Archive for the ‘escroquerie’ Category

Le rabbin pas casher, la magnanimité de Bill Clinton , l’élection d’Hillary et, et….

26 juillet 2010
Il y a un peu de tout dans cet article: du politique avec le couple Bill et Hillary Clinton, du religieux avec un rabbin hassidique, du sionisme avec l’entité sioniste, de l’holocauste avec un survivant de l’holocauste et des actes délictueux qui réunissent le tout dans une escroquerie qui avait permis de soutirer des dizaines de millions de dollars à l’Etat fédéral.
Le rabin Avrum Friesel aura finalement rendu des comptes à la justice de son pays après des années de cavale qui avaient commencé dans l’entité sioniste. Le problème, c’est que quand c’est l’Etat fédéral qui est victime, même l’entité sioniste n’est plus un refuge aussi sûr qu’autrefois. Friesel a donc dû se replier à Londres d’où il a été finalement extradé vers les Etats Unis.
Ce que Friesel aurait dû savoir, c’est qu’en réalité il aurait mieux fait de ne pas quitter les Etats Unis, ce qui lui aurait permis de bénéficier, comme ses complices, d’une aimable dispense de peine accordée par M. Bill Clinton au dernier jour de son mandat pour remercier la communauté d’appartenance des condamnés d’avoir voté comme un seul homme pour … Mme Clinton aux sénatoriales. Qui a sollicité qui, l’article ne le dit pas.
En fuite, Friesel a donc été jugé postérieurement à cette largesse de M. Clinton tout comme le cerveau de l’escroquerie, un certain Chaim Berger, survivant de l’holocauste de son état, qui avait lui aussi eu la malencontreuse idée de fuir vers l’entité sioniste où il sera arrêté en 1998 avant d’en être extradé trois ans après, trop tard pour bénéficier du geste magnanime de Bill Clinton.
L’avis de recherche du FBI recommandait de ne pas tenter d’appréhender soi-même le rabbin Friesel qui doit être considéré comme « armé et dangereux »
Avrum Friesel
Le rabbin pas casher prend 27 mois pour avoir escroqué le gouvernement
par Bruce GOLDING, New York Post, 26 juillet 2010 traduit de l’anglais par Dkazaïri

Un rabbin qu’il faut bien qualifier de pas casher a été condamné ce matin à 27 moisde taule pour une fraude diabolique pour laquelle quatre de ses escrocs de complices ont pu retrouver la liberté après avoir vu leurs peines de prison commuées par Clinton qui était président à l’époque.

Le rabbin Avrum Friesel – qui a passé plus de onze années en cavale en Israël et en Grande Bretagne – a déclaré être « profondément honteux » d’avoir enfreint la loi civile américaine, ce qui signifie qu’il a aussi enfreint la loi religieuse juive.

« Je suis vraiment désolé pour les choses que j’ai faites qui n’étaient pas casher, » a déclaré Friesel, 57 ans, devant la tribunal fédéral de Manhattan.

Le professeur de religion à la barbe grisonnante s’est ensuite tourné pour sourire à la vingtaine de personnes venues le soutenir, vêtues de kippas en velours noir et du costume noir traditionnel hassidique.

Après son extradition de Londres l’an dernier, Friesel a plaidé coupable de participation à une combine pour escroquer plusieurs programmes gouvernementaux de dizaines de millions de dollars dans les années 1980.

L’escroquerie – montée par des dirigeants du village hassidique de New Square dans le comté de Rockland – avait permis d’obtenir frauduleusement plus de 10 millions de dollars de bourses Pell pour des étudiants non éligibles d’un séminaire de Brooklyn, et aussi d’escroquer l’administration d’aide aux petites entreprises (Small Business Administration) et le programme fédéral Section 8 d’aide au logement.

La juge Barbara Jones s’est écartée des normes du code pénal qui prévoient jusqu’à 41 mois de prison eu égard au rôle relativement mineur de Friesel dans l’escroquerie et à ses antécédents de travail auprès d’enfants handicapés.

Elle lui a aussi ordonné de payer plus de 11 millions de dollars au titre de la restitution [de l’argent escroqué].

Seulement 26 000 dollars sur le total de l’argent volé ont été remboursés, a déclaré le procureur Daniel Levy.

Quatre co inculpés avaient été condamnés en 1999 mais avaient vu leurs condamnations commuées par le président Clinton au dernier jour de son mandat en 2001, peu de temps après que son épouse Hillary Rodham Clinton ait raflé presque toutes les voix à New Square lors de son élection au Sénat des Etats Unis.

Une enquête subséquente du bureau du procureur de Manahattan n’avait décelé aucune malversation.

Le cerveau derrière cette escroquerie – Chaim Berger, un survivant de l’holocauste et fondateur de New Square – est mort en 2004 alors qu’il purgeait une peine de six ans de détention.

Un septième inculpé, Nathan Adler, reste en fuite.

A moi l’argent de la shoah

8 juillet 2010

Certains devront trouver d’autres ressources pour aller en vacances ou changer de voiture. En effet, un organisme allemand qui s’occupe d’indemniser des « survivants de l’holocauste » (juifs par définition) a découvert récemment l’existence d’une fraude aux indemnisations dont le montant reste inconnu mais se chiffre en million de dollars. Peut-être 7 millions nous dit-on.
Si on comprend bien l’article de The Jewish Week, l’organisme allemand ne verse pas directement les fonds dont il dispose aux bénéficiaires mais transite par un autre organisme (juif) non gouvernemental nommé Claims Conference. C’est la Claims Conference qui semble instruire les dossiers, vérifier que le demandeur est bien juif (condition première) et éligible en termes de lieu de résidence à l’époque du Reich nazi, de préjudice subi.
Comme l’organisme allemand est basé aux Etats Unis, de même que la Claims Conference, c’est le FBI qui mène l’enquête suite à la plainte déposée par la Claims Conference justement.
A mon avis, l’enquête débouchera sur quelques surprises compte tenu de la moralité douteuse de bon nombre de ceux qui encadrent la dite Claims Conference. C’est d’ailleurs vers une piste interne à la Claims Conference que s’orientent les investigations de la police.
Déjà, en 2006, certaines mauvaises langues demandaient: « Où est passé l’argent de la shoah? »
Le site web de la Claims Conference ne pipe en tout cas pas mot sur cette affaire (aucun journal non spécifiquement juif non plus).
 
 
Exclusif: le FBI élargit son enquête sur des fraudes à la Holocaust Claim Conference
par Stewart Ain, The Jewish Week (USA) 5 juillet 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri
 
Le FBI a élargi son enquête sur des demandes d’indemnisations présumées frauduleuses pour la période de l’holocauste qui auraient escroqué des millions de dollars au gouvernement allemand, a appris The Jewish Week.
 
La fraude a été découverte en décembre à New York par la Conference on Jewish Material Claims Against Germany, qui traite au nom du gouvernement allemand des demandes d’indemnisations pour des survivants de l’holocauste. Elle a immédiatement contacté les autorités fédérales, dont le FBI. La fraude concernait au départ des demandes d’indemnisation soumises au Hardship Fund mais s’étend maintenant à l’Article 2 Fund, un dispositif de pensions de retraite qui a été victime d’une fraude portant sur peut-être 7 millions de dollars sur les dix dernières années. Les deux enquêtes sont en cours et les pensions Article 2 de plus de 200 personnes ont été suspendues mardi dernier. Ces personnes ont eu connaissance par courriel certifié que les autorités étaient informées qu’elles étaient soupçonnées de fraude et qu’elles devaient restituer tout l’argent qu’elles avaient reçu ou déposer un recours dans les 90 jours.
 
Le Hardship Fund a été fondé en 1980 pour indemniser les Juifs qui avaient été forcés de fuir vers l’est pendant l’holocauste et étaient restés dans les pays du bloc soviétique après la guerre, les privant des réparations allemandes. Trois des dix employés chargés d’instruire les réclamations auprès du fond ont été licenciés en février, et la Claims Conference a indiqué qu’à l’époque on ignorait s’ils étaient complices de la fraude.
 
La Claims Conference dit qu’on considère que la fraude a impliqué au moins 100 demandeurs, chacun ayant reçu un paiement unique d’environ 3 500 dollars. Elle dit que toutes les demandes d’indemnisation concernaient des hommes et des femmes qui affirmaient avoir vécu dans l’ex Union Soviétique pendant la deuxième guerre mondiale et qui résident maintenant à Brooklyn.
 
Roman Kent, trésorier de la Claims Conference, a affirmé lundi qu’aucune arrestation n’avait encore été effectuée mais que l’enquête du FBI se poursuivait, « il est devenu de plus en plus évident qu’il [le montant de l’argent impliqué] pourrait être supérieur à celui estime initialement. »
 
« Je n’ai pas de chiffres définitifs, » a déclaré Kent au sujet de la somme escroquée. « Nous coopérons pleinement avec le FBI et d’autres services. Ils savent quoi faire et ce qu’il faut chercher, ils veulent trouver les véritables coupables. »
 
En février, Gregory Schneider, le vice président exécutif de la Claims Conference, insistait pour dire que « pas un sou n’avait été pris aux survivants de l’holocauste. »
 
« Ceci est l’œuvre de personnes très sophistiquées ou d’une organisation dont le but est d’escroquer, » a-t-il dit. « Et le fait que ça ait trait avec les survivants de l’holocauste le rend encore plus dégoûtant. »
 
Schneider a indiqué aussi avoir ordonné que pendant l’enquête, ni le bureau de New York, ni les autres bureaux de traitement des demandes en Allemagne et en Israël ne payent les indemnités du Hardship Fund en décembre, janvier et février. En conséquence, 4 500 indemnités n’ont pas été payées.
 
Ce chiffre a augmenté depuis parce que Kent ct Julius Berman, président de la Claims Conference, ont indiqué que seules des indemnisations triées sur le volet ont été payées depuis.
 
« Nous n’avons réglé que les indemnités dont sous étions sûrs, » a-t-il dit, ajoutant qu’il n’en connaissait pas le nombre.
 
Kent a déclaré que le gouvernement allemand avait été informé de la fraude.
 
La Claims Conference a assisté à un accroissement des demandes auprès du hardship Fund après un important et récent élargissement du programme pour inclure les Juifs qui se trouvaient à Leningrad à n’importe quel moment pendant les 900 jours de siège de la ville par les nazis – de septembre 1941 ) janvier 1944. L’Allemagne a payé 7 000 indemnités en 2008 et 18 000 l’an dernier. Après le reportage de Jewish Week en février sur l’enquête fédérale pour fraude, le nombre de nouvelles demandes a diminué de manière appréciable.
 
Il n’y a pas de date limite pour déposer une demande d’indemnisation, et ceux qui dont une demande précédente a été rejetée parce qu’ils ne satisfaisaient pas à tous les critères du gouvernement allemand peuvent faire une deuxième demande.
 
Pour moi personnellement, en tant que survivant et personne qui fait partie de la Claims Conference, je trouve vraiment dégoûtant que quiconque essaye de faire main basse sur l’argent prévu pour les survivants, » affirme Kent. « C’est désagréable et je dirai que, pour notre part, nous coopérons pleinement avec les autorités fédérales. Plus tôt ce sera terminé et qu’on aura découvert les personnes derrière ça, mieux ce sera pour tout le monde; nous n’avons pas encore de certitude sur où ça va se terminer. »

 

Super Voleur et son ami chef d’Etat

15 mars 2010
Shalom Weiss est un escroc de haut vol qui a été condamné aux Etats Unis à 845 ans de prison, une peine d’une longueur semble-t-il inédite. Les téléspectateurs US auront la possibilité de voir une émission consacrée à ses agissements et à l’enquête au long cours qui a permis son arrestation.
Oui, bon, un délinquant derrière les barreaux, et alors?
Alors, ce n’est simplement pas un hasard si l’article que je vous propose compare cette affaire à un roman de John Le Carré car cet auteur anglais est moins spécialisé dans le roman policier que dans celui d’espionnage.
Et à certains égards, l’affaire Weiss présente effectivement des caractéristiques singulières à rapprocher de l’assassinat commis à Dubaï par une bande de tueurs du Mossad.
Weiss fait partie de la communauté hassidique, ultra-orthodoxe, à l’origine un mouvement qu’on peut qualifier de piétiste qui avec le temps a accueilli des délinquants et des agents du régime sioniste.
C’est que ce mouvement est relativement facile à infiltrer et qu’il offre un réseau intéressant pour ceux qui veulent se livrer à des activités illicites, sans parler des fidèles crédules qui contribuent, souvent à leur insu, à l’exécution d’actes délictueux. Ce sont d’ailleurs des adhérents de l’ultra-orthodoxie qui ont fourni, à leur insu disent-ils, la plupart des passeports qui ont servi dans l’opération criminelle de Dubaï.
Justement, notre Shalom Weiss se sert aussi de faux passeports puisque c’est muni d’un faux passeport brésilien qu’il a été interpellé en Autriche, pays dans lequel il était donc entré illégalement. Il faut insister sur ce dernier point car il nous donne une idée de l’importance et de la force de ces réseaux hassidiques dans un pays comme l’Autriche. On apprend en effet à la fin de l’article que l’escroc, entré illégalement en Autriche avec un faux passeport, a pu bénéficier de l’appui de personnalités haut placées dont une seule est citée: le chef de l’Etat Autrichien lui-même qui s’est fendu d’une lettre appelant le président Bush à une forme d’indulgence!
Il y a là un mystère à expliquer.

L’histoire du super voleur de Scranton diffusée sur CNBC
par Joe McDonald, de la Rédaction du Times-Tribune (USA) 13 mars 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

En fin de compte, Shalom Weiss, un escroc de Scranton de classe mondiale, n’a pas fait le poids devant Joe Judge, un expert comptable diplômé de l’université de Scranton qui a rejoint le FBI.

Utilisant des compétences de limier dignes d’un roman de John le Carre, M. Judge et son équipe d’agents du FBI ainsi que d’autres services de police sur trois continents ont mis M. Weiss dans une situation qu’aucun homme n’avait connue avant lui: 845 ans de prison.

Le récit de la manière dont M. Judge, l’agent du FBI qui a dirigé le groupe d’enquête qui a pisté M. Weiss du Brésil jusqu’à Vienne, est présenté dans un épisode de « American Greed » [cupidité américaine] qui doit être diffusé le 24 mars sur CNBC.

M. Judge, qui é été interviewé en décembre pour l’émission télévisée à son domicile en Floride, précise qu’il avait bouclé l’enquête avant de se lancer à la recherche de Weiss dans le cadre d’un énorme dossier de fraude à l’assurance que le FBI avait ouvert dans les années 1990.
« Weiss avait pillé la compagnie d’assurance, » explique M. Judge. « je dirais qu’il a empoché environ 30 millions de dollars. »

Il a fallu plusieurs années d’investigations avant que M. Weiss et d’autres soient inculpés sur l’accusation d’avoir mis en faillite une compagnie d’assurance et soutiré des millions de dollars à des retraités.

Le rôle de M. Weiss dans l’arnaque, qui à l’époque était la plus grosse fraude financière du pays, n’était pas immédiatement apparent.

« Il avait ces hommes de pailles, ces quatre gogos, » explique M. Judge. « Ils signaient n’importe quoi. »

« Je n’ai découvert le nom de Weiss qu’au bout de plusieurs années d’enquête, » déclare M. Judge.

M. Judge voit M. Weiss comme une sorte de mauvais génie.

« Il est si diabolique que s’il vous rencontrait demain, il aurait déjà anticipé et prévu ce que vous ferez pour (lui) dans six mois, » explique M. Judge. « Ce type est un génie. »

M. Weiss avait aussi des traits de personnalité et des habitudes qu’il ne pouvait pas modifier. Ses affinités avec la communauté juive  hassidique et son goût pour les bons restaurants, le casino et les prostituées de luxe ont donné à M. Judge et au FBI des indications sur où il aurait bien pu s’être caché après avoir disparu quand son affaire de blanchiment d’argent et de racket a été passée en jugement.

« Ce type avait l’empreinte de pied d’un Bigfoot, » observe M. Juge.

Il y a sept ou huit villes dans le monde avec d’importantes populations hassidiques, et les agents du FBI en poste dans les ambassades des Etats Unis dans ces pays ont reçu l’ordre d’être à l’affût de M. Weiss, explique M. Judge.

Une piste s’est présentée au brésil où on a eu des informations selon lesquelles M. Weiss avait une petite amie dans le secteur de Sao Paulo et qu’il pourrait se trouver dans cette ville.

M. Judge est parti pour l’Amérique du Sud et a contacté la police locale et des agents d’Interpol. Ils ne trouvèrent pas M. Weiss mais un contrôle de ses appels téléphoniques conduisit les enquêteurs à une maison dans un des quartiers les plus pauvres de la ville et à l’identité d’une femme de 27  ans que fréquentait M. Weiss.

Ils l’ont suivie à Vienne où elle a été accueilliée par M. Weiss qui n’avait cependant pas l’apparence de l’homme qu’ils recherchaient, qui avait 20 kilos de moins et la barbe rasée. Il a emmené la femme dans un appartement où ll a été arrêté.

M. Weiss, qui était en cavale depuis un an, a essayé d’éviter l’extradition vers les Etats Unis. Mais il a finalement été envoyé dans une prison fédérale près de Waymart pour purger la plus longue peine jamais infligée par un tribunal fédéral.

Mais M. Weiss n’a pas abandonné. Il fait appel de la légalité de son extradition.

« Comme je le dis de manière détaillée dans l’émission, il affirme que le gouvernement US a menti, » explique M. Judge dans une interview par téléphone depuis la Floride. « C’est son mensonge. »

M. Weiss a obtenu le soutien de certaines personnes puissantes dans son combat pour sortir de prison, indique M. Judge.

« Le président Autrichien a écrit au président Bush en demandant, s’il vous plait renvoyez-nous Weiss et nous le mettrons en prison ici pendant un ou deux ans, puis il sera réhabilité », affirme M. Judge.

Dans un sens, M. Judge, originaire de West Scranton et diplômé de l’université de Scranton en 1968, est épaté par la manière dont M. Weiss a éré capable de s’attirer les bonnes grâces d’officiels Autrichiens.

« Il entre en Autriche avec un faux passeport brésilien et se joue de la police et des douanes autrichiennes, » déclare M. Judge. « Il est là bas en tant qu’étranger en situation irrégulière, pourtant il a les moyens de faire écrire une lettre par le président Autrichien. »

A la question de savoir comment cela a été possible, M. Judge répond, « parce qu’ils pensent que c’est un type formidable, où qu’on a graissé quelques pattes. »

Une avancée médicale du Mossad

19 juillet 2009
Une société biomédicale sioniste aurait inventé un dispositif de type patch capable de prévoir l’imminence d’une crise cardiaque.
Une telle innovation dans le domaine du soin ne peut évidemment que se monnayer à sa juste valeur, ce qui justifie la valorisation de la société SafeSky qui a conçu ce dispositif et explique pourquoi MSI, une multinationale anglo-taïwanaise a manifesté son intention de la racheter.
A la clef, de nombreuses vies sauvées et une rémunération méritée pour les dirigeants de SafeSky. Parmi ces derniers, nous trouvons un certain Hagai Hadas, ancien dirigeant du Mossad et négociateur désigné par Benyamin Netanyahu pour obtenir la libération de Gilad Shalit, le terroriste sioniste détenu par le Hamas.
Le problème est que l’invention est bidon et que les brevets prétendument déposés n’existent que dans les déclarations des dirigeants de l’entreprise. Et que MSI n’a jamais fait d’offre d’achat pour SafeSky.
Et qu’en compagnie de l’ancien cadre du Mossad, nous trouvons à la tête de SafeSky, un dénommé Arik Klein, escroc patenté de son état.
Voilà qui en dit long sur les mœurs sionistes où seul l’appât du gain vient rivaliser avec le goût du sang.
Selon le
Jewish Chronicle, Hadas aurait été grugé ; il ne serait qu’une victime de la fraude montée par Arik Klein. Vous lirez plus bas cependant que le 8 juillet Hadas défendait la réalité du contrat concernant la société qu’il co-dirigeait avant d’en démissionner devant l’évidence de l’escroquerie.
Le Jewish Chronicle se pose une bonne question : comment ces cadres ont-ils pu être bernés si aisément ?
La réponse tient probablement à la cupidité des uns et des autres car, comme le dit un homme d’affaires sioniste qui avait été approché pour investir dans SafeSky :

“Ca semble incroyable de voir tant d’opérateurs expérimentés bernés aussi facilement, mais quand quelqu’un se trouve devant la perspective de faire autant d’argent en si peu de temps, il est difficile de résister“.

Et on peut se dire que la réputation du Mossad est surfaite ou du moins liée à une époque révolue.

Intrigue autour de la vente du brevet d’un patch israélien contre les crises cardiaques
Jerusalem Post, 8 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri
Des informations sur une transaction de 370 millions de dollars dans le domaine biomédical qui ont mis le marché israélien en effervescence semblent loin de l’affaire que les médiats se sont empressés de présenter comme conclue.

Lundi, des informations télévisées et des articles de presse ont annoncé ce qu’ils ont qualifié de plus grosse cession de l’histoire israélienne : la vente par Safe Sky Software, la start up de Bnei Brak, d’un tiers des parts pour un brevet pour un patch de prévention des attaques cardiaques, à la société britannique MSI.
Le lendemain, le contrat supposé avait perdu toute réalité quand on a su qu’un des partenaires de l’entreprise, Arik Klein, qui a séjourné en prison pour fraude, avait fabriqué une fausse correspondance par courriel dans laquelle il prétendait représenter MSI, l’acquéreur.
La tromperie a pris une autre dimension quand on a découvert que Haggai Hadas, l’ancien cadre du Mossad récemment nommé par Netanyahu pour mener les négociations concernant Gilad Shalit, le militaire israélien captif, est un des directeurs de SafeSky et que son PDG est Gabi Picker, un ami d’enfance du premier ministre Binyamin Netanyahu.
Les services du premier ministre ont publié mardi une déclaration affirmant que «les affaires privées d’Hadas, dont ses activités commerciales, étaient sa propre responsabilité, n’étaient connues que de lui et n’entretenaient aucune relation avec son rôle public.»
Hadas, Picker et Amos Buchnik, le fondateur de SafeSky ont insisté ce mardi pour affirmer que la transaction avait été réellement conclue.
“Il y a un accord,» a declaré Buchnik à la radio de l’armée. « Nous n’avons à en répondre devant qui que ce soit.»
Un porte parole de l’entreprise britannique a indiqué n’avoir aucune connaissance de l’accord. «Le problème est géré par notre service juridique, » a-t-il déclaré à Globes.
Selon la compagnie israélienne, cette dernière a développé et breveté le Life Keeper – un petit patch qui contrôle le rythme cardiaque et est capable de détecter ses importantes variations et de prévenir de l’imminence d’une attaque cardiaque une demie heure à l’avance.
« Le patch est [très efficace]. Nous avons confiance en ce produit,» a déclaré Buchnik. « Quatre brevets ont été déposés pour ce patch et, si nécessaire, nous vous les montrerons.»

>Une avancée médicale du Mossad

19 juillet 2009

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Une société biomédicale sioniste aurait inventé un dispositif de type patch capable de prévoir l’imminence d’une crise cardiaque.
Une telle innovation dans le domaine du soin ne peut évidemment que se monnayer à sa juste valeur, ce qui justifie la valorisation de la société SafeSky qui a conçu ce dispositif et explique pourquoi MSI, une multinationale anglo-taïwanaise a manifesté son intention de la racheter.
A la clef, de nombreuses vies sauvées et une rémunération méritée pour les dirigeants de SafeSky. Parmi ces derniers, nous trouvons un certain Hagai Hadas, ancien dirigeant du Mossad et négociateur désigné par Benyamin Netanyahu pour obtenir la libération de Gilad Shalit, le terroriste sioniste détenu par le Hamas.
Le problème est que l’invention est bidon et que les brevets prétendument déposés n’existent que dans les déclarations des dirigeants de l’entreprise. Et que MSI n’a jamais fait d’offre d’achat pour SafeSky.
Et qu’en compagnie de l’ancien cadre du Mossad, nous trouvons à la tête de SafeSky, un dénommé Arik Klein, escroc patenté de son état.
Voilà qui en dit long sur les mœurs sionistes où seul l’appât du gain vient rivaliser avec le goût du sang.
Selon le
Jewish Chronicle, Hadas aurait été grugé ; il ne serait qu’une victime de la fraude montée par Arik Klein. Vous lirez plus bas cependant que le 8 juillet Hadas défendait la réalité du contrat concernant la société qu’il co-dirigeait avant d’en démissionner devant l’évidence de l’escroquerie.
Le Jewish Chronicle se pose une bonne question : comment ces cadres ont-ils pu être bernés si aisément ?
La réponse tient probablement à la cupidité des uns et des autres car, comme le dit un homme d’affaires sioniste qui avait été approché pour investir dans SafeSky :

“Ca semble incroyable de voir tant d’opérateurs expérimentés bernés aussi facilement, mais quand quelqu’un se trouve devant la perspective de faire autant d’argent en si peu de temps, il est difficile de résister“.

Et on peut se dire que la réputation du Mossad est surfaite ou du moins liée à une époque révolue.

Intrigue autour de la vente du brevet d’un patch israélien contre les crises cardiaques
Jerusalem Post, 8 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri
Des informations sur une transaction de 370 millions de dollars dans le domaine biomédical qui ont mis le marché israélien en effervescence semblent loin de l’affaire que les médiats se sont empressés de présenter comme conclue.

Lundi, des informations télévisées et des articles de presse ont annoncé ce qu’ils ont qualifié de plus grosse cession de l’histoire israélienne : la vente par Safe Sky Software, la start up de Bnei Brak, d’un tiers des parts pour un brevet pour un patch de prévention des attaques cardiaques, à la société britannique MSI.
Le lendemain, le contrat supposé avait perdu toute réalité quand on a su qu’un des partenaires de l’entreprise, Arik Klein, qui a séjourné en prison pour fraude, avait fabriqué une fausse correspondance par courriel dans laquelle il prétendait représenter MSI, l’acquéreur.
La tromperie a pris une autre dimension quand on a découvert que Haggai Hadas, l’ancien cadre du Mossad récemment nommé par Netanyahu pour mener les négociations concernant Gilad Shalit, le militaire israélien captif, est un des directeurs de SafeSky et que son PDG est Gabi Picker, un ami d’enfance du premier ministre Binyamin Netanyahu.
Les services du premier ministre ont publié mardi une déclaration affirmant que «les affaires privées d’Hadas, dont ses activités commerciales, étaient sa propre responsabilité, n’étaient connues que de lui et n’entretenaient aucune relation avec son rôle public.»
Hadas, Picker et Amos Buchnik, le fondateur de SafeSky ont insisté ce mardi pour affirmer que la transaction avait été réellement conclue.
“Il y a un accord,» a declaré Buchnik à la radio de l’armée. « Nous n’avons à en répondre devant qui que ce soit.»
Un porte parole de l’entreprise britannique a indiqué n’avoir aucune connaissance de l’accord. «Le problème est géré par notre service juridique, » a-t-il déclaré à Globes.
Selon la compagnie israélienne, cette dernière a développé et breveté le Life Keeper – un petit patch qui contrôle le rythme cardiaque et est capable de détecter ses importantes variations et de prévenir de l’imminence d’une attaque cardiaque une demie heure à l’avance.
« Le patch est [très efficace]. Nous avons confiance en ce produit,» a déclaré Buchnik. « Quatre brevets ont été déposés pour ce patch et, si nécessaire, nous vous les montrerons.»

>On ne nait pas escroc, on le devient. mais attend-on l’âge de 80 ans pour devenir escroc?

21 novembre 2007

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Cette affaire fait grand bruit aux Etats-Unis. Un Juif héros de l’holocauste vient de tomber entre les mains de la police pour une vulgaire affaire d’escroquerie au préjudice d’une vieille dame. Très précis sur les faits reprochés, l’article qui suit mentionne l’incrédulité des proches de l’accusé mais aussi d’un historien spécialiste es études holocaustiques et d’un écrivain qui a commis un livre d’entretiens avec le même accusé.

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Selon moi, l’article appelle plusieurs remarques.
La première est que, si l’accusation est fondée, il me semble improbable de voir une vocation d’escroc naître à 80 ans. A mon sens, une démonstration de la culpabilité d’Aron Bielski, alias Bell, serait de nature à semer le doute sur une bonne partie de la biographie et des faits d’armes de l’individu. Le groupe de résistance « juive polonaise » auquel Aron Bielski alias Bell appartenait avait, dit-on, la singularité de privilégier le sauvetage de personnes par rapport aux actions de combat proprement dit contre l’occupant Nazi. Le groupe Bielski accueillait en effet dans son campement de la forêt polonaise des centaines de réfugiés fuyant les persécutions nazies. La question qu’on peut aujourd’hui se pose est la suivante : cette aide était-elle gratuite ou intéressée? Simone Veil a son idée sur la question, elle qui a préfacé le livre basé sur des entretiens avec l’escroc Bielski alias Bell. A-t-elle raison ou tort, l’histoire le dira peut-être.
Deuxième remarque : l’article nous indique que « Aucun Juif n’était repoussé » du camp et que « Sauver un Juif est bien plus important que de tuer des Allemands.» Soit, très bonne chose, mais qu’en était-il exactement des non Juifs qui cherchaient refuge?
Car il y eut des non Juifs persécutés par les Nazis, dont la victime (Catholique nous dit l’article) d’Aron Bielski alias Bell qui fut elle même internée avec des Juifs.
Enfin, on relèvera la grave erreur de l’article qui décrit la victime comme une «Catholique survivante de l’holocauste. » Or comme chacun sait, l’holocauste ne concerne pas les Catholiques en tant que victimes éventuelles, ce statut étant réservé à qui de droit.

Tout au plus un Catholique peut-il être un bourreau, un complice (passif ou actif) ou encore un « Juste » parmi les Nations. Les Nations désignant tout ce qui n’est pas Juif et « Juste » tout non Juif ayant sauvé des Juifs (un non Juif ayant sauvé des non Juifs ne saurait bien entendu pas figurer parmi les « Justes » en question).


Un héros de l’holocauste accusé d’escroquerie

par Brian Sokoloff AP, traduit de l’anglais par Djazaïri

Star News online (USA), 20 novembre 2007

En Europe orientale, pendant la deuxième guerre mondiale, le jeune Aron Bielski et ses trois frères aînés avait organisé ce qui fut, à tous points de vue, la plus grande opération armée de sauvetage de Juifs par des Juifs durant l’holocauste.Les frères Bielski furent acclamés comme des héros et leurs exploits ont été relatés dans des livres, un documentaire et une production hollywodienne dont la sortie est prévue l’an prochain. Mais aujourd’hui, le dernier survivant des frères Bielski est désigné sous un nom bien différent, celui d’escroc. Agé de 80 ans et connu sous le nom d’Aaron Bell, il a été arrêté sur l’accusation d’avoir grugé une vieille femme de 93 ans, une Catholique survivante de l’holocauste. Bell et son épouse, Henryka, 58 ans, sont accusés d’avoir rusé pour obtenir de la vieille femme le contrôle d’une somme de plus de 250 000$ qu’elle possédait dans divers comptes bancaires. Selon la police, le couple a alors convaincu la femme de l’emmener pour des vacances dans sa Pologne natale, au lieu de quoi ils l’ont placée dans une maison de repos là bas avant de s’en retourner à Palm Beach pour dépenser son argent, presque jusqu’au dernier centime.

Pour ces accusations, le couple risque 90 ans de prison.

L’avocat de Bell a fermement démenti ces allégations et déclaré que la vieille femme devenait sénile.

Alors que les Nazis envahissaient ce qui était l’Union Soviétique en 1941, tuant ou arrêtant des Juifs par milliers, les frères Bielski avaient fui leurs domiciles près de Stankiewicze, dans la Belarus actuelle, pour se cacher dans la forêt, décidés à résister, à combattre et à sauver des vies. Le campement des frères grossit pour accueillir des centaines de combattants, des familles, des enfants et des personnes âgées. Aucun Juif n’était repoussé. En définitive, leur mouvement de partisans sauva quelque 1200 Juifs.

« Sauver un Juif est bien plus important que de tuer des Allemands, » disait Tuvia Bielski à ses compagnons. La plupart des autres groupes de résistance s’attachaient seulement à pourchasser les Nazis, à tuer des collaborateurs et à chercher vengeance, » explique Christian Gerlach, professeur d’histoire à l’université de Pittsburgh et qui a étudié l’holocauste de manière approfondie. «D’une certaine manière, c’est ce qui faisait du groupe Bielski une unité différente, » selon Gerlach. Tuvia Bielski avait la haute main sur le commandement du camp. Asael Bielski dirigeait principalement le groupe de combat. Zus Bielki était chargé de la reconnaissance. Aron jouait surtout le rôle d’estafette – il connaissait la forêt mieux que personne.
« Des milliers de personnes sont encore sur cette terre grâce aux décisions que lui et ses frères aînés avaient prises, » explique Michael Bielski, 55 ans, le fils de Tuvia Bielski qui vit à Bonita Springs.

Asael fut tué en 1944 dans les rangs de l’Armée Rouge lors de son entrée en Allemagne. Les frères survivants émigrèrent aux Etats-unis dans les années 50, pour s’établir dans la région de New-York où ils exercèrent des métiers manuels avant de réussir dans les activités du taxi et du transport routier. Aaron a pris sa retraite en Floride dans les années 90.
Des proches disent être choqués des accusations portées contre Aaron Bell.« Je n’y crois pas, » déclare Zvi Bielski, le fils de Zus, 56 ans qui réside à New York City. « Ca ne lui ressemble absolument pas. Je l’aime profondément. Il a été très proche de moi. Mon père était comme un père pour lui pendant la guerre. Je n’arrive par à m’imaginer ce qui s’est passé. »

Les autorités indiquent que les Bell se sont liés d’amitié avec la vieille Janina Zaniewska qui avait été à l’époque emprisonnée en Pologne par les Nazis avec des Juifs. Elle résidait dans la même copropriété que les Bell. Les époux l’ont convaincue de leur donner une procuration sur ses comptes en banque, expliquent les enquêteurs.

Selon la police, en mai, les Bell sont partis en Pologne avec Zaniewska au motif fallacieux de l’emmener visiter de vieux amis. Les Bell l’ont déposée dans une maison de repos et sont rentrés à Palm Beach. La police a été contactée en août par par un directeur de banque qui se demandait pourquoi les Bell retiraient l’argent de Zaniewska. La police a par la suite retrouvé Zaniewska dans la maison de repos.
« Dieu merci vous m’avez retrouvée, » a-t-elle dit aux autorités selon la police. Zaniewska est rentrée le 4 octobre. Les procureurs accusent le couple d’avoir voulu escroquer Zaniewska, d’exploitation d’une personne âgée et de vol.

« L’ensemble de la thèse selon laquelle les Bell ont envoyé cette pauvre dame en Pologne de sorte à pouvoir lui voler son argent est tout bonnement absurde, » déclare Steven Gomberg, avocat du couple.Il explique que les Bell étaient très à l’aise financièrement et aidaient simplement Zaniewska en matière financière en raison de ses capacités mentales diminuées.« Nous avons ici des gens, des personnes âgées nonagénaires qui perdent leurs facultés et qui disposent d’avoirs financiers qui doivent être protégés et n’ont malheureusement personne d’autre, » explique Gromberg. Et d’ajouter : « Rien n’a été volé. Elle n’a pas perdu un centime ».

Pour Ewa Chyra, directrice de la maison de repos en pologne, Zaniewska « avait conscience du lieu où elle se trouvait, de ce qui se passait et de qui l’avait emmenée ici. »
Zaniewska a raconté différentes histoires, ce qui pouvait amener quelqu’un à mettre en doute ses dires, » explique Chyra. « Son humeur changeait souvent, de l’euphorie à la dépression, et sa conduite dépendait beaucoup de son humeur. Elle peut être tout autant une personne très sympathique, bavarde, spirituelle… mais aussi basculer à l’exact opposé et être agressive et suspicieuse. »
Pour Robert Montgomery, avocat de Zaniewska, elle a « toutes ses facultés, » mais a été la victime des Bell.« Ils lui ont volé de l’argent, aucun doute sur ce point, ils l’ont pratiquement dépouillée, » déclare Montgomery. « Ils ont profité d’elle.»

Aaron Bell n’a pas répondu à de nombreux messages téléphoniques. Le N° de téléphone de Zaniewski est sur liste rouge et les tentatives pour la rencontrer dans sa copropriété ont été infructueuses.

Peter Duffy, qui s’est entretenu durant des heures avec Aaron Bell pour le livre « Les frères Bielski, » paru en 2003, a déclaré : Je ne peux tout simplement pas accepter que c’est ce qui s’est passé réellement. Ca n’a aucun sens. »

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—Les journalistes d’investigation d’Associated Press Randy Herschaft et Monka Mathur ont contribué à cet article depuis New York et le journaliste d’AP Ryan Lucas depuis Varsovie.

On ne nait pas escroc, on le devient. mais attend-on l’âge de 80 ans pour devenir escroc?

21 novembre 2007
Cette affaire fait grand bruit aux Etats-Unis. Un Juif héros de l’holocauste vient de tomber entre les mains de la police pour une vulgaire affaire d’escroquerie au préjudice d’une vieille dame. Très précis sur les faits reprochés, l’article qui suit mentionne l’incrédulité des proches de l’accusé mais aussi d’un historien spécialiste es études holocaustiques et d’un écrivain qui a commis un livre d’entretiens avec le même accusé.
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Selon moi, l’article appelle plusieurs remarques.
La première est que, si l’accusation est fondée, il me semble improbable de voir une vocation d’escroc naître à 80 ans. A mon sens, une démonstration de la culpabilité d’Aron Bielski, alias Bell, serait de nature à semer le doute sur une bonne partie de la biographie et des faits d’armes de l’individu. Le groupe de résistance « juive polonaise » auquel Aron Bielski alias Bell appartenait avait, dit-on, la singularité de privilégier le sauvetage de personnes par rapport aux actions de combat proprement dit contre l’occupant Nazi. Le groupe Bielski accueillait en effet dans son campement de la forêt polonaise des centaines de réfugiés fuyant les persécutions nazies. La question qu’on peut aujourd’hui se poser est la suivante : cette aide était-elle gratuite ou intéressée? Simone Veil a son idée sur la question, elle qui a préfacé le livre basé sur des entretiens avec l’escroc Bielski alias Bell. A-t-elle raison ou tort, l’histoire le dira peut-être.
Deuxième remarque : l’article nous indique que « Aucun Juif n’était repoussé » du camp et que « Sauver un Juif est bien plus important que de tuer des Allemands.» Soit, très bonne chose, mais qu’en était-il exactement des non Juifs qui cherchaient refuge?
Car il y eut des non Juifs persécutés par les Nazis, dont la victime (Catholique nous dit l’article) d’Aron Bielski alias Bell qui fut elle même internée avec des Juifs.
Enfin, on relèvera la grave erreur de l’article qui décrit la victime comme une «Catholique survivante de l’holocauste. » Or comme chacun sait, l’holocauste ne concerne pas les Catholiques en tant que victimes éventuelles, ce statut étant réservé à qui de droit.
Tout au plus un Catholique peut-il être un bourreau, un complice (passif ou actif) ou encore un « Juste » parmi les Nations. Les Nations désignant tout ce qui n’est pas Juif et « Juste » tout non Juif ayant sauvé des Juifs (un non Juif ayant sauvé des non Juifs ne saurait bien entendu pas figurer parmi les « Justes » en question).


Un héros de l’holocauste accusé d’escroquerie

par Brian Sokoloff AP, traduit de l’anglais par Djazaïri

Star News online (USA), 20 novembre 2007
En Europe orientale, pendant la deuxième guerre mondiale, le jeune Aron Bielski et ses trois frères aînés avait organisé ce qui fut, à tous points de vue, la plus grande opération armée de sauvetage de Juifs par des Juifs durant l’holocauste.Les frères Bielski furent acclamés comme des héros et leurs exploits ont été relatés dans des livres, un documentaire et une production hollywodienne dont la sortie est prévue l’an prochain. Mais aujourd’hui, le dernier survivant des frères Bielski est désigné sous un nom bien différent, celui d’escroc. Agé de 80 ans et connu sous le nom d’Aaron Bell, il a été arrêté sur l’accusation d’avoir grugé une vieille femme de 93 ans, une Catholique survivante de l’holocauste. Bell et son épouse, Henryka, 58 ans, sont accusés d’avoir rusé pour obtenir de la vieille femme le contrôle d’une somme de plus de 250 000$ qu’elle possédait dans divers comptes bancaires. Selon la police, le couple a alors convaincu la femme de l’emmener pour des vacances dans sa Pologne natale, au lieu de quoi ils l’ont placée dans une maison de repos là bas avant de s’en retourner à Palm Beach pour dépenser son argent, presque jusqu’au dernier centime.
Pour ces accusations, le couple risque 90 ans de prison.
L’avocat de Bell a fermement démenti ces allégations et déclaré que la vieille femme devenait sénile.
Alors que les Nazis envahissaient ce qui était l’Union Soviétique en 1941, tuant ou arrêtant des Juifs par milliers, les frères Bielski avaient fui leurs domiciles près de Stankiewicze, dans la Belarus actuelle, pour se cacher dans la forêt, décidés à résister, à combattre et à sauver des vies. Le campement des frères grossit pour accueillir des centaines de combattants, des familles, des enfants et des personnes âgées. Aucun Juif n’était repoussé. En définitive, leur mouvement de partisans sauva quelque 1200 Juifs.
« Sauver un Juif est bien plus important que de tuer des Allemands, » disait Tuvia Bielski à ses compagnons. La plupart des autres groupes de résistance s’attachaient seulement à pourchasser les Nazis, à tuer des collaborateurs et à chercher vengeance, » explique Christian Gerlach, professeur d’histoire à l’université de Pittsburgh et qui a étudié l’holocauste de manière approfondie. «D’une certaine manière, c’est ce qui faisait du groupe Bielski une unité différente, » selon Gerlach. Tuvia Bielski avait la haute main sur le commandement du camp. Asael Bielski dirigeait principalement le groupe de combat. Zus Bielki était chargé de la reconnaissance. Aron jouait surtout le rôle d’estafette – il connaissait la forêt mieux que personne.
« Des milliers de personnes sont encore sur cette terre grâce aux décisions que lui et ses frères aînés avaient prises, » explique Michael Bielski, 55 ans, le fils de Tuvia Bielski qui vit à Bonita Springs.
Asael fut tué en 1944 dans les rangs de l’Armée Rouge lors de son entrée en Allemagne. Les frères survivants émigrèrent aux Etats-unis dans les années 50, pour s’établir dans la région de New-York où ils exercèrent des métiers manuels avant de réussir dans les activités du taxi et du transport routier. Aaron a pris sa retraite en Floride dans les années 90.
Des proches disent être choqués des accusations portées contre Aaron Bell.« Je n’y crois pas, » déclare Zvi Bielski, le fils de Zus, 56 ans qui réside à New York City. « Ca ne lui ressemble absolument pas. Je l’aime profondément. Il a été très proche de moi. Mon père était comme un père pour lui pendant la guerre. Je n’arrive par à m’imaginer ce qui s’est passé. »
Les autorités indiquent que les Bell se sont liés d’amitié avec la vieille Janina Zaniewska qui avait été à l’époque emprisonnée en Pologne par les Nazis avec des Juifs. Elle résidait dans la même copropriété que les Bell. Les époux l’ont convaincue de leur donner une procuration sur ses comptes en banque, expliquent les enquêteurs.
Selon la police, en mai, les Bell sont partis en Pologne avec Zaniewska au motif fallacieux de l’emmener visiter de vieux amis. Les Bell l’ont déposée dans une maison de repos et sont rentrés à Palm Beach. La police a été contactée en août par par un directeur de banque qui se demandait pourquoi les Bell retiraient l’argent de Zaniewska. La police a par la suite retrouvé Zaniewska dans la maison de repos.
« Dieu merci vous m’avez retrouvée, » a-t-elle dit aux autorités selon la police. Zaniewska est rentrée le 4 octobre. Les procureurs accusent le couple d’avoir voulu escroquer Zaniewska, d’exploitation d’une personne âgée et de vol.
« L’ensemble de la thèse selon laquelle les Bell ont envoyé cette pauvre dame en Pologne de sorte à pouvoir lui voler son argent est tout bonnement absurde, » déclare Steven Gomberg, avocat du couple.Il explique que les Bell étaient très à l’aise financièrement et aidaient simplement Zaniewska en matière financière en raison de ses capacités mentales diminuées.« Nous avons ici des gens, des personnes âgées nonagénaires qui perdent leurs facultés et qui disposent d’avoirs financiers qui doivent être protégés et n’ont malheureusement personne d’autre, » explique Gromberg. Et d’ajouter : « Rien n’a été volé. Elle n’a pas perdu un centime ».
Pour Ewa Chyra, directrice de la maison de repos en pologne, Zaniewska « avait conscience du lieu où elle se trouvait, de ce qui se passait et de qui l’avait emmenée ici. »
Zaniewska a raconté différentes histoires, ce qui pouvait amener quelqu’un à mettre en doute ses dires, » explique Chyra. « Son humeur changeait souvent, de l’euphorie à la dépression, et sa conduite dépendait beaucoup de son humeur. Elle peut être tout autant une personne très sympathique, bavarde, spirituelle… mais aussi basculer à l’exact opposé et être agressive et suspicieuse. »
Pour Robert Montgomery, avocat de Zaniewska, elle a « toutes ses facultés, » mais a été la victime des Bell.« Ils lui ont volé de l’argent, aucun doute sur ce point, ils l’ont pratiquement dépouillée, » déclare Montgomery. « Ils ont profité d’elle.»
Aaron Bell n’a pas répondu à de nombreux messages téléphoniques. Le N° de téléphone de Zaniewski est sur liste rouge et les tentatives pour la rencontrer dans sa copropriété ont été infructueuses.
Peter Duffy, qui s’est entretenu durant des heures avec Aaron Bell pour le livre « Les frères Bielski, » paru en 2003, a déclaré : Je ne peux tout simplement pas accepter que c’est ce qui s’est passé réellement. Ca n’a aucun sens. »
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—Les journalistes d’investigation d’Associated Press Randy Herschaft et Monka Mathur ont contribué à cet article depuis New York et le journaliste d’AP Ryan Lucas depuis Varsovie.

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