Archive for the ‘hasbara propagande’ Category

Iran et trafic d’armes pour le Hezbollah: grossière propagande sioniste

4 novembre 2009
L’entité sioniste vient d’intercepter un bateau battant pavillon d’Antigua et propriété d’un armateur allemand, chargé d’une importante cargaison d’armes iraniennes destinées au Hezbollah libanais.
Il s’agit, selon Benjamin Netanyahu, le chef du gang sioniste, d’une « nouvelle preuve (…) que l’Iran continue à fournir des armes à des organisations terroristes qui veulent frapper des localités israéliennes et tuer des civils « 
Passons sur le fait que le principal reproche fait à l’armée sioniste par le rapport Goldstone est précisément de tuer quantité de civils (avec des armes certes acquises légalement grâce à la générosité des contribuables allemands et étatsuniens).
Mais quelles preuves apporte donc M. Netanyahu à l’appui de l’acte de piraterie que sa marine vient de commettre?
Eh bien, la preuve irréfutable qu’est cette photo par exemple reproduite par le Yediot:
Il s’agit de caisses renfermant des roquettes de 107 mm en provenance d’Iran.
Du moins si on en croit la propagande, car l’objet sur la photo soulève un certain nombre de questions.
Il s’agit certes bien d’une roquette dont on peut distinguer, au fond de la caisse, le dispositif de détonation.
On observera qu’il s’agit de matériel d’occasion puisqu’on peut lire sur l’engin sa date de fabrication: 2007.
Mais il y a quelque chose de plus gênant que de voir les Iraniens refiler du matériel d’occasion à leurs amis du Hezbollah.
On sait que l’Iran ne peut acheter d’armes auprès des puissances occidentales. Ce pays doit donc s’en remettre pour son approvisionnement en matériel guerrier à des Etats comme la Corée du Nord, la Chine, la Russie ou encore à son propre potentiel industriel.
Il ne vous aura cependant pas échappé que toutes les inscriptions sur la roquette sont en anglais, et qu’on ne trouve aucune inscription en russe, en coréen, en chinois ou en persan.
Or, l’Iran est un pays qui accorde une grande importance à sa langue et on ne saurait comprendre que les industriels de ce pays n’apposent pas ne serait-ce qu’une inscription symbolique en persan. Comme il est étrange qu’on ne trouve pas d’inscription en cyrillique, en coréen ou en chinois sur des produits qui portent des numéros de référence!
On ne dira pas non plus que ces munitions ont été produites ainsi expressément pour être expédiées discrètement au Hezbollah, cette hypothèse ne cadrerait pas avec la date de fabrication en 2007 (nous sommes fin 2009 je le rappelle).
Ce problème des inscriptions unilingues en langue anglaise n’avait pas échappé aux participants d’un forum britannique qui discutaient du même sujet en 2007 (sauf que les armes iraniennes avaient été cette fois trouvées en Irak).
Les forumistes observaient malicieusement que dès 1997, des armes iraniennes de toutes sortes portant des inscriptions en persan avaient été récupérées auprès d’une des factions combattantes dans la Corne de l’Afrique.
Ce genre d’objection a été prévu par les propagandistes qui renvoient vers le site de DIOMIL, alias le pool des industries de défense de l’Iran.
Sur ce site on peut voir en effet des photos de toutes sortes de munitions dont les inscriptions sont entièrement en anglais et en caractères latins.
Pourtant, outre que le calibre 107 n’est pas représenté sur ce site, ce dernier pose un certain nombre de problèmes.
Le copyright du site situe sa création en 2006 et depuis cette date ses gestionnaires n’ont toujours pas eu le temps d’en proposer une version en arabe et surtout en persan. Faut-il encore rappeler l’importance de la langue nationale en Iran?
Il s’agit donc vraisemblablement d’un site bidon à l’image de la propagande de Tel Aviv qui s’agite, pure coîncidence, le jour où le rapport Goldstone est examiné à l’ONU.

La Bolivie et le Venezuela fournissent de l’uranium à l’Iran…

27 mai 2009
… selon la propagande sioniste.
m
Ce qui caractérise la hasbara, la propagande sioniste, c’est qu’elle n’a pas honte de proférer les mensonges les plus grossiers.
Cette hasbara a la chance de trouver une caisse de résonnance dans des organes de presse peu enclins de procéder à d’élémentaires vérifications avant publication.
Ainsi, nous pouvons lire dans une dépêche publiée sur le site du journal économique Les Echos :

Par ailleurs, un document officiel israélien, dont des extraits ont été rendus publics hier, affirme que le Venezuela aide Téhéran à contourner les sanctions économiques imposées par le Conseil de sécurité de l’ONU contre l’Iran. Caracas et Quito fourniraient aussi de l’uranium à Téhéran, qui aurait « établit des cellules du Hezbollah dans le nord du Venezuela ».

Si ce journal publie volontiers cette pseudo information, il se garde de nous faire part de la réaction des autorités des pays ainsi accusés.
Pourtant nous pouvons lire sur le site de Romandie News, la réponse du ministre bolivien des mines :

« La Bolivie ne produit pas d’uranium (…) le pays n’a jamais produit d’uranium », a affirmé à la presse le ministre des Mines Alberto Echazu, dans la première réaction de La Paz au soupçon israélien.
«Vous (presse) du secteur économique, vous connaissez ou avez jamais visité une quelconque production d’uranium dans le pays ? », a poursuivi le ministre, qui a déjà démenti par le passé l’existence de gisements d’uranium en Bolivie, au sous-sol riche en minerais et hydrocarbures».

Rappelons que le journal Les Echos est supposé être spécialisé dans le domaine de l’économie.
Précisons aussi que ce qu’a démenti ce ministre, nous apprend le quotidien espagnol El Pais, n’est pas la présence en Bolivie de gisements de ce minerai mais l’existence de mines en activité et qu’une étude d’exploitabilité est actuellement en cours avec l’aide de l’AIEA (Agence Internationale pour l’Energie Atomique).
L’article de Romandie News ne dit cependant rien de ce qu’il en est pour le Venezuela. Il faut donc encore nous référer à l’article du journal El Pais où nous lisons :

Le Venezuela dispose également de réserves qu’il n’exploite pas non plus actuellement, selon une analyse rendue publique en décembre par la Fondation Carnegie pour la Paix Internationale.

Les propagandistes sionistes savent fort bien que leurs informations bidons sont aisément contredites par des faits indiscutables mais les ballons d’essai qu’ils lancent sont repris gratuitement par la presse mondiale. Alors pourquoi se priver?

Leur but n’est pas, pour le moment, d’intensifier leur campagne de déstabilisation des deux pays d’Amérique du sud concernés par leurs mensonges mais de maintenir l’intérêt des médiats dans la perspective éventuelle d’une agression contre l’Iran. Leur objectif est probablement aussi de rendre plus palpable aux yeux des citoyens des Etats Unis le danger que représenterait un Iran trafiquant de l’uranium dans le continent américain.
De quoi agiter bien des peurs.
Et cette prétendue information pourra, si nécessaire, être reprise par ceux qui battent les tambours de la guerre contre l’Iran. Peu importe si elle a été presque unanimement reconnue comme fausse.
Car, comme on l’a vu avec les invasions de l’Irak et de l’Afghanistan, on fait gober n’importe quoi à une opinion publique apeurée.

>La Bolivie et le Venezuela fournissent de l’uranium à l’Iran…

27 mai 2009

>

… selon la propagande sioniste.
m
Ce qui caractérise la hasbara, la propagande sioniste, c’est qu’elle n’a pas honte de proférer les mensonges les plus grossiers.
Cette hasbara a la chance de trouver une caisse de résonnance dans des organes de presse peu enclins de procéder à d’élémentaires vérifications avant publication.
Ainsi, nous pouvons lire dans une dépêche publiée sur le site du journal économique Les Echos :

Par ailleurs, un document officiel israélien, dont des extraits ont été rendus publics hier, affirme que le Venezuela aide Téhéran à contourner les sanctions économiques imposées par le Conseil de sécurité de l’ONU contre l’Iran. Caracas et Quito fourniraient aussi de l’uranium à Téhéran, qui aurait « établit des cellules du Hezbollah dans le nord du Venezuela ».

Si ce journal publie volontiers cette pseudo information, il se garde de nous faire part de la réaction des autorités des pays ainsi accusés.
Pourtant nous pouvons lire sur le site de Romandie News, la réponse du ministre bolivien des mines :

« La Bolivie ne produit pas d’uranium (…) le pays n’a jamais produit d’uranium », a affirmé à la presse le ministre des Mines Alberto Echazu, dans la première réaction de La Paz au soupçon israélien.
«Vous (presse) du secteur économique, vous connaissez ou avez jamais visité une quelconque production d’uranium dans le pays ? », a poursuivi le ministre, qui a déjà démenti par le passé l’existence de gisements d’uranium en Bolivie, au sous-sol riche en minerais et hydrocarbures».

Rappelons que le journal Les Echos est supposé être spécialisé dans le domaine de l’économie.
Précisons aussi que ce qu’a démenti ce ministre, nous apprend le quotidien espagnol El Pais, n’est pas la présence en Bolivie de gisements de ce minerai mais l’existence de mines en activité et qu’une étude d’exploitabilité est actuellement en cours avec l’aide de l’AIEA (Agence Internationale pour l’Energie Atomique).
L’article de Romandie News ne dit cependant rien de ce qu’il en est pour le Venezuela. Il faut donc encore nous référer à l’article du journal El Pais où nous lisons :

Le Venezuela dispose également de réserves qu’il n’exploite pas non plus actuellement, selon une analyse rendue publique en décembre par la Fondation Carnegie pour la Paix Internationale.

Les propagandistes sionistes savent fort bien que leurs informations bidons sont aisément contredites par des faits indiscutables mais les ballons d’essai qu’ils lancent sont repris gratuitement par la presse mondiale. Alors pourquoi se priver?

Leur but n’est pas, pour le moment, d’intensifier leur campagne de déstabilisation des deux pays d’Amérique du sud concernés par leurs mensonges mais de maintenir l’intérêt des médiats dans la perspective éventuelle d’une agression contre l’Iran. Leur objectif est probablement aussi de rendre plus palpable aux yeux des citoyens des Etats Unis le danger que représenterait un Iran trafiquant de l’uranium dans le continent américain.
De quoi agiter bien des peurs.
Et cette prétendue information pourra, si nécessaire, être reprise par ceux qui battent les tambours de la guerre contre l’Iran. Peu importe si elle a été presque unanimement reconnue comme fausse.
Car, comme on l’a vu avec les invasions de l’Irak et de l’Afghanistan, on fait gober n’importe quoi à une opinion publique apeurée.


%d blogueurs aiment cette page :