Archive for the ‘Islam’ Category

Le petit protégé bulgare du Mossad et les Pomaques

6 juillet 2009
En 1992, la Bulgarie comptait une population musulmane de 1 078 000 âmes répartie en divers groupes dont le plus important est celui des turcs détenteurs de la citoyenneté bulgare suivi de celui des Pomaques (Pomaci).
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La présence pomaque est particulièrement forte dans les montagnes du Rhodope

Les Pomaques sont des Slaves islamisés au cours de la longue présence ottomane dans le pays. Leur langue maternelle est donc tout naturellement le bulgare tandis que le turc est pour eux une langue étrangère.

Les musulmans de Bulgarie, comme les adeptes d’autres confessions, ont vu le régime communiste exercer une forte pression sur leur culte, l’idéologie marxiste ne reconnaissant pas l’existence de divinité(s) et prônant l’athéisme.

D’une certaine manière, vis-à-vis des Pomaques, les gouvernements communistes ont poursuivi la démarche déjà adoptée par les régimes bulgares dès lors que ce pays s’était détaché de l’empire Ottoman : réduire les caractéristiques supposées non slaves de certaines catégories de populations.

Vous me direz, c’est de l’histoire ancienne et qu’est-ce qu’on en à faire ?
Eh bien, c’est que les Pomaques existent toujours avec des particularités qui n’ont guère changé : si seule une quinzaine de pour cent d’entre eux auraient été convaincus d’aller vers l’athéisme, ils restent cependant une communauté pauvre, plutôt peu instruite et isolée. Les femmes de cette communauté s’habillent par ailleurs toujours avec les mêmes vêtements : le shalvari (pantalon ample coloré) et la shamiya (voile).
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Jeunes femmes pomaques en shalvari mais sans shamiya 

Et si en France, c’est la passe d’armes entre F. Bayrou et D. Cohen-Bendit qui a surtout marqué la campagne électorale européenne, en Bulgarie ce sont les Pomaques.
C’est qu’il existe en Bulgarie un parti conservateur populiste, le RZS soit Ordre Loi et Justice (à la lisière de l’extrême droite voire carrément d’extrême droite) dirigé par un certain Yane Yanev.
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Yane Yanev

Dans un scrutin marqué en Bulgarie comme ailleurs par une faible participation, le parti RZS a totalisé 4,67 % des voix et n’a eu aucun élu au parlement européen.
Il s’agit donc d’un parti pour l’heure presque insignifiant. Pour l’heure, car ce parti surfe sur l’air du temps, non par ses proclamations de volonté de lutte contre la corruption mais par son islamophobie affichée.

 

En effet, un des thèmes marquants de la campagne électorale de M. Yanev a été la dénonciation des «conversions forcées à l’islam de villages entiers». M. Yanev allant jusqu’à dire publiquement que « certaines régions du pays auraient besoin d’une deuxième libération du joug ottoman.»
Ce n’est certes pas par hasard que ce thème de campagne est repris par un blog de la hasbara sioniste (via le site islamophobe
Bivouac) car l’entité sioniste et ses partisans n’ont de cesse de s’évertuer à provoquer une guerre de civilisations et le discours de M. Yanev s’inscrit tout à fait dans cette logique.

 

 Ce que ne nous disent ni ce blog, ni M. Yanev, c’est comment fait-on pour convertir de force à l’Islam des gens qui sont déjà musulmans ?
On lira ici la réponse d’un de ceux qui sont accusés d’organiser ces conversions forcées de musulmans à l’Islam. Et pas plus aujourd’hui qu’hier, les Pomaques ne sont une population islamisée par la force.

Reste que la collusion entre le sionisme et ce leader politique bulgare ne se limite pas à des articles ou des paroles, elle est absolument concrète.
Car notre militant anti-ottoman (c’est-à-dire en réalité antimusulman) est en vérité non seulement un ami mais un protégé des sionistes qui investissent sur lui au cas où…
Ainsi peut-on lire sur un site bulgare d’informations:
« L’ex-chef du Mossad organise la sécurité de Yane Yanev » dont la vie aurait été maintes fois menacée.

Cette aide si elle n’est pas désintéressée est cependant gratuite nous dit l’article :
«Les services côté israélien sont fournis sous la forme d’une aide gratuite avec la coopération de l’ancien chef du Mossad, le général Danny Yatom. »

Si M. Yanev manifeste le désir de libérer une deuxième fois la Bulgarie d’un joug ottoman imaginaire, force est de constater qu’il s’est placé volontairement sous le joug sioniste.

>Le petit protégé bulgare du Mossad et les Pomaques

6 juillet 2009

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En 1992, la Bulgarie comptait une population musulmane de 1 078 000 âmes répartie en divers groupes dont le plus important est celui des turcs détenteurs de la citoyenneté bulgare suivi de celui des Pomaques (Pomaci).
Les Pomaques sont des Slaves islamisés au cours de la longue présence ottomane dans le pays. Leur langue maternelle est donc tout naturellement le bulgare tandis que le turc est pour eux une langue étrangère.

Les musulmans de Bulgarie, comme les adeptes d’autres confessions, ont vu le régime communiste exercer une forte pression sur leur culte, l’idéologie marxiste ne reconnaissant pas l’existence de divinité(s) et prônant l’athéisme.
D’une certaine manière, vis-à-vis des Pomaques, les gouvernements communistes ont poursuivi la démarche déjà adoptée par les régimes bulgares dès lors que ce pays s’était détaché de l’empire Ottoman : réduire les caractéristiques supposées non slaves de certaines catégories de populations.
Vous me direz, c’est de l’histoire ancienne et qu’est-ce qu’on en à faire ?
Eh bien, c’est que les Pomaques existent toujours avec des particularités qui n’ont guère changé : si seule une quinzaine de pourcent d’entre eux auraient été convaincus d’aller vers l’athéisme, ils restent cependant une communauté pauvre, plutôt peu instruite et isolée. Les femmes de cette communauté s’habillent par ailleurs toujours avec les mêmes vêtements : le shalvari (pantalon ample coloré) et la shamiya (voile).
Et si en France, c’est la passe d’armes entre F. Bayrou et D. Cohen-Bendit qui a surtout marqué la campagne électorale européenne, en Bulgarie ce sont les Pomaques.
C’est qu’il existe en Bulgarie un parti conservateur populiste, le RZS soit Ordre Loi et Justice (à la lisière de l’extrême droite voire carrément d’extrême droite) dirigé par un certain Yane Yanev.
Dans un scrutin marqué en Bulgarie comme ailleurs par une faible participation, le parti
RZS a totalisé 4,67 % des voix et n’a eu aucun élu au parlement européen.
Il s’agit donc d’un parti pour l’heure presque insignifiant. Pour l’heure, car ce parti surfe sur l’air du temps, non par ses proclamations de volonté de lutte contre la corruption mais par son islamophobie affichée.

En effet, un des thèmes marquants de la campagne électorale de M. Yanev a été la dénonciation des «conversions forcées à l’islam de villages entiers». M. Yanev allant jusqu’à dire publiquement que « certaines régions du pays auraient besoin d’une deuxième libération du joug ottoman.»
Ce n’est certes pas par hasard que ce thème de campagne est repris par un blog de la hasbara sioniste (via le site islamophobe
Bivouac) car l’entité sioniste et ses partisans n’ont de cesse de s’évertuer à provoquer une guerre de civilisations et le discours de M. Yanev s’inscrit tout à fait dans cette logique.

Ce que ne nous disent ni ce blog, ni M. Yanev, c’est comment fait-on pour convertir de force à l’Islam des gens qui sont déjà musulmans ?
On lira ici la réponse d’un de ceux qui sont accusés d’organiser ces conversions forcées de musulmans à l’Islam. Et pas plus aujourd’hui qu’hier, les Pomaques ne sont une population islamisée par la force.

Reste que la collusion entre le sionisme et ce leader politique bulgare ne se limite pas à des articles ou des paroles, elle est absolument concrète.
Car notre militant anti-ottoman (c’est-à-dire en réalité antimusulman) est en vérité non seulement un ami mais un protégé des sionistes qui investissent sur lui au cas où…
Ainsi peut-on lire sur un site bulgare d’informations:
« L’ex-chef du Mossad organise la sécurité de Yane Yanev » dont la vie aurait été maintes fois menacée.

Cette aide si elle n’est pas désintéressée est cependant gratuite nous dit l’article :
«Les services côté israélien sont fournis sous la forme d’une aide gratuite avec la coopération de l’ancien chef du Mossad, le général Danny Yatom. »
Si M. Yanev manifeste le désir de libérer une deuxième fois la Bulgarie d’un joug ottoman imaginaire, force est de constater qu’il s’est placé volontairement sous le joug sioniste.

>Actualité du judéo-christianisme

10 mai 2009

>

La visite du Pape Benoît XVI au Proche Orient est un des faits marquants de l’actualité. Après un passage en Jordanie, le Pape se rend en Palestine occupée où un accueil mitigé lui est réservé aussi bien par les juifs que par les musulmans.
Pas pour les mêmes raisons cependant. La réserve des musulmans tient pour partie aux propos qu’avait tenus le Pape, tendant à assimiler Islam et violence mais surtout à sa renonciation, sous les pressions du régime sioniste, à l’idée de prendre la parole publiquement près du mur de séparation qui marque la limite du ghetto sioniste.
Entre l’église catholique et les juifs, les sujets de contentieux surabondent ; ce sont surtout les juifs qui font des reproches à l’église catholique : ils rejettent par exemple le projet de béatification de Pie XII, rappellent l’appartenance de Benoît Ratzinger aux Jeunesses Hitlériennes et n’oublient pas la remise au goût du jour de la prière pour la conversion des juifs.
En dépit de ce tombereau de reproches, le Pape a tenu à affirmer «le lien inséparable qui unit l’Eglise et le peuple juif.»
On s’interrogera sur la nature de ce lien inséparable. Peut-être s’agit-il de celui constitué par la corde qui, selon le Talmud, a servi à pendre Jésus.
Oui, car selon le Talmud, Jésus n’a pas été crucifié mais lapidé puis pendu par les juifs eux-mêmes, et non exécuté par les romains.
On dira que j’ai pêché ça dans un site antisémite qui accomode le Talmud à sa sauce (au passage, rappelons que pour l’Islam, Jésus n’a été ni crucifié ni pendu).
Que nenni. J’ai trouvé ça dans un article publié par Forward, un magazine juif édité aux USA. Ce qui est d’ailleurs amusant dans cet article, c’est que l’auteur feint de découvrir le sort fait à Jésus dans le Talmud. On aurait pu le croire si l’auteur avait une culture juive minimale alimentée par une version expurgée du Talmud. Or ce n’est pas le cas puisqu’il nous indique avoir effectué un travail universitaire sur (Saint) Paul dans le Talmud.

Les juifs ont-ils un problème avec Jésus?
Le Polymath
Par Jay Michaelson Jewish Forward (USA), le 29 avril 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

La blague, si c’en est une, dit ceci : «Vous devez nous pardonner, nous les Juifs, d’être un peu nerveux. Deux mille ans d’amour chrétien ont usé nos nerfs.»
C’est tout dire, n’est-ce pas ? Les cicatrices de l’antisémitisme et de l’action missionnaire, le sens de l’humour rempli de pathos, le mépris de la chrétienté – c’est certainement ainsi que je voyais majoritairement notre religion dans ma jeunesse. Quand j’étais enfant, le christianisme était comme un grand tyran stupide : à la fois idiot et extrêmement puissant. Etaient-ils incapables de voir à quel point leur religion était ridicule ? Une naissance virginale ? Le Père Noël ? Un lapin de Pâques? Un messie qui a été tué, mais est mort en réalité pour nos péchés? Et pourtant, telles étaient les personne qui dirigeaient notre pays, nous disant les jours avec école et les jours sans, et nous jouant leur musique insidieuse chaque hiver.
Si les livres soumis à la lecture du journal Forward indiquent une quelconque tendance, alors je ne suis pas le seul dans ma névrose par rapport à Yeshu ben Yoseph. Même si rien, semble-t-il, ne rivalisera avec le flot interminable de livres sur l’holocauste, ces dernières années ont vu une petite montagne de livres sur Jésus arriver sur mon bureau, la plupart d’entre eux ne méritant pas d’être signalés. Des balivernes sur comment Jésus s’est trompé sur le judaïsme ou comment le christianisme s’est trompé sur Jésus, ou à quel point nous sommes mieux qu’eux [les chrétiens] – des livres du genre que j’aurais pu écrire dans ma jeunesse.

A coup sur, la jésumanie est en partie due au succès du livre de David Klinghoffer paru en 2005, «Pourquoi les juifs ont rejeté Jésus.» (Réponse : Nous sommes le peuple élu – une nation, pas des universalistes.) Mais je pense qu’elle est en bonne partie liée au renforcement de notre confiance en tant que minorité assimilée aux Etats-Unis. Si à une époque nous aurions pu être torturés ou placés sur le bûcher pour le fait de ne pas accepter Jésus, nous pouvons maintenant publier des livres qui le critiquent.
Il n’en a pas toujours été ainsi. En effet, les textes discutés dans le meilleur livre de la dernière moisson de publications, « Jésus dans le Talmud » par Peter Schafer ont été autrefois considérés si scandaleux qu’ils firent l’objet d’une autocensure dans les éditions européennes du Talmud. Non pas que cette démarche ait réussi : les autorités chrétiennes brûlèrent tout de même le Talmud et l’antisémitisme continua sans relâche. Mais la censure a quelque peu réussi ; ces textes sont pratiquement inconnus, même à ce jour.
Et ils restent assez scandaleux. Ce que Schafer montre, c’est que les rabbins du Talmud connaissaient suffisamment le Nouveau testament pour le parodier et s’inquiétaient suffisamment de la croissance de la nouvelle secte judéo-chrétienne pour condamner le Nouveau Testament. Et ils le firent dans des termes impitoyables.
L’image de Jésus qu’on retire du Talmud est celle d’un hors la loi, un maniaque sexuel adepte de la magie noire qui recourait à la tromperie pour égarer Israël. Dans BT [Talmud de Babylone] Sanhédrin 103a, Jésus est représenté comme un mauvais disciple qui a « gâché sa nourriture, » ce qui, spécule Schafer, pourrait être un euphémisme pour l’inconduite sexuelle : « manger le mets » étant un euphémisme talmudique connu pour désigner l’acte sexuel lui-même. Une correction ultérieure ajoute qu’il « pratiquait la magie et a égaré Israël. » Et la naissance virginale est ridiculisée comme un camouflage de la véritable filiation de Jésus : sa mère était une « femme illicite » (autre locution talmudique), peut-être même une prostituée.
C’est du lourd – pas étonnant qu’on ne l’enseigne pas dans les cours du dimanche. Mais fascinant aussi, à condition bien entendu, de ne pas le prendre trop au sérieux (ce que certains juifs font, à n’en pas douter). Les textes étudiés par Schafer – tous relativement tardifs, remontant au 3ème ou 4ème siècle après JC, suggérant un effort conscient pour combattre la montée de la secte – montrent que les rabbins talmudistes n’ont pas rejeté Jésus pour les nobles raisons suggérées par Klinghoffer et ses émules. Selon ces textes tout au moins, ils l’ont rejeté parce qu’ils pensaient qu’il incarnait le mal ou le percevaient comme une menace.
De manière choquante, cependant, le Talmud ne fuit pas la responsabilité de la mort de Jésus. Au contraire, il dit qu’il l’avait méritée et qu’elle est l’œuvre des juifs eux-mêmes. Jésus était, indiquent les textes, un sorcier, un idolâtre et un hérétique qui guidait Israël dans l’idolâtrie. Sa condamnation était absolument justifiée et son exécution – lapidation puis pendaison – a été effectuée en stricte conformité avec le droit rabbinique.
Pourquoi le Talmud fait-il cette revendication ? Schafer suppose que c’est pour saper le récit des Evangiles et affirmer le pouvoir des rabbins. Dans le récit des Evangiles, les rabbins sont pratiquement des instruments de Rome. Dans la version du Talmud, ils sont tout puissants – si puissants qu’ils condamnèrent le héros de la secte chrétienne à une mort brutale (croyez-le ou pas, il y a en fait des textes encore plus crus et que Schafer a inclus dans son livre. Il suffit de dire que l’enfer de Dante n’est rien à côté de leur horrible récit. Mais je n’en parlerai pas dans ce journal familial.)
Ce qui est fascinant dans la lecture de ces textes ainsi que des commentaires soigneux et méthodiques de Schafer, est que l’ambivalence envers jésus que j’ai ressenti dans ma jeunesse, semblait déjà présente dès le 4ème siècle. D’un côté Jésus est objet de mépris, de l’autre son pouvoir est dangereux. Ces textes ont été écrits avant que l’église devienne la plus grande force en ce monde, mais ils ne dépareilleraient pas dans la liste des livres que j’ai choisi de ne pas présenter ici.
En fait, je suis certain que certains lecteurs auraient préféré que ces commentaires ne soient pas publiés du tout. Les textes présentés dans l’ouvrage de Schafer restent dangereux. Ils pourraient encore inciter à la violence contre les juifs. Et ils menacent des décennies de progrès des relations judéo-chrétiennes.
On se demande quand, si jamais, les juifs pourront se remettre du traumatisme de l’oppression chrétienne et apprendre réellement, tout en nous en différenciant, de la tradition et de l’enseignement chrétiens. Au cours de mon propre cheminement spirituel, j’ai été étonné d’avoir appris autant des enseignements d’autres traditions – bouddhisme, hindouisme, paganisme, soufisme – et de mon degré de nervosité quand il s’agit du christianisme. Certes, comme beaucoup de juifs, j’accorde de la valeur aux enseignements de Jésus et j’ai même fait mon mémoire de master sur Paul et le Talmud. Mais ce n’est pas assez. Je veux comprendre le Christ à la manière des chrétiens – pas pour devenir l’un d’entre eux, mais pour enrichir ma propre vie religieuse. Je veux apprendre d’eux comment avoir une relation personnelle avec un Dieu personnel, humanisé, incarné qui veille et qui sauve. Je veux ressentir Jésus comme un être humain assez éclairé pour voir chacun comme sacré, même l’impur, le lépreux et le marginal. Et je veux suivre son exemple, voir tous mes frères en humanité et moi-même comme les fils et les filles de Dieu.
Il y a quatre ans, j’avais développé certaines de ces réflexions dans un essai publié par Zeek magazine. J’avais avec humour intitulé l’article « Comment j’en suis finalement venu à accepter le Christ dans mon cœur, » expliquant cette ironie dans le premier paragraphe. Lors d’une conférence où ce magazine était en vente, quelqu’un a vu ce titre, a pris le lot entier de magazines et l’a jeté à terre, avant d’accuser le libraire de vendre des détritus de missionnaires.
Eh bien, je pense que vous devrez nous pardonner, à nous les juifs, d’être encore un peu nerveux…

Actualité du judéo-christianisme

10 mai 2009
La visite du Pape Benoît XVI au Proche Orient est un des faits marquants de l’actualité. Après un passage en Jordanie, le Pape se rend en Palestine occupée où un accueil mitigé lui est réservé aussi bien par les juifs que par les musulmans.
Pas pour les mêmes raisons cependant. La réserve des musulmans tient pour partie aux propos qu’avait tenus le Pape, tendant à assimiler Islam et violence mais surtout à sa renonciation, sous les pressions du régime sioniste, à l’idée de prendre la parole publiquement près du mur de séparation qui marque la limite du ghetto sioniste.
Entre l’église catholique et les juifs, les sujets de contentieux surabondent ; ce sont surtout les juifs qui font des reproches à l’église catholique : ils rejettent par exemple le projet de béatification de Pie XII, rappellent l’appartenance de Benoît Ratzinger aux Jeunesses Hitlériennes et n’oublient pas la remise au goût du jour de la prière pour la conversion des juifs.
En dépit de ce tombereau de reproches, le Pape a tenu à affirmer «le lien inséparable qui unit l’Eglise et le peuple juif.»
On s’interrogera sur la nature de ce lien inséparable. Peut-être s’agit-il de celui constitué par la corde qui, selon le Talmud, a servi à pendre Jésus.
Oui, car selon le Talmud, Jésus n’a pas été crucifié mais lapidé puis pendu par les juifs eux-mêmes, et non exécuté par les romains.
On dira que j’ai pêché ça dans un site antisémite qui accomode le Talmud à sa sauce (au passage, rappelons que pour l’Islam, Jésus n’a été ni crucifié ni pendu).
Que nenni. J’ai trouvé ça dans un article publié par Forward, un magazine juif édité aux USA. Ce qui est d’ailleurs amusant dans cet article, c’est que l’auteur feint de découvrir le sort fait à Jésus dans le Talmud. On aurait pu le croire si l’auteur avait une culture juive minimale alimentée par une version expurgée du Talmud. Or ce n’est pas le cas puisqu’il nous indique avoir effectué un travail universitaire sur (Saint) Paul dans le Talmud.

Les juifs ont-ils un problème avec Jésus?
Le Polymath
Par Jay Michaelson Jewish Forward (USA), le 29 avril 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

La blague, si c’en est une, dit ceci : «Vous devez nous pardonner, nous les Juifs, d’être un peu nerveux. Deux mille ans d’amour chrétien ont usé nos nerfs.»
C’est tout dire, n’est-ce pas ? Les cicatrices de l’antisémitisme et de l’action missionnaire, le sens de l’humour rempli de pathos, le mépris de la chrétienté – c’est certainement ainsi que je voyais majoritairement notre religion dans ma jeunesse. Quand j’étais enfant, le christianisme était comme un grand tyran stupide : à la fois idiot et extrêmement puissant. Etaient-ils incapables de voir à quel point leur religion était ridicule ? Une naissance virginale ? Le Père Noël ? Un lapin de Pâques? Un messie qui a été tué, mais est mort en réalité pour nos péchés? Et pourtant, telles étaient les personne qui dirigeaient notre pays, nous disant les jours avec école et les jours sans, et nous jouant leur musique insidieuse chaque hiver.
Si les livres soumis à la lecture du journal Forward indiquent une quelconque tendance, alors je ne suis pas le seul dans ma névrose par rapport à Yeshu ben Yoseph. Même si rien, semble-t-il, ne rivalisera avec le flot interminable de livres sur l’holocauste, ces dernières années ont vu une petite montagne de livres sur Jésus arriver sur mon bureau, la plupart d’entre eux ne méritant pas d’être signalés. Des balivernes sur comment Jésus s’est trompé sur le judaïsme ou comment le christianisme s’est trompé sur Jésus, ou à quel point nous sommes mieux qu’eux [les chrétiens] – des livres du genre que j’aurais pu écrire dans ma jeunesse.

A coup sur, la jésumanie est en partie due au succès du livre de David Klinghoffer paru en 2005, «Pourquoi les juifs ont rejeté Jésus.» (Réponse : Nous sommes le peuple élu – une nation, pas des universalistes.) Mais je pense qu’elle est en bonne partie liée au renforcement de notre confiance en tant que minorité assimilée aux Etats-Unis. Si à une époque nous aurions pu être torturés ou placés sur le bûcher pour le fait de ne pas accepter Jésus, nous pouvons maintenant publier des livres qui le critiquent.
Il n’en a pas toujours été ainsi. En effet, les textes discutés dans le meilleur livre de la dernière moisson de publications, « Jésus dans le Talmud » par Peter Schafer ont été autrefois considérés si scandaleux qu’ils firent l’objet d’une autocensure dans les éditions européennes du Talmud. Non pas que cette démarche ait réussi : les autorités chrétiennes brûlèrent tout de même le Talmud et l’antisémitisme continua sans relâche. Mais la censure a quelque peu réussi ; ces textes sont pratiquement inconnus, même à ce jour.
Et ils restent assez scandaleux. Ce que Schafer montre, c’est que les rabbins du Talmud connaissaient suffisamment le Nouveau testament pour le parodier et s’inquiétaient suffisamment de la croissance de la nouvelle secte judéo-chrétienne pour condamner le Nouveau Testament. Et ils le firent dans des termes impitoyables.
L’image de Jésus qu’on retire du Talmud est celle d’un hors la loi, un maniaque sexuel adepte de la magie noire qui recourait à la tromperie pour égarer Israël. Dans BT [Talmud de Babylone] Sanhédrin 103a, Jésus est représenté comme un mauvais disciple qui a « gâché sa nourriture, » ce qui, spécule Schafer, pourrait être un euphémisme pour l’inconduite sexuelle : « manger le mets » étant un euphémisme talmudique connu pour désigner l’acte sexuel lui-même. Une correction ultérieure ajoute qu’il « pratiquait la magie et a égaré Israël. » Et la naissance virginale est ridiculisée comme un camouflage de la véritable filiation de Jésus : sa mère était une « femme illicite » (autre locution talmudique), peut-être même une prostituée.
C’est du lourd – pas étonnant qu’on ne l’enseigne pas dans les cours du dimanche. Mais fascinant aussi, à condition bien entendu, de ne pas le prendre trop au sérieux (ce que certains juifs font, à n’en pas douter). Les textes étudiés par Schafer – tous relativement tardifs, remontant au 3ème ou 4ème siècle après JC, suggérant un effort conscient pour combattre la montée de la secte – montrent que les rabbins talmudistes n’ont pas rejeté Jésus pour les nobles raisons suggérées par Klinghoffer et ses émules. Selon ces textes tout au moins, ils l’ont rejeté parce qu’ils pensaient qu’il incarnait le mal ou le percevaient comme une menace.
De manière choquante, cependant, le Talmud ne fuit pas la responsabilité de la mort de Jésus. Au contraire, il dit qu’il l’avait méritée et qu’elle est l’œuvre des juifs eux-mêmes. Jésus était, indiquent les textes, un sorcier, un idolâtre et un hérétique qui guidait Israël dans l’idolâtrie. Sa condamnation était absolument justifiée et son exécution – lapidation puis pendaison – a été effectuée en stricte conformité avec le droit rabbinique.
Pourquoi le Talmud fait-il cette revendication ? Schafer suppose que c’est pour saper le récit des Evangiles et affirmer le pouvoir des rabbins. Dans le récit des Evangiles, les rabbins sont pratiquement des instruments de Rome. Dans la version du Talmud, ils sont tout puissants – si puissants qu’ils condamnèrent le héros de la secte chrétienne à une mort brutale (croyez-le ou pas, il y a en fait des textes encore plus crus et que Schafer a inclus dans son livre. Il suffit de dire que l’enfer de Dante n’est rien à côté de leur horrible récit. Mais je n’en parlerai pas dans ce journal familial.)
Ce qui est fascinant dans la lecture de ces textes ainsi que des commentaires soigneux et méthodiques de Schafer, est que l’ambivalence envers jésus que j’ai ressenti dans ma jeunesse, semblait déjà présente dès le 4ème siècle. D’un côté Jésus est objet de mépris, de l’autre son pouvoir est dangereux. Ces textes ont été écrits avant que l’église devienne la plus grande force en ce monde, mais ils ne dépareilleraient pas dans la liste des livres que j’ai choisi de ne pas présenter ici.
En fait, je suis certain que certains lecteurs auraient préféré que ces commentaires ne soient pas publiés du tout. Les textes présentés dans l’ouvrage de Schafer restent dangereux. Ils pourraient encore inciter à la violence contre les juifs. Et ils menacent des décennies de progrès des relations judéo-chrétiennes.
On se demande quand, si jamais, les juifs pourront se remettre du traumatisme de l’oppression chrétienne et apprendre réellement, tout en nous en différenciant, de la tradition et de l’enseignement chrétiens. Au cours de mon propre cheminement spirituel, j’ai été étonné d’avoir appris autant des enseignements d’autres traditions – bouddhisme, hindouisme, paganisme, soufisme – et de mon degré de nervosité quand il s’agit du christianisme. Certes, comme beaucoup de juifs, j’accorde de la valeur aux enseignements de Jésus et j’ai même fait mon mémoire de master sur Paul et le Talmud. Mais ce n’est pas assez. Je veux comprendre le Christ à la manière des chrétiens – pas pour devenir l’un d’entre eux, mais pour enrichir ma propre vie religieuse. Je veux apprendre d’eux comment avoir une relation personnelle avec un Dieu personnel, humanisé, incarné qui veille et qui sauve. Je veux ressentir Jésus comme un être humain assez éclairé pour voir chacun comme sacré, même l’impur, le lépreux et le marginal. Et je veux suivre son exemple, voir tous mes frères en humanité et moi-même comme les fils et les filles de Dieu.
Il y a quatre ans, j’avais développé certaines de ces réflexions dans un essai publié par Zeek magazine. J’avais avec humour intitulé l’article « Comment j’en suis finalement venu à accepter le Christ dans mon cœur, » expliquant cette ironie dans le premier paragraphe. Lors d’une conférence où ce magazine était en vente, quelqu’un a vu ce titre, a pris le lot entier de magazines et l’a jeté à terre, avant d’accuser le libraire de vendre des détritus de missionnaires.
Eh bien, je pense que vous devrez nous pardonner, à nous les juifs, d’être encore un peu nerveux…

>Le caricaturiste Danois a-t-il vraiment échappé à une tentative d’assassinat?

18 février 2008

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On a « su »récemment qu’un complot visant à assassiner Kurt Westergaard, un des caricaturistes qui avait exercé son « talent » pour salir le prophète de l’Islam vient d’être déjoué par la police du Danemark.
Si personnellement je désapprouve ces caricatures, je dois dire que je désapprouve également toutes les réactions qui ont consisté à proférer des imprécations voire des menaces à l’encontre des dessinateurs et des organes de presse qui leur ont permis de s’exprimer de la sorte. A mon avis, les Musulmans ont des problèmes plus urgents à traiter que de s’emporter contre des minables.
La seule réponse valable aurait été celle de l’argumentation intellectuelle afin de renvoyer les sots à leur sottise. Malheureusement la voix de ceux qui plaidaient de manière positive a été noyée dans le brouhaha de gesticulateurs souvent hypocrites. Gesticulateurs dont on s’attendrait à ce qu’ils mobilisent les peuples de l’Islam en faveur de l’Afghanistan, de l’Irak ou de la Palestine, ce qu’ils se gardent trop souvent de faire.
s
Bon, revenons à cette affaire de tentative d’assassinat qui, soit dit en passant, aurait incité la presse danoise à rééditer les fameuses caricatures. La police danoise a procédé à l’arrestation de trois suspects : un Danois d’origine marocaine et deux ressortissants Tunisiens. Ce projet d’assassinat a été condamné, et c’est une bonne chose, par l’ensemble des responsables des organisations politiques et religieuses de ce pays, dont le président de la Communauté islamique, la plus influente organisation musulmane du royaume scandinave. « Il ne sert pas notre objectif que des gens se substituent aux lois, bien au contraire, a affirmé ce dernier, appelant la classe politique et les médias à «ne pas utiliser cet exemple misérable pour jeter de l’huile sur le feu».

Je souscris entièrement mais je ne peux m’empêcher de ma poser la question suivante : y-a-t-il eu réellement un projet d’assassinat de ce minable dessinateur?
ss
En effet, on apprend que le Danemark veut expulser les terroristes [les deux non Danois du moins] sans les juger. Notons au passage comment on colle facilement l’étiquette terroriste sur le dos de quelqu’un, fut-il un délinquant, pour peu qu’il soit musulman. Bref, poursuivons.

C’est sur la recommandation du service de renseignement de la police [PET] que le gouvernement a décidé d’expulser les deux Tunisiens, résidents réguliers au Danemark depuis plus de sept ans, estimant qu’ils représentent un danger pour la sécurité de l’État. Et ce, sur la base de lois antiterroristes adoptées en 2002 et inspirées de celles décidées aux Etats-Unis par l’administration Bush.
C’est curieux, allez-vous me dire : mais où est passé le Danois d’origine marocaine. Et il est vrai qu’il a eu tendance à disparaître au fil des dépêches d’actualité.

Ne vous inquiétez pas, on l’a retrouvé et on nous apprend que cet individu âgé de 40 ans a été « relâché faute de preuves » et qu’aucune poursuite n’est engagée contre lui ni contre ses présumés complices d’ailleurs.
Pas de preuves pour des poursuites judiciaires, c’est malgré tout suffisamment de preuves pour pratiquer une expulsion de personnes manifestement abusivement qualifiées de terroristes et qui risquent d’en subir les conséquences une fois de retour en Tunisie.
Une victoire facile pour la police danoise et pour tous ceux qui veulent entretenir un climat de peur vis-à-vis des Musulmans dans un royaume où apparemment tout ne va pas pour le mieux.

Le caricaturiste Danois a-t-il vraiment échappé à une tentative d’assassinat?

18 février 2008
On a « su »récemment qu’un complot visant à assassiner Kurt Westergaard, un des caricaturistes qui avait exercé son « talent » pour salir le prophète de l’Islam vient d’être déjoué par la police du Danemark.
Si personnellement je désapprouve ces caricatures, je dois dire que je désapprouve également toutes les réactions qui ont consisté à proférer des imprécations voire des menaces à l’encontre des dessinateurs et des organes de presse qui leur ont permis de s’exprimer de la sorte. A mon avis, les Musulmans ont des problèmes plus urgents à traiter que de s’emporter contre des minables.
La seule réponse valable aurait été celle de l’argumentation intellectuelle afin de renvoyer les sots à leur sottise. Malheureusement la voix de ceux qui plaidaient de manière positive a été noyée dans le brouhaha de gesticulateurs souvent hypocrites. Gesticulateurs dont on s’attendrait à ce qu’ils mobilisent les peuples de l’Islam en faveur de l’Afghanistan, de l’Irak ou de la Palestine, ce qu’ils se gardent trop souvent de faire.
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Bon, revenons à cette affaire de tentative d’assassinat qui, soit dit en passant, aurait incité la presse danoise à rééditer les fameuses caricatures. La police danoise a procédé à l’arrestation de trois suspects : un Danois d’origine marocaine et deux ressortissants Tunisiens. Ce projet d’assassinat a été condamné, et c’est une bonne chose, par l’ensemble des responsables des organisations politiques et religieuses de ce pays, dont le président de la Communauté islamique, la plus influente organisation musulmane du royaume scandinave. « Il ne sert pas notre objectif que des gens se substituent aux lois, bien au contraire, a affirmé ce dernier, appelant la classe politique et les médias à «ne pas utiliser cet exemple misérable pour jeter de l’huile sur le feu».

Je souscris entièrement mais je ne peux m’empêcher de ma poser la question suivante : y-a-t-il eu réellement un projet d’assassinat de ce minable dessinateur?
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En effet, on apprend que le Danemark veut expulser les terroristes [les deux non Danois du moins] sans les juger. Notons au passage comment on colle facilement l’étiquette terroriste sur le dos de quelqu’un, fut-il un délinquant, pour peu qu’il soit musulman. Bref, poursuivons.

C’est sur la recommandation du service de renseignement de la police [PET] que le gouvernement a décidé d’expulser les deux Tunisiens, résidents réguliers au Danemark depuis plus de sept ans, estimant qu’ils représentent un danger pour la sécurité de l’État. Et ce, sur la base de lois antiterroristes adoptées en 2002 et inspirées de celles décidées aux Etats-Unis par l’administration Bush.
C’est curieux, allez-vous me dire : mais où est passé le Danois d’origine marocaine. Et il est vrai qu’il a eu tendance à disparaître au fil des dépêches d’actualité.

Ne vous inquiétez pas, on l’a retrouvé et on nous apprend que cet individu âgé de 40 ans a été « relâché faute de preuves » et qu’aucune poursuite n’est engagée contre lui ni contre ses présumés complices d’ailleurs.
Pas de preuves pour des poursuites judiciaires, c’est malgré tout suffisamment de preuves pour pratiquer une expulsion de personnes manifestement abusivement qualifiées de terroristes et qui risquent d’en subir les conséquences une fois de retour en Tunisie.
Une victoire facile pour la police danoise et pour tous ceux qui veulent entretenir un climat de peur vis-à-vis des Musulmans dans un royaume où apparemment tout ne va pas pour le mieux.

Selon M. Redeker : le judaïsme est une religion dont les rites conjurent la violence

3 juin 2007
On se souvient que le philosophe Français Robert Redeker écrivait ce qui suit dans une tribune publiée par le quotidien Le Figaro :

Quand le judaïsme et le christianisme sont des religions dont les rites conjurent la violence, la délégitiment, l’islam est une religion qui, dans son texte sacré même, autant que dans certains de ses rites banals, exalte violence et haine.

On se souvient aussi de ce qui a suivi, c’est-à-dire le tollé dans les pays musulmans, la pseudo fatwa condamnant à mort M. Redeker et le soutien apporté par de nombreuses personnalités à un intellectuel menacé pour avoir pensé…
Justement, cette conjuration de la violence propre au christianisme et au judaïsme, voyons comment elle est comprise par un ancien grand rabbin Séfarade dont la doctrine est exposée dans le Jerusalem Post.
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Eliyahu préconise un bombardement massif de Gaza
par Matthew Wagner, The Jerusalem Post, 30 mai 2007, traduit de l’anglais par Djazaïri

Tous les civils qui vivent à Gaza sont collectivement responsables des tirs de roquettes Kassam sur Sderot, écrit dans une lettre au premier ministre Ehud Olmert l’ancien grand rabbin Séfarade Mordechai Eliyahu.
Eliyahu a statué qu’il n’existait absolument aucune restriction d’ordre moral à tuer de manière indiscriminée des civils au cours d’une éventuelle offensive militaire contre Gaza dans le but de faire cesser les tirs de roquettes.
La lettre, publiée dans Olam Katan [Petit Monde], une brochure hebdomadaire qui doit être distribuée ce vendredi dans les synagogues à travers tout le pays, se réfère à l’histoire biblique du massacre de Shechem (Genèse 34) et au commentaire de Maimonide (Lois des rois 9, 14) pour justifier la légalité de sa décision.
Selon l’éthique juive de la guerre, écrit Eliyahu, une cité assume la responsabilité collective des agissements immoraux d’individus. A Gaza, l’ensemble de la population est responsable car elle ne fait rien pour arrêter les tirs de roquettes Kassam.
L’ancien grand rabbin déclare aussi qu’il est interdit de risquer la vie des Juifs de Sderot ou celle des soldats de l’armée [sioniste] par crainte de blesser ou de tuer des Palestiniens non combattants qui résident à Gaza.
Nous n’avons pas pu nous entretenir avec Eliyahu. Toutefois, Shmuel Eliyahu, son fils, qui est grand rabbin de Safed, a déclaré que son père était contre une incursion de l’armée de terre à Gaza qui mettrait en danger la vie de soldats Israéliens. Il préconise plutôt un bombardement massif [carpet bombing] de l’ensemble de la zone d’où sont lancés les Kassam, sans tenir compte des pertes en vies humaines palestiniennes.
« S’ils ne s’arrêtent pas après que nous en ayons tué 100, alors nous devons en tuer un millier, » explique Shmuel Eliyahu. Et s’ils n’arrêtent pas au bout de 1000 morts nous devons alors en tuer 10 000. S’ils n’arrêtent toujours pas nous devons en tuer 100 000 et même 1 million. Ce qu’il faudra pour les faire s’arrêter. »
Dans sa lettre, Eliyahu cite les Psaumes. « Je poursuivrai mes ennemis et je les ferai prisonniers et n’aurai de cesse avant de les avoir éradiqués. »
Eliyahi écrit que « C’est un message à tous les leaders du peuple Juif de ne pas éprouver de compassion pour ceux qui tirent [des roquettes] sur des civils dans leurs maisons. »
s
Bon, maintenant, attendons voir l’ampleur du tollé suscité par nos deux rabbins : tsunami ou vaguelette imperceptible?
s
Poser la question, c’est y répondre.

>Selon M. Redeker : le judaïsme est une religion dont les rites conjurent la violence

3 juin 2007

>

On se souvient que le philosophe Français Robert Redeker écrivait ce qui suit dans une tribune publiée par le quotidien Le Figaro :

Quand le judaïsme et le christianisme sont des religions dont les rites conjurent la violence, la délégitiment, l’islam est une religion qui, dans son texte sacré même, autant que dans certains de ses rites banals, exalte violence et haine.

On se souvient aussi de ce qui a suivi, c’est-à-dire le tollé dans les pays musulmans, la pseudo fatwa condamnant à mort M. Redeker et le soutien apporté par de nombreuses personnalités à un intellectuel menacé pour avoir pensé…
Justement, cette conjuration de la violence propre au christianisme et au judaïsme, voyons comment elle est comprise par un ancien grand rabbin Séfarade dont la doctrine est exposée dans le Jerusalem Post.
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Eliyahu préconise un bombardement massif de Gaza
par Matthew Wagner, The Jerusalem Post, 30 mai 2007, traduit de l’anglais par Djazaïri

Tous les civils qui vivent à Gaza sont collectivement responsables des tirs de roquettes Kassam sur Sderot, écrit dans une lettre au premier ministre Ehud Olmert l’ancien grand rabbin Séfarade Mordechai Eliyahu.
Eliyahu a statué qu’il n’existait absolument aucune restriction d’ordre moral à tuer de manière indiscriminée des civils au cours d’une éventuelle offensive militaire contre Gaza dans le but de faire cesser les tirs de roquettes.
La lettre, publiée dans Olam Katan [Petit Monde], une brochure hebdomadaire qui doit être distribuée ce vendredi dans les synagogues à travers tout le pays, se réfère à l’histoire biblique du massacre de Shechem (Genèse 34) et au commentaire de Maimonide (Lois des rois 9, 14) pour justifier la légalité de sa décision.
Selon l’éthique juive de la guerre, écrit Eliyahu, une cité assume la responsabilité collective des agissements immoraux d’individus. A Gaza, l’ensemble de la population est responsable car elle ne fait rien pour arrêter les tirs de roquettes Kassam.
L’ancien grand rabbin déclare aussi qu’il est interdit de risquer la vie des Juifs de Sderot ou celle des soldats de l’armée [sioniste] par crainte de blesser ou de tuer des Palestiniens non combattants qui résident à Gaza.
Nous n’avons pas pu nous entretenir avec Eliyahu. Toutefois, Shmuel Eliyahu, son fils, qui est grand rabbin de Safed, a déclaré que son père était contre une incursion de l’armée de terre à Gaza qui mettrait en danger la vie de soldats Israéliens. Il préconise plutôt un bombardement massif [carpet bombing] de l’ensemble de la zone d’où sont lancés les Kassam, sans tenir compte des pertes en vies humaines palestiniennes.
« S’ils ne s’arrêtent pas après que nous en ayons tué 100, alors nous devons en tuer un millier, » explique Shmuel Eliyahu. Et s’ils n’arrêtent pas au bout de 1000 morts nous devons alors en tuer 10 000. S’ils n’arrêtent toujours pas nous devons en tuer 100 000 et même 1 million. Ce qu’il faudra pour les faire s’arrêter. »
Dans sa lettre, Eliyahu cite les Psaumes. « Je poursuivrai mes ennemis et je les ferai prisonniers et n’aurai de cesse avant de les avoir éradiqués. »
Eliyahi écrit que « C’est un message à tous les leaders du peuple Juif de ne pas éprouver de compassion pour ceux qui tirent [des roquettes] sur des civils dans leurs maisons. »
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Bon, maintenant, attendons voir l’ampleur du tollé suscité par nos deux rabbins : tsunami ou vaguelette imperceptible?
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Poser la question, c’est y répondre.

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