Archive for the ‘FLN’ Category

Quand des agents sionistes étaient liquidés par le FLN en Algérie

27 avril 2009

 

Un article qui nous en apprend un peu sur les agissements de l’entité sioniste dans l’Algérie en lutte pour son indépendance.

Il est par ailleurs intéressant de voir que des individus qui, manifestement, se livraient à des activités d’espionnage sont en passe d’être honorés par le régime sioniste comme des « victimes juives du terrorisme et des crimes de haine. »
Ces gens là n’ont vraiment aucune décence.

‘Ils savaient que c’était dangereux mais y sont allés quand même

Par Abe Selig, THE JERUSALEM POST (Sionistan) 26 avril 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Hassan, le père de Moshe connaissait le fonctionnement de l’alya de l’intérieur et de l’extérieur.

« Mon père avait essayé de venir ici depuis Tunis en 1946, mais il avait été arrêté par les britanniques et envoyé à Chypre,  » a expliqué Hassan par téléphone au Jérusalem Post ce dimanche. »Il fut placé dans un camp là bas, et c’est là qu’il a rencontré ma mère. Ils ont immigré en Israël en 1948. »

d
Ils se sont installés à Beit Hagadi, un mochav religieux près de Netivot, mais le père de Moshe Hassan passera peu de temps dans son nouveau pays. Sollicité par l’Agence Juive pour aider à mettre les juifs du Maroc sur le chemin de l’aliya, Ya’acov Hassan retournera en Afrique du Nord au milieu des années 1950 pour commencer à travailler comme un émissaire d’Israël.

d
« Il connaissait bien la région, » déclare Moshe. « En 1956, il était bien établi au Maroc, allant dans des secteurs très excentrés, comme les montagnes de l’Atlas, et au-delà, et aidait des familles entières à venir ici. Parfois, il était en mesure d’arriver à faire sortir du Maroc des centaines de personnes en une journée. »

Son père allait à la synagogue pour le Sabbat, faisait un discours sur Israël puis demandait aux gens de signer un engagement avec lui après le Sabbat, explique Moshe.

« Une fois qu’ils avaient signé, il leur enseignait différentes techniques agricoles pour les préparer à leur alya. Il a eu beaucoup de succès au Maroc – les communautés étaient très attachées à l’idée de venir en Eretz Yisrael, beaucoup d’entre eux languissaient de venir, et il a aidé des milliers de cas d’alia. »

Mais en 1958 – l’année même de la naissance de Moshe- le roi Mohamed V du Maroc avait adhéré à la Ligue Arabe et la procédure d’alya devint beaucoup plus difficile. Vers cette époque, l’Agence Juive décida d’envoyer Ya’acov en Algérie.

« Vous savez, une porte se fermait, alors ils sont allés frapper à une autre, » poursuit Moshe.

« Mais l’Algérie présentait des difficultés aussi. Les communautés [juives] algériennes ; beaucoup d’entre elles refusaient de partir ou préféraient aller en France, de sorte que mon père a eu des moments plus difficiles là bas. »
En tout cas, Ya’acov fut nommé responsable de l’ensemble du projet d’alya en Algérie et, avec Rafael Ben-Gera, un autre employé de l’Agence Juive, ils poursuivirent le travail pour amener des Juifs à Israël.

« Mais l’Algérie différait aussi du Maroc par son insécurité, » explique Moshe. « Ils savaient que c’était dangereux, mais ils y sont quand même allés. »

« Puis, le 17 Février – nous le savons à présent – » mon père et Ben-Gera ont été enlevés par des membres du FLN [le Front de Libération Nationale algérien], qui, tout en étant en lutte contre l’occupation française de l’Algérie, était aussi farouchement anti -Israël. Ils ont informé le gouvernement israélien de la capture et le gouvernement a même négocié avec eux. À un moment, ils [les autorités sionistes] ont offert de payer 1 million de dollars de rançon pour les deux, mais le FLN était un interlocuteur difficile, il a retardé le processus jusqu’au moment où le gouvernement a perdu le contact avec lui. « 

« Nous ne savons toujours pas exactement ce que mon père a fait », dit Hassan. Nous savons que c’est probablement quelque chose de plus que le travail lié à l’alya, car l’armée l’a reconnu comme un agent de renseignement tué, mais son dossier est fermé- il concerne des activités menées dans un pays ennemi.
« Nous savons aussi qu’ils ont été assassinés. La Croix Rouge nous a dit que c’était l’issue probable après l’interruption des négociations, et le FLN a confirmé plus tard, en août 1958, qu’ils avaient été tués environ six semaines plus tôt. »

Alors que la famille Hassan sait encore peu de choses sur les circonstances qui ont entouré la mort de Ya’acov – son lieu d’inhumation est inconnu – un monument sera dédié mardi à la mémoire d’Hassan et de Ben-Gera pendant la cérémonie de l’Agence Juive à la mémoire des victimes juives du terrorisme et des crimes de haine à travers le monde.

« Je n’ai jamais pu connaître mon père, » déclare Hassan. Il ne m’a vu qu’une fois, mais je n’étais qu’un bébé et je ne m’en souviens pas. Mais mes frères se souviennent de lui et ma mère, bénie soit sa mémoire, aurait été heureuse de savoir qu’on honore sa mémoire. « 

Quand des agents sionistes étaient liquidés par le FLN en Algérie

27 avril 2009
Un article qui nous en apprend un peu sur les agissements de l’entité sioniste dans l’Algérie en lutte pour son indépendance.

Il est par ailleurs intéressant de voir que des individus qui, manifestement, se livraient à des activités d’espionnage sont en passe d’être honorés par le régime sioniste comme des « victimes juives du terrorisme et des crimes de haine. »
Ces gens là n’ont vraiment aucune décence.

‘Ils savaient que c’était dangereux mais y sont allés quand même

Par Abe Selig, THE JERUSALEM POST (Sionistan) 26 avril 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Hassan, le père de Moshe connaissait le fonctionnement de l’alya de l’intérieur et de l’extérieur.

« Mon père avait essayé de venir ici depuis Tunis en 1946, mais il avait été arrêté par les britanniques et envoyé à Chypre,  » a expliqué Hassan par téléphone au Jérusalem Post ce dimanche. »Il fut placé dans un camp là bas, et c’est là qu’il a rencontré ma mère. Ils ont immigré en Israël en 1948. »

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Ils se sont installés à Beit Hagadi, un mochav religieux près de Netivot, mais le père de Moshe Hassan passera peu de temps dans son nouveau pays. Sollicité par l’Agence Juive pour aider à mettre les juifs du Maroc sur le chemin de l’aliya, Ya’acov Hassan retournera en Afrique du Nord au milieu des années 1950 pour commencer à travailler comme un émissaire d’Israël.

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« Il connaissait bien la région, » déclare Moshe. « En 1956, il était bien établi au Maroc, allant dans des secteurs très excentrés, comme les montagnes de l’Atlas, et au-delà, et aidait des familles entières à venir ici. Parfois, il était en mesure d’arriver à faire sortir du Maroc des centaines de personnes en une journée. »

Son père allait à la synagogue pour le Sabbat, faisait un discours sur Israël puis demandait aux gens de signer un engagement avec lui après le Sabbat, explique Moshe.

« Une fois qu’ils avaient signé, il leur enseignait différentes techniques agricoles pour les préparer à leur alya. Il a eu beaucoup de succès au Maroc – les communautés étaient très attachées à l’idée de venir en Eretz Yisrael, beaucoup d’entre eux languissaient de venir, et il a aidé des milliers de cas d’alia. »

Mais en 1958 – l’année même de la naissance de Moshe- le roi Mohamed V du Maroc avait adhéré à la Ligue Arabe et la procédure d’alya devint beaucoup plus difficile. Vers cette époque, l’Agence Juive décida d’envoyer Ya’acov en Algérie.

« Vous savez, une porte se fermait, alors ils sont allés frapper à une autre, » poursuit Moshe.

« Mais l’Algérie présentait des difficultés aussi. Les communautés [juives] algériennes ; beaucoup d’entre elles refusaient de partir ou préféraient aller en France, de sorte que mon père a eu des moments plus difficiles là bas. »
En tout cas, Ya’acov fut nommé responsable de l’ensemble du projet d’alya en Algérie et, avec Rafael Ben-Gera, un autre employé de l’Agence Juive, ils poursuivirent le travail pour amener des Juifs à Israël.

« Mais l’Algérie différait aussi du Maroc par son insécurité, » explique Moshe. « Ils savaient que c’était dangereux, mais ils y sont quand même allés. »

« Puis, le 17 Février – nous le savons à présent – » mon père et Ben-Gera ont été enlevés par des membres du FLN [le Front de Libération Nationale algérien], qui, tout en étant en lutte contre l’occupation française de l’Algérie, était aussi farouchement anti -Israël. Ils ont informé le gouvernement israélien de la capture et le gouvernement a même négocié avec eux. À un moment, ils [les autorités sionistes] ont offert de payer 1 million de dollars de rançon pour les deux, mais le FLN était un interlocuteur difficile, il a retardé le processus jusqu’au moment où le gouvernement a perdu le contact avec lui. « 

« Nous ne savons toujours pas exactement ce que mon père a fait », dit Hassan. Nous savons que c’est probablement quelque chose de plus que le travail lié à l’alya, car l’armée l’a reconnu comme un agent de renseignement tué, mais son dossier est fermé- il concerne des activités menées dans un pays ennemi.
« Nous savons aussi qu’ils ont été assassinés. La Croix Rouge nous a dit que c’était l’issue probable après l’interruption des négociations, et le FLN a confirmé plus tard, en août 1958, qu’ils avaient été tués environ six semaines plus tôt. »

Alors que la famille Hassan sait encore peu de choses sur les circonstances qui ont entouré la mort de Ya’acov – son lieu d’inhumation est inconnu – un monument sera dédié mardi à la mémoire d’Hassan et de Ben-Gera pendant la cérémonie de l’Agence Juive à la mémoire des victimes juives du terrorisme et des crimes de haine à travers le monde.

« Je n’ai jamais pu connaître mon père, » déclare Hassan. Il ne m’a vu qu’une fois, mais je n’étais qu’un bébé et je ne m’en souviens pas. Mais mes frères se souviennent de lui et ma mère, bénie soit sa mémoire, aurait été heureuse de savoir qu’on honore sa mémoire. « 

Enrico Macias ne sera jamais le bienvenu en Algérie

11 janvier 2009

Belkhadem a bien des défauts et il participe à un gouvernement honni par une bonne partie de la population, mais il n’a jamais marchandé son soutien à la cause de la Palestine. Lisez donc comment est qualifié le CRIF dont les dîners en ville sont courus par toute la nomenklatura hexagonale. Ceci dit, j’espère qu’il veillera aussi à ce que d’autres sionistes comme BHL, l’ami des généraux, ne mettent plus les pieds en Algérie.

J’espère sincèrement qu’Enrico Macias ne remettra jamais les pieds sur la terre de ses ancêtres et je souhaite qu’il vive très vieux afin qu’il soit rongé par la nostalgie le plus longtemps possible.

Belkhadem à propos d’Enrico Macias : «nous n’acceptons pas un sioniste sur la terre des martyrs»

Par Sonia Lyes , Tout sur l’Algérie,10/01/2009

Le secrétaire général de l’instance exécutive du FLN [et ministre sans portefeuille, représentant personnel du chef de l’Etat], Abdelaziz Belkhadem, a indiqué samedi qu’il ne s’était pas trompé au sujet du chanteur Enrico Macias lorsqu’il s’était opposé à sa venue en Algérie en 2000 et en 2007.
«Nous ne sommes pas trompés sur Enrico Macias. Vous avez vu, Il a été parmi les premiers à la marche de soutien à Israël il y a quelques jours à Paris », a expliqué M.Belkhadem lors d’une rencontre avec les journalistes à l’issue du sommet de l’Alliance présidentielle consacré essentiellement à la cause Palestinienne. «Libre à lui de chanter, mais nous n’acceptons pas un sioniste sur la terre des martyrs », a ajouté M. Belkhadem, qui est également ministre d’Etat représentant personnel du Président de la République.
Invité en Algérie par le Président Bouteflika au lendemain de son élection en 1999, Enrico Macias, chanteur juif né à Constantine, a été empêché de venir après une forte mobilisation à travers le pays. En décembre 2007, le chanteur avait tenté en vain de figurer dans la délégation qui accompagnait Nicolas Sarkozy en Algérie lors de la visite d’Etat du président français. Mais là encore, les Algériens avaient refusé de le recevoir.
Enrico Macias est connu pour ses positions favorables à Israël et surtout à l’armée israélienne. Dimanche dernier, il avait pris part à une manifestation de soutien à l’agression israélienne contre Gaza. Une manifestation organisée par le Crif, une organisation communautaire juive extrémiste.

>Enrico Macias ne sera jamais le bienvenu en Algérie

11 janvier 2009

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Belkhadem a bien des défauts et il participe à un gouvernement honni par une bonne partie de la population, mais il n’a jamais marchandé son soutien à la cause de la Palestine. Lisez donc comment est qualifié le CRIF dont les dîners en ville sont courus par toute la nomenklatura hexagonale. Ceci dit, j’espère qu’il veillera aussi à ce que d’autres sionistes comme BHL, l’ami des généraux, ne mettent plus les pieds en Algérie.

J’espère sincèrement qu’Enrico Macias ne remettra jamais les pieds sur la terre de ses ancêtres et je souhaite qu’il vive très vieux afin qu’il soit rongé par la nostalgie le plus longtemps possible.

Belkhadem à propos d’Enrico Macias : «nous n’acceptons pas un sioniste sur la terre des martyrs»

Par Sonia Lyes , Tout sur l’Algérie,10/01/2009

Le secrétaire général de l’instance exécutive du FLN [et ministre sans portefeuille, représentant personnel du chef de l’Etat], Abdelaziz Belkhadem, a indiqué samedi qu’il ne s’était pas trompé au sujet du chanteur Enrico Macias lorsqu’il s’était opposé à sa venue en Algérie en 2000 et en 2007.
«Nous ne sommes pas trompés sur Enrico Macias. Vous avez vu, Il a été parmi les premiers à la marche de soutien à Israël il y a quelques jours à Paris », a expliqué M.Belkhadem lors d’une rencontre avec les journalistes à l’issue du sommet de l’Alliance présidentielle consacré essentiellement à la cause Palestinienne. «Libre à lui de chanter, mais nous n’acceptons pas un sioniste sur la terre des martyrs », a ajouté M. Belkhadem, qui est également ministre d’Etat représentant personnel du Président de la République.
Invité en Algérie par le Président Bouteflika au lendemain de son élection en 1999, Enrico Macias, chanteur juif né à Constantine, a été empêché de venir après une forte mobilisation à travers le pays. En décembre 2007, le chanteur avait tenté en vain de figurer dans la délégation qui accompagnait Nicolas Sarkozy en Algérie lors de la visite d’Etat du président français. Mais là encore, les Algériens avaient refusé de le recevoir.
Enrico Macias est connu pour ses positions favorables à Israël et surtout à l’armée israélienne. Dimanche dernier, il avait pris part à une manifestation de soutien à l’agression israélienne contre Gaza. Une manifestation organisée par le Crif, une organisation communautaire juive extrémiste.

Le conflit palestino sioniste se caractérise-t-il par l’aspect religieux?

4 janvier 2008
Je réponds par la même occasion au commentaire de Nabil.
En réalité, la situation en Palestine ne me semble pas différer d’autres colonisations de peuplement, c’est à dire que des gens viennent dans une contrée non pour s’y installer et vivre comme les autres et avec eux, en apportant leurs talents éventuels, mais pour dominer et remplacer la population autochtone.
Même la cruauté des sionistes a des précédents : celle des colons Européens en Australie et en Amérique mais aussi en Algérie.
Personnellement je trouve beaucoup de points communs entre la situation en Palestine et celle de l’Algérie coloniale. Dans les deux cas, il y a eu colonisation de peuplement avec l’intention d’éliminer la population autochtone. Dans les deux cas la colonisation s’est dotée d’un appareil idéologico-religieux pour justifier ses agissements. Les Juifs puisent dans leur Talmud comme d’autres ont puisé dans les évangiles ou dans la philosophie des Lumières. La différence vient surtout du fait que les sionistes prennent la notion de peuple élu dans un sens bassement matérialiste. C’est que le sionisme, à défaut d’être une merveille de philosophie, est tout simplement une saloperie d’idéologie coloniale, raciste par essence. C’est ce que ces jeunes dénonçaient quand ils parlaient de l’entité sioniste comme d’un endroit spirituellement vide.
s
Dans les deux cas, en Algérie comme en Palestine, on a noté une sorte de fatalisme de la population colonisée devant la barbarie du colonisateur. Lutter contre un colonialisme de cette nature demande une énergie dont aucun peuple n’a fait l’économie, le peuple Palestinien pas plus que d’autres avant lui.
s
Les parallèles ne s’arrêtent pas là. Avec ses deux mouvements politiques que sont le Hamas et l’OLP, la Palestine se trouve d’une certaine manière dans une situation proche de celle qu’a connu l’Algérie en 1954 avec le FLN d’une part et le MNA d’autre part. Le fait que le colonisateur encourage l’un aux dépends de l’autre est pour moi un signe positif des manoeuvres auxquelles ce dernier est réduit pour tenter de venir à bout du peuple indigène.
Ce qui caractérise par contre en propre la situation de Palestine, c’est que le peuple indigène n’est plus majoritaire dans le territoire qui lui a été ôté par l’ONU. En matière coloniale, la question démographique est cruciale et elle condamne en définitive l’entité et les responsables de l’entité le savent bien. Mais en bons gangsters qu’ils sont, ils préfèreront mettre le feu au pays avant de le quitter pour rejoindre leurs mères patries comme l’ont fait les membres de l’OAS.
Autre parallèle, le fait que même si l’entité sioniste ne se présente pas comme l’annexe d’une métropole [elle a un drapeau, siège à l’ONU etc.] elle est bien l’annexe d’une métropole, les USA en l’occurence. Mais pour l’instant c’est le lobby colonial sioniste qui fait la pluie et le beau temps à Washington comme Barack Obama [en passant, on se croirait dans une salle de ventes aux enchères] s’en est aperçu, lui qui est passé à la vitesse éclair d’une position nettement pro palestinienne à un soutien franc et massif à l’entité sioniste. Il y a là en fait peut être encore un point commun de plus avec l’Algérie colonisée : la situation n’était-elle pas la même en France avant que de Gaulle y mette bon ordre?
Personnellement je me refuse à avoir une approche culturaliste ou religieuse du conflit palestino sioniste qui obéit fondamentalement aux mêmes contraintes que tous les conflits coloniaux. Par contre, il importe pour éclairer les opinions peu au fait de la problématique de la région de leur exposer ce qu’est l’idéologie sioniste comme cela avait été fait auparavant quand il s’agissait d’exposer pour en montrer l’iniquité les idéologies coloniales.

>Le conflit palestino sioniste se caractérise-t-il par l’aspect religieux?

4 janvier 2008

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Je réponds par la même occasion au commentaire de Nabil.
En réalité, la situation en Palestine ne me semble pas différer d’autres colonisations de peuplement, c’est à dire que des gens viennent dans une contrée non pour s’y installer et vivre comme les autres et avec eux, en apportant leurs talents éventuels, mais pour dominer et remplacer la population autochtone.
Même la cruauté des sionistes a des précédents : celle des colons Européens en Australie et en Amérique mais aussi en Algérie.
Personnellement je trouve beaucoup de points communs entre la situation en Palestine et celle de l’Algérie coloniale. Dans les deux cas, il y a eu colonisation de peuplement avec l’intention d’éliminer la population autochtone. Dans les deux cas la colonisation s’est dotée d’un appareil idéologico-religieux pour justifier ses agissements. Les Juifs puisent dans leur Talmud comme d’autres ont puisé dans les évangiles ou dans la philosophie des Lumières. La différence vient surtout du fait que les sionistes prennent la notion de peuple élu dans un sens bassement matérialiste. C’est que le sionisme, à défaut d’être une merveille de philosophie, est tout simplement une saloperie d’idéologie coloniale, raciste par essence. C’est ce que ces jeunes dénonçaient quand ils parlaient de l’entité sioniste comme d’un endroit spirituellement vide.
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Dans les deux cas, en Algérie comme en Palestine, on a noté une sorte de fatalisme de la population colonisée devant la barbarie du colonisateur. Lutter contre un colonialisme de cette nature demande une énergie dont aucun peuple n’a fait l’économie, le peuple Palestinien pas plus que d’autres avant lui.
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Les parallèles ne s’arrêtent pas là. Avec ses deux mouvements politiques que sont le Hamas et l’OLP, la Palestine se trouve d’une certaine manière dans une situation proche de celle qu’a connu l’Algérie en 1954 avec le FLN d’une part et le MNA d’autre part. Le fait que le colonisateur encourage l’un aux dépends de l’autre est pour moi un signe positif des manoeuvres auxquelles ce dernier est réduit pour tenter de venir à bout du peuple indigène.
Ce qui caractérise par contre en propre la situation de Palestine, c’est que le peuple indigène n’est plus majoritaire dans le territoire qui lui a été ôté par l’ONU. En matière coloniale, la question démographique est cruciale et elle condamne en définitive l’entité et les responsables de l’entité le savent bien. Mais en bons gangsters qu’ils sont, ils préfèreront mettre le feu au pays avant de le quitter pour rejoindre leurs mères patries comme l’ont fait les membres de l’OAS.
Autre parallèle, le fait que même si l’entité sioniste ne se présente pas comme l’annexe d’une métropole [elle a un drapeau, siège à l’ONU etc.] elle est bien l’annexe d’une métropole, les USA en l’occurence. Mais pour l’instant c’est le lobby colonial sioniste qui fait la pluie et le beau temps à Washington comme Barack Obama [en passant, on se croirait dans une salle de ventes aux enchères] s’en est aperçu, lui qui est passé à la vitesse éclair d’une position nettement pro palestinienne à un soutien franc et massif à l’entité sioniste. Il y a là en fait peut être encore un point commun de plus avec l’Algérie colonisée : la situation n’était-elle pas la même en France avant que de Gaulle y mette bon ordre?
Personnellement je me refuse à avoir une approche culturaliste ou religieuse du conflit palestino sioniste qui obéit fondamentalement aux mêmes contraintes que tous les conflits coloniaux. Par contre, il importe pour éclairer les opinions peu au fait de la problématique de la région de leur exposer ce qu’est l’idéologie sioniste comme cela avait été fait auparavant quand il s’agissait d’exposer pour en montrer l’iniquité les idéologies coloniales.

Enrico Macias ne se rendra pas en Algérie et c’est tant mieux!

26 novembre 2007
Chahid, un internaute me demande ce que je pense de la visite annoncée du chanteur Enrico Macias en Algérie à l’occasion de la prochaine venue de M. Sarkozy dans ce pays. Cet internaute explique avoir été traité d’antisémite après avoir exprimé son opposition à la présence en Algérie de M. Macias.
Je vous livre volontiers mon point de vue même si les autorités algériennes n’en ont cure.
Il doit d’abord être clair que ce n’est pas la confession de M. Macias qui peut justifier une interdiction de séjour en Algérie. Des Juifs de toutes nationalités séjournent en Algérie sans aucun problème sans parler des quelques Juifs qui n’ont jamais quitté l’Algérie.
De fait, les Juifs d’Algérie sont des autochtones du Maghreb et avaient vocations à devenir citoyens d’un Maghreb décolonisé, ce qu’explique bien
la lettre adressée par le FLN aux compatriotes de confession israélite.
Cependant le FLN n’a jamais été naïf et on peut dire que cette lettre était l’ultime chance offerte aux Juifs Algériens en tant que communauté de choisir le camp de l’indépendancce. Je dis bien en tant que communauté car de nombreux Juifs ont fait, à titre individuel, promptement le choix de la décolonisation. Or la communauté juive avait, par ses organisations dites représentatives, opté résolument pour la nationalité française avant d’aller vers une sorte de neutralisme ainsi que le relève la lettre :

Au dernier congrès mondial juif de Londres, les délégués algériens, contrairement à leurs coreligionnaires de Tunisie et du Maroc, se sont prononcés, à notre grand regret, pour la citoyenneté française.

Ceci est une chose mais ce n’est pas tout. Les Juifs Algériens ont aussi à cette époque été fermement pris en mains par le sionisme. Et l’évolution neutraliste de la communauté était aussi dictée par les impératifs du sionisme : ce dernier était en effet à la fois l’allié de la France qui était à l’époque un de ses premiers soutiens mais avait aussi intérêt à récupérer les Juifs d’Algérie pour judaîser la Palestine. La prise en main des juifs Algériens par le sionisme est évoquée par cet article d’un quotidien sioniste qui parle de l’organisation de milices juives par le Mossad en 1956.
J’ignore si Gaston Ghrenassia, alias Enrico Macias, qui avait 18 ans en 1956, a participé de près ou de loin à ces milices mais on peut se poser la question car, tout en prétendant chanter et militer pour la paix, son engagement pour l’entité sioniste est bien connu. Personnellement, je connais peu de personnalités militantes de la paix qui ont été décorées par le ministère de la défense d’une puissance occupante, agressive et qui foule aux pieds le droit. C’est pourtant le cas de M. Macias.
Or, d’une certaine manière pour M. Macias et les personnes qui réfléchissent comme lui, le sionisme est une forme de revanche contre une indépendance de l’Algérie qu’ils ont eu bien du mal à accepter. De la même façon, la lutte pour les droits des Palestiniens s’inscrit dans la continuité du combat pour l’indépendance de l’Algérie et d’autres pays arabes.
Il se trouve que des gens en Algérie souhaitent, alors que ce pays a tourné le dos à de nombreux objectifs que s’était assignée la révolution, normaliser les relations avec l’entité sioniste. On sait que
des officiers Algériens rencontrent leurs homologues sionistes au moment de conférences ou de manoeuvres liées à L’OTAN.

On a même eu droit en 2003à une tentative de création d’une association d’amitié Algérie-entité sioniste.
Dans ce contexte, accepter la venue en Algérie d’Enrico Macias c’est ni plus ni moins essayer de faire accepter en douceur l’idée d’une normalisation que certains cercles appellent de leurs voeux et aller encore plus loin dans le renoncement aux idées qui ont conduit l’Algérie à l’indépendance.
Ceci, la majorité des Algériens ne sont, je l’espère, pas près de l’accepter et c’est avec soulagement que j’apprends que
M. Macias ne se rendra pas en Algérie.
Et tant pis pour le quotidien algérois Liberté qui attribue mes réticences et celles des autres à un « nationalisme tardif » et à un « chauvinisme souffreteux. »
Ni nationalistes tardifs, ni chauvinistes souffreteux les Algériens partagent par contre les souffrances du peuple de Palestine et n’accepteront jamais, du moins je l’espère, d’entériner les spoliations et les crimes dont ce peuple est victime.
Comme l’écrivait le poète Moufdi Zakaria :

« Notre patrie est l ‘Afrique du Nord, patrie indissociable de l ‘Orient arabe dont nous partageons les joies et les peines, les ardeurs et la quiétude. Nous unissent à lui, pour
l’éternité, les liens de la langue, de l’arabisme et de l’Islam.»

>Enrico Macias ne se rendra pas en Algérie et c’est tant mieux!

26 novembre 2007

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Chahid, un internaute me demande ce que je pense de la visite annoncée du chanteur Enrico Macias en Algérie à l’occasion de la prochaine venue de M. Sarkozy dans ce pays. Cet internaute explique avoir été traité d’antisémite après avoir exprimé son opposition à la présence en Algérie de M. Macias.
Je vous livre volontiers mon point de vue même si les autorités algériennes n’en ont cure.
Il doit d’abord être clair que ce n’est pas la confession de M. Macias qui peut justifier une interdiction de séjour en Algérie. Des Juifs de toutes nationalités séjournent en Algérie sans aucun problème sans parler des quelques Juifs qui n’ont jamais quitté l’Algérie.
De fait, les Juifs d’Algérie sont des autochtones du Maghreb et avaient vocations à devenir citoyens d’un Maghreb décolonisé, ce qu’explique bien
la lettre adressée par le FLN aux compatriotes de confession israélite.
Cependant le FLN n’a jamais été naïf et on peut dire que cette lettre était l’ultime chance offerte aux Juifs Algériens en tant que communauté de choisir le camp de l’indépendancce. Je dis bien en tant que communauté car de nombreux Juifs ont fait, à titre individuel, promptement le choix de la décolonisation. Or la communauté juive avait, par ses organisations dites représentatives, opté résolument pour la nationalité française avant d’aller vers une sorte de neutralisme ainsi que le relève la lettre :

Au dernier congrès mondial juif de Londres, les délégués algériens, contrairement à leurs coreligionnaires de Tunisie et du Maroc, se sont prononcés, à notre grand regret, pour la citoyenneté française.

Ceci est une chose mais ce n’est pas tout. Les Juifs Algériens ont aussi à cette époque été fermement pris en mains par le sionisme. Et l’évolution neutraliste de la communauté était aussi dictée par les impératifs du sionisme : ce dernier était en effet à la fois l’allié de la France qui était à l’époque un de ses premiers soutiens mais avait aussi intérêt à récupérer les Juifs d’Algérie pour judaîser la Palestine. La prise en main des juifs Algériens par le sionisme est évoquée par cet article d’un quotidien sioniste qui parle de l’organisation de milices juives par le Mossad en 1956.
J’ignore si Gaston Ghrenassia, alias Enrico Macias, qui avait 18 ans en 1956, a participé de près ou de loin à ces milices mais on peut se poser la question car, tout en prétendant chanter et militer pour la paix, son engagement pour l’entité sioniste est bien connu. Personnellement, je connais peu de personnalités militantes de la paix qui ont été décorées par le ministère de la défense d’une puissance occupante, agressive et qui foule aux pieds le droit. C’est pourtant le cas de M. Macias.
Or, d’une certaine manière pour M. Macias et les personnes qui réfléchissent comme lui, le sionisme est une forme de revanche contre une indépendance de l’Algérie qu’ils ont eu bien du mal à accepter. De la même façon, la lutte pour les droits des Palestiniens s’inscrit dans la continuité du combat pour l’indépendance de l’Algérie et d’autres pays arabes.
Il se trouve que des gens en Algérie souhaitent, alors que ce pays a tourné le dos à de nombreux objectifs que s’était assignée la révolution, normaliser les relations avec l’entité sioniste. On sait que
des officiers Algériens rencontrent leurs homologues sionistes au moment de conférences ou de manoeuvres liées à L’OTAN.

On a même eu droit en 2003à une tentative de création d’une association d’amitié Algérie-entité sioniste.
Dans ce contexte, accepter la venue en Algérie d’Enrico Macias c’est ni plus ni moins essayer de faire accepter en douceur l’idée d’une normalisation que certains cercles appellent de leurs voeux et aller encore plus loin dans le renoncement aux idées qui ont conduit l’Algérie à l’indépendance.
Ceci, la majorité des Algériens ne sont, je l’espère, pas près de l’accepter et c’est avec soulagement que j’apprends que
M. Macias ne se rendra pas en Algérie.
Et tant pis pour le quotidien algérois Liberté qui attribue mes réticences et celles des autres à un « nationalisme tardif » et à un « chauvinisme souffreteux. »
Ni nationalistes tardifs, ni chauvinistes souffreteux les Algériens partagent par contre les souffrances du peuple de Palestine et n’accepteront jamais, du moins je l’espère, d’entériner les spoliations et les crimes dont ce peuple est victime.
Comme l’écrivait le poète Moufdi Zakaria :

« Notre patrie est l ‘Afrique du Nord, patrie indissociable de l ‘Orient arabe dont nous partageons les joies et les peines, les ardeurs et la quiétude. Nous unissent à lui, pour
l’éternité, les liens de la langue, de l’arabisme et de l’Islam.»


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