Archive for the ‘Golda Meir’ Category

Kalvarisky, ou les problèmes de conscience d’un spoliateur

3 janvier 2010
Dans leur majorité, les sionistes, comme beaucoup de délinquants, vivent en paix avec leur conscience: voler, assassiner ne sont des problèmes moraux pour eux que dans la mesure où quelqu’un, c’est-à-dire leur victime, les « oblige » à le faire. C’est tout le drame de la « conscience » sioniste que rend l’expression « Tuer et pleurer. » Golda Meir avait formulé ce pseudo-drame de conscience de manière moins elliptique en accusant les Arabes de les obliger, eux sionistes, à tuer leurs enfants tant il est « vrai » que les Palestiniens sont allés chercher les colons sionistes en Roumanie, en France ou en Pologne pour les soumettre à ce cruel dilemme.
Il est cependant arrivé que des sionistes éprouvent de réelles difficultés avec leur concience et cela semble avir été le cas d’un certain Haim Margaliot Kalvarisky, agronome de son état, qui était missionné pour acheter des terres aux Arabes en vue de les livrer à la colonisation.
Dans le texte que je vous propose, on nous montre une personne qui semble réellement souffrir de participer à ce qu’elle-même appelle la dépossession (qu’on peut traduire aussi par spoliation) des paysans Palestiniens.
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Haim Margaliot Kalvarisky

Vous me direz que ces terres sont légalement achetées, en quoi peut-il être question de « dépossession »? Simplement parce que ces terres ne sont pas achetées aux payasans considérés qui n’en sont souvent que les métayers ou les fermiers, parfois depuis plusieurs générations, mais à de gros propriétaires absentéistes. Et que non seulement la cession de la terre entraîne l’exclusion des paysans indigènes, mais une terre devenue « juive » ne pourra ultérieurement être cédée à un non Juif.
On remarquera aussi qu’acheter une parcelle de terre ne signifie pas normalement qu’elle en vienne à acquérir un statut d’extra-territorialité: ainsi si demain vous achetez un lopin de terre dans le Cantal, vous auriez quelques problèmes avec les pouvoirs publics si vous le proclamiez en tant que partie d’un territoire désormais non soumis aux lois de la république française (c’est la principale différence entre immigration et colonisation).
Kalvarisky n’a rencontré, dans sa tentative désespérée de trouver une issue satisfaisante pour tous, qu’indifférence et méfiance auprès de l’establishment sioniste. On comprend pourquoi.
Le dilemme du spoliateur
par Abigail Jacobson, Haaretz (Sionistan) 31 déc. 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri
Malheureusement pour la mémoire d’Haim Margaliot Kalvarisky (1868 – 1947) – qui achetait des terres en Galilée pendant l’époque pré-étatique pour le compte de la Jewish Colonization Association – la discussion sur sa vie s’est récemment passé de la rubrique culturelle des journaux au tribunal. La famille de Kalvarisky a décidé de poursuivre en justice l’écrivain Alon Hilu pour avoir, selon elle, rendu compte de manière déformée de la personnalité de son proche dans son roman « Ahuzat Dajani » (‘LaMaison Dajani’). La dispute entre les Kalvariskys et Hilu soulève naturellement certaines questions fondamentales sur le degré de liberté qu’un auteur peut prendre dans une fiction historique;elle offre aussi, cependant, une opportunité de sauver de l’oubli une figure historique qui a été quelque peu oubliée, et pas par accident.
Kalvarisky est né en Pologne en 1867 et est venu en Eretz Israël en 1895. Agronome de formation, il a passé de nombreuses années à manager des communautés agricoles en Galilée. Une partie de son travail consistait à acheter des terres aux habitants Arabes de la région pour y développer la colonisation juive,mais diverses sources, dont de nombreuses trouvées dans les Archives Centrales Sionistes – indiquent clairement qu’il a sincèrement et profondément ambivalent au sujet de la relation du mouvement sioniste avec les Arabes. En 1919, il devint le principal agent de liaison du mouvement avec les dirigeants Arabes et fonda même « l’Arab National Society, » qui était financée par le mouvement sioniste dans le but de contrebalancer les activités des dites organisations islamo-chrétiennes qui s’opposaient au sionisme dans les premières années du mandat britannique sur la Palestine.
Finalement, Kalvarisky devint un des principaux militants de l’organisation Brit Shalom qui plaidait pour la promotion de la compréhension mutuelle entre Juifs et Arabes en Palestine.
Dans la mémoire collective palestinienne, Kalvarisky est perçu comme un agent sioniste qui a persuadé, parfois par la corruption, des Arabes de vendre leurs terres aux Juifs. En revanche, sa personnalité a pratiquement disparu de la mémoire collective sioniste, peut-être à cause de son engagement ultérieur dans Brit Shalom. Mais la distinction binaire entre le « collaborateur sioniste » et un homme qui refuse de se conformer à l’idéologie sioniste est trop simpliste, et elle ne rend pas justice à la personnalité complexe de Kalvarisky qui, encore jeune, était conscient de l’accroissement des tensions entre Juifs et Arabes en Palestine.
En 1919, à l’invitation du prince Hachémite Fayçal, Kalvarisky présenta au Congrès Général Syrien un plan pour un accord judéo-arabe. Le plan contenait ses points à première vue contradictoires. Dans sa première partie, Kalvarisky déclare que « La Palestine est la patrie de tous ses citoyens:Musulmans, Chrétiens et Juifs sont tous citoyens avec des droits égaux. »
La seconde partie reprend l’esprit de la Déclaration Balfour et reconnaît la Palestine comme le foyer national du peuplejuif qui a besoin d’un territoire afin de réaliser ses aspirations nationales et culturelles. Cependant, poursuit Kalvarisky, aucune religion ne doit avoir de prééminence en Palestine, et les membres de toutes les confessions doivent avoir un statut égal et ne pas faire l’objet de discrimination. Selon ce concept, l’immigration juive en Palestine ne devait pas être soumise à restriction parce qu’aussi bien le capital que la main d’oeuvre juifs étaient profitables au territoire – et à ses habitants (Central Zionist Archives document A113/1).
Adopté dans son principe par le Congrès Syrien, le plan de Kalvarisky reflète les contradictions internes auxquelles il a été confronté. D’un côté, il acceptait l’esprit de la Déclaration Balfour; de l’autre, il appelait à l’égalité pour tous les habitants de la Palestine. Pourtant Kalvarisky lui-même ne semble pas avoir pensé que son plan était contradictoire en soi. Quand il le présenta au comité intérimaire sioniste [la représentation politique provisoire de la communauté juive pré-étatique] en juin 1919, il soutint que « l’accord judéo-arabe n’exigeait pas de nous d’abandonner quoi que ce soit de notre programme fondamental. Eretz Israël devra être notre foyer national, l’hébreu devra être reconnu comme langue de ce territoire à côté de l’arabe..? L’immigration juive et la colonisation devront être complètement libres… Et en même temps, nous ne devons pas ignorer les besoins de nos voisins. Parce que nous ne devons pas construire notre foyer national sur la destruction de celui des autres. Si nous suivons cette règle – que nous ne devrions pas faire aux Arabes ici ce que nous ne voulons pas que les Gentils nous fassent dans la diaspora – je suis sûr que cet accord avec les Arabes peut entrer dans les faits et sera une bénédiction pour nous. » (CZA 8777/J1, pgs. 108-109).
La ‘question arabe’
L’expression la plus claire de l’ambivalence de Kalvarisky quant à son rôle dans le mouvement sioniste peut s’observer dans les tout premiers moments de la session de ce même comité. Débutant avec une touche personnelle, Kalvarisky expliqua comment sa propre histoire personnelle avait contribué à sa prise de conscience de la « question arabe: » « La question des Arabes m’est apparue dans toute sa gravité dès le premier achat de terre que j’ai effectué ici, quand j’ai eu pour la première fois à me confronter au fait de déposséder des habitants Arabes de leur terre pour permettre à nos frères de s’y établir… J’ai alors vu à quel point le bédouin est attaché à sa terre. Pendant mes 25 ans de travail de colonisation, j’ai dépossédé de nombreux Arabes de leurs terres et vous comprenez que ce travail – déposséder des gens de la terre où ils, et peut-être leurs ancêtres, sont nés – n’est pas du tout quelque chose de facile, spécialement quand le spoliateur ne considère pas les spoliés comme un troupeau de moutons mais plutôt comme des personnes avec un coeur et une âme.
« Je devais pratiquer ces dépossessions parce que le Yishouv [la communauté juive pré-étatique] l’ exigeait de moi,maisj’ai toujours essayé de les faire en douceur de sorte à ce que le dépossédé ne le ressente pas trop durement…J’ai aussi essayé de faire en sorte que le dépossédé ne quitte pas sa terre les mains vides et de m’assurer que les effendis – qui étaient toujours les pourvoyeurs, les intermédiaires entre acheteurs et vendeurs – ne les volent pas… Dès le début de mon travail ici, je suis entré en contact avec les Arabes et la question arabe » (CZA 8777/J1, pgs. 104-105).
Ces lignes pourraient avoir valeur d’exemple de la fameuse maxime israélienne « tuer et pleurer, » et pourtant, personne ne peut ignorer le courage de Kalvarisky quand il utilise le mot « dépossession » : un terme fort et sans ambigüité dans le contexte du débat sur les achats de terres par les sionistes.
En opposition à l’état d’esprit des dirigeants sionistes des débuts de la colonisation juive en Palestine, la personnalité de Kalvarisky apparaît particulièrement fascinante. Elle rejoint celles d’autres, comme les journalistes et militants de Jaffa Nissim Malul et Shimon Moyal qui ont oeuvré pour le mouvement sioniste mais se sont exprimés avec force contre son traitement des Arabes et son refus de reconnaître la « question arabe. » Les écrits, les lettres et les discours de Kalvarisky témoignent de façon répétée de son ambivalence devant sa propre entreprise – des actes immoraux vis-à-vis des Arabes mais aussi une mission à caractère national. Sa vision du problème, aussi naïve qu’elle puisse sembler, reste hautement pertinente par rapport à nombre de dilemmes auxquels la société israélienne doit aujourd’hui faire face.

Golda meir: Non aux Juifs âgés, malades ou handicapés!

9 décembre 2009
L’entité sioniste prétend être le refuge de tous les Juifs du monde entier, appelés à faire leur « aliyah, » une montée qui serait un prétendu retour vers une terre ancestrale.

Tout Juif qui se respecte est donc appelé par les organisations sionistes à venir squatter la Palestine pour vivre enfin dans un Etat épargné par l’antisémitisme.
C’est du moins ce que veut la propagande sioniste car la réalité est un peu différente. Il y a d’une part le fait que de nombreux Juifs n’ont aucunement l’intention de quitter le pays où ils vivent. Sionistes convaincus ou pas, les organisations sionistes se chargent de les culpabiliser suffisamment pour que, au minimum, ils gardent le silence sur les méfaits de l’entité sioniste ou, encore mieux, qu’ils contribuent de diverses manières au maintien et au développement du squat en Palestine.
Il y a aussi le fait que l’entité est prise dans une contradiction: peupler la Palestine de Juifs et la peupler de Juifs « convenables, » c’est-à-dire Ashkénazes et qualifiés professionnellement. C’est cette contradiction qui a amené l’entité sioniste à importer des « Juifs » Ethiopiens (les Falashas) dont elle ne sait généralement que faire à part les incorporer dans l’armée quand c’est possible.
Le quotidien Haaretz publie un texte intéressant sur une démarche de Golda Meir, alors ministre des affaires étrangères, en vue d’introduire un processus de sélection sur l’immigration en provenance de Pologne: oui aux gens bien portants (et qualifiés car la Pologne même communiste n’était pas exactement un pays du tiers-monde), non aux personnes âgées, handicapées ou malades. C’est-à-dire, compte tenu de l’époque de sa tentative, non à une bonne partie des survivants de la fameuse shoah.

On savait que Golda Meir était une salope, mais là, je dois admettre qu’elle avait fait aussi très fort avec cette démarche qui nous rappelle quelque chose.
On apprend par ailleurs par cet article, que des Juifs occupant de hautes fonctions dans le parti communiste polonais ont également fait leur « retour » à Sion. Apparemment sous l’effet d’un atavisme qui se moque des principes idéologiques…
Au bout du compte, on s’aperçoit que, malgré tous les efforts de dissimulation, la réalité du sionisme apparaît de plus en plus au grand jour, démentant l’image en trompe l’oeil construite par la propagande notammant sur le dos des rescapés des camps de concentration nazis.

Golda Meir avait proposé l’arrêt de l’aliyah des Juifs Polonais handicapés
par Lily Galili, Haaretz (Sionistan) 9 décembre 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri
En 1958, Golda Meir, alors ministre des affaires étrangères, avait évoqué la possibilité d’empêcher les Juifs Polonais handicapés et malades d’immigrer en Israël, révèle un document du ministère des affaires étrangères récemment découvert.
« Une proposition avait été avancée devant la commission de coordination en vue d’informer le gouvernement polonais que nous voulions instituer une sélection pour l’aliyah, parce que nous ne pouvons continuer à accepter des personnes handicapées et malades. Je vous prie de donner votre avis sur la possibilité de l’expliquer aux Polonais sans entraver l’immigration, » lit-on sur le document rédigé par Meir à l’intention de Katriel Katz, ambassadeur d’Israël en Pologne.
La lettre, marquée du sceau « Top secret » et rédigée en avril 1958, peu de temps après la nomination de Meir aux affaires étrangères, a été découverte par le professeur Szymon Rudnicki, un historien Polonais de l’université de Varsovie.
Ces dernières années, Rudnicki s’est intéressé à des documents qui éclairent les relations israélo-polonaises entre 1945 et 1967.
L’existence de ce document n’était pas connue auparavant et les spécialistes de l’immigration massive de la Pologne vers Israël qui eut lieu entre 1956 et 1958 n’étaient pas au courant de la tentative israélienne d’imposer un processus de sélection aux Juifs qui quittaient la Pologne – des survivants de l’holocauste et des camps de la mort.
La « commission de coordination » dont parle Meir était une instance mixte composée de représentants du gouvernement et de l’Agence Juive.
L’étude de Rudnicki, conduite avec des universitaires Israéliens dirigés par le professeur Marcos Silber de l’université de Haïfa, a déjà publié un livre en langue polonaise..
La version hébraïque de ce livre sera publiée dans quelques mois. Cependant, le document contenant la suggestion d’une procédure de sélection n’apparait pas dans le livre parce qu’elle n’a pas eu d’impact sur les relations entre les deux pays.
« Même s’il existe de nombreux documents sur la question de l’immigration, nous n’avons trouvé dans les archives d’Israël ou de Pologne – où on a aussi ouvert pour nous les archives du parti communiste – aucune réponse à la demande faite par Golda à l’ambassadeur en Pologne, » a déclaré Rudnicki à Haaretz. « A cet égard, le document reste une affaire interne à Israël, » a-t-il dit.
Néanmoins, Rudnicki concède que le contenu de ce document l’a surpris en tant que chercheur et en tant que Juif.
« Il s’agit d’un document très cynique, » dit-il. « On sait que Golda était une femme politique brutale qui défendait plus des intérêts que des personnes. »
Katz est mort plus de 20 ans plus tard, et aucune preuve n’a été trouvée que quoi que ce soit ait été entrepris au sujet de le requête ministérielle.
La vague d’immigration depuis la Pologne entre 1956 et 1958, connue aussi sous l’appellation de « Gomulka aliyah » fut la seconde vague d’immigration en provenance de Pologne après la deuxième guerre mondiale. Ces années là, en raison d’une importante levée des restrictions au départ des Juifs du pays, quelque 40 000 Juifs vinrent en Israël.
Lors de la première vague, en 1950, la Pologne avait empêché quiconque avait une qualification essentielle à la société et à l’économie polonaises de partir, y compris les médecins et ingénieurs Juifs. Avec l’accession au pouvoir du président Wadyslaw Gomulka et l’intitiation des réformes du début de ce qu’on appellera le « dégel Gomulka, » le gouvernement polonais autorisera des personnes ayant des qualifications recherchées à quitter le pays, dont des Juifs qui avaient des positions importantes dans le parti communiste.
« Jusqu’en 1950, il y avait une sélection de facto par les Polonais sur la base des professions très demandées, » explique Rudnicki. « Après 1956, les Polonais n’imposèrent plus de restrictions et ce n’est certainement pas intentionnellement qu’ils envoyaient des personnes âgées et handicapées en Israël. C’est une affaire israélienne, pas polonaise, » conclut l’historien.
Pendant les années concernées par ce document, des vagues d’immigration en provenance d’autres pays étaient également en cours, imposant un lourd fardeau au jeune Etat.
Les statistiques montrent que le taux d’immigration de l’époque était similaire à celui correspondant au pic de l’immigration en provenance de l’ex Union Soviétique entre 1990 et 1999.

Pourquoi demander quand on peut se servir?

14 novembre 2007
Un moment que je n’étais pas aller fureter dans la presse sioniste? Je sais, j’ai tort car elle propose des lectures édifiantes.
Ainsi cet article paru dans le Jerusalem Post et qui relate l’adoption en première lecture par les députés sionistes d’une proposition de loi qui vise à prélever dans les taxes normalement dévolues à l’Autorité Palestinienne, les sommes correspondant aux frais occasionnés par les roquettes tirées par la résistance palestinienne depuis la bande de Gaza.
Comme les députés sionistes eux-mêmes le disent c’est autant un moyen de soutirer de l’argent que d’envoyer un message aux conférenciers d’Annapolis. D’autant que les représentants Palestiniens présents à cette conférence sont membres de l’Autorité Palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas et sont en conflit ouvert avec le Hamas qui contrôle Gaza.
On peut donc dire que les négociations d’Annapolis s’ouvrent sous des auspices prometteurs. Et pour ceux qui ne veulent pas comprendre les députés sionistes viennent aussi d’adopter un projet de loi qui vise à empêcher toute modification juridique du statut de Jérusalem comme « capitale éternelle et indivisible » de l’entité sioniste.
Revenons à ce que nous apprend l’article que je vous offre à lire. Il apprend à certains, pour d’autres ce n’est qu’une énième confirmation, que l’entité sioniste est un régime de voleurs. Les sionistes prétendent s’indemniser en légiférant pour se servir directement dans le porte-monnaie d’autrui, un autrui, les Palestiniens, qu’ils n’ont jamais eu l’idée d’indemniser pour les pertes humaines et matérielles considérables qu’il a subi, pour l’exil, l’expropriation, le statut de minorité de seconde zone dans son propre pays.
D’aucuns affirment que l’entité sioniste est la seule démocratie de la région. J’en doute mais au mieux c’est une démocratie de voyous qui délibèrent démocratiquement de la manière de procéder à leurs rapines et à leurs assassinats, ce qui aggrave leur cas.
Avec les voyous, ils partagent aussi le fait d’agir souvent masqués, affublés de pseudonymes : ainsi Ben Gourion alias Grun, Golda Meir alias Meyerson – née Mabovitz, Menahem Begin alias Volfovitz, Ariel Sharon alias Sheinerman, Yitzhak Shamir alias Jazarnitzky, Abba Eban alias Aubrey Solomon, Shimon Peres alias Szymon Perski etc. sans parler de l’immense majorité dont on ne connaîtra que les pseudonymes tant qu’ils n’auront pas rejoint leurs patries d’origine.
s
Loi : les taxes collectées pour l’Autorité Palestinienne pourraient servir à payer pour les dégâts causés par les roquettes Kassam
The Jerusalem Post (Sionistan), 14 novembre 2007, traduit de l’anglais par Djazaïri
s
Israël pourrait bientôt pouvoir exiger de l’Autorité palestinienne qu’elle couvre les frais occasionnés par les dégâts causés par les roquettes Kassam, selon une nouvelle loi adoptée en première lecture par la Knesset réunie en plénière ce mercredi.
La loi, à l’initiative des députés Yisrael Hasson (Israel Beitenu) et Limor Livnat (Likoud) financerait la réparation de tous les dégâts liés aux tirs de Kassam – évacuation des habitants des colonies de la périphérie de gaza, réparation des dommages aux bâtiments, les frais médicaux et de soins psychologiques – avec l’argent des taxes qu’Israël collecte pour le compte de l’Autorité Palestinienne et transfère de manière régulière.
La loi dispose aussi que les coûts de sécurisation des habitations, des abris et des stations d’autobus des colonies du pourtour de gaza soient assumés par l’argent des taxes de l’Autorité palestinienne.
Trente sept députés ont voté en faveur de la loi et 23 contre. Auparavant ce même mois, un comité ministériel avec à sa tête Daniel Friedmann, le ministre de la justice, avait approuvé le texte soumis au vote en plénière.
Hasson avait proposé en outre que la proposition, en cas d’adoption comme loi, soit appliquée rétroactivement à partir du désengagement de Gaza l’an dernier.
En dehors de ses initiateurs, Hasson et Livnat, les députés Shai Hermesh (Kadima) et Matan Vilna’i (travailliste) sont cosignataire du projet.
« Je suis heureux de voir que le bon sens des députés a été plus fort que l’opposition du gouvernement, » a déclaré Hasson après le vote. « Il est important qu’Annapolis [les participants à la conférence de paix) voient aussi la situation difficile des enfants de Sderot. Il est temps pour les responsables concernés d’assumer la responsabilité de leurs actions. »
Le député Livnat a déclaré que « c’est le premier pas pour mettre un terme à cet outrage qui consiste à donner [à l’Autorité Palestinienne] de l’argent qui est ensuite utilisé pour le terrorisme. »

>Pourquoi demander quand on peut se servir?

14 novembre 2007

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Un moment que je n’étais pas aller fureter dans la presse sioniste? Je sais, j’ai tort car elle propose des lectures édifiantes.
Ainsi cet article paru dans le Jerusalem Post et qui relate l’adoption en première lecture par les députés sionistes d’une proposition de loi qui vise à prélever dans les taxes normalement dévolues à l’Autorité Palestinienne, les sommes correspondant aux frais occasionnés par les roquettes tirées par la résistance palestinienne depuis la bande de Gaza.
Comme les députés sionistes eux-mêmes le disent c’est autant un moyen de soutirer de l’argent que d’envoyer un message aux conférenciers d’Annapolis. D’autant que les représentants Palestiniens présents à cette conférence sont membres de l’Autorité Palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas et sont en conflit ouvert avec le Hamas qui contrôle Gaza.
On peut donc dire que les négociations d’Annapolis s’ouvrent sous des auspices prometteurs. Et pour ceux qui ne veulent pas comprendre les députés sionistes viennent aussi d’adopter un projet de loi qui vise à empêcher toute modification juridique du statut de Jérusalem comme « capitale éternelle et indivisible » de l’entité sioniste.
Revenons à ce que nous apprend l’article que je vous offre à lire. Il apprend à certains, pour d’autres ce n’est qu’une énième confirmation, que l’entité sioniste est un régime de voleurs. Les sionistes prétendent s’indemniser en légiférant pour se servir directement dans le porte-monnaie d’autrui, un autrui, les Palestiniens, qu’ils n’ont jamais eu l’idée d’indemniser pour les pertes humaines et matérielles considérables qu’il a subi, pour l’exil, l’expropriation, le statut de minorité de seconde zone dans son propre pays.
D’aucuns affirment que l’entité sioniste est la seule démocratie de la région. J’en doute mais au mieux c’est une démocratie de voyous qui délibèrent démocratiquement de la manière de procéder à leurs rapines et à leurs assassinats, ce qui aggrave leur cas.
Avec les voyous, ils partagent aussi le fait d’agir souvent masqués, affublés de pseudonymes : ainsi Ben Gourion alias Grun, Golda Meir alias Meyerson – née Mabovitz, Menahem Begin alias Volfovitz, Ariel Sharon alias Sheinerman, Yitzhak Shamir alias Jazarnitzky, Abba Eban alias Aubrey Solomon, Shimon Peres alias Szymon Perski etc. sans parler de l’immense majorité dont on ne connaîtra que les pseudonymes tant qu’ils n’auront pas rejoint leurs patries d’origine.
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Loi : les taxes collectées pour l’Autorité Palestinienne pourraient servir à payer pour les dégâts causés par les roquettes Kassam
The Jerusalem Post (Sionistan), 14 novembre 2007, traduit de l’anglais par Djazaïri
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Israël pourrait bientôt pouvoir exiger de l’Autorité palestinienne qu’elle couvre les frais occasionnés par les dégâts causés par les roquettes Kassam, selon une nouvelle loi adoptée en première lecture par la Knesset réunie en plénière ce mercredi.
La loi, à l’initiative des députés Yisrael Hasson (Israel Beitenu) et Limor Livnat (Likoud) financerait la réparation de tous les dégâts liés aux tirs de Kassam – évacuation des habitants des colonies de la périphérie de gaza, réparation des dommages aux bâtiments, les frais médicaux et de soins psychologiques – avec l’argent des taxes qu’Israël collecte pour le compte de l’Autorité Palestinienne et transfère de manière régulière.
La loi dispose aussi que les coûts de sécurisation des habitations, des abris et des stations d’autobus des colonies du pourtour de gaza soient assumés par l’argent des taxes de l’Autorité palestinienne.
Trente sept députés ont voté en faveur de la loi et 23 contre. Auparavant ce même mois, un comité ministériel avec à sa tête Daniel Friedmann, le ministre de la justice, avait approuvé le texte soumis au vote en plénière.
Hasson avait proposé en outre que la proposition, en cas d’adoption comme loi, soit appliquée rétroactivement à partir du désengagement de Gaza l’an dernier.
En dehors de ses initiateurs, Hasson et Livnat, les députés Shai Hermesh (Kadima) et Matan Vilna’i (travailliste) sont cosignataire du projet.
« Je suis heureux de voir que le bon sens des députés a été plus fort que l’opposition du gouvernement, » a déclaré Hasson après le vote. « Il est important qu’Annapolis [les participants à la conférence de paix) voient aussi la situation difficile des enfants de Sderot. Il est temps pour les responsables concernés d’assumer la responsabilité de leurs actions. »
Le député Livnat a déclaré que « c’est le premier pas pour mettre un terme à cet outrage qui consiste à donner [à l’Autorité Palestinienne] de l’argent qui est ensuite utilisé pour le terrorisme. »


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