Archive for the ‘idéologie’ Category

Hitler a-t-il serré la main de Jesse Owens?

18 août 2009
Berlin 1936, Jesse Owens et son concurrent (et néanmoins ami) Lutz Long

d
Je ne sais pas trop comment introduire ce texte alors je dirais d’abord que c’est un article intéressant dont les informations, si elles sont avérées, nous en apprennent un peu plus sur la façon dont l’histoire de la seconde guerre mondiale a été mise en scène par les ennemis puis les vainqueurs d’Adolf Hitler.
Mais qu’on ne s’y méprenne pas, il est hors de mon propos de réhabiliter peu ou prou le chef de l’Allemagne nazie : le caractère hautement nocif de son idéologie et des actes qui en ont découlé est une certitude.
Ce que je veux dire, c’est que nous attendons toujours une histoire réelle de la formation puis de l’accession au pouvoir de l’idéologie nazie ainsi que du déclenchement de la guerre et des événements qui s’en sont ensuivis.
En fait cette historiographie existe et évolue au fil du travail des historiens. Cependant elle reste le domaine des spécialistes à l’université, dans les laboratoires de recherche, les éditions spécialisées. Je ne parle donc pas là de publications réputées apocryphes telles celles du professeur Faurisson par exemple, mais d’ouvrages connus et reconnus des institutions académiques. Les travaux de
Robert O. Paxton sur la France de Vichy sont un bon exemple du genre d’œuvres dont je parle.
Au lieu de quoi, l’histoire véhiculée par la presse écrite ou audio-visuelle tend à être dominée par un ensemble de mythes, de schémas réducteurs où les notions de bien et de mal (le nazisme étant le mal absolu) sont monnaie courante. De cet ensemble de mythes et de schémas, nulle rationalité ne saurait être dégagée et nous ne saurions en tirer aucun élément de compréhension du fait qu’un peuple éduqué a pu se laisser entraîner par quelqu’un généralement décrit comme fou.
Et ce n’est donc pas un hasard si l’historiographie grand public de cette période tend de plus en plus à se restreindre à ce qu’on appelle l’holocauste, c’est-à-dire la persécution et la tentative d’élimination des Juifs européens. C’est cette histoire mythifiée qui se prête à l’instrumentalisation idéologique notamment par le sionisme.
Pourtant, si on veut bien situer Hitler dans le contexte de son époque, on s’aperçoit que son discours sur la supériorité raciale n’avait rien d’aberrant ni d’original en son temps.
Sur ce site internet, vous trouverez un échantillon de l’iconographie raciste utilisée par la plupart des parties au conflit, que ce soient les «bons» ou les « méchants.» La théorie de la supériorité de l’homme blanc était au minimum une idée reçue et partagée dans les sphères dirigeantes si ce n’est dans le petit peuple. Winston Churchill avait par exemple synthétisé au mieux les idées islamophobes de l’époque et, deuxième guerre mondiale ou pas, nous voyons que ces thématiques islamophobes ressurgissent aujourd’hui.
Preuve s’il en est que si les leçons de l’histoire coloniale n’ont pas été tirées, celles de la seconde guerre mondiale ne l’ont pas été non plus en dépit d’une inflation de films, documents, documentaires et autres supports pédagogiques.
J’en reviens maintenant au sujet de l’article, c’est-à-dire l’immense champion que fut Jesse Owens et sa poignée de mains avec Hitler. Cette poignée de mains est en réalité en plein dans l’actualité.

En effet l’athlète Jamaïcain Usayn (tiens, un prénom musulman) Bolt vient de s’illustrer dans le même stade et sur le même type d’épreuve que Jesse Owens il y a 73 ans. L’occasion pour le Figaro (et probablement d’autres journaux) de nous rappeler que en remportant la compétition,
«L’icône noire narguait ainsi l’Allemagne nazie et ses revendications aryennes, au point que le Führer préféra quitter la tribune lorsque l’Allemand Lutz Long céda devant la légende en finale du saut en longueur ».
Assez curieux, dirons-nous que le Figaro considère que l’icône noire, ainsi qu’il désigne Owens, ait « nargué ainsi l’Allemagne nazie,» lui qui subissait la ségrégation aux Etats Unis, une pratique pas franchement reluisante. Or si malgré cet article le doute subsiste encore sur la réalité de la poignée de mains entre le dirigeant nazi et Jesse Owens, ce qui est avéré par contre est que ce dernier affirmera plus tard avoir été mieux traité dans l’Allemagne nazie que dans les USA de la ségrégation.

Hitler a-t-il serré la main de Jesse Owens, le héros des olympiades de 1936 ?
Par Allan Hall, Daily Mail (UK) 11 août 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri


L’incident fut longtemps considéré comme un des plus grands camouflets sportifs de l’histoire – quand Hitler avait quitté précipitamment le stade olympique de Berlin parce que l’Allemagne avait été humiliée par un homme noir.
C’était en 1936 et Jesse Owens, un incroyable athlète Américain venait juste de remporter sur 100 mètres la première de ses quatre médailles d’or.
Hitler, qui la veille, avait serré la main de tous les vainqueurs Allemands de l’olympiade, avait quitté le stade furieux de voir ses supermen aryens battus par leurs supposés racialement inférieurs.
C’est ce qu’on raconte.
Mais aujourd’hui, un journaliste sportif Allemand de l’époque se manifeste pour affirmer que, même si Hitler avait effectivement quitté le stade après la course, ce ne fut pas avant d’avoir serré la main d’Owens.
Siegfried Mischner, 83 ans, affirme qu’Owens avait dans son portefeuille une photo du Führer faisant précisément ce geste.
Owens, qui trouvait que les éditions du jour des journaux rendaient compte de manière ‘injuste’ de l’attitude d’Hitler envers lui avait essayé dans les années 1960 d’obtenir de Mischner et de ses collègues journalistes une modification de la version admise de cette histoire.
Mischner affirme qu’Owens lui avait montré une photographie et lui avait dit : «C’était un de mes plus grands moments.».
Mischner explique : «Elle avait été prise derrière la tribune d’honneur et donc hors de portée des objectifs de la presse mondiale. Mais je l’ai vue, je l’ai vu en train de serrer la main d’Hitler.
L’opinion prédominante dans l’Allemagne d’après-guerre était qu’Hitler avait ignoré Owens.

‘Nous avons alors décidé de ne pas faire état de la photo. Le consensus voulait qu’Hitler devait continuer à être décrit sous un mauvais jour dans sa relation avec Owens.’
Mischner, qui a décidé d’écrire un livre sur les olympiades de 1936, indique que d’autres journalistes étaient avec lui le jour où Owens a montré la photographie et qu’ils n’en ont pas fait état non plus.
‘Owens était déçu,’ dit-il. ‘Il secouait la tête en réprobation. La presse d’alors était très soumise. Ce n’est pas une excuse, mais personne ne voulait être celui qui donnerait une bonne apparence au monstre Hitler.

‘Tous mes collègues sont morts, Owens est mort. J’ai pensé que c’était la dernière possibilité pour mettre les choses au clair. J’ignore où se trouve la photo où même si elle existe encore.’
Owens, décédé en 1980, était le fils de métayers et il s’adjugea quatre records et quatre médailles d’or (sur 100 mètres, 200 mètres, en relais et au saut en longueur) à Berlin.
Il avait affirmé avec insistance ne pas avoir été snobé par Hitler mais n’avait jamais évoqué une rencontre et une poignée de mains avec lui. ‘On avait probablement fait en sorte qu’il accepte le mythe comme nous l’avons fait,’ ajoute Mischner.
Owens dira plus tard avoir été mieux traité en Allemagne qu’aux Etats Unis où les Noirs subissaient la ségrégation.

Hitler a-t-il serré la main de Jesse Owens?

18 août 2009
Berlin 1936, Jesse Owens et son concurrent et (néanmoins ami) Lutz Long

d
Je ne sais pas trop comment introduire ce texte alors je dirais d’abord que c’est un article intéressant dont les informations, si elles sont avérées, nous en apprennent un peu plus sur la façon dont l’histoire de la seconde guerre mondiale a été mise en scène par les ennemis puis les vainqueurs d’Adolf Hitler.
Mais qu’on ne s’y méprenne pas, il est hors de mon propos de réhabiliter peu ou prou le chef de l’Allemagne nazie : le caractère hautement nocif de son idéologie et des actes qui en ont découlé est une certitude.
Ce que je veux dire, c’est que nous attendons toujours une histoire réelle de la formation puis de l’accession au pouvoir de l’idéologie nazie ainsi que du déclenchement de la guerre et des événements qui s’en sont ensuivis.
En fait cette historiographie existe et évolue au fil du travail des historiens. Cependant elle reste le domaine des spécialistes à l’université, dans les laboratoires de recherche, les éditions spécialisées. Je ne parle donc pas là de publications réputées apocryphes telles celles du professeur Faurisson par exemple, mais d’ouvrages connus et reconnus des institutions académiques. Les travaux de
Robert O. Paxton sur la France de Vichy sont un bon exemple du genre d’œuvres dont je parle.
Au lieu de quoi, l’histoire véhiculée par la presse écrite ou audio-visuelle tend à être dominée par un ensemble de mythes, de schémas réducteurs où les notions de bien et de mal (le nazisme étant le mal absolu) sont monnaie courante. De cet ensemble de mythes et de schémas, nulle rationalité ne saurait être dégagée et nous ne saurions en tirer aucun élément de compréhension du fait qu’un peuple éduqué a pu se laisser entraîner par quelqu’un généralement décrit comme fou.
Et ce n’est donc pas un hasard si l’historiographie grand public de cette période tend de plus en plus à se restreindre à ce qu’on appelle l’holocauste, c’est-à-dire la persécution et la tentative d’élimination des Juifs européens. C’est cette histoire mythifiée qui se prête à l’instrumentalisation idéologique notamment par le sionisme.
Pourtant, si on veut bien situer Hitler dans le contexte de son époque, on s’aperçoit que son discours sur la supériorité raciale n’avait rien d’aberrant ni d’original en son temps.
Sur ce site internet, vous trouverez un échantillon de l’iconographie raciste utilisée par la plupart des parties au conflit, que ce soient les «bons» ou les « méchants.» La théorie de la supériorité de l’homme blanc était au minimum une idée reçue et partagée dans les sphères dirigeantes si ce n’est dans le petit peuple. Winston Churchill avait par exemple synthétisé au mieux les idées islamophobes de l’époque et, deuxième guerre mondiale ou pas, nous voyons que ces thématiques islamophobes ressurgissent aujourd’hui.
Preuve s’il en est que si les leçons de l’histoire coloniale n’ont pas été tirées, celles de la seconde guerre mondiale ne l’ont pas été non plus en dépit d’une inflation de films, documents, documentaires et autres supports pédagogiques.
J’en reviens maintenant au sujet de l’article, c’est-à-dire l’immense champion que fut Jesse Owens et sa poignée de mains avec Hitler. Cette poignée de mains est en réalité en plein dans l’actualité.

En effet l’athlète Jamaïcain Usayn (tiens, un prénom musulman) Bolt vient de s’illustrer dans le même stade et sur le même type d’épreuve que Jesse Owens il y a 73 ans. L’occasion pour le Figaro (et probablement d’autres journaux) de nous rappeler que en remportant la compétition,
«L’icône noire narguait ainsi l’Allemagne nazie et ses revendications aryennes, au point que le Führer préféra quitter la tribune lorsque l’Allemand Lutz Long céda devant la légende en finale du saut en longueur ».
Assez curieux, dirons-nous que le Figaro considère que l’icône noire, ainsi qu’il désigne Owens, ait « nargué ainsi l’Allemagne nazie,» lui qui subissait la ségrégation aux Etats Unis, une pratique pas franchement reluisante. Or si malgré cet article le doute subsiste encore sur la réalité de la poignée de mains entre le dirigeant nazi et Jesse Owens, ce qui est avéré par contre est que ce dernier affirmera plus tard avoir été mieux traité dans l’Allemagne nazie que dans les USA de la ségrégation.

Hitler a-t-il serré la main de Jesse Owens, le héros des olympiades de 1936 ?
Par Allan Hall, Daily Mail (UK) 11 août 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri


L’incident fut longtemps considéré comme un des plus grands camouflets sportifs de l’histoire – quand Hitler avait quitté précipitamment le stade olympique de Berlin parce que l’Allemagne avait été humiliée par un homme noir.
C’était en 1936 et Jesse Owens, un incroyable athlète Américain venait juste de remporter sur 100 mètres la première de ses quatre médailles d’or.
Hitler, qui la veille, avait serré la main de tous les vainqueurs Allemands de l’olympiade, avait quitté le stade furieux de voir ses supermen aryens battus par leurs supposés racialement inférieurs.
C’est ce qu’on raconte.
Mais aujourd’hui, un journaliste sportif Allemand de l’époque se manifeste pour affirmer que, même si Hitler avait effectivement quitté le stade après la course, ce ne fut pas avant d’avoir serré la main d’Owens.
Siegfried Mischner, 83 ans, affirme qu’Owens avait dans son portefeuille une photo du Führer faisant précisément ce geste.
Owens, qui trouvait que les éditions du jour des journaux rendaient compte de manière ‘injuste’ de l’attitude d’Hitler envers lui avait essayé dans les années 1960 d’obtenir de Mischner et de ses collègues journalistes une modification de la version admise de cette histoire.
Mischner affirme qu’Owens lui avait montré une photographie et lui avait dit : «C’était un de mes plus grands moments.».
Mischner explique : «Elle avait été prise derrière la tribune d’honneur et donc hors de portée des objectifs de la presse mondiale. Mais je l’ai vue, je l’ai vu en train de serrer la main d’Hitler.
L’opinion prédominante dans l’Allemagne d’après-guerre était qu’Hitler avait ignoré Owens.

‘Nous avons alors décidé de ne pas faire état de la photo. Le consensus voulait qu’Hitler devait continuer à être décrit sous un mauvais jour dans sa relation avec Owens.’
Mischner, qui a décidé d’écrire un livre sur les olympiades de 1936, indique que d’autres journalistes étaient avec lui le jour où Owens a montré la photographie et qu’ils n’en ont pas fait état non plus.
‘Owens était déçu,’ dit-il. ‘Il secouait la tête en réprobation. La presse d’alors était très soumise. Ce n’est pas une excuse, mais personne ne voulait être celui qui donnerait une bonne apparence au monstre Hitler.

‘Tous mes collègues sont morts, Owens est mort. J’ai pensé que c’était la dernière possibilité pour mettre les choses au clair. J’ignore où se trouve la photo où même si elle existe encore.’
Owens, décédé en 1980, était le fils de métayers et il s’adjugea quatre records et quatre médailles d’or (sur 100 mètres, 200 mètres, en relais et au saut en longueur) à Berlin.
Il avait affirmé avec insistance ne pas avoir été snobé par Hitler mais n’avait jamais évoqué une rencontre et une poignée de mains avec lui. ‘On avait probablement fait en sorte qu’il accepte le mythe comme nous l’avons fait,’ ajoute Mischner.
Owens dira plus tard avoir été mieux traité en Allemagne qu’aux Etats Unis où les Noirs subissaient la ségrégation.

>Le conflit palestino sioniste se caractérise-t-il par l’aspect religieux?

4 janvier 2008

>

Je réponds par la même occasion au commentaire de Nabil.
En réalité, la situation en Palestine ne me semble pas différer d’autres colonisations de peuplement, c’est à dire que des gens viennent dans une contrée non pour s’y installer et vivre comme les autres et avec eux, en apportant leurs talents éventuels, mais pour dominer et remplacer la population autochtone.
Même la cruauté des sionistes a des précédents : celle des colons Européens en Australie et en Amérique mais aussi en Algérie.
Personnellement je trouve beaucoup de points communs entre la situation en Palestine et celle de l’Algérie coloniale. Dans les deux cas, il y a eu colonisation de peuplement avec l’intention d’éliminer la population autochtone. Dans les deux cas la colonisation s’est dotée d’un appareil idéologico-religieux pour justifier ses agissements. Les Juifs puisent dans leur Talmud comme d’autres ont puisé dans les évangiles ou dans la philosophie des Lumières. La différence vient surtout du fait que les sionistes prennent la notion de peuple élu dans un sens bassement matérialiste. C’est que le sionisme, à défaut d’être une merveille de philosophie, est tout simplement une saloperie d’idéologie coloniale, raciste par essence. C’est ce que ces jeunes dénonçaient quand ils parlaient de l’entité sioniste comme d’un endroit spirituellement vide.
s
Dans les deux cas, en Algérie comme en Palestine, on a noté une sorte de fatalisme de la population colonisée devant la barbarie du colonisateur. Lutter contre un colonialisme de cette nature demande une énergie dont aucun peuple n’a fait l’économie, le peuple Palestinien pas plus que d’autres avant lui.
s
Les parallèles ne s’arrêtent pas là. Avec ses deux mouvements politiques que sont le Hamas et l’OLP, la Palestine se trouve d’une certaine manière dans une situation proche de celle qu’a connu l’Algérie en 1954 avec le FLN d’une part et le MNA d’autre part. Le fait que le colonisateur encourage l’un aux dépends de l’autre est pour moi un signe positif des manoeuvres auxquelles ce dernier est réduit pour tenter de venir à bout du peuple indigène.
Ce qui caractérise par contre en propre la situation de Palestine, c’est que le peuple indigène n’est plus majoritaire dans le territoire qui lui a été ôté par l’ONU. En matière coloniale, la question démographique est cruciale et elle condamne en définitive l’entité et les responsables de l’entité le savent bien. Mais en bons gangsters qu’ils sont, ils préfèreront mettre le feu au pays avant de le quitter pour rejoindre leurs mères patries comme l’ont fait les membres de l’OAS.
Autre parallèle, le fait que même si l’entité sioniste ne se présente pas comme l’annexe d’une métropole [elle a un drapeau, siège à l’ONU etc.] elle est bien l’annexe d’une métropole, les USA en l’occurence. Mais pour l’instant c’est le lobby colonial sioniste qui fait la pluie et le beau temps à Washington comme Barack Obama [en passant, on se croirait dans une salle de ventes aux enchères] s’en est aperçu, lui qui est passé à la vitesse éclair d’une position nettement pro palestinienne à un soutien franc et massif à l’entité sioniste. Il y a là en fait peut être encore un point commun de plus avec l’Algérie colonisée : la situation n’était-elle pas la même en France avant que de Gaulle y mette bon ordre?
Personnellement je me refuse à avoir une approche culturaliste ou religieuse du conflit palestino sioniste qui obéit fondamentalement aux mêmes contraintes que tous les conflits coloniaux. Par contre, il importe pour éclairer les opinions peu au fait de la problématique de la région de leur exposer ce qu’est l’idéologie sioniste comme cela avait été fait auparavant quand il s’agissait d’exposer pour en montrer l’iniquité les idéologies coloniales.

Le conflit palestino sioniste se caractérise-t-il par l’aspect religieux?

4 janvier 2008
Je réponds par la même occasion au commentaire de Nabil.
En réalité, la situation en Palestine ne me semble pas différer d’autres colonisations de peuplement, c’est à dire que des gens viennent dans une contrée non pour s’y installer et vivre comme les autres et avec eux, en apportant leurs talents éventuels, mais pour dominer et remplacer la population autochtone.
Même la cruauté des sionistes a des précédents : celle des colons Européens en Australie et en Amérique mais aussi en Algérie.
Personnellement je trouve beaucoup de points communs entre la situation en Palestine et celle de l’Algérie coloniale. Dans les deux cas, il y a eu colonisation de peuplement avec l’intention d’éliminer la population autochtone. Dans les deux cas la colonisation s’est dotée d’un appareil idéologico-religieux pour justifier ses agissements. Les Juifs puisent dans leur Talmud comme d’autres ont puisé dans les évangiles ou dans la philosophie des Lumières. La différence vient surtout du fait que les sionistes prennent la notion de peuple élu dans un sens bassement matérialiste. C’est que le sionisme, à défaut d’être une merveille de philosophie, est tout simplement une saloperie d’idéologie coloniale, raciste par essence. C’est ce que ces jeunes dénonçaient quand ils parlaient de l’entité sioniste comme d’un endroit spirituellement vide.
s
Dans les deux cas, en Algérie comme en Palestine, on a noté une sorte de fatalisme de la population colonisée devant la barbarie du colonisateur. Lutter contre un colonialisme de cette nature demande une énergie dont aucun peuple n’a fait l’économie, le peuple Palestinien pas plus que d’autres avant lui.
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Les parallèles ne s’arrêtent pas là. Avec ses deux mouvements politiques que sont le Hamas et l’OLP, la Palestine se trouve d’une certaine manière dans une situation proche de celle qu’a connu l’Algérie en 1954 avec le FLN d’une part et le MNA d’autre part. Le fait que le colonisateur encourage l’un aux dépends de l’autre est pour moi un signe positif des manoeuvres auxquelles ce dernier est réduit pour tenter de venir à bout du peuple indigène.
Ce qui caractérise par contre en propre la situation de Palestine, c’est que le peuple indigène n’est plus majoritaire dans le territoire qui lui a été ôté par l’ONU. En matière coloniale, la question démographique est cruciale et elle condamne en définitive l’entité et les responsables de l’entité le savent bien. Mais en bons gangsters qu’ils sont, ils préfèreront mettre le feu au pays avant de le quitter pour rejoindre leurs mères patries comme l’ont fait les membres de l’OAS.
Autre parallèle, le fait que même si l’entité sioniste ne se présente pas comme l’annexe d’une métropole [elle a un drapeau, siège à l’ONU etc.] elle est bien l’annexe d’une métropole, les USA en l’occurence. Mais pour l’instant c’est le lobby colonial sioniste qui fait la pluie et le beau temps à Washington comme Barack Obama [en passant, on se croirait dans une salle de ventes aux enchères] s’en est aperçu, lui qui est passé à la vitesse éclair d’une position nettement pro palestinienne à un soutien franc et massif à l’entité sioniste. Il y a là en fait peut être encore un point commun de plus avec l’Algérie colonisée : la situation n’était-elle pas la même en France avant que de Gaulle y mette bon ordre?
Personnellement je me refuse à avoir une approche culturaliste ou religieuse du conflit palestino sioniste qui obéit fondamentalement aux mêmes contraintes que tous les conflits coloniaux. Par contre, il importe pour éclairer les opinions peu au fait de la problématique de la région de leur exposer ce qu’est l’idéologie sioniste comme cela avait été fait auparavant quand il s’agissait d’exposer pour en montrer l’iniquité les idéologies coloniales.

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