Archive for the ‘hasbara’ Category

Selon le député britannique Gerald Kaufman, au moins la moitié des attaques au couteau en Palestine sont des inventions de la propagande sioniste

30 octobre 2015

Gerald Kaufman est un député travailliste qui siège à la Chambre des Communes à Londres. J’ignore si il est antisioniste, ce dont je doute quelque peu, mais c’est quelqu’un qui n’hésite pas à appeler un chat un chat et à désigner l’agresseur et la victime dans le conflit qui oppose sionistes et Palestiniens.

Et pour lui, les victimes sont clairement les Palestiniens. Non seulement il le pense, mais il le fait savoir publiquement en n’hésitant pas par exemple à s’exprimer sur le conflit en Palestine d’une manière qu’on aurait du mal à imaginer en France. Et imaginez-vous une photo comme celle présentée ci-dessous avec un député du Parti Socialiste?

Gerald Kaufman et Ismaïl Haniyeh leader du Hamas

Gerald Kaufman et Ismaïl Haniyeh leader du Hamas en 2012

Certes, M. Kaufman est de confession juive. Mais il y a déjà un moment que ce n’est plus une protection suffisante quand on parle de l’entité sioniste. Pour comprendre ce que je veux dire, il suffit de voir qu’en France les médias ont été capables de faire passer pour raciste patenté un… métis, je veux parler de l’humoriste Dieudonné vous l’aurez compris.

Des médias français qui auraient d’ailleurs des leçons à prendre auprès de M. Kaufman sur la manière de traiter des récentes attaques à l’arme blanche qui ont visé des colons sionistes en Palestine occupée.

Le député britannique n’hésite pas à qualifier au moins la moitié d’entre elles d’inventions de la propagande sioniste.

En France, la presse (libre) semble trouver tout à fait normal qu’on exécute un Palestinien de sang froid pour peu qu’un officiel sioniste affirme que ce dernier était bien armé d’un couteau (de cuisine le plus souvent).

Le député travailliste Gerald Kaufman accuse le gouvernement d’être influencés par «l’argent juif»

Il a également dit que « plus de la moitié » des récentes attaques à l’arme blanche contre des Juifs en Israël sont des inventions

par Doug Bolton, The Independent (UK) 30 octobre 2015 traduit de l’anglais par Djazaïri

Dans un discours prononcé au parlement à l’occasion d’une réunion de soutien à la Palestine,le député travailliste Sir Gerald Kaufman aurait accusé Israël d’avoir inventé un certain nombre d’informations sur des attaques à l’arme blanche contre des Juifs, et il a affirmé que le parti Conservateur est influencé par « l’argent juif ».

Selon la Jewish Telegraph Chronicle, Kaufman, député de Manchester Gorton et doyen de la Chambre basse, a déclaré à son auditoire pendant un événement organisé par le Palestinian Return Centre, que le gouvernement est devenu plus pro-israélien ces dernières années en raison des dons financiers provenant d’organisations juives.

« C’est l’argent juif, les dons juifs au parti Conservateur – comme pour les élections générales de mai – le soutien de The Jewish Chronicle, tout ce genre de choses, qui influencent les Conservateurs, » a-t-il dit.

« Il y a en ce moment un groupe important de parlementaires conservateurs qui sont pro-Israël en toutes circonstances et qui ne s’intéressent ni à ce que fait Israël, ni à ce que fait le gouvernement israélien. »

Il a ajouté : « Ils ne sont pas intéressés par le fait quel les Palestiniens vivent sous oppression, et peuvent être tués par balles à tout moment. Rien que ces derniers jours, les Israéliens ont assassiné 52 Palestiniens et personne n’y accorde d’attention et ce gouvernement [Cameron] s’en fiche. »

Kaufman en est ensuite venu à soutenir que « plus de la moitié » des attaques à l’arme blanche qui se sont récemment produites en Cisjordanie, à Jérusalem et dans le reste d’Israël étaient des inventions, dans des propos qui ont été enregistrés par le blogueur David Collier.

Faisant lecture d’un courriel envoyé par un ami qui réside à Jérusalem Est, Kaufman a dit : « Plus de la moitié des annonces d’attaques à l’arme blanche ont été complètement fabriquées. Pour l’autre moitié, certaines sont avérées, tandiq que pour d’autres, on ne peut rien en dire étant donné que les Palestiniens ont été exécutés et que personne n’a posé de questions. »

« Il y a autre chose, ils en sont venus au point de tuer des gens d’allure arabe et ces quelques derniers jours, ils ont tué deux Juifs israéliens et un Erythréen simplement parce qu’ils avaient l’air d’Arabes. »

« Ils ont inventé une histoire de coup de couteau pour justifier les assassinats avant de découvrir que ce n’étaient pas des Palestiniens. »

Kaufman faisait allusion à un incident qui a eu lieu plus tôt ce mois-ci quand un Erythréen a été tué par une foule en colère qui croyait à tort qu’il était le complice d’un assaillant arabe.

Le Palestine Return Centre qui a organisé la table ronde au cours de laquelle Kaufman s’est exprimé est un cabinet d’études qui s’intéresse aux questions relatives aux Palestiniens dispersés [en exil, NdT] et à leur retour en Israël [Palestine, NdT].

Kaufman est membre du parlement depuis juin 1970, ce qui fait de lui le député en activité qle plus ancien à la Chambre des Communes. Il es juif et est depuis longtemps un critique virulent d’Israël et du gouvernement israélien.

Fidel Castro au service de la propagande sioniste!

8 septembre 2010
Les sionistes appellent maintenant … Fidel castro à la rescousse. Et ce sont de prétendus propos tenus par Fidel Castro que les petites mains de la hasbara ont la charge de répercuter mécaniquement et bêtement comme de coutume.
La hasbara s’est en effet emparée du titre d’un article de Jeffrey Goldberg dans The Atlantic. Et il est vrai que ce titre est tout ce qu’il y a de racoleur et de séduisant pour un sioniste de base:Fidel to Ahmadinejad: ‘Stop Slandering the Jews’
Fidel à Ahmadinejad: « Cessez de diffamer (ou calomnier) les Juifs’

Notez bien les guillemets car il s’agit des propos de Fidel Castro.
Enfin c’est ce qu’on peut légitimement supposer mais ce n’est en fait pas le cas. En effet, nulle part Fidel Castro ne s’adresse au dirigeant Iranien par Jeffrey Golberg interposé, pour lui demander d’arrêter de ‘calomnier les Juifs.’

Voici exactement la teneur des propos de Fidel Castro tels que retranscrits dans The Atlantic:

Le message de Castro à Mahmoud Ahmadinejad, le président Iranien, n’était pas aussi abstrait cependant. Pendant cette première de nos cinq heurs de discussion, Castro est revenu à plusieurs reprises sur sa réprobation de l’antisémitisme. Il a critiqué Ahmadinejad pour sa négation de l’holocauste et expliqué pourquoi le gouvernement iranien servirait mieux la cause de la paix en reconnaissant le caractère « unique » de l’histoire de l’antisémitisme et en essayant de comprendre pourquoi les Israéliens craignent pour leur existence.

………………… (Castro explique sa première rencontre avec l’antisémitisme).

Il a expliqué que le gouvernement iranien devrait comprendre les conséquences de l’antisémitisme théologique. « Il [l’antisémitisme théologique] a sévi pendant peut-être 2000 ans, » a-t-il dit. « Je ne pense pas que quiconque ait été autant calomnié que les Juifs. Je dirais, bien plus que les Musulmans. Ils ont été beaucoup plus calomniés que les Musulmans parce qu’on leur reproche tout et on les calomnie pour tout. Personne ne blâme les Musulmans de quoi que ce soit. » Le gouvernement iranien devrait comprendre que les Juifs « ont été expulsés de leurs terres, persécutés et maltraités partout dans le monde, pour être ceux qui ont tué Dieu. Selon moi, voilà ce qui leur est arrivé: la sélection à l’Envers. Qu’est-ce que la sélection à l’Envers? Pendant 2000 ans, ils ont fait l’objet d’une terrible persécution puis de pogroms. On aurait pu penser qu’ils auraient dû disparaître, je pense que leur culture et leur religion les ont maintenus ensemble en tant que nation. » Il poursuit: « Les Juifs ont vécu une existence bien plus difficile que les nôtres. Rien ne peut être comparé à l’holocauste » Je lui ai demandé s’il dirait à Ahmadinejad ce qu’il vient de me dire. « Je le dis de sorte à ce que vous puissiez le communiquer, » a-t-il répondu.

On notera avec intérêt la théorie castriste de la sélection à l’envers qui marque une franche rupture avec l’idéologie marxiste qui a toujours contesté la validité du darwinisme dans l’approche historique des faits sociaux et politiques. Cette théorie cadre cependant bien avec les présupposés sionistes habituels, y compris ceux relatifs à la « génétique » juive.
On notera surtout que Fidel Castro ne reproche à aucun moment au président Iranien de calomnier les Juifs, c’est-à-dire d’être antisémite. Et l’antisémitisme qu’évoque Fidel Castro est bel et bien l’antisémitisme chrétien. Sauf erreur de ma part, M. Ahmadinejad n’est pas Chrétien.Ce Jeffrey Golberg me fait l’effet d’être un drôle de journaliste. Vous avez peut être noté que le passage de l’article sur le président Iranien faisait référence à un autre message, dans le même article, message plus abstrait cependant » que le discours de Castro sur l’antisémitisme.
Ce message si abstrait s’adressait au premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahou, lui enjoignant de renoncer à son arsenal nucléaire.

Si c’est pas de l’abstraction ça! Bé oui, parce que demander un geste de paix aux sionistes, c’est forcément leur demander quelque chose de très abstrait qui n’a donc aucune chance de se … concrétiser.En fait, si on en croit Wikipedia, Jeffrey Golberg a toutes les qualités pour faire un bon journaliste: citoyen des Etats Unis et de l’entité sioniste, il a servi dans l’armée sioniste pendant la première intifada (comme gardien de prison). Fervent partisan de la guerre contre l’Irak il avait parlé de Saddam Hussein comme du « mal absolu. » Moi qui croyais que Hitler était le mal absolu, pfff.

Hasbara, lobby sioniste, Turquie et génocide arménien

23 juin 2010

Dans les commentaires qui apparaissent sur ce blog, nous voyons en temps réel l’évolution de l’argumentaire de la hasbara sioniste. C’est le même argumentaire, concocté par les parrains de la hasbara, qui nous est resservi par des exécutants dociles. Vous trouverz les mêmes thèmes et les mêmes arguments en Belgique, en Angleterre, au Canada, en Espagne, aux Etats Unis etc. Les internautes sionistes qui se chargent de mon blog, après avoir en effet utilisé les Bahais d’Iran pour étayer leurs arguments, s’en prennent maintenant à la Turquie, en particulier au traitement que son gouvernement ferait subir aux Kurdes. Or ce traitement leur indifférait jusqu’aux prises de position du premier ministre Turc puis à l’assaut contre la flottille pour Gaza et ce qui s’en est suivi au plan politique entre Ankara et les chefs du gang sioniste. Oui, car aujourd’hui encore, la coopération militaire entre Ankara et Tel Aviv se poursuit à un rythme moindre avant peut-être de se terminer. Il est cependant presque certain que la Turquie ne sera plus un des principaux débouchés de l’industrie sioniste d’armement.
Cette référence aux Kurdes relativement à la Turquie nous dit tout sur la mentalité sioniste Pour les sionistes, ne compte que ce qui est conforme à leurs intérêts, ils sont dénués de principes et prompts à l’amnésie quant à leurs agissements : ils ont déjà oublié leurs longues années de coopération étroite avec la Turquie, oublié leur coopération avec la dictature argentine, oublié leurs étroites relations sur les plans politique et militaire avec le régime d’apartheid. Nietzsche disait je crois que l’amnésie caractérisait le surhumain. Mais les sionistes ont une amnésie fort sélective et sont, quand il s’agit de leurs intérêts d’une rancune tenace. Et somment le monde entier de se souvenir. De quoi au juste?.

Aux Etats Unis, les sionistes sont en train de ressortir le dossier du génocide arménien. En effet, après avoir longtemps contribué activement aux efforts des autorités turques pour contrecarrer l’adoption d’une résolution du Congrès des Etats Unis, le lobby sioniste est en train de retourner sa veste et va peut-être plaider pour que cette résolution soit adoptée. Les dirigeants du lobby font déjà assaut de déclarations sincèrement hypocrites sur leur revirement. Or, ce revirement ne tient absolument pas au fait que les sionistes auraient ouvert les yeux sur la souffrance de l’Autre, il témoigne simplement de la dégradation des relations avec la Turquie. Nous verrons comment le lobby sioniste va finalement se positionner sur cette affaire, cela dépendra évidemment de l’état des relations du gang sioniste avec Ankara, mais ce qui est sûr, c’est que si le lobby sioniste fait finalement pression pour une reconnaissance américaine du génocide arménien, même les membres les plus atlantistes de l’élite politique turque l’interpréteront comme un casus belli qui aura des conséquences irrévocables.

En attendant de voir comment cette affaire va évoluer, je cous propose cet article d’un journaliste Américain d’origine arménienne et ses déboires avec le lobby sioniste quand il s’est mis en tête de faire un papier sur le pacte entre les autorités turques et le régime sioniste au sujet du génocide arménien.

 
Soudain, le lobby israélien découvre le génocide arménien
J’avais essayé une fois de dénoncer le déni du génocide arménien par le lobby israélien – et j’avais dû quitter mon job.
par Mark Arax, Salon.com (USA) 16 juin 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri
 
Certains des plus puissants dirigeants de la communauté juive américaine ont récemment franchi une étape vers la reconnaissance du génocide arménien de 1915 commis par la Turquie ottomane.
 
A première vue, cela semble banal. En tant que victimes de l’holocauste, on pouvait s’attendre à voir les Juifs aux côtés des Arméniens et de leur tragédie. Après tout, les massacres et les marches de la mort à travers l’Anatolie dans les heures sombres de la première guerre mondiale devinrent un modèle pour Hitler lui-même.
 
Mais cette reconnaissance soudaine du génocide arménien marque en réalité un revirement sans vergogne de la part des grandes organisations juives américaines. Pendant des dizaines d’années, elles ont aidé la Turquie à occulter son passé meurtrier. Chaque année, le lobby israélien aux Etats Unis a joué un rôle discret mais essentiel en faisant pression sur le Congrès, le Département d’Etat et les présidents successifs pour empêcher l’adoption de simples résolutions du Congrès pour commémorer le million et demi de victimes arméniennes.

Ce n’est pas bien de nier le génocide, concèdent-elles maintenant, mais elles l’avaient fait pour Israël. Elles l’avaient fait par gratitude envers la Turquie, seul et unique allié musulman d’Israël.

Le jeu a changé maintenant. Israël et la Turquie sont coincés dans une querelle au sujet de la flottille pour les Palestiniens qui a été interceptée en haute met par Israël. La Turquie est scandalisée par le meurtre de neuf de ses ressortissants à bord. Israël est outrée qu’un pays avec un passé comme celui de la Turquie ose juger de la moralité de l’Etat juif.
 
Le génocide arménien est donc devenu une nouvelle arme entre les mains d’Israël et de ses partisans aux Etats Unis, un moyen de menacer la Turquie, des représailles entre connivents: Hé, la Turquie, si tu veux jouer au méchant avec Israël, si tu veux nous donner des leçons sur les violations des droits de l’homme, nous pouvons facilement aller dans l’autre direction sur le génocide arménien. Fini d’arpenter les couloirs du congrès pour défendre votre cause honteuse.
 
Si je donne l’impression d’être cynique avec tout ça, c’est peut-être que c’est le cas.

Printemps 2007, j’avais écrit un article qui révélait comment le déni du génocide avait fait l’objet d’un vilain petit pacte entre la Turquie et Israël avec son lobby aux Etats Unis.
 
Cet article, ainsi qu’il s’est avéré par la suite, fut mon dernier article pour le Los Angeles Times, le seul dans mes vingt ans de carrière être éliminé à la veille de sa publication.
Trois ans après, je peux encore m’entendre en présenter les contours à un de nos chefs de rédaction du bureau de Washington.

Des dissensions sur le déni du génocide commencent à apparaître à l’intérieur de la communauté juive. Si vous écoutez attentivement, vous pouvez entendre les frémissements d’un débat.

 D’un côté, se trouvaient les conservateurs, les lions dévoués au Likoud dans les grandes organisations juives qui se faisaient les champions des vertus de la Turquie, le premier pays musulman à reconnaître formellement Israël. Tant qu’Ankara continuait à coopérer avec Israël pour des exercices militaires et à acheter de l’armement israélien, elle méritait un traitement particulier. Israël elle -même avait adopté officiellement une politique de négation du génocide arménien. Ses partisans aux Etats Unis étaient obligés de faire de même.
 
De l’autre côté se trouvaient des Juifs plus progressistes qui ne pouvaient encaisser l’idée que des survivants de l’holocauste œuvrent avec autant de diligence pour effacer la mémoire du génocide d’un autre peuple. Comment des dirigeants Juifs dont tous les sens étaient tournés vers la détection de négateurs de l’holocauste parmi nous, qui étaient allés au bout du monde pour pourchasser les comparses d’Hitler peuvent-ils maintenant s’engager aux côtés des patrons du génocide?
 
C’était le genre d’hypocrisie qui faisait sonner le vœu « Plus jamais ça » comme quelque chose d’exclusif, un abri réservé à certains.
 
Mon chef d’agence était intrigué. Il avait un sujet important et d’actualité qu’aucun journal ou magazine n’avait traité. Le fait que j’étais le petit fils de survivants du génocide arménien ne semblait pas avoir suscité en lui de quelconques réticences. Au contraire, mon origine ethnique me donnait une connaissance utile des problèmes et des acteurs.
 
Je savais que des spécialistes du domaine des études sur l’holocauste considéraient le génocide arménien comme un antécédent aux échos effrayants. Et des universitaires Juifs condamnaient ouvertement la longue campagne de dénégation de la Turquie, la voyant comme ma poursuite psychologique du traumatisme lié au génocide.
 
Mais ces mêmes universitaires sont majoritairement restés silencieux quand on en venait au rôle en coulisses d’Israël et de son lobby aux Etats Unis – l’Anti-Defamation League, l’ American Israel Public Affairs Committee, les think tanks néoconservateurs et les faucons de l’administration Bush – jouaient leur rôle dans ce déni.
 
C’est l’histoire que je voulais raconter au moment où la loi de commémoration devait passer en commission ce mois d’avril là – le mois au cours duquel les Américains commémorent leurs martyrs.
 
La seule condition de mon chef d’agence était qu’aucune interview ne soit non sourcée. « Des sources non nommées ne marcheront pas dans ce cas, » avait-il dit.
 
Je me suis rendu à Wilshire Boulevard pour taper à la porte du consulat de Turquie. Le diplomate en poste, un homme poli en costume trois pièces, s’est demandé comment les événements de 1915 pouvaient constituer un génocide si, en tant qu’Arménien, je me trouvais littéralement debout devant lui.
 
« Donc vos deux grands parents ont survécu, hein » m’avait-il dit sur un ton accusateur.
 
Je me suis mis à la recherche de Yair Auron, le professeur de l’Open Universiy d’Israël qui avait écrit ce livre fondateur de 2003, « The Banality of Denial: Israel and the Armenian Genocide. »

Il l’avait écrit empli de honte, avait-il dit. « Le déni du génocide arménien dans la diaspora juive est étroitement associé à la politique de déni en Israël. Ce n’est rien moins qu’une trahison de l’héritage moral de l’holocauste. »
 
Je suis alors allé voir les hypocrites et les négationnistes qui trônaient à la tête des grandes organisations juives américaines. Aucun n’a été aussi direct qu’Abraham Foxman, le responsable de l’Anti-Defamation League à New York. Le génocide arménien était devenu son bâton bien pratique pour maintenir la Turquie dans le droit chemin.
 
Foxman venait juste de rentrer d’une réunion avec des dirigeants militaires et politiques Turcs pour discuter des pressions sur le Congrès, le Département d’Etat et le président Bush pour éviter une fois de plus l’adoption d’une résolution sur le génocide.
 
« Notre centre d’attention est Israël, » avait-il expliqué. « Si aider la Turquie sert Israël, alors c’est ce que nous nous chargeons de faire. »
 
Mais une telle ligne de conduite aurait dû être très inconfortable pour un dirigeant juif quand il est question de génocide.  
« Etait-ce un génocide? » avait-il dit. « C’était la guerre. Les choses deviennent embrouillées. »
 
Il doutait que l’adoption d’un texte au Congrès puisse aider à « réconcilier » les différences entre Turcs et Arméniens, comme si tout ça n’était qu’une dispute conjugale qui avait besoin d’un retour au calme.
 
« Les Turcs et les Arméniens ont besoin de revisiter leur passé. La communauté juive ne devrait pas être l’arbitre de cette histoire. Et je ne crois pas que le Congrès des Etats Unis devrait l’être non plus. »
 
Il tirait ses arguments directement du script turc. J’ai carrément dû revisiter son site web pour m’assurer que l’ADL était toujours préoccupée par la lutte non seulement contre l’antisémitisme mais aussi contre la « bigoterie et l’extrémisme » et pour « garantir une justice et un traitement équitable pour tous. »
 
J’ai remarqué que le génocide avait déjà bien été documenté dans sa réalité par de nombreux historiens éminents. Et que le Congrès reconnaît l’histoire de toutes sortes de peuples. Des résolutions commémorent les victimes de l’holocauste par exemple.
 
« Vous ne sous-entendez pas que le génocide arménien est la même chose que l’holocauste, n’est-ce-pas? »

J’ai essayé de faire le parallèle qu’ont tracé les historiens, mais Foxman l’a perçu comme un affront. Le caractère unique de l’holocauste était dévalué par les Arméniens qui cherchaient à lui monter sur le dos.
 
Etes-vous Arménien? » m’avait-il finalement demandé.
 
« Aurait-ce de l’importance si c’était le cas? » avais-je répondu. « Des journalistes noirs s’intéressent aux droits civiques. Des journalistes Latino parlent de l’immigration. Des journalistes Juifs écrivent sur les négateurs de l’holocauste. Nous sommes journalistes. »

J’ai écrit l’article et je l’ai transmis. Mon chef d’agence à Washington était satisfait. Il avait atterri sur la maquette du weekend, en bon candidat pour la une.
 
Le weekend vint puis passa, mais l’article ne parut pas. J’appelais le chef d’agence pour lui demander s’il y avait un problème. Il était désolé de dire que l’article avait été exécuté – sur un ordre de dernière minute du rédacteur en chef.
 
« Mais pourquoi? » avais-je demandé.
 
« Votre partialité, » avait-il dit
 
« Ma partialité? »

 Ca m’a alors frappé. Alors même que le journal présentait un autre de mes articles pour le prix Pulitzer pour cet article j’étais un Arménien.

 L’explication officielle était un modèle du genre. Le rédacteur en chef disait que je n’étais pas un journaliste objectif parce que j’avais une fois signé une pétition affirmant que le génocide arménien était un fait historique.
 
Je n’ai jamais signé une telle pétition. Mais si je l’avais fait, en quoi aurait-ce été la preuve d’un biais? Notre propre livre de règles de conduite au Times admettait le génocide comme un fait historique.
 
« Diriez-vous à un journaliste juif qu’il ne devrait pas écrire sur le déni de l’holocauste parce qu’il croit que l’holocauste est un fait? avais-je demandé.
 
Sa réponse fut de réaffecter mon article à un collègue qui couvrait le Congrès à Washington. Le fait que ce reporter était juif – et que l’article traitait de la négation juive du génocide – se semblait pas gêner le rédacteur en chef. La collègue, qui n’a peut-être pas eu le choix dans cette affaire, a vidé mon article de sa substance. Quand il en a eu terminé, il n’était plus du tout question du négationnisme juif.
Après un vilain combat public, j’ai démissionné du journal. Le rédacteur en chef sera par la suite poussé vers la porte de sortie quand une enquête interne démontra que mon article était factuel et sans parti pris.

Ces jours ci, je suis un observateur plus qu’attentif de la nouvelle guerre froide qui s’est déclenchée entre la Turquie et Israël est ses partisans.
Que dire de ce rush des dirigeants Juifs – depuis l’American Israel Public Affairs Committee à Washington jusqu’à un conseiller municipal de Los Angeles nommé Jack Weiss – qui ces dernières semaines ont admis leur rôle dans le déni du génocide?
« Franchement, ce n’était pas convenable de la part des Juifs compte tenu que nous avons également été victimes d’un génocide, » écrit Weiss dans un article peu élégant paru dans the Jewish Journal.
Comment rendre compte de ces confessions soudaines? Un accès de remords? Une purification de l’âme? J’ai peur que non. Ce ne sont pas du tout des confessions. Au contraire, ce sont des rappels de la dette de la Turquie envers Israël – et elles viennent dans un élan agressif.

La semaine dernière, quatre professeurs Juifs des universités Georgetown et Bar-Ilan ont exhorté le premier ministre Israélien Benjamin Netanyahou à reconnaître officiellement le génocide arménien. Pends ça dans les dents, Turquie!
Quelle sera la réaction d’Ankara? La peur d’une reconnaissance du génocide, qu’elle considère comme une question de sécurité nationale, amènera-t-elle finalement la Turquie à adoucir ses accusations d’apartheid contre Israël et à redevenir un allié accommodant?
 
Et que dire des Arméniens et de leur lobby? Ne sont-ils pas coupables d’avoir observé passivement l’agression contre la flottille et de penser maintenant que les vents de la géopolitique tournent en ce moment en leur faveur? Deviendront-ils les intimes de ces dirigeants Juifs soudainement désireux de s’emparer de leur génocide? Ou leur diront-ils « merci, mais c’est non » pour s’associer à la Turquie en faveur de la cause palestinienne?

Nous le saurons seulement en avril, quand la résolution sur le génocide reviendra au Congrès.

 
Mark Arax est l’auteur de plusieurs livres dont son tout dernier, « West of the West. »

Le lobby juif, cette bête féroce

13 juin 2010
Quand on est journaliste en Occident, oser critiquer la dernière opération des délinquants sionistes contre la flottille pour Gaza, entraînant la mort d’au moins neuf passagers du Mavi Marmara, c’est accepter le risque d’âtre taxé d’antisémite
Risque que peu de journaux ont voulu courir, sauf quand ils avaient dans leur personnel un journaliste de confession juive. Sinon, une solution de remplacement a consisté à faire intervenir une personnalité juive extérieure à la rédaction. C’est ainsi que l’historien Ilan Pappé a été amené à apporter des contributions presque simultanées dans au moins deux journaux britanniques (The Herald et The Independent).
Le Sydney Morning Herald australien a préféré laissé courir la plume de son éditorialiste Mike Carlton. Or Mike Carlton n’est pas juif mais… antisémite si on veut bien croire ce qu’il a pu lire dans le flot de courriers rageurs et vengeurs qui à inondé sa boîte à lettres électronique.
Mike Carlton ne s’est cependant pas démonté et il revient à la charge en exposant la nature des courriers électroniques parvenus dans sa boîte mail. Il le fait sur un ton amusé tout en pointant du doigt ce qu’il appelle le lobby juif et le pilotage de ces réactions outrancières à partir d’un service du gouvernement de Tel Aviv. Et il semble plutôt bien connaître la structure de ce réseau de la hasbara puisqu’il utilise à un moment le mot « chaverim » pour désigner celui qui centralise et organise les réactions de l’opinion dite juive au niveau local.
Et Carlton a bien mérité la vindicte du lobby sioniste car n’a-t-il pas écrit que Benjamin Netnyahou, le chef du gang sioniste, n’était qu’un voyou sans scrupules ?

 
C’est drôle, ils se souviennent de leurs épithètes mais pas des bonnes manières
Par Mike Carlton, Sydney Morning Herald (Australie) 12 juin 2010

C’est une bête féroce, le lobby juif. Ecrivez ne serait-ce qu’une phrase même légèrement critique d’Israël et il bondit hors de sa tanière toutes griffes dehors. «Je me réjouis chaque fois qu’un enc..é de Palestinien meurt, qu’ils aillent se faire foutre !!! Israël devrait raser Gaza avec une bombe atomique et en finir une fois pour toutes, » dit un des milliers d’e-mails envoyés par des internautes juifs cette semaine. « Comment osez-vous insulter Israël vous le sur privilégié [sic] crétin blanc raciste, allez vous faire foutre avec votre article stupide. J’aimerais bien casser votre gueule de crétin.»
L’article stupide était mon édito de la semaine dernière qui donnait à entendre que l’attaque contre la flottille pour Gaza était une idiotie meurtrière et que le premier ministre Israélien Benjamin Netanyahou était un voyou sans scrupules, accro à l’emploi de la force militaire.
Peu d’e-mails étaient aussi vifs que celui là. Beaucoup, cependant, étaient ouvertement racistes, comme celui-ci en provenance d’un homme dénommé Schwarz. « Est-ce que les Juifs canardent depuis des voitures en marche comme ça se fait tous les jours à Sydney Sud-ouest ? Est-ce que ce sont des Juifs et des Arabes qui forment la majeure partie de la population carcérale australienne ? Est-ce que des Juifs pratiquent le viol collectif de jeunes filles à Sydney ? » demandait-il.
D’autres préfèrent menace. Un voyagiste de Double Bay a écrit une dénonciation enragée et l’a diffusée à ses amis. « Plus nous serons à écrire avec une copie [sic] au Sydney Morning Herald, plus nous aurons de chances de voir le Herald modifier son regard borgne sur la situation et nous donner des articles plus équilibrés, et même virer Mike Carlton, » écrit-il avec espoir. Un de ses chaverim me l’a fait suivre par erreur.

C’est un procédé d’action standard pour le lobby que de lancer des accusations d’antisémitisme avec ce mélange propre à Israël de paranoïa et d’agressivité. «Que vous soyez heureux de vous livrer à l’incitation à la haine fait de vous un véritable sadique, » écrit un homme de Melbourne. « Votre article révèle votre antisémitisme et vous pouvez bien vous cacher derrière les apparences de l’humanitarisme pro palestinien, votre révisionnisme de l’holocauste en comparant ce conflit de l’ère moderne avec l’extermination systématique des Juifs montre votre vrai visage. »

C’est tout simplement stupide. Mes amis Juifs pourraient confirmer que je ne suis pas un antisémite sadique, un négateur de l’holocauste incitant à la haine. Mais j’ai apprécié le mépris affiché pour mes multiples échecs en tant que journaliste. « Vous êtes un écrivaillon bon à faire de l’argent avec des mensonges, » est typique du genre. « Les journalistes sont généralement recrutés s’ils ont un QI supérieur à leur pointure de chaussure, » était une autre plaisanterie tordante.
Rien de tout ça n’est fortuit. Le lobby israélien, dans le monde entier, est orchestré à Jérusalem par un département du bureau du premier ministère qui porte le nom assez orwellien de Ministère pour la Diplomatie Publique et les Affaires de la Diaspora. Moins de 24 heures après l’attaque contre le Mavi Marmara, le ministère a mis sur internet les arguments importants dans la discussion » pour les Juifs dans le monde, le premier étant – surprise – que « le peuple palestinien n’était pas sous blocus ».
« Ecrivez des lettres à vos journaux, des commentaires sur les blogs et les sites d’information, appelez les émissions de radio et mettez des liens aux sites de réseaux sociaux pour contribuer à diffuser la véritable version des événements, » a exhorté le bien nommé M. Ronen Plot [plot = complot en anglais], le directeur général du ministère.
Tout cela n’est que de la libre expression, bien sûr. J’aimerais seulement qu’ils soient beaucoup plus polis.
 

Le dernier truc de la hasbara contre le juge Richard Goldstone

12 mai 2010
La hasbara sioniste n’est pas encore disposée à lâcher les baskets à Richard Goldstone, ce magistrat Sud Africain qui a donné son nom au rapport onusien sur les crimes de guerre commis pendant la dernière grande agression contre Gaza fin 2008, début 2009.
Le dernier truc de la hasbara consiste à tenter de discréditer Richard Goldstone en rappelant son passé de juge au service du régime d’apartheid, notamment les condamnations à la peine capitale qu’il a prononcées à l’époque contre 28 Sud Africains noirs.
Sasha Polakow-Suransky de Foreign Policy revient sur cet argument de la hasbara (pédagogie sioniste du mensonge) pour rappeler l’importance des relations entretenues par l’entité sioniste avec le régime de Pretoria, notamment dans le domaine militaire. Son article complète donc utilement celui que je vous avais proposé il y a quelque temps, publié par le journal El pais.
M. Polakow-Suransky, s’il relève effectivement la tâche que constitue les condamnations à mort prononcées par Richard Goldstone, note aussi le rôle crucial qui fut le sien dans la délicate transition qui marqua la fin du régime d’apartheid. Rôle dont Nelson Mandela lui sera d’ailleurs fort gré.
Il importe cependant d’apporter ici une précision: l’auteur indique en effet que M. Netanyahou aurait eu raison d’affirmer que le pétrole iranien et arabe arrivait en Afrique du Sud, par des intermédiaires observe-t-il. Le pétrole iranien arrivait certes en Afrique du Sud mais il faut rappeler que ce ne fut le cas qu’avant la destitution su Shah, ce dernier étant à la fois un allié des Etats Unis et un ami de l’entité sioniste. Quant au pétrole « arabe », il était simplement revendu par des compagnies comme Shell, BP ou Amoco. Des détails ici et .

Pierres d’or, maisons de verre (Gold stones, glass houses)
par Sasha Polakow-Suransky 10 mai 2010, Foreign Policy (USA) traduit de l’anglais par Djazaïri

Le gouvernement israélien en a après Richard Goldstone. Depuis que Goldstone, un juge Juif Sud Africain, a publié un rapport en septembre qui accuse Israël (et le Hamas) d’avoir commis des crimes de guerre pendant l’invasion de Gaza en 2009, le premier ministre Benjamin Netanyahou s’en est pris à lui – et à son rapport – en tant que grave menace pour la légitimité d’Israël.

Ce mardi, de hauts responsables du gouvernement israélien ont accentué leur campagne contre Goldstone, l’accusant d’avoir envoyé 28 Sudafricains noirs à la mort lorsqu’il servait comme juge à l’époque de l’apartheid.

« Le juge qui a condamné à mort des noirs… est un homme de deux poids deux mesures, » a proclamé Reuven Rivlin, porte parole de la Knesset. « Une telle personne ne devrait pas être autorisée à faire la leçon à un Etat démocratique qui se défend contre des terroristes. » Le vice ministre des affaires étrangères Danny Ayalon a insisté, « Ce soit disant juge respecté se sert de ce rapport afin d’expier ses propres péchés, » comparant la déclaration de Goldstone selon laquelle il avait été forcé d’appliquer les lois d’un régime injuste aux « explications que nous aavons entendues en Allemagne nazie après la seconde guerre mondiale. »

Et le journal Yediot Aharonoth d’enchaîner – avec des hochements de tête approbateurs de Jeffrey Goldberg et Jonathan Chait – que « l’homme qui est l’auteur du rapport Goldstone qui critique les actions de l’armée israélienne durant l’opération Plomb Durci a pris une part active dans les politiques racistes d’un des régimes les plus cruels du 20ème siècle. »

Ce qu’a fait aussi le gouvernement israélien

Les verdicts rendus par le juge Goldstone au temps de l’apartheid sont indubitablement une tache dans son dossier, mais ceux qui le critiquent ne mentionnent jamais le rôle essentiel qu’il a joué dans l’accompagnement de l’Afrique du Sud dans sa transition démocratique, la conjuration des menaces de violences et la passation pacifique du pouvoir – un rôle qui lui a valu l’amitié de Nelson Mandela qui le nommera à la plus haute cour de justice du pays.

Plus important, le moralisme d’Ayalon et de Rivlin ignorent commodément l’histoire de l’armement par Israël du régime d’apartheid du milieu des années 1970 au début des années 1990. En servant de premier et plus sûr fournisseur d’armes pendant une période de violente répression à l’intérieur et d’agression à l’extérieur, le gouvernement israélien a fait beaucoup plus pour aider le régime d’apartheid que ne l’a jamais fait Goldstone.

L’alliance israélo-sud africaine a commencé pour de bon en avril 1975 quand Shimon Peres, ministre de la défense à l’époque, avait signé un pacte de sécurité secret avec son homologue Sud Africain, P.W. Botha. En quelques mois, le commerce entre les deux pays devint actif avec la conclusion de contrats d’armement de près de 200 millions de dollars. Peres avait même proposé de vendre à Pretoria des missiles Jericho capables d’emporter des charges atomiques. En 1979, l’Afrique du Sud était devenu le plus gros client de l’industrie de défense israélienne, représentant 25 % des exportations militaires et éclipsant d’autres clients tels l’Argentine, le Chili, Singapour et le Zaïre.

Des échanges de personnel militaires de haut niveau suivirent bientôt. Des Sudafricains se joignirent en mars 1979 au chef d’état major Israélien pour des essais top secret d’un nouveau système de missiles. Pendant l’invasion du Liban par Israël en 1982, l’armée israélienne avait conduit Constand Viljoen, le chef de la South African defense Force, et ses collègues sur les lignes de front; et Viljoen emmenait fréquemment les attachés d’ambassade et les conseillers militaires Israéliens sur le champ de bataille en Angola où ses troupes affrontaient les forces angolaises et cubaines.

Il y avait aussi une coopération nucléaire: l’Afrique du Sud fournissait à Israël du concentré d’uranium tandis que des dizaines d’Israéliens vinrent en Afrique du Sud en 1984 sous de fausses identités et des prétextes factices, pour travailler sur le programme de missiles nucléaires de Pretoria sur le pas de tir de la base secrète d’Overberg en Afrique du Sud. A ce moment là, les sources alternatives d’approvisionnement en armes de l’Afrique du Sud s’étaient largement taries parce que les Etats Unis et les pays européens avaient commencé à se conformer à l’embargo de l’ONU sur les armes; Israël continua à l’enfreindre sans vergogne.

La flagrante hypocrisie de la dernière attaque contre Goldstone n’a rien d’une nouveauté. En novembre 1986, Benjamin Netanyahou, alors ambassadeur d’Israël à l’ONU, avait prononcé un discours vibrant devant l’Assemblée Générale pour dénoncer l’apartheid tout en insistant sur le fait que « les pays arabes pétroliers forment le cordon ombilical qui nourrit le régime d’apartheid. » (peu importe si Israël, par déférence envers ses amis de Pretoria, n’avait pas participé au vote de 1980 à l’ONU pour imposer un embargo pétrolier à l’Afrique du Sud)

Netanyahou avait raison de dire que le pétrole iranien et arabe allait, via des intermédiaires, au régime d’apartheid, mais il avait nié catégoriquement l’importante coopération militaire et les échanges commerciaux avec l’Afrique du Sud, qualifiant les accusations de lucratives ventes d’armes de « tout simplement absurdes » et avait accusé ses détracteurs d’essayer de « diffamer Israël. »

En réalité, Israël a largement profité de ses ventes d’armes à Pretoria à l’époque. Ecrivant dans le New York Times, Thomas Friedman estimait que les deux pays avaient réalisé entre 400 et 800 millions de dollars de transactions dans le secteur de l’armement en 1986. Selon des documents sud africains rendus publics, les chiffres étaient probablement encore plus élevés. A lui seul, un contrat de modernisation des avions de combat sud africains au milieu des années 1980 s’élevait à « approximativement deux milliards de dollars, » et les ventes d’armement en 1988 – un an après l’imposition par Israël de sanctions au régime d’apartheid – dépassaient 1,5 milliard de dollars. Comme me l’avait dit sans ambages Jan van Loggenberg, l’ancien commandant en chef de l’armée de l’air d’Afrique du Sud: « Israël était probablement notre seule possibilité dans les années 1980. »

Des chiffres déclassifiés sur l’approvisionnement en armes de l’Afrique du Sud (qui excluent des sociétés mixtes lucratives et des arrangements financiers conjoints) révèlent dans toute sa dimension l’ampleur du mensonge de Netanyahou. Les « chiffres indépendants du FMI » qu’il avait cité (qui excluaient diamants et armes) suggéraient que les échanges s’élevaient au montant ridicule de 100 millions de dollars annuels. Ils s’élevaient en réalité à cinq ou dix fois ce montant – en fonction des années – faisant du régime d’apartheid le deuxième ou troisième partenaire commercial d’Israël après les Etats Unis. Toutes les armes vendues par Israël n’ont pas servi dans des guerres à l’étranger, et il est incontestable que des armes israéliennes ont contribué à prolonger la domination d’un régime immoral et raciste.

Avant de jeter des pierres depuis leur maison de verre, Ayalon, Rivlin et les journalistes Israéliens feraient bien d’examiner – et d’admettre – l’histoire honteuse de la collaboration de leur propre gouvernement avec le régime d’apartheid.

Sasha Polakow-Suransky est chef de rédaction à Foreign Affairs et l’auteur de The Unspoken Alliance: Israel’s Secret Relationship with Apartheid South Africa.

L’écho du drame haïtien au Proche Orient

24 janvier 2010
Il paraît que les pays arabes ne donnent rien à Haïti parce que les Haïtiens sont des mécréants. Cette chanson, vous pouvez l’entendre en français, en anglais mais aussi probablement dans d’autres langues.
C’est cette thématique qu’a choisi d’exploiter la hasbara par le biais d’articles de presse ou de commentaires d’internautes dûment équipés de l’argumentaire idoine. Certains Arabes commencent à se rendre compte de l’ampleur de cette déferlante médiatique qui n’a d’égale que l’émerveillement pour les prouesses du staff médical déployé en Haïti par l’entité sioniste.
S’il est vrai que la bienfaisance doit s’exercer dans la discrétion, il semble que la hasbara ait bousculé cette règle du jeu et que les Etats et les ONG arabes auraient intérêt à s’assurer de la médiatisation de leurs actions solidaires. 
Ces efforts, qui je l’espère vont s’amplifier, sont d’autant plus méritoires que plusieurs de ces pays sont en proie à la guerre: l’Irak occupé par les troupes US, le Yémen avec un début de guerre civile attisé par les mêmes USA, le Soudan où les mêms USA jouent à fond la carte d’une sécession qui leur permettrait de faire main basse sur les richesses de ce pays, le Liban qui vient à peine de se relever des destructions  causées par les sionistes en 2006 et enfin la Palestine avec l’occuparion de la Cisjordanie et le blocus de Gaza. Gaza dont aucun secouriste de l’entité sioniste ne semble savoir où elle se trouve.
Ces efforts sont aussi méritoires car il faut savoir que, depuis le 11 septembre, nombre d’ONG arabes ont vu leurs avoirs gelés par les Etats Unis et ne sont donc plus en mesure d’apporter une aide conséquente et rapide.
Maintenant, j’apprends que Magen David Adom (équivalent de la Croix Rouge dans l’entité sioniste) entreprend de collecter de l’argent pour Haïti auprès de la population de l’entité sioniste. Louable initiative car le gouvernement de Tel Aviv n’a lui pas déboursé un kopeck. Certes, il a dépêché une forte équipe médicale. Mais là non plus ça ne lui coûte pas un liard car ce sont les USA qui règlent l’addition de toutes façons. Et c’est un bon entraînement pour les médecins de l’armée…
Ma conclusion sera un appel à la prudence en direction des sionistes généreux qui auraient l’intention de donner à Magen David Adom: méfiez-vous et vérifiez qu’Eli Bin, le directeur général de cet organisme ne va pas piocher dans vos dons pour s’offrir un nouveau véhicule 4×4 modèle luxe.

Haïti: un point de vue du Proche Orient
par Jamal Dajani, The Huffington Post (USA) 24 janvier 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Il est rare de voir des informations en prime time sur les chaînes satellitaires du Moyen Orient qui ne proposent pas des images en boucle de mort, de destruction et de dévastation dans des endroits comme Gaza, Falloujah ou Kaboul. Ces tout derniers jours, cependant, même si les images étaient familières, elles venaient d’Haïti, et la destruction n’était pas le fait de l’homme.

De grands réseaux comme al Jazeera se sont précipités pour envoyer des équipes à Port-au-Prince et le grande majorité des réseaux satellitaires qui opèrent dans la région ont rivalisé pour tenir informés les télespectateurs de la dévastation et de la souffrance humaine dans ce petit pays de la Caraïbe, mais à la moyen-orientale… il fallait parler d’un peu plus que de Haïti.

Dans les heures qui ont suivi le tremblement de terre, les chaînes de télévision du Moyen Orient, à l’instar de leurs confrères des USA, se sont concentrés sur les actions de secours et la recherche de survivants. Les journalistes sur le terrain s’efforçaient de rendre compte des destructions et de l’ampleur de la catastrophe qui a affligé la nation la plus pauvre de l’Hémisphère ocidental. Mais il n’a fallu que deux jours pour que les images d’Haïti dévastée soient juxtaposées à celles des destructions à Gaza et en Irak.

« Ces images de Port-au-Prince me rappellent Gaza, » disait un présentateur sur la chaïne iranienne al Alam TV. Le reportage montrait une rue de Port-au-Prince avec des maisons en blocs de béton effondrées, puis faisait un flash back sur une construction en béton de Rafah qui avait été complètement détruite en janvier par des missiles tirés depuis des avions israéliens.

Dans le même temps, les chaînes israéliennes de télévision diffusaient quotisiennement des informations sur l’action humanitaire israélienne en Haïti. Des images d’un enfant Haïtien âgé de cinq mois, soigné dans un hôpital de campagne israélien à Port-au-Prince tournaient sans fin. La télévision IBA diffusait des parties d’un reportage préparé par Elizabeth Cohen de CNN, s’émerveillant de la célérité d’Israël pour la mise en place de l’hôpital de campagne.

« Tout ça, c’est de la propagande, » explique un analyste de Nile TV au Caire. « Ils veulent bien faire 10 000 kilomètres pour faire naître un bébé en haïti, mais n’autoriseront pas de la nourriture et de médicaments faire 100 mètres à gaza où meurent des enfants… c’est de la propagande. »

Al Aqsa TV, la chaîne du hamas n’ a pas perdu de temps pour manifester sa solidarité avec les « frères haïtiens, » dont témoignait le présentateur avec un document vidéo montrant des Palestiniens de Gaza en train de collecter de l’aide pour Haïti.

« Les habitants de Gaza, qui dépendent eux-mêmes de l’aide en raison du blocus israélien qui les prive de nourriture, de médicaments et d’autres biens de première nécessité, veulent donner des produits tels que du lait et des draps à Haiti, » poursuivait l’émission.

Entre remps, Dubai, qui a fait récemment l’objet de critiques pour son extravagance et sa dette colossale, s’st engagée à apporter une assistance immédiate à 200 000 enfants Haïtiens par le truchement de partenaires internationaux. Dubai TV a diffusé un reportage montrant un avion en cours de chargement avec une centaine de tonnes de nourriture et de founitures à destination de Port-au-Prince, un don de l’émirat. Le reportage promettait des envois supplémentaires à venir.

Les pays arabes, notamment les riches Etats pétroliers, ont été critiqués dans la presse occidentale pour leurs efforts insuffisants dans l’aide aux victimes du séisme en Haïti. En réalité, beaucoup de ces pays ont déjà soit annoncé, soit envoyé leur aide à la nation dévastée. La télévision jordanienne a montré un reportage sur des médecins Jordaniens en partance pour Haïti… mais CNN n’en a pas parlé.

Sur la chaîne télévisée libanaise New TV, un commentateur a critiqué les USA qui se précipitent pour sauver des vies en Haïti tout en menant deux guerres, en Afghanistan et en Irak,  causant ainsi la mort de plus d’un million de civils selon lui.

« Quelle hypocrisie, » s’est-il lamenté.

La hasbara et la catastrophe en Haïti

23 janvier 2010
La hasbara sioniste est persévérante. Ainsi, il est impossible d’ignorer les prouesses de l’équipe médicale envoyée en Haïti par l’armée sioniste. Aux fins de sauver des vies, c’est la moindre des choses, mais surtout de soigner l’image de marque fort mal en point du régime sioniste et, il n’y a pas de petits profits, peaufiner l’entraînement des services de santé militaire.
A côté, le fait que le premier hôpital de campagne déployé sur place l’ait été par Cuba relève purement et simplement de l’anecdote. Sans intérêt. D’autant que l’hôpital cubain continuera à fonctionner après le départ de l’hôpital militaire sioniste prévu pour les tout prochains jours comme l’avait prévu le Dr Yoel Donchin.
Le pendant de ces louanges au rôle des sauveteurs sionistes, ce sont les accusations de non assistance à Haïti adressées aux pays arabo-musulmans. La hasbara sioniste répercute les mêmes accusations sur des quantités de sites web en français, en anglais… Partout la même chanson, preuve d’une action concertée et réfléchie avec toujours le même argumentaire et bien entendu le contre exemple de la générosité sioniste.
Peu importe si l’entité n’a pas mis un centime en dehors de son hôpital militaire
Ces accusations sont sans fondement. Je l’avais déjà signalé dans ce post.  Libanews faisait le point sur les premières aides dépêchées par des Etats arabes. La Syrie a elle aussi répondu présente avec trente tonnes d’aide en nourriture, vêtements et médicaments.  L’Algérie était intervenue immédiatement, dans la discrétion comme à l’accoutumée avec un don d’une valeur d’un million de dollars.
Il s’agit là des aides directes car il faut compter aussi avec les aides qui transitent par les institutions onusiennes. Ainsi un commentateur sur un blog du LA Times écrit-il:

comme indiqué sur le lien que j’ai posté plus tôt, l’Arabie Séoudite est le plus gros donateur en termes de % du PNB de Humanitarian Appeal, qui est une organisation chapeautée par l’ONU. Donc l’ONU veillera à l’utilisation de cet argent. Et donc, une bonne partie de l’aide envoyée à Haïti la semaine dernière par Humanitarian Appeal avait été  à l’origine donnée par l’Arabie Séoudite.

 Nous parlons ici des aides d’urgence. Nous verrons bientôt qui donnera réellement pour les sinistrés d’Haïti. Si je pense que les Etats arabes peuvent mieux faire, à mon avis, ce sont d’abord les Etats qui ont ruiné ce pays de la Caraïbe qui doivent mettre le plus la main au portefeuille avant d’en retirer leurs sales pattes.

Haïti: indifférence arabe et générosité sioniste (selon des sources bien informées)

18 janvier 2010
La propagande sioniste s’est saisie de la tragédie qui vient de s’abattre sur Haïti, et met en avant l’action des secouristes venus de l’entité sioniste qui est bien mise en valeur.
Il s’agit de bien montrer, comme le dit Benjamin Netanyahou, que l’entité sioniste est « un petit pays avec un grand coeur. » (sûrement issu d’un trafic d’organes).
Peut-être, mais avant tout un pays qui considère que charité bien ordonnée commence par soi même et qui entend bien tirer un profit des cadavres et des blessés de cet Etat de la Caraïbe.
La hasbara s’est empressée d’insister sur l’indifférence arabe face à cet altruisme sioniste.
Comme le remarquent des forumistes sur bladi.net, l’aide arabe est rarement médiatisée et il est également rare que les pays arabes cherchent à la médiatiser. Question d’éthique pensent les forumistes.
Peut-être. Il reste que les pays arabes ne sont pas restés indifférents et font leur devoir pour venir en aide aux victimes du tremblement de terre.
Le site Libanews recense ainsi les dispositions prises par un certain nombre de pays du Proche Orient, et il ne s’agit pas de mesures symboliques. A titre d’exemple, dès le 15 janvier uné équipe médicale jordanienne a été dépêchée sur place… Le Maroc n’a pas non plus été en reste ainsi qu’on l’apprend ici. Même les palestiniens de la bande de Gaza ont fait un geste peut-on lire sur Euronews.
Reste l’Algérie dont TSA note l’étrange silence du gouvernement. Espérons que ce silence n’est pas synonyme d’inaction.

Viagra et Porn sex video signent la pétition contre l’Iran. Pauvre propagande sioniste!

15 décembre 2009
La propagande, hasbara, sioniste a sans doute toujours été médiocre mais elle a longtemps joué sur du velours en faisant appel à la culpabilité d’un Occident coupable ou complice des persécutions nazies ainsi qu’à l’imagerie du David Juif affronté au Goliath non plus Philistin mais Arabe.

Cette propagande a de plus en plus de mal à dissimuler la réalité: c’est que les archives sortent, que les images circulent via al Jazeera et internet notamment. La réalité a éclaté au grand jour en 2006 avec l’agression contre le Liban puis fin 2008 début 2009 avec l’agression et le siège imposés à Gaza.
Et puis l’entité sioniste ne cesse de s’inventer de nouveaux ennemis mortels, de nouveaux génocidaires putatifs dont l’Iran est le dernier en date. Cette hasbara aux ficelles épaisses est mobilisée intensément pour amener les Nations à la guerre parce que l’existence de l’entité serait menacée.
Dans le cas de l’Iran, la hasbara agit dans un terrain qui lui est familier: évocation des images holocaustiques, insistance sur le supposé fanatisme religieux du régime iranien, mobilisation des peurs et de l’irrationnel. En face, nous trouvons un gouvernement iranien qui peine à faire entendre sa voix dans les médiats occidentaux et dont les messages sont déformés à satiété, parfois d’ailleurs sans intervention nécessaire des propagandistes sionistes. Les sionistes ne sont bien entendu pas les seuls à avoir intérêt à une confrontation militaire avec l’Iran.
Car ce que veut cette hasbara, avec ses discours mi pleurnichards mi vindicatifs sur la « shoah nucléaire » n’est rien d’autre qu’une guerre dont les répercussions seront incalculables dans la région, c’est-à-dire dans une partie du continent qui s’étend de la Turquie à l’Inde. Et peut-être au delà. Il n’y aucune chance en tous cas qu’une puissance puisse bombarder l’Iran sans qu’il y ait riposte de ce dernier pays, riposte qui prendra des formes diverses selon la nature de l’agression.
On sait juste une chose, c’est que la riposte ne sera pas nucléaire car l’Iran ne dispose pas de la bombe atomique et n’a pas de programme nucléaire militaire. Car ce qu’on lui reproche avec ténacité, c’est surtout d’avoir l’intention de développer un tel programme. Et il va de soi que les Iraniens ne pourront jamais prouver qu’ils n’ont pas l’intention de développer l’arme atomique (comme je ne pourrais jamais démontrer que je n’ai pas l’intention de participer dans un avenir plus ou moins lointain au rallye de Monte Carlo avec ma voiture).
Revenons au sujet de la médiocrité de la hasbara sioniste. Je vous en propose justement un exemple avec cette pétition lancée aux USA par une officine sioniste et qui aurait collecté via internet 90 000 signatures de personnes favorables à un durcissement des sanctions contre l’Iran.
Spencer Ackerman du Washington Independent a examiné avec attention les signatures jointes à un communique de presse de cette officine et s’est aperçu que de nombreuses signataires étaient fantaisistes comme celle d’un certain « VinceVince » qui apparait 167 fois ou celle d’un certain Viagra kaufen qui apparait 5 fois.
Sans les observations du journaliste, c’est ce genre de pétition que le groupe de lobbying aurait présenté à des diplomates et autres ministres.
Ce qui est intéressant aussi dans l’article que je vous propose, c’est d’observer que, selon la présidente fondatrice du groupe de lobbying, son organisation comporterait 14 0 000 militants dont chacun était appelé à avoir un effet multiplicateur en faisant appel à ses collègues et amis. Pourtant ce sont seulement 90 000 signatures (dont des signatures fantaisistes) qui ont été recueillies et non 200 000 ou 300 000.
Qu’en conclure?
Simplement que le poids de ces organismes qui émanent du lobby sioniste comme celui de ce lobby lui-même est relativement limité en termes d’adhérents et donc de représentativité des Juifs aux Etats Unis. Et que cette représentativité limitée est sans commune mesure avec la capacité de nuisances des organismes qui constituent le lobby ou en émanent.
Et que si on lit bien la fin de l’article, on comprend que le Pape a failli recevoir du viagra de la part de la propagandiste sioniste en chef.
La pétition contre l’Iran d’un groupe de pression pro-israélien comprend de nombreux noms douteux
par SPENCER ACKERMAN , The Washington Independent (USA)12 novembre 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri
Plus tôt dans la journée, the Israel Project – une organisation pro-israélienne qui soutient des mesures dures contre le programme nucléaire iranien – a diffusé un communiqué annonçant un soutien significatif à l’imposition de sanctions contre l’Iran. Une pétition lancée par the Israel Project et destinée à être envoyée à « tous les ambassadeurs aux USA, à tous les Etats membres de l’ONU, au président de la banque Mondiale, à des responsables d’organisations des droits de l’homme, aux gouverneurs, aux membres du Congrès et au Pape « demandait instamment « des sanctions sévères comme moyen pour convaincre l’Iran de stopper son programme nucléaire ». Et cette pétition a attiré un flot de soutien – 90 000 signataires, annonçait l’organisation.
Notre pétition a maintenant plus de 90 000 soutiens que vous pouvez voir en cliquant ici et . Nous vous demandons encore, avant qu’il soit trop tard, de faire tout votre possible pour arrêter cette menace imminente et éviter la guerre.
Mais cliquer sur le lien pour voir de plus près ces signataires éveille quelques questions substantielles sur leur authenticité. Par exemple, du N° 84 854 au 85 071, tous les signataires se nomment « Vince Vince » – ce à quoi the Israel Project rétorque que tous ces différents Vince Vince vivent dans différents Etats. Bon, à la rigueur. Certains d’entre eux sont d’Etats désignés par des acronymes reconnaissables comme MN, AZ ou PA. D’autres cependant, vivent dans les grands Etats de GU, AA ou XX.
Le lecteur curieux n’a même pas à pousser l’examen aussi loin dans la liste. Le signataire N°5 porte le nom de Comfylovely [beauté confortable]… – et non, ce ne sont pas des points de suspension que j’ai placés pour faire un effet; c’est le prénom de Comfylovely – de la belle ville de Davao dans l’Etat historique de XX [Davao se trouve aux Philippines, NdT]
Ce n’est même pas la partie la plus gênante des signatures. The Israel Project cite les personnes suivantes comme partisans enthousiastes de sanctions contre l’Iran: Viagra Kaufen Viagra Kaufen, London, N.Y. (signataire N°84,570); Porn Sex Video de London, N.Y. (signataires N° 62,751 à 62,756); Stupidxhiteman V. qui s’est abstenu de donner une adresse (signataire N° 83 780); et Xbox 360 accessories – il s’agit du nom et du prénom – de New York, N.Y. (signataire N° 90 046).
Quand j’ai appelé Jennifer Laszlo Mizrahi, fondatrice et présidente de the Israel Project, elle m’a dit que l’organisation avait « envoyé des courriels aux personnes favorables à nos thèses » et leur avait demandé de signer; ces personnes ont alors sollicité leurs collègues et relations pour faire de même. A la question de savoir si the Israel Project avait pris des mesures quelconques pour vérifier que les noms sur la pétition étaient valables, Mizrahi a répondu, « Ce sont des militants et ils passent par une procédure sécurisée. Nous avons 140 000 militants qui travaillent avec nous, alors oui. Beaucoup d’entre eux portent le même nom, parce qu’ils sont apparentés. »
Mais quand j’ai lu à Mizrahi certaines des signatures les plus abjectes figurant sur la pétition, elle a répondu, « C’est dégueulasse, » avant de dire, « Je ne les ai pas personnellement toutes contrôlées, mais elles sont passées par le système, alors si elles sont passées comme ça avec ce genre de pseudonyme, c’est assez horrible. » Elle a précisé que, « Ce n’est pas comme si nous avions appelé chaque personne pour demander ‘êtes-vous la personne.’ Mais nous avons fait passer les courriels par nos militants habituels. » Interrogée sur ce que cela disait des procédures de contrôle de the Israel Project, elle a répondu, « cela veut dire que c’est l’Amérique et que dans n’importe quel pays il y a des gens qui sont incorrects. »
Mizrahi m’a envoyé un courriel par la suite pour me dire que the Israel Project avait « publié accidentellement le mauvais fichier » qui est en cours de remplacement par le fichier correct.U n bon poit pour l’organisation? Maizrahi a ajouté que la pétition elle-même n’avait pas encore été diffusée physiquement aux destinataires officiels et aux leaders religieux – le communiqué de presse annonçant le nombre important de signataires avait été envoyé d’abord. Elle nous a remercié pour l’avoir alertée sur l’erreur.

Le prêche du Rabbin Hi(tl)er au nom des droits de l’Homme

2 février 2009
Angry Arab écrit ce qui suit à propos de ce texte:
“S’il avait dit ça à propos d’un autre peuple, il aurait été mis en prison au Canada. Ce champion du génocide (qui veut que la population de gaza soit affamée et meure) est “le fondateur et doyen du centre simon wiesenthal et du musée de la tolérance.” Quelle ironie politique.
J’ajouterai que ce rabbin, qui n’est donc pas n’importe quel obscur rabbin d’une banlieue pourrie de Tel Aviv, ose même exhorter les Palestiniens à l’humanité.
Certes, sa doctrine ne le pousse pas à considérer les Palestiniens comme des êtres humains car elle ne concerne probablement que l’homme Juif. Seule une menace ferme des puissants de ce monde parviendrait enfin à faire cesser les Palestiniens de jubiler au son des roquettes tirées par le Hamas sur l’entité sioniste. En attendant, le châtiment collectif s’impose et sa responsabilité revient aux victimes mêmes de ce châtiment. Il a même le culot de comparer les Palestiniens aux familles de criminels de droit commun qui sont, selon lui, partout abandonnées de tous.
C’est cette logique religieuse bien particulière qui était (et reste) à la base de toute la hasbara sioniste pendant le déchaînement meurtrier de Sion.
Et il est clair que le langage de ce rabbin n’est pas celui d’un délinquant de droit commun, mais plutôt de celui qui relèvera du tribunal international qui sera constitué lorsque la Palestine sera libérée.
Allez, BHL, Glucksann, Redeker, un petit mot sur cette lecture du Talmud.

Les habitants de Gaza doivent apprendre que la charité commence chez soi.
Par le Rabbin Marvin Hier, New York Daily News (USA) 1er février 2009
Avec le cessez-le-feu maintenant en place à Gaza, Khaled Meshaal, le chef politique du Hamas qui réside à Damas a encore lancé un appel à une perfusion financière massive pour reconstruire la bande de Gaza et les logements qui ont été détruits lors de la récente offensive israélienne.
Vendredi, l’administration Obama a apporté une contribution d’urgence de plus de 20 millions de dollars pour les actions de secours prioritaires dans la bande de Gaza. Cet apport répond à un appel des Nations Unies pour une somme de 316 millions de dollars pour aider les Palestiniens dans leurs efforts pour rétablir la situation.
Et comme en décembre 2007, quand 87 pays promirent 7,4 milliards de dollars d’aide aux Palestiniens, l’Union Européenne et des organismes internationaux sont à nouveau désireuses de contribuer. Les diplomates Occidentaux évaluent les dégâts à Gaza à environ 2 milliards de dollars.
Si les donateurs ne financent pas le Hamas directement, il ne fait aucun doute que le bénéficiaire politique de tout plan de reconstruction de Gaza ne peut être que le Hamas.

Tout observateur objectif du Moyen-Orient sait que si le Hamas n’avait pas tiré de roquettes sur le sud d’Israël et placé délibérément ses installations de tir à proximité d’écoles, de mosquées, d’hôpitaux et de zones commerciales, il n’aurait été nécessaire ni de faire des réparations dans la bande de Gaza, ni de restreindre la liberté de circulation aux points de passage frontaliers.
La question fondamentale qui doit être posée est, « Quelle responsabilité incombe à ses 1,5 millions d’habitants pour ce qui se passe dans la bande de Gaza ? » Tous les jours, ils ont pu voir de leurs propres yeux les roquettes filer vers Israël ou regarder Al Jazeera et d’autres chaînes en parler. Comment ont-ils réagi cependant ? Avec beaucoup de joie et de jubilation.
Les Gazaouis aiment à se flatter de leur courage de s’être levés contre la corruption de l’Autorité Palestinienne et de l’avoir renversée par un scrutin libre et démocratique. Où se trouvait ce même courage pour se dresser devant le Hamas, dont l’idéologie er la culture ont apporté la ruine à leur communauté ?

Il n’est guère douteux que si Gaza n’est pas reconstruite, de nombreux civils souffriront. Il y aura un manque d’écoles, de structures médicales et de logements convenables. C’est vraiment une tragédie. Mais la vraie tragédie est l’échec du monde à saisir l’opportunité de dire aux Palestiniens « Plus jamais ça. » Les dirigeants du monde doivent dire qu’ils ne reconstruiront pas Gaza une fois de plus, il n’y aura pas de Round 3.
Des dizaines de millions de personnes sont en prison de par le monde pour avoir commis des crimes, et personne ne demande ce qui arrive à leurs familles. Les criminels ne laissent rien d’autre que la dévastation derrière eux – de jeunes enfants désorientés, sans avenir, des familles sans soutien. Mais ce sont les dures conséquences que les familles des kidnappeurs, des cambrioleurs et des voleurs doivent subir. Personne ne vient les tirer d’embarras. Exactement comme aucun gouvernement ne double les allocations de ses bénéficiaires d’aide sociale.
Les terroristes et ceux qui les soutiennent ne méritent pas le tapis rouge pour leur inhumanité, leurs méfaits et leur silence.
Les habitants de Gaza seraient bien mieux servis si la communauté internationale désireuse de les aider faisait ce qu’il faut pour un changement : avertir fermement qu’il n’y a pas deux chemins. S’ils choisissent le Hamas et donnent le champ libre à ce groupe terroriste, alors ils devront vivre en en subissant les conséquences.
Un tel avertissement pourrait s’avérer comme le plus grand geste humanitaire dont les Nations Unies, l’Union Européenne et le Président Obama pourraient faire montre au peuple de Gaza : changez de cap, cessez de soutenir les terroristes, apprenez à vivre en paix avec Israël où ne comptez plus sur notre argent et débrouillez-vous.

Hier est le fondateur et doyen du Centre Simon Wiesenthal et du Musée de la Tolérance

Et un autre taré sioniste présenté comme le directeur du centre d’études stratéqiques de l’université Bar-Ilan écrit, sous le titre « Non à la reconstruction de Gaza » que « ans les circonstances actuelles, la reconstruction de Gaza est immorale.

Nous devons donc comprendre que la destruction de Gaza était un acte moral!


%d blogueurs aiment cette page :