Archive for the ‘Enrico Macias’ Category

>Enrico Macias ne sera jamais le bienvenu en Algérie

11 janvier 2009

>

Belkhadem a bien des défauts et il participe à un gouvernement honni par une bonne partie de la population, mais il n’a jamais marchandé son soutien à la cause de la Palestine. Lisez donc comment est qualifié le CRIF dont les dîners en ville sont courus par toute la nomenklatura hexagonale. Ceci dit, j’espère qu’il veillera aussi à ce que d’autres sionistes comme BHL, l’ami des généraux, ne mettent plus les pieds en Algérie.

J’espère sincèrement qu’Enrico Macias ne remettra jamais les pieds sur la terre de ses ancêtres et je souhaite qu’il vive très vieux afin qu’il soit rongé par la nostalgie le plus longtemps possible.

Belkhadem à propos d’Enrico Macias : «nous n’acceptons pas un sioniste sur la terre des martyrs»

Par Sonia Lyes , Tout sur l’Algérie,10/01/2009

Le secrétaire général de l’instance exécutive du FLN [et ministre sans portefeuille, représentant personnel du chef de l’Etat], Abdelaziz Belkhadem, a indiqué samedi qu’il ne s’était pas trompé au sujet du chanteur Enrico Macias lorsqu’il s’était opposé à sa venue en Algérie en 2000 et en 2007.
«Nous ne sommes pas trompés sur Enrico Macias. Vous avez vu, Il a été parmi les premiers à la marche de soutien à Israël il y a quelques jours à Paris », a expliqué M.Belkhadem lors d’une rencontre avec les journalistes à l’issue du sommet de l’Alliance présidentielle consacré essentiellement à la cause Palestinienne. «Libre à lui de chanter, mais nous n’acceptons pas un sioniste sur la terre des martyrs », a ajouté M. Belkhadem, qui est également ministre d’Etat représentant personnel du Président de la République.
Invité en Algérie par le Président Bouteflika au lendemain de son élection en 1999, Enrico Macias, chanteur juif né à Constantine, a été empêché de venir après une forte mobilisation à travers le pays. En décembre 2007, le chanteur avait tenté en vain de figurer dans la délégation qui accompagnait Nicolas Sarkozy en Algérie lors de la visite d’Etat du président français. Mais là encore, les Algériens avaient refusé de le recevoir.
Enrico Macias est connu pour ses positions favorables à Israël et surtout à l’armée israélienne. Dimanche dernier, il avait pris part à une manifestation de soutien à l’agression israélienne contre Gaza. Une manifestation organisée par le Crif, une organisation communautaire juive extrémiste.

Enrico Macias ne sera jamais le bienvenu en Algérie

11 janvier 2009

Belkhadem a bien des défauts et il participe à un gouvernement honni par une bonne partie de la population, mais il n’a jamais marchandé son soutien à la cause de la Palestine. Lisez donc comment est qualifié le CRIF dont les dîners en ville sont courus par toute la nomenklatura hexagonale. Ceci dit, j’espère qu’il veillera aussi à ce que d’autres sionistes comme BHL, l’ami des généraux, ne mettent plus les pieds en Algérie.

J’espère sincèrement qu’Enrico Macias ne remettra jamais les pieds sur la terre de ses ancêtres et je souhaite qu’il vive très vieux afin qu’il soit rongé par la nostalgie le plus longtemps possible.

Belkhadem à propos d’Enrico Macias : «nous n’acceptons pas un sioniste sur la terre des martyrs»

Par Sonia Lyes , Tout sur l’Algérie,10/01/2009

Le secrétaire général de l’instance exécutive du FLN [et ministre sans portefeuille, représentant personnel du chef de l’Etat], Abdelaziz Belkhadem, a indiqué samedi qu’il ne s’était pas trompé au sujet du chanteur Enrico Macias lorsqu’il s’était opposé à sa venue en Algérie en 2000 et en 2007.
«Nous ne sommes pas trompés sur Enrico Macias. Vous avez vu, Il a été parmi les premiers à la marche de soutien à Israël il y a quelques jours à Paris », a expliqué M.Belkhadem lors d’une rencontre avec les journalistes à l’issue du sommet de l’Alliance présidentielle consacré essentiellement à la cause Palestinienne. «Libre à lui de chanter, mais nous n’acceptons pas un sioniste sur la terre des martyrs », a ajouté M. Belkhadem, qui est également ministre d’Etat représentant personnel du Président de la République.
Invité en Algérie par le Président Bouteflika au lendemain de son élection en 1999, Enrico Macias, chanteur juif né à Constantine, a été empêché de venir après une forte mobilisation à travers le pays. En décembre 2007, le chanteur avait tenté en vain de figurer dans la délégation qui accompagnait Nicolas Sarkozy en Algérie lors de la visite d’Etat du président français. Mais là encore, les Algériens avaient refusé de le recevoir.
Enrico Macias est connu pour ses positions favorables à Israël et surtout à l’armée israélienne. Dimanche dernier, il avait pris part à une manifestation de soutien à l’agression israélienne contre Gaza. Une manifestation organisée par le Crif, une organisation communautaire juive extrémiste.

>Un point de vue sur les récents attentats d’Alger

16 décembre 2007

>

Les récents attentats qui ont endeuillé Alger ont été abondamment couverts par la presse. Ciblant le siège du Conseil Constitutionnel et des locaux de l’ONU, ils ont été revendiqués par al Qaïda au Maghreb. Revendication qui laisse perplexe certains observateurs de l’actualité en Algérie et de marbre M. Zerhouni, le ministre algérien de l’intérieur.
La revendication par al Qaïda a au moins le mérite de faire noircir du papier dans la presse occidentale et de maintenir présent le spectre d’attentats meurtriers dans cette Europe si proche des pays gagnés par le fondamentalisme musulman.
S’il est raisonnable d’analyser les derniers attentats d’Alger comme de sinistres péripéties dans la lutte des clans qui s’affrontent pour le pouvoir, il convient de restituer à cette lutte de clans sa dimension internationale.
En effet, quel est le contexte international dans lequel s’insèrent ces attentats? On peut observer qu’ils interviennent à peine quelques jours avec la visite du président de la république française en Algérie, visite qui a été marquée par deux aspects fondamentaux : le renoncement par le chanteur Enrico Macias à son projet de figurer dans la suite présidentielle de M. Sarkozy et les reproches plus ou moins acerbes adressés par certains en Algérie à une France qui négligerait, en contradiction avec les annonces publiques, le partenariat et l’investissement dans l’économie du pays.
Alger semble apparemment souhaiter un rapprochement avec Paris. Apparemment car il est douteux que ce souhait fasse l’unanimité dans les classes dirigeantes algériennes. Il existe en effet en Algérie des groupements qui militent plus ou moins ouvertement pour un arrimage de l’Algérie non à la France mais aux USA. Les USA sont en effet très présents dans l’économie pétrolière algérienne et les groupements pro USA pensent qu’il est possible d’effectuer un rapprochement avec cette puissance sur la base d’une alliance dans la guerre contre le terrorisme chère à George W. Bush. Ils ont donc tout fait pour accréditer l’idée que l’Algérie est aux premières loges dans le combat contre al Qaïda comme le démontreraient les revendications des attentats de décembre et d’avril par le GSPC présenté désormais sous le nom d’al Qaïda au maghreb.
M. Bouteflika, tout en développant une politique étrangère marquée par un retour aux relations diplomatiques avec l’Iran et à un rapprochement avec la Russie qui s’est notamment traduit par de gros contrats d’armements, n’en a pas moins laché du lest aux partisans des USA ainsi qu’en témoigne la participation d’officiers Algériens à des conférences associées à l’OTAN ainsi que la présence de forces algériennes dans des manoeuvres militaires relatives à la sécurité en Méditerranée, le tout en présence de représentants de l’entité sioniste.
Les groupements pro USA estiment sans doute que ce n’est pas assez et il y a fort à parier que ce sont eux qui ont commandité les attentats de décembre et d’avril. Outre les attentats et la visite de M. Sarkozy, deux informations doivent attirer nore attention qui plaident dans le sens ce cette analyse. La société nationale des hydrocarbures SONATRACH vient de décider de ne pas reconduire le partenariat qui la liait à la firme russe Gazprom avec pour objectif la constitution d’un cartel du gaz. L’importance de cette information est considérable car elle signifie que l’Algérie se prive d’un argument stratégique dans toutes les tractations qu’elle entreprendra avec les divers partenaires européens et qu’à contrario, elle sera plus sensible aux pressions externes. L’importance de ce revirement n’a pas échappé aux observateurs russes, tel le journal Kommersant qui titre : l’Union Européenne ne veut pas de la coopération algéro-russe, ce qui donne pour Ria Novotsi : La Russie perd pied en Algérie .

Si l’Europe a salué comme il se doit la rupture entre Gazprom et Sonatrach, cet événement fait aussi les affaires des Etats-Unis inquiets du regain de vitalité de l’économie et de la diplomatie russes et qui, par ailleurs, veulent acheter du gaz à l’Algérie et non à la Russie.

Kommersant observe que peu avant l’annonce de l’abandon du partenariat entre les deux firmes,

« des fuites du côté algérien avaient fait état de critiques formulées à l’égard de la qualité du matériel de guerre fourni par la Russie. Le plus étonnant, c’est que ces celles-ci n’émanent pas essentiellement des clients directs au sein des forces armées, mais de l’entourage civil du président Abdelaziz Bouteflika ».

Les contrats ont même été gelés alors qu’ile étaient au début de leur exécution. Le journal russe interprète ces critiques comme la traduction d’une perte d’influence des militaires dans le pouvoir en Algérie. Cette interprétation ne saurait être retenue tant elle est contraire à l’évidence : les groupements militaires ne sont pas plus unis que leurs associés civils. Il semble surtout que c’est la fraction des militaires qui désire le plus un rapprochement avec l’OTAN qui a eu momentanément le dessus. Les critiques à l’encontre de l’armement russe ne sont en fait que des appels du pied à la présidence pour qu’elle se rapproche davantage de l’OTAN et, en toute logique, envisage d’acheter de l’armement américain.

La dépendance quasi exclusive de l’économie algerienne vis-à-vis du pétrole et du gaz à l’export et des produits occidentaux à l’import l’enchaîne politiquement à ses clients/fournisseurs sauf quand le rapport de forces peut être équilibré par un cartel comme l’OPEP ou celui qui aurait pu être bâti avec Gazprom. La conséquence en sera, sauf sursaut, une dépendance politique accrue vis-à-vis de ces clients/fournisseurs.

La question qui se pose est si l’Algérie sera d’abord sujette de la France , de l’Union Européenne , ou plutôt des USA. Apparemment les clans dominants optent pour les USA mais la partie n’est pas gagnée pour eux.

Ce sera ma conclusion comme c’est, je le pense, la conclusion des sionistes qui gardent eux aussi deux fers au feu. Si ces derniers misent avant tout sur les USA, ils se réservent la carte de la France et de l’Union Européenne au cas où. M. Sarkozy présente par ailleurs l’avantage d’avoir la capacité de rassembler partisans algériens de la France et des USA. Et c’est dans cette optique qu’il faut considérer la volonté d’Enrico Macias de revoir Constantine, sa ville natale, en compagnie de M. Sarkozy et sa requête en vue d’être chargé de mission pour le projet d’union méditerranéenne proposé par le chef de l’Etat français. J’interprétais les demandes de M. Macias comme une tentative pour faire accepter progressivement l’idée d’une normalisation des relations entre l’Algérie et l’entité sioniste. Je ne croyais pas si bien dire puisque la présence de l’entité sioniste est, selon M. Kouchner, une condition de la matérialisation de l’Union méditerranéenne
La présence ou l’absence de l’Algérie au prochain sommet de l’OSCE qui doit se tenir dans l’entité sioniste nous dira si l’Algérie a ou non définitivement tourné le dos à certains idéaux constitutifs du mouvement national algérien.

Un point de vue sur les récents attentats d’Alger

16 décembre 2007
Les récents attentats qui ont endeuillé Alger ont été abondamment couverts par la presse. Ciblant le siège du Conseil Constitutionnel et des locaux de l’ONU, ils ont été revendiqués par al Qaïda au Maghreb. Revendication qui laisse perplexe certains observateurs de l’actualité en Algérie et de marbre M. Zerhouni, le ministre algérien de l’intérieur.
La revendication par al Qaïda a au moins le mérite de faire noircir du papier dans la presse occidentale et de maintenir présent le spectre d’attentats meurtriers dans cette Europe si proche des pays gagnés par le fondamentalisme musulman.
S’il est raisonnable d’analyser les derniers attentats d’Alger comme de sinistres péripéties dans la lutte des clans qui s’affrontent pour le pouvoir, il convient de restituer à cette lutte de clans sa dimension internationale.
En effet, quel est le contexte international dans lequel s’insèrent ces attentats? On peut observer qu’ils interviennent à peine quelques jours avec la visite du président de la république française en Algérie, visite qui a été marquée par deux aspects fondamentaux : le renoncement par le chanteur Enrico Macias à son projet de figurer dans la suite présidentielle de M. Sarkozy et les reproches plus ou moins acerbes adressés par certains en Algérie à une France qui négligerait, en contradiction avec les annonces publiques, le partenariat et l’investissement dans l’économie du pays.
Alger semble apparemment souhaiter un rapprochement avec Paris. Apparemment car il est douteux que ce souhait fasse l’unanimité dans les classes dirigeantes algériennes. Il existe en effet en Algérie des groupements qui militent plus ou moins ouvertement pour un arrimage de l’Algérie non à la France mais aux USA. Les USA sont en effet très présents dans l’économie pétrolière algérienne et les groupements pro USA pensent qu’il est possible d’effectuer un rapprochement avec cette puissance sur la base d’une alliance dans la guerre contre le terrorisme chère à George W. Bush. Ils ont donc tout fait pour accréditer l’idée que l’Algérie est aux premières loges dans le combat contre al Qaïda comme le démontreraient les revendications des attentats de décembre et d’avril par le GSPC présenté désormais sous le nom d’al Qaïda au maghreb.
M. Bouteflika, tout en développant une politique étrangère marquée par un retour aux relations diplomatiques avec l’Iran et à un rapprochement avec la Russie qui s’est notamment traduit par de gros contrats d’armements, n’en a pas moins laché du lest aux partisans des USA ainsi qu’en témoigne la participation d’officiers Algériens à des conférences associées à l’OTAN ainsi que la présence de forces algériennes dans des manoeuvres militaires relatives à la sécurité en Méditerranée, le tout en présence de représentants de l’entité sioniste.
Les groupements pro USA estiment sans doute que ce n’est pas assez et il y a fort à parier que ce sont eux qui ont commandité les attentats de décembre et d’avril. Outre les attentats et la visite de M. Sarkozy, deux informations doivent attirer nore attention qui plaident dans le sens ce cette analyse. La société nationale des hydrocarbures SONATRACH vient de décider de ne pas reconduire le partenariat qui la liait à la firme russe Gazprom avec pour objectif la constitution d’un cartel du gaz. L’importance de cette information est considérable car elle signifie que l’Algérie se prive d’un argument stratégique dans toutes les tractations qu’elle entreprendra avec les divers partenaires européens et qu’à contrario, elle sera plus sensible aux pressions externes. L’importance de ce revirement n’a pas échappé aux observateurs russes, tel le journal Kommersant qui titre : l’Union Européenne ne veut pas de la coopération algéro-russe, ce qui donne pour Ria Novotsi : La Russie perd pied en Algérie .

Si l’Europe a salué comme il se doit la rupture entre Gazprom et Sonatrach, cet événement fait aussi les affaires des Etats-Unis inquiets du regain de vitalité de l’économie et de la diplomatie russes et qui, par ailleurs, veulent acheter du gaz à l’Algérie et non à la Russie.

Kommersant observe que peu avant l’annonce de l’abandon du partenariat entre les deux firmes,

« des fuites du côté algérien avaient fait état de critiques formulées à l’égard de la qualité du matériel de guerre fourni par la Russie. Le plus étonnant, c’est que ces celles-ci n’émanent pas essentiellement des clients directs au sein des forces armées, mais de l’entourage civil du président Abdelaziz Bouteflika ».

Les contrats ont même été gelés alors qu’ile étaient au début de leur exécution. Le journal russe interprète ces critiques comme la traduction d’une perte d’influence des militaires dans le pouvoir en Algérie. Cette interprétation ne saurait être retenue tant elle est contraire à l’évidence : les groupements militaires ne sont pas plus unis que leurs associés civils. Il semble surtout que c’est la fraction des militaires qui désire le plus un rapprochement avec l’OTAN qui a eu momentanément le dessus. Les critiques à l’encontre de l’armement russe ne sont en fait que des appels du pied à la présidence pour qu’elle se rapproche davantage de l’OTAN et, en toute logique, envisage d’acheter de l’armement américain.

La dépendance quasi exclusive de l’économie algerienne vis-à-vis du pétrole et du gaz à l’export et des produits occidentaux à l’import l’enchaîne politiquement à ses clients/fournisseurs sauf quand le rapport de forces peut être équilibré par un cartel comme l’OPEP ou celui qui aurait pu être bâti avec Gazprom. La conséquence en sera, sauf sursaut, une dépendance politique accrue vis-à-vis de ces clients/fournisseurs.

La question qui se pose est si l’Algérie sera d’abord sujette de la France , de l’Union Européenne , ou plutôt des USA. Apparemment les clans dominants optent pour les USA mais la partie n’est pas gagnée pour eux.

Ce sera ma conclusion comme c’est, je le pense, la conclusion des sionistes qui gardent eux aussi deux fers au feu. Si ces derniers misent avant tout sur les USA, ils se réservent la carte de la France et de l’Union Européenne au cas où. M. Sarkozy présente par ailleurs l’avantage d’avoir la capacité de rassembler partisans algériens de la France et des USA. Et c’est dans cette optique qu’il faut considérer la volonté d’Enrico Macias de revoir Constantine, sa ville natale, en compagnie de M. Sarkozy et sa requête en vue d’être chargé de mission pour le projet d’union méditerranéenne proposé par le chef de l’Etat français. J’interprétais les demandes de M. Macias comme une tentative pour faire accepter progressivement l’idée d’une normalisation des relations entre l’Algérie et l’entité sioniste. Je ne croyais pas si bien dire puisque la présence de l’entité sioniste est, selon M. Kouchner, une condition de la matérialisation de l’Union méditerranéenne
La présence ou l’absence de l’Algérie au prochain sommet de l’OSCE qui doit se tenir dans l’entité sioniste nous dira si l’Algérie a ou non définitivement tourné le dos à certains idéaux constitutifs du mouvement national algérien.

>Enrico Macias ne se rendra pas en Algérie et c’est tant mieux!

26 novembre 2007

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Chahid, un internaute me demande ce que je pense de la visite annoncée du chanteur Enrico Macias en Algérie à l’occasion de la prochaine venue de M. Sarkozy dans ce pays. Cet internaute explique avoir été traité d’antisémite après avoir exprimé son opposition à la présence en Algérie de M. Macias.
Je vous livre volontiers mon point de vue même si les autorités algériennes n’en ont cure.
Il doit d’abord être clair que ce n’est pas la confession de M. Macias qui peut justifier une interdiction de séjour en Algérie. Des Juifs de toutes nationalités séjournent en Algérie sans aucun problème sans parler des quelques Juifs qui n’ont jamais quitté l’Algérie.
De fait, les Juifs d’Algérie sont des autochtones du Maghreb et avaient vocations à devenir citoyens d’un Maghreb décolonisé, ce qu’explique bien
la lettre adressée par le FLN aux compatriotes de confession israélite.
Cependant le FLN n’a jamais été naïf et on peut dire que cette lettre était l’ultime chance offerte aux Juifs Algériens en tant que communauté de choisir le camp de l’indépendancce. Je dis bien en tant que communauté car de nombreux Juifs ont fait, à titre individuel, promptement le choix de la décolonisation. Or la communauté juive avait, par ses organisations dites représentatives, opté résolument pour la nationalité française avant d’aller vers une sorte de neutralisme ainsi que le relève la lettre :

Au dernier congrès mondial juif de Londres, les délégués algériens, contrairement à leurs coreligionnaires de Tunisie et du Maroc, se sont prononcés, à notre grand regret, pour la citoyenneté française.

Ceci est une chose mais ce n’est pas tout. Les Juifs Algériens ont aussi à cette époque été fermement pris en mains par le sionisme. Et l’évolution neutraliste de la communauté était aussi dictée par les impératifs du sionisme : ce dernier était en effet à la fois l’allié de la France qui était à l’époque un de ses premiers soutiens mais avait aussi intérêt à récupérer les Juifs d’Algérie pour judaîser la Palestine. La prise en main des juifs Algériens par le sionisme est évoquée par cet article d’un quotidien sioniste qui parle de l’organisation de milices juives par le Mossad en 1956.
J’ignore si Gaston Ghrenassia, alias Enrico Macias, qui avait 18 ans en 1956, a participé de près ou de loin à ces milices mais on peut se poser la question car, tout en prétendant chanter et militer pour la paix, son engagement pour l’entité sioniste est bien connu. Personnellement, je connais peu de personnalités militantes de la paix qui ont été décorées par le ministère de la défense d’une puissance occupante, agressive et qui foule aux pieds le droit. C’est pourtant le cas de M. Macias.
Or, d’une certaine manière pour M. Macias et les personnes qui réfléchissent comme lui, le sionisme est une forme de revanche contre une indépendance de l’Algérie qu’ils ont eu bien du mal à accepter. De la même façon, la lutte pour les droits des Palestiniens s’inscrit dans la continuité du combat pour l’indépendance de l’Algérie et d’autres pays arabes.
Il se trouve que des gens en Algérie souhaitent, alors que ce pays a tourné le dos à de nombreux objectifs que s’était assignée la révolution, normaliser les relations avec l’entité sioniste. On sait que
des officiers Algériens rencontrent leurs homologues sionistes au moment de conférences ou de manoeuvres liées à L’OTAN.

On a même eu droit en 2003à une tentative de création d’une association d’amitié Algérie-entité sioniste.
Dans ce contexte, accepter la venue en Algérie d’Enrico Macias c’est ni plus ni moins essayer de faire accepter en douceur l’idée d’une normalisation que certains cercles appellent de leurs voeux et aller encore plus loin dans le renoncement aux idées qui ont conduit l’Algérie à l’indépendance.
Ceci, la majorité des Algériens ne sont, je l’espère, pas près de l’accepter et c’est avec soulagement que j’apprends que
M. Macias ne se rendra pas en Algérie.
Et tant pis pour le quotidien algérois Liberté qui attribue mes réticences et celles des autres à un « nationalisme tardif » et à un « chauvinisme souffreteux. »
Ni nationalistes tardifs, ni chauvinistes souffreteux les Algériens partagent par contre les souffrances du peuple de Palestine et n’accepteront jamais, du moins je l’espère, d’entériner les spoliations et les crimes dont ce peuple est victime.
Comme l’écrivait le poète Moufdi Zakaria :

« Notre patrie est l ‘Afrique du Nord, patrie indissociable de l ‘Orient arabe dont nous partageons les joies et les peines, les ardeurs et la quiétude. Nous unissent à lui, pour
l’éternité, les liens de la langue, de l’arabisme et de l’Islam.»

Enrico Macias ne se rendra pas en Algérie et c’est tant mieux!

26 novembre 2007
Chahid, un internaute me demande ce que je pense de la visite annoncée du chanteur Enrico Macias en Algérie à l’occasion de la prochaine venue de M. Sarkozy dans ce pays. Cet internaute explique avoir été traité d’antisémite après avoir exprimé son opposition à la présence en Algérie de M. Macias.
Je vous livre volontiers mon point de vue même si les autorités algériennes n’en ont cure.
Il doit d’abord être clair que ce n’est pas la confession de M. Macias qui peut justifier une interdiction de séjour en Algérie. Des Juifs de toutes nationalités séjournent en Algérie sans aucun problème sans parler des quelques Juifs qui n’ont jamais quitté l’Algérie.
De fait, les Juifs d’Algérie sont des autochtones du Maghreb et avaient vocations à devenir citoyens d’un Maghreb décolonisé, ce qu’explique bien
la lettre adressée par le FLN aux compatriotes de confession israélite.
Cependant le FLN n’a jamais été naïf et on peut dire que cette lettre était l’ultime chance offerte aux Juifs Algériens en tant que communauté de choisir le camp de l’indépendancce. Je dis bien en tant que communauté car de nombreux Juifs ont fait, à titre individuel, promptement le choix de la décolonisation. Or la communauté juive avait, par ses organisations dites représentatives, opté résolument pour la nationalité française avant d’aller vers une sorte de neutralisme ainsi que le relève la lettre :

Au dernier congrès mondial juif de Londres, les délégués algériens, contrairement à leurs coreligionnaires de Tunisie et du Maroc, se sont prononcés, à notre grand regret, pour la citoyenneté française.

Ceci est une chose mais ce n’est pas tout. Les Juifs Algériens ont aussi à cette époque été fermement pris en mains par le sionisme. Et l’évolution neutraliste de la communauté était aussi dictée par les impératifs du sionisme : ce dernier était en effet à la fois l’allié de la France qui était à l’époque un de ses premiers soutiens mais avait aussi intérêt à récupérer les Juifs d’Algérie pour judaîser la Palestine. La prise en main des juifs Algériens par le sionisme est évoquée par cet article d’un quotidien sioniste qui parle de l’organisation de milices juives par le Mossad en 1956.
J’ignore si Gaston Ghrenassia, alias Enrico Macias, qui avait 18 ans en 1956, a participé de près ou de loin à ces milices mais on peut se poser la question car, tout en prétendant chanter et militer pour la paix, son engagement pour l’entité sioniste est bien connu. Personnellement, je connais peu de personnalités militantes de la paix qui ont été décorées par le ministère de la défense d’une puissance occupante, agressive et qui foule aux pieds le droit. C’est pourtant le cas de M. Macias.
Or, d’une certaine manière pour M. Macias et les personnes qui réfléchissent comme lui, le sionisme est une forme de revanche contre une indépendance de l’Algérie qu’ils ont eu bien du mal à accepter. De la même façon, la lutte pour les droits des Palestiniens s’inscrit dans la continuité du combat pour l’indépendance de l’Algérie et d’autres pays arabes.
Il se trouve que des gens en Algérie souhaitent, alors que ce pays a tourné le dos à de nombreux objectifs que s’était assignée la révolution, normaliser les relations avec l’entité sioniste. On sait que
des officiers Algériens rencontrent leurs homologues sionistes au moment de conférences ou de manoeuvres liées à L’OTAN.

On a même eu droit en 2003à une tentative de création d’une association d’amitié Algérie-entité sioniste.
Dans ce contexte, accepter la venue en Algérie d’Enrico Macias c’est ni plus ni moins essayer de faire accepter en douceur l’idée d’une normalisation que certains cercles appellent de leurs voeux et aller encore plus loin dans le renoncement aux idées qui ont conduit l’Algérie à l’indépendance.
Ceci, la majorité des Algériens ne sont, je l’espère, pas près de l’accepter et c’est avec soulagement que j’apprends que
M. Macias ne se rendra pas en Algérie.
Et tant pis pour le quotidien algérois Liberté qui attribue mes réticences et celles des autres à un « nationalisme tardif » et à un « chauvinisme souffreteux. »
Ni nationalistes tardifs, ni chauvinistes souffreteux les Algériens partagent par contre les souffrances du peuple de Palestine et n’accepteront jamais, du moins je l’espère, d’entériner les spoliations et les crimes dont ce peuple est victime.
Comme l’écrivait le poète Moufdi Zakaria :

« Notre patrie est l ‘Afrique du Nord, patrie indissociable de l ‘Orient arabe dont nous partageons les joies et les peines, les ardeurs et la quiétude. Nous unissent à lui, pour
l’éternité, les liens de la langue, de l’arabisme et de l’Islam.»


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