Archive for the ‘Gestapo’ Category

Cinéma ou histoire…

2 novembre 2010

D’après les diverses informations disponibles, cet article ne recèle en fait aucun scoop car tout ce qu’il évoque est public depuis des années. Et qu’aucune preuve décisive n’est parvenue à étayer définitivement la thèse d’ l’une ou l’autre partie, chacun se renvoyant à la tête des accusations de collaboration avec les autorités nazies…

On retiendra surtout qu’il existe une controverse qui pour l’instant n’a pas été tranchée, ni par l’histoire ni par la justice et qui ressurgit aujourd’hui. L’affaire est d’autant plus curieuse qu’elle concerne le pianiste dont la vie avait été traitée à l’écran par un cinéaste dont on a reparlé récemment pour ses démêlés avec la justice américaine.

Résultat de recherche d'images pour "wladyslaw szpilman"

Le pianiste Wladyslaw Szpillman dont « l’histoire » a été portée à l’écran par Roman Polanski

Cet article repose, et je crois que ce n’est pas inutile, la question de la confusion entre art cinématographique, mémoire et histoire.

Le pianiste du ghetto de Varsovie accusé d’avoir collaboré avec le Gestapo

Par Kate Connolly, The Guardian (UK) 3 novembre 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Berlin : Il était devenu un héros national après l’immortalisation de l’histoire de sa survie dans le ghetto de Varsovie dans « Le Pianiste », un film récompensé aux Oscars – mais les exploits de guerre de feu le pianiste Polonais Wladyslaw Szpillman sont au centre d’une querelle après des accusations venues d’outre-tombe, selon lesquelles il aurait collaboré avec la Gestapo.

Andrzej, le fils de Szpillman a engagé une procédure judiciaire pour obtenir le retrait d’un livre qui contient des allégations de Wiera Gran, une chanteuse Polonaise connue pour ses spectacles de cabaret d’avant et d’après-guerre, selon lesquelles Szpillman avait « constitué un gang » qui avait essayé de la tuer.

Gran, décédée en 2007, l’accusait aussi d’avoir collaboré avec la Gestapo) l’époque où ils étaient tous deux enfermés – avec des centaines de milliers d’autres Juifs – dans le ghetto de Varsovie pendant l’occupation nazie.

L’autobiographie de Szpillman, Le Pianiste, qui décrit sa survie, en partie grâce à un officier Allemand mélomane, avait été adaptée en 2002 par le cinéaste Roman Polanski dans un film lauréat de plusieurs récompenses.

‘Juste après la guerre, mon père a publié son journal sous le titre « Mort d’une ville, » et aucun des survivants du ghetto n’avait critiqué sa version des événements,’ a déclaré Andrzej Szpillman à Der Spiegel. « Mon père était une victime des nazis, pas un collaborateur. »

Le livre, « Accusée: Wiera Gran » de la journaliste Agata Tuszynska, a été décrit par la presse polonaise comme un essai de réhabilitation de la chanteuse. Ses éditeurs en font la promotion avec le slogan: « L’autre face de l’histoire de Wladyslaw Szpillman. »

Tuszynska cite des notes personnelles rédigées par Gran dans lesquelles elle évoque Szpillman comme « l’homme de la Gestapo », et l’accuse aussi d’avoir agi en tant que policier Juif dans la réinstallation des Juifs de Varsovie [probablement à Treblinka, NdT].

Le fils de Szpillman, lui-même producteur et compositeur, a accusé Tuszynska d’essayer de faire de la publicité à un livre sur une chanteuse qui, contrairement à Szpillman, est aujourd’hui peu connue en Pologne. Il affirme qu’elle est derrière tout ça en répétant les accusations d’une femme qui n’est plus en vie pour répondre de ses accusations.

« Je ne veux pas voir salir le nom de mon père, qui est une figure emblématique, » a-t-il dit, ajoutant que toutes ces accusations avaient été répercutées sur des sites antisémites.

Les historiens du ghetto de Varsovie disent qu’il y avait déjà de l’animosité entre Gran et Szpillman et d’autres artistes à l’époque où ils vivaient dans le ghetto dont la chanteuse s’était échappée.

En punition pour leur collaboration, plusieurs des artistes avec lesquels elle avait joué dans des spectacles de cabaret avaient été condamnés à mort pendant la guerre par des membres des mouvements clandestins juifs et polonais.

En 1947, Szpillman était au tribunal quand Gran a été traduite en justice pour collaboration en temps de guerre avec les nazis. Mais faute de preuves, l’affaire avait été classée sans suites. Plus tard, Gran fera face à des accusations semblables après son émigration en Israël et sera contrainte de quitter sa nouvelle patrie et d’aller en France où elle travaillera avec Maurice Chevalier et Charles Aznavour.

Szpillman avait à peine dissimulé Gran sous le personnage de « Mme K » dans « Le Pianiste », offrant un portrait peu flatteur d’un personnage attirant physiquement mais moralement douteux.

Plusieurs survivants célèbres du ghetto qui ont connu personnellement Szpillman, comme l’ancien ministre Polonais des affaires étrangères Wladyslaw Bartoszexski, ont condamné ces allégations, les qualifiant « d’infondées et honteuses. »

 

Le sionisme et la menace juive

11 mai 2010
L’article que je vous propose fait la synthèse d’une récente conférence donnée par Alan Dershowitz à l’université de Tel Aviv.
Vous ne savez pas qui est Alan Dershowitz? Eh bien, c’est un professeur de droit Américain, pardon Juif Américain qui est également un sioniste extrémiste très influent aux Etats Unis.

Stop, stop, stop!
Quoi? Pourquoi est-ce que je précise que Dershowitz est Juif?
Ben, oui, parce que je suis antisémite! Confidence, je suis même un islamofasciste!

Mais non, ce n’est pas moi qui donne cette précision, mais l’article du Yediot. Si vous faites bien attention, vous verrez que dans le petit texte sous le titre de l’article, Alan Dershowitz est présenté comme un « éminent juriste Américain. » Mais à la première ligne de l’article proprement dit, nous lisons « l’éminent juriste Juif Américain. » C’est à dire qu’il a deux nationalités: américaine et juive car, si j’ai tout compris de ce qu’écrit un commentateur sur ce blog, on ne se convertit pas au judaïsme, puisque le mot conversion n’existe pas en hébreu, mais on se naturalise juif.

Bien, Dershowitz a donc deux nationalités
Pas Noam Chomsky par contre. Lui, n’est que Juif! Pas Américain, non, pas Américain.
Norman Finkelstein lui, il est Américain et Juif. Mais il n’est Juif que pour critiquer le régime sioniste!

Ca veut dire quoi, ce bazar? Ca veut dire que du point de vue sioniste, le sionisme et l’antisionisme sont la même histoire juive, un truc entre Juifs où les autres, les Arabes et les Musulmans « radicaux », ne réprésentent pas une aussi grande menace que ces Juifs qui s’acharnent contre l’Etat sioniste. Tout au plus, donnent-ils du grain à moudre aux Norman Finkelstein, Noam Chomsky, Gilad Atzmon et consorts.
Car ce que ces gens menacent au fond, ce n’est pas le territoire de l’entité sioniste mais une identité juive dont le lien avec le régime sioniste a acquis un caractère central, plus important que les rouleaux de la Torah ou les Dix Commandements puisque de nombreux partisans de l’entité sioniste se déclarent tout à la fois Juifs et athées. Seule l’existence de cet Etat voyou semble permettre un tel miracle (un de plus!). Or, ces Juifs non sionistes attestent de la possibilité d’être Juif sans s’estimer lié à la voyoucratie sioniste.


Pour continuer sur Dershowitz, il est amusant d’observer qu’il s’offusque de la comparaison que feraient certains de ces mauvais Juifs entre les méthodes de l’armée sioniste et celle de la Gestapo. Et là, on peut dire que Dershowitz fait preuve d’un culot digne du sioniste qu’il est car n’avait-il pas lui même plaidé publiquement en faveur du recours à la torture aux Etats Unis? Oui car, après tout, la torture a fait ses preuves lorsque pratiquée par les Allemands (ce n’est pas moi qui le dit, mais Dershowitz lui-même).
Avant de vous laisser découvrir l’intégralité du merdier mental qui constitue l’éminence d’Alan Dershowitz, je voudrais attirer votre attention sur un point qui est la constante accusation selon laquelle les miliciens du Hamas ou du Hezbollah se planquent avec leurs roquettes au milieu des civils. Oui, afin que des civils, dont des enfants, soient massacrés par l’armée sioniste contrainte malgré elle à commettre des boucheries. Le point de vue des sionistes, c’est effectivement que ce n’est jamais de leur faute: les Arabes, ces sadomasochistes s’ingénient à faire souffrir les terroristes sionistes en les obligeant à écrabouiller leurs enfants sous les bombes.
On sait ce qu’il en est en réalité comme on peut le constater ici, et encore .

Dershowitz: des Juifs ont initié le terrorisme juridique contre Israël
 Abordant la détérioration de l’image d’Israël, l’éminent juriste Américain accuse des Juifs et d’anciennes organisations israéliennes de gauche d’affirmer que les méthodes de l’armée israélienne sont pires que celles de la Gestapo.
par, Anat Shalev, Yediot Aharonoth (Sionistan) 11 mai 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Ce mardi, l’éminent juriste Juif Américain a accusé des responsables Juifs de gauche et des organisations dans le monde entier de diffamer le nom d’Israël et de causer plus de dégâts que ceux créés par les mouvements islamiques et pro palestiniens.

Dershowitz, qui est connu pour soutenir ardemment l’Etat d’Israël, s’est exprimé au cours d’un symposium à l’université de Tel Aviv intitulé « La délégitimation d’Israël comme menace stratégique. »
 

Parlant de l’admission d’Israël à l’OCDE, il a expliqué que les détours que l’Etat juif a du emprunter avant de pouvoir être admis étaient un autre volet de la campagne d’incitation.

Selon Dershowitz, les pays qui étaient opposés à l’admission de l’Etat juif – comme l’Irlande ou l’Espagne – qui connaissent un échec économique, persistent à critiquer Israël dont il dit qu’elle est responsable de nombreuses évolutions technologiques et inventions. Au lieu d’en être félicitée, a-t-il dit, Israël est l’objet de tentatives de délégitimation.

Selon Dershowitz, des organisations comme le Hamas et le Hezbollah se servent d’une stratégie qu’il présente comme « la stratégie de l’enfant mort » afin de renforcer l’image négative d’Israël au niveau militaire.

Un des éléments visuels les plus forts dans les media est une mère tenant dans ses bras un enfant mort, ce qui se rapproche de l’image de Marie tenant l’enfant Jésus, a-t-il expliqué.

L’éminent juriste, connu pour ses critiques sévères contre le juge Richard Goldstone, qui a rédigé le rapport de l’ONU sur l’opération Plomb Durci, a aussi déclaré que le Hamas et le Hezbollah savaient qu’Israël répondrait aux tirs de missiles contre des enfants israéliens en route vers l’école. C’est pourquoi il dispose les lanceurs de roquettes au milieu des populations civiles, a-t-il dit, dans le but de causer la mort d’autant de bébés que possible tandis que les caméras d’al-Jazeera sont prêtes à diffuser les images dans le monde entier. Ceci ne figure pas dans le rapport Goldstone, a déclaré Dershowitz.

‘Israël présentée comme un occupant nazi’

 Dershowitz a accusé le linguiste juif et anarchiste Noam Chomsky de créer une atmosphère hostile au sein de nombreuses organisations et campus universitaires américains.

Ils créent un récit qui présente toujours Israël comme un occupant nazi, a-t-il dit, tout en fermant les yeux devant les faits qui contredisent ces mêmes affirmations, comme les liens entre Haj Muhammed Amin al-Husseini, le grand mufti de Jérusalem, et le dirigeant nazi Adolf Hitler pendant la seconde guerre mondiale.
 

Selon l’éminent juriste, ces actes sont du « terrorisme juridique » qui vise à diffamer le nom d’Israël.

Il en est venu à expliquer que les plus grands ennemis d’Israël n’étaient pas les Musulmans radicaux qui, a-t-il dit, n’ont fait que renforcer leurs revendications, mais plutôt les Juifs et les Israéliens dans le monde entier qui se servent de leur origine pour renforcer leurs attaques incessantes contre Israël.

Selon Dershowitz, le politologue Américain Norman Finkelstein ne s’identifie lui-même comme Juif que lorsqu’il attaque Israël, comme le fait le musicien ex Israélien Gilad Atzmon qui vit en Grande Bretagne et proclame que les méthodes de l’armée israélienne sont pires que celles de la Gestapo.

Dershowitz a affirmé qu’Israël doit lancer une véritable guerre contre l’incitation, partout où c’est possible – à l’ONU, à la Cour Internationale de Justice et partout ailleurs. Israël peut perdre dans les votes, a-t-il dit, mais ne ratera aucune opportunité de faire entendre ses revendications.

Il a expliqué qu’en raison d’un environnement hostile à Israël dans le monde universitaire américain, il est souvent félicité par des membres des directions [d’universités] pour le fait de s’exprimer en faveur du pays [l’entité sioniste]. Ils me le disent à voix basse, a-t-il dit, avant d’expliquer que bien qu’ils soutiennent Israël, ils ne se sentent pas à l’aise de l’exprimer en public.

L’Indiana Jones de la Torah

7 mars 2010
Un récit de plus relatif à l’exploitation par des gens sans scrupules de ce qui touche au génocide commis par les nazis, passé du statut d’événement historique, monstrueux certes, à axiome religieux communément désigné par les termes shoah et holocauste. Deux termes qui signent à la fois la privatisation de cet événement et son rejet hors de l’histoire, dans la sphère de l’inconnaissable et de l’inexplicable par la rationalité de l’historien. L’escroquerie qui nous est présentée ici est à rapprocher de celles qui peuvent toucher ce qu’on appelle les saintes reliques. Il ne s’agit pas de quelque chose propre au judaïsme mais qui peut toucher toutes les religions, celle de l’holocauste également bien entendu.
                                       Le rabbin Menachem Youlus, Indiana Jones de la Torah 
Une escroquerie obscène?
par Menachem Z. ROSENSAFT, New York Post 6 mars 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Certaines escroqueries ne sont pas seulement scandaleuses mais obscènes. C’est complètement le cas avec le rabbin Menachem Youlus, ce copiste de la Torah de Washington DC qui affirme avoir « sauvé » plus de 1 000 rouleaux de la Torah perdus dans l’holocauste.

Il existe des preuves massives qu’il n’a rien fait de ce genre – et que les congrégations qui lui ont acheté de tels rouleaux ont gaspillé leur argent. Examinons les faits:

* Youlus jure avoir découvert les rouleaux de la Torah dans une fosses commune dans l’ouest de l’Ukraine, dans une « housse mortuaire [body bag] de la Gestapo ». Je peux vous certifier que la Gestapo n’utilisait pas de housses mortuaires pour ses victimes juives, et encore moins pour les Torahs. Et il ne donne aucune preuve de ce qu’il affirme.

En outre, il a en réalité fourgué les deux rouleaux de Torah trouvés dans des « fosses communes » à cinq congrégations distinctes.

* Il dit en avoir trouvé un autre sous le plancher d’un baraquement au camp de concentration de Bergen-Belsen en Allemagne. Impossible, les soldats Britanniques ont entièrement détruit par le feu tous les baraquements de Belsen en mai 1945 pour contenir une épidémie de typhus.

* Il prétend en avoir déterré un autre dans ce qui était le cimetière d’Oswiecim, la ville polonaise adjacente au camp de la mort d’Auschwitz, qu’il a miraculeusement réuni aux quatre parchemins disparus que des Juifs d’Oswiecim avaient emporté dans le camp et avaient confié à la garde d’un prêtre d’origine juive qui resta à Oswiecim après la guerre avant de les vendre finalement à Youlus. Là encore, on ne trouve aucune trace d’une personne correspondant de près ou de loin à la description d’un tel prêtre qui aurait vécu à Oswiecim ou à ses alentours.

Au début de cette année, le Washington Post magazine a publié un article fouillé et méticuleux qui met en question la sincérité de Youlus. Depuis lors, il ne s’est pas présenté avec un seul document ou témoin à l’appui de ses affirmations.

Et il n’existe aucune preuve historique, de quelque nature, que les Nazis, qui brîlaient et profanaient régulièrement les rouleaux de la Torah, aient jamais enterré des accessoires sacrés juifs dans des fosses communes auprès des Juifs assassinés.
N’importe quelle exploitation de l’holocauste à des fins bassement commerciales est ignoble. Fabriquer de fausses histoires liées à l’holocauste pour des rouleaux de la Torah est méprisable.

Cependant, loin d’avoir été montré du doigt, Youlus continue apparemment à exercer impunément comme scribe.

Certains notables Juifs le soutiennent encore publiquement

Carol Pristoop, directeur exécutif du Pearlstone Conference and Retreat Center, a déclaré au Baltimore Jewish Times que même si les actions de Youlus « sont éventuellement une fraude… Cet homme, de bien des manières, fait une mitzvah [une bonne action]. »

Le Dr Moshe Shualy, responsable du rituel à la Chizuk Amuno Congregation de Baltimore, dit qu’il considère que Youlus « est crucifié. » Il demande: « Devrions-nous le juger parce qu’il dit des choses qui ne semblent pas tenir debout? »

Et Robert Kushner, qui a acheté un des rouleaux de la Torah de la fosse commune pour la congrégation Beth El de South Hills, Pennsylvanie, veut qu’on laisse Youlus tranquille sepuis qu’il a reçu un document sous serment dans lequel Youlus réitère simplement son récit initial sur la provenance des rouleaux. « Quoi qu’il puisse être, » a déclaré Kushner à la Pittsburgh Jewish Chronicle, « je ne peux me résoudre à croire qu’un rabbin orthodoxe prêterait serment et confirmerait un mensonge. »

Affolant.

Youlus a ramassé des milliers de dollars sous de faux prétextes auprès de gens qui lui ont fait confiance, tels des adolescents idéalistes qui lui ont donné une partie de leurs cadreaux de  bar et bat mitzvah pour son association Save a Torah [sauver une Torah].

Au lieu d’être cru sur parole, Youlus devrait faire l’objet d’une enquête soigneuse. Où a-t-il eu ses rouleaux, et par qui? Ont-ils été volés, et si oui, à qui appartiennent-ils?

Au minimum, Menachem Youlus a trahi la confiance d’individus de bonne foi qui pensaient contribuer à la sauvegarde de rouleaux de la Torah pour en fait découvrir qu’ils ont involontairement participé à faciliter une escroquerie absolument méprisable. Lui et sa fondation Save a Torah doivent maintenant être mis devant leurs responsabilités, devant la loi et moralement.

Menachem Z. Rosensaft est professeur associé de droit à la faculté de droit de Cornell et vice président de l’American Gathering of Jewish Holocaust Survivors and Their Descendants.

>Non, nous n’avions pas oublié le village de Maillé

16 janvier 2009

>

Un article de l’AFP nous parle d’un drame « longtemps oublié » qui s’était déroulé à Maillé en août 1944.

Or personnellement, je n’avais pas oublié ce drame et vous comprendrez pourquoi en cliquant sur ce lien.

Tout lecteur honnête ne peut qu’être frappé par l’analogie entre ce drame et ce que subissent les Palestiniens de la part des émules sionistes du nazisme.

La seule différence, c’est que dans le cas des Palestiniens, la propagande des sionistes et de leurs amis a réussi pendant de trop longues années à faire passer les victimes palestiniennes pour les agresseurs et les sionistes pour des victimes.

Et ça aussi, c’est en train de changer, trop lentement certes mais sûrement.


Maillé: un procureur allemand identifie les auteurs du massacre 64 ans après

Jeudi 15 janvier, 22h29

par Didier BEYNAC (AFP)

Soixante-quatre ans après le massacre de 124 civils par des soldats allemands non identifiés dans le petit village de Maillé (Indre-et-Loire) en août 1944, un procureur allemand met en cause un bataillon SS qui se serait vengé d’une attaque subie la veille. Lire la suite de l’article

Le jour de la Libération de Paris, 60 à 80 soldats allemands avaient tué par balles ou à l’arme blanche 124 des quelque 500 habitants du village, dont 44 enfants.

Au terme de trois jours d’enquête en Touraine, le magistrat Ulrich Maass a affirmé jeudi, lors d’une conférence de presse à Maillé, que « le 17e bataillon SS basé à Châtellerault (avait) participé à ce massacre en représailles » aux tirs la veille de Résistants sur une voiture allemande.

« Huit résistants cachés dans une ferme ont eu peur à l’approche d’une voiture allemande et ont tiré. Dans le véhicule conduit par (le sous-officier) Gustav Schlüter, un soldat a été tué, un autre blessé », a retracé le magistrat, dont les propos étaient traduits en français.

« Schlüter, très en colère, a alors demandé à sa hiérarchie des représailles, parlant d’attentats terroristes à Maillé impossibles à supporter et de réactions prévues pour ce genre de situation », a précisé M. Maass.

Le sous-officier allemand, considéré par M. Maass comme « le principal protagoniste de la demande de représailles », a été condamné par contumace en 1952 à Bordeaux. Il est mort en 1965 chez lui en Allemagne.

Pour les besoins de l’enquête, M. Maass, accompagné de deux policiers de Stuttgart, spécialisés dans les crimes de guerre, a pu obtenir copie de nombreux documents qu’il étudiera en Allemagne dans le cadre d’une commission rogatoire internationale.

Il s’agit de documents administratifs allemands, certains volés par des Résistants dans les locaux de la Gestapo à Tours en août 1944, conservés aux archives municipales de Tours.

« Nous allons étudier tous les dossiers pour tenter de découvrir les noms des participants au massacre. S’il y a des survivants, nous les interrogerons. Et mon devoir sera de les inculper pour crime de guerre, une procédure qui peut durer des années », a précisé M. Maass.

Le procureur avait déjà enquêté durant trois jours en juillet 2008 à Maillé et Châtellerault sur ce massacre de 124 hommes, femmes et enfants perpétré le 25 août 1944, jour de la Libération de Paris.

Il avait ouvert en 2004 une information judiciaire contre ce crime de guerre, imprescriptible en Allemagne, alors qu’en France, la prescription est de 30 ans.

Ulrich Maass qui a « bon espoir d’ici à deux ans » de boucler l’affaire, devrait revenir cet été en Touraine.

La venue de la justice allemande à Maillé a été saluée par les rescapés, toujours hantés par le drame, 64 ans après.

Longtemps oublié, le petit village tourangeau a été le théâtre du deuxième plus important massacre commis par des soldats allemands sur des civils en France pendant la Seconde guerre mondiale, derrière Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) le 10 juin 1944 (642 victimes).

Le 25 août dernier, Nicolas Sarkozy avait été le premier président de la République à se rendre sur les lieux du massacre.

Non, nous n’avions pas oublié le village de Maillé

16 janvier 2009

Un article de l’AFP nous parle d’un drame « longtemps oublié » qui s’était déroulé à Maillé en août 1944.

Or personnellement, je n’avais pas oublié ce drame et vous comprendrez pourquoi en cliquant sur ce lien.

Tout lecteur honnête ne peut qu’être frappé par l’analogie entre ce drame et ce que subissent les Palestiniens de la part des émules sionistes du nazisme.

La seule différence, c’est que dans le cas des Palestiniens, la propagande des sionistes et de leurs amis a réussi pendant de trop longues années à faire passer les victimes palestiniennes pour les agresseurs et les sionistes pour des victimes.

Et ça aussi, c’est en train de changer, trop lentement certes mais sûrement.


Maillé: un procureur allemand identifie les auteurs du massacre 64 ans après

Jeudi 15 janvier, 22h29

par Didier BEYNAC (AFP)

Soixante-quatre ans après le massacre de 124 civils par des soldats allemands non identifiés dans le petit village de Maillé (Indre-et-Loire) en août 1944, un procureur allemand met en cause un bataillon SS qui se serait vengé d’une attaque subie la veille. Lire la suite de l’article

Le jour de la Libération de Paris, 60 à 80 soldats allemands avaient tué par balles ou à l’arme blanche 124 des quelque 500 habitants du village, dont 44 enfants.

Au terme de trois jours d’enquête en Touraine, le magistrat Ulrich Maass a affirmé jeudi, lors d’une conférence de presse à Maillé, que « le 17e bataillon SS basé à Châtellerault (avait) participé à ce massacre en représailles » aux tirs la veille de Résistants sur une voiture allemande.

« Huit résistants cachés dans une ferme ont eu peur à l’approche d’une voiture allemande et ont tiré. Dans le véhicule conduit par (le sous-officier) Gustav Schlüter, un soldat a été tué, un autre blessé », a retracé le magistrat, dont les propos étaient traduits en français.

« Schlüter, très en colère, a alors demandé à sa hiérarchie des représailles, parlant d’attentats terroristes à Maillé impossibles à supporter et de réactions prévues pour ce genre de situation », a précisé M. Maass.

Le sous-officier allemand, considéré par M. Maass comme « le principal protagoniste de la demande de représailles », a été condamné par contumace en 1952 à Bordeaux. Il est mort en 1965 chez lui en Allemagne.

Pour les besoins de l’enquête, M. Maass, accompagné de deux policiers de Stuttgart, spécialisés dans les crimes de guerre, a pu obtenir copie de nombreux documents qu’il étudiera en Allemagne dans le cadre d’une commission rogatoire internationale.

Il s’agit de documents administratifs allemands, certains volés par des Résistants dans les locaux de la Gestapo à Tours en août 1944, conservés aux archives municipales de Tours.

« Nous allons étudier tous les dossiers pour tenter de découvrir les noms des participants au massacre. S’il y a des survivants, nous les interrogerons. Et mon devoir sera de les inculper pour crime de guerre, une procédure qui peut durer des années », a précisé M. Maass.

Le procureur avait déjà enquêté durant trois jours en juillet 2008 à Maillé et Châtellerault sur ce massacre de 124 hommes, femmes et enfants perpétré le 25 août 1944, jour de la Libération de Paris.

Il avait ouvert en 2004 une information judiciaire contre ce crime de guerre, imprescriptible en Allemagne, alors qu’en France, la prescription est de 30 ans.

Ulrich Maass qui a « bon espoir d’ici à deux ans » de boucler l’affaire, devrait revenir cet été en Touraine.

La venue de la justice allemande à Maillé a été saluée par les rescapés, toujours hantés par le drame, 64 ans après.

Longtemps oublié, le petit village tourangeau a été le théâtre du deuxième plus important massacre commis par des soldats allemands sur des civils en France pendant la Seconde guerre mondiale, derrière Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) le 10 juin 1944 (642 victimes).

Le 25 août dernier, Nicolas Sarkozy avait été le premier président de la République à se rendre sur les lieux du massacre.


%d blogueurs aiment cette page :