Archive for the ‘Grande Bretagne’ Category

Islamisme radical et trous de mémoire

1 janvier 2011
En cette époque où d’aucuns évoquent la montée d’un islamisme radical dont les conséquences seraient visibles un peu partout dans le monde musulman et représenterait une menace sur le sol même de l’Occident par communautés immigrées interposées, cet article vient opportunément nous rafraîchir la mémoire.
Il s’agit en fait d’une dépêche de l’Agence France presse que nous n’aurons, je suppose, guère de chances de voir reproduite dans la presse hexagonale.
Cette banale dépêche nous rappelle tout simplement que ces islamistes, présentés aujourd’hui comme un danger pour l’Occident, ont été fortement encouragés et aidés par ce même Occident désireux de mettre en échec l’emprise communiste en Afghanistan.
Ces choses là sont en fait connues et archi-connues et seul le fonctionnement actuel de nos médiats, où un événement chasse vite l’autre et où la vie des vedettes du cinéma peut occuper autant voire plus de place que des événements politiques majeurs, peut expliquer la déconnexion savamment entretenue entre ce qui se passe aujourd’hui et des faits survenus il y a à peine une trentaine d’années.
La dépêche nous apprend quand même de petites choses (à moi tout du moins). Par exemple la promptitude de la réaction occidentale et de sa décision de soutenir des mouvements qui déjà à l’époque étaient marqués de l’étiquette « islamique » ou « islamiste ». Où encore que le gouvernement français était dès le départ partie prenante de cette opération visant à contrecarrer les efforts soviétiques en Afghanistan.
Et vous vous souvenez peut-être de ce philosophe chevelu qui encourageait la résistance face à ce qu’on appelait à l’époque l’invasion soviétique (tandis qu’aujourd’hui encore, on ne parle pas d’invasion occidentale en Afghanistan). Eh oui, c’est le même qui fustige aujourd’hui le péril islamofasciste qu’il voit même en la personne d’un « ami » de Bernard Kouchner!

L’Occident s’était rapidement entendu pour soutenir la résistance afghane en 1980: archives britanniques
AFP, Times of India 30 décembre  2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Londres: Les puissances occidentales s’étaient réunies secrètement peu après l’invasion soviétique de l’Afghanistan et avaient élaboré des plans pour aider la résistance islamique, selon des archives britanniques de 1980 rendues publiques.

De hauts responsables de Grande Bretagne, de France, de l’Allemagne de l’Ouest de l’époque et des Etats Unis s’étaient réunis à Paris le 15 janvier de cette année pour discuter de la réponse de l’Occident à l’invasion du 24 décembre 1979.

L’ouverture au public, après trente années passées dans les caves des National Archives,  de documents secrets intervient alors que les alliés occidentaux se préparent à entrer dans une nouvelle année de conflits en Afghanistan, à combattre les insurgés islamistes.

Le conseiller à la sécurité nationale des Etats Unis, Zbigniew Brezinski figurait parmi les participants à la réunion ainsi que Robert Armstrong, , secrétaire du cabinet, le haut fonctionnaire de rang le plus élevé.
Il [Brezinski] avait dit que l’aide aux Moudjahidine devait être coordonnée par « nos amis » – un euphémisme pour le MI6, le service britannique de renseignements extérieurs, et ses équivalents chez les alliés.
Le compte rendu de la réunion de Paris par Armstrong notait que s’il existait une volonté d’éviter le déclenchement d’une guerre frontalière dans les régions tribales instables du Pakistan, il était cependant possible de faire beaucoup de choses.

Il observait que les puissances présentes à la réunion avaient conclu que « il serait dans l’intérêt de l’Occident d’encourager et de soutenir la résistance. »

Tant qu’il y avait des Afghans désireux de continuer à  résister à l’invasion soviétique et tant que les Pakistanais accepteraient de voir leur territoire utilisé, la résistance devait être soutenue, disait Armstrong.

« Cela rendrait plus difficile le processus de pacification de l’Afghanistan par les Soviétiques, et ce processus prendrait beaucoup plus de temps que ce qu’il aurait dû autrement [sans notre aide à la résistance], » disait-il.

Armstrong ajoutait que « l’existence d’un mouvement de guérilla en Afghanistan sera au coeur de la résistance islamique, que nous devrions avoir la volonté de voir perdurer. »

Il suggérait que la meilleure manière d’organiser le soutien à la résistance était de passer par « un représentant d’un de nos amis » rencontrant des responsables de ses homologues Français et US.
La résistance des moudjahidine conduisit finalement à la montée en puissance de l’Islam radical en Afghanistan, ce qui fournira le terreau du développement du réseau al-Qaïda.
Après les attentats de septembre 2001 aux Etats Unis, les forces de l’OTAN ont renversé le régime taliban en Afghanistan mais continuent à combattre une insurrection islamiste qui a des bases de repli au Pakistan.

2010 s’est avérée une année de pertes record dans cette campagne avec la mort de plus de 700 soldats étrangers, soit deux par jour en moyenne.

Ed Miliband, sionisme et "tradition" familiale

28 septembre 2010
Ed Miliband vient d’accéder à la tête du parti travailliste britannique au terme d’une compétition peu banale qui l’a vu l’emporter sur son propre frère David.
Ed (debout) et David Milband
Ed, tout comme David a été ministre du gouvernement travailliste. Il a emporté le suffrage des militants sur la présomption qu’il allait mettre un coup de barre à gauche, ce qui lui a valu le soutien syndical qui a été décisif.
Ed s’est cependant empressé de démentir toute éventualité d’un véritable cap à gauche. De ce point de vue, il est tout à fait caractéristique de cette nouvelle génération de politiciens Européens qui évitent de déplaire outre mesure à ce qu’un marxiste de la vieille école appellerait le grand capital, ou les multinationales; des termes qui semblent aujourd’hui complètement désuets.
Ed et David Miliband sont justement les fils de Ralph Miliband, un théoricien marxiste Britannique d’origine polonaise bien connu (je confesse n’en avoir cependant jamais entendu parler).
Ed Miliband n’a d’ailleurs pas oublié d’évoquer ses parents  lors de son premier discours en  tant que dirigeant devant la conférence du parti travailliste:

« Deux jeunes gens avaient fui les ténèbres qui avaient englouti les Juifs à travers l’Europe.
« En Grande Bretagne, ils trouvèrent la lumière de la liberté.
« Ils étaient arrivés sans rien. Ce pays leur a tout donné. »

 Belle et émouvante déclaration d’attachement à la Grande Bretagne, il faut en convenir.

Donc Ed et David Miliband sont juifs ou d’origine juive. Les deux frères se présentent d’ailleurs comme des amis critiques de l’entité sioniste et on peut supposer qu’une fois aux affaires, Ed Miliband se montrerait un peu plus sévère à l’égard de l’entité sioniste que ne l’ont été les gouvernements Blair et Brown (il semble que l’actuel premier ministre n’ait pas encore trouvé son point d’équilibre, tiraillé qu’il est entre les intérêts de son pays et la pression du lobby sioniste qui lui a même trouvé des ancêtres juifs pour faire bonne mesure).
Devant la conférence du parti, Ed Miliband a appelé à la levée du blocus même si, ne nous leurrons pas, il s’agit en réalité d’une volonté d’aménagement du blocus qui vise à continuer à ignorer le Hamas. A son crédit, notons qu’il a qualifiée de « wrong » l’intervention de l’armée sioniste contre la flottille pour Gaza. Wrong est un de ces termes anglais polysémiques et passe partout qui veut aussi bien dire erreur que faute ou délit.
Il y a quand même du progrès au niveau de l’affichage! Pourtant, quand on sait qui est la mère de David et Ed Miliband, on se dit que les deux frères pourraient mieux faire et prendre des leçons de leur maman qui semble, à 75 ans, toujours aussi hostile à la politique du régime sioniste.

La mère d’Ed Miliband, Marion Kozak, et Israël
par Marcus Dysch, The Jewish Chronicle (UK) 28 septembre 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

La mère d’Ed Miliband, le nouveau chef du parti travailliste est depuis longtemps partisane de longue date d’organisations pro palestiniennes de gauche.

Marion Kozak, 75 ans, qui est restée très discrète au moment où Ed battait son frère David pour devenir leader de l’opposition, est signataire de la déclaration fondatrice de Jews for Justice for Palestiniens (JfjP) et d’Independent Jewish Voices (IJV).

Ses enfants se sont tous deux présentés comme des « amis critiques » d’Israël pendant la campagne électorale pour accéder à la tête du Labour en juin. Mme Kozak milite depuis longtemps pour les droits de l’homme et a très tôt milité pour le désarmement nucléaire.

Elle est née en Pologne et, alors enfant, elle a fui la persécution pendant l’holocauste. Elle s’établit en Grande Bretagne et épousa l’influent intellectuel marxiste Ralph Miliband.

Richard Kuper, co-fondateur de JfjP, affirme: « Marion soutient la cause depuis longtemps, mais elle reste très discrète et est une femme très réservée. Elle a adhéré assez tôt à notre campagne. »

Il explique que les gens ne devraient pas être choqués par son soutien à l’organisation. « Ce n’est pas une surprise. C’est une femme aux principes affirmés. je ne crois pas qu’il y ait là matière à sourciller de la part de quiconque. »

La déclaration fondatrice de JFJP souligne son opposition aux « politiques israéliennes qui atteignent aux moyens d’existence, aux droits humains, civiques et politiques du peuple palestinien, » et s’engage à faire en sorte que « les opinions juives critiques vis-à-vis de la politique israélienne soient entendues en Grande Bretagne. »

La proclamation d’Independent Jewish Voices affirme que les organisations juives britanniques ne représentent pas l’ensemble de la communauté juive.

Un membre du groupe de pilotage d’IJV déclare que Mme Kozak était une sympathisante de l’organisation, mais pas un membre dirigeant.

A Gaza, il y a aussi des artistes

30 juillet 2010
Les sionistes ont su se gagner « l’amitié » des puissants de ce monde, se garantissant ainsi l’impunité pour tous leurs agissements et crimes. La cause palestinienne de son côté se contente d’avoir un soutien de plus en plus large auprès des opinions publiques. Certes, ce ne sont pas les opinions publiques qui votent à l’ONU et , surtout, qui disposent de ce fameux droit de veto dont les sionistes bénéficient presque à  volonté.
Il n’empêche que les gouvernements ne pourront pas continuellement faire comme si l’entité sioniste était un pays normal, se comportant normalement. Tout doucement, en s’empêtrant parfois dans des contradictions, les gouvernants commencent cependant à se mettre à l’unisson de leurs opinions ainsi qu’en témoignent les récents propos du premier ministre Britannique David Cameron sur la situation à Gaza.
Cet élan de l’opinion en faveur de la cause palestinienne est accompagné et stimulé par des organisations solidaires qui font un travail remarquable ainsi qu’on peut le voir avec cette association anglaise nommée Friends of Yibna qui vient de donner le coup d’envoi d’une exposition d’oeuvres d’artistes palestiniens qui doit tourner sur l’ensemble du territoire britannique. Il s’agit d’une première dans tous les sens du terme.
Si la présence de deux rabbins (de Naturei karta, apparemment) à l’inauguration de la première exposition à Islington est nettement signalée dans l’article que je vous propose, il ne doit échapper à personne non plus que l’organisatrice même de l’exposition, Yael Kahn est sans doute juive elle aussi.

Des rabbins arborent des badges « Palestine libre » à l’exposition des artistes peintres de Gaza
par Peter GRUNER, Islington Tribune (UK) 31 juillet 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Deux rabbins hassidiques arborant des badges « Palestine libre » figuraient parmi les visiteurs à l’inauguration lundi à Islington d’une remarquable exposition de peintures sorties clandestinement de Gaza ravagée par la duerre

Eleazer Hochhauser et Abraham Rosenberger, membres d’une communauté juive orthodoxe de Stamford Hill, ont rejoint Jeremy Corbin, député travailliste d’Islington Nord et la présidente du conseil municipal Catherine West pour l’événement qui a attiré un nombreux public. L’exposition se tiendra jusqu’à la fin du mois dans le hall du conseil municipal d’Islington, juste à côté de la mairie dans Upper Street.

Le rabbin Hochauser a déclaré: « C’est une exposition très émouvante. Les peintures sont vives et décrivent la manière terrible dont les Palestiniens de Gaza sont traités par les Israéliens. Nous voulons montrer notre solidarité avec les Palestiniens en ce moment difficile.

« Les sionistes Israéliens peuvent croire qu’ils parlent au nom du peuple juif dans le monde entier. Ils ne parlent certainement pas en notre nom. »

Plus de quarante expositions sont programmées pour la première fois en Grande Bretagne par un nouveau ollectif de 10 artistes Palestiniens, en majorité des femmes, qui traitent de la guerre.

Les oeuvres décrivent les bombardements israéliens sur Gaza l’an dernie qui ont causé la mort de 1 400 personnes, dont 400 enfants. Certaines des toiles, qui montrent les visages hagards et épouvantés de Palestiniens, ont dû être sorties clandestinement de cette région assiégée.

Autre invitée à cet événement, Alex Harrisson a évoqué comment elle s’est associée à la récente Flottille pour la Liberté de Gaza avec l’objectif de faire sortir d’autres oeuvres d’art palestiniennes. Les bateaux avaient été interceptés en haute mer et neux participants Turcs avaient été tués par les forces israéliennes.

« J’aimerais beaucoup rencontrer ces artistes mais, malgré plusieurs tentatives, je n’ai jamais pu entrer dans Gaza, » a-t-elle ajouté. « Mais les peintures montrent la résilience et la résistance de l’esprit humain. »

La conseillère West a dit être fière qu’Islington soit la première municipalité à offrir un espace à l’exposition avant son départ pour une tournée nationale.

« Cela reflète les préoccupations de beaucoup de nos concitoyens par rapport à Gaza, » a-t-elle dit. « Je crois que l’art a un potentiel énorme pour aider à résoudre nombre de nos difficultés politiques. »

L’exposition est organisée par Islington Friends of Yibna, une organisation d’aide et d’amitié avec un camp de réfugiés de ce nom à Rafah, près de la frontière avec l’Egypte.

M. Corbyn, le mécène de l’organisation, explique que malgré les bombardements de l’an dernier, les pénuries et la pauvreté généralisée, l’art parvient à survivre.

Il ajoute: « Ces peintures montrent souvent des images dérangeantes de la vie sous occupation. En mettant en place cette exposition, nous montrons de la solidarité envers les Palestiniens. »

Yael Kahn, présidente de Friends of Yibna qui a organisé l’exposition, explique espérer qu’elle rappellera à l’opinion les effroyables souffrances qu’ndure encore Gaza.

Passeports du Mossad: vrais ou faux? ou vrais et faux?

20 février 2010
Le gouvernement britannique s’offusque apparemment que des passeports biométriques délivrés par ses services aient été utilisés par les agents du Mossad qui ont assassiné un cadre du mouvement Palestinien, Mahmoud al-Mabhouh, dans un hôtel de Dubaï.
D’autant que ces passeports sont authentiques et, si on en prend en compte l’ensemble des passeports de la brigade de tueurs, certains comportent les identités et/ou les photos d’identité réelles des meurtriers.
Ainsi a-t-on aujourd’hui la certitude que le passeport allemand utilisé dans l’opération n’était pas un faux . Il a en effet été délivré l’été dernier à Cologne à un certain Michael Bodenheimer (et non à Tel Aviv comme l’écrit le Yediot ainsi que le signale un commentaire de l’article du journal sioniste). Bodenheimer qui a immigré des Etats Unis vers la Palestine occupée il y a vingt ans, prétend n’être en rien impliqué dans l’assassinat (mon oeil). Le passeport français d’un des assassins serait un faux. Comment fait_on pour falsifier un passeport biométrique si on n’a pas par exemple accès à la base de données des personnes titulaires?
S’agissant d’une femme d’origine britannique membre du commando, Erika Chambers, elle disposait d’un passeport britannique authentique mais avec la fausse identité de Gail Folliard. Voici deux photos de cette personne: en brune (une perruque déjà?) sous l’identité d’Erika Chambers, avec une perruque blonde sur son passeport au nom de Gail Folliard. Le changement d’identité était impératif pour elle compte tenu du fait qu’elle avait déjà participé à une autre mission d’assassinat en 1979 au Liban.
Le passeport au nom de Folliard n’a pu être délivré que par l’administration britannique ou contrefait avec sa complicité.
Cela ne signifie pas forcément que le gouvernement de sa Majesté était au courant mais que des gens qui activent pour le régime sioniste travaillent au sein de son administration.
Comment pourrait-il en aller autrement d’ailleurs dans un pays où la collusion entre les élites dirigeantes et le régime sioniste est allée vraiment très loin?
Un exemple de cette collusion nous est donné une fois de plus par Jews Sans Frontières qui observent que parmi les parrains du Fonds National Juif figurent David Cameron, le leader du parti conservateur britannique, l’ancien premier ministre Britannique Tony Blair et l’actuel premier ministre Gordon Brown. 
Or, vous ne devez pas comprendre Fonds National Juif comme Fonds pour les Juifs Britanniques  mais, ainsi qu’on peut le lire sur le site de son alter ego en France, dont l’objet est:

de collecter des fonds en France en vue de réaliser des projets concrets en Israël (plantation de forêts, construction de réservoirs d’eau, d’aires de jeux ou de repos, de routes de sécurité, d’infrastructures diverses…).
Grâce à son action quotidienne en faveur de l’éducation sioniste, il entend également sensibiliser les jeunes Juifs de France à l’amour d’Israël et à la défense de l’environnement.



Jésus, le Musulman

25 décembre 2009
En ces temps de fêtes de Noël, un article rafraîchissant sur l’importance de Jésus et de Marie dans la religion musulmane. Rien de nouveau, bien entendu, pour ceux qui sont un peu au fait de la religion musulmane mais un rappel salutaire notamment en ces temps de « débat » sur l’identité nationale en France.
Dans cet article, il y a deux choses. D’une part, l’auteur fait le point sur la place de Jésus dans l’Islam et dans le Coran, en signalant convergences et divergences avec le christianisme. D’autre part, l’article évoque une réflexion sur les festivités de Noël et les Musulmans de Grande Bretagne. Cette réflexion intéresse aussi la France, en gardant bien en tête cependant que le Royaume Uni n’est pas un pays  laïque puisque le christianisme Anglican y est religion d’Etat.
Jésus en Islam
Par Mehdi Hassa, The Guardian (UK) 24 décembre 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Les Musulmans n’adorent pas Jésus mais ils le révèrent et croient en lui autant que les Chrétiens

 « Alors vous me dites que vous croyez en Jésus comme en Muhammad [Mahomet] ? » Je me souviens du regard perplexe de mon ami Chrétien il y a quelques années. Je lui avais lancé une bombe théologique en lui révélant que Jésus était considéré par les Musulmans comme un envoyé de Dieu.

 « Non seulement nous croyons en Jésus, «  avais-je répondu, faisant une pause pour maximiser l’effet dramatique, « nous croyaons aussi en sa naissance virginale. » Les yeux de mon ami s’étaient écarquillés de surprise, il en était bouche bée. »

Les Chrétiens, peut-être parce qu’ils s’appellent eux-mêmes Chrétiens et croient dans le christianisme, aiment s’approprier le Christ. C’est donc une énorme surprise pour beaucoup d’entre eux – dont mon ami – de découvrir que la deuxième confession du monde par le nombre, l’Islam, s’en revendique aussi.

Jésus, ou Aïssa, ainsi qu’on le désigne en arabe, est considéré par l’Islam comme un prophète Musulman plutôt que comme le fils de Dieu, ou l’incarnation de Dieu. Il est cité nommément dans pas moins de 25 dfférents versets du Coran et décrit comme le « Verbe » et « l’Esprit » de Dieu. Aucun autre prophète cité par le Coran, pas même Muhammad, n’ a droit à cet honneur particulier.
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En fait, l’Islam révère aussi bien Jésus que sa mère, Marie (Joseph n’apparaît nulle part dans le récit coranique de la naissance du Christ). » « Ala différence des Evangiles canoniques, le Coran s’intéresse plus à sa naissance miraculeuse qu’à l’étape ultérieure de la Passion, » écrit le professeur Tarif Khalidi dans son livre fascinant ‘Le Jésus Musulman.’ « C’es pourquoi il est souvent évoqué comme ‘le fils de Marie’ et pourquoi sa mère et lui apparaissent souvent ensemble. » En fait, Marie, ou Myriam, ainsi qu’on la connaît dans le Coran, est considérée par les Musulmans comme occupant la position spirituelle la plus élevée parmi les femmes. Elle est la seule femme mentionnée nominativement dans le livre sacré de l’Islam et un chapitre du Coran porte son nom en titre.

Mais la signification réelle de Marie est que l’Islam la considère dans sa virginité et fait sienne le concept chrétien de naissance virginale. « Elle était la femme élue, choisie pour donner naissance à Jésus, sans un mari, » déclare Cheikh Ibrahim Mogra, imam à Leicester et secrétaire général adjoint du Muslim Council de Grande Bretagne.

Pour les Musulmans, cependant, la naissance virginale n’atteste pas de la divinité de Jésus mais seulement de son importance unique en qualité de prophète et de messie. La Trinité est rejetée par l’Islam comme le sont la crucifixion et lé résurrection. Le Coran fustige le christianisme pour la pratique répandue parmi ses sectes qui consiste à déifier Jésus (et Marie) et amène sa critique sous la forme d’une interrogation de Jésus par Dieu :

Et quand Dieu dit : O Jésus, fils de Marie ! As-tu dit à l’humanité : Prenez ma mère et moi comme deux dieux à côté de Dieu ? il répondit : Gloire à Toi ! Il ne me revenait pas de dire ce que je n’avais pas le droit [de dire]. Si je l’avais dit, Tu le saurais. »

Les Musulmans chérissent et vénèrent Jésus le prophète – mais, je me le demande souvent, ne nous contentons-nouspa d’hommages de pure forme à sa vie et à son héritage ? Où, par exemple, est léquivaleent islamique de Noël ? Pourquoi les Musulmans celèbrent-ils la naissance du prophète Muhammad et non celle du prophète Jésus ? « Nous aussi, à notre manière, devrions célébrer la naissance de Jésus… [parce que] il est si spécial pour nous, » déclare Mogra.

Ces dernières années, la presse britannique de droite a pris position contre les tentatives d’autorités locales « politiquement correctes » de minimiser voire même de supprimer Noël. La tentative de la ville de Birmingham de rebaptiser ses festivités annuelles « Winterval » et les illuminations avec une thématique Harry Potter appelées « Luminos » à Luton en sont des exemples connus.On a souvent le sentiment que ce genre de décisions est motivé par la crainte que des manifestations ostensibles de la foi chrétienne pourraient offenser la sensibilité des Musulmans Britanniques mais, compte tenu de l’importance de Jésus en Islam, de telles craintes sont déplacées et contre productives. Mogra, qui dirige la commission des relations interreligieuses du MCB renchérit : « Changer le nom de Noël est une idée ridicule. » Il ajoute : « La Grande Bretagne est grande quand elle célèbre les diverses fpetes religieuses de los diverses communautés religieuses. Elles devraient garder leur nom et nous devrions toutes les célébrer. »
Au milieu des tensions entre l’Occident Chrétien et l’Orient Musulman, je pense qu’insister ensemble sur Jésus pourrait aider à réduire le fossé croissant entre les deux plus grandes communautés religieuses du monde. D’autres souscrivent. « Nous ne devons pas nous disputer sur Jésus. Il est spécial aux yeux des Musulmans et des Chrétiens, » déclare Mogra. « Il est plus grand que la vie. Nous pouvons le partager »

Lotfi Raissi: "Ce qu’ils avaient trouvé avec moi, c’était un profil, je suis Algérien, je suis Musulman, je suis instructeur de pilotage et qualifié sur Bœing 737"

27 novembre 2009
On s’en souvient (en fait non, on ne s’en souvient pas), Lotfi Raissi, un pilote de ligne Algérien qui résidait en Angleterre avait été injustement inculpé pour avoir joué un rôle décisif dans la formation des pirates de l’air qui avaient participé aux attentats du 11 septembre 2001 à New York  et à Washington.
C’était en fait la première personne arrêtée dans le cadre de « l’enquête » sur ces attentats. Incarcéré le 21 septembre 2001, il passera cinq mois en détention avant d’être finalement libéré.
Près de huit mois au cours desquels il fut livré en pâture à une opinion et des médiats impatients de voir les enquêtes déboucher sur l’arrestation des personnes impliquées dans ces attaques meurtrières.
Le Guardian britannique revient en détail sur cette affaire dont il révèle certains éléments nouveaux, qui relèvent de la forfaiture, que vous découvrirez dans l’article.
Lotfi Raissi n’en a cependant pas fini avec la justice britannique puisqu’il attend dans les jours qui viennent une décision du ministère britannique de la justice qui dira s’il obtiendra des excuses publiques et une indemnisation pour le préjudice physique (les agressions de la part de codétenus)  et moral subis.
Il faut savoir qu’une première demande d’indemnisation formulée par Raissi en 2007 avait été rejetée au motif d’arguties que je vous laisse apprécier alors qu’il avait été totalement innocenté.

Dans l’acharnement politico-judiciaire subi par Lotfi Raissi, il y a quelque chose de l’affaire Dreyfus, ce fameux officier Français jugé et condamné pour trahison mais surtout du fait de sa confession juive (je sais qu’en écrivant ça, je commets un sacrilège aux yeux de certains).

Raissi a certes eu plus de chance que Dreyfus puisqu’il a finalement été innocenté , au bout de cinq mois, par le tribunal qui avait géré son dossier depuis le début.
Et sa grande chance fut surtout, à la différence de Dreyfus déféré devant un Conseil de Guerre, d’avoir comparu devant une juridiction civile.
Il n’empêche qu’il a été victime du même acharnement que le capitaine Dreyfus et n’a dû son salut qu’à la probité de certains fonctionnaires et à l’intégrité du tribunal.
Doit-on en conclure que le Royaume Uni est islamo ou arabophobe comme la France du 19ème siècle était antisémite?
Oui et non à mon avis.
L’arabo et l’islamophobie sont des donnés réelle dans certains secteurs de la population et on admettra qu’elles sont encouragées par des politiciens ou des « intellectuels » de tout acabit.
Cependant, pas plus que la France du 19ème siècle n’était majoritairement antisémite, le Grande Bretagne n’est majoritairement islamo ou arabophobe. C’est certes quelque chose qui pourra se produire si les encouragements à la haine venus des élites perdurent et s’amplifient et s’insinuent dans les relais locaux qui sont le cœur de la société civile.
La preuve de ce que j’affirme est tout simplement le fait que aussi bien Raissi que Dreyfus ont pu obtenir que justice leur soit rendue dans le cadre des lois des pays où avaient éclaté leurs affaires respectives.
L’affaire Dreyfus en est d’ailleurs un exemple particulièrement éclatant compte tenu de l’importante mobilisation qui avait abouti à sa réhabilitation. Si l’antisémitisme était à l’époque un phénomène d’ampleur en France, l’opposition à ce genre d’idées n’était pas un phénomène moins ample.
En est-il et en sera-t-il de même de même pour l’islamo et l’arabophobie?

Difficile à dire, je le concède.

L’affaire Lotfi Raissi: comment un Algérien innocent avait été maintenu en prison pour son pseudo-lien avec al Qaïda

Exclusif: un carnet d’adresses avait été cité devant le tribunal pour justifier le maintien en détention du suspect du 11 septembre
Par Paul Lewis, The Guardian (UK) 22 novembre 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri
Lofti Raissi était sur un tapis de course dans un gymnase de son quartier dans la banlieue ouest de Londres  lorsqu’il leva la tête et vit une séquence télévisée du crash du vol 11 d’American Airlines  dans la tour Nord du World Trade Centre.
Raissi un pilote Algérien de 27 ans ne pouvait pas savoir que dans quelques jours, il deviendrait la première personne au monde à être arrêtée pour les attentats du 11 septembre 2001 contre new York et le Pentagone, près de Washington.

Après une descente de police chez lui, il sera présenté comme «le chef instructeur» des pirates, chargé d’entraîner les pilotes à précipiter des avions contre les tours jumelles et le Pentagone, et il passera les cinq mois qui suivront dans la prison de haute sécurité de Belmarsh au sud-ouest de Londres dans l’attente d’une extradition vers les Etats Unis.

«Tout est allé si vite, je n’avais pas le temps de penser, » se souvient Raissi qui a maintenant 35 ans. « Je me demandais seulement: comment cela peut-il arriver à un innocent? »      
Jack Straw, le ministre de la justice, doit annoncer sans les semaines à venir si le gouvernement donnera une suite favorable à la bataille de longue haleine de Raissi pour des excuses officielles et une indemnisation.

La décision – un an après que la cour d’appel ait découvert des preuves que les autorités judiciaires avaient « contourné » la loi pour maintenir Raissi en détention – pourrait avoir de grandes conséquences sur la manière dont le Royaume Uni traite les suspects de terrorisme recherchés par des Etats étrangers.

Une enquête du Guardian a mis en lumière la manière dont Raissi, qui vivait au Royaume Uni pour obtenir un brevet européen de pilotage, a été accusé à tort devant un tribunal d’avoir des liens avec la haute hiérarchie d’al Qaïda. Le rôle que des officiels Britanniques ont joué dans la procédure a été mise à nu dans une correspondance auparavant inédite entre le FBI et les officiels de l’antiterrorisme britannique dans les jours et les semaines qui ont suivi les attentats du 11 septembre.

La requête du FBI

Quatre jours après les attentats aux Etats Unis, le FBI adressa une lettre – intitulée Twin Towers Bombing – au sous-directeur de la branche antiterroriste de la police métropolitaine demandant « toute information disponible » sur Raissi.

Les agents fédéraux s’intéressaient à Raissi parce que des dossiers montraient qu’il s’était entraîné dans la même école de pilotage en Arizona – et à peu près à la même époque – que Hani Hanjour, le pirate qui pilotait l’avion qui s’est écrasé dans le Pentagone. C’était une coïncidence, mais Raissi figurait probablement parmi les milliers de personnes innocentes signalées par les services de renseignements du FBI lors de leur pêche aux indices.

La lettre contenait une curieuse référence à un carnet d’adresses que, avait rappelé le FBI à la police britannique, des agents avaient saisi au Royaume Uni pendant une opération qui s’était déroulée un mois plus tôt.

Envoyée par voie diplomatique, cette lettre était cependant rédigée avec prudence, notant que Raissi « pouvait » avoir été impliqué dans le 11 septembre et demandait à la police britannique de le surveiller discrètement. Sur six pages, une seule phrase contenait ces mots inscrits en gras et capitales d’imprimerie: « Le FBI demande que Raissi ne soit pas mis pour le moment en alerte sur l’intérêt des autorités US à son égard. » Cette phrase sous-entendait qu’il ne devait pas être arrêté.

Quelques jours après avoir reçu la lettre, la branche antiterroriste de la police métropolitaine tirait Raissi de son lit dans le village paisible de Coinbrook dans le Berkshire, ainsi que celle qui était sa femme à l’époque, Sonia, une danseuse Française de 25 ans.

Plusieurs heures avant le raid, des journalistes avaient été tuyautés sur la présence de Raissi sur une liste de suspects du FBI, c’est pourquoi son arrestation fit les gros titres dans le monde quand la police informa la presse qu’elle avait capturé un suspect lié au 11 septembre – et, affirmèrent certains, déjoué une attaque terroriste au cœur de Londres.

Au poste de police de Paddington Green, où Raissi était en cours d’interrogatoire, les choses étaient bien moins dramatiques. « Ce qu’ils avaient trouvé avec moi, c’était un profil, » avait expliqué Raissi. « Je suis Algérien, je suis Musulman, je suis instructeur de pilotage et qualifié sur Bœing 737. Il n’y avait rien d’autre.»

La police n’avait pas pu trouver suffisamment d’éléments pour inculper Raissi, mais une demande circonstanciée d’extradition avait été déposée par les autorités des Etats Unis qui l’accusaient d’avoir renseigné frauduleusement un formulaire de permis de pilotage en omettant de mentionner qu’il avait subi une opération du genou, une allégation dérisoire utilisée à d’autres fins.

‘Conspiration d’assassinat’

Assis dans le box des accusés au tribunal de Bow Street lors d’une audience de demande de liberté sous caution le 28 septembre 2001, Raissi avait entendu le procureur affirmer qu’il était en partie responsable du 11 septembre. Soutenant que la liberté sous caution devait lui être refusée, le procureur avait dit au juge que les allégations mineures relatives à sa demande de permis étaient seulement des « charges destinées à le maintenir en rétention. »

Par contre, le procureur représentant officiellement le gouvernement US, avait affirmé que la raison pour laquelle les USA voulaient son extradition était qu’il avait été identifié en tant que « chef instructeur » des pirates derrière les attentats du 11 septembre, une allégation présentée comme étayée par des preuves vidéos et des écoutes de communications.

Le Guardian a obtenu un document de réexamen par les services du procureur du dossier Raissi qui évalue l’action de son personnel et révèle pour la première fois la source des accusations graves.

Un peu avant l’audience, le procureur avait rencontré deux agents du FBI à l’extérieur du tribunal pour être briefé sur Raissi. « Les agents avaient informé le procureur que M. Raissi avait certainement été le chef instructeur, » indique le document.

Au tribunal, le procureur avait déclaré: « Ce que nous disons est que M. Raissi était, en fait, l’instructeur de quatre des pilotes responsables des détournements et celui qui nous intéresse particulièrement  est celui qui s’est écrasé contre le Pentagone, Hani Hanjour. Ce n’est pas un secret que nous voulons une accusation pour conspiration en vue d’assassinat. »

C’était la première salve tiré dans les près de cinq mois de comparutions qui suivront devant le tribunal et au cours desquelles le procureur cherchera à maintenir Raissi en détention.

Il affirme avoir été gravement traumatisé par son séjour à la prison de haute sécurité de Belmarsh où détenus et gardiens surent bien vite qu’il était soupçonné par le FBI pour les attentats du 11 septembre.

Après avoir été d’abord placé dans l’aile AA de Belmarsh – l’unité la plus sécurisée qui est un secteur assez sûr de la prison – Raissi fut transféré dans l’aile commune, dont un des gardiens avait affirmé qu’on l’avait « jeté aux chiens.» Raissi devint connu dans la prison sous le sobriquet de « Bin man » d’après Oussama bin Laden, et fut soumis en permanence à des injures racistes et à des menaces sur sa vie. Il a été poignardé deux fois.

Au tribunal, des affirmations selon lesquelles des écoutes téléphoniques le reliaient aux pirates de l’air et q’il avait sciemment modifié son registre de vol personnel pour dissimuler les heures qu’il avait passées à entraîner Hanjour se sont avérées mensongères. Les registres de l’école de pilotage en Arizona montraient qu’il n’était guère possible qu’il se soit entraîné le même jour que Hanjour et encore moins dans le même avion.

Une vidéo que la police présentait comme montrant Raissi avec Hanjour se révélera être une banale séquence filmée de Raissi avec son cousin.

L’accusation introduisit un nouvel élément de preuve crucial contre Raissi. Cette affirmation s’avéra fausse mais, pendant des mois, la pièce maîtresse du dossier, reliant Raissi à une branche algérienne du réseau al Qaïda.

Cette nouvelle preuve consistait en un carnet d’adresses récupéré au cours d’un raid antiterroriste à Islington, au nord de Londres, plus tôt dans l’année. Le procureur affirmait qu’il appartenait à Abu Doha, soupçonné d’être un haut responsable d’al Qaïda. Il contenait un numéro de téléphone associé à l’adresse de Raissi à Phœnix en Arizona.

La Doha connection

Le FBI présentait Doha comme un dangereux suspect  très impliqué dans al Qaïda. Connu sous le surnom du « docteur », on pensait que Doha avait eu un contact personnel avec Ben Laden dans un camp d’entraînement en Afghanistan et on disait qu’il appartenait à une cellule terroriste algérienne qui préparait des attentats en Europe.

Le connexion avec Doha s’avéra accablante pour Raissi et fut citée par les juges comme motif pour son maintien en détention. Mais deux mois plus tard, l’accusation découvrit que le carnet d’adresses n’appartenait probablement pas à Doha mais à un homme connu sous le nom d’Abdelaziz ou Adam Kermani. Habitué de la moquée de Finsbury park à Londres, Kermani, 36 ans, était un ancien boxeur Algérien poids mouche qui résidait au Royaume Uni depuis 1997. Kermani avait été locataire d’un appartement HLM à Islington pendant quatre ans.

En février 2001, après qu’on ait aperçu des présumés extrémistes Musulmans – dont, pense-t-on, Doha – en visite dans l’appartement, ce dernier avait été investi par la police. Kermani était absent, mais il inquiétait si peu qu’on ne l’a même pas questionné après la descente de police au cours de laquelle les agents avaient saisi un certain nombre de ses effets dont un carnet d’adresses bleu, avec son nom et son N° de dossier d’immigration imprimé sur la couverture.

L’accusation avait dit, à tort, que ce carnet d’adresses appartenait à Doha en se basant sur des informations fournies par les enquêteurs. Mais la branche antiterroriste de la police métropolitaine apportera une « clarification » sur le dossier Raissi et le propriétaire du carnet d’adresses dans une lettre datée du 13 décembre, un peu plus de deux mois après son arrestation.

Les policiers précisèrent aux services du procureur que si « on a souvent affirmé au tribunal » que Raissi était relié à Doha via le carnet d’adresses, ^les recherches ont établi que ce carnet « pourrait bien ne pas avoir appartenu à Doha, mais plus probablement à M. Abdelaziz Kermani. »

Le lendemain, l’accusation concéda devant le tribunal que le carnet d’adresses n’avait pas été trouvé au domicile de Doha, mais saisi dans l’appartement de Kermani. Mais, et c’est fondamental, au lieu de demander au juge de rejeter le lien avec Doha comme preuve sur laquelle on ne pouvait plus se baser, l’accusation ne retira pas l’allégation selon laquelle le carnet d’adresses prouvait le lien entre Raissi et Doha, maintenant la fausse connexion avec al Qaïda.

Quelques jours plus tard, le FBI envoyait un mémo à Scotland Yard dans lequel il reconnaissait que les investigations avaient établi que le carnet d’adresses « appartenait à Kermani et non à Abu Doha comme on le pensait au début. »

Raissi fut libéré sous caution le 12 février, douze lois après que les services du procureur aient été informés que le carnet d’adresses n’était plus considéré comme appartenant à Doha. Un mois plus tard, un juge de district annulait la procédure d’extradition, observant qu’il n’avait reçu «absolument aucune preuve » reliant Raissi au terrorisme.
Sept années après sa libération, Raissi dit avoir toujours espéré en la justice. « J’ai toujours dit que j’avais confiance en la justice britannique et la cour d’appel a montré que j’avais raison, » dit-il. « Je n’ai guère confiance dans les politiciens Britanniques et c’est maintenant à jack Straw de prouver que j’ai tort. »

Reportage télévisé sur le lobby sioniste: un exemple à suivre par les télévisions françaises

16 novembre 2009
Le Guardian rend compte de l’émission Dispatches qui traite de la force et des modalités d’action du lobby sioniste au Royaume Uni.
Comme je vous l’avais dit précédemment, le travail de Dispatches est une première en Europe d’autant qu’il passe sur une grande chaîne télévisée, Channel 4, et non sur un obscur media alternatif comme ce blog.
Les méthodes du lobby sioniste n’ont rien de bien mystérieux: elles s’appuient sur des ressources financières importantes des adhérents des organisations qu’il fédère de manière plus ou moins informelle.
Ces ressources financières servent à alimenter les caisses des partis qui intéressent le lobby et parfois les caisses personnelles de tel ou tel politicien.
Rien de tout ceci n’est vraiment secret, c’est même « public » nous dit un des acteurs du lobby.
Public au sens où les pouvoirs publics ont notification des sommes allouées, ou du moins d’une partie.
Certainement pas au sens où les électeurs seraient informés de l’existence et de la provenance de ces financements.
L’autre point d’appui du lobby sioniste, ce sont tout simplement ses adhérents » qui occupent des postes, soit au parlement soit à la chambre des Lords. Heureux hasard, ils figurent eux-mêmes souvent sur la liste des généreux donateurs.
Et il y a aussi le travail auprès des journalistes avec la carotte (les voyages gratuits dans l’entité) et le bâton comme en ont fait l’expérience des journalistes de la BBC.
On trouvera curieuse la mansuétude du Guardian vis-à-vis du côté travailliste des amis de Sion dont le soutien à l’entité serait moins inconditionnel.
Comme si les membres des amitiés sionisto-travailliste ne se retrouvaient pas dans les mêmes cercles que ceux des amitiés siono-conservateurs.
Comme si Tony Blair n’avait pas été un des plus ardents souteneurs de l’entité sioniste si on exclus des prises de paroles oiseuses jamais destinées à être suivies d’actes (un peu comme Barack Obama en ce moment).

Le lobby pro-israélien finance les conservateurs, affirme un film
50 % des députés du cabinet fantôme sont membres de Conservative Friends of Isræl, selon l’émission Dispatches sur Channel 4
par Ian Black, The Guardian (UK) 16 novembre 2009, traduit de l’anglais par Djazaïri

Les organisations pro-israéliennes au Royaume Uni s’apprêtent à voir leur influence augmenter si les Conservateurs gagnent les prochaines élections, met en garde aujourd’hui un film qui passe à la loupe les activité d’un lobby puissant mais méconnu.

Au moins la moitié des membres du cabinet fantôme  sont membres de Conservative Friends of Israel (CFI), selon une émission dispatches diffusé sur Channel 4. Les réalisateurs de l’émission décrivent le CFI comme étant « sans aucun  doute, le mieux financé et le plus doté en entregent des groupes de pression. »
Le documentaire « Au cœur du lobby israélien en Grande Bretagne » affirme que les donations au parti Conservateur « en provenance de tous les membres de CFI e de leurs entreprises dépassent les dix millions de livres sterling sur les huit dernières années. » CFI a contesté ce chiffre et affirmé que le film était « extrêmement tendancieux. »

L’émission décrit aussi comment David Cameron aurait accepté un don de 15 000 livres de la part de Poju Zabludowicz, un milliardaire Finlandais qui dirige BICOM (le Britain Isræl Communication and Research Centre). Zabludowicz, révèle le film, a des intérêts financiers dans des colonies illégales en Cisjordanie. Il a également donné 50 000£ au bureau de campagne du parti Conservateur. Zabludowicz indique que ses contributions «sont connues publiquement. »

William Hague aurait accepté, après sa nomination au poste de ministre des affaires étrangères du cabinet fantôme, des dons personnels de la part de membres du conseil d’administration de CFI se montant à des dizaines de milliers de livres. Plus de 30 000£ d’adhérents de CFI sont allés aux fonds de campagne de membres de l’équipe de Cameron qui avaient été élus pour la première fois en 2005, affirme le film qui se base sur des informations accessibles au public.

Les réalisateurs de l’émission expliquent que si cette pratique est légale, elle n’est pas très connue.

Stuart Polak, le directeur de CFI, a déclaré au Guardian que le chiffre de 10 millions de livres ne repose sur rien. « Il est fictif, trompeur et fait du tort à la réputation de CFI et de ses sympathisants, » dit-il.

« CFI en tant qu’organisation n’a donné que 30 000£ depuis 2005. Chacun de ces dons a été fait dans la transparence et déclaré aux pouvoirs publics. En plus de ces 30 000£, il est indubitable que certain de nos sympathisants ont également choisi, séparément, de donner au parti à titre individuel. »

Il y a deux ans, une étude controversée menée par deux universitaires Américains, Stephen Walt et John Mearsheimer, a exploré l’influence du lobby israélien sur la politique étrangère des Etats Unis. Mais les organisations pro-israéliennes en Grande Bretagne ont fait l’objet de beaucoup moins d’attention.

« Le lobby pro-israélien… est le lobby politique le plus puissant, » a déclaré Michæl Mates, un député conservateur et conseiller particulier de la Reine aux réalisateurs du film. « Rien ne les  arrête. »

Hague s’était brouillé avec le CFI après avoir qualifié l’attaque israélienne contre le Liban – en représaille à un raid du Hezbollah – de « disproportionnée » et aurait été confronté à des menaces de retrait de financement par Lord Kalms, un important donateur du parti Conservateur et membre de CFI, rapporte le film.

Cameron avait par la suite donné la consigne de ne plus employer ce mot. Lors d’un dîner offert par le CFI en juin, le leader du parti n’avait fait aucune mention du bilan des tués de la guerre contre Gaza – 1370 Palestiniens et 13 Israéliens. Il avait au contraire félicité Israël parce que « il s’efforce de protéger la vie des innocents. »

Sir Richard Dalton, un ancien diplomate Britannique qui a servi comme consul général à Jérusalem et ambassadeur en Libye, déclare: « Je ne crois pas, et je pense que personne d’autre ne croit que ces contributions se font sans contreparties. »

Labour Friends of Israël, une autre organisation importante, est décrite comme « soutenant moins sans réserves le gouvernement israélien que le CFI. » Mais il a envoyé plus de député pour des séjours gratuits en Israël que n’importe quelle autre organisation – plus de 60 depuis 2001.

CFI a aussi offert 30 séjours gratuits en Israël à des candidats conservateurs aux législatives ces trois dernières années.

L’émission Dispatches décrit également comment, quand le producteur Jonathan Dimbleby critiqua une campagne pro-israélienne contre Jeremy Bowen, le rédacteur en chef Moyen-Orient de la BBC, il fut l’objet d’une plainte et, selon le documentaire et fit l’objet d’une enquête de la BBC qui est en cours..

BICOM, comme les organisations affiliées au parti, organise des réunions d’information et des séjours en Israël pour les journalistes, dont ceux du Guardian. BICOM a essayé de retire tout caractère significatif aux intérêts de Zabludowicz dans un centre commercial à Ma’aleh Adumim, une colonie érigée en territoire occupé après le guerre de 1967 et qu’Israël espère conserver.

Benjamin Netanyahu, premier ministre d’Israël, a rejeté les demandes de Barack Obama en vue d’un gel de la colonisation.

La responsable exécutive de BICOM, Lorna Fitzsimons, affirme: « Les intérêts économiques privés de nos bailleurs de fonds – notre président inclus – n’ont absolument aucun impact sur le travail de BICOM. »
« Nous sommes une organisation indépendante et nous veillons farouchement à notre réputation. Nous travaillons avec les journalistes pour les aider à mieux comprendre le Moyen Orient.
« Nous montrons Israël, ce qui va et ce qui ne va pas, et nous avons pour principe strict d’aller vers l’Autorité Palestinienne pour donner aux journalistes un accès  libre à des voix palestiniennes. »

Une grande chaîne de télévision enquête sur le lobby sioniste (pas en France, du moins pas encore)

7 novembre 2009
Internet et les sources d’informations indépendantes du lobby sioniste, je pense surtout à Al Jazeera en arabe, puis en anglais, ont mis fin au monopole de la presse occidentale sur l’opinion publique.
Les médiats occidentaux eux-mêmes ont d’ailleurs du mal à faire l’impasse sur l’information produite par ces sources.
Et puis il y a la réalité ignoble de l’action de l’entité sioniste qui ne saurait indéfiniment cacher le soleil avec un tamis.
Un intérêt de cette évolution est qu’elle oblige le lobby sioniste à intervenir avec une vigueur renouvelée qui fait que son action auprès des décideurs politiques, auparavant souvent discrète, devient dorénavant de plus en plus visible et, pour tout dire, grossière.
L’action de ce lobby permet à l’entité sioniste de remporter des victoires politiques qui semblent non négligeables, comme ce vote des élus étatsuniens rejetant le rapport Goldstone avant même son examen à l’ONU.
Le lobby constatera cependant peut-être plus vite qu’on ne le pense qu’il s’agit en fait d’une victoire à la Pyrrhus où il a été contraint de dévoiler au grand jour l’emprise qu’il détient sur les acteurs politiques aux Etats Unis.
Car le problème est que tout le monde n’est pas nécessairement aussi bête que les parlementaires des Etats Unis et que tout le monde ne dépend pas des sionistes pour sa réélection.
C’est par exemple le cas des journalistes qui exercent dans les quelques médiats non entièrement soumis qui existent encore en Occident et n’hésitent pas à aborder cette question tabou qu’est le lobby sioniste.
Ainsi, la chaîne télévisée britannique Channel 4 s’apprête-t-elle à diffuser un reportage sur le lobby sioniste au royaume de sa Gracieuse Majesté.
Vous ne direz qu’on a déjà eu des reportages sur le lobby sioniste à la télévision française. Certes, mais il s’est toujours agi de reportages sur le lobby considéré aux Etats Unis. Car, comme chacun sait, ce lobby n’existe pas en France, pays où le communautarisme est exclu de la vie politique.
Les seuls lobbies qui existent en France, mettez-vous bien ça dans la tête, ce sont les lobbies des marchands de vin, des restaurateurs ou des agriculteurs.
Channel 4 se penche donc sur le lobby sioniste, non comme un sujet exotique à livrer à la curiosité de l’opinion, mais comme un sujet qui intéresse directement l’opinion publique britannique aussi bien au niveau des orientations diplomatiques de son pays que sur la manière dont des intérêts étrangers exercent une influence sur laquelle les électeurs n’on jamais eu à se prononcer.

A l’intérieur du lobby israélien
Channel 4 (UK) 7 novembre 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’émission Dispatches enquête sur un des lobbies politiques les plus puissants et les plus influents en Grande Bretagne, qui œuvre à soutenir les intérêts de l’Etat d’Israël.

En dépit de la grande influence qu’il exerce dans les hautes sphères de la politique et des médiats britanniques, on sait peu de choses sur les personnes et les organisations qu’on connaît sous l’appellation lobby pro-israélien.
Le journaliste politique Peter Oborne cherche à établir leur identité, la manière dont ils sont financés, leur manière d’agir et l’influence qu’ils ont, depuis les organisations les plus importantes jusqu’aux personnages fortunés qui contribuent au financement du lobby.

Il enquête sur le degré de transparence, d’accessibilité à l’enquête publique et de responsabilité devant la loi du lobby, particulièrement au niveau de son financement et se sont soutien pécuniaire à des députés.
Le lobby pro-israélien a pour but de modeler le débat sur les relations de la Grande Bretagne avec Israël et sur l’évolution de la politique à son égard.

Osborne examine comment opère le lobby depuis l’intérieur du parlement et les tactiques qu’il utilise en sous-main pour influer sur la presse écrite et audiovisuelle.

>Le convoi Viva Palestina (110 véhicules!) traverse la France dans l’indifférence de la presse française.

14 février 2009

>

Encore un exemple d’un événement autour duquel la presse hexagonale fait silence (si je me trompe, corrigez-moi).
Il s’agit du convoi d’aide humanitaire parti de Londres en direction de Gaza. Il s’agit tout de même d’un convoi de 110 véhicules organisé sous la houlette de l’organisation Viva Palestina et emmené par le député Britannique George Galloway.
Ce convoi traverse la France, et c’est sans doute la raison pour laquelle nos journaux ont choisi de ne pas en parler.
Par contre, la presse grand public outre Manche en parle ainsi qu’on peut le constater dans l’article que je vous propose et qui fait son titre sur des propos de George Galloway. Il n’est pas du tout indifférent que George Galloway fasse référence au maréchal Montgomery quand il parle de l’expédition dont il a pris la tête. Tout un chacun sait en effet le rôle décisif de ce général Britannique dans la victoire sur les forces nazies en Afrique du Nord.
Il s’agit donc d’un parrainage symbolique tout à fait approprié pour un convoi, pacifique certes, qui cherche à soulager les souffrances d’un peuple assiégé par les terroristes sionistes.

Galloway : ‘sur les traces de Monty dans le désert’
Par Michael Settle, The Herald (UK) 14 février 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

George Galloway a suggéré hier soir qu’il marcherait sur les traces du maréchal Montgomery, le commandant de la fameuse huitième armée, en prenant la tête aujourd’hui d’un convoi de 110 véhicules qui traversera le désert nord africain pour apporter de l’aide à la population assiégée de Gaza.
Le député du mouvement du Respect sera à la tête d’une caravane d’une longueur de 1600 mètres qui commencera aujourd’hui son parcours de 8000 kilomètres au départ de Westminster et qui traversera la France, l’Espagne, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Libye et l’Egypte pour entrer à Gaza par le point de passage de Rafah au début du mois prochain.
Le convoi comprend un engin anti-incendie, 12 ambulances – dont une venant de Stirling en Ecosse – un bateau et des camions chargés de médicaments, d’outils, de vêtements, de draps et de chaussures ainsi que de cadeaux pour les enfants. L’ensemble de cette aide représente une valeur supérieure à 1 million de Livres. « Nous allons conduire le plus important convoi de véhicules britanniques en Afrique du Nord depuis Montgomery, » a déclaré le politicien Britannique âgé de 54 ans.
Son nouveau voyage humanitaire est plus ambitieux que celui qu’il avait entrepris en 1999 alors qu’il s’était impliqué dans la mission « Big Ben to Bagdad » sur un autobus londonien rouge pour attirer l’attention sur la situation critique des Irakiens sous régime de sanctions économiques.
Cependant sa façon de parler lui a valu des critiques de la part des conservateurs après qu’il ait déclaré : « Une intifada balaye la Grande Bretagne.
«C’est un mouvement massif et pacifique de soutien à la population agressée de Gaza et de Palestine. Il est partout mais est plus particulièrement vigoureux dans le nord de l’Angleterre et spécialement chez les jeunes Musulmans.»
L’intifada est actuellement considérée comme la lutte armée des Palestiniens contre Israël qui a débuté en 2000 et dont on estime qu’elle a coûté à ce jour la vie de 6000 personnes, essentiellement palestiniennes.
Hier soir, Dame pauline Neville-Jones, ministre de l’intérieur du cabinet fantôme conservateur, a réagi à ces propos en disant : «L’usage des mots par George Galloway est irresponsable et e incendiaire.»
Le leader du mouvement du Respect sera accompagné dans son voyage par des centaines de bénévoles Britanniques sous le parrainage de l’organisation Viva Palestina, et soutenu par de nombreuses organisations musulmanes ainsi que par la coalition Stop the War.
M. Galloway affirme que le convoi est la « manifestation concrète » de ce qu’il qualifie d’intifada britannique. « En à peine un mois, » dit-il, « d’aspiration que j’avais lancée devant les 100 000 personnes de la manifestation pro Palestine du 10 janvier, elle s’est métamorphosée en plus de 100 véhicules et près de 300 personnes.»
Toutes les personnes du convoi sont des bénévoles Britanniques auto financés. Les véhicules seront cédés à la population de Gaza et les volontaires rentreront au pays par avion.

Le convoi Viva Palestina (110 véhicules!) traverse la France dans l’indifférence de la presse française.

14 février 2009
Encore un exemple d’un événement autour duquel la presse hexagonale fait silence (si je me trompe, corrigez-moi).
Il s’agit du convoi d’aide humanitaire parti de Londres en direction de Gaza. Il s’agit tout de même d’un convoi de 110 véhicules organisé sous la houlette de l’organisation Viva Palestina et emmené par le député Britannique George Galloway.
Ce convoi traverse la France, et c’est sans doute la raison pour laquelle nos journaux ont choisi de ne pas en parler.
Par contre, la presse grand public outre Manche en parle ainsi qu’on peut le constater dans l’article que je vous propose et qui fait son titre sur des propos de George Galloway. Il n’est pas du tout indifférent que George Galloway fasse référence au maréchal Montgomery quand il parle de l’expédition dont il a pris la tête. Tout un chacun sait en effet le rôle décisif de ce général Britannique dans la victoire sur les forces nazies en Afrique du Nord.
Il s’agit donc d’un parrainage symbolique tout à fait approprié pour un convoi, pacifique certes, qui cherche à soulager les souffrances d’un peuple assiégé par les terroristes sionistes.

Galloway : ‘sur les traces de Monty dans le désert’
Par Michael Settle, The Herald (UK) 14 février 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

George Galloway a suggéré hier soir qu’il marcherait sur les traces du maréchal Montgomery, le commandant de la fameuse huitième armée, en prenant la tête aujourd’hui d’un convoi de 110 véhicules qui traversera le désert nord africain pour apporter de l’aide à la population assiégée de Gaza.
Le député du mouvement du Respect sera à la tête d’une caravane d’une longueur de 1600 mètres qui commencera aujourd’hui son parcours de 8000 kilomètres au départ de Westminster et qui traversera la France, l’Espagne, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Libye et l’Egypte pour entrer à Gaza par le point de passage de Rafah au début du mois prochain.
Le convoi comprend un engin anti-incendie, 12 ambulances – dont une venant de Stirling en Ecosse – un bateau et des camions chargés de médicaments, d’outils, de vêtements, de draps et de chaussures ainsi que de cadeaux pour les enfants. L’ensemble de cette aide représente une valeur supérieure à 1 million de Livres. « Nous allons conduire le plus important convoi de véhicules britanniques en Afrique du Nord depuis Montgomery, » a déclaré le politicien Britannique âgé de 54 ans.
Son nouveau voyage humanitaire est plus ambitieux que celui qu’il avait entrepris en 1999 alors qu’il s’était impliqué dans la mission « Big Ben to Bagdad » sur un autobus londonien rouge pour attirer l’attention sur la situation critique des Irakiens sous régime de sanctions économiques.
Cependant sa façon de parler lui a valu des critiques de la part des conservateurs après qu’il ait déclaré : « Une intifada balaye la Grande Bretagne.
«C’est un mouvement massif et pacifique de soutien à la population agressée de Gaza et de Palestine. Il est partout mais est plus particulièrement vigoureux dans le nord de l’Angleterre et spécialement chez les jeunes Musulmans.»
L’intifada est actuellement considérée comme la lutte armée des Palestiniens contre Israël qui a débuté en 2000 et dont on estime qu’elle a coûté à ce jour la vie de 6000 personnes, essentiellement palestiniennes.
Hier soir, Dame pauline Neville-Jones, ministre de l’intérieur du cabinet fantôme conservateur, a réagi à ces propos en disant : «L’usage des mots par George Galloway est irresponsable et e incendiaire.»
Le leader du mouvement du Respect sera accompagné dans son voyage par des centaines de bénévoles Britanniques sous le parrainage de l’organisation Viva Palestina, et soutenu par de nombreuses organisations musulmanes ainsi que par la coalition Stop the War.
M. Galloway affirme que le convoi est la « manifestation concrète » de ce qu’il qualifie d’intifada britannique. « En à peine un mois, » dit-il, « d’aspiration que j’avais lancée devant les 100 000 personnes de la manifestation pro Palestine du 10 janvier, elle s’est métamorphosée en plus de 100 véhicules et près de 300 personnes.»
Toutes les personnes du convoi sont des bénévoles Britanniques auto financés. Les véhicules seront cédés à la population de Gaza et les volontaires rentreront au pays par avion.


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