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Sanctions contre Iran, la lecture stratégique de Pepe Escobar

24 mai 2010
Mme Clinton vient d’exiger l’adoption par l’ONU de nouvelles sanctions en lien avec le programme nucléaire iranien. Et ce, en dépit de l’accord sur un échange de combustible nucléaire obtenu par le Brésil et la Turquie.
Mme Clinton va sans doute obtenir l’adoption de ces nouvelles sanctions même si comme le laisse entendre Pepe Escobar, elles seront sans doute fortement édulcorées après être passées à la moulinette des autres membres permanents (Russie, Chine) et non permanents (Liban, Turquie, Brésil).
Quelle que soit la teneur des sanctions, elles auront d’abord un prix pour Washington, celui que les Etats Unis devront payer à la Russie et surtout à la Chine, deux pays qui n’ont aucun intérêt ni à un embargo sur l’Iran ni dans une guerre à leurs portes.
En effet, il suffit de regarder une carte pour voir que l’Iran est limitrophe d’anciennes républiques soviétiques, de l’Afghanistan et du Pakistan. Les répercussions sur ce dernier pays d’un conflit militaire en Iran sont d’une importance essentielle pour les autorités de Pékin.
La Turquie non plus n’a aucun intérêt au déclenchement d’un conflit à ses portes.
Pepe Escobar considère que ce qui vient de se passer à Téhéran, ce fameux accord irano-turco-brésilien, est symptomatique de l’avènement d’un monde multipolaire avec l’apparition de nouvelles puissances moyennes, comme la Turquie, ou très importantes comme la Chine, sans parler du renouveau russe. En fait, plus que d’apparition de puissances, Escobar parle d’éveil à la dimension internationale de ces pays qui, par ailleurs, sont souvent en phase avec cette communauté internationale qui n’est pas exactement celle dont parlent Mme Clinton ou M. Sarkozy. Car le monde, nous rappelle Pepe Escobar, ne se résume pas aux Etats Unis, au Canada et à quelques Etats européens.
En appelant à un nouveau train de sanctions juste après l’annonce de l’accord conclu par le président Brésilien Luiz Inacio Lula da Silva et le premier ministre Turc Recep Tayyip Erdogan, Mme Clinton a adressé un camouflet à ces derniers, où un coup de cravache pour rester dans le ton de Pepe Escobar.
Ceci ne restera pas sans conséquences. Mme Clinton est peut-être satisfaite de son coup, plier apparemment à sa volonté la fameuse « communauté internationale, » le coût politique en sera sans doute exorbitant pour les Etats Unis. Car si des pays comme le Brésil ou a Turquie s’éveillent à la dimension internationale, ce n’est certainement pas pour jouer les gros bras mais simplement parce que c’est leur intérêt: le Brésil comme la Turquie dépendent de l’étranger pour leurs approvisionnements en gaz et en pétrole; le Brésil notamment est en train de devenir un géant économique et ses intérêts prennent, et prendront de plus en plus, une dimension mondiale. Ceci est encore plus vrai pour la Chine.
Maintenant, tout le monde aura compris que ce que cherchent les Etats Unis, ce ne sont pas des garanties sur la nature du programme nucléaire iranien, mais un changement de régime. L’idée est de rendre la vie difficile aux Iraniens pour qu’ils contestent de plus en plus leur régime qui, à son tour se durcira: une spirale de l’instabilité pouvant déboucher sur un coup d’Etat ou une révolution colorée.
Le succès de la démarche n’est pas à écarter. L’Iran est sous le coup de sanctions depuis des années et est littéralement assiégée par les troupes US sans parler des gesticulations militaires sionistes. Les menaces de toutes sortes sur le régime sont évidentes et ce dernier s’est effectivement durci ces dernières années, tout en restant bien plus démocratique que d’autres pays, comme l’Egypte par exemple, qui figurent sans problème sur la liste des amis es Etats Unis.
Enfin, qu’on ne s’y trompe pas, les sanctions unilatérales voulues par l’Occident ont tout d’une déclaration de guerre qui ne dit pas son nom. La seule question qui vaille est: les Etats Unis agiront-ils  militairement contre l’Iran?
Pour cause d’économie chancelante, ils ne le feront, à mon avis, que si les délinquants de Tel Aviv leur forcent la main en bombardant l’Iran provoquant une riposte iranienne. Une réédition en quelque sorte du coup de Suez de 1956. Un coup qui avait été un succès militaire pour la France et la Grande Bretagne, mais qui avait aussi sonné le  glas de leur statut de très grande puissance.

    
L’Iran, Sun Tzu et la dominatrice
By Pepe Escobar, Asia Times (Chine) 22 mai 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Voyons les choses en face: Hillary Clinton est une satanée dominatrice.

Au départ, la Secrétaire d’Etat des Etats Unis avait dit que la médiation turco-brésilienne pour amener l’Iran à accepter un échange de combustible nucléaire était vouée à l’échec. Puis les Etats Unis ont dit que c’était la « dernière chance » pour un accord sans sanctions. Et finalement, moins de 24 heures après l’aboutissement à un accord à Téhéran, Hillary Clinton soumet le Conseil de Sécurité de l’ONU à la cravache et annonce triomphalement au monde qu’un projet de résolution pour une quatrième bordée de sanctions a été établi.

Elle a situé la démarche pour des sanctions dans le cadre « d’une réponse aux efforts entrepris ces tout derniers jours par Téhéran. » Attendez une minute. Immédiatement après une véritable – et fructueuse – médiation par deux puissances émergentes – et intermédiaires honnêtes -, le Brésil et la Turquie, dans ce monde multipolaire sur un dossier très sensible, Washington et ses deux alliés de l’Union Européenne au Conseil de Sécurité, la Grande Bretagne et la France, la torpillent. Est-ce cela qu’on fait passer pour de la « diplomatie » globale? 
Pas étonnant si les alliés importants des États-Unis que sont le Brésil et la Turquie, tous deux membres non permanents du Conseil de sécurité, et toutes deux grandes puissances régionales, ont été furieux après un tel camouflet public. Le Brésil a d’abord annoncé qu’il ne voulait même pas discuter des sanctions à l’ONU. Ensuite, le Brésil et la Turquie ont envoyé une lettre officielle à l’ONU, demandant à participer aux négociations du « groupe des six sur l’Iran. » et les sanctions « pour empêcher l’adoption de mesures allant à l’encontre d’une solution pacifique « .

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva – qui avait dit personnellement à Hillary Clinton plus tôt dans l’année qu’il n’était « pas prudent d’acculer l’Iran » – n’a pas pu s’empêcher de fustiger un Conseil de Sécurité obsolète, en insistant sur le fait qu’après tout il n’était guère enclin à des négociations. Le ministre Turc des affaires étrangères Ahmet Davutoglu a prévenu que le nouveau train de sanctions « empoisonnerait l’atmosphère. »

Et le premier ministre Turc Recep Tayyip Erdogan a souligné que cette démarche remettait gravement en cause la crédibilité du Conseil de Sécurité – sans omettre de rappeler ironiquement à chacun l’idée absurde qui consiste à voir les cinq puissances dotées de l’arme atomique et membres permanents du Conseil de Sécurité chercher le démantèlement du programme nucléaire civil d’un pays en développement.

Quant à la « crédibilité des USA », elle mord la poussière une fois de plus, pas seulement au regard de Lula et d’Erdogan, mais à travers l’ensemble des pays en voie de développement – la véritable « communauté internationale » de chair et de sang, suite à cette interminable charade.

Frénésie de flagellation sur l’enrichissement

Ces derniers mois, la dominatrice Clinton a accusé sans relâche l’Iran de rejeter un accord similaire d’échange de l’uranium proposé par les Etats Unis en octobre dernier. Cela fait partie du script habituel en usage à Washington – se conduire de manière des plus sournoises, en insistant pour affirmer que les sanctions ‘n’ont rien à voir » avec l’enrichissement de l’uranium alors que quelques semaines auparavant, l’accord sur l’enrichissement était le motif principal de nouvelles sanctions.

Et il y a pire. Comme Gareth Porter l’a révélé (Washington burns its bridges with Iran Asia Times Online, May21, 2010), Washington n’a proposé un accord sur l’échange de combustible en octobre dernier que parce qu’elle voulait dès le début contraindre l’Iran à accepter de suspendre toutes ses activités d’enrichissement de l’uranium (auxquelles elle a droit aux termes du TNP, (le Traité de Non Prolifération nucléaire). Mais cela n’avait jamais été annoncé publiquement.

L’Iran continuera de toute façon à produire de l’uranium enrichi à 20 % (le TNP l’autorise à le faire), et entamera la construction d’une nouvelle usine d’enrichissement d’à peu près la même taille que celle de Natanz. Cette nouvelle usine s’inscrit dans un plan de construction de dix nouvelles usines, annoncé l’an dernier par le gouvernement de Mahmoud Ahmadinejad. En outre, la centrale nucléaire construite à Bushehr par la Russie est en phase d’essais finaux et sera inaugurée cet été. Ce sont des faits irréversibles sur le terrain.

Saeed Jalili, Secrétaire du Conseil Suprême de la Sécurité Nationale de l’Iran, principal négociateur de facto côté iranien, pourrait bientôt rencontrer en Turquie Catherine Ashton, chef de la diplomatie de l’Union Européenne. Ashton, négociatrice désignée de la « communauté internationale » est aussi représentative de l’opinion publique mondiale que l’est un communiqué de presse de BP sur le déversement de pétrole dans le Golfe du Mexique. Notamment parce que l’Union Européenne est en voie de proclamer ses propres sanctions unilatérales contre l’Iran. Même chose au Congrès des Etats Unis comme l’a confirmé cette semaine le sénateur Chris Dodd, un Démocrate du Connecticut. Donc, en dehors du Conseil de Sécurité, l’Iran devra aussi faire face à des sanctions supplémentaires de la part d’une coalition de droite emmenée par les USA et composée de caniches européens déclinants.

La Chine et la Russie tirent un Sun Tzu

Sun Tzu, l’ancien général, stratège, philosophe et auteur de l’Art de la Guerre disait, « Permettez à votre ennemi de commettre ses propres erreurs, et ne les corrigez pas. » La Chine et la Russie, toutes deux maîtresses en stratégie, appliquent cette maxime avec panache en ce qui concerne les Etats Unis.

Les 10 pages du projet actuel de résolution de l’ONU portant sanctions ont déjà été diluées à l’extrême par les membres permanents que sont la Russie et la Chine – et ce qu’il en reste de langage belliqueux sera encore démoli par des membres non permanents, le Brésil, la Turquie et le Liban (sans unanimité du Conseil de Sécurité, les nouvelles sanctions seront sans doute vidées de leur contenu concret). Washington n’a aucun moyen d’exercer une coercition sur le reste du Conseil de Sécurité pour qu’il endosse de nouvelles sanctions alors que l’Iran est effectivement engagée dans la voie de la coopération.

Comme il se présente, le nouveau train de sanctions touche aux importations d’armes conventionnelles par l’Iran, aux importations liées aux missiles balistiques, gèles les avoirs de hauts responsables du corps des Gardiens de la Révolution Islamique, et met en place des inspections des cargos dans les ports et les eaux internationales. La plupart de ces sanctions s’appliquent sur une base volontaire -ne sont pas contraignantes- et n’auront aucun impact sur le commerce mondial de gaz et de pétrole iraniens.

Pékin et Moscou ne sont pas exactement en train de lécher le fouet de Mme Clinton. Immédiatement après son annonce grandiloquente, l’ambassadeur de Chine à l’ONU, Li Badong, a affirmé que le projet de résolution « ne fermait pas les portes à la diplomatie, » insistant encore une fois sur le « dialogue, la diplomatie et les négociations. »

Et Sergei Lavrov, le ministre Russe des affaires étrangères a tenu à parler au téléphone à Mme Clinton pour soutenir une analyse plus approfondie de l’accord pour l’échange de combustible issu de la médiation du Brésil et de la Turquie. Lavrov a aussi insisté pour dire que la Russie n’appréciait pas du tout les sanctions supplémentaires unilatérales de l’Union Européenne et des Etats Unis.  Le ministre Russe des affaires étrangères a affirmé que des sanctions unilatérales comprendraient des mesures « de nature extra territoriale, allant au delà des décisions acceptées par la communauté internationale et en contradiction avec le principe de la règle du droit international consacré dans la charte de l’ONU. »

Nous en sommes donc à une situation où un véritable accord pour l’échange de combustible accepté par l’Iran est sur la table à l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) au moment où une offensive pour des sanctions contre l’Iran est en cours à l’ONU. A qui la vraie « communauté internationale » va-t-elle faire confiance? Erdogan n’aurait pas pu le dire mieux, « Le moment est venu de débattre afin de savoir si nous croyons en la suprématie de la loi ou à la loi des dominants et de la supériorité… »
Surtout, ce que le monde en voie de développement observe, c’est le passé – les USA, la France, la Grande Bretagne, l’Allemagne – luttant contre l’avènement du futur – la Chine, l’Inde, le Brésil, la Turquie, l’Indonésie.
L’architecture mondiale de sécurité – contrôlée par un groupe de la peur  de gardiens occidentaux auto-désignés – est dans le coma. L’ouest « atlantiste » coule à la manière du Titanic. 

Nous voulons la guerre et nous la voulons maintenant

Seul le puissant lobby US pro guerre infinie est capable de présenter comme un désastre une première étape vers un accord complet sur le nucléaire avec l’Iran. Ce lobby comprend le largement discrédité, pro guerre en Irak, New York Times (la médiation turco-brésilienne « complique les discussions sur des sanctions ») et Washington Post (L’Iran « crée l’illusion d’une avancée dans les négociations sur le nucléaire »).

Pour le lobby belliciste, l’accord sur l’échange de combustible obtenu par la médiation du Brésil et de la Turquie est une « menace » parce qu’il entre en collision directe avec une attaque contre l’Iran (déclenchée par Israël puis entraînant les USA) et le « changement de régime » – un désir de Washington qui ne s’est jamais démenti.

Lors d’un récent discours au Council on Foreign relations à Montréal, le lumineux  Dr Zbigniew « à la conquête de l’Eurasie » Brzezinski a prévenu qu’un « réveil politique mondial » ainsi que des luttes intestines au sein des élites mondiales était quelque chose à redouter fortement. L’ancien conseiller à la sécurité des Etats Unis a remarqué que « pour la première fois dans toute l’histoire de l’humanité, le genre humain est politiquement éveillé – c’est une réalité complètement nouvelle – il n’en a pas été ainsi pendant la majeure partie de l’histoire des hommes. »

Pour qui se prennent ces nouveaux venus sur la scène internationale comme le Brésil et la Turquie – pour oser déranger « notre » domination sur le monde? Et les Américains désinformés continuent à se poser la question « Pourquoi nous détestent-ils? » Parce que, entre autres raisons, fondamentalement unilatéraliste, Washington n’hésite pas à montrer du doigt même ses plus proches amis.

Une autre traduction de cet article ici

L’holocauste par le mariage

1 janvier 2010
Un texte d’Aliza Lavi, paru dans l’édition de ce jour d’un grand journal de l’entité sioniste nous donne l’occasion de revenir sur le caractère étrange de la conception du judaïsme par le sionisme. Cette personne, fort mignonne au demeurant, saisit l’occasion des fiançailles de Chelsea, la fille de Bill et Hillary Clinton avec le fils d’une riche famille juive américaine pour souligner le danger des mariages entre juifs et non juifs.

D’aucuns apprécieront sa comparaison de ce genre de mariages avec ce qu’on appelle l’holocauste, soit la tentative d’extermination des Juifs européens par le nazisme. L’auteur nous apprend qu’il y a eu en réalité plusieurs holocauste antérieurs en raison de ces fameux mariages mixtes.

Bon, elle ne pousse pas le bouchon jusqu’à taxer Mlle Clinton d’antisémite, mais on n’en passe pas loin.

La conception du judaïsme manifestée par ce texte n’est en rien spirituelle mais à mi-chemin entre une conception raciale et nationale tout simplement parce que l’auteure tente de résoudre à sa manière des contradictions qui restent cependant insolubles.

En effet, Aliza Lavi met en garde contre le danger à relativement court terme que posent les mariages mixtes à la communauté juive américaine, elle reconnait implicitement que ce danger est d’autant plus grand que les portes de la conversion au judaïsme restent le plus souvent à peine entrouvertes pour ceux qui souhaiteraient adhérer à la religion juive. Elle plaide donc pour un rabbinat plus ouvert à l’accueil des convertis car cet accueil doit se faire selon la loi juive. Mais comme ce sont les rabbins qui décident de ce qu’est l’application de la loi juive, il faut que retirer cette affaire aux religieux en désignant… des rabbins plus flexibles. Les positions de Mme Lavi ont moins à voir avec un motif spirituel qu’avec un motif national. Et c’est donc la nation, c’est-à-dire l’entité sioniste qui doit prendre cette affaire en charge sous peine de perdre ses « enfants au profit d’autres religions, d’autres peuples et d’autres nations ». En une seule phrase, nous retrouvons l’intrication de ces trois termes; religion, peuple et nation.

On pointera certaines erreurs, par volonté ou ignorance, de Mme Lavi. Elle signale par exemple que, contrairement au christianisme et à l’Islam, le judaïsme n’est pas prosélyte. Ce n’est certes plus le cas, mais il n’en a pas toujours été ainsi et l’action prosélyte du judaïsme dans le Maghreb antique est bien connue. La fin du prosélytisme date de la prise en main de ce qu’on appelle judaïsme aujourd’hui par le rabbinat et la mise au pas d’une forme de judaïsme universaliste et non sectaire (le karaïsme).

Elle note concomitamment que le judaïsme, n’a été prosélyte ni par la persuasion et encore moins par la force. Cette affirmation n’a de valeur que lorsque le judaïsme est dépourvu d’Etat, ce qui a généralement été le cas avant l’instauration de l’Etat sioniste. Mais si nous prenons le cas du Yémen ancien, avec présence d’un Etat juif, nous observons un comportement tout à fait différent avec un roi Juif qui donne aux Chrétiens le choix entre la conversion au judaïsme ou la mort.
Le fiancé de Chelsea Clinton
Le problème des mariages mixtes n’est pas une question religieuse, mais une affaire nationale
par Aliza Lavi, Yedioth Aharonoth (Sionistan) le 1er janvier 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri
Chelsea Clinton, la fille d’une des familles les plus en vue de la classe politique américaine, a choisi un Juif pour mari. Le futur époux, Marc Mezvinsky, appartient à une famille du monde des affaires et de la politique. Preuve supplémentaire qu’on peut trouver des juifs au cœur même de l’establishment américain. L’ancien président et l’actuelle secrétaire d’Etat seront les beaux parents d’un Juif.
Avec toute notre reconnaissance et notre vieille amitié pour Bill et Hillary Clinton, et en dépit du fait que l’image de cette dernière joue le rôle d’exemple pour de nombreuses femmes dans le monde – on pourrait envisager cette même histoire sous un angle opposé et la considérer comme un motif de préoccupation.
Un type, membre d’une famille juive, fait un mariage mixte. On n’a aucune indication selon laquelle Chelsea Clinton envisage de se convertir au judaïsme. Et peut-être Marc, comme beaucoup de Juifs de sa génération; va-t-il épouser la femme qu’il aime sans se poser des questions en apparence obsolètes.
Bill et Hillary Clinton sont des amis sincères d’Israël et du peuple juif. Quand Hillary s’est exprimée, en qualité de première dame, le jour en mémoire de Yitzhak Rabin, elle avait commencé son discours par des citations de section hebdomadaire de la Torah. Peu de politiciens Israéliens le font. Ce faisant, Hillary montrait sa proximité intime avec le peuple juif et son patrimoine. Pendant la bataille pour la restitution des avoirs des victimes de l’holocauste conservés dans les banques suisses, c’est Hillary qui avait engagé Bill à agir pour le bien de la justice historique. Mais néanmoins, nos enfants ne peuvent pas se marier dans la famille Clinton.
Le nombre de mariages mixtes dans la diaspora a augmenté de 200 % ces 50 dernières années. Environ 55 % des mariages conclus par des Juifs sont mixtes. Dans un quart des familles, les enfants de la prochaine génération ne seront plus Juifs et auront, au mieux, une vague lien avec leurs racines juives. Une projection dans l’avenir montre qu’en l’espace de quelques générations, la communauté juive américaine aura pratiquement disparu, en dehors de sa composante religieuse et ultra orthodoxe.
Il y a des limites
Certains diront que je suis vieux jeu et raciste. Certains diront, « Pensez-vous vraiment que nous avons le droit de faire obstacle? » Et il y a ceux qui, comme certains de mes amis, qui disent qu(il y a si peu de différences entre les jeunes gens d’aujourd’hui qu’elle-même ne s’était pas rendue compte que sa fille s’était fiancée avec un Gentil avant que d’assister au mariage à l’église du frère de son futur gendre.
Ma réponse à ces arguments est la suivante: Oui, il y a des limites. La faculté du peuple juif à continuer à exister et à survivre à travers les générations repose, entre autres, sur le maintien du mariage à l’intérieur, et seulement à l’intérieur, de la communauté. L’assimilation et les mariages mixtes ont détruit des communautés complètes avant même l’holocauste.
La judaïsme, contrairement au christianisme et à l’Islam, n’est pas une religion missionnaire. Elle ne cherche pas à augmenter le nombre de ses croyants, ni par la persuasion et surtout pas en recourant à la force. Mais ce n’est pas non plus une religion fermée dans laquelle les gens ne peuvent pas entrer. Ceux qui souhaitent la rejoindre peuvent le faire, aux conditions de la loi juive. Ceux qui veulent épouser un homme ou une femme de confession juive peuvent se convertir. Les gens font des choses bien plus difficiles par amour.
Malheureusement, cette bataille semble presque perdue dans la communauté juive des Etats Unis. Mais du moins devrions nous, en Israël, parler en conséquence de ces mariages mixtes. avec plus de retenue et de façon moins colorée. En même temps, nous devons œuvrer à la nomination de juges rabbiniques qui soient sensibles et comprennent les nécessités de l’heure, qui permettront à ceux qui le veulent de se convertir. Les mariages mixtes ne sont pas un problème religieux mais un problème national. Ce n’est pas l’affaire des religieux. C’est l’affaire des juifs Israéliens qui risquent de perdre leurs enfants au profit d’autres religions, d’autres peuples et d’autres nations.

Boire de la vodka dans un trou du cul…

3 septembre 2009
On le sait, les troupes qui combattent en Afghanistan sous la houlette des Etats Unis le font pour défendre la liberté et la démocratie.
Peu importe si les dernières élections afghanes ont manifestement été complètement truquées, nous n’aurons pas droit,
au contraire, aux mêmes réactions indignées que pour le scrutin iranien.
Maintenant, voyons comment l’Occident exporte la démocratie en Afghanistan. Les
tueries massives de civils par les troupes d’occupation, aussi bien en Afghanistan qu’au Pakistan voisin, sont un fait bien connu qui ne fait pratiquement pas tiquer ni à Londres, ni à Paris non plus qu’à Washington.
Abou Ghraib, en Irak, avait donné un sérieux aperçu des talents civilisateurs des troupes occidentales. C’est que non seulement les dirigeants Occidentaux sont pris depuis quelques années d’un appétit meurtrier (et pétrolier) mais que les armées et les supplétifs Occidentaux regorgent de tarés en tous genres.
Et c’est l’Afghanistan qui en ce moment nous en fournit un autre exemple. On sait que les guerres barbares modernes recourent massivement aux mercenaires qu’on appelle publiquement sous-traitants ou contractors (prestataires de services). Au point que ces derniers sont aujourd’hui plus nombreux que les soldats des Etats Unis en Afghanistan.
Un aperçu récent sur les qualités de ces mercenaires et dont la presse francophone parle,
mais peu: La sécurité de l’ambassade US à Kaboul est assurée par une entreprise privée dont certains salariés semblent, par leur comportement, mettre en péril la dite sécurité. Le magazine L’’Express rend bien compte des activités festives de ces mercenaires mais en omet quelques petits détails. C’est pourquoi je vous proposee une traduction qui livre au moins un détail supplémentaire.
Voilà pour le glorieux apport civilisateur de l’Occident.
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Maintenant, la lecture de l’article donne à réfléchir. En effet, peut-on se dire, le prestataire ne donne pas satisfaction, donc changeons de prestataire (comme on change de pressing ou de bistro).
Or, les choses ne semblent pas si simples. Car les déficiences dans les prestations d’ArmorGroup, l’entreprise en question, ne sont en rien une nouveauté, ce qui n’a pas empêché les responsables Etatsuniens de lui renouveler leur confiance.
C’est qu’il ne faut pas imaginer ces prestataires comme de petites entreprises de rien du tout dirigées par un officier baroudeur en retraite. Il s’agit d’énormes entreprises cotées en bourse.
G4S, la maison mère d’ArmorGroup a plus de 500 000 employés dans le monde. Qui dit mieux ?
Il s’agit donc de mastodontes qui ne sont pas de simples instruments d’une politique mais en sont partie prenante, depuis son élaboration jusqu’à son application. Ces prestataires ont donc forcément leurs hommes à eux, leurs clients, dans les sphères du pouvoir politique et la capacité d’ouvrir des portes là où ils n’ont pas d’hommes à eux.
Gageons donc que, rapport ou pas, inspection ou pas, ArmorGroup a encore de l’argent à gagner tant que coulera le sang en Afghanistan et ailleurs.
Un aperçu de la qualité des services de ce prestataire
ici.

‘Sa majesté des mouches’ à Kaboul

par Jen DiMascio 1er septembre 2009 Politco (USA) traduit de l’anglais par Djazaïri
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Au moment où la sécurité se détériore en Afghanistan et où l’administration tente de consolider le soutien des libéraux à la guerre, les sous traitants du Département d’Etat qui assurent la sécurité de l’ambassade US à Kaboul travaillent dans un « environnement du type Sa majesté des mouches, » a affirmé ce mardi un groupe d’observateurs à la secrétaire d’Etat Hillary Clinton.
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Environ 10 % des gardes anglophones employés à l’ambassade par ArmorGroup, une société de sécurité privée établie en Grande Bretagne et en Floride se sont rapprochés de Project on Government Oversight [l’observatoire] et ont décrit « une rupture généralisée de la chaîne de commandement et de la discipline et de la morale de la force de sécurité, » selon une lettre envoyée à Danielle Brian, directrice de l’exécutif de Mme Clinton.
Un courriel d’un des gardiens décrit des fêtes durant les jours de congé pendant lesquelles des gardes er leurs supérieurs urinaient les un sur les autres et sur eux-mêmes, mangeaient des chips et buvaient de la vodka dans les sillons interfessiers [trous du cul, NdT].«Vous verrez qu’il y a un groupe de prédateurs sexuels, de déviants qui se comportent de manière débridée là-bas,» déclare un garde dont le nom n’a pas été communiqué dans un courriel à POGO avant déjouter, «Ils ne montrent guère de bon sens.»
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Des photos accompagnant la lettre de POGO corroborent au moins certaines de ces allégations. Le courriel et les photos ont été données aux journalistes par POGO.«Outrepassant les normes de la décence, la situation à Camp Sullivan est en violation flagrante du contrat [d’Armor Group] avec le Département f’Etat qui spécifie que «Il es attendu de chaque employé contractuel ou de sous-traitant qu’il adhère aux normes de conduite qui sont à l’honneur d’eux-mêmes, de leur employeur et du gouvernement des Etats Unis,» rappelle Brian dans la lettre à Clinton.
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En outre, la rupture dans la disipline et la chaîne de commandement est un manquement grave à la sécurité auquel le gouvernement des Etats Unis doit remédier, affirme Brian dans sa lettre.La sénatrice Claire McCaskill (Démocrate-Montana), présidente de la sous commission sénatoriale de la sécurité intérieure chargée de superviser les sociétés sous traitantes a exhorté ce mardi le Département d’Etat à se pencher sur le sujet par un «examen approfondi» des performances, du management et de la supervision de ce contrat.»
Si les allégations formulées par POGO sont vraies, elles « soulèvent des questions concernant l’exécution du contrat par ArmorGroup ainsi que sur le management et le contrôle par le Département d’Etat,» écrit McCaskill dans une lettre à Patrick kennedy, sous-secrétaire au management du Département d’Etat.
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Ce n’est pas la première fois qu’ArmorGroup, une filiale de G4S Wackenhut Corp, se retrouve sur la sellette.
En 2007, le Département d’Etat avait averti le sous-traitant que ses mises à disposition de gardes, de secouristes et de véhicules blindés nétaient pas conformes. La langue était un autre problème : environ deux tiers des gardes employés par ArmorGroup à Kaboul n’avaient même pas la capacité d’avoir des conversations élémentaires avec leurs collègues anglophones, affirme Brian. En mars dernier, selon POGO, une cinquantaine de gardes s’étaient plaints à Brinkley de ce qu’ils appelaient une pénurie de gardes à Kaboul, et en avril, Warner Ilic, un commandant de la garde, avait écrit à un responsable du Département d’Etat pour se plaindre des cadences et des longues heures de travail qui font que les gardes sont « très près de graves privations de sommeil. Quand nous devons faire des heures supplémentaires ou fournir de la main d’oeuvre en renfort [pendant les jours de congé] à cause d’un accroissement de la menace, etc… nous aggravons le problème du manque de sommeil.»
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En juin, la sous-commission sénatoriale a lancé une enquête sur ce que POGO a appelé un « modèle de contrôle insuffisant » par le Département d’Etat. Sam Brinkley, vice-président de Wackenhut a déclaré lors d’une audience devant la sous-commission que le contrat, d’une valeur de 187 millions de dollars par an, avait été pleinement exécuté depuis le début de l’année. Brian affirme que Brinkley savait certainement qu’il en allait autrement.
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En dépit des lettres d’avertissement du Département d’Etat, le contrat avec ArmorGroup pour des prestations sécuritaires à l’ambassade US à Kaboul a été renouvelé en juillet.
Ian kelly, porte parole du Département d’Etat, a déclaré lors d’une conférence de presse mardi que ses services enquêtaient sur les allégations soulevées par le rapport de POGO.
«Dès que nous avons reçu les documents, ils ont été remis immédiatement à notre Inspection Générale, » explique Kelly. La secrétaire d’Etat Clinton a été informée des allégations de ces documents et a donné instruction au Département d’Etat et à l’Inspection Générale de prendre les mesures appropriées.»

G4S Wackenhut a refusé de répondre à notre demande de commentaires sur l’affaire.

>Obama insulte Netanyahu au téléphone!

10 juin 2009

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Le président Obama insulte les sionistes en montrant ses semelles à l’objectif d’un appareil photo alors qu’il est en conversation téléphonique avec l’actuel chef du gang sioniste, Benjamin Netanyahu.
L’article qui nous relate l’émoi des sionistes ainsi insultés nous explique que, dans la culture arabe, il est impoli de laisser voir les semelles de ses chaussures aux personnes qui nous entourent.
Certes, ceci est un des traits de l’étiquette arabe
mais pas seulement
Et en quoi les sionistes seraient-ils concernés par les règles arabes de l’étiquette, eux qui passent précisément leur temps à spolier et agresser les arabes en question ?
C’est que, nous dit l’auteur de l’article présenté ci-dessous, au bout de 60 ans d’existence, l’entité sioniste aurait intégré certains traits de la culture environnante.
Chacun sait que c’est faux et que nous sommes en face de la fabrication par les sionistes d’un grief supplémentaire à l’égard d’un Obama peu apprécié d’une bonne partie des leaders des terroristes sionistes. Juste histoire de faire croire qu’Obama représente une réelle menace pour les aspirations colonialistes juives en Palestine et d’adresser à ce dernier le signal qu’il a déjà dépassé les limites de ce que les autorités de Tel Aviv sont prêtes à accepter.

Pour conclure, nous rappellerons simplement qu’Obama n’a pas exhibé ses semelles à Netanyahu avec qui il n’était pas en visioconférence et que «il y a toujours une pluralité de signes de politesse, et qu’alors, un seul signe de défaillance (par exemple, montrer la semelle de ses chaussures) ne suffit à lui seul à générer du conflit)».


Des Israéliens insultés par une photo d’Obama
Par H. Arenstein, CBS (USA), 9 juin 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Mardi soir, des présentateurs israéliens d’informations télévisées ont interprété comme une «insulte» envers Israël une photo prise lundi dans le bureau ovale qui montre Obama parlant au téléphone avec le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

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Ils ont perçu l’incident comme ayant quelque ressemblance avec un incident de l’an dernier quand un journaliste irakien avait lancé une chaussure sur le président Bush à Bagdad. Dans le monde arabe, montrer la semelle de ses chaussures à quelqu’un est considéré comme une insulte.
Ce n’est pas forcément la façon juive de voir les choses, mais Israël se sent assez partie prenante du Moyen Orient après 60 ans [d’occupation, NdT] pour se sentir insulté également.
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S’agissait-il d’un message subliminal intentionnel de la Maison Blanche pour Netanyahu à Jérusalem, qui résiste ouvertement aux tentatives de M. Obama et de la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton de forcer Israël à stopper une fois pour toutes les actions de colonisation dans les territoires occupés ?
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Quoi qu’il en soit, cela nous montre l’état d’esprit en Israël. Ils se sentent acculés. Les réactions en dehors d’Israël reflètent ce sentiment.
s
Netanyahu prononce un discours dimanche, en partie en réponse à l’adresse lancée par M. Obama au monde arabe la semaine dernière au Caire.La télévision israélienne Channel One a rapporté que netanyahu s’est entendu dire mardi par un «officiel américain» à Jérusalem : « Nous allons changer le monde. Ne faites pas obstacle, SVP.»
s
Le reportage affirmait que les assistants de Netanyahu ont interprété cela comme une «menace.»Netanyahu a rencontré George Mitchell aujourd’hui pendant quatre heures à Jérusalem.
Le Département d’Etat a annoncé cet après-midi que Mitchell ferait étape à Beyrouth et à Damas après avoir achevé ses visites en Israël et auprès de l’Autorité Palestinienne.

Obama insulte Netanyahu au téléphone!

10 juin 2009

Le président Obama insulte les sionistes en montrant ses semelles à l’objectif d’un appareil photo alors qu’il est en conversation téléphonique avec l’actuel chef du gang sioniste, Benjamin Netanyahu.
L’article qui nous relate l’émoi des sionistes ainsi insultés nous explique que, dans la culture arabe, il est impoli de laisser voir les semelles de ses chaussures aux personnes qui nous entourent.
Certes, ceci est un des traits de l’étiquette arabe
mais pas seulement
Et en quoi les sionistes seraient-ils concernés par les règles arabes de l’étiquette, eux qui passent précisément leur temps à spolier et agresser les arabes en question ?
C’est que, nous dit l’auteur de l’article présenté ci-dessous, au bout de 60 ans d’existence, l’entité sioniste aurait intégré certains traits de la culture environnante.
Chacun sait que c’est faux et que nous sommes en face de la fabrication par les sionistes d’un grief supplémentaire à l’égard d’un Obama peu apprécié d’une bonne partie des leaders des terroristes sionistes. Juste histoire de faire croire qu’Obama représente une réelle menace pour les aspirations colonialistes juives en Palestine et d’adresser à ce dernier le signal qu’il a déjà dépassé les limites de ce que les autorités de Tel Aviv sont prêtes à accepter.

Pour conclure, nous rappellerons simplement qu’Obama n’a pas exhibé ses semelles à Netanyahu avec qui il n’était pas en visioconférence et que «il y a toujours une pluralité de signes de politesse, et qu’alors, un seul signe de défaillance (par exemple, montrer la semelle de ses chaussures) ne suffit à lui seul à générer du conflit)».


Des Israéliens insultés par une photo d’Obama
Par H. Arenstein, CBS (USA), 9 juin 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Mardi soir, des présentateurs israéliens d’informations télévisées ont interprété comme une «insulte» envers Israël une photo prise lundi dans le bureau ovale qui montre Obama parlant au téléphone avec le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

s
Ils ont perçu l’incident comme ayant quelque ressemblance avec un incident de l’an dernier quand un journaliste irakien avait lancé une chaussure sur le président Bush à Bagdad. Dans le monde arabe, montrer la semelle de ses chaussures à quelqu’un est considéré comme une insulte.
Ce n’est pas forcément la façon juive de voir les choses, mais Israël se sent assez partie prenante du Moyen Orient après 60 ans [d’occupation, NdT] pour se sentir insulté également.
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S’agissait-il d’un message subliminal intentionnel de la Maison Blanche pour Netanyahu à Jérusalem, qui résiste ouvertement aux tentatives de M. Obama et de la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton de forcer Israël à stopper une fois pour toutes les actions de colonisation dans les territoires occupés ?
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Quoi qu’il en soit, cela nous montre l’état d’esprit en Israël. Ils se sentent acculés. Les réactions en dehors d’Israël reflètent ce sentiment.
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Netanyahu prononce un discours dimanche, en partie en réponse à l’adresse lancée par M. Obama au monde arabe la semaine dernière au Caire.La télévision israélienne Channel One a rapporté que netanyahu s’est entendu dire mardi par un «officiel américain» à Jérusalem : « Nous allons changer le monde. Ne faites pas obstacle, SVP.»
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Le reportage affirmait que les assistants de Netanyahu ont interprété cela comme une «menace.»Netanyahu a rencontré George Mitchell aujourd’hui pendant quatre heures à Jérusalem.
Le Département d’Etat a annoncé cet après-midi que Mitchell ferait étape à Beyrouth et à Damas après avoir achevé ses visites en Israël et auprès de l’Autorité Palestinienne.

Obama insulte Netanyahu au téléphone!

10 juin 2009

Le président Obama insulte les sionistes en montrant ses semelles à l’objectif d’un appareil photo alors qu’il est en conversation téléphonique avec l’actuel chef du gang sioniste, Benjamin Netanyahu.
L’article qui nous relate l’émoi des sionistes ainsi insultés nous explique que, dans la culture arabe, il est impoli de laisser voir les semelles de ses chaussures aux personnes qui nous entourent.
Certes, ceci est un des traits de l’étiquette arabe
mais pas seulement
Et en quoi les sionistes seraient-ils concernés par les règles arabes de l’étiquette, eux qui passent précisément leur temps à spolier et agresser les arabes en question ?
C’est que, nous dit l’auteur de l’article présenté ci-dessous, au bout de 60 ans d’existence, l’entité sioniste aurait intégré certains traits de la culture environnante.
Chacun sait que c’est faux et que nous sommes en face de la fabrication par les sionistes d’un grief supplémentaire à l’égard d’un Obama peu apprécié d’une bonne partie des leaders des terroristes sionistes. Juste histoire de faire croire qu’Obama représente une réelle menace pour les aspirations colonialistes juives en Palestine et d’adresser à ce dernier le signal qu’il a déjà dépassé les limites de ce que les autorités de Tel Aviv sont prêtes à accepter.

Pour conclure, nous rappellerons simplement qu’Obama n’a pas exhibé ses semelles à Netanyahu avec qui il n’était pas en visioconférence et que «il y a toujours une pluralité de signes de politesse, et qu’alors, un seul signe de défaillance (par exemple, montrer la semelle de ses chaussures) ne suffit à lui seul à générer du conflit)».


Des Israéliens insultés par une photo d’Obama
Par H. Arenstein, CBS (USA), 9 juin 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Mardi soir, des présentateurs israéliens d’informations télévisées ont interprété comme une «insulte» envers Israël une photo prise lundi dans le bureau ovale qui montre Obama parlant au téléphone avec le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

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Ils ont perçu l’incident comme ayant quelque ressemblance avec un incident de l’an dernier quand un journaliste irakien avait lancé une chaussure sur le président Bush à Bagdad. Dans le monde arabe, montrer la semelle de ses chaussures à quelqu’un est considéré comme une insulte.
Ce n’est pas forcément la façon juive de voir les choses, mais Israël se sent assez partie prenante du Moyen Orient après 60 ans [d’occupation, NdT] pour se sentir insulté également.
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S’agissait-il d’un message subliminal intentionnel de la Maison Blanche pour Netanyahu à Jérusalem, qui résiste ouvertement aux tentatives de M. Obama et de la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton de forcer Israël à stopper une fois pour toutes les actions de colonisation dans les territoires occupés ?
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Quoi qu’il en soit, cela nous montre l’état d’esprit en Israël. Ils se sentent acculés. Les réactions en dehors d’Israël reflètent ce sentiment.
s
Netanyahu prononce un discours dimanche, en partie en réponse à l’adresse lancée par M. Obama au monde arabe la semaine dernière au Caire.La télévision israélienne Channel One a rapporté que netanyahu s’est entendu dire mardi par un «officiel américain» à Jérusalem : « Nous allons changer le monde. Ne faites pas obstacle, SVP.»
s
Le reportage affirmait que les assistants de Netanyahu ont interprété cela comme une «menace.»Netanyahu a rencontré George Mitchell aujourd’hui pendant quatre heures à Jérusalem.
Le Département d’Etat a annoncé cet après-midi que Mitchell ferait étape à Beyrouth et à Damas après avoir achevé ses visites en Israël et auprès de l’Autorité Palestinienne.


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