Archive for the ‘holocauste’ Category

Plus jamais ça, salopes! Ou, leçon tirée de l’holocauste à Yad Vashem.

30 décembre 2010
Comme il a instrumentalisé l’antisémitisme au profit de son projet colonial en Palestine, le sionisme se sert aussi du souvenir des persécutions subies par les Juifs du fait du nazisme. Ce qu’on appelle holocauste ou shoah, c’est-à-dire le sort fait aux Juifs à cette époque fait l’objet d’une inculcation quasi-obligée dans nombre de pays et les autorités sionistes s’efforcent, comme il se doit, d’inculquer également cette « mémoire » dans les pays arabes.
Les Palestiniens ne sont pas exclus de ce programme et eux aussi sont invités à compatir aux malheurs de ceux qui les ont spoliés de leur patrie (même s’il n’y a pas d’identité entre les victimes du nazisme et la plupart des sionistes patentés.
Max Blumenthal nous parle par exemple de ce groupe de vieilles dames Palestiniennes qui vient de visiter le centre Yad Vashem dédié au génocide juif. Ces personnes âgées étaient venues à l’instigation d’une organisation fondée par une ressortissante sioniste dont le fils a été tué en combattant les Palestiniens. Elles étaient justement accompagnées de plusieurs ressortissantes sionistes ayant perdu un être cher dans des violences liées au conflit palestino-sioniste.
Palestiniennes en visite à Yad Vashem
Sans remettre en cause la sincérité des membres de l’association qui a fait l’invitation, force est de constater avec Max Blumenthal que la leçon holocaustique a tourné plutôt court puisque:

A l’entrée du musée, elles ont été entourées par un groupe de jeunes Juifs Israéliens qui les ont reconnues comme Arabes. « Sharmoutai, » leur ont crié à maintes reprises les jeunes Israéliens, utilisant le terme argotique arabe pour prostituées ou salopes.

L’assimilation des Juifs est une menace stratégique!

17 novembre 2010
Le taux de mariages mixtes chez les Juifs dans le monde ne cesse d’augmenter. Une information qui devrait donner à penser que décidément l’antisémitisme recule partout et que les vieux routiers de l’anti-racisme peuvent se dire qu’une affaire est en bonne voie de règlement.
Pourtant non, tout le monde ne se réjouit pas ainsi qu’on le comprend dès le début de la lecture de cet article du Yediot Aharonot qui nous alerte en parlant d’une étude inquiétante.
Inquiétante dans la mesure où ces Juifs mariés hors de leur groupe ethno-religieux tendraient à s’assimiler à la société où ils vivent, un véritable holocauste par le mariage.  Avec à la clef, une réduction, voire une disparition du potentiel migratoire juif  vers l’entité sioniste. Or cette dernière cherche désespérément à attirer des migrants désireux d’effectuer leur prétendu « retour » à Sion.
Le député sioniste Danny Danon qui s’exprime sur les conclusions d’une étude sur les mariages mixtes affirme sans ambages que:

« La crainte de l’assimilation des Juifs de la diaspora est une menace stratégique pour le maintien de l’existence d’Israël, »

Cette menace stratégique n’a pas seulement trait à l’aspect démographique que nous venons d’évoquer mais surtout à l’avantage politique que représentent bien souvent les communautés juives pour l’Etat sioniste.  Généralement bien représentées dans les associations (communautaires ou non), les partis politiques et la presse de leurs pays respectifs, elles sont en effet un atout stratégique de premier ordre pour l’Etat sioniste, une espèce de garantie que certains Etats n’iront pas trop loin dans le soutien aux Palestiniens et se garderont d’exercer de réelles pressions sur l’Etat voyou.
C’est ce genre de lecture que devrait méditer quelqu’un comme Mme Martine Aubry qui prend position, devant une assemblée communautaire, contre le boycott des produits de l’entité sioniste car il ne faut, dit-elle, pas importer le conflit du Moyen Orient.
Peut-être, mais la France, la Grande Bretagne etc, auraient peut-être dû se garder de régler leurs problèmes avec le judaïsme sur le dos des indigènes de Palestine.
 

Une étude inquiétante
Le taux de mariage mixte chez les Juifs de la diaspora atteint un niveau record

Les données présentées par le Centre de recherche et d’Information de la Knesset révèle une accroissement très important du nombre de mariages mixtes dans les communautés juives à l’étranger, avec une augmentation de plus de 200 % ces 50 dernières années.
par Kobi Nahshoni, Yediot Aharonot (entité sioniste) 17 nov. 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Assimilation – Une nouvelle étude révélée par le Centre de recherche et d’Information de la Knesset montre des taux élevés de mariages mixtes dans les communautés juives de la diaspora.

Pendant ces cinquante dernières années, le taux de mariage mixte chez les Juifs de la diaspora a augmenté de 200 %, en raison principalement d’une faiblesse de l’identité juive.
Ces résultats, issus d’une étude conduite il y a deux ans par le Centre, ont été présentés lundi pendant une audition devant la Commission parlementaire pour l’immigration, l’absorption et les affaires de la diaspora, dirigée par son nouveau président, le député Danny danon (Likoud).
« La crainte de l’assimilation des Juifs de la diaspora est une menace stratégique pour le maintien de l’existence d’Israël, » explique Danon.
Un des résultats les plus surprenants de l’étude montre que les taux de mariages mixtes chez les familles religieuses et non pratiquantes/croyantes (secular) sont presque identiques.

Alors qu’aux Etats Unis, 55 % des Juifs sont mariés à des conjoints non Juifs, les taux de mariages mixtes en Australie, au Canada et en Turquie fluctuent entre 25 % et 30 %.

Un taux de mariage mixte de 35 à 45 % a été observé chez les Juifs de la diaspora en France, en Grande Bretagne et en Amérique Latine.

L’étude révèle des chiffres beaucoup plus élevés en Europe orientale et dans l’ex Union Soviétique, où 65 % des Juifs sont mariés à des non Juifs, la Russie venant en tête de liste avec un taux de 75 % de mariages mixtes.

A l’opposé, le Mexique enregistre le plus faible taux de mariages mixtes avec seulement 15 % de Juifs se mariant hors de leur religion.

L’audition de la commission s’est faite en présence de représentants du Grand Rabbinat, de membres des mouvements du judaïsme réformé et conservateur, ainsi que de représentants de mouvements de jeunesse juifs, l’American Jewish Congress, l’American Jewish Committee et la Zionist Organization

Après les protocoles des sages de Sion…

10 novembre 2010

… le protocole d’Ottawa.


Ce protocole est spécifiquement dédié à la lutte contre l’antisémitisme qui reste une plaie tenace au Canada comme dans le reste du monde. Et il a été adopté pour conclure la deuxième conférence annuelle de la Coalition interparlementaire de lutte contre l’antisémitisme (CILA).
Curieusement, alors que cette conférence concernait strictement l’antisémitisme, le ministre de la Citoyenneté, de l’Immigration et du Multiculturalisme, Jason Kenney a cru bon de déclarer ce qui suit:
Par exemple, dans le cadre du protocole, on incite les dirigeants de groupes confessionnels à lutter contre la haine et la discrimination, y compris l’antisémitisme, ainsi que les gouvernements à réaffirmer leur appui envers la convention sur le génocide et à l’adopter; on encourage l’établissement d’un groupe de travail international chargé de reconnaître et de surveiller la présence de la haine sur Internet; on réclame l’élaboration d’un mécanisme global en vue de documenter tous les crimes haineux, y compris les crimes antisémites.
Jason Kenney parle de haine en général, dont l’antisémitisme et son propos est donc en contradiction flagrante avec le thème de la conférence ainsi qu’avec le suite de son propos:
le protocole s’inscrit dans les récentes initiatives du Canada : nous sommes devenus membre du Groupe de travail pour la coopération internationale en matière de sensibilisation, de commémoration et de recherche au sujet de l’Holocauste et nous avons lancé de nouveaux programmes en vue de promouvoir l’intégration des Canadiens de toutes origines et la cohésion sociale.
L’affaire concerne bien l’antisémitisme et l’holocauste en particulier dont le gouvernement canadien se promet d’oeuvrer à la sensibilisation, au canada comme ailleurs. C’est ce qu’on appelle avoir l’esprit prosélyte.
Vous ne direz que le ministre parle quand même  « de nouveaux programmes en vue de promouvoir l’intégration des Canadiens de toutes origines et la cohésion sociale. » Il n’est donc pas question que d’antisémitisme!
Et pourtant si, car il est en fait question d’éduquer les masses « de toutes origines » à l’holocauste et à l’incomparabilité de l’antisémitisme, c’est-à-dire de les transformer en adeptes de cette nouvelle religion commune de l’Occident.

Pour ceux qui n’ont pas compris, le premier ministre Stephen Harper expose les choses on ne peut plus clairement:

Voilà, Mesdames et Messieurs, l’objet de notre intervention d’aujourd’hui : notre détermination commune à confronter cette terrible haine. Le travail que nous avons entrepris, dans nos propres pays et en collaboration les uns avec les autres, est un signe d’espoir.
« Notre action commune est un signe d’espoir, tout comme l’existence et la persistance de la patrie juive. Et c’est ici que l’histoire sert non pas à nous alerter mais à nous inspirer.
Comme je l’ai dit à l’occasion du 60e anniversaire de la fondation de l’État d’Israël, Israël apparaît comme une lumière, dans un monde émergeant d’une obscurité profonde. Contre toute attente, cette lumière n’a pas été éteinte. Elle brille confortée par les principes universels de toutes les nations civilisées – la liberté, la démocratie et la justice.
En collaborant plus étroitement dans la famille des nations civilisées, nous affirmons et renforçons ces principes. Et nous déclarons notre foi dans l’avenir de l’humanité, dans la puissance du bien sur le mal.

Donc, rien de neuf : un faux plaidoyer humaniste vient remplacer un écrit antisémite apocryphe.

Le rabbin pas casher, la magnanimité de Bill Clinton , l’élection d’Hillary et, et….

26 juillet 2010
Il y a un peu de tout dans cet article: du politique avec le couple Bill et Hillary Clinton, du religieux avec un rabbin hassidique, du sionisme avec l’entité sioniste, de l’holocauste avec un survivant de l’holocauste et des actes délictueux qui réunissent le tout dans une escroquerie qui avait permis de soutirer des dizaines de millions de dollars à l’Etat fédéral.
Le rabin Avrum Friesel aura finalement rendu des comptes à la justice de son pays après des années de cavale qui avaient commencé dans l’entité sioniste. Le problème, c’est que quand c’est l’Etat fédéral qui est victime, même l’entité sioniste n’est plus un refuge aussi sûr qu’autrefois. Friesel a donc dû se replier à Londres d’où il a été finalement extradé vers les Etats Unis.
Ce que Friesel aurait dû savoir, c’est qu’en réalité il aurait mieux fait de ne pas quitter les Etats Unis, ce qui lui aurait permis de bénéficier, comme ses complices, d’une aimable dispense de peine accordée par M. Bill Clinton au dernier jour de son mandat pour remercier la communauté d’appartenance des condamnés d’avoir voté comme un seul homme pour … Mme Clinton aux sénatoriales. Qui a sollicité qui, l’article ne le dit pas.
En fuite, Friesel a donc été jugé postérieurement à cette largesse de M. Clinton tout comme le cerveau de l’escroquerie, un certain Chaim Berger, survivant de l’holocauste de son état, qui avait lui aussi eu la malencontreuse idée de fuir vers l’entité sioniste où il sera arrêté en 1998 avant d’en être extradé trois ans après, trop tard pour bénéficier du geste magnanime de Bill Clinton.
L’avis de recherche du FBI recommandait de ne pas tenter d’appréhender soi-même le rabbin Friesel qui doit être considéré comme « armé et dangereux »
Avrum Friesel
Le rabbin pas casher prend 27 mois pour avoir escroqué le gouvernement
par Bruce GOLDING, New York Post, 26 juillet 2010 traduit de l’anglais par Dkazaïri

Un rabbin qu’il faut bien qualifier de pas casher a été condamné ce matin à 27 moisde taule pour une fraude diabolique pour laquelle quatre de ses escrocs de complices ont pu retrouver la liberté après avoir vu leurs peines de prison commuées par Clinton qui était président à l’époque.

Le rabbin Avrum Friesel – qui a passé plus de onze années en cavale en Israël et en Grande Bretagne – a déclaré être « profondément honteux » d’avoir enfreint la loi civile américaine, ce qui signifie qu’il a aussi enfreint la loi religieuse juive.

« Je suis vraiment désolé pour les choses que j’ai faites qui n’étaient pas casher, » a déclaré Friesel, 57 ans, devant la tribunal fédéral de Manhattan.

Le professeur de religion à la barbe grisonnante s’est ensuite tourné pour sourire à la vingtaine de personnes venues le soutenir, vêtues de kippas en velours noir et du costume noir traditionnel hassidique.

Après son extradition de Londres l’an dernier, Friesel a plaidé coupable de participation à une combine pour escroquer plusieurs programmes gouvernementaux de dizaines de millions de dollars dans les années 1980.

L’escroquerie – montée par des dirigeants du village hassidique de New Square dans le comté de Rockland – avait permis d’obtenir frauduleusement plus de 10 millions de dollars de bourses Pell pour des étudiants non éligibles d’un séminaire de Brooklyn, et aussi d’escroquer l’administration d’aide aux petites entreprises (Small Business Administration) et le programme fédéral Section 8 d’aide au logement.

La juge Barbara Jones s’est écartée des normes du code pénal qui prévoient jusqu’à 41 mois de prison eu égard au rôle relativement mineur de Friesel dans l’escroquerie et à ses antécédents de travail auprès d’enfants handicapés.

Elle lui a aussi ordonné de payer plus de 11 millions de dollars au titre de la restitution [de l’argent escroqué].

Seulement 26 000 dollars sur le total de l’argent volé ont été remboursés, a déclaré le procureur Daniel Levy.

Quatre co inculpés avaient été condamnés en 1999 mais avaient vu leurs condamnations commuées par le président Clinton au dernier jour de son mandat en 2001, peu de temps après que son épouse Hillary Rodham Clinton ait raflé presque toutes les voix à New Square lors de son élection au Sénat des Etats Unis.

Une enquête subséquente du bureau du procureur de Manahattan n’avait décelé aucune malversation.

Le cerveau derrière cette escroquerie – Chaim Berger, un survivant de l’holocauste et fondateur de New Square – est mort en 2004 alors qu’il purgeait une peine de six ans de détention.

Un septième inculpé, Nathan Adler, reste en fuite.

La danse d’Auschwitz va-t-elle faire un buzz?

12 juillet 2010

A la différence de la vidéo des soldats sionistes filmés en train de danser à Hébron, la vidéo dont il est question un peu plus loin a comme qui dirait du mal à faire un buzz. Elle ne manque pas d’intérêt pourtant car on y voit un survivant de l’holocauste en train de s’éclater avec sa famille et de danser dans des lieux qui incitent franchement à la gaieté comme Auschwitz ou Dachau.
Non, pas de buzz et pas un journal français pour en parler; à la différence de l’histoire de ces deux Canadiens interpellés pour avoir volé des clous sur l’ancienne voie ferré qui desservait le camp d’Auschwitz. 
La vidéo est à la fin du post.
 
Colère après le tournage par une juive australienne d’une vidéo de sa famille chantant ‘I will survive’ lors d’une visite à Auschwitz
Daily Mail (UK) 12 juillet 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

 
Une australienne a diffusé sur internet une vidéo de sa famille en train de danser et de chanter sur le succès de Gloria Gaynor ‘I will Survive’ [Je survivrai] pendant une visite au camp de la mort d’Auschwitz en Pologne.

Jane Korman, qui est juive, a diffusé la vidéo de son père Adhok, 89 ans – qui a survécu à l’holocauste – et de ses trois enfants entrain de danser sur ce tube à l’intérieur du tristement célèbre centre d’extermination où près de 1,1 million de personnes ont été tuées pendant la deuxième guerre mondiale.
   
A un moment, on voit son père vêtu d’un t-shirt avec ‘I will survive’ écrit sur le devant.

Insensible: Jane Korman a posté une séquence avec sa famille en train de chanter et de danser ‘I will Survive’ de Gloria Gaynor devant Auschwitz
 
Mme Korman s’est défendue contre les accusations de mauvais goût et a affirmé que l’enregistrement était ‘une célébration de la vie et de la survie.’
Elle a déclaré: ‘Je voulais faire un travail artistique qui donne une interprétation neuve de la mémoire historique.’

La vidéo, postée dans YouTube montre la famille Korman en train de danser devant l’inscription ‘Arbeit Macht Frei’ – Le travail rend libre -, une synagogue polonaise, le camp de concentration allemand de Dachau, le camp de concentration tchèque de Theresienstadt et un mémorial à Lodz en Pologne, dédié aux victimes du ghetto nazi.

Mais l’enregistrement a suscité de la colère chez beaucoup de ceux qui ont survécu aux horreurs du camp et des organisations néo nazies l’ont inséré dans leurs sites web.


Mme Korman dit que sa vidéo est une affirmation ‘neuve’ de la mémore historique
 
 Colère: la vidéo inclut aussi des séquences de la famille dansant devant le camp de concentration de Terestenstadt en république Tchèque

Kamil Cwiok, 86 ans, n’était qu’un enfant quand il a été arrêté avec sa famille par les nazis. La plus grande partie de sa famille a péri dans les chambres à gaz d’Auschwitz.
Il affirme: ‘Je ne vois pas en quoi cette vidéo est une marque de respect pour le million qui n’a pas survécu, ni pour ceux qui ont survécu.
‘Elle rend triviales les horreurs qui ont été commises là bas.’

Mme Korman a ajouté: « C’est peut être irrespectueux, mais il (son père) dit « nous dansons, nous devrions danser, nous fêtons notre survie et les générations après moi » – la génération qu’il a engendrée.
‘Nous affirmons notre existence.’

La vidéo montre aussi la famille dansant au camp de concentration de Dachau, devant une synagogue en Pologne et devant un mémorial à Lodz
 
 La famille porte des maillots blancs avec ‘I will survive » écrit sur le devant
La vidéo, qui a été présentée dans une galerie d’art en Australie a également été reprise par des sites web néonazis.
 
Un commentaire dit: « Voyez, les Juifs dansent encore à chaque coin. On n’en a pas fini avec eux, on les finira dans le prochain holocauste.’

 
Mme Korman dit que sa mère – qui a aussi survécu aux chambres à gaz – avait refusé d’aller en Pologne où se trouve le camp de la mort parce qu’il rappelle « trop de mauvais souvenirs.’


A moi l’argent de la shoah

8 juillet 2010

Certains devront trouver d’autres ressources pour aller en vacances ou changer de voiture. En effet, un organisme allemand qui s’occupe d’indemniser des « survivants de l’holocauste » (juifs par définition) a découvert récemment l’existence d’une fraude aux indemnisations dont le montant reste inconnu mais se chiffre en million de dollars. Peut-être 7 millions nous dit-on.
Si on comprend bien l’article de The Jewish Week, l’organisme allemand ne verse pas directement les fonds dont il dispose aux bénéficiaires mais transite par un autre organisme (juif) non gouvernemental nommé Claims Conference. C’est la Claims Conference qui semble instruire les dossiers, vérifier que le demandeur est bien juif (condition première) et éligible en termes de lieu de résidence à l’époque du Reich nazi, de préjudice subi.
Comme l’organisme allemand est basé aux Etats Unis, de même que la Claims Conference, c’est le FBI qui mène l’enquête suite à la plainte déposée par la Claims Conference justement.
A mon avis, l’enquête débouchera sur quelques surprises compte tenu de la moralité douteuse de bon nombre de ceux qui encadrent la dite Claims Conference. C’est d’ailleurs vers une piste interne à la Claims Conference que s’orientent les investigations de la police.
Déjà, en 2006, certaines mauvaises langues demandaient: « Où est passé l’argent de la shoah? »
Le site web de la Claims Conference ne pipe en tout cas pas mot sur cette affaire (aucun journal non spécifiquement juif non plus).
 
 
Exclusif: le FBI élargit son enquête sur des fraudes à la Holocaust Claim Conference
par Stewart Ain, The Jewish Week (USA) 5 juillet 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri
 
Le FBI a élargi son enquête sur des demandes d’indemnisations présumées frauduleuses pour la période de l’holocauste qui auraient escroqué des millions de dollars au gouvernement allemand, a appris The Jewish Week.
 
La fraude a été découverte en décembre à New York par la Conference on Jewish Material Claims Against Germany, qui traite au nom du gouvernement allemand des demandes d’indemnisations pour des survivants de l’holocauste. Elle a immédiatement contacté les autorités fédérales, dont le FBI. La fraude concernait au départ des demandes d’indemnisation soumises au Hardship Fund mais s’étend maintenant à l’Article 2 Fund, un dispositif de pensions de retraite qui a été victime d’une fraude portant sur peut-être 7 millions de dollars sur les dix dernières années. Les deux enquêtes sont en cours et les pensions Article 2 de plus de 200 personnes ont été suspendues mardi dernier. Ces personnes ont eu connaissance par courriel certifié que les autorités étaient informées qu’elles étaient soupçonnées de fraude et qu’elles devaient restituer tout l’argent qu’elles avaient reçu ou déposer un recours dans les 90 jours.
 
Le Hardship Fund a été fondé en 1980 pour indemniser les Juifs qui avaient été forcés de fuir vers l’est pendant l’holocauste et étaient restés dans les pays du bloc soviétique après la guerre, les privant des réparations allemandes. Trois des dix employés chargés d’instruire les réclamations auprès du fond ont été licenciés en février, et la Claims Conference a indiqué qu’à l’époque on ignorait s’ils étaient complices de la fraude.
 
La Claims Conference dit qu’on considère que la fraude a impliqué au moins 100 demandeurs, chacun ayant reçu un paiement unique d’environ 3 500 dollars. Elle dit que toutes les demandes d’indemnisation concernaient des hommes et des femmes qui affirmaient avoir vécu dans l’ex Union Soviétique pendant la deuxième guerre mondiale et qui résident maintenant à Brooklyn.
 
Roman Kent, trésorier de la Claims Conference, a affirmé lundi qu’aucune arrestation n’avait encore été effectuée mais que l’enquête du FBI se poursuivait, « il est devenu de plus en plus évident qu’il [le montant de l’argent impliqué] pourrait être supérieur à celui estime initialement. »
 
« Je n’ai pas de chiffres définitifs, » a déclaré Kent au sujet de la somme escroquée. « Nous coopérons pleinement avec le FBI et d’autres services. Ils savent quoi faire et ce qu’il faut chercher, ils veulent trouver les véritables coupables. »
 
En février, Gregory Schneider, le vice président exécutif de la Claims Conference, insistait pour dire que « pas un sou n’avait été pris aux survivants de l’holocauste. »
 
« Ceci est l’œuvre de personnes très sophistiquées ou d’une organisation dont le but est d’escroquer, » a-t-il dit. « Et le fait que ça ait trait avec les survivants de l’holocauste le rend encore plus dégoûtant. »
 
Schneider a indiqué aussi avoir ordonné que pendant l’enquête, ni le bureau de New York, ni les autres bureaux de traitement des demandes en Allemagne et en Israël ne payent les indemnités du Hardship Fund en décembre, janvier et février. En conséquence, 4 500 indemnités n’ont pas été payées.
 
Ce chiffre a augmenté depuis parce que Kent ct Julius Berman, président de la Claims Conference, ont indiqué que seules des indemnisations triées sur le volet ont été payées depuis.
 
« Nous n’avons réglé que les indemnités dont sous étions sûrs, » a-t-il dit, ajoutant qu’il n’en connaissait pas le nombre.
 
Kent a déclaré que le gouvernement allemand avait été informé de la fraude.
 
La Claims Conference a assisté à un accroissement des demandes auprès du hardship Fund après un important et récent élargissement du programme pour inclure les Juifs qui se trouvaient à Leningrad à n’importe quel moment pendant les 900 jours de siège de la ville par les nazis – de septembre 1941 ) janvier 1944. L’Allemagne a payé 7 000 indemnités en 2008 et 18 000 l’an dernier. Après le reportage de Jewish Week en février sur l’enquête fédérale pour fraude, le nombre de nouvelles demandes a diminué de manière appréciable.
 
Il n’y a pas de date limite pour déposer une demande d’indemnisation, et ceux qui dont une demande précédente a été rejetée parce qu’ils ne satisfaisaient pas à tous les critères du gouvernement allemand peuvent faire une deuxième demande.
 
Pour moi personnellement, en tant que survivant et personne qui fait partie de la Claims Conference, je trouve vraiment dégoûtant que quiconque essaye de faire main basse sur l’argent prévu pour les survivants, » affirme Kent. « C’est désagréable et je dirai que, pour notre part, nous coopérons pleinement avec les autorités fédérales. Plus tôt ce sera terminé et qu’on aura découvert les personnes derrière ça, mieux ce sera pour tout le monde; nous n’avons pas encore de certitude sur où ça va se terminer. »

 

Hasbara, lobby sioniste, Turquie et génocide arménien

23 juin 2010

Dans les commentaires qui apparaissent sur ce blog, nous voyons en temps réel l’évolution de l’argumentaire de la hasbara sioniste. C’est le même argumentaire, concocté par les parrains de la hasbara, qui nous est resservi par des exécutants dociles. Vous trouverz les mêmes thèmes et les mêmes arguments en Belgique, en Angleterre, au Canada, en Espagne, aux Etats Unis etc. Les internautes sionistes qui se chargent de mon blog, après avoir en effet utilisé les Bahais d’Iran pour étayer leurs arguments, s’en prennent maintenant à la Turquie, en particulier au traitement que son gouvernement ferait subir aux Kurdes. Or ce traitement leur indifférait jusqu’aux prises de position du premier ministre Turc puis à l’assaut contre la flottille pour Gaza et ce qui s’en est suivi au plan politique entre Ankara et les chefs du gang sioniste. Oui, car aujourd’hui encore, la coopération militaire entre Ankara et Tel Aviv se poursuit à un rythme moindre avant peut-être de se terminer. Il est cependant presque certain que la Turquie ne sera plus un des principaux débouchés de l’industrie sioniste d’armement.
Cette référence aux Kurdes relativement à la Turquie nous dit tout sur la mentalité sioniste Pour les sionistes, ne compte que ce qui est conforme à leurs intérêts, ils sont dénués de principes et prompts à l’amnésie quant à leurs agissements : ils ont déjà oublié leurs longues années de coopération étroite avec la Turquie, oublié leur coopération avec la dictature argentine, oublié leurs étroites relations sur les plans politique et militaire avec le régime d’apartheid. Nietzsche disait je crois que l’amnésie caractérisait le surhumain. Mais les sionistes ont une amnésie fort sélective et sont, quand il s’agit de leurs intérêts d’une rancune tenace. Et somment le monde entier de se souvenir. De quoi au juste?.

Aux Etats Unis, les sionistes sont en train de ressortir le dossier du génocide arménien. En effet, après avoir longtemps contribué activement aux efforts des autorités turques pour contrecarrer l’adoption d’une résolution du Congrès des Etats Unis, le lobby sioniste est en train de retourner sa veste et va peut-être plaider pour que cette résolution soit adoptée. Les dirigeants du lobby font déjà assaut de déclarations sincèrement hypocrites sur leur revirement. Or, ce revirement ne tient absolument pas au fait que les sionistes auraient ouvert les yeux sur la souffrance de l’Autre, il témoigne simplement de la dégradation des relations avec la Turquie. Nous verrons comment le lobby sioniste va finalement se positionner sur cette affaire, cela dépendra évidemment de l’état des relations du gang sioniste avec Ankara, mais ce qui est sûr, c’est que si le lobby sioniste fait finalement pression pour une reconnaissance américaine du génocide arménien, même les membres les plus atlantistes de l’élite politique turque l’interpréteront comme un casus belli qui aura des conséquences irrévocables.

En attendant de voir comment cette affaire va évoluer, je cous propose cet article d’un journaliste Américain d’origine arménienne et ses déboires avec le lobby sioniste quand il s’est mis en tête de faire un papier sur le pacte entre les autorités turques et le régime sioniste au sujet du génocide arménien.

 
Soudain, le lobby israélien découvre le génocide arménien
J’avais essayé une fois de dénoncer le déni du génocide arménien par le lobby israélien – et j’avais dû quitter mon job.
par Mark Arax, Salon.com (USA) 16 juin 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri
 
Certains des plus puissants dirigeants de la communauté juive américaine ont récemment franchi une étape vers la reconnaissance du génocide arménien de 1915 commis par la Turquie ottomane.
 
A première vue, cela semble banal. En tant que victimes de l’holocauste, on pouvait s’attendre à voir les Juifs aux côtés des Arméniens et de leur tragédie. Après tout, les massacres et les marches de la mort à travers l’Anatolie dans les heures sombres de la première guerre mondiale devinrent un modèle pour Hitler lui-même.
 
Mais cette reconnaissance soudaine du génocide arménien marque en réalité un revirement sans vergogne de la part des grandes organisations juives américaines. Pendant des dizaines d’années, elles ont aidé la Turquie à occulter son passé meurtrier. Chaque année, le lobby israélien aux Etats Unis a joué un rôle discret mais essentiel en faisant pression sur le Congrès, le Département d’Etat et les présidents successifs pour empêcher l’adoption de simples résolutions du Congrès pour commémorer le million et demi de victimes arméniennes.

Ce n’est pas bien de nier le génocide, concèdent-elles maintenant, mais elles l’avaient fait pour Israël. Elles l’avaient fait par gratitude envers la Turquie, seul et unique allié musulman d’Israël.

Le jeu a changé maintenant. Israël et la Turquie sont coincés dans une querelle au sujet de la flottille pour les Palestiniens qui a été interceptée en haute met par Israël. La Turquie est scandalisée par le meurtre de neuf de ses ressortissants à bord. Israël est outrée qu’un pays avec un passé comme celui de la Turquie ose juger de la moralité de l’Etat juif.
 
Le génocide arménien est donc devenu une nouvelle arme entre les mains d’Israël et de ses partisans aux Etats Unis, un moyen de menacer la Turquie, des représailles entre connivents: Hé, la Turquie, si tu veux jouer au méchant avec Israël, si tu veux nous donner des leçons sur les violations des droits de l’homme, nous pouvons facilement aller dans l’autre direction sur le génocide arménien. Fini d’arpenter les couloirs du congrès pour défendre votre cause honteuse.
 
Si je donne l’impression d’être cynique avec tout ça, c’est peut-être que c’est le cas.

Printemps 2007, j’avais écrit un article qui révélait comment le déni du génocide avait fait l’objet d’un vilain petit pacte entre la Turquie et Israël avec son lobby aux Etats Unis.
 
Cet article, ainsi qu’il s’est avéré par la suite, fut mon dernier article pour le Los Angeles Times, le seul dans mes vingt ans de carrière être éliminé à la veille de sa publication.
Trois ans après, je peux encore m’entendre en présenter les contours à un de nos chefs de rédaction du bureau de Washington.

Des dissensions sur le déni du génocide commencent à apparaître à l’intérieur de la communauté juive. Si vous écoutez attentivement, vous pouvez entendre les frémissements d’un débat.

 D’un côté, se trouvaient les conservateurs, les lions dévoués au Likoud dans les grandes organisations juives qui se faisaient les champions des vertus de la Turquie, le premier pays musulman à reconnaître formellement Israël. Tant qu’Ankara continuait à coopérer avec Israël pour des exercices militaires et à acheter de l’armement israélien, elle méritait un traitement particulier. Israël elle -même avait adopté officiellement une politique de négation du génocide arménien. Ses partisans aux Etats Unis étaient obligés de faire de même.
 
De l’autre côté se trouvaient des Juifs plus progressistes qui ne pouvaient encaisser l’idée que des survivants de l’holocauste œuvrent avec autant de diligence pour effacer la mémoire du génocide d’un autre peuple. Comment des dirigeants Juifs dont tous les sens étaient tournés vers la détection de négateurs de l’holocauste parmi nous, qui étaient allés au bout du monde pour pourchasser les comparses d’Hitler peuvent-ils maintenant s’engager aux côtés des patrons du génocide?
 
C’était le genre d’hypocrisie qui faisait sonner le vœu « Plus jamais ça » comme quelque chose d’exclusif, un abri réservé à certains.
 
Mon chef d’agence était intrigué. Il avait un sujet important et d’actualité qu’aucun journal ou magazine n’avait traité. Le fait que j’étais le petit fils de survivants du génocide arménien ne semblait pas avoir suscité en lui de quelconques réticences. Au contraire, mon origine ethnique me donnait une connaissance utile des problèmes et des acteurs.
 
Je savais que des spécialistes du domaine des études sur l’holocauste considéraient le génocide arménien comme un antécédent aux échos effrayants. Et des universitaires Juifs condamnaient ouvertement la longue campagne de dénégation de la Turquie, la voyant comme ma poursuite psychologique du traumatisme lié au génocide.
 
Mais ces mêmes universitaires sont majoritairement restés silencieux quand on en venait au rôle en coulisses d’Israël et de son lobby aux Etats Unis – l’Anti-Defamation League, l’ American Israel Public Affairs Committee, les think tanks néoconservateurs et les faucons de l’administration Bush – jouaient leur rôle dans ce déni.
 
C’est l’histoire que je voulais raconter au moment où la loi de commémoration devait passer en commission ce mois d’avril là – le mois au cours duquel les Américains commémorent leurs martyrs.
 
La seule condition de mon chef d’agence était qu’aucune interview ne soit non sourcée. « Des sources non nommées ne marcheront pas dans ce cas, » avait-il dit.
 
Je me suis rendu à Wilshire Boulevard pour taper à la porte du consulat de Turquie. Le diplomate en poste, un homme poli en costume trois pièces, s’est demandé comment les événements de 1915 pouvaient constituer un génocide si, en tant qu’Arménien, je me trouvais littéralement debout devant lui.
 
« Donc vos deux grands parents ont survécu, hein » m’avait-il dit sur un ton accusateur.
 
Je me suis mis à la recherche de Yair Auron, le professeur de l’Open Universiy d’Israël qui avait écrit ce livre fondateur de 2003, « The Banality of Denial: Israel and the Armenian Genocide. »

Il l’avait écrit empli de honte, avait-il dit. « Le déni du génocide arménien dans la diaspora juive est étroitement associé à la politique de déni en Israël. Ce n’est rien moins qu’une trahison de l’héritage moral de l’holocauste. »
 
Je suis alors allé voir les hypocrites et les négationnistes qui trônaient à la tête des grandes organisations juives américaines. Aucun n’a été aussi direct qu’Abraham Foxman, le responsable de l’Anti-Defamation League à New York. Le génocide arménien était devenu son bâton bien pratique pour maintenir la Turquie dans le droit chemin.
 
Foxman venait juste de rentrer d’une réunion avec des dirigeants militaires et politiques Turcs pour discuter des pressions sur le Congrès, le Département d’Etat et le président Bush pour éviter une fois de plus l’adoption d’une résolution sur le génocide.
 
« Notre centre d’attention est Israël, » avait-il expliqué. « Si aider la Turquie sert Israël, alors c’est ce que nous nous chargeons de faire. »
 
Mais une telle ligne de conduite aurait dû être très inconfortable pour un dirigeant juif quand il est question de génocide.  
« Etait-ce un génocide? » avait-il dit. « C’était la guerre. Les choses deviennent embrouillées. »
 
Il doutait que l’adoption d’un texte au Congrès puisse aider à « réconcilier » les différences entre Turcs et Arméniens, comme si tout ça n’était qu’une dispute conjugale qui avait besoin d’un retour au calme.
 
« Les Turcs et les Arméniens ont besoin de revisiter leur passé. La communauté juive ne devrait pas être l’arbitre de cette histoire. Et je ne crois pas que le Congrès des Etats Unis devrait l’être non plus. »
 
Il tirait ses arguments directement du script turc. J’ai carrément dû revisiter son site web pour m’assurer que l’ADL était toujours préoccupée par la lutte non seulement contre l’antisémitisme mais aussi contre la « bigoterie et l’extrémisme » et pour « garantir une justice et un traitement équitable pour tous. »
 
J’ai remarqué que le génocide avait déjà bien été documenté dans sa réalité par de nombreux historiens éminents. Et que le Congrès reconnaît l’histoire de toutes sortes de peuples. Des résolutions commémorent les victimes de l’holocauste par exemple.
 
« Vous ne sous-entendez pas que le génocide arménien est la même chose que l’holocauste, n’est-ce-pas? »

J’ai essayé de faire le parallèle qu’ont tracé les historiens, mais Foxman l’a perçu comme un affront. Le caractère unique de l’holocauste était dévalué par les Arméniens qui cherchaient à lui monter sur le dos.
 
Etes-vous Arménien? » m’avait-il finalement demandé.
 
« Aurait-ce de l’importance si c’était le cas? » avais-je répondu. « Des journalistes noirs s’intéressent aux droits civiques. Des journalistes Latino parlent de l’immigration. Des journalistes Juifs écrivent sur les négateurs de l’holocauste. Nous sommes journalistes. »

J’ai écrit l’article et je l’ai transmis. Mon chef d’agence à Washington était satisfait. Il avait atterri sur la maquette du weekend, en bon candidat pour la une.
 
Le weekend vint puis passa, mais l’article ne parut pas. J’appelais le chef d’agence pour lui demander s’il y avait un problème. Il était désolé de dire que l’article avait été exécuté – sur un ordre de dernière minute du rédacteur en chef.
 
« Mais pourquoi? » avais-je demandé.
 
« Votre partialité, » avait-il dit
 
« Ma partialité? »

 Ca m’a alors frappé. Alors même que le journal présentait un autre de mes articles pour le prix Pulitzer pour cet article j’étais un Arménien.

 L’explication officielle était un modèle du genre. Le rédacteur en chef disait que je n’étais pas un journaliste objectif parce que j’avais une fois signé une pétition affirmant que le génocide arménien était un fait historique.
 
Je n’ai jamais signé une telle pétition. Mais si je l’avais fait, en quoi aurait-ce été la preuve d’un biais? Notre propre livre de règles de conduite au Times admettait le génocide comme un fait historique.
 
« Diriez-vous à un journaliste juif qu’il ne devrait pas écrire sur le déni de l’holocauste parce qu’il croit que l’holocauste est un fait? avais-je demandé.
 
Sa réponse fut de réaffecter mon article à un collègue qui couvrait le Congrès à Washington. Le fait que ce reporter était juif – et que l’article traitait de la négation juive du génocide – se semblait pas gêner le rédacteur en chef. La collègue, qui n’a peut-être pas eu le choix dans cette affaire, a vidé mon article de sa substance. Quand il en a eu terminé, il n’était plus du tout question du négationnisme juif.
Après un vilain combat public, j’ai démissionné du journal. Le rédacteur en chef sera par la suite poussé vers la porte de sortie quand une enquête interne démontra que mon article était factuel et sans parti pris.

Ces jours ci, je suis un observateur plus qu’attentif de la nouvelle guerre froide qui s’est déclenchée entre la Turquie et Israël est ses partisans.
Que dire de ce rush des dirigeants Juifs – depuis l’American Israel Public Affairs Committee à Washington jusqu’à un conseiller municipal de Los Angeles nommé Jack Weiss – qui ces dernières semaines ont admis leur rôle dans le déni du génocide?
« Franchement, ce n’était pas convenable de la part des Juifs compte tenu que nous avons également été victimes d’un génocide, » écrit Weiss dans un article peu élégant paru dans the Jewish Journal.
Comment rendre compte de ces confessions soudaines? Un accès de remords? Une purification de l’âme? J’ai peur que non. Ce ne sont pas du tout des confessions. Au contraire, ce sont des rappels de la dette de la Turquie envers Israël – et elles viennent dans un élan agressif.

La semaine dernière, quatre professeurs Juifs des universités Georgetown et Bar-Ilan ont exhorté le premier ministre Israélien Benjamin Netanyahou à reconnaître officiellement le génocide arménien. Pends ça dans les dents, Turquie!
Quelle sera la réaction d’Ankara? La peur d’une reconnaissance du génocide, qu’elle considère comme une question de sécurité nationale, amènera-t-elle finalement la Turquie à adoucir ses accusations d’apartheid contre Israël et à redevenir un allié accommodant?
 
Et que dire des Arméniens et de leur lobby? Ne sont-ils pas coupables d’avoir observé passivement l’agression contre la flottille et de penser maintenant que les vents de la géopolitique tournent en ce moment en leur faveur? Deviendront-ils les intimes de ces dirigeants Juifs soudainement désireux de s’emparer de leur génocide? Ou leur diront-ils « merci, mais c’est non » pour s’associer à la Turquie en faveur de la cause palestinienne?

Nous le saurons seulement en avril, quand la résolution sur le génocide reviendra au Congrès.

 
Mark Arax est l’auteur de plusieurs livres dont son tout dernier, « West of the West. »

Qu’est-ce que tu vends Abraham? Quoi, du "savon de l’holocauste"?

27 mars 2010
Je pensais pouvoir me dispenser de traduire cet article parce que la presse canadienne francophone évoque aussi cette information. Seulement, l’article publié en français omet certains détails importants, par exemple qu’Abraham Botines,  le commerçant incriminé, est lui-même de confession juive, un Juif d’origine espagnole peut-on lire. Ensuite que le dit commerçant ne propose pas seulement une savonnette confectionnée à partir de graisse humaine mais aussi une tresse de cheveux supposée provenir d’un camp de concentration nazi.
Botines est au mieux un petit filou qui trompe son ennui en vendant de fausses reliques mais cette fois il rique d’avoir des ennuis car il a le B’nai Brith et d’autres organisations juives sur le dos. C’est que sa savonnette jette un trouble certain parce qu’il est désormais de notoriété publique que les nazis n’ont pas procédé à la fabrication de savon à partir de graisse humaine, extraite de cadavres de juifs notamment. L’article nous dit certes que les nazis auraient procédé à des expérimentations de fabrication sans passer cependant à l’échelle industrielle. Mais contrairement à ce qui nous est affirmé ici, il n’existe aucune véritable preuve à ce sujet. D’un point de vue logique, il semble difficile de collecter suffisamment de graisse sur des corps de personnes le plus souvent extrêmement amaigries par les privations et le travail forcé.
La réalité des camps de concentration était bien assez affreuse pour qu’il soit inutile d’en rajouter.
Alors si vous n’avez pas l’esprit assez macabre pour collectionner des savonnettes de ce genre mais que vous aimez collectionner les casques ou les uniformes nazis, une seule adresse pour vous, le marché aux puces de Tel Aviv.

Le commerçant justifie la vente de « savon de l’holocauste »
par CBC News (Canada) 26 mars 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

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La police de Montréal indique qu’elle va procéder à des vérifications et discuter aves les organisations juives locales avant de décider d’enquêter sur un magasin qui vend une barre de savon dont le commerçant prétend qu’elle est faite à base de graisse de victimes de l’holocauste.
Le propriétaire de ce magasin d’articles de collection de Montréal justifie sa décision de vendre une barre de savon qu’il présente comme fabriquée à partir de la graisse de victimes de l’holocauste.

Des organisations juives de Montréal dénoncent ce magasin du quartier Plateau-Mont-Royal où la barre de savon de couleur beige est exposée.

Un svastika est gravé sur la savonnette présentée dans une boîte en verre avec une étiquette qui indique « Pologne 1940. »

Abraham Botines, un Juif d’origine espagnole qui exploite cette curieuse boutique depuis 1967 reconnaît ne pas savoir si la savonnette est réellement faite à partir de restes humains.

« J’ai 73 ans et je collectionne des objets de l’holocauste et de la seconde guerre mondiale parce que j’appartiens à cette époque, » a déclaré Botines à The Canadian Presse au cours d’un entretien vendredi dans le magasin encombré.

« Dans ma vie, j’ai eu beaucoup d’objets curieux – c’est-à-dire des choses qui sont difficiles à trouver… et mes objets à moi, mes enfants, ils n’ont aucun intérêt. »
Mais Botines dit tout net qu’il vend des objets de collection et non une idéologie odieuse.

Après l’arrivée de journalistes sans son magasin vendredi matin, la savonnette controversée a été mise à l’abri des regards.

Botines dit qu’elle ne pourra être vue maintenant que par des collectionneurs séreux.

« C’est ma savonnette et je suis libre d’en faire ce que je veux, » dit-il.

La plupart des spécialistes de l’holocauste affirment que les histoires qui ont circulé pendant des années sur la production de masse par les nazis de savon à partir des restes de Juifs et d’autres qui ont péri dans les camps de concentration sont fausses même s’il existe des preuves que les nazis ont testé la fabrication de savon à partir de restes humains.

Les organisations juives ont néanmoins été irritées par la découverte de ce savon, évoquée pour la première fois par CBC News.

Vrai ou faux, ce savon est un scandale et « cette personne, et d’autres comme lui, ne contribuent en aucune façon à la préservation de l’histoire, » affirme Alice Herscovitch, directrice de l’Holocaust Centre de Montréal. « A mon sens, la vente d’objets qui glorifient le nazisme et la haine n’apporte rien. Ils ne nous aident certainement pas à nous souvenir. »

L’idée est aussi dégoûtante, dit-elle.

« Ce sont des articles qu’on ne devrait pas trouver dans le commerce, promuvoir par la vente. »

Tresse de cheveux à vendre

La vente d’articles ornés d’un svastika n’est pas illégale au Canada, contrairement à la vente de savon fait à partir d’ingrédients humains, déclare Anita Bromberg, chef du service juridique de B’nai Brith Canada.

Affirmer une telle chose à propos d’une savonnette, si cela s’avère faux, est également illégal car c’est une fraude, ajoute-t-elle.

« C’est tout simplement profondément insultant, » déclare Bromberg qui travaille à Toronto. « Je ne peux même pas imaginer que quelqu’un puisse même faire semblant de dire qu’il collectionne ça pour son intérêt historique. »
Botines vend aussi une tresse de cheveux étiquetée comme provenant d’un « camp d’extermination » nazi.

Il affirme qu’il ne vendrait aucun de ces articles à un néo-nazi.

Vendredi, la police de Montréal a indiqué qu’elle vérifierait les faits avec les organisations juives locales avant de décider de l’éventuelle ouverture d’une enquête.

« Il est très important de valider d’abord l’information, » explique le commandant Paul Chablo, de la police de Montréal. « C’est une chose de dire que cet objet est mis en vente, [mais] est-ce que c’est seulement vrai?… S’il y a quelque chose de vrai là dedans, bien sûr que nous voudrons ouvrir une enquête. »

Une enquête comprendrait une analyse du savon en laboratoire, précise Chablo.

Un bon exemple de pédagogie de l’holocauste.

12 mars 2010
Je l’ai déjà dit sur ce blog, le fait d’appeler « shoah » ou « holocauste » l’action barbare des nazis qui a consisté à déporter et exterminer des Juifs pendant la seconde guerre mondiale n’est pas indifférente à notre compréhension de ce phénomène, extraordinaire par son ampleur, mais tristement ordinaire quant à la rationalité qui la sous-tendait.
Les termes « Shoah » ou « holocauste » non seulement circonscrivent cette tragédie exclusivement aux Juifs, occultant les Tziganes par exemple sous peine de dévaluation de l’holocauste (dixit Elie Wiesel) mais excluent l’approche de ce phénomène en termes socio-historiques en le transformant en notion religieuse.
D’où la difficulté d’appréhender ces événements en terme historique à l’école qui se trouve confrontée à une impossibilité: transmettre en termes rationnels une expérience de type sacré. Et l’inefficacité notoire de la pédagogie traditionnelle de « l’holocauste » ou de la « shoah, » ainsi qu’en ont témoigné à plusieurs reprises les ricanements ou autres comportements inattendus de la part d’élèves dûment expédiés en pèlerinage à Auschwitz par leurs établissements scolaires.
Les professeurs vraiment consciencieux sont donc amenés à faire preuve d’imagination pédagogique. Une imagination dont font parfois les frais les élèves ainsi qu’en témoignait l’histoire de cette jeune fille (juive justement) que son professeur voulait contraindre à porter une étoile jaune, au grand dam de sa famille. Ou encore ce jeu de rôles aberrant mis en place par une institutrice d’une petite ville anglaise.
Shocking, me direz-vous. Certes, mais ce jeu de rôles n’est en fait rien d’autre que la seule pédagogie efficace d’un phénomène situé désormais dans l’ordre du religieux. Et il doit être rapproché de certaines pratiques religieuses comme les crucifixions volontaires aux Philippines ou l’auto-flagellation chez les Chiites.
d
Royaume Uni: des enfants ‘retirés à leurs familles’ dans un ‘jeu de rôle’ sur l’holocauste.
Yediot Aharonot (Sionistan) 11 mars 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri
Un enseignant désireux de donner à ses élèves de 11 ans un aperçu des horreurs endurées par des enfants juifs pendant la seconde guerre mondiale leur a dit que neuf d’entre eux allaient bientôt être séparés de leurs parents et pourraient se retrouver dans un orphelinat. Les parents furieus disent que leurs enfants ont été traumatisés.Une institutrice d’une école primaire de Lanarkshire en Grande Bretagne a trouvé une façon créative d’enseigner les crimes des Nazis à ses élèves. Dans le cadre d’un « jeu de rôle sur l’holocauste », elle leur a dit qu’ils seraient bientôt séparés de leurs familles et pourraient se retrouver dans un orphelinat.Le Daily Mail a rapporté mercredi soir que les élèves avaient fondu en larmes quand on leur a dit que neuf d’entre eux seraient retirés à leurs familles. Ce « jeu de rôles » étrange avait pour but de faire prendre conscience à ces enfants de 11 ans des horreurs subies par les enfants Juifs quand ils ont été envoyés dans des camps de concentration pendant la seconde guerre mondiale.

La personne responsable de ce jeu de rôles n’était autre que la sous-directrice de l’école. Selon le reportage, elle a dit aux enfants sous le choc que ceux qui étaient nés en janvier, février et mars avaient des Quotients Intellectuels inférieurs à ceux des autres enfants, « en raison d’un manque de lumière solaire dans le ventre maternel »; et qu’ils devaient mettre des chapeaux jaunes et être envoyés à la bibliothèque.

Les parents d’élèves ont été très en colère après avoir eu connaissance de ce « jeu » et ont déposé une plainte officielle contre ce projet pédagofgque auprès de la ville de Lanarkshire, expliquant à quel point ce jeu de rôles « barbare » a traumatisé les enfants qui ont pleuré à chaudes larmes en classe.

« Les enfants étaient bouleversés »

Selon la mère d’un des enfants, l’enseignante « a dit aux enfants qu’ils seraient probablement envoyés loin de leurs familles et que leurs parents en avaient été informés et étaient au courant. Quand un enfant demandait si cela signifiait qu’ils pourraient se retrouver dans un orphelinat, on leur a dit que c’était une possibilité.

A ce moment, beaucoup d’enfants ont été bouleversés. Un garçon a renversé sa chaise, un était en colère et a demandé à parler à un responsable mais la plupart d’entre eux pleuraient, certains pleurant abondamment.

« Leur calvaire a duré entre 12 et 15 minutes avant qu’on informe les enfants qu’il ne s’agissait que d’un jeu mais qu’il se poursuivrait jusqu’à l’heure du déjeuner.

« Ma fille, en fait aucun enfant, ne doit ressentir la terreur, la peur, la panique la ségéragation et l’horreur qu’un enfant de l’holocauste a subi pendant une des pires atrocités de l’histoire pour être capable d’éprouver de l’empathie pour eux afin de produire une histoire bonne pour un article, » a déclaré la mère.

Une porte parole de South Lanarkshire a confirmé qu’une activité de jeu de rôles a eu lieu et que cette affaire sera traitée rapidement.

L’Indiana Jones de la Torah

7 mars 2010
Un récit de plus relatif à l’exploitation par des gens sans scrupules de ce qui touche au génocide commis par les nazis, passé du statut d’événement historique, monstrueux certes, à axiome religieux communément désigné par les termes shoah et holocauste. Deux termes qui signent à la fois la privatisation de cet événement et son rejet hors de l’histoire, dans la sphère de l’inconnaissable et de l’inexplicable par la rationalité de l’historien. L’escroquerie qui nous est présentée ici est à rapprocher de celles qui peuvent toucher ce qu’on appelle les saintes reliques. Il ne s’agit pas de quelque chose propre au judaïsme mais qui peut toucher toutes les religions, celle de l’holocauste également bien entendu.
                                       Le rabbin Menachem Youlus, Indiana Jones de la Torah 
Une escroquerie obscène?
par Menachem Z. ROSENSAFT, New York Post 6 mars 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Certaines escroqueries ne sont pas seulement scandaleuses mais obscènes. C’est complètement le cas avec le rabbin Menachem Youlus, ce copiste de la Torah de Washington DC qui affirme avoir « sauvé » plus de 1 000 rouleaux de la Torah perdus dans l’holocauste.

Il existe des preuves massives qu’il n’a rien fait de ce genre – et que les congrégations qui lui ont acheté de tels rouleaux ont gaspillé leur argent. Examinons les faits:

* Youlus jure avoir découvert les rouleaux de la Torah dans une fosses commune dans l’ouest de l’Ukraine, dans une « housse mortuaire [body bag] de la Gestapo ». Je peux vous certifier que la Gestapo n’utilisait pas de housses mortuaires pour ses victimes juives, et encore moins pour les Torahs. Et il ne donne aucune preuve de ce qu’il affirme.

En outre, il a en réalité fourgué les deux rouleaux de Torah trouvés dans des « fosses communes » à cinq congrégations distinctes.

* Il dit en avoir trouvé un autre sous le plancher d’un baraquement au camp de concentration de Bergen-Belsen en Allemagne. Impossible, les soldats Britanniques ont entièrement détruit par le feu tous les baraquements de Belsen en mai 1945 pour contenir une épidémie de typhus.

* Il prétend en avoir déterré un autre dans ce qui était le cimetière d’Oswiecim, la ville polonaise adjacente au camp de la mort d’Auschwitz, qu’il a miraculeusement réuni aux quatre parchemins disparus que des Juifs d’Oswiecim avaient emporté dans le camp et avaient confié à la garde d’un prêtre d’origine juive qui resta à Oswiecim après la guerre avant de les vendre finalement à Youlus. Là encore, on ne trouve aucune trace d’une personne correspondant de près ou de loin à la description d’un tel prêtre qui aurait vécu à Oswiecim ou à ses alentours.

Au début de cette année, le Washington Post magazine a publié un article fouillé et méticuleux qui met en question la sincérité de Youlus. Depuis lors, il ne s’est pas présenté avec un seul document ou témoin à l’appui de ses affirmations.

Et il n’existe aucune preuve historique, de quelque nature, que les Nazis, qui brîlaient et profanaient régulièrement les rouleaux de la Torah, aient jamais enterré des accessoires sacrés juifs dans des fosses communes auprès des Juifs assassinés.
N’importe quelle exploitation de l’holocauste à des fins bassement commerciales est ignoble. Fabriquer de fausses histoires liées à l’holocauste pour des rouleaux de la Torah est méprisable.

Cependant, loin d’avoir été montré du doigt, Youlus continue apparemment à exercer impunément comme scribe.

Certains notables Juifs le soutiennent encore publiquement

Carol Pristoop, directeur exécutif du Pearlstone Conference and Retreat Center, a déclaré au Baltimore Jewish Times que même si les actions de Youlus « sont éventuellement une fraude… Cet homme, de bien des manières, fait une mitzvah [une bonne action]. »

Le Dr Moshe Shualy, responsable du rituel à la Chizuk Amuno Congregation de Baltimore, dit qu’il considère que Youlus « est crucifié. » Il demande: « Devrions-nous le juger parce qu’il dit des choses qui ne semblent pas tenir debout? »

Et Robert Kushner, qui a acheté un des rouleaux de la Torah de la fosse commune pour la congrégation Beth El de South Hills, Pennsylvanie, veut qu’on laisse Youlus tranquille sepuis qu’il a reçu un document sous serment dans lequel Youlus réitère simplement son récit initial sur la provenance des rouleaux. « Quoi qu’il puisse être, » a déclaré Kushner à la Pittsburgh Jewish Chronicle, « je ne peux me résoudre à croire qu’un rabbin orthodoxe prêterait serment et confirmerait un mensonge. »

Affolant.

Youlus a ramassé des milliers de dollars sous de faux prétextes auprès de gens qui lui ont fait confiance, tels des adolescents idéalistes qui lui ont donné une partie de leurs cadreaux de  bar et bat mitzvah pour son association Save a Torah [sauver une Torah].

Au lieu d’être cru sur parole, Youlus devrait faire l’objet d’une enquête soigneuse. Où a-t-il eu ses rouleaux, et par qui? Ont-ils été volés, et si oui, à qui appartiennent-ils?

Au minimum, Menachem Youlus a trahi la confiance d’individus de bonne foi qui pensaient contribuer à la sauvegarde de rouleaux de la Torah pour en fait découvrir qu’ils ont involontairement participé à faciliter une escroquerie absolument méprisable. Lui et sa fondation Save a Torah doivent maintenant être mis devant leurs responsabilités, devant la loi et moralement.

Menachem Z. Rosensaft est professeur associé de droit à la faculté de droit de Cornell et vice président de l’American Gathering of Jewish Holocaust Survivors and Their Descendants.

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