Archive for the ‘halacha’ Category

Racisme juif: c’est bien la faute des Arabes!

11 décembre 2010
Je vous ai déjà parlé de la déclaration signée par une cinquantaine de rabbins; dont des fonctionnaires municipaux, rappelant l’interdiction selon la loi juive de louer ou de vendre de la terre ou un logement à un non Juif. Une interdiction valable non seulement dans le territoire accaparé par les squatters sionistes, mais aussi dans les quartiers « juifs » dans d’autres pays.
Cet appel a suscité, dit-on, un tollé dans l’entité sioniste à tel point que même le premier ministre benjamin Netanyahou a condamné cette prise de position publique. Sans toutefois que personne, pas plus lui que quiconque, ne s ‘aventure  à prendre des sanctions comme, par exemple, de retirer les subventions allouées à certaines organisations ou mettre à pied des rabbins fonctionnaires.
Le nombre de signataires quant à lui, s’étend pour dépasser maintenant les 300.
Bon, mais la faute à qui?
Pas aux Juifs, ni à leurs lois religieuses. Bien sûr que non!
Menachem Friedmann, professeur de l’université Bar-Ilan nous propose une explication bien plus plausible:

Selon ce spécialiste du monde religieux juif, « les menaces qui pèsent sur Israël venant de l’islamisme, et les prises de positions hostiles à l’Etat de représentants de la minorité arabe alimentent ces angoisses et entretiennent une mentalité de ghetto alors que les juifs sont majoritaires en Israël ».

Eh oui, comme d’hab, c’est la faute des Arabes! Il suffisait d’y penser. Pas besoin d’avoir fait des années d’études!
On nous dit que le grand rabbin de Ramat Gan (banlieue de Tel Aviv), à la tête d’un groupe influent de centaines de rabbins sionistes orthodoxes, a dénoncé le manifeste
Mais ces rabbins n’ont-ils pas les mêmes arrières pensées que ce rabbin ultra orthodoxe,

Aaron Leib Steinman, qui s’en est dissocié de crainte que l’appel n’alimente l’antisémitisme à l’étranger.

Pourquoi donc cet appel devrait-il alimenter l’antisémitisme à l’étranger puisque  l’université Bar-Ilan nous dit que tout était de la faute des Arabes?
Et pourquoi peut-on lire que les deux grands rabbins de l’entité sioniste ne se sont pas joints à ces condamnations.?
Parce que nous explique à son tour Eliyakim Levanon, directeur d’une importante école rabbinique:

« En vérité, les Arabes ne veulent pas avoir un voisin Juif, ils veulent en vérité conquérir plus de lieux et prendre le contrôle d’Israël. »

Du point de vue socio-politique comme religieux, c’est bien la faute des Arabes.
Et au cas où vous ne le sauriez pas, au 19ème siècle les Palestiniens, désespérés de ne pas avoir suffisamment de Juifs à agresser et à brutaliser, lancèrent un vibrant appel à Theodor Herzl, lui demandant de fonder un mouvement politique susceptibele de leur amener un nombre conséquent de Juifs de sorte qu’ils puissent exprimer leur antisémitisme de manière débridée.  Ils demandèrent ensuite à Lord Balfour de déclarer que la Grande Bretagne était favorable à l’établissement d’un foyer national juif en Palestine. C’est pourquoi, aujourd’hui encore, nous voyons ces méchants Palestiniens agresser de toutes les manières possibles ces pauvres Juifs installés pacifiquement sur le sol de Palestine.

Cette loi s’applique-t-elle à Lille?

7 décembre 2010

La question mérite en effet d’être posée et la mairesse de la ville devrait s’y intéresser. Car si Mme Martine Aubry  est très gentille de vouloir jumeler la ville de Lille avec celle de Safed dans l’entité sioniste, on ne peut que remarquer avec  Oumma.com, que Safed est une ville particulièrement raciste.
Un racisme encouragé par un de ses rabbins, Shmuel Eliyahu Or ce rabbin est lui-même un fonctionnaire municipal. Il paraîtrait que le ministre (sioniste) chargé des minorités a demandé son limogeage. On attend toujours…

Et justement en attendant, une cinquantaine de rabbins viennent de signer une déclaration selon laquelle vendre ou louer du terrain ou un logement à un non Juif est interdit aux termes de la loi religieuse juive (halacha). Et cette interdiction est valable non seulement dans le squat sioniste mais aussi dans les quartiers juifs à l’étranger. Cette interdiction est même citée en référence pour étayer la prise de position interdisant ces transactions en Palestine occupée.
Mme Aubry devrait donc vérifier si cette interdiction est effective à Lille ; à moins que cette ville n’ait pas de quartier juif..
 

50 rabbins fonctionnaires municipaux: ne louez pas d’appartements à des Arabes
Louer une terre à des non Juifs est blasphématoire, quiconque enfreint cette interdiction doit être ostracisé, affirment des rabbins.
par Kobi Nahshoni, Yediot Aharonot (Sionistan) 7 décembre 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Des dizaines de rabbins fonctionnaires municipaux ont signé un manifeste ordonnant l’interdiction conformément à la loi halachique (religieuse) de vendre ou de louer de la terre ou des appartements à des non Juifs en Israël.
 Le document, qui a reçu l’aval de plus de 50 rabbins du parti National Religieux et ultra orthodoxes qui travaillent pour des municipalités à travers Israël, doit être diffusé par la presse religieuse et par des tracts distribués dans des synagogues ce weekend.
Parmi les signataires, se trouvent les rabbins Dov Lior, Shlomo Aviner et Ya’akov Yosef. Ces rabbins sont en majorité des fonctionnaires qui travaillent pour des municipalités et des villes d’Israël comme Eilat, Ashdod, Herzliya, Jérusalem, Kfar Saba, Naharia et Holon. 
Les signatures ont été réunies par un étudiant en religion de Netanya qui a choisi de s’adresser aux chefs rabbiniques municipaux suite au tollé entraîné par l’appel du rabbin de Safed à ne pas louer d’appartements dans la ville à des étudiants Arabes. Il s’est rapproché de fonctionnaires et non de directeurs d’écoles religieuses afin de mettre l’accent sur le fait que cette décision ne reflète pas une opinion politique mais plutôt une interdiction halachique classique.
La déclaration cite une série de passages halachiques traitant de cette question et observe que dans certains cas, des personnes qui louent des appartements à des non Juifs pouvaient être ostracisés.
« Les voisins et connaissances du vendeur ou du bailleur doivent d’abord l’avertir personnellement et ensuite ils sont autorisés à rendre l’affaire publique, à prendre leurs distances d’avec lui, à éviter les relations commerciales, etc., » lit-on dans la déclaration.
Les rabbins proposent plusieurs justifications pour cette interdiction, dont des craintes de mariages interreligieux et de blasphème. La déclaration ajoute que les vendeurs assument la responsabilité des conséquences matérielles et spirituelles de leurs actions.
‘Des vies en jeu’
 Le document avertit ensuite que quiconque loue des appartements à des non Juifs cause un grand tort à des voisins car « leur mode de vie diffère de celui des Juifs. » Parmi les non Juifs, on peut aussi trouver des ennemis qui peuvent mettre en danger des vies de Juifs, expliquent les rabbins.

Leur déclaration suggère qu’il n’y a pas de différence entre une personne qui loue un appartement à un non Juif en Israël et une personne qui fait la même chose dans des quartiers juifs à l’étranger.
   
 Les organisateurs n’ont pas encore obtenu la signature de grandes personnalités rabbiniques ultra orthodoxes mais ils ont inclus une déclaration faite il y a cinq ans par des personnalités de premier plan, les rabbins Chaïm Kanievsky, Nissim Karelitz, et Aharon Leib Shteinman qui avaient dit à l’époque que la terre ou les logements en Israël ne pouvaient pas être vendus à des Gentils.

Petite révision judéo-chrétienne

18 janvier 2010
Voilà une petite histoire qui en dit long. Elle se passe aux Etats Unis, pays qui sans être laïque dispose de lois au niveau fédéral et des Etats qui sont adoptées par un législateur séculier, issu de processus électoraux. Ce sont ces lois qui sont supposées s’appliquer.
Sauf dans le cas présenté ci-dessous, où aux Etats Unis, un magistrat qui décide au nom de l’Etat entreprend de faire appliquer la halacha, la loi juive tirée du Talmud.

Ce qui est amusant, c’est de voir le héros involontaire de cette affaire plaider, comme le font certains tenants du judéo-christianisme, la qualité de rabbin de Jésus. Probablement un argument qu’on a estimé pratique de lui sortir pour faciliter sa conversion, mais devenu inutile une fois le gentil mari redevenu païen. Lui continue apparemment à croire à ce boniment pour incultes.
Il faut dire que ce monsieur est très naïf puisqu’il semble croire sincèrement qu’il est allé combattre en Afghanistan pour défendre les libertés des Afghans. Sans s’apercevoir que dans le même temps, on l’avait dépouillé chez lui d’une partie des mêmes libertés. Et que l’adversaire qu’il affronte chez lui est peut-être autrement plus coriace que les Talibans.

En emmenant sa fille juive à l’église, un père enfreint peut-être une injonction du tribunal
Yeshiva World (USA) 18 janvier 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Chicago, Illinois – Joseph Reyes a fait ce samedi ce que des millions de parents font dans tout le pays, amener sa fille à l’église.

Mais pour ce père âgé de 35 ans, franchir le seuil d’une église pourrait conduire en prison.
« Un juge m’a ordonné de ne pas exposer ma fille à autre chose que le judaïsme, » explique Reyes. « Mais je l’emmène pour entendre les enseignements de celui qui fut peut-être le rabbin le plus éminent de l’histoire de notre planète. Je ne vois pas ce qu’il peut y avoir de plus juif. »

Mais le mois dernier, un juge a émis une ordonnance temporaire interdisant expressément à Reyes d’exposer sa fille à  toute religion autre que le judaïsme.

C’est arrivé après que Reyes ait fait baptiser sa fille sans avoir consulté d’abord son ex-épouse.
Reyes et son épouse sont en instance divorce et se livrent une rude bataille pour le droit de garde. Elle dit qu’il a toujours été d’accord pour élever leur enfant dans le judaïsme. Il affirme que ce n’est pas vrai.
« Ma fille devrait avoir une approche des deux religions, la mienne et celle de ma femme… Quand elle sera en âge, elle décidera par elle-même de comment elle souhaite finalement entretenir sa relation avec Dieu, » déclare Reyes.
Ce vétéran de la guerre dit qu’il s’agit d’un droit pour lequel il a combattu par le passé et pour lequel il combattra encore.

Il affirme que s’il est jeté en prison, les électeurs devront se rappeler au bon souvenir du  juge au moment des élections. Selon Reyes, le juge Edward Jordan est l’ancien chef de la Decalogue Society, le barreau des avocats Juifs.

L’ordre, tel que rédigé par le défenseur de son ex-femme, indique qu’amener l’enfant à l’église causerait un préjudice irréparable.

Reyes dit seulement vouloir faire ce que d’innombrables autres pères font chaque weekend.

« Je pense que c’est vraiment triste pour un pays d’en arriver au point où un père peut être emprisonné pour agir en tant que parent avec son enfant, » déclare Reyes.
Reyes s’était converti au judaïsme peu après la naissance de l’enfant. Il dit avoir fait l’objet de pressions en ce sens.

L’avocat qui représente Mme Reyes a préféré ne pas s’exprimer. Le juge n’a pu être joint.

(Source: WCBSTV)

Trafic d’organes: après celui du quotidien suédois, nouvel article antisémite dans un journal du Minnesota

22 août 2009

“Réfugiés juifs sauvés à bord d’un bateau de pêche danois partant pour la Suède. octobre 1943″.

La diplomatie sioniste est dans tous ses états parce qu’ Aftonbladet, un quotidien suédois a publié un article sur de présumés vols d’organes commis sur des Palestiniens par les médecins de la vaillante armée sioniste . Qui a dit que l’armée sioniste était la plus morale du monde ?
Ah oui, les sionistes eux-mêmes ! Manquent pas de culot.
Bref, les autorités sionistes s’inscrivent en faux contre la teneur de l’article et lancent l’accusation d’antisémitisme, celle qui est supposée clouer le bec à tout un chacun. Car, osons poser la question : qu’a fait la Suède pendant la seconde guerre mondiale ? N’a-t-elle pas refusé d’intervenir contre
le génocide nazi ?
Il est vrai que la Suède, comme la Suisse où l’Espagne, était restée neutre pendant cette guerre, ce qui lui a permis comme aux autres pays cités d’accueillir de nombreuses personnes, dont des Juifs, qui fuyaient la persécution.
Et que les sionistes n’ont pas attendu cet article pour rappeler aux
pays scandinaves, et pas seulement à la Suède, qu’ils étaient des repaires d’antisémites.
Au début tout a failli bien se passer, puisque l’ambassadrice suédoise auprès du régime sioniste s’est empressée de condamner l’article.
Et puis patatras
, le gouvernement suédois a désavoué son ambassadrice en refusant de condamner l’article au nom de la liberté de la presse : pourquoi, dit-il en substance vouloir que le gouvernement suédois condamne cet article alors qu’il n’a pas condamné les caricatures de Mahomet ?
Décidément les temps changent pour l’entité sioniste et même l’Occident, malgré toute sa bienveillance, a du mal à accepter sans broncher toutes les turpitudes de son greffon au Moyen orient.

Nous avions déjà évoqué en détail la question des sionistes et du trafic d’organes, entre autres par prélèvement sur des corps de Palestiniens. Un quotidien des Etats Unis revient sur le dossier du lien entre le trafic d’organes et l’entité sioniste. L’article apporte quelques informations même si l’enquête n’est pas fouillée et si l’auteur fait de son mieux pour atténuer le caractère franchement criminel des agissements des pourvoyeurs d’organes.
On y verra avec amusement que l’auteur confond allègrement
loi halachique et loi des Etats-Unis. On s’étonnera de voir le fondateur d’une organisation pour le don d’organes conforme à la halacha porter un jugement complaisant sur des trafiquants d’organes et refuser de s’exprimer sur Rosenbaum, celui qui vient de se faire pincer par le FBI.
Et le plus étonnant, c’est que l’article tout entier est focalisé sur des organes trafiqués à partir de l’entité sioniste, par des ressortissants de l’entité sioniste ou pour de riches clients Juifs aux Etats Unis.

Question pour l’instant sans réponse : pourquoi ?

Selon un expert, des notables Newyorkais ont acheté des reins en passant par des intermédiaires basés en Israël
Par DAVID B. CARUSO , (AP) Star Tribune (USA) 20 août 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

New York – Pour la plupart des milliers d’Américains qui ont besoin d’un rein de rechange, il n’y a que deux solutions : persuader un parent ou ami de le donner ou s’inscrire sur la liste d’attente pour une greffe.

Cependant, certains Newyorkais disposant des bonnes relations et de beaucoup d’argent s’avèrent avoir exploré une troisième option.
«J’ai rencontré beaucoup, beaucoup de gens qui m’ont avoué avoir acheté un rein. Des notables Newyorkais. Et ça arrive ici même en Amérique,» affirme Robert Berman, fondateur et directeur de la Halachic Organ Donor Society (société de d’on d’organe en conformité avec la loi talmudique).
Berman dirige une organisation qui encourage les Juifs à devenir donneurs d’organes en toute légalité – sans rétribution – mais il dit avoir souvent été approché par des gens qui avaient besoin d’un rein de manière suffisamment urgente pour envisager de payer pour.
Ils lui demandent même parfois de les aider à trouver un fournisseur – un intermédiaire qui arrangera une transplantation avec un donneur rémunéré.

Des experts et les autorités judiciaires indiquent qu’une poignée de ces «matchmakers» (ceux qui trouvent les donneurs compatibles) d’organes établis en Israël ont recruté des centaines, peut-être des milliers de personnes pour vendre volontairement leurs reins à des patients aisés, dont certains Américains.
Leur travail s’est fait surtout à l’étranger dans des hôpitaux de pays comme l’Afrique du Sud, la Turquie et les Philippines, mais les spécialistes affirment que ces prestataires ont arrangé des transplantations aux Etats Unis aussi.
L’un de ces «matchmakers» joue un rôle dans l’histoire relatée par Nick Rosen, un homme qui réside en Israël et a réalisé une vidéo sur son don d’un rein à un homme de Long Island en 2005.
Rosen a indiqué à l’Associated Press avoir été payé 20 000 dollars pour la transplantation dans le cadre d’une vente gérée par un courtier en organes en Israël qui l’avait recruté par une annonce parue dans la presse.
Il explique que l’intermédiaire avait organisé une série de tests pour confirmer la compatibilité de son rein, puis l’avait mis dans un avion en direction les USA pour une opération dans un hôpital de la ville de new York. Il a filmé en vidéo certaines de ses rencontres avec les intermédiaires, les médecins et le receveur du rein.
Payer pour un rein est illégal aux Etats Unis et Berman explique que quand des gens sollicitent son aide pour entrer en contact avec des fournisseurs d’organes, il refuse toujours. Cependant, il est favorable à la légalisation de certaines incitations financières pour les donneurs d’organes et dit être incapable de condamner les intermédiaires qui travaillent pour sauver des vies.
«J’ai rencontré certains intermédiaires et ce ne sont pas de mauvaises gens. Ils veulent aider d’autres personnes et ils veulent une compensation adéquate pour le risque d’incarcération encouru,» dit-il.
Le risque légal de la participation à un commerce international de reins a été mis en lumière en juillet dernier avec l’arrestation de l’entrepreneur de Brooklyn Levy Itzhak Rosenbaum.
Les procureurs fédéraux ont indiqué que Rosenbaum était tombé dans une souricière où le FBI lui proposait d’arranger un don de rein contre 160 000 dollars. Cet arrangement aurait présumément impliqué également un donneur venant d’Israël pour une transplantation aux USA.
Dans une conversation enregistrée par le FBI, Rosenbaum se vantait d’avoir effectué de genre de travail de «matchmaker» depuis dix ans et d’avoir négocié de nombreuses transplantations réussies, dont une seulement quelques semaines avant son arrestation.

Berman refuse de parler du cas de Rosenbaum mais déclare : «si les gens pensent que c’est la seule personne dans les parages à faire ça, ils ont tort.» Rosenbaum n’a pas dit comment il allait plaider et son avocat a refusé de s’exprimer après l’arrestation.

En fait, si l’affaire Rosenbaum est apparemment le premier cas où quelqu’un a été accusé d’arranger des transplantations sur le sol des Etats Unis, un certain nombre d’opérations similaires ont été stoppées ailleurs par des autorités judiciaires ces dernières années.
En 2003, un groupe de fournisseurs d’organes israéliens avait été accusé d’avoir recruté une centaine de Brésiliens pauvres pour qu’ils donnent leurs organes à des tarifs allant de 3 000 à 20 000 dollars. Les transplantations étaient effectuées dans un hôpital en Afrique du Sud.
En été 2007, la police avait accusé neuf personnes d’avoir payé des donneurs Israéliens 30 000 dollars chacun pour qu’ils donnent un rein. Les opérations auraient eu lieu en Ukraine. Des enquêteurs en Israël disaient avoir commencé à enquêter sur le réseau quand une des donneuses s’est plainte de ne pas avoir été payée.

Nancy Scheper-Hughes, une anthropologue médicale de l’université de Berkeley en Californie, qui enquête sur le trafic d’organes depuis le milieu des années 1990, affirme que ces actions policières ont changé la donne.
«Ce réseau avait vraiment atteint son pic d’activité quelques années auparavant, » dit-elle. «Ca continue, mais c’est devenu beaucoup plus difficile maintenant.»
A un moment donné, les fournisseurs se sont multipliés en Israël qui était devenue le foyer de ce genre d’opérations, en partie parce que ce pays a un des taux les plus bas de don d’organes du monde occidental.
La plupart des dons d’organes proviennent des morts et non des vivants. Si les autorités religieuses juives considèrent généralement que le don d’organes est permis s’il sauve une vie, le problème est compliqué par une série de restrictions dont certaines traitant de la manière dont le défunt doit être manipulé.

Avec si peu de juifs d’Israël pour devenir donneurs d’organes à cause de préoccupations religieuses, un marché a fleuri pour les donneurs rémunérés, dit-elle. Et dans la mesure où le système de santé israélien rembourse ses citoyens pour les transplantations effectuées à l’étranger, les intermédiaires pouvaient librement arranger des transplantations dans des hôpitaux dont les médecins ne posent pas trop de questions.
Certains plaçaient ouvertement des annonces dans les journaux, à la recherche de personnes acceptant de voyager pour donner un rein. D’autres essayaient même de conclure des accords avec des hôpitaux, leur garantissant un certain volume de patients à transplanter en échange d’un accès aux blocs opératoires.
Les actions de répression et de récents changements dans la loi israélienne ont rendu bien plus difficile la poursuite de leurs activités par les intermédiaires, explique Scheper-Hughes.
Aux USA, dit-elle, il y a encore des gens qui acceptent de l’argent pour donner un rein, mais les transactions sont le plus souvent organisées directement entre donneurs et receveus qui se rencontrent à travers des sites web comme Craigslist ou Matchingdonors.com.
«Rosenbaum n’était pas la pointe émergée de l’iceberg, mais la fin de quelque chose,» dit-elle.

Une chose n’a pas changé : le besoin de donneurs. Plus de 100 000 personnes aux Etats Unis sont sur des listes d’attente pour une transplantation d’organe selon l’ United Network for Organ Sharing. L’an dernier, 4 540 sont morts dans l’attente d’un rein.

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