Chrétiens se réunissent pour défendre le peuple d’Israël, c’est bien sûr quelque chose qui me fait chaud au cœur, » avait déclaré Wiesel à Hagee dans un entretien du 3 septembre. «C’est, dit simplement, vous voyez, les gens ont appris de l’histoire.» (Hagee vend pour 15 dollars pièce le DVD de son entretien avec Wiesel sur son site web personnel, transformant le film de cette rencontre en aubaine financière).

Le 26 octobre, pendant un panel de blogueurs et de militants en marge de la conférence de J Street, j’ai critiqué Oren et Wiesel pour s’être associés à Hagee au moment même où j’écrivais sur l’implication de McCain avec le prédicateur. En se liant avec un antisémite, Wiesel semble ne pas avoir retenu son propre enseignement. J’ai dit que Bernard Madoff était la dernière personne en qui Wiesel avait eu autant confiance qu’en Hagee.  C’était une plaisanterie, bien sûr, un genre de plaisanterie juive, et dans cette comparaison humoristique j’attribuais à Wiesel une crédulité stupide dans son engagement avec Hagee.

Ecrivain lauréat du prix Nobel, Wiesel a basé son œuvre et ses conférences depuis des décennies sur la prémisse selon laquelle nous devons apprendre de la tragédie du passé, tirer la leçon de l’holocauste de sorte à ne pas le répéter. Peut-être Wiesel n’ignore-t-il pas l’épouvantable théologie d’Hagee pour laquelle la destruction violente des Juifs est essentielle pour amener le retour du Christ; ou peut-être ne la prend-t-il pas au sérieux et considère-t-il que de telles inepties ne devraient pas empêcher Hagee de soutenir financièrement et par la propagande le mouvement de colonisation de la Cisjordanie qui est désormais au cœur des difficultés dans les relations entre les USA et Israël.

Michæl Goldfarb, ancien porte parole de la campagne McCain – Palin et qui anime un blog sur le Weekly Standard a qualifié le panel de blogueurs de «clownesque». Il rend compte de les remarques ainsi: « Elie Wiesel insulté à la conférence de J Street.» Dans son post, Goldfarb ne tient pas compte des faits que j’ai présentés sur l’antisémitisme d’Hagee. Une fois de plus, l’idéologie exige qu’on oublie l’histoire.

Jeffrey Goldberg, qui écrit pour the Atlantic, a lui aussi qualifié le panel de « clownesque, » m’attaquant pour avoir critiqué Wiesel. «En voilà une astuce, » écrit Goldberg dans son blog. «Critiquer des personnages publics qui ont survécu à l’holocauste est bien sûr permissible. Mais les insulter est honteux. Ca ne va pas vous gagner beaucoup d’amis juifs.» Goldberg m’a également excommunié parmi les anti sionistes qui ont des parents juifs.»

Pourquoi Wiesel fait-il ami-ami avec Hagee? Pourquoi ai-je « insulté » Wiesel? Goldfarb comme Goldberg ont refusé de traiter ces questions et omis de citer les faits que j’ai présentés sur Hagee. Alors que Goldfarb s’en est pris violemment à un donateur de J Street pour des déclarations controversées sur Israël, ils ne s’est jamais occupé des diatribes antisémites d’Hagee. Goldberg ne s’en est pas occupé non plus. Tous deux présentent tranquillement leurs opinions sans se soucier des faits.

Mais l’absence de faits dans les articles sur leurs blogs ne les autorise pas à fuir le problème. Approuvent-ils Hagee, comme le font Wiesel et Oren? En défendant Wiesel des critiques sur sa relation avec Hagee, ils défendent également cette relation. Est-ce vraiment ce qu’ils veulent faire? Ils doivent donc également être en désaccord avec la rupture par McCain de ses liens avec Hagee. Qu’est-ce que Goldberg et Goldfarb trouvent acceptable chez Hagee, dès lors que Wiesel et Oren le trouvent acceptable? A moins, bien sûr, qu’ils n’approuvent ni Hagee ni aucune association avec lui, et utilisaient la critique contre ceux qui s’allient à lui comme un moyen de taper sur J Street. Alors là, ce serait clownesque.

Madoff, Sorkin, les camps de la mort et la véritable religion d’Elie Wiesel

12 mars 2009

L’affaire Madoff, du nom de cet homme d’affaires auteur d’une gigantesque escroquerie financière, va connaître son épilogue judiciaire sans procès puisque son avocat a indiqué que son client avait décidé de plaider coupable.

D’après la presse juive, cette escroquerie a conduit à un regain de propos antisémites touchant au lien supposé entre les Juifs et la finance. Pourtant, cette idée d’une reprise d’antisémitisme associé à l’affaire Madoff s’exprime surtout dans la presse juive et n’est exprimée que de façon marginale dans des médiats non Juifs, généralement assez « confidentiels. »

D’ailleurs, si vous souhaitez trouver des informations sur Madoff dans la presse juive, vous les trouverez (paradoxe ?) dans la rubrique « Jewish Life » (vie juive).

Il est vrai que les victimes de Madoff sont avant tout des Juifs où les clients (Juifs ou non) de financiers Juifs alléchés par les forts taux de rendement promis par le financier escroc.

Cet aspect juif de l’affaire n’a échappé à personne et certainement pas aux membres des communautés juives bernés par Madoff.

Par exemple, Elie Wiesel explique sur CNN qu’il ne saurait pardonner Madoff et nous donne au passage une indication sur sa véritable religion quand il explique :

«Nous pensions qu’il était Dieu, nous étions confiants pour tout ce qui passait entre ses mains, » explique le professeur de sciences humaines de l’université de Boston.»

Lien en français ici.

Apparemment, Madoff a pu se procurer un bon avocat (juif également) en la personne d’Ira Sorkin; du moins si on en juge d’après les réactions violentes dont ce dernier fait l’objet.

En effet, la boîte à lettre de Sorkin croule sous les messages haineux et de menace émis par les victimes de son client. Ainsi peut-on lire dans le New York Times :

«En tant que Juif vis-à-vis d’un autre Juif, je regrette profondément que la famille de Sorkin n’ait pas péri dans les camps de la mort nazis.»

Conclusion : la morale disparaît quand commence la finance.



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