Archive for the ‘Jérusalem’ Category

Les 7 péchés capitaux de la hasbara sioniste

19 mai 2018

Marc Lamont Hills’attache ici à rétablir la vérité sur 7 mythes qui servent souvent d’arguments aux partisans de l’entité sioniste.

Un pense-bête utile pour tous ceux qui ont à cœur la cause de la Palestine

7 mythes sur le conflit israélo-palestinien

Par Marc Lamont Hill, The Huffington Post (USA) 17 mai 2018 traduit de l’anglais par Djazaïri

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Mark Lamont Hill

Lundi, un jour avant le 70e anniversaire de la fondation d’Israël, l’administration Trump a tenu sa promesse de déplacer l’ambassade des Etats Unis à Jérusalem . Cet événement a été suivi par des manifestations palestiniennes en Cisjordanie et à Gaza, les soldats israéliens tuant plus de 50 Palestiniens, y compris des enfants, et en blessant plus de 1.000 autres. Depuis lors, les débats font rage entre les experts, les décideurs et les citoyens ordinaires au sujet du conflit entre Israël et la Palestine. Malheureusement, beaucoup de ces discussions mobilisent les mêmes points de discussion périmés et problématiques. Voici sept des plus dommageables :

  1. Ces gens se battent depuis toujours.

C’est un des arguments les plus souvent répétés et inexacts sur le conflit. La vérité est que les Arabes et les Juifs ne se battent pas depuis toujours. Au contraire, on peut dater la confrontation à la fin du 19ème siècle ou, plus précisément, au début de la période du mandat britannique après la Première Guerre mondiale. En plus d’être historiquement inexacte, une telle affirmation pose le problème comme étant quelque chose d’insoluble et d’inextricable, en plus de renforcer les vieilles idées sur les Arabes qui seraient barbares et fondamentalement violents.

  1. C’est un conflit religieux

Cela aussi est inexact. Les Palestiniens ne sont pas un monolithe religieux. Bien que majoritairement musulmane, la communauté palestinienne a toujours compris des musulmans, des chrétiens et des juifs. En outre, avant la colonisation sioniste à la fin de l’Empire ottoman, la diversité religieuse était une caractéristique de la Palestine historique. Même après le début de l’immigration juive, les colons sionistes étaient principalement laïques [au sens de non pratiquants ou non particulièrement engagés dans l’action religieuse NdT], tout comme les indigènes palestiniens.

Mais ce n’est pas seulement une question d’exactitude historique. En définissant le conflit comme religieux, nous sommes incités à le considérer comme une querelle intestine entre deux partis tout aussi fervents qui sont en possession de textes religieux concurrents ou d’interprétations scripturaires divergentes. Pour le dire simplement, cela ne concerne pas la religion. Il s’agit de vols de terres, d’expulsions et de nettoyage ethnique par des colons étrangers sur des terres indigènes.

  1. C’est très compliqué.

D’une certaine manière, le problème est en effet compliqué. Après plus d’un siècle de conflit, il y a certainement beaucoup de subtilités autour des diverses, revendications de la vérité, politiques et solutions. Trop souvent, cependant, l’affirmation que « c’est compliqué » sert d’excuse pour éluder une réalité très simple : il s’agit de 70 ans de lutte d’un peuple qui a été expulsé, assassiné, volé, emprisonné et occupé. Bien qu’il y ait certainement un besoin de traiter les points les plus subtils du conflit, nous ne devons jamais perdre de vue ce point fondamental et d’une grande simplicité.

  1. Les Palestiniens persistent à refuser des offres équitables.

Cet argument présume à tort que tout accord qui inclut le partage de terres volées avec les victimes de ce vol pourrait être équitable. Mais même en termes relatifs et pragmatiques, ce n’est pas vrai. Repensez à la proposition disproportionnée de partage des Nations Unies de 1947 qui accordait 55% de la terre à la population juive, alors même qu’elle ne représentait que 33% de la population et possédait 7% de la terre. Ou regardez les négociations de 2008 entre le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et l’ancien Premier ministre israélien, Ehud Olmert, qui ne permettaient pas l’établissement d’un territoire palestinien contigu ni un véritable règlement de la dispute sur Jérusalem. Les Palestiniens ne se sont jamais vu offrir un accord qui permette un Etat véritablement indépendant, fertile, viable et sûr.

  1. Les Palestiniens ne veulent pas la paix

Cet argument joue sur les récits orientalistes qui représentent les Arabes comme étant intrinsèquement violents, irrationnels, prémodernes et indignes de la démocratie ou de la diplomatie occidentale. L’argument blâme également les Palestiniens pour avoir résisté à la brutalité de l’occupation et de la répression. Les personnes sous occupation ont le droit légal et moral de se défendre. Leur demander de ne pas résister c’est leur demander de mourir en silence. Les Palestiniens veulent la paix. Mais la justice est toujours une condition préalable de la paix.

 

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A l’image de ce jeune qui joue de la guitare sur les ruines de sa maison à Gaza, le peuple palestinien est un peuple résilient

  1. Israël a le droit d’exister !

Cette revendication est un produit de la hasbara, ou propagande, américaine et israélienne. Premièrement, cet argument n’est mobilisé que de manière rhétorique par rapport à Israël, par opposition à la Palestine ou à pratiquement tous les autres États-nations. Après tout, personne ne demande systématiquement qu’Israël et ses soutiens reconnaissent le «droit à l’existence» de la Palestine en tant qu’idée abstraite, espace physique ou nation indépendante. Plus important encore, cependant, cette revendication obscurcit une vérité plus fondamentale : aucun pays n’a le droit d’exister, seuls les peuples ont ce droit. En naturalisant l’idée que les États-nations ont un « droit d’exister », nous réduisons notre capacité à proposer une critique morale de l’histoire de son origine par Israël (ou de toute colonie).

Si un pays a un droit naturel d’exister, il est plus difficile de contester les moyens par lesquels ce pays obtient des terres, comment il interagit avec les populations autochtones ou respecte la règle de droit au niveau international et national. Après tout, il avait le droit d’exister, n’est-ce pas ? L’argument du «droit d’exister» réifie aussi l’État-nation, faisant oublier son émergence relativement récente en tant que construction politique imaginaire. En d’autres termes, l’idée des nations et du nationalisme est relativement nouvelle. (C’est pourquoi l’ensemble de l’argument « il n’y a jamais eu un pays appelé Palestine » est à la fois anhistorique et malhonnête). Cet argument limite également notre capacité à imaginer le monde selon des termes différents et des formations politiques différentes, y compris la reconstitution de la Palestine historique (ou Israël contemporain) comme une démocratie unique pour TOUS les citoyens, sans distinction de race, classe, sexe ou religion.

  1. Vous êtes antisémite !

L’antisémitisme est un phénomène bien réel dans le monde entier. Et nous devons être vigilants pour traiter et détruire l’antisémitisme partout où il se manifeste. Trop souvent, cependant, cette allégation est dirigée contre quiconque critique ou proteste contre les pratiques de l’État-nation israélien.

Dans ces conditions, les allégations d’antisémitisme ne sont plus guère qu’une réaction de défense destinée à stopper la discussion. Plus important encore, c’est un élément clef de la stratégie sioniste : assimiler le judaïsme au sionisme  et à l’État israélien lui-même . Dans cette logique, critiquer Israël, c’est critiquer le judaïsme. De tels arguments ignorent également le fait que la tradition juive est une de celles qui prônent la justice et l’équité, et ses principes sont en opposition fondamentale avec les actions du gouvernement israélien.

Espérons que nous pourrons dépasser ces arguments et aller vers des discussions plus profondes et plus nuancées sur la construction de la paix, de la justice et de la liberté dans la région.

Marc Lamont Hill est titulaire de la chaire Steve Charles de Media, Cities and Solutions à la Temple University, commentateur politique sur CNN et ancien animateur de HuffPost Live.

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Rouleaux de la Torah à prix cassés!

3 janvier 2011
Je ne vais pas faire trop de commentaires ici, les faits sont assez parlants, une véritable métaphore de l’organisation de la criminalité. J’ai traduit par ‘rénover’ ce qui veut sans doute dire ‘maquiller’ comme dans le vol de voitures
Notez bien que vous avez le rabbin et les membres d’une bande arabe. A aucun moment on ne nous dit que le rabbin fait partie de la bande. Pardi, c’est lui le chef de la bande!

Le rabbin dirige un réseau de trafic de rouleaux de la Torah
Trois membres arabes d’une bande, un rabbin d’Elad arrêtés après que des policiers infiltrés révèlent qu’ils travaillaient ensemble pour voler, restaurer et revendre des rouleaux de la Torah à des prix cassés.
par Eli Senyor, Yediot Aharonot (Sionistan) 2 janvier 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri 

Coopération interreligieuse et nationalités dans le monde du crime. Au terme d’une longue enquête par infiltration, un rabbin et trois Arabes ont été arrêtés ce weekend sur présomption de vol d’une dizaine de rouleaux de la Torah.

On soupçonne le rabbin et un certain nombre d’autres personnalités religieuses d’avoir commandé auprès des membres arabes de la bande des dizaines de livres volés, certains d’une valeur s’élevant à 28 190 dollars pièce. Les quatre hommes ont été arrêtés et la police doit procéder à l’arrestation d’autres suspects impliqués dans cette affaire.

L’enquête a été conduite ces dernières semaines par des agents de police infiltrés en attendant que la bande commette une erreur de nature à la démasquer. Toute l’affaire a commencé après l’accumulation d’informations selon lesquelles des rouleaux de la Torah étaient disponibles à prix réduits sur le marché ultra-orthodoxe.

Après le lancement de l’enquête, les pistes ont amené les enquêteurs à s’intéresser à un rabbin de la ville d’Elad qu’on soupçonne d’avoir dirigé le réseau de trafic de livres sacrés. Aves les progrès de l’enquête, il est apparu clairement que le rabbin avait l’habitude de « commander » des livres à une bande de cambrioleurs Arabes qui lui donnaient les rouleaux dérobés dans les synagogues.

Le rabbin payait seulement quelques dizaines de shekels [1 shekel = 0,21 €] pour chaque rouleau et après les voir ‘rénovés’, il les vendait dans divers cercles religieux qui ne savaient qu’ils achetaient en réalité le produit de vols.

Des communications téléphoniques enregistrées par la police ont montré clairement que le rabbin savait que la bande avec laquelle il était en relation volait les rouleaux dans des synagogues mais ne semblait apparemment pas gêné par ce fait.

Alors qu’elle surveillait les membres de la bande, la police les a vus effectuer le travail préparatoire à une effraction dans une synagogue du centre de Jérusalem. Après avoir réuni suffisamment de preuves, le rabbin a été arrêté avec les trois membres de la bande. 70 rouleaux de la Torah, peut-être volés, ont aussi été saisis.

D’autre suspects, qui ont aidé à la rénovation et la vente des livres après les vols, ont été également arrêtés. Le tribunal a décidé de prolonger le maintien en détention du rabbin et des trois membres de la bande.

Emanuel Rahm, mon compagnon d’infortune

27 mai 2010
Emanuel Rahm, le chef de cabinet de l’administration Obama se trouve actuellement à Jérusalem.
Pas en mission officielle, non, mais pour célébrer la Bar-Mitzva de son fils.
Oui, car Emanuel Rahm est un sioniste tout ce qu’il y a de convaincu puisqu’il a même servi dans l’armée de l’Etat voyou, prétendu juif.
N’empêche qu’il a été bien accueilli par des sionistes plus ultra que lui qui l’ont traité d’antisémite au cours d’une manifestation. Ce que Rahm appelle un accueil chaleureux.
Antisémite, tiens tiens…

Henning Mankell et la Palestine: une analyse lucide et sans compromis

8 mars 2010
Vous connaissez sans doute Henning Mankell ou Kurt Wallander, le policier qui est le personnage principal de la plupart de ses romans et qui a inspiré un feuilleton télévisé. Je n’ai malheureusement vu aucun épisode du feuilleton, mais j’ai énormément apprécié les livres de Mankell qui brossent un tableau saisissant de la Suède actuelle.
Je savais Mankell épris de justice, hostile notamment au racisme, lui qui vit désormais au Mozambique par choix personnel et non attiré par exemple par une quelconque activité lucrative. J’ignorais par contre sa sympathie pour la cause de la Palestine, sympathie qu’il a exprimé, au retour d’un séjour en Palestine occupée, dans les colonnes du journal suédois Aftonbladet. Oui, ce même journal qui avait sorti l’affaire du trafic d’organes prélevés sur les victimes des tueurs sionistes.
Le texte de Mankell est limpide et se passe donc de commentaires. Et seuls les moins lucides ne partageront pas son analyse.
Merci à Philip Weiss de m’avoir aiguillé sur ce texte traduit du suédois vers l’anglais (je pense que le texte n’est pas disponible en français)

Bloqué par l’apartheid
par Henning Mankell, Palestine Festival of Literature 2 juin 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Il y a environ une semaine, j’ai visité Israël et la Palestine. Je faisais partie d’une délagation d’écrivains avec des représentants de diverses parties du monde. Nous venions participer au Festival Littéraire Palestinien. La cérémonie d’ouverture devait se tenir au Théâtre National Palestiniens à Jérusalem. Nous venions juste de nous rassembler quand des soldats et des policiers Israéliens lourdement armés sont arrivés et ont annoncé qu’ils allaient interrompre la cérémonie. Quand nous avons demandé pourquoi, ils ont répondu: vous êtes un rique pour la sécurité.

Prétendre que nous posions à ce moment une menace terroriste réelle pour Israël est absolument dépourvu de sens. Mais en même temps, ils avaient raison: nous représentons une menace quand nous venons en Israël et exprimons ouvertement nos points de vue sur l’oppression de la population palestinienne par Israël.  Elle peut se comparer à la menace que moi-même ainsi que des milliers d’autres avaient autrefois représenté pour le système d’apartheid en Afrique du Sud. Les mots sont dangereux.

C’est ce que j’ai dit aussi quand les organisateurs de la conférence se sont débrouillés pour transférer toute la cérémonie d’ouverture au Centre Culturel Français: – Ce que nous vivons en ce moment est une répétition du système honteux d’apartheid qui traitait à une époque les Africains et les gens de couleur comme des citoyens de deuxième classe dans leur propre pays. mais n’oublions pas que ce même système d’apartheid n’existe plus. Ce système a été aboli par l’action des hommes au début des années 1990. Il y a une relation directe entre Soweto, Sharpeville et ce qui s’est passé récemment à Gaza.

Pendant les jours qui ont suivi, nous avons visité Hébron, Bethléem, Jenine et Ramallah. Un jour, nous marchions dans les collines en compagnie de l’écrivain Palestinien Raja Shehadeh qui nous a montré comment les colonies israéliennes s’étendaient, confisquant des terres palestiniennes, détruisant des routes pour en aménager de nouvelles réservées aux colons. Aux différents checkpoints, le harcèlement était monnaie courante. Pour mon épouse Eva et moi, c’était bien sûr plus simple de passer. Les membres de la délégation munis de passeports syriens ou d’origine palestiniennes étaient tous bien plus exposés. Sortez votre sac du bus, videz-le, rangez-le, ressortez-le une fois de plus.

En Cisjordanie, l’aggravation est une affaire de degré. Le pire de tout, c’était à Hébron. Au milieu d’une ville peuplée de 40 000 Palestiniens, 400 colons Juifs ont confiqué une partie du centre de la ville. Les colons sont brutaux et n’hésitent pas à attaquer leurs voisins Palestiniens. Pouquoi ne pas uriner sur eux depuis les fenêtres des étages supérieurs? Nous avons vu des documents où des femmes colons et leurs enfants donnent des coups de pied et frappent une femme Palestinienne. Les soldats Israéliens qui voyaient ce qui se passait ne faisaient rien pour les en empêcher. C’est la raison pour laquelle il y a des gens à Hébron qui, au nom de la solidarité, se portent volontaires pour suivre des enfants Palestiniens sur le chemin de l’école et du retour à la maison. 1500 soldats Israéliens protègent ces 400 colons, nuit et jour! Chaque colon est protégé en permanence par 4 ou 5 gardes du corps.

De plus, les colons ont le droit de porter des armes. Quand nous nous trouvions à un des checkpoints les plus exécrables à l’intérieur d’Hébron, un colon extrêmement agressif nous a filmés. A la vue de quoi que ce soit de palestinien, ce pouvait être chose la plus insignifiante, un bracelet, une broche, il se précipitait directement vers les soldats pour faire un rapport.

Naturellement, rien de ce que nous avons subi ne peut être comparé avec la situation des palestiniens. Nous les avons rencontrés dans des taxis et dans la rue, à des conférences, dans des universités et des théâtres. Nous avons discuté avec eux et écouté leurs récits.

Est-il étrange que certains d’entre eux, par pur désespoir, quand ils ne voient pas d’autre issue, décident de commettre des attentats suicide? Pas vraiment? Il est peut-être étrange qu’ils n’y en aient pas plus. Le mur qui divise actuellement le pays préviendra de nouveaux attentats, dans le court terme. Mais le mur est une manifestation évidente du désarroi du pouvoir militaire israélien. A la fin, il connaîtra le même sort que celui qui a divisé Berlin à une époque.

 Ce que j’ai vu pendant mon voyage était évident: l’Etat d’Israël dans sa forme actuelle n’a pas d’avenir. Qui plus eux, ceux qui plaident pour une solution à deux Etats sont dans l’erreur.

En 1948, l’année de ma naissance, l’Etat d’Israël proclamait son indépendance sur un territoire occupé. Il n’existe aucune raison d’aucune sorte de la qualifier de légitime selon le droit international. Ce qui s’est passé, c’est qu’Israël a tout simplement occupé un territoire palestinien. Et la dimension de ce territoire s’accroît constamment, avec la guerre de 1967 et avec les colonies de plus en plus nombreuses aujourd’hui. Parfois une colonie est démantelée. Mais c’est seulement pour le spectacle. Très vite, il ressurgit quelque part ailleurs. Une solution à deux Etats ne marquera pas la fin de l’occupation historique.

Il arrivera à Israël la même chose que ce qui s’est produit en Afrique du Sud pendant le régime d’apartheid. La question est de savoir s’il est possible de parler le langage de la raison avec les Israéliens afin qu’ils acceptent volontairement la fin de leur propre Etat d’apartheid. Où si cela doit se produire contre leur propre volonté. Personne ne peut nous dire quand cela se produira. L’insurrection finale démarrera bien entendu à l’intérieur [de la Palestine occupée]. Mais des changements politiques se déroulant en Syrie et en Egypte y contribueront. Aussi important est que, probablement plus tôt qu’on ne le pense, les Etats Unis ne se trouveront plus en mesure de financer cette horrible force militaire qui empêche les jeunes lanceurs de pierres de vivre normalement dans la liberté.
Quand ce changement arrivera, chaque Israélien devra décider pour lui (ou elle)-même s’il ou elle est disposé(e) à abandonner ses privilèges et à vivre dans un Etat palestinien. Pendant mon voyage, je n’ai rencontré nul antisémitisme. Ce que j’ai vu était de la haine contre les occupants, ce qui est tout à fait normal et compréhensible. Distinguer entre ces deux choses est crucial.

La dernière nuit de notre séjour était supposée se terminer de la même manière que nous avions essayé de commencer notre voyage à jérusalem. Mais l’armée et la police ont une fois encore bouclé le théâtre. Il nous a fallu nous réunir ailleurs.

L’Etat d’Israël ne peut s’attendre qu’à être vaincu, comme toutes les puissances occupantes. Les Israéliens détruisent les vies. Mais ils ne détruisent pas les rêves. La chute de de ce scandaleux système d’apartheid est le seule chose concevable, car elle est impérative.

La question n’est donc pas si mais quand elle se produira. Et comment.

Dans quel pays peut-on dire publiquement "Hitler avait raison"?

4 janvier 2010
La réponse nous est apportée par les animateurs de Jews sans frontières qui suivaient une manifestation à Jérusalem le 25 décembre 2009.
Ce que vous voyez, ce sont des passants qui réagissent à une manifestation de Juifs contre les expulsions de familles palestiniennes du quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem. Ils crient « Hitler avait raison », expriment leur regret que les manifestants n’aient pas été exterminés, et font le salut nazi.
C’est plus compliqué qu’il n’y paraît pour ceux qui connaissent mal la sociologie isréelienne. Ces deux Israéliens, des Juifs d’origine arabe, identifient les manifestants comme étant des Juifs Ashkénazes (d’origine européenne), et leurs propos se veulent des insultes contre les Ashkénazes. En Israël, les Juifs d’origine arabe ont été systématiquement discriminés et opprimés depuis la création de l’Etat. La grande réussite du parti travailliste dominé par les Ashkénazes fut d’associer la paix avec les Palestiniens à une intensification du racisme contre les Juifs d’origine arabe. Ceci est le fruit immonde de cette réussite.
Je me demande si l’Anti Defamation League (ADL ,équivalent américain de la LICRA) aura quelque chose à dire à ce sujet. Je n’y crois pas trop.
PS: Ils crient aussi des insultes contre Yossi Beilin, l’architecte des accords d’oslo avec qui les manifestants ont en réalité peu en commun. Je suis d’accord avec ces insultes là.

Quand Teichmann (pas Eichmann) justifie le commerce d’organes humains.

24 août 2009

Israel Shamir vient de publier un article intéressant sur les accusations de trafic d’organes portées contre l’armée autoproclamée la plus morale du monde, c’est-à-dire les bandes terroristes sionistes.
Son article est documenté et je vous en propose la traduction d’une partie qui a plus particulièrement attiré mon attention:

Un journal économique israélien, The Marker, a publié la prise de position d’un juriste Israélien qui justifie le commerce d’organes, dans la mesure où « les organes ne sont que des matières premières ou marchandises qui peuvent donc être achetées et vendues comme toute matière première dans un marché ouvert. »

La différence entre des reins achetés ou volés n’est pas si importante: si les organes ne sont « qu’une marchandise, » il est certainement admissible de les prendre aux Palestiniens, exactement comme il est ‘permis’ de prendre aux palestiniens des oliviers séculaires dans la construction du mur de séparation.

L’indignation est facile, mais il n’est pas facile de prouver que les Israéliens, qui n’hésitent pas à briser des bras et des jambes et à jeter du napalm sur des écoliers, tracent une ligne rouge quand il est question de tirer quelque profit des entrailles des Palestiniens. L’exigence par Aftobladet d’une enquête internationale est assez raisonnable: si les Israéliens n’ont rien fait de mal (à part assassiner des centaines de jeunes hommes), ils n’ont rien à craindre d’une enquête internationale. Cependant Israël avait refusé à des commissions d’enquête de l’ONU la permission de visiter Jenin après le massacre de 2002 et Gaza après le massacre de 2009.

Shamir propose un lien vers le texte de l’opinion publiée dans The Marker qui est rédigé comme vous pouvez le voir en hébreu.

On peut néanmoins en avoir, via google traduction, une version où l’essentiel reste intelligible. Le texte, écrit par un certain Doron Teichmann (tiens, ça me rappelle quelqu’un).

Cependant, Doron Teichmann n’est pas un fonctionnaire de l’Allemagne nazie mais un maître de conférence à la faculté de droit de l’université hébraïque de Jérusalem. Nous avons bien là la synthèse d’une démarche visant à règlementer et donc légaliser le commerce d’organes humains. Comme il est quand même doué d’altruisme, il nous explique quand même que ceux qui s’insurgent au nom de préceptes moraux oublient la protection des intérêts des populations pauvres; en langage clair des populations amenées à vendre leurs organes car M. Teichmann ne semble pas envisager de mettre un de ses reins sur le marché.


C’est, à ma connaissance, la première fois qu’un universitaire d’une certaine notoriété, car Doron Teichmann n’est pas exactement un inconnu dans les milieux académiques, fait publiquement ce qu’on appellerait en France l’apologie d’un crime…

Les pauvres jouent, les colons sionistes gagnent

27 juillet 2009
Aux Etats Unis comme un peu partout dans le monde, beaucoup de gens aiment à s’adonner aux diverses formes de jeux de hasard dans l’espoir, c’est compréhensible, de décrocher un jour la timbale.
Si les riches font de gros paris sur les champs de courses ou vont flamber au casino, les moins aisés et les pauvres se rabattent plus volontiers sur des jeux où on mise surtout de petites sommes comme le loto ou les divers jeux à gratter proposés en France par la Française des Jeux.
Aux Etats Unis, il n’existe pas de monopole étatique sur les jeux qui sont donc proposés par des sociétés privées mais pas seulement. Ainsi, découvre-t-on dans l’article que je vous propose aujourd’hui, un Etat comme la Californie accorde à des associations des licences pour gérer des établissements de jeux pour peu que les gains en soient reversés à des bonnes œuvres.
Dans l’affaire qui nous intéresse, il s’agit d’un hall ou salle de bingo en activité dans une ville pauvre de Californie où vivent surtout ce qu’on appelle des Latinos, c’est-à-dire ceux qui parlent espagnol, mais ne sont pas Espagnols mais… Mexicains, Nicaraguayens, Dominicains etc. Je ne savais pas trop ce qu’est le bingo, mais c’est apparemment une sorte de loto où, dans le cas qui nous occupe ici, le gros lot s’élève à 500 dollars.
De petits gains pour de petites mises mais, comme dit l’adage, les petits ruisseaux font les grandes rivières et la salle de bingo rapporte des millions de dollars à son propriétaire.
Et comme on peut le lire, chaque dollar est dépensé utilement afin d’aider au logement de personnes qui en ont bien besoin. Peut-on en effet supporter qu’un colon fraîchement débarqué de Toronto au Canada, ou de Miami en Floride puisse passer plus que quelques semaines dans un appartement de Tel Aviv ou d’Eilat ?
Bien sûr que non ! C’est pourquoi l’argent des mal logés de la banlieue de Los Angeles peut et doit servir à offrir un logement décent à ces colons en manque d’espace fut-ce au prix de l’expulsion d’indigènes qui ne savent pas qu’ils ne sont pas chez eux.
Etrange paradoxe qui voit des pauvres, exploités par des riches, participer, le plus souvent inconsciemment, aux malheurs d’autres personnes ; sans qu’ils en retirent par ailleurs un bénéfice substantiel.
C’est Partouche [Baatouche], patron de casinos français qui disait, je crois : « Si vous voulez gagner au casino, il faut en acheter un.
»
Si pour l’heure, les colons sionistes gagnent, ils ne tarderont pas à s’apercevoir qu’ils jouent en réalité à la roulette russe.

Parier contre la paix : comment les dollars du bingo financent les colonies israéliennes
Par Chris McGreal, The Guardian (UK) 19 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Pour les parieurs gagnants qui sont en veine au hall de bingo caritatif d’Hawaiian Gardens au cœur d’une des villes les plus pauvres de Californie, le gros lot est de 500$. Les perdants s’en vont sans guère plus que l’assurance que leurs dollars iront à une bonne cause.
Mais les véritables gagnants et perdants vivent à des milliers de kilomètres de là, là où les bénéfices de ce tirage de nombres rituel du soir financent ce que des critiques qualifient de forme de nettoyage ethnique par des organisations extrémistes.

Chaque dollar dépensé au bingo par les habitants en majorité Latinos d’Hawaiian Gardens aux alentours de Los Angeles, contribue à financer des colonies juives sur le sol palestinien dans certaines des zones les plus sensibles de Jérusalem Est occupée, notamment le quartier musulman de la vieille ville, et dans des villes de Cisjordanie comme Hébron où l’armée israélienne a expulsé par milliers des Arabes de leurs propriétés.
Ces 20 dernières années, le hall de bingo a injecté des dizaines de millions de dollars dans ce que ses détracteurs – dont des rabbins qui officient dans le secteur d’Hawaiian Gardens – qualifient de stratégie motivée idéologiquement pour accaparer des terres pour Israël ainsi que pour subventionner des organisations américaines influentes et des thinktanks qui soutiennent les gouvernements israéliens les plus bellicistes.
Mais l’opération bingo, propriété d’un médecin juif millionnaire, Irving Moskowitz a pris un caractère plus significatif ces dernières semaines quand le président Barack Obama a fixé une limite à Israël en exigeant l’arrêt de la construction de colonies que la Maison Blanche considère comme un obstacle majeur à la paix. « Moskowitz prend des millions dans la ville la plus pauvre de Californie et les envoie dans les colonies, » explique Haim Dov Beliak, un rabbin qui officie à Hawaiian Gardens et qui fait partie des personnalités religieuses de Californie qui ont fait campagne pour bloquer le transfert des fonds vers les colonies.
« L’argent que Moskowitz met dans les colonies a changé la donne. Moskowitz a contribué à construire un noyau dur du mouvement de colonisation qui comporte peut-être entre 50 000 et 70 000 membres.
« Il ne paye pas tout mais il avance l’argent pour les avant-gardes qui créent les points de colonisation Ce qui lie les mains d’Israël. Ce qui lie les mains de l’administration Obama. Si l’administration veut être sérieuse avec l’arrête de la colonisation, elle doit commencer par Hawaiian Gardens.»
Moskowitz est un médecin retraité de 80 ans et un millionnaire orthodoxe qui a bâti sa fortune en achetant et en vendant des hôpitaux. En 1988, il a aussi acheté le hall de bingo en perte de vitesse d’Hawaiian Gardens qui, selon la règlementation californienne, ne peut servir qu’à des opérations à but non lucratif et donc, Moskowitz l’a placé sous l’aile d’une fondation caritative qu’il a créée à son propre nom.
La fondation, qui n’a pas répondu à nos demandes d’entretien, présente l’opération bingo comme d’un grand apport pour la communauté locale à travers des dons à de nombreuses organisations comme la banque alimentaire d’Hawaiian Gardens ainsi qu’à des bourses d’études. Elle a aussi donné de l’argent pour des actions de secours lors de catastrophes naturelles en Amérique Centrale, au Kosovo et aux Etats Unis.
Mais les déclarations d’impôts montrent que l’essentiel des dons va à ce que la fondation présente comme une «aide caritative» à un ensemble d’organisations en Israël.
«La disparition de nombreux parents du Dr Moskowitz pendant l’holocauste a renforcé sa conviction qu’Israël doit être maintenue en tant que refuge sûr pour le peuple juif dans le monde entier. En Israël, la fondation appuie toute une série d’organisations qui activent dans les domaines religieux, éducatif, culturel et de services d’urgence, » indique la fondation sur son site web.
Ce qu’elle ne dit pas c’est que la destination centrale des dons consiste en un certain nombre d’organisations juives déterminées à revendiquer le territoire palestinien pour Israël et à s’assurer que Jérusalem Est occupée restera entre les mains de l’Etat juif.
Beliak calcule que la fondation a donné aux colons juifs bien plus de 110 millions d’euros, à commencer par la construction il y a 20 ans de 113 logements sur des terres confisquées à des Palestiniens par le gouvernement israélien.
Beliak a participé au lancement de la Coalition for Justice in Hawaiian Gardens & Jerusalem pour arrêter le flux financier du hall de bingo vers les colonies juives. Ses recherches dans les documents fiscaux montrent que les dons de la fondation Moskowitz comprennent des bourses pour Beit Hadassah, une colonie juive militante au cœur de la ville cisjordanienne d’Hébron.
Des milliers d’Arabes ont été expulsés de leurs maisons et commerces autour de Beit Hadaasah soi-disant pour leur propre sécurité après l’assassinat non loin de là de 29 Palestiniens en 1994 par Baruch Goldstein, un colon d’origine américaine. Goldstein avait été lui-même tué et sa tombe est considérée comme un lieu saint par certains colons. Moskowitz a trouvé des excuses à l’acte de Goldstein en reprochant aux Palestiniens de l’avoir poussé à aller trop loin.
La fondation a également donné plus de 3,5 millions d’euros à Ateret Cohanim, une organisation de droite qui loge des Juifs dans le quartier musulman de la vieille ville de Jérusalem. Dans d’autres secteurs de Jérusalem Est, Moskowitz a financé des colonies juives situées de manière à coincer ou à isoler des quartiers palestiniens dans le cadre d’une stratégie plus large du gouvernement israélien visant à assurer un contrôle total de la ville par les Israéliens.
«Moskowitz a été pionnier dans la tentative de rompre la continuité des centre de peuplement arabe dans Jérusalem, » explique Beliak. « Les conséquences sont radicalement différentes d’avec l’action d’acheter ici ou là une petite parcelle de terrain. Il s’agit d’orientations politiques et de faits sur le terrain et toutes les administrations [US] l’ont autorisé à le faire.»
Une des organisations les plus litigieuses parmi celles soutenues par Moskowitz est la Fondation City of David au cœur du quartier arabe de Jérusalem, où environ 1500 Palestiniens risquent l’expulsion au nom soi-disant de la préservation archéologique d’un site où ; selon l’organisation, le roi David aurait créé une ville y a 3000 ans.
Quatre ans plus tôt, Doron Spielman, directeur de la fondation City of David, avait dit au Guardian que « le but de notre organisation est d’accroître autant que possible la présence juive dans ce quartier… Nous ne pouvons pas escompter que des Juifs puissent y être en sécurité si c’est un quartier arabe.»
A cette fin, des Palestiniens ont été expulsés de leurs domiciles, parfois par la force des armes, tandis que d’autres se battent devant les tribunaux pour se cramponner à leurs biens.
Moskowitz ne fait pas mystère de son hostilité envers les Palestiniens. Il était opposé aux accords d’Oslo, les comparant à l’apaisement [des Nazis par Chamberlain]. En 1996, il avait déclaré au Los Angeles Times que les discussions de paix représentaient un «glissement vers des concessions, la reddition et le suicide d’Israël.»
Il avait été aussi un adversaire résolu du retrait des colons juifs de la bande de Gaza il y a quatre ans et avait fourni des fonds aux colons pour lutter contre ce retrait.
Actuellement, Moskowitz est en train de construire un hall de bingo bien plus grand à Hawaiian Gardens, ce qui augmentera le flux d’argent.
Beliak est particulièrement irrité par le fait que cette collecte de fonds se déroule sans interférences des autorités américaines. A contrario, dit-il, les associations caritatives musulmanes qui collectent des fonds pour aider les Palestiniens ont fait l’objet d’enquêtes ciblées, fermées et certains de leurs administrateurs emprisonnés parce qu’ils apportaient une aide humanitaire à Gaza aidant indirectement le Hamas.
« Après [le 11 septembre] 2001, il y a eu tout un discours sur la supposée manière dont les Musulmans [aux USA] utilisaient ces œuvres caritatives pour soutenir la violence.
« Rien de rie n’a jamais étayé substantiellement ces suppositions. Mais là, ils avaient une situation où quelqu’un utilisait de l’argent pour soutenir des colons, de l’argent en faveur de l’extrémisme, de la violence et ils l’ont complètement ignoré, » explique Beliak.

>Les pauvres jouent, les colons sionistes gagnent

27 juillet 2009

>

Aux Etats Unis comme un peu partout dans le monde, beaucoup de gens aiment à s’adonner aux diverses formes de jeux de hasard dans l’espoir, c’est compréhensible, de décrocher un jour la timbale.
Si les riches font de gros paris sur les champs de courses ou vont flamber au casino, les moins aisés et les pauvres se rabattent plus volontiers sur des jeux où on mise surtout de petites sommes comme le loto ou les divers jeux à gratter proposés en France par la Française des Jeux.
Aux Etats Unis, il n’existe pas de monopole étatique sur les jeux qui sont donc proposés par des sociétés privées mais pas seulement. Ainsi, découvre-t-on dans l’article que je vous propose aujourd’hui, un Etat comme la Californie accorde à des associations des licences pour gérer des établissements de jeux pour peu que les gains en soient reversés à des bonnes œuvres.
Dans l’affaire qui nous intéresse, il s’agit d’un hall ou salle de bingo en activité dans une ville pauvre de Californie où vivent surtout ce qu’on appelle des Latinos, c’est-à-dire ceux qui parlent espagnol, mais ne sont pas Espagnols mais… Mexicains, Nicaraguayens, Dominicains etc. Je ne savais pas trop ce qu’est le bingo, mais c’est apparemment une sorte de loto où, dans le cas qui nous occupe ici, le gros lot s’élève à 500 dollars.
De petits gains pour de petites mises mais, comme dit l’adage, les petits ruisseaux font les grandes rivières et la salle de bingo rapporte des millions de dollars à son propriétaire.
Et comme on peut le lire, chaque dollar est dépensé utilement afin d’aider au logement de personnes qui en ont bien besoin. Peut-on en effet supporter qu’un colon fraîchement débarqué de Toronto au Canada, ou de Miami en Floride puisse passer plus que quelques semaines dans un appartement de Tel Aviv ou d’Eilat ?
Bien sûr que non ! C’est pourquoi l’argent des mal logés de la banlieue de Los Angeles peut et doit servir à offrir un logement décent à ces colons en manque d’espace fut-ce au prix de l’expulsion d’indigènes qui ne savent pas qu’ils ne sont pas chez eux.
Etrange paradoxe qui voit des pauvres, exploités par des riches, participer, le plus souvent inconsciemment, aux malheurs d’autres personnes ; sans qu’ils en retirent par ailleurs un bénéfice substantiel.
C’est Partouche [Baatouche], patron de casinos français qui disait, je crois : « Si vous voulez gagner au casino, il faut en acheter un.
»
Si pour l’heure, les colons sionistes gagnent, ils ne tarderont pas à s’apercevoir qu’ils jouent en réalité à la roulette russe.

Parier contre la paix : comment les dollars du bingo financent les colonies israéliennes
Par Chris McGreal, The Guardian (UK) 19 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Pour les parieurs gagnants qui sont en veine au hall de bingo caritatif d’Hawaiian Gardens au cœur d’une des villes les plus pauvres de Californie, le gros lot est de 500$. Les perdants s’en vont sans guère plus que l’assurance que leurs dollars iront à une bonne cause.
Mais les véritables gagnants et perdants vivent à des milliers de kilomètres de là, là où les bénéfices de ce tirage de nombres rituel du soir financent ce que des critiques qualifient de forme de nettoyage ethnique par des organisations extrémistes.

Chaque dollar dépensé au bingo par les habitants en majorité Latinos d’Hawaiian Gardens aux alentours de Los Angeles, contribue à financer des colonies juives sur le sol palestinien dans certaines des zones les plus sensibles de Jérusalem Est occupée, notamment le quartier musulman de la vieille ville, et dans des villes de Cisjordanie comme Hébron où l’armée israélienne a expulsé par milliers des Arabes de leurs propriétés.
Ces 20 dernières années, le hall de bingo a injecté des dizaines de millions de dollars dans ce que ses détracteurs – dont des rabbins qui officient dans le secteur d’Hawaiian Gardens – qualifient de stratégie motivée idéologiquement pour accaparer des terres pour Israël ainsi que pour subventionner des organisations américaines influentes et des thinktanks qui soutiennent les gouvernements israéliens les plus bellicistes.
Mais l’opération bingo, propriété d’un médecin juif millionnaire, Irving Moskowitz a pris un caractère plus significatif ces dernières semaines quand le président Barack Obama a fixé une limite à Israël en exigeant l’arrêt de la construction de colonies que la Maison Blanche considère comme un obstacle majeur à la paix. « Moskowitz prend des millions dans la ville la plus pauvre de Californie et les envoie dans les colonies, » explique Haim Dov Beliak, un rabbin qui officie à Hawaiian Gardens et qui fait partie des personnalités religieuses de Californie qui ont fait campagne pour bloquer le transfert des fonds vers les colonies.
« L’argent que Moskowitz met dans les colonies a changé la donne. Moskowitz a contribué à construire un noyau dur du mouvement de colonisation qui comporte peut-être entre 50 000 et 70 000 membres.
« Il ne paye pas tout mais il avance l’argent pour les avant-gardes qui créent les points de colonisation Ce qui lie les mains d’Israël. Ce qui lie les mains de l’administration Obama. Si l’administration veut être sérieuse avec l’arrête de la colonisation, elle doit commencer par Hawaiian Gardens.»
Moskowitz est un médecin retraité de 80 ans et un millionnaire orthodoxe qui a bâti sa fortune en achetant et en vendant des hôpitaux. En 1988, il a aussi acheté le hall de bingo en perte de vitesse d’Hawaiian Gardens qui, selon la règlementation californienne, ne peut servir qu’à des opérations à but non lucratif et donc, Moskowitz l’a placé sous l’aile d’une fondation caritative qu’il a créée à son propre nom.
La fondation, qui n’a pas répondu à nos demandes d’entretien, présente l’opération bingo comme d’un grand apport pour la communauté locale à travers des dons à de nombreuses organisations comme la banque alimentaire d’Hawaiian Gardens ainsi qu’à des bourses d’études. Elle a aussi donné de l’argent pour des actions de secours lors de catastrophes naturelles en Amérique Centrale, au Kosovo et aux Etats Unis.
Mais les déclarations d’impôts montrent que l’essentiel des dons va à ce que la fondation présente comme une «aide caritative» à un ensemble d’organisations en Israël.
«La disparition de nombreux parents du Dr Moskowitz pendant l’holocauste a renforcé sa conviction qu’Israël doit être maintenue en tant que refuge sûr pour le peuple juif dans le monde entier. En Israël, la fondation appuie toute une série d’organisations qui activent dans les domaines religieux, éducatif, culturel et de services d’urgence, » indique la fondation sur son site web.
Ce qu’elle ne dit pas c’est que la destination centrale des dons consiste en un certain nombre d’organisations juives déterminées à revendiquer le territoire palestinien pour Israël et à s’assurer que Jérusalem Est occupée restera entre les mains de l’Etat juif.
Beliak calcule que la fondation a donné aux colons juifs bien plus de 110 millions d’euros, à commencer par la construction il y a 20 ans de 113 logements sur des terres confisquées à des Palestiniens par le gouvernement israélien.
Beliak a participé au lancement de la Coalition for Justice in Hawaiian Gardens & Jerusalem pour arrêter le flux financier du hall de bingo vers les colonies juives. Ses recherches dans les documents fiscaux montrent que les dons de la fondation Moskowitz comprennent des bourses pour Beit Hadassah, une colonie juive militante au cœur de la ville cisjordanienne d’Hébron.
Des milliers d’Arabes ont été expulsés de leurs maisons et commerces autour de Beit Hadaasah soi-disant pour leur propre sécurité après l’assassinat non loin de là de 29 Palestiniens en 1994 par Baruch Goldstein, un colon d’origine américaine. Goldstein avait été lui-même tué et sa tombe est considérée comme un lieu saint par certains colons. Moskowitz a trouvé des excuses à l’acte de Goldstein en reprochant aux Palestiniens de l’avoir poussé à aller trop loin.
La fondation a également donné plus de 3,5 millions d’euros à Ateret Cohanim, une organisation de droite qui loge des Juifs dans le quartier musulman de la vieille ville de Jérusalem. Dans d’autres secteurs de Jérusalem Est, Moskowitz a financé des colonies juives situées de manière à coincer ou à isoler des quartiers palestiniens dans le cadre d’une stratégie plus large du gouvernement israélien visant à assurer un contrôle total de la ville par les Israéliens.
«Moskowitz a été pionnier dans la tentative de rompre la continuité des centre de peuplement arabe dans Jérusalem, » explique Beliak. « Les conséquences sont radicalement différentes d’avec l’action d’acheter ici ou là une petite parcelle de terrain. Il s’agit d’orientations politiques et de faits sur le terrain et toutes les administrations [US] l’ont autorisé à le faire.»
Une des organisations les plus litigieuses parmi celles soutenues par Moskowitz est la Fondation City of David au cœur du quartier arabe de Jérusalem, où environ 1500 Palestiniens risquent l’expulsion au nom soi-disant de la préservation archéologique d’un site où ; selon l’organisation, le roi David aurait créé une ville y a 3000 ans.
Quatre ans plus tôt, Doron Spielman, directeur de la fondation City of David, avait dit au Guardian que « le but de notre organisation est d’accroître autant que possible la présence juive dans ce quartier… Nous ne pouvons pas escompter que des Juifs puissent y être en sécurité si c’est un quartier arabe.»
A cette fin, des Palestiniens ont été expulsés de leurs domiciles, parfois par la force des armes, tandis que d’autres se battent devant les tribunaux pour se cramponner à leurs biens.
Moskowitz ne fait pas mystère de son hostilité envers les Palestiniens. Il était opposé aux accords d’Oslo, les comparant à l’apaisement [des Nazis par Chamberlain]. En 1996, il avait déclaré au Los Angeles Times que les discussions de paix représentaient un «glissement vers des concessions, la reddition et le suicide d’Israël.»
Il avait été aussi un adversaire résolu du retrait des colons juifs de la bande de Gaza il y a quatre ans et avait fourni des fonds aux colons pour lutter contre ce retrait.
Actuellement, Moskowitz est en train de construire un hall de bingo bien plus grand à Hawaiian Gardens, ce qui augmentera le flux d’argent.
Beliak est particulièrement irrité par le fait que cette collecte de fonds se déroule sans interférences des autorités américaines. A contrario, dit-il, les associations caritatives musulmanes qui collectent des fonds pour aider les Palestiniens ont fait l’objet d’enquêtes ciblées, fermées et certains de leurs administrateurs emprisonnés parce qu’ils apportaient une aide humanitaire à Gaza aidant indirectement le Hamas.
« Après [le 11 septembre] 2001, il y a eu tout un discours sur la supposée manière dont les Musulmans [aux USA] utilisaient ces œuvres caritatives pour soutenir la violence.
« Rien de rie n’a jamais étayé substantiellement ces suppositions. Mais là, ils avaient une situation où quelqu’un utilisait de l’argent pour soutenir des colons, de l’argent en faveur de l’extrémisme, de la violence et ils l’ont complètement ignoré, » explique Beliak.

Non, Jérusalem n’est pas la capitale de l’entité sioniste

20 juillet 2009
Contrairement à ce que de nombreux sionistes veulent bien croire, l’existence de l’entité sioniste pas n’est pas garantie par le droit international.
Ce n’est en effet pas pour rien que les sionistes insistent pour que les Palestiniens reconnaissent leur entité comme un Etat juif ; seul en effet un tel acte fixé juridiquement par un accord bilatéral palestino-sioniste serait de nature à garantir en droit, et non seulement de facto, l’existence de l’entité dans des frontières qui restent certes à définir.
Si cet aspect de la problématique du conflit proche-oriental échappe à de nombreux citoyens, la situation est plus claire quand on en vient au statut de Jérusalem. En effet, très peu d’Etats, et certainement pas les USA ou la Grande Bretagne, reconnaissent Jérusalem comme capitale de l’entité sioniste.
Ceci se traduit par la quasi absence d’ambassades étrangères à Jérusalem mais aussi, c’est ce que vient de découvrir un ressortissant Canadien, par le refus de délivrance de passeports portant conjointement la mention « Jérusalem, Entité sioniste» pour le lieu de naissance.
Refus qui témoigne que certains secteurs des administrations de grands Etats refusent d’entériner en droit ce que les sionistes considèrent comme des faits accomplis qui devraient être entérinés juridiquement. On voit d’ailleurs dans cet article que les USA appliquent la même politique que le Canada, alors qu’ils ont toujours été plus en pointe dans le soutien au sionisme.
On notera l’argumentation spécieuse du plaignant qui invoque une entrave à la liberté religieuse et une pratique discriminatoire ; et c’est sur ces points que la Cour Suprême du Canada a répondu.
Encore un exemple du culot sioniste.

Refus de le Haute Cour canadienne dans l’affaire du passeport mentionnant Jérusalem
Jewish Telegraphic Agency, 20 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri


Toronto (JTA) – La Cour Suprême du Canada a refusé d’examiner en audience l’affaire d’un Juif Canadien qui demandait à ce que son passeport mentionne pour son lieu de naissance « Jérusalem, Israël.»
Eliyahu Veffer de Toronto a fait appel auprès de la haute cour après que d’autres instances judiciaires ont conclu que la politique d’Ottawa de noter un lieu de naissance simplement comme «Jérusalem,» sans mention du pays ne violait pas sa liberté de religion et n’était pas discriminatoire à son égard.
La haute cour n’a pas motivé son refus du dossier Veffer. Mais dans un document présenté à la cour, Michael Bell, ancien ambassadeur canadien en Israël, indique que le pays « s’oppose à l’occupation de Jérusalem Est par Israël et ne reconnaît pas la souveraineté israélienne sur une quelconque partie de la ville de Jérusalem telle que définie dans le plan de partition de l’ONU.
Le gouvernement ajoute que dès lors que sa politique s’applique également aux Palestiniens, elle n’est pas discriminatoire envers les Juifs Canadiens nés dans cette ville.
David Matas, l’avocat de Veffer, a soutenu que la politique canadienne actuelle n’existe que depuis 1976.
« De 1948 à 1976, le Canada a autorisé la mention «Jérusalem, Israël» dans les passeports canadiens pour Jérusalem Est et Ouest, sans aucun impact apparent sur la perception de la neutralité canadienne,» a-t-il dit.
Matas a ajouté que les personnes nées dans d’autres villes disputées sont autorisés à choisir le nom du pays à inclure dans leur formulaire de demande de passeport. La seule exception, dit-il, est Jérusalem.
Ce refus intervient quelques jours après qu’une cour d’appel de Washington aux USA ait refusé d’étudier une affaire présentée par les parents d’un garçon né à Jérusalem qui s’est également vu interdire la mention « Israël » sur son passeport américain.

>Non, Jérusalem n’est pas la capitale de l’entité sioniste

20 juillet 2009

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Contrairement à ce que de nombreux sionistes veulent bien croire, l’existence de l’entité sioniste pas n’est pas garantie par le droit international.
Ce n’est en effet pas pour rien que les sionistes insistent pour que les Palestiniens reconnaissent leur entité comme un Etat juif ; seul en effet un tel acte fixé juridiquement par un accord bilatéral palestino-sioniste serait de nature à garantir en droit, et non seulement de facto, l’existence de l’entité dans des frontières qui restent certes à définir.
Si cet aspect de la problématique du conflit proche-oriental échappe à de nombreux citoyens, la situation est plus claire quand on en vient au statut de Jérusalem. En effet, très peu d’Etats, et certainement pas les USA ou la Grande Bretagne, reconnaissent Jérusalem comme capitale de l’entité sioniste.
Ceci se traduit par la quasi absence d’ambassades étrangères à Jérusalem mais aussi, c’est ce que vient de découvrir un ressortissant Canadien, par le refus de délivrance de passeports portant conjointement la mention « Jérusalem, Entité sioniste» pour le lieu de naissance.
Refus qui témoigne que certains secteurs des administrations de grands Etats refusent d’entériner en droit ce que les sionistes considèrent comme des faits accomplis qui devraient être entérinés juridiquement. On voit d’ailleurs dans cet article que les USA appliquent la même politique que le Canada, alors qu’ils ont toujours été plus en pointe dans le soutien au sionisme.
On notera l’argumentation spécieuse du plaignant qui invoque une entrave à la liberté religieuse et une pratique discriminatoire ; et c’est sur ces points que la Cour Suprême du Canada a répondu.
Encore un exemple du culot sioniste.

Refus de le Haute Cour canadienne dans l’affaire du passeport mentionnant Jérusalem
Jewish Telegraphic Agency, 20 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri


Toronto (JTA) – La Cour Suprême du Canada a refusé d’examiner en audience l’affaire d’un Juif Canadien qui demandait à ce que son passeport mentionne pour son lieu de naissance « Jérusalem, Israël.»
Eliyahu Veffer de Toronto a fait appel auprès de la haute cour après que d’autres instances judiciaires ont conclu que la politique d’Ottawa de noter un lieu de naissance simplement comme «Jérusalem,» sans mention du pays ne violait pas sa liberté de religion et n’était pas discriminatoire à son égard.
La haute cour n’a pas motivé son refus du dossier Veffer. Mais dans un document présenté à la cour, Michael Bell, ancien ambassadeur canadien en Israël, indique que le pays « s’oppose à l’occupation de Jérusalem Est par Israël et ne reconnaît pas la souveraineté israélienne sur une quelconque partie de la ville de Jérusalem telle que définie dans le plan de partition de l’ONU.
Le gouvernement ajoute que dès lors que sa politique s’applique également aux Palestiniens, elle n’est pas discriminatoire envers les Juifs Canadiens nés dans cette ville.
David Matas, l’avocat de Veffer, a soutenu que la politique canadienne actuelle n’existe que depuis 1976.
« De 1948 à 1976, le Canada a autorisé la mention «Jérusalem, Israël» dans les passeports canadiens pour Jérusalem Est et Ouest, sans aucun impact apparent sur la perception de la neutralité canadienne,» a-t-il dit.
Matas a ajouté que les personnes nées dans d’autres villes disputées sont autorisés à choisir le nom du pays à inclure dans leur formulaire de demande de passeport. La seule exception, dit-il, est Jérusalem.
Ce refus intervient quelques jours après qu’une cour d’appel de Washington aux USA ait refusé d’étudier une affaire présentée par les parents d’un garçon né à Jérusalem qui s’est également vu interdire la mention « Israël » sur son passeport américain.

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