Archive for the ‘Etats-Unis’ Category

Tuerie de Tucson, American Renaissance, antisémitisme et idéologues juifs de la race

11 janvier 2011
On l’a vu, l’éventualité de motivations antisémites a été évoqué dans les conjectures sur les motivations de Jared Lee Loughner, le tueur de Tucson en Arizona. Outre le fait que Mein Kampf était présenté comme son livre favori par Loughner sur sa page personnelle sur inernet, on a évoqué son appartenance à une organisation d’antisémite d’extrême droite, American Renaissance.
Le problème, ainsi que je l’indiquais dans mon post précédent, est que le tireur de Tucson est semble-t-il lui-même de mère juive et que Samuel Jared Taylor, le leader d’American Renaissance dément l’affiliation de Jared Lee Loughner à son organisation.
Vous noterez toutefois qu’ils partagent le même prénom!
Si on s’intéresse à American Renaissance, on doit remarquer que l’Anti Defamation League (équivalent de la LICRA aux Etats Unis) note bien l’idéologie raciste que reflète le magazine publié par ‘American Renaissance qui évite cependant, toujours d’après l’Anti Defamation League, la bigoterie et les stéréotypes grossiers qui caractérisent d’autres publications racistes.  Et, conclut l’ADL, Samuel Jared Taylor « s’interdit d’être antisémite. »
J’ai presque l’impression que l’ADL le trouve sympa ce Jared là. Bon, il n’est pas antisémite, mais peut-être qu’il est seul de son espèce dans cette organisation raciste, suprémaciste (pour la suprématie de la race blanche).
La réaction irritée d’un lecteur Texan du Daily Mail de Londres nous permet d’aller un peu plus loin. En effet, ce lecteur du nom de Karl Ketzer s’insurge contre la présentation par ce journal anglais d’American renaissance comme une organisation antisémite:

Ainsi, un service du gouvernement des Etats Unis diffuse un document affirmant que le tireur suspect a un « lien possible » avec American Renaissance, et le Daily Telegraph [Ketzner n’a pas fait attention au nom du journal auquel il adresse un commentaire] donne à ce mensonge un statut de fait? Est-ce cela qu’on fait passer pour du journalisme au Royaume Uni? Par rapport à votre affirmation selon laquelle American Renaissance est « antisémite », avez-vous seulement essayé de vérifier sur son site internet avant de publier un tel non sens? Si vous aviez-vous fait l’effort de vérifier, vous auriez découvert que le rabbin Mayer Schiller a été un des orateurs lors de la toute première conférence d’American Renaissance en 1994, et qu’à cette conférence fondatrice, participaient des intellectuels Juifs comme Paul Gottfried, Michael Levin, Michael Hart, Lawrence Auster, Eugene Valberg, and Robert Weissberg. Vous auriez pu feuilleter d’anciens numéros du magazine mensuel American Renaissance et y trouver des articles d’auteurs Juifs tels que Nicholas Stix. Un vrai journaliste aurait pris son téléphone et appelé certains de ces auteurs et orateurs Juifs. Honte au Daily Telegraph d’avoir publié de telles sottises.

Ketzer nous suggère d’aller vérifier sur le site internet d’American Renaissance et ses dires s’avèrent tout à fait fondés: cette organisation extrémiste raciste s’abreuve intellectuellement auprès d’idéologues racistes… Juifs.

On comprend mieux la modération de l’Anti Defamation League!
Résultat d’une brève visite sur le site d’American Renaissance:
Introduction de l’article du rabbin Mayer Schiller « La séparation: existe-t-il une alternative?  Ce qui doit être fait pour préserver la civilisation occidentale » (American Renaissance, février 1995.
Si la tendance actuelle se poursuit, quelque part vers le milieu du siècle prochain, la majorité des habitants de cette nation seront des non blancs. Comme on l’a montré de manière répétée dans les pages d’American renaissance, le présence d’un grand nombre de non blancs change irrévocablement la physionomie d’une école, d’un quartier ou d’un Etat. Les blancs trouvent en général ces changements si désagréables qu’ils s’en vont tout simplement. Cependant, ils ne peuvent le faire que parce qu’il y a encore beaucoup de secteurs dans le pays qui sont blancs en majorité écrasante. Qu’adviendra-t-il si les blancs deviennent une minorité?
 En fait, ce rabbin réfléchit beaucoup pour en arriver à la proposition de la solution classique du ghetto et de la séparation., ce qu’il appelle le « désengagement à l’amiable » (amicable disengagement).
Robert Weissberg, un universitaire, a  de son côté discouru en 2000 sur le thème « Les relations entre Noirs et Juifs » lors d’une conférence où un certain Bruno Gollnisch avait également pris la parole.
Michael Levin est sans doute le plus brillant cerveau d’American Renaissance et son livre Why Race Matters (pourquoi la race est importante) semble remporter tous les suffrages.
 Une belle brochette d’idéologues racistes (mais pas antisémites) et qui illustre bien les nouvelles tendances des mouvements d’extrême droite.
La tuerie de Tucson est décidément on ne peut plus emblématique de l’évolution actuelle des Etats Unis.

Le tueur de Tucson en Arizona avait-il des motifs antisémites?

10 janvier 2011
Dans le post précédent, j’évoquais la tuerie perpétrée en Arizona qui a entre autres pris la vie de Christina-Taylor Green, une fillette de neuf ans née le 11 septembre 2001.
Cette agression visait cependant plus particulièrement, semble-t-il, une élue Démocrate, Mme Gabrielle Giffords qui a été grièvement blessée.
Une dimension de cette tuerie m’avait échappée, c’est l’éventualité de l’acte d’un extrémiste  motivé également par l’antisémitisme qu’attesterait notamment son affiliation à American Renaissance, une organisation d’extrême droite.. 
Cette idée n’est pas sortie de mon chapeau et elle est évoquée dans la presse:
Arizona: le tueur vénérait Hitler
 – Les membres [d’American Renaissance] adoptent typiquement des vues antisémites et antigouvernementales. Les messages publiés en ligne par M. Loughner comprennent du langage qui correspond à de tels points de vue. (Métro Montréal)
Un crime antisémite?
– L’antisémitisme est peut-être un facteur dans la tuerie en Arizona
– On pense que le tueur aurait des liens antisémites
Oui, parce que c’est quand même une députée juive:
Gabrielle Giffords : députée juive de l’Arizona abattue dans la rue
– USA: Une députée juive gravement blessée dans une fusillade 
et:
– Quand des Juifs sont visés, c’est rarement « par hasard » (rabbin Michael Lerner)

Il y a quand même deux big problèmes.
Le premier est que le leader du groupement extrémiste American Renaissance dément formellement l’appartenance du tueur Jared Lee Loughner à son organisation et à fortiori tout lien avec lui.
Le deuxième, bien plus épineux, est que le tueur est lui-même de mère juive, du moins si on en croit son meilleur ami.


Merci à Xymphora de m’avoir mis sur la voie.

Christina-Taylor Green, la fillette symbole de l’Amérique: née le 11 septembre 2001, assassinée le 8 janvier 2011

9 janvier 2011
La violence politique n’a pas toujours épargné les Etats Unis même si ce pays donne l’image d’une grande démocratie. Il y a bien sûr eu la guerre de sécession mais, plus près de nous, l’assassinat du président Kennedy ou la tentative d’assassinat contre le président Reagan.
Bien sûr, nous dira-t-on, ces actes étaient l’oeuvre de déséquilibrés. Comme peut-être la tuerie qui vient de se produire en Arizona, causant la mort de six personnes et  en blessant grièvement plusieurs autres dont la députée Démocrate Gabrielle Giffords qui était la principale personne ciblée.
« Ciblée » est bien le mot approprié puisque Gabrielle Giffords était désignée par Mme Sarah Palin, ex candidate aux primaires présidentielles républicaines, comme étant dans son viseur sur une carte des élus Démocrates à balayer.
Balayer politiquement, certes mais la rhétorique de Mme Palin et de ses amis du Tea party est un peu plus diversifiée puisque, comme nous l’apprend Obamazoom, selon le Tea Party « l’arbre de la liberté doit être régulièrement arrosé du sang des tyrans ».
Ce qu’un sénateur appelle une rhétorique empoisonnée qui ne devrait pas être relayée, sinon à être stigmatisée, par les media.
Mais souvenez-vous, nous saurons bientôt qu’il s’agit d’un individu « dérangé »
Et puis le tireur, Jared Lee Loughner « lisait Karl Marx et Hitler et a brûlé le drapeau américain, ‘ce qui ne correspond pas au profil typique d’un membre du Tea Party' ». Parce que les lecteurs de Marx ont aussi l’habitude de lire Hitler! En fait on peut lire l’un et l’autre pour diverses raisons, par curiiosité, pour connaître les thèses qu’ils soutiennent sans nécessairement y adhérer (pour mieux en combattre les adeptes par exemple) ni être forcément marteau. Par ailleurs, je ne vois nulle incompatibilité entre lire Hitler et sympathiser avec le Tea Party (oui, le Tea Party en a après les musulmans alors qu’Hitler en avait après les Juifs. C’est juste une question d’époque!).
Et puis tous les marteaux ne tentent pas d’assassiner des politiciens. Le plus souvent ils s’en prennent à des proches (parents ou voisins), ou à des malchanceux qui croisent leur chemin.
Donc pas d’acte terroriste pas plus que de violence politique, mais le simple acte d’un détraqué.
L’évolution en cours aux Etats Unis a été amorcée immédiatement après le 11 septembre, avec la désignation d’ennemis extérieurs (les Talibans, puis l’Irak, puis le terrorisme islamique global, sans parler du retour de l’Iran dans les priorités du discours paranoïaque aux Etats Unis) puis intérieurs. Faute de rouges à proprement parler ce sont les verts, pas les écolos mais les islamistes déguisés en simples citoyens des Etats Unis, qui sont maintenant pointés du doigt. Mais ces islamofascistes n’ont de fait aucun pouvoir aux Etats Unis et ce ne sont pas eux les concurrents des républicains et du Tea party. Restent alors les Démocrates qui eux sont au pouvoir, localement et nationalement, et qui incarnent eux aussi le mal: l’immigration débridée, les impôts élevés, la loi sur la protection sociale…
Le symbole de cette dérive du discours et de la pratique politiques aux Etats Unis, c’est sur les lieux mêmes du drame que nous le trouvons avec la mort dans la tuerie de Christina-Taylor Green, une fillette de 9 ans née le 11 septembre 2001.

 

Christina-Taylor Green
Comme si cette tragédie voulait multiplier les symboles, il s’avère que Christina -Taylor Green était la petite fille de Dallas Green, une célébrité du baseball aux Etats Unis.
La boucle st bouclée, si j’ose dire.
Dans le même temps, on apprend que Janet napolitano, secrétaire d’Etat à la sécurité intérieure était destinataire d’un colis piégé et que jeudi dernier deux autres paquets avaient explosé dans des bâtiments officiels dans le Maryland. Ces affaires, lit-on dans L’Express, ne seraient pas liées au « terrorisme  islamiste. »
Mais L’Express se trompe car, peut-on lire dans le Christian Science Monitor:

Même si des enquêteurs du FBI sont à l’oeuvre, l’affaire n’a pas été classée entant qu’acte de terrorisme, déclare Lindsay Godwin, porte parole pour le bureau des opérations du FBI.

Ben oui, ce ne sera une affaire terroriste que si des Musulmans sont impliqués de près ou de loin.

Luis Posada Carriles n’a tué que 73 personnes. On peut bien le juger pour parjure!

9 janvier 2011
Contrairement à ce que peuvent laisser entendre certains bruits, le terrorisme dit islamique n’est pas forcément celui à qui on peut imputer la majorité des actes terroristes perpétrés dans le monde. Surtout qu’à mon avis, il n’y a guère de chances de voir la tentative d’assassinat politique d’une élue aux Etats Unis classée dans la rubrique actes de terrorisme.
Il a par contre droit à un traitement de faveur, au point même qu’on lui attribue des faits qui ont un probablement un rapport fort éloigné avec lui. Je pense par exemple à un certain nombre d’événements qui se produisent en Afrique sahélienne
Et ce genre d’actions qui visent particulièrement des Français, comme les deux récentes malheureuses victimes d’un enlèvement puis d’un assassinat au Niger, ne sont pas forcément pour déplaire à ceux qui ont intérêt à mettre des bâtons dans les roues à la France dans une région qui a été longtemps son pré carré. Et qui regorge de ressources naturelles en exploitation ou encore à valoriser : uranium, or, pétrole… Il y a sûrement quelque chose à creuser pour nos experts en géostratégie et en relations internationales !
Le terrorisme dit islamique a droit aussi à un traitement politico-médiatique privilégié : une cartouche d’encre de photocopieuse supposée piégée déclenche une alerte universelle alors qu’ici ou là, des bombes et des colis piégés explosent suscitant tantôt l’indifférence, tantôt une alarme circonstanciée et, pour tout dire, temporaire.
L’affaire Luis Posada Carriles est assez symptomatique de ces approches différenciées. Ce qui n’a échappé ni à Mother Jones, ni à The Nation aux Etats Unis

Une affaire terroriste jugée aux USA dans l’indifférence de la presse

Un terroriste des plus notoires va être jugé la semaine prochaine au Texas. Savez-vous pourquoi ?

Par David Corn, Mother Jones (USA) 7 janvier 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Ce lundi, un terroriste présumé des plus notoires va être jugé au Texas. Pas pour un quelconque lien avec le 11 septembre ou al Qaïda. Mais cet homme est accusé d’avoir ourdi des actions terroristes qui ont tué de nombreux civils innocents. Pourtant cet événement a du mal à créer un blitz médiatique. Peter Kornbluh de The Nation présente le cadre de ce procès. Voici ses paragraphes d’ouverture :
Le 10 janvier, un des plus dangereux terroristes de l’histoire récente sera jugé dans une petite sale d’audience à El Paso au Texas. Ce n’est pas l’endroit que l’administration Obama a fini par choisir pour juger les auteurs du 11 septembre ; c’est l’endroit où le fameux parrain de la violence cubaine en exil, Luis Posada Carriles, pourrait finalement assumer un minimum de responsabilité pour ses nombreux crimes.
Dans les annales de la justice moderne, le procès Posada se distingue comme une des procédures les plus bizarres et les moins respectueuses de la règle. Cet homme identifié dans les rapports des services de renseignements US comme un organisateur de la destruction en plein vol d’un avion de ligne cubain – les 73 personnes à son bord avaient toutes été tuées quand l’avion s’était abimé en mer au large des Barbades le 6 octobre 1976 – et qui se flattait publiquement d’être derrière toute une série d’attentats à la bombe contre des hôtels à la Havane qui avaient tué un homme d’affaires Italien, Fabio Di Celmo, est poursuivi pour parjure et fraude, pas pour attentat et destruction. La gestion de ce dossier pendant les années Bush en avait fait une source d’embarras à l’international et avait donné une piètre image de la volonté et de la capacité du Département de la Justice à poursuivre des crimes terroristes quand le terroriste en question a té un agent et un allié des Etats Unis. Pour l’administration Obama, le verdict aura des implications significatives quant à la crédibilité de l’administration des Etats Unis dans la lutte contre le terrorisme ainsi que pour l’avenir des relations entre les USA et Cuba.
Avec tous les discours de fermeté de ces dernières années (et décennies) sur la sévérité des Etats Unis avec le terrorisme – avant et après le 11 septembre – la gestion laxiste du dossier Posada par diverses administrations offre un modèle d’hypocrisie.

Posada n’est effectivement pas jugé pour des actes terroristes mais pour parjure comme on l’a vu. The Nation récapitule précisément l’histoire de Posada.
Le procès Posada va intervenir près de six ans après qu’il ait annoncé effrontément à Miami qu’il allait demander l’asile politique aux Etats Unis. Nous avions là quelqu’un qui avait fui la justice du Venezuela – Posada s’était évadé de prison là bas en 1985 alors qu’il était jugé pour l’attentat contre l’avion – qui avait été incarcéré à Panama de novembre 2000 à août 2004 pour tentative d’assassinat sur Fidel Castro avec plus de 100 kilos de dynamite et d’explosif C-4. En dépit d’une demande d’arrestation par Interpol, l’administration Bush lui avait permis pendant deux mois de se montrer en public à Miami où il reste considéré comme quelqu’un d’héroïque par les ultras anti castristes de la communauté en exil. Sûr d’être bien accueilli, Posada avait même déposé une demande pour être naturalisé citoyen des Etats Unis. C’est seulement après que la presse s’est intéressée à l’hypocrisie de la Maison Blanche qui affirmait être à la tête d’une guerre internationale contre le terrorisme tout en permettant à un terroriste recherché de circuler librement en Floride que des agents du Department of Homeland Security avaient finalement interpellé Posada le 17 mai 2005.
Posada a été initialement incarcéré à El Paso pour entrée illégal aux Etats Unis. Les services de police de l’air et des frontières. [Immigration and Customs Enforcement (ICE)] ont fait des démarches pour essayer de l’expulser, mais aucun pays n’en voulait. Dans le même temps, les Etats Unis avaient refusé de l’extrader vers un pays qui pouvait le réclamer à bon droit – le Venezuela. C’est seulement après que le tribunal de l’immigration a décidé de le libérer sous caution que la police de l’air et des frontières l’a officiellement identifié comme étant un terroriste. « Le longue histoire [de Posada] d’activité criminelle et de violence par lesquelles des civils innocents ont été tués, » écrivait l’ICE, signifiait que « sa sortie de détention représentait un danger pour la société et la sécurité nationale des Etats Unis ».
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L’article de The Nation note que des démarches ont bien été faites pour réunir un grand jury et inculper Posada pour crimes terroristes. Des démarches qui  ont capoté rapidement pour des raisons qui « restent sous scellés. »
Et c’est libre que Posada comparaîtra devant le tribunal !

Espionnage des mosquées et fabrication de terroristes aux USA, le cas Craig Monteilh

7 décembre 2010

Je vous avais déjà parlé des activités d’espionnage que pratiquent certains services de sécurité dans les mosquées. De même, j’avais déjà évoqué cette étrange pratique policière qui consiste à entrer en contact avec un quidam, musulman au moins nominalement de préférence, pour lui instiller des idées d’attentats auxquelles il n’avait pas pensé spontanément. Bien entendu, pour aider au processus de maturation, un peu (ou beaucoup d’argent) ainsi qu’un accès incroyablement facile à du matériel meurtrier sont d’une utilité non négligeable. Pourquoi ne pas convaincre par exemple un esprit fragile de passer à l’action en échange de la prise en charge financière d’une greffe d’organes dont son petit frère a cruellement besoin ?
C’est de ça entre autres dont parle cet article qui traite d’une affaire qui fait grand bruit aux Etats Unis où un faux converti à l’Islam avait été chargé par le FBI d’infiltrer une mosquée de la région de Los Angeles. Cette taupe a été si loin dans son travail d’appel au meurtre que les fidèles sont allés le dénoncer au FBI sans que leur dénonciation soit suivie d’effets.
Le pot aux roses a éclaté au grand jour aujourd’hui et la taupe s’est mise à parler publiquement, soit de peur d’être liquidée par le FBI, soit pour engranger encore plus d’argent ; où même les deux.
 
La taupe du FBI dans une mosquée de Californie sape la confiance entre les Musulmans et le FBI
Updated: 2 minutes ago
par Mara Gay AOL News 5 USA) traduit de l’anglais par Djazaïri

Craig Monteilh alias Farouk al-Aziz
 
Quand Farouk al-Aziz a, allègue-t-on, tenté d’inciter des fidèles d’une mosquée californienne) faire sauter un centre commercial, ils l’ont signalé au FBI, mais rien ne s’est passé.
C’est semble-t-il parce que al-Aziz était en réalité Craig Monteilh, un informateur rémunéré par le FBI, un repris de justice envoyé pour infiltrer la mosquée et dénoncer un terroriste potentiel. Mais c’est au contraire la démarche du FBI consistant à espionner la mosquée qui a été mise au jour, une affaire qui a fragilisé les relations entre le FBI et les Musulmans.
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Elle a aussi suscité d’âpres questions chez des détracteurs qui affirment que les procédés utilisés par le FBI avec les communautés musulmanes s’apparentent parfois à des pièges, à de la provocation.
« La question est celle-ci: ces ‘complots’ présumés auraient-il existé sans une implication active du FBI? » a déclaré aujourd’hui à AOL Ibrahim Hooper, porte parole du Council on American-Islamic Relations. « Et nous voyons trop souvent qu’ils sont en réalité fabriqués par le FBI et utilisés de sorte à y attirer des gens qui autrement, n’auraient jamais choisi de leur propre chef de commettre ce genre d’actions. »
Dans l’affaire californienne, rapportée par le Washington Post ce week-end, le FBI a payé Monteilh -un faussaire condamné- 177 000 dollars pendant plus d’un an pour qu’il contribue à élaborer un dossier pour terrorisme contre Ahmadullah Sais Niazi, un membre d’une mosquée d’Irvine. Mais le dossier est tombé à l’eau quand Niazi et d’autres à la mosquée se sont tellement inquiétés des propos de Monteil relatifs à un djihad violent qu’ils l’ont signalé au FBI et ont même demandé un ordre de contrainte à son encontre.
« Ils avaient déclaré que Farouk leur avait dit avoir accès à des armes et qu’ils devraient faire sauter un centre commercial, » a déclaré au Washington Post Hussam Ayloush, directeur exécutif du Council on American-Islamic Relations à Los Angeles. « Ils étaient convaincus que cet homme était un terroriste. »
 
En septembre, le Département de la Justice a classé sans suite le dossier contre Niazi dont il était allégué qu’il avait été enregistré avec Monteilh donnant son accord pour faire sauter des immeubles, selon le Washington Post. Et maintenant, pour aggraver les choses pour le FBI, Monteilh parle publiquement de son histoire, affirmant que des agents du FBI lui avaient appris comment piéger des Musulmans et avaient tenu des propos désobligeants sur l’Islam.
Le FBI a refusé de s’exprimer spécifiquement sur l’affaire Monteilh mais a déclaré que les accusations de ciblage des communautés musulmanes par le FBI étaient fausses.
« Le FBI n’enquête pas sur la religion, » a déclaré aujourd’hui à AOL News Laura Eimiller, porte parole du FBI à Los Angeles. « Sous entendre que le FBI a lancé une enquête en se basant sur une appartenance ethnique ou religieuse est ridicule. »
Mais Alicia McWilliams, dont le neveu a été un des quatre homes condamnés cette année pour une tentative d’attentats contre des synagogues dans le Bronx, New York, a déclaré que le FBI piège des gens qui appartiennent aux couches vulnérables de la société. McWilliams affirme que des informateurs du FBI avaient ciblé son neveu parce qu’il était jeune, noir, « dans une mauvaise passe », impressionnable et qu’on lui avait proposé de financer la greffe de foie pour son frère s’il acceptait de participer au complot.
 
« On ne fait pas de cadeau dans les quartiers pauvres,» a-t-elle déclaré aujourd’hui à AOL News. « Ils se servent de criminels pour fabriquer des criminels. »
Robert Turner, qui enseigne le droit à l’université de Virginie et est le directeur associé de son Center for National Security Law, considère que le FBI avait probablement une raison de penser que Niazi préparait quelque chose et avait demandé à Monteilh de le surveiller lui, mais pas toute la mosquée.
Turner affirme que le FBI est conscient de l’importance d’avoir de bonnes relations avec les Musulmans Américains. « Le FBI sait que les Musulmans patriotes sont dans une situation qui peut leur permettre de nous aider à éviter un nouveau 11 septembre, » a-t-il déclaré à AOL News.
Selon lui, Monteilh – qui a été arrêté pour vol qualifié d’automobiles après que le FBI ait rompu toutes relations avec lui – ment probablement sur la vision de l’Islam par le FBI. »Il me semble que Monteilh s’est dit, « Qu’est-ce que je pourrais raconter qui va vraiment embarrasser le FBI ? Je ne trouve rien de crédible là dedans. »
Pourtant, les procédés du FBI ont continue à susciter la controverse. Le mois dernier, par exemple, Mohamed Osman Mohamud, un Américain de 19 ans d’origine somalienne a été arrêté sur la présomption d’avoir conduit une camionnette bourrée d’explosifs – fournis par des agents du FBI – destinée à une cérémonie d’illumination d’arbre de Noël à Portland, en Oregon. Et déjà, les avocats de Mohamud avaient indiqué qu’ils plaideraient la manipulation pout sa défense.  
Lynne Jackson, le co-fondateur de Project Salam, une organisation d’aide juridique pour les Musulmans, affirme que le recours à des informateurs infiltrés dans les communautés islamiques était devenu un problème de respect des libertés publiques comparable à la peur des Rouges pendant la guerre froide.
« Ce sont des préjugés contre les Musulmans. C’est comme dans les années 1950, sauf qu’à la place des communistes, ce sont les Musulmans, » dit-elle. « Le gouvernement s’en prend aux Musulmans à cause de ce qu’ils pensent même quand ils n’ont rien fait du tout.
Hooper de l’organisation CAIR affirme que l’utilisation d’informateurs par le FBI mine la confiance entre les Musulmans Américains et les forces de l’ordre.
 
« Le principe de base est que le FBI a besoin d’avoir des canaux de communication ouverts en direction de la communauté musulmane américaine afin que nous puissions travailler ensemble contre quiconque menace la sécurité de notre nation, » dit-il.
Mais, ajoute-t-il, « tant que les Musulmans Américains se sentiront mis à part et soupçonnés en tant que communauté entière, l’atmosphère restera froide. »

Le sionisme vu par ses potes

5 décembre 2010
Ces potes, ce sont les médiats américains avant leur musèlement par le lobby sioniste. Comme nous le fait remarquer Shahid Alam, la presse des Etats Unis n’a pas toujours pris des gants avec l’entité sioniste. Et il était une époque, bien reculée maintenant il est vrai, où elle osait écrire que le soutien à l’entité sioniste, s’il pouvait être conforme à certains intérêts électoralistes, allait à l’encontre des intérêts vitaux des Etats Unis.

Même si aujourd’hui, d’aucuns aux Etats Unis pensent que les intérêts des Etats Unis et de l’entité sioniste, non seulement convergent, mais se confondent, la vérité n’en reste pas moins que les Etats Unis courent à leur ruine du fait de leur soutien au régime sioniste.

Car si les Etats Unis ne courent bien entendu aucun risque militaire qui résulterait d’une confrontation avec un Etat arabe, ni même avec l’Iran, il n’en reste pas moins que les aventures militaires qu’ils mènent au profit du régime sioniste, outre qu’elles accroissent l’hostilité à leur encontre, les conduit tout simplement à la ruine. Cette ruine est rbien sûr relative: les Etats Unis ne vont pas revenir à un Moyen Age (qu’ils n’ont d’ailleurs jamais connu).

Ce qui leur pend au nez, c’est tout simplement un accroissement de la pauvreté chez eux et un recul sur la scène mondiale au profit des nouveaux acteurs de premier plan que sont la Chine et l’Inde. Certes les Etats Unis cherchent à contrarier la Chine en contrôlant par la force les zones pétrolières et gazières dont elle dépend. C’est oublier simplement que la présence militaire à un coût que les Etats Unis devront bientôt assumer seuls quand leurs alliés européens auront fini de se désengager militairement. Et ce coût ne fera qu’accentuer le déclin des Etats Unis sur la scène internationale. De même, une intervention militaire contre l’Iran, ardemment souhaitée par qui vous savez, ne ferait en réalité qu’accélérer la chute des Etats Unis (exactement comme la seconde guerre mondiale avait précipité le déclin du Royaume Uni pourtant victorieux).

Et les Chinois, qui ont beaucoup à perdre en cas de guerre contre l’Iran, ne resteront pas éternellement les bras croisés devant cette forme d’encerclement. Sans parler d’intervention militaire, ils ont en effet tous les moyens de séduire des régimes parfois mis en place  à grand frais par les Etats Unis eux-mêmes, tel le régime irakien.

Quelques vérités sans fard sur Israël et les Etats Unis

par M. Shahid Alam, PULSE, 5 décembre 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

A-t-il existé une époque aux Etats Unis où un organe de presse important pouvait dire la vérité sans fard sur les relations entre Israël et les Etats Unis?

Considérez cet extrait de Time Magazine de janvier 1952, tiré d’un article qui expliquait son choix de Mohammed Mossadegh colle homme de l’année 1951. L’article n’était pas flatteur pour Mossadegh, l’homme qui incarnait la volonté de son pays de récupérer ses ressources pétrolières des mains de la société britannique Anglo-Iranian Oil Company. Pas de surprise jusque là.

Surprenante, par contre, était la franchise de Time sur Israël. Time ne mâche pas ses mots. Le soutien des Etats Unis à la création d’Israël lui a aliéné le Moyen Orient: ce fut une erreur coûteuse, motivée non par les intérêts politiques nationaux mais par de mesquines considérations électorales. Truman avait soutenu la création d’Israël afin de s’attirer le vote des Juifs Américains. C’était la pure vérité: un président des Etats Unis avait placé son avenir électoral au dessus des intérêts vitaux du pays. Apparemment, à l’époque, Time pouvait écrire l’entière vérité sans se préoccuper de la marée de critiques émanant de la communauté juive américaine.Voici l’extrait, je souligne en italique:

« Le mot Américain » n’a plus bonne presse dans cette région du monde [le Moyen Orient]. Pour capter le vote juif aux Etats Unis, le président Truman avait exigé en 1946 que les Britanniques autorisent l’entrée de 100 000 réfugiés Juifs en Palestine, en violation des promesses qu’ils avaient faites aux Arabes. Depuis lors, les pays arabes qui entourent Israël considèrent cet Etat comme une création des Etats Unis, et donc les Etats Unis comme un ennemi. La guerre israélo-arabe a causé près d’un million de réfugiés Arabes qui sont abrités depuis trois ans dans des camps misérables. Ces réfugiés, pour lesquels ni les Etats Unis, ni Israël n’assumeront la moindre responsabilité, maintiennent vivace la haine contre la perfidie des Etats Unis. 
« Aucune animosité envers les Arabes, aucun dessein égoïstement national n’a motivé le malencontreux soutien des Etats Unis à Israël. Le crime de l’Amérique n’a pas été d’aider les Juifs, mais de les aider aux dépens des Arabes. Aujourd’hui, le monde arabe craint et s’attend à une nouvelle expansion d’Israël. Les Arabes sont bien au courant qu’Alben Barkley, vice président des Etats Unis, fait une tournée dans le pays et fait des discours sur l’émission de 500 millions de dollars d’obligations israéliennes, la plus importante jamais proposée au public aux Etats Unis. Personne, observent-ils amèrement, ne collecte de telles sommes pour eux. »

Time ne voit pas Israël comme une victime. Il n’est pas du tout fait mention non plus de la ‘seule démocratie du Moyen Orient’. Au contraire, Israël a été créée « aux dépens des Arabes. » Elle refuse de « prendre la moindre responsabilité » pour le million de réfugiés Palestiniens. Elle est aussi la source de l’hostilité arabe envers les Etats Unis.

Absente aussi, la rengaine – si commune pendant le dernier demi-siècle – sur les menaces arabes contre Israël. Au lieu de quoi, Time parle de la crainte d’Israël par les Arabes. « Aujourd’hui, le monde arabe craint et s’attend à une nouvelle expansion d’Israël ». Des mots prémonitoires aussi.
Les véritables victimes sont reconnues- les Palestiniens – et de la sympathie leur est manifestée. « La guerre israélo-arabe a causé près d’un million de réfugiés Arabes qui sont abrités depuis trois ans dans des camps misérables. » La réalité est un peu obscurcie également: les réfugiés Arabes ont été causés par la guerre israélo-arabe. La propagande israélienne avait eu de la réussite même à cette époque. Il n’y a aucune reconnaissance du nettoyage ethnique planifié des palestiniens ni des massacres qui ont accompagné ce crime.

Etonnant aussi que ce spectacle d’un vice président des Etats Unis à cette époque ldes débuts [de l’entité sioniste) faisant campagne pour une émission d’obligations israéliennes pour une valeur de 500 millions de dollars: comme un représentant de commerce, il arpente le pays, faisant des discours pour les obligations israéliennes. Israël a-t-elle pu vendre l’ensemble de ses obligations? Il s’agit d’une somme considérable, suffisante à l’époque pour acquérir les meilleurs armements.

Notable aussi également, est la volonté de Time – impensable aujourd’hui – de voir le problème d’un point de vue arabe: comment les Arabes voient l’échec du monde à renvoyer les réfugiés chez eux. « Ces réfugiés, pour lesquels ni les Etats Unis, ni Israël n’assumeront la moindre responsabilité, maintiennent vivante la haine contre la perfidie des Etats Unis ». Ce n’est pas si souvent que la presse US parle de « perfidie des Etats Unis. »

Une telle franchise journalistique ne faisait pas les affaires d’Israël. Les grandes organisations juives ont vite montré leur force: elles se sont organisées pour régenter ce que la presse des Etats Unis pouvait écrire ou dire sur Israël. Leur réussite a été dévastatrice. Les mensonges israéliens exigèrent vite une allégeance totale de toutes les composantes de la presse américaine.

Cette situation n’a commencé à changer que récemment, alors que les menaces israéliennes contre les intérêts des Etats Unis et la paix mondiale deviennent plus difficiles à ignorer0 Les forces pro israéliennes réagissent et les quelques voix critiques à l’égard d’Israël pourraient être réduites au silence par toutes sortes d’événements, dont un des moindres ne serait pas un autre attentat terroriste sur le sol des Etats Unis.

M. Shahid Alam est professeur d’économie à la Northeastern University. Il est l’auteur tout récemment de « Israeli Exceptionalism »

Une mafia sioniste en plein essor

4 décembre 2010

J’ai commencé à traduire ce texte hier, mais je n’ai pas eu le temps de terminer en raison d’une journée de boulot très chargée et j’étais vraiment trop fatigué. J’ai vu qu’Alterinfo l’avait repris, mais dans la langue de Shakespeare. Et il est vrai que c’est un article important car, s’appuyant sur un câble consulaire divulgué par WikiLeaks et sur d’autres sources, il met bien en évidence la collusion entre crime organisé et establishment militaire sioniste.
Une collusion qui a impact au-delà de l’entité sioniste puisque la mafia qui sévit dans l’entité sioniste étend ses tentacules à l’étranger, notamment aux Etats Unis. Sans que ce dernier pays se préoccupe le moins du monde de s’en prémunir, ce qui inquiète fortement Justin Raimondo, l’auteur de l’article que je vous propose. En passant, je trouve que Justin Raimondo, s’il est très informé, est vraiment un de ces phénomènes politiques étranges qu’on ne peut trouver qu’aux Etats Unis!

Justin Raimondo
 
WikiLeaks expose l’influence croissante de la mafia israélienne
par Justin Raimondo, Antiwar (USA) 2 décembre 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri
J’aime la manière dont les spécialistes restent bouche bée devant les dernières révélations de WikiLeaks: oh, il n’y a rien à voir là dedans, tout ça est franchement rasoir, pas de « coup fumant, » alors passons. Ces gens sont tout simplement paresseux: ils veulent des « scoops » livrés à domicile, bien emballés et étiquetés en tant que tels. En bref, ils ne veulent pas avoir à faire d’effort, en dehors du couper-coller habituel. Et c’est pourquoi beaucoup de matériel très intéressant provenant de WikiLeaks continue à leur échapper.
 
Prenez, par exemple, cet extrait d’un télégramme en date du 15 mai 2009 – intitulé « ‘Israël, une terre promise pour le crime organisé»? – envoyé par notre ambassade à Tel-Aviv, qui traite de l’influence croissante du crime organisé israélien:
« Tout récemment, en mars 2009, Zvika Ben Shabat, Yaacov Avitan et Tzuri Toka ont demandé des visas pour assister à une ‘convention liée aux questions de sécurité’ à Las Vegas. Selon la presse locale, tous trois sont associés au crime organisé. Le consulat leur a demandé de fournir leurs extraits de casier judiciaire israélien, mais en l’absence de telles preuves, il n’y a pas d’inéligibilité automatique pour cause de lien avec le crime organisé. Heureusement, aucun des trois n’est revenu pour compléter sa demande. Néanmoins, il est juste de supposer que de nombreuses figures connues du crime organisé ont des visas touristiques pour les USA et circulent librement. »
Que peuvent bien faire des figures du crime organisé à une « convention liée aux questions de sécurité » à Las Vegas? Eh bien, il semble que M. Zvika Ben Shabat assume la présidence de « H.A. Sh Security Group, » une compagnie israélienne qui propose des services dans le domaine de la sécurité dans le monde entier. En fait, elle vient juste de signer un accord avec Micro-Technologies; une très importante entreprise indienne dont voici les caractéristiques:
« Micro-Technologies a été fondée par le Dr [P.] Shekhar qui a été la personne chargée par le gouvernement indien de la promotion et du développement de la technologie et des logiciels en Inde (First Director Software Technology Park en Inde), et sa société opère dans le développement des technologies et est déjà présente dans de nombreux marchés dans le monde: au Danemark, à Bruxelles, en Italie, à New York, au Japon, à Singapour, en Afrique du Sud, au Kenya, au Nigeria, au Sri Lanka etc. Cette société détient des technologies dans le domaine de la sécurité, pour l’identification et le contrôle des téléphones mobiles, des véhicules, des structures, des ordinateurs, des infrastructures et des technologies WIFI. »
 
En d’autres termes, elle est spécialisée dans la surveillance, c’est-à-dire l’espionnage. Le premier projet commun Micro Technologies/H.A. Sh Security Group est la construction à Mumbai d’un « centre de commandement et de contrôle ». Concernant les spécialités du H.A.Sh Security Group, voyez ces vidéos Youtube: ici, ici et , pour les néophytes. Et devinez qui est le PDG de H.A.Sh Security: personne d’autre que le général en retraite Dan Ronen dont voici le CV
« 2003-2004 – Police israélienne: chef de la division des opérations avec le grade de général major; Coordination des activités de toutes les unités de police sur le terrain; Coordination avec la Sûreté générale et avec des unités de l’armée dans la bataille contre le terrorisme; 2004-2007 – Police israélienne: Commandant de la région Nord (la plus vaste des régions de police), responsable de la liaison et de la coordination avec les responsables des autorités locales; Responsable de la direction et du commandement de l’ensemble des forces et des dispositifs pendant la seconde guerre du Liban, pour des missions concernant la défense des habitants sur le front nord du pays; Domaines d’expertise: lutte contre le terrorisme et les attentats suicide, coordination et mise en œuvre des services d’urgence et de secours, lutte contre les organisations terroristes et criminelles. »
Le général Ronen est cité comme étant le PDG du H.A.Sh Security Group; tandis que M. Ben Shabat est tantôt présenté comme en étant le président, le vice-président et le directeur. Alors pourquoi un ancien haut gradé de la police israélienne en relations d’affaires avec un membre connu de la mafia israélienne?

Les esprits curieux veulent savoir!

Information inquiétante, le message en vient à déplorer le fait que les figures du crime organisé en Israël ne sont plus automatiquement empêchées d’entrer aux Etats Unis en raison d’un changement des procédures. Ainsi que l’observe son rédacteur, un certain Cunningham dans un propos annexé intitulé « Le Crime Organisé passe à travers les failles du contrôle consulaire. »
 « Compte tenu du rayon d’action croissant et de la dangerosité des méthodes du crime organisé israélien, interdire à des figures du crime organisé d’aller aux Etats Unis est un gros motif de préoccupation pour la représentation consulaire. Par la collaboration avec les forces de polices israéliennes et américaines, les services consulaires ont mis au point une importante base de données et mis en place une veille pour les figures du crime organisé et leurs hommes de main. Néanmoins, le problème de visa évoqué démontre la nature des défis qui sont apparus depuis la fin de Visas Shark en septembre 2008. A la différence des organisations criminelles de l’ex Union Soviétique, d’Italie, de Chine et d’Amérique Centrale, l’application de l’INA 212(a)(3)(A)(ii) aux membres d’organisations criminelles israéliennes n’est pas expressément autorisée par le Foreign Affairs Manual 40.31 N5.3. De sorte que des Israéliens qui sont connus pour travailler ou appartenir à des familles di crime organisé ne sont pas automatiquement inéligibles à un séjour aux Etats Unis. »
« Visas Shark était un programme qui a apparemment efficacement exclu des personnalités du crime organisé des Etats Unis, et son abandon est signalé ici: à la place, l’ambassade doit passer par une procédure bureaucratique complexe pour exclure les personnes soupçonnées d’appartenir au crime organisé. D’abord, le personnel consulaire doit déterminer qu’il existe une « suspicion raisonnable » pour identifier un demandeur de visa comme membre d’un syndicat du crime organisé, et puis le dossier remonte à l' »Office of Legislation, Regulations, and Advisory Assistance » du Département d’Etat qui déterminera alors s’il y a une « raison de croire » à la véracité des informations négatives sur le demandeur. Toute une panoplie de possibles « raisons de croire » sont citées, dont:
« Reconnaissance de l’appartenance par l’individu,…. travailler activement à l’atteinte de ses objectifs par l’organisation, d’une manière qui suggère une proximité, une appartenance. Recevoir de l’argent ou la reconnaissance de l’organisation. Détermination de la qualité de membre par un tribunal compétent. Déclaration par des services de police locaux ou américains que l’individu est membre d’une organisation; Fréquente association avec d’autres membres; Exhiber volontairement des symboles de l’organisation, et participer à des activités de l’organisation, même si elles sont légales.»
Pourtant, c’est par des articles de presse que l’auteur du câble a déterminé le lien de MM. Ben Shabat, Avitan et Roka au crime organisé. Est-ce suffisant pour avoir une « raison de croire »? Et faire appel à l’Office of Legislation, Regulation, and Advisory Assistance, ce qui est ce que notre ambassade à Tel Aviv (comme nos ambassades partout ailleurs) doit faire avant de refuser éventuellement sur cette base un visa à un demandeur.
Non pas que la mafia israélienne ait eu de quelconques problèmes pour entrer aux Etats Unis par le passé – et faire sentir sa présence. Comme l’avait rapporté Carl Cameron sur Fox News le 17 décembre 2001:
« Los Angeles, 1997, une importante enquête sur le trafic de drogue au niveau local, de l’Etat et fédéral mise en échec. Les suspects: le crime organisé israélien et ses activités à New York, Miami, Las Vegas, au Canada, en Israël et en Egypte. Les allégations: trafic de cocaïne et d’ecstasy, et une fraude sophistiquée à la carte de crédit et informatique.
« Le problème: selon des documents confidentiels des forces de l’ordre obtenus par Fox News, les malfrats surveillaient les bippers, les téléphones cellulaires et même les téléphones des domiciles des policiers. Certains qui ont été arrêtés ont reconnu posséder des centaines de numéros et s’en servir pour éviter l’arrestation.
« Ce qui a perturbé les communications entre les agents de la police de Los Angeles et les agents d’autres services qui travaillaient sur les divers aspects de cette affaire. L’organisation a pénétré les communications entre les agents chargés du crime organisé, le FBI et les services secrets.
« Ca a été un choc de la DEA [service anti drogues] au FBI à Washington puis à la CIA. Une enquête sur ce problème a conclu, selon les documents des services de sécurité que « L’organisation a apparemment un large accès à des systèmes de bases de données permettant d’identifier les personnels concernés avec des informations biographiques. »
 
Le secteur militaire hi-tech est en plein essor en Israël malgré le ralentissement économique mondial, et l’industrie de la « sécurité intérieure » est un domaine dans lequel il s’est lancé à pieds joints, ainsi que le gouverneur de Pennsylvanie Ed Rendell ne le sait que trop bien. C’est Rendell qui avait fait appel aux israéliens pour superviser les dispositifs de sécurité en Pennsylvanie – jusqu’à ce qu’on apprenne qu’ils espionnaient des associations légales de citoyens qui protestaient contre la construction localement d’une centrale électrique. Des sociétés israéliennes de « sécurité » opèrent un peu partout aux Etats Unis et à l’étranger, dans des aéroports et des installations gouvernementales, et su le crime organisé israélien devient maintenant un élément de cette industrie en plein essor, c’est donc à coup sûr un important problème de sécurité – ou ce devrait en être un.
 
Les quatre parties de l’enquête de Cameron pour Fox News sur l’espionnage israélien aux Etats Unis semblaient postuler une connexion entre le gouvernement israélien et la mafia israélienne et, grâce à WikiLeaks, ce lien a été maintenant rendu visible. La connexion entre le général Ronen et Ben Shabat via le H.A.Sh Security Group montre que le reportage de Cameron reposait sur plus que de simples soupçons. Compte tenu des informations complémentaires fournies par ce câble, il est raisonnable de penser qu’un segment corrompu de l’armée et des forces de sécurité israéliennes est littéralement en relation d’affaires avec le crime organisé israélien.
Si ce n’est pas alarmant – et bon à savoir – alors je ne sais pas ce que c’est. Pourtant nos experts assoupis, et les « journalistes » – qui veulent une histoire servie sur un plateau d’argent – se plaignent qu’on ne trouve aucune réelle nouveauté dans les câbles de WikiLeaks.
 
C’est parce qu’ils ne cherchent pas.

Ma mosquée est une église, et je peux le prouver!

16 novembre 2010
Après « je ne suis pas Arabe, mais Juif et je peux le prouver », nous avons maintenant « Je construis une église chrétienne et pas une mosquée islamique ». Un exemple de l’islamophobie qui a été inoculée à une partie des Américains par des media souvent conservateurs, mais toujours sionistes et bellicistes.
Le pathétique de cette affaire est qu’elle renvoie à l’ignorance de beaucoup d’habitants des USA quant aux éléments architecturaux que peuvent avoir en commun mosquées et églises

Protestations en Arizona contre une église parce qu’elle ressemble à une mosquée
par David Edwards, Raw Story (USA) 16 novembre 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’islamophobie a peut être franchi un nouveau sommet dans ce pays où des gens condamnent des Chrétiens qu’ils soupçonnent d’être des Musulmans, sans même prendre la peine de se renseigner.

A Phoenix, en Arizona, des habitants ont des craintes au sujet d’une nouvelle église chrétienne qu’ils prennent pour une mosquée islamique.
L’église oecuménique [multidenominational] Lumière du Monde est en construction tout près de la route Interstate 10 et comporte une structure en forme de dôme.
« Dès que la structure caractéristique du dôme a pris forme, les responsables de l’église disent avoir reçu des appels téléphoniques de voisins inquiets qui ont pris par erreur cet édifice pour une mosquée islamique, » rapporte KPHO.

« J’ai entendu beaucoup de gens, ils venaient et demandaient, ‘Est-ce que c’est un temple musulman?’ Non, ce n’en est pas un, » a déclaré à KPNX Juan Calixto, un membre de l’église.

« Il es dommage que les gens soient si peu tolérants aux différences qu’ils n’arrivent pas à se rendre compte que ce lieu de culte n’est pas une mosquée, » déclare Tayyibah Amatullah qui représente le Council on American-Islamic Relations en Arizona.

Les responsables de l’église ont disposé une banderole pour que les gens sachent qu’ils ne sont pas Musulmans. « Si vous pensez que nous sommes différents, vous faites erreur, » lit-on sur la banderole. « Nous édifions une maison de prière chrétienne. » 

« Nous essayons de faire savoir que nous sommes Chrétiens et que nos églises sont modernes, » a déclaré à KPHO Uzieo Martinez, un responsable de l’église.


 

Les officiels tentent d’éviter le type de réaction brutale dont a fait l’objet le centre islamique de Park 151 prévu près de Ground Zero.

Le centre culturel avait été largement ignoré lorsque le New York Times en avait parlé pour la première fois en décembre 2009.

Mais le projet avait été beaucoup plus remarqué en mai 2010 quand un conseil de quartier avait étudié les plans de construction. Les blogueurs conservateurs Pamela Geller et Robert Spencer  surnommèrent ce projet « la mosquée de Ground Zero, sonnant le départ d’une controverse nationale.

« Mais avec autant de personnalités connues qui vendent des peurs anti-musulmanes infondées à l’opinion, est-il si étonnant que tant d’Américains puissent voir en l’Islam une menace qui plane sur eux? » demande Tanya Somanader du blog de gauche Think Progress.

Que la bête meure!

10 novembre 2010
L’Etat d’Oklahoma fait parler de lui en ce moment. Ne vient-il pas en effet de se hisser à la tête du combat pour la civilisation occidentale en adoptant un amendement interdisant la charia.
Cette décision a été annulée par une cour fédérale car:

«La violation de la constitution est tellement grossière qu’il existe peu de précédent d’une telle magnitude», estime M. Awad dans sa plainte en rappelant le principe constitutionnel de la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

Mais dans sa volonté d’être à la pointe de la lutte pour les valeurs occidentales, l’Etat d’Oklahoma a décidé de ne pas en rester là puisqu’il vient de demander à pouvoir employer une drogue à usage vétérinaire pour exécuter les condamnés à mort. 

L’Oklahoma veut exécuter des détenus avec des drogues réservées à l’euthanasie des animaux
The Daily Telegraph (UK) 10 novembre 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’Etat d’Oklahoma aux Etats Unis veut obtenir la permission d’utiliser une drogue normalement réservée à l’euthanasie des animaux pour exécuter les détenus condamnés à mort.

Cette démarche intervient dans le contexte d’une pénurie nationale de thiopental de sodium, le seul anesthésique qui peut être actuellement utilisé aux Etats Unis pour pratiquer les injections mortelles.
Des avocats qui représentent l’Etat d’Oklahoma plaideront au tribunal que le phénobarbital, qui sert aux vétérinaires à euthanasier les chats et les chiens, serait un anesthésique de substitution idéal pour les détenus en instance d’exécution, rapporte le Wall Steet Journal.
Cette drogue est « substantiellement » similaire au thiopental, expliquent des documents présentés au tribunal.

L’Oklahoma doit exécuter John David Duty le 16 décembre, mais ses avocats ont déclaré ne pas vouloir que leur client soit utilisé comme cobaye. Le débat portant sur cette drogue pourrait retarder l’exécution.
Les avocats affirment que la drogue n’avait pas été testée, était potentiellement dangereuse et pourrait faire de l’exécution une forme de « torture ». Duty a été condamné pour le meurtre de son co-détenu en 2001.

Le seul fabricant de thiopental aux Etats Unis en a suspendu la production jusqu’en 2001 en raison de la pénurie d’un des ingrédients nécessaires à la fabrication de cette drogue.

En cas d’approbation, le phénobarbital pourrait être utilisé par d’autes Etats des USA pour administrer les injections mortelles

Une bombe explose aux USA, dans l’indifférence générale!

5 novembre 2010
Il y a quelques jours, on a fait tout un foin sur de prétendus colis piégés circulant par la voie des airs, certains étant même, disait-on, destinés à une communauté religieuse juive et homosexuelle. Aucun de ces colis n’a, c’est heureux, jamais été sur le point d’exploser contrairement aux assertions de Brice Hortefeux qui a la même montre que l’artificier d’al Qaïda Péninsule Arabique.
Des bombes qui explosent, il y en a pourtant. Comme celle-ci qui vient de faire boum devant un magasin dans la banlieue de Houston au Texas.
Alerte rouge? Pas du tout.
Evacuation du magasin? Ah non, car les affaires continuent.

Qu’est-ce qui nous dit pourtant que cet attentat n’était pas l’oeuvre d’al Qaïda dans la péninsule Arabique?

Police de Houston: une bombe artisanale explose devant un Walmart au sud-ouest de Houston

khou.com (USA) 4 novembre 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

HOUSTON— La police de Hoston enquête sur l’explosion mercredi dernier d’une bombe artisanale à l’entrée principale du Walmart au sud-ouest de Houston.

La police a indiqué que quelqu’un avait placé une bouteille de plastique avec une bande de magnésium et un fluide près de  l’entrée principale du magasin situé sur Kirkwood à Westminster. La bombe artisanale a explosé vers 23h30.
La déflagration a été très forte, une unité de la police de Houston qui passait dans la rue l’a entendue et s’est précipitée sur les lieux.
Les artificiers de la police de Houston sont venus pour enquêter, mais le magasin n’a jamais été évacué.
La police a déclaré que l’engin explosif était placé dans un coin où elle était indétectable par les caméras de surveillance.

Aucun blessé n’a été signalé.


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