Archive for the ‘Juif’ Category

Le Sarrazin et le "gène juif"

29 août 2010
Un certain Thilo Sarrazin (sic), haut fonctionnaire de la Bundesbank, la banque centrale allemande, s’est fait remarquer depuis quelques années, non tant par ses compétences financières que par ses remarques, disons peu amènes, à l’égard des personnes d’origine turque ou arabe qui résident en Allemagne.
Jusque là, tout allait donc plutôt bien pour Thilo Sarrazin: s’en prendre aux Sarrasins, après tout…
Et puis, patatras, Thilo Sarrazin est allé trop loin puisque, nous apprend le journal sioniste Haaretz,

« Les membres du gouvernement allemand condamnent Thilo Sarrazin, le cadre de la banque centrale, pour avoir déclaré que tous les Juifs avaient un gène particulier en commun. »

Pourtant le livre que vient de publier Thilo Sarrazin est une charge sévère contre les Turcs et les Arabes. Mais ce n’est en effet pas ça qui a vraiment fait réagir le gouvernement allemand:

Le ministre des affaires étrangères Guido Westerwelle et le ministre de la défense Karl-Theodor zu Guttenberg ont déclaré que Sarrazin avait passé les bornes [was out of line] pour ses propos sur les Juifs, propos qui ont aussi été critiqués par des dirigeants Juifs du pays responsable de l’holocauste.

Pour ceux qui douteraient que Sarrazin a passé les bornes en raison de ses propos sur la « génétique » juive :
« Il n’y a pas de place dans le débat politique pour des propos qui attisent le racisme ou l’antisémitisme, » a déclaré Westerwelle.
« Il y a des limites à toute provocation et Sarrazin, membre de la direction de la Bundesbank, est clairement allé au delà des limites avec ses propos erronés et inappropriés, » a ajoué Guttenberg.
C’est donc clair: pas de place dans le débat pour des propos racistes et antisémites, mais les bornes ne sont franchies qu’en cas de propos antisémites.

Un certain Stephan Kramer, présenté comme un dirigeant communautaire juif, caractérise l’aspect antisémite des propos de M. Sarrazin:

« Quelqu’un qui tente de définir les Juifs par une particularité génétique est consumé par une manie raciste, » a déclaré Kramer.

Oui, car Sarrazin n’a apparemment évoqué aucune tare imputable à cette particularité génétique, la pingrerie par exemple, ni aucune qualité d’ailleurs (comme la propension à avoir du talent artistique). Il s’est borné à parler d’un gène qui serait commun à tous les Juifs (et aussi d’un gène commun aux Basques). 
Or cette affirmation dûment estampillée antisémite fait partie justement des obsessions de nombreuses personnes qui s’acharnent à rechercher ce ou ces fameux gène(s) juif(s). L’ultrasioniste JSS l’a trouvé lui, ce gène juif (je savais bien que JSS était aussi un fieffé antisémite).
Le site Lamed nous précise même que ce matériel génétique est « commun à tous les Juifs et pas seulement pour les Cohanim ». (les Cohen sont supposés effectivement se marier entre eux).

Le sionisme et la menace juive

11 mai 2010
L’article que je vous propose fait la synthèse d’une récente conférence donnée par Alan Dershowitz à l’université de Tel Aviv.
Vous ne savez pas qui est Alan Dershowitz? Eh bien, c’est un professeur de droit Américain, pardon Juif Américain qui est également un sioniste extrémiste très influent aux Etats Unis.

Stop, stop, stop!
Quoi? Pourquoi est-ce que je précise que Dershowitz est Juif?
Ben, oui, parce que je suis antisémite! Confidence, je suis même un islamofasciste!

Mais non, ce n’est pas moi qui donne cette précision, mais l’article du Yediot. Si vous faites bien attention, vous verrez que dans le petit texte sous le titre de l’article, Alan Dershowitz est présenté comme un « éminent juriste Américain. » Mais à la première ligne de l’article proprement dit, nous lisons « l’éminent juriste Juif Américain. » C’est à dire qu’il a deux nationalités: américaine et juive car, si j’ai tout compris de ce qu’écrit un commentateur sur ce blog, on ne se convertit pas au judaïsme, puisque le mot conversion n’existe pas en hébreu, mais on se naturalise juif.

Bien, Dershowitz a donc deux nationalités
Pas Noam Chomsky par contre. Lui, n’est que Juif! Pas Américain, non, pas Américain.
Norman Finkelstein lui, il est Américain et Juif. Mais il n’est Juif que pour critiquer le régime sioniste!

Ca veut dire quoi, ce bazar? Ca veut dire que du point de vue sioniste, le sionisme et l’antisionisme sont la même histoire juive, un truc entre Juifs où les autres, les Arabes et les Musulmans « radicaux », ne réprésentent pas une aussi grande menace que ces Juifs qui s’acharnent contre l’Etat sioniste. Tout au plus, donnent-ils du grain à moudre aux Norman Finkelstein, Noam Chomsky, Gilad Atzmon et consorts.
Car ce que ces gens menacent au fond, ce n’est pas le territoire de l’entité sioniste mais une identité juive dont le lien avec le régime sioniste a acquis un caractère central, plus important que les rouleaux de la Torah ou les Dix Commandements puisque de nombreux partisans de l’entité sioniste se déclarent tout à la fois Juifs et athées. Seule l’existence de cet Etat voyou semble permettre un tel miracle (un de plus!). Or, ces Juifs non sionistes attestent de la possibilité d’être Juif sans s’estimer lié à la voyoucratie sioniste.


Pour continuer sur Dershowitz, il est amusant d’observer qu’il s’offusque de la comparaison que feraient certains de ces mauvais Juifs entre les méthodes de l’armée sioniste et celle de la Gestapo. Et là, on peut dire que Dershowitz fait preuve d’un culot digne du sioniste qu’il est car n’avait-il pas lui même plaidé publiquement en faveur du recours à la torture aux Etats Unis? Oui car, après tout, la torture a fait ses preuves lorsque pratiquée par les Allemands (ce n’est pas moi qui le dit, mais Dershowitz lui-même).
Avant de vous laisser découvrir l’intégralité du merdier mental qui constitue l’éminence d’Alan Dershowitz, je voudrais attirer votre attention sur un point qui est la constante accusation selon laquelle les miliciens du Hamas ou du Hezbollah se planquent avec leurs roquettes au milieu des civils. Oui, afin que des civils, dont des enfants, soient massacrés par l’armée sioniste contrainte malgré elle à commettre des boucheries. Le point de vue des sionistes, c’est effectivement que ce n’est jamais de leur faute: les Arabes, ces sadomasochistes s’ingénient à faire souffrir les terroristes sionistes en les obligeant à écrabouiller leurs enfants sous les bombes.
On sait ce qu’il en est en réalité comme on peut le constater ici, et encore .

Dershowitz: des Juifs ont initié le terrorisme juridique contre Israël
 Abordant la détérioration de l’image d’Israël, l’éminent juriste Américain accuse des Juifs et d’anciennes organisations israéliennes de gauche d’affirmer que les méthodes de l’armée israélienne sont pires que celles de la Gestapo.
par, Anat Shalev, Yediot Aharonoth (Sionistan) 11 mai 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Ce mardi, l’éminent juriste Juif Américain a accusé des responsables Juifs de gauche et des organisations dans le monde entier de diffamer le nom d’Israël et de causer plus de dégâts que ceux créés par les mouvements islamiques et pro palestiniens.

Dershowitz, qui est connu pour soutenir ardemment l’Etat d’Israël, s’est exprimé au cours d’un symposium à l’université de Tel Aviv intitulé « La délégitimation d’Israël comme menace stratégique. »
 

Parlant de l’admission d’Israël à l’OCDE, il a expliqué que les détours que l’Etat juif a du emprunter avant de pouvoir être admis étaient un autre volet de la campagne d’incitation.

Selon Dershowitz, les pays qui étaient opposés à l’admission de l’Etat juif – comme l’Irlande ou l’Espagne – qui connaissent un échec économique, persistent à critiquer Israël dont il dit qu’elle est responsable de nombreuses évolutions technologiques et inventions. Au lieu d’en être félicitée, a-t-il dit, Israël est l’objet de tentatives de délégitimation.

Selon Dershowitz, des organisations comme le Hamas et le Hezbollah se servent d’une stratégie qu’il présente comme « la stratégie de l’enfant mort » afin de renforcer l’image négative d’Israël au niveau militaire.

Un des éléments visuels les plus forts dans les media est une mère tenant dans ses bras un enfant mort, ce qui se rapproche de l’image de Marie tenant l’enfant Jésus, a-t-il expliqué.

L’éminent juriste, connu pour ses critiques sévères contre le juge Richard Goldstone, qui a rédigé le rapport de l’ONU sur l’opération Plomb Durci, a aussi déclaré que le Hamas et le Hezbollah savaient qu’Israël répondrait aux tirs de missiles contre des enfants israéliens en route vers l’école. C’est pourquoi il dispose les lanceurs de roquettes au milieu des populations civiles, a-t-il dit, dans le but de causer la mort d’autant de bébés que possible tandis que les caméras d’al-Jazeera sont prêtes à diffuser les images dans le monde entier. Ceci ne figure pas dans le rapport Goldstone, a déclaré Dershowitz.

‘Israël présentée comme un occupant nazi’

 Dershowitz a accusé le linguiste juif et anarchiste Noam Chomsky de créer une atmosphère hostile au sein de nombreuses organisations et campus universitaires américains.

Ils créent un récit qui présente toujours Israël comme un occupant nazi, a-t-il dit, tout en fermant les yeux devant les faits qui contredisent ces mêmes affirmations, comme les liens entre Haj Muhammed Amin al-Husseini, le grand mufti de Jérusalem, et le dirigeant nazi Adolf Hitler pendant la seconde guerre mondiale.
 

Selon l’éminent juriste, ces actes sont du « terrorisme juridique » qui vise à diffamer le nom d’Israël.

Il en est venu à expliquer que les plus grands ennemis d’Israël n’étaient pas les Musulmans radicaux qui, a-t-il dit, n’ont fait que renforcer leurs revendications, mais plutôt les Juifs et les Israéliens dans le monde entier qui se servent de leur origine pour renforcer leurs attaques incessantes contre Israël.

Selon Dershowitz, le politologue Américain Norman Finkelstein ne s’identifie lui-même comme Juif que lorsqu’il attaque Israël, comme le fait le musicien ex Israélien Gilad Atzmon qui vit en Grande Bretagne et proclame que les méthodes de l’armée israélienne sont pires que celles de la Gestapo.

Dershowitz a affirmé qu’Israël doit lancer une véritable guerre contre l’incitation, partout où c’est possible – à l’ONU, à la Cour Internationale de Justice et partout ailleurs. Israël peut perdre dans les votes, a-t-il dit, mais ne ratera aucune opportunité de faire entendre ses revendications.

Il a expliqué qu’en raison d’un environnement hostile à Israël dans le monde universitaire américain, il est souvent félicité par des membres des directions [d’universités] pour le fait de s’exprimer en faveur du pays [l’entité sioniste]. Ils me le disent à voix basse, a-t-il dit, avant d’expliquer que bien qu’ils soutiennent Israël, ils ne se sentent pas à l’aise de l’exprimer en public.

Quel rôle pour les services secrets américains dans les attentats de Mumbai en novembre 2008?

29 novembre 2009
Les attentats de Mumbai en novembre 2008 avaient fait couler beaucoup d’encre et, malheureusement, beaucoup de  sang.
Un seul des auteurs présumés est actuellement aux mains de la justice indienne, les autres ayant péri au cours des attaques.
J’avais, comme d’autres à l’époque, pointé un certain nombre de problèmes liés à ces attaques meurtrières.
Cette affaire, une fois l’émotion résorbée, est passée pratiquement aux oubliettes de l’information sauf en Inde où se déroule en ce moment le procès de l’unique assaillant arrêté.
Et en Inde, on parle beaucoup d’une autre personne impliquée dans ces attentats, un certain David Coleman Headley alias Daood Gilani, un citoyen pakistano-étatsunien.

Je vous laisse découvrir dans l’article qui est David Coleman Headley: il y a vraiment de quoi être perplexe et souscrire (les yeux ouverts) à une théorie du complot.

Si l’article nous dit bien que Headley, lorsqu’il séjournait en Inde, se présentait souvent comme un agent de la CIA à ses interlocuteurs, il omet de nous dire autre chose tout aussi important: entre 2006 et 2008, Headley a tenu à Mumbai un bureau d’immigration |une officine pour aider les gens à émigrer] et se faisait passer pour juif.

Je vous laisse tirer vos propres conclusions mais permettez-moi d’esquisser les miennes: l’Inde sera dans relativement peu de temps une puissance mondiale de tout premier plan, comme la Chine ou le Brésil. Ce pays occupe en outre une position géographique stratégique aux confins de la Chine, du Pakistan et non loin de l’Iran et de tout le Moyen Orient.
Ceci n’a échappé à personne et surtout pas aux sionistes qui préparent ces changements en essayant d’investir à leur manière ces contrées. Comme d’habitude, leur démarche passe par les communautés juives locales, il en existe de fort anciennes en Chine et en Inde. Simplement, ces communautés ne sont pas forcément sionisées et leur embrigadement passe par une politique de terreur «antisémite» qui ouvre la voie à leur prise en main par les officines du gang de tel Aviv.
Les attentats de Mumbai s’inscrivent parfaitement dans cette démarche de contrôle de la communauté juive en assurant une prise en main des «chabad houses» et l’intervention sur place, avec l’accord des autorités locales, des « spécialistes » sionistes de la sécurité. Car l’entité sioniste s’appuie bien sûr sur les intérêts des pouvoirs locaux et sur les contradictions qui existent en leur sein.
On peut lire par exemple dans le Telegraph de Calcutta:

De manière curieuse, la tuerie de Juifs [à Mumbai] a amené la petite et très efficace machine militaire d’Israël à aider l’Inde, même si New Delhi a longtemps été un partisan de la cause palestinienne.

Et un peu plus loin:

A l’avenir, l’Inde, en cas de besoin, peut s’attendre à voir le Mossad, la machine de vengeance mortelle d’Israël, basculer en sa faveur. Il travaille probablement dès maintenant à «capturer» ceux qui au Pakistan étaient responsables [des attentats].

L’Inde est par aussi, rappelons-le, une destination privilégiée pour de nombreux toxicomanes ex-soldats de l’armée sioniste.

Les sionistes se préparent donc dores et déjà au déclin de leur protecteur américain dans une stratégie qui, si elle semble fonctionner avec l’Inde, rencontre plus de difficultés avec la Chine qui, avec son système politique et sa culture confucéenne, est un pays plutôt imperméable aux influences étrangères qu’il n’a pas délibérément choisies. Peut-être les sionistes n’ont-ils tout simplement pas encore trouvé la bonne porte d’entrée dans l’Empire du Milieu? Celle des «justes parmi les nations» ne semble guère prometteuse car on a pu trouver que deux Chinois à mettre sur la liste dont l’un au moins était un plénipotentiaire de la république de Chine, confinée aujourd’hui à Taï Wan que Pékin ne désespère pas de récupérer. Autre difficulté, la communauté « juive » chinoise ne représente aujourd’hui que quelques centaines de personnes dont la qualité de juifs est d’ailleurs disputée par la loi halachique qui considère qu’est juif celui dont la mère est juive alors que chez les « Juifs » Chinois, elle se transmet par le père.

Headley est-il un agent secret Américain devenu renégat?
TNN, Times of India le 27 novembre 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

NEW DELHI: C’est un complot qu’on aurait pu tirer tout droit des univers de bluff et de double bluff créés par John le Carre et Frederick Forsyth. Sauf qu’il semble s’être joué dans la vraie vie, pour le malheur de centaines de personnes innocentes. L’hypothèse séduisante selon laquelle David Headley pourrait avoir été un agent secret Américain infiltré qui serait devenu ripou travaille beaucoup de monde ici alors que les autorités US gardent ce djihadiste du Lashkar basé aux Etats Unis hors de portée des enquêteurs Indiens.

Pour rendre l’histoire encore plus dramatique, Headley pourrait avoir justement avoir donné aux services secrets US des informations qui ont empêché un attentat du Lashkar en septembre à Mumbai. La théorie – et ce n’est encore qu’une théorie – est que Headley a été utilisé pour infiltrer le Lashkar, mais s’est progressivement laissé prendre par l’influence des mêmes terroristes qu’il était supposé espionner.

Tiraillé entre deux allégeances, il pourrait avoir continué à donner des informations à ses officiers traitants Américains, et un tuyau fourni par lui pourrait même avoir aidé à éviter un attentat initialement prévu pour septembre. Mais il semble s’être engagé résolument dans le Lashkar après cela, ce qui pourrait être une des raisons qui expliquent pourquoi les services secrets américains ont été pris au dépourvu par les attaques du 26/11.

En Inde, Headley se présentait souvent comme un agent de la CIA. Mais les soupçons selon lesquels il est un agent renégat découlent surtout de l’information toute récente sue le fait que Headley, un homme avec un œil vert et l’autre brun, pouvait circuler aisément aux Etats Unis et au Pakistan en dépit de démêlés judiciaires aux USA.

Un profil publié récemment par le New York Times affirmait qu’en 1998, Headley (alors connu sous l’identité de Daood Gilani) avait été condamné pour tentative de contrebande d’héroïne entre le Pakistan et les Etats Unis. « Les dossiers du tribunal montrent qu’après son arrestation il avait fourni tant d’informations sur son rôle personnel dans le trafic de drogue qui durait depuis plus de dix ans, et sur ses fournisseurs Pakistanais qu’il avait été condamné à moins de deux ans de prison avant de se rendre au Pakistan pour mener des opérations d’infiltration et de surveillance pour la Drug Enforcement Administration (DEA), » signalait l’article du New York Times.

Ce qui laisse entendre que Headley avait passé un accord avec les autorités des Etats Unis qui l’autorisait à s’en tirer avec une peine réduite en échange d’une promesse de coopération.

Pour beaucoup ici, cela signifie aussi qu’il était quelqu’un de connu par les autorités des Etats Unis chargées de la répression du trafic de drogue et du terrorisme. Après le 11 septembre, les cloisons entre ces services étaient tombées en raison des liens entre la drogue et le terrorisme, particulièrement dans le contexte pakistano-afghan où les missions de la DEA et de la CIA s’imbriquent étroitement. Fait surprenant, la déclaration sous serment du FBI contre Headley ne mentionne pas son accord avec la DEA.

La déclaration sous serment du FBI contre Headley indique qu’il a changé son nom de Daood Gilani pour celui de David Coleman Headley en 2008 pour dissimuler son passé criminel. Comme il l’avait dit à un policier de l’air et des frontières en août 2009, c’était pour se donner la liberté de voyager inaperçu – il disait que son nouveau nom éveillait beaucoup moins de soupçons quand il voyageait.

C’est un fait que des terroristes masquent leur identité religieuse pour passer au travers de la surveillance antiterroriste, avec des organisations terroristes qui cherchent à recruter des Caucasiens (des blancs) pour de nouvelles frappes. Mais on doute généralement qu’un simple changement de nom pourrait avoir fonctionné dans le cas de Headley compte tenu de ses problèmes avec la loi mais surtout à cause des destinations où il se rendait.

Compte tenu de la réputation bien établie du Pakistan comme plaque tournante du terrorisme international, les gens qui partent de ce pays ou s’y rendent éveillent aussitôt la vigilance dans les aéroports du monde entier. De plus, Headley rencontrait souvent ses contacts aux Emirats Arabes Unis – un lieu de rendez-vous bien connu des terroristes et des trafiquants, et un endroit du plus haut intérêt pour les services chargés de la répression.

Les sceptiques ont trouvés intriguant que des agences hypersensibles des Etats Unis n’aient rien trouvé à redire aux tampons sur le passeport US de Headley. Si les sceptiques ne pensent pas avoir encore de réponse, ils inclinent vers la possibilité que Headley ait été un agent infiltré qui, tiraillé entre deux exigences contradictoires, celles de ses compagnons djihadistes qu’il devait infiltrer et celle de ses maîtres Américains, serait parti à la dérive.

Headley, de son propre aveu, a rejoint le Lashkar-e-Taiba en 2006 et a suivi un entraînement dans un des camps terroristes de cette organisation terroriste.

Ceux qui adhèrent à la théorie de « l’agent renégat » inclinent à penser que ceci était connu des Américains, toujours soucieux de soutirer des informations sur des groupes terroristes difficiles à pénétrer. Ils ont aussi le sentiment que les services US étaient peut-être conscients que l’année dernière, Headley était en Inde pour reconnaître des cibles pour des attaques du Lashkar initialement prévues pour septembre – comme l’a confirmé Ajbal Kassab dans sa déposition – et qui ont finalement été commises le 26 novembre. Au contraire, ils soupçonnent aussi que Headley pourrait avoir été la source de l’information qui a aidé les Américains à donner l’alerte sur l’attaque prévue en septembre de l’année dernière.

Dans leur avertissement, qui avait été transmis au gouvernement du Maharasthtra par l’Intelligence Bureau, les Américains avaient indiqué que d’importantes installations de Mumbai étaient visées par les djihadistes. De fait, l’alerte du FBI mentionnait spécifiquement le Taj et d’autres hôtels – le Marriott, le Land’s End et le Sea Rock.
On suppose que la défection de Headley est intervenue immédiatement après et que c’est peut-être une des raisons pour lesquelles les Américains n’ont pu, comme au mois de septembre, sentir l’attaque du 26:11. Cette suspicion est renforcés par le fait que c’est vers cette époque que le FBI a placé Headley sous sa surveillance, ce qui aboutit à son arrestation le 3 octobre de cette année.

Ces soupçons sont encore renforcés parce que les Américains tardent à donner un accès à Headley aux enquêteurs Indiens. On a l’espoir que les services indiens auront aussi la possibilité de parler au terroriste après que les charges – inculpation dans le lexique américain – seront formulées à son encontre le 1er janvier. Il existe aussi l’éventualité que Headley ait promis de se mettre à table à la condition de ne pas avoir à répondre à des enquêteurs venus d’Inde.

Mais au cours des échanges sur cette question, le FBI a été très réticent à discuter de Headley en détail – inattendu de la part d’un organisme qui avait promptement alerté sur les attaques que le Lashkar avait planifié pour septembre et sans l’aide duquel la percée dans l’enquête sur le 26/11 ne se serait pas produite.

>Le sionisme expliqué à mes potes: virons la petite Arabe de la garderie!

7 août 2009

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Une petite histoire de racisme ordinaire au pays de Sion. L’affaire se passe de commentaires, pourtant j’aimerais dire un petit mot.
En effet, si on observe des comportements haineux dans cette affaire, on note que la directrice-propriétaire de l’établissement concerné est quelqu’un qui semble ouvert, aimable et que c’est avant tout pour préserver son gagne-pain qu’elle cède à la pression de mégères racistes
Comme dit la chanson ‘on ne choisit pas où l’on naît’ et quand on a la malchance d’être né sur un territoire où le racisme définit le ‘vivre-ensemble,’ les choses sont très difficiles.
Certes, aucune loi de l’entité sioniste n’interdit d’accueillir un petit Palestinien dans une halte-garderie mais car les législations et règlements discriminatoires de l’Etat sioniste s’occupent seulement de l’essentiel qui vise à assurer la domination juive sur les palestiniens et leur rendre la vie diffficile et, si nécessaire, impossible.
L’incident relaté ci-dessous montre surtout que le problème avec l’entité sioniste est une question de système et non seulement un problème de mentalités. Car si ce système a été conçu par un certain type de mentalité, sectaire et raciste, il est dans sa nature de favoriser l’apparition et la persistance de mentalités sectaires et racistes.
d
La halte-garderie cesse s’accueillir un enfant Arabe à cause des pressions de parents Juifs

Un couple Arabe dépose plainte contre une maman qui, selon eux, a fait pression sur la directrice de la halte-garderie pour en exclure leur fille ‘parce que c’est une Arabe’. La directrice de la halte-garderie déclare après cet incident : ‘Ils disaient que c’était une halte-garderie juive et qu’elle devait le rester.’
par Israel Moshkovitz, Yediot (Sionistan) 7 août 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri
t
Un couple Arabe du nord d’Israël affirme que sa fille d’un an a été exclue d’une halte-garderie de la communauté juive voisine «parce que c’est une Arabe», et a décidé de porter l’affaire en justice.

Cependant, la démarche judiciaire est inédite car les parents ne poursuivent pas la halte-garderie elle-même mais une des mamans qui, disent-ils, a mobilisé les autres parents contre leur fille et obtenu son exclusion de la halte-garderie. Ce qui pourrait ouvrir la voie à des poursuites non contre l’établissement qui discrimine mais contre une tierce partie pour pressions et incitation [à la haine raciale].

Le couple réside dans le village arabe de Sulam près de l’agglomération juive de Merhavia à côté d’Afula. Il y a huit mois, quand leur fille D. a eu un an, ils avaient décidé de l’inscrire dans une halte-garderie de Merhavia.

Dans l’ensemble, les deux communautés vivent en harmonie, et quand le couple s’est rapproché d’Ivon Grinwald, directrice de la halte-garderie Ivon en ville, elle leur avait dit qu’il y avait de la place pour un enfant de plus et qu’elle n’avait jamais accueilli d’enfant Arabe et serait heureuse de l’inscription de D..
Mais ce bonheur utopique n’a pas duré et, selon la plainte, au premier jour de la présence de D. dans la halte-garderie, de nombreux parents, emmenés par l’accusée Neta Kadshai, ont mené une bataille «d’insultes et de démarches pour que D. soit retiré de la halte-garderie, laissant entendre clairement que les enfants de l’accusée ne seraient pas dans la même halte-garderie qu’une fille Arabe.»

‘La halte-garderie est juive et devrait le rester’

La plainte, déposée par l’avocat Don Kaspi au tribunal d’Afula décrit un certain nombre d’insultes racistes proférées par des parents :
fait savoir clairement à Grinwald qu’ils ne voulaient pas que leurs enfants soient dans la même halte-garderie qu’une fille Arabe et qu’ils exigeaient son exclusion, menaçant d’en retirer leurs enfants en cas contraire.
Le soir même, Grinwald appelait la mère de D. et la conviait à une rencontre urgente où elle l’informait que certains parents avaient exigé l’exclusion de D. de la halte-garderie parce qu’elle est Arabe. Alors même que la plaignante était assise à écouter, choquée et humiliée, l’accusée appelait Grinwald pour lui dire que si elle n’excluait pas D. de la halte-garderie, elle en retirerait ses deux enfants dès le lendemain.

«Grinwald a expliqué à la plaignante que si six des enfants accueillis partaient, elle ne pourrait plus en continuer l’exploitation et elle a rendu le contrat et ses chèques à la plaignante.»

Conséquence des pressions, D. a été renvoyée de la halte-garderie. Maintenant, ses parents poursuivent en justice une mère, Neta Kadshai qui, d’après eux, était derrière les pressions et demandent 300 000 shekels ($76 661) de dommages et intérêts.
La plainte assure que l’accusée a « violé la loi fondamentale : l’humanité, la dignité et la liberté. Les plaignants se sont sentis rabaissés, humiliés et rejetés, et ils ont enduré une souffrance injuste en raison du racisme envers leur fille et eux-mêmes.»

L’accusée a refusé de s’exprimer sur les poursuites. Grinwald a répondu ce mardi, « Je veux oublier ça et je ne veux pas en parler.» Dans une interview avec la radio de l’armée il y a huit mois, Grinwald avait parlé de cette affaire et déclaré : « Les parents disaient que c’est une fille du ‘secteur,’ ils disaient que c’était une halte-garderie pour enfants Juifs et qu’elle devait le rester. Ce sont leurs opinions personnelles et je devrais les respecter… Je ne peux pas changer le monde, je dois pouvoir gagner ma vie… Si je fais faillite, j’entrainerai quatre autre prestataires avec moi. »

Le sionisme expliqué à mes potes: virons la petite Arabe de la garderie!

7 août 2009
Une petite histoire de racisme ordinaire au pays de Sion. L’affaire se passe de commentaires, pourtant j’aimerais dire un petit mot.
En effet, si on observe des comportements haineux dans cette affaire, on note que la directrice-propriétaire de l’établissement concerné est quelqu’un qui semble ouvert, aimable et que c’est avant tout pour préserver son gagne-pain qu’elle cède à la pression de mégères racistes
Comme dit la chanson ‘on ne choisit pas où l’on naît’ et quand on a la malchance d’être né sur un territoire où le racisme définit le ‘vivre-ensemble,’ les choses sont très difficiles.
Certes, aucune loi de l’entité sioniste n’interdit d’accueillir un petit Palestinien dans une halte-garderie mais car les législations et règlements discriminatoires de l’Etat sioniste s’occupent seulement de l’essentiel qui vise à assurer la domination juive sur les palestiniens et leur rendre la vie diffficile et, si nécessaire, impossible.
L’incident relaté ci-dessous montre surtout que le problème avec l’entité sioniste est une question de système et non seulement un problème de mentalités. Car si ce système a été conçu par un certain type de mentalité, sectaire et raciste, il est dans sa nature de favoriser l’apparition et la persistance de mentalités sectaires et racistes.
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La halte-garderie cesse s’accueillir un enfant Arabe à cause des pressions de parents Juifs

Un couple Arabe dépose plainte contre une maman qui, selon eux, a fait pression sur la directrice de la halte-garderie pour en exclure leur fille ‘parce que c’est une Arabe’. La directrice de la halte-garderie déclare après cet incident : ‘Ils disaient que c’était une halte-garderie juive et qu’elle devait le rester.’
par Israel Moshkovitz, Yediot (Sionistan) 7 août 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri
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Un couple Arabe du nord d’Israël affirme que sa fille d’un an a été exclue d’une halte-garderie de la communauté juive voisine «parce que c’est une Arabe», et a décidé de porter l’affaire en justice.

Cependant, la démarche judiciaire est inédite car les parents ne poursuivent pas la halte-garderie elle-même mais une des mamans qui, disent-ils, a mobilisé les autres parents contre leur fille et obtenu son exclusion de la halte-garderie. Ce qui pourrait ouvrir la voie à des poursuites non contre l’établissement qui discrimine mais contre une tierce partie pour pressions et incitation [à la haine raciale].

Le couple réside dans le village arabe de Sulam près de l’agglomération juive de Merhavia à côté d’Afula. Il y a huit mois, quand leur fille D. a eu un an, ils avaient décidé de l’inscrire dans une halte-garderie de Merhavia.

Dans l’ensemble, les deux communautés vivent en harmonie, et quand le couple s’est rapproché d’Ivon Grinwald, directrice de la halte-garderie Ivon en ville, elle leur avait dit qu’il y avait de la place pour un enfant de plus et qu’elle n’avait jamais accueilli d’enfant Arabe et serait heureuse de l’inscription de D..
Mais ce bonheur utopique n’a pas duré et, selon la plainte, au premier jour de la présence de D. dans la halte-garderie, de nombreux parents, emmenés par l’accusée Neta Kadshai, ont mené une bataille «d’insultes et de démarches pour que D. soit retiré de la halte-garderie, laissant entendre clairement que les enfants de l’accusée ne seraient pas dans la même halte-garderie qu’une fille Arabe.»

‘La halte-garderie est juive et devrait le rester’

La plainte, déposée par l’avocat Don Kaspi au tribunal d’Afula décrit un certain nombre d’insultes racistes proférées par des parents :
fait savoir clairement à Grinwald qu’ils ne voulaient pas que leurs enfants soient dans la même halte-garderie qu’une fille Arabe et qu’ils exigeaient son exclusion, menaçant d’en retirer leurs enfants en cas contraire.
Le soir même, Grinwald appelait la mère de D. et la conviait à une rencontre urgente où elle l’informait que certains parents avaient exigé l’exclusion de D. de la halte-garderie parce qu’elle est Arabe. Alors même que la plaignante était assise à écouter, choquée et humiliée, l’accusée appelait Grinwald pour lui dire que si elle n’excluait pas D. de la halte-garderie, elle en retirerait ses deux enfants dès le lendemain.

«Grinwald a expliqué à la plaignante que si six des enfants accueillis partaient, elle ne pourrait plus en continuer l’exploitation et elle a rendu le contrat et ses chèques à la plaignante.»

Conséquence des pressions, D. a été renvoyée de la halte-garderie. Maintenant, ses parents poursuivent en justice une mère, Neta Kadshai qui, d’après eux, était derrière les pressions et demandent 300 000 shekels ($76 661) de dommages et intérêts.
La plainte assure que l’accusée a « violé la loi fondamentale : l’humanité, la dignité et la liberté. Les plaignants se sont sentis rabaissés, humiliés et rejetés, et ils ont enduré une souffrance injuste en raison du racisme envers leur fille et eux-mêmes.»

L’accusée a refusé de s’exprimer sur les poursuites. Grinwald a répondu ce mardi, « Je veux oublier ça et je ne veux pas en parler.» Dans une interview avec la radio de l’armée il y a huit mois, Grinwald avait parlé de cette affaire et déclaré : « Les parents disaient que c’est une fille du ‘secteur,’ ils disaient que c’était une halte-garderie pour enfants Juifs et qu’elle devait le rester. Ce sont leurs opinions personnelles et je devrais les respecter… Je ne peux pas changer le monde, je dois pouvoir gagner ma vie… Si je fais faillite, j’entrainerai quatre autre prestataires avec moi. »

Après le CRS arabe de Coluche, le flic juif de Gotham

4 juillet 2009

Comme chacun le sait, les agents de police sont des personnels assermentés et, faute de témoins en votre faveur, le moindre désaccord avec un agent sur une éventuelle infraction peut déboucher sur une inculpation pour outrage voire rébellion.
Un exemple du genre de situation (vécue) qui peut en arriver à ce genre de choses.
Il y a quelques années, je circulais en voiture dans le quartier de
Vaise à Lyon avant de prendre une voie en direction de Saint Cyr auMont d’Or dans la banlieue nord.
Après une centaine de mètres, mon véhicule est intercepté par une voiture de police dont sortent deux agents qui m’annoncent que j’ai commis pas moins de trois infractions : emprunté un couloir d’autobus, grillé un feu rouge et roulé sur une voie en sens interdit.
Devant la manifestation de mon incrédulité, un des agents m’adresse la question suivante : « Alors, vous nous traitez de menteurs ? »
Question piège s’il en est car, en répondant oui et sans prononcer moi-même le mot « menteurs,» j’étais bon pour une accusation d’outrage à agent.
Je ne suis heureusement pas tombé dans le panneau, à la différence d’autres automobilistes dans ce secteur car, on l’a su plus tard par la presse locale, ces policiers étaient coutumiers du fait.
C’est un peu une histoire de ce genre qui est arrivée à une certaine Chrissie Brodigan de Gotham, c’est-à-dire New York. Sauf que cette jeune femme est accusée d’une forme d’outrage particulièrement grave : avoir tenu des propos racistes (pardon, antisémites ce qui est pire) à l’encontre d’un policier juif hassidique. Sur la photo, on voit bien que l’agent est juif puisqu’il arbore une kippa et des mèches de cheveux en papillotes.
Les accusations d’antisémitisme ont été formulées dans le journal The New York Post, qu’on pourrait qualifier d’organe officieux du lobby sioniste dans cette ville. Ce qui est intéressant, c’est que ce journal a trouvé très rapidement un témoin à charge dans cette affaire. Alors qu’apparemment il était moins bien informé sur l’incident que le Gothamist, ce qui explique quelques propos acides sur le New York Post dans l’article que je vous livre dans une traduction en français.

Un témoin: la propriétaire du chien s’en est prise aux juifs pendant son arrestation dans le métro

Par John Del Signore, Gothamist (USA) 1er juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un passant qui a assisté à l’arrestation lundi d’une femme qui transportait son carlin malade dans le métro affirme que la propriétaire de l’animal a proféré des remarques antisémites à l’encontre de l’agent qui procédait à l’interpellation et qui se trouve être le premier flic hassidique de la ville. Hier, la propriétaire du carlin, Chrissie Brodigan, nous a déclaré (ce que confirme un autre témoin) qu’alors qu’elle était toute retournée par l’incident, l’agent Joel Witriol lui a dit, « Si vous voulez vous comporter comme une femme, je vais vous traiter comme on traite une femme. »

Elle indique que quand Witriol a procédé à son arrestation, « Il m’a pis un coup de poing dans le dos (où il y a des bleus), il m’a menottée et, dans l’empoignade a pris mes seins et les a pincés. » Et Jason Wagner, un autre passant qui a pris des photos, nous a déclaré que Witriol a dit: « Vous voulez parler comme une femme? Vous voulez qu’on vous cogne dessus comme [on le fait sur] une femme? »
Mais un autre témoin, Viane Delgado, a indiqué au New York Post que Witriol a de manière « répétée » demandé à Brodigan de mettre le carlin « dans son sac. » (Brodigan explique qu’elle transportait son chien dans un sac mais qu’il avait vomi dedans et c’est pourquoi elle l’en avait sorti dans la station de métro). Delgado poursuit en mettant l’accent sur le fait qu’au cours de la dispute, Brodigan a dit au policier, «Enc.lé de juif, vous n’êtes même pas humain.» Et une source non identifiée a indiqué au New York Post que Brodigan s’était également exclamé «Les juifs pensent que tout leur appartient.»

Il est remarquable que le New York Post ait pu remonter si rapidement à un témoin et à une «source» alors qu’il nous avait envoyé un courriel à 17h10 pour nous demander des informations, vingt minutes après que nous ayons publié la nouvelle hier (peut-être ce journal a-t-il été lis en relation avec Delgado par le New York Police Department?). Pourtant, Melissa Randazzo, un témoin, nous dit, « Ca ne s’est pas du tout passé ainsi. Je n’ai entendu absolument aucun propos de ce genre.» Par courriel, nous avons demandé à Brodigan de confirmer ou démentir les allégations d’antisémitisme; l’intégralité de sa réponse est reproduite ci-dessous.

Je pense que cette affaire est prise en mains dans des lieux obscurs dont je ne suis pas familière. Je ne me rappelle pas avoir tenu les propos auxquels réfère le témoin. Je ne présentais certes pas non plus mon visage le plus avenant et je pleurais en implorant l’aide des témoins présents sur les lieux. Après avoir été malmenée et m’être entendue dire « Si vous voulez vous comporter comme une femme, je vais vous traiter comme on traite une femme. » J’étais dans une totale confusion.

Je sais avoir proféré quelques insanités. Je sais aussi que j’implorais pour mon ticket, mon chien et qu’on me laisse rentrer chez moi. Des témoins ont demandé l’aide de la police parce que c’était une situation tellement dingue.
Hier, j’ai été contacté par près d’une dizaine de personnes sur Facebook qui se proposent de témoigner. Je ne sais pas trop ce que je vais faire maintenant. Ca fait beaucoup d’histoires pour un chien.
Je l’ai bien traité de trou du cul, mais j’étais impuissante dans cette situation. J’admets l’avoir traité de trou du cul, de mauvais flic, d’agent de la circulation et lui avoir dit que ce qu’il faisait était inhumain. Je ne pense pas que vous pouvez faire respecter la loi si vous ne pensez pas que les femmes ont les mêmes droits [que les hommes. Quand un agent qui représente la loi menace, frappe et opprime une femme sur la base qu’elle se comporte comme une femme – c’est là qu’est le problème. Proférer des grossièretés me semble normal – quand il ne reste plus à une personne que sa voix. J’implorais à l’aide et n’utilisais pas ce moment comme plateforme antisémite.

Qu’en pensez-vous, vous qui n’y étiez-pas?

>Après le CRS arabe de Coluche, le flic juif de Gotham

4 juillet 2009

>

Comme chacun le sait, les agents de police sont des personnels assermentés et, faute de témoins en votre faveur, le moindre désaccord avec un agent sur une éventuelle infraction peut déboucher sur une inculpation pour outrage voire rébellion.
Un exemple du genre de situation (vécue) qui peut en arriver à ce genre de choses.
Il y a quelques années, je circulais en voiture dans le quartier de
Vaise à Lyon avant de prendre une voie en direction de Saint Cyr auMont d’Or dans la banlieue nord.
Après une centaine de mètres, mon véhicule est intercepté par une voiture de police dont sortent deux agents qui m’annoncent que j’ai commis pas moins de trois infractions : emprunté un couloir d’autobus, grillé un feu rouge et roulé sur une voie en sens interdit.
Devant la manifestation de mon incrédulité, un des agents m’adresse la question suivante : « Alors, vous nous traitez de menteurs ? »
Question piège s’il en est car, en répondant oui et sans prononcer moi-même le mot « menteurs,» j’étais bon pour une accusation d’outrage à agent.
Je ne suis heureusement pas tombé dans le panneau, à la différence d’autres automobilistes dans ce secteur car, on l’a su plus tard par la presse locale, ces policiers étaient coutumiers du fait.
C’est un peu une histoire de ce genre qui est arrivée à une certaine Chrissie Brodigan de Gotham, c’est-à-dire New York. Sauf que cette jeune femme est accusée d’une forme d’outrage particulièrement grave : avoir tenu des propos racistes (pardon, antisémites ce qui est pire) à l’encontre d’un policier juif hassidique. Sur la photo, on voit bien que l’agent est juif puisqu’il arbore une kippa et des mèches de cheveux en papillotes.
Les accusations d’antisémitisme ont été formulées dans le journal The New York Post, qu’on pourrait qualifier d’organe officieux du lobby sioniste dans cette ville. Ce qui est intéressant, c’est que ce journal a trouvé très rapidement un témoin à charge dans cette affaire. Alors qu’apparemment il était moins bien informé sur l’incident que le Gothamist, ce qui explique quelques propos acides sur le New York Post dans l’article que je vous livre dans une traduction en français.

Un témoin: la propriétaire du chien s’en est prise aux juifs pendant son arrestation dans le métro

Par John Del Signore, Gothamist (USA) 1er juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un passant qui a assisté à l’arrestation lundi d’une femme qui transportait son carlin malade dans le métro affirme que la propriétaire de l’animal a proféré des remarques antisémites à l’encontre de l’agent qui procédait à l’interpellation et qui se trouve être le premier flic hassidique de la ville. Hier, la propriétaire du carlin, Chrissie Brodigan, nous a déclaré (ce que confirme un autre témoin) qu’alors qu’elle était toute retournée par l’incident, l’agent Joel Witriol lui a dit, « Si vous voulez vous comporter comme une femme, je vais vous traiter comme on traite une femme. »

Elle indique que quand Witriol a procédé à son arrestation, « Il m’a pis un coup de poing dans le dos (où il y a des bleus), il m’a menottée et, dans l’empoignade a pris mes seins et les a pincés. » Et Jason Wagner, un autre passant qui a pris des photos, nous a déclaré que Witriol a dit: « Vous voulez parler comme une femme? Vous voulez qu’on vous cogne dessus comme [on le fait sur] une femme? »
Mais un autre témoin, Viane Delgado, a indiqué au New York Post que Witriol a de manière « répétée » demandé à Brodigan de mettre le carlin « dans son sac. » (Brodigan explique qu’elle transportait son chien dans un sac mais qu’il avait vomi dedans et c’est pourquoi elle l’en avait sorti dans la station de métro). Delgado poursuit en mettant l’accent sur le fait qu’au cours de la dispute, Brodigan a dit au policier, «Enc.lé de juif, vous n’êtes même pas humain.» Et une source non identifiée a indiqué au New York Post que Brodigan s’était également exclamé «Les juifs pensent que tout leur appartient.»

Il est remarquable que le New York Post ait pu remonter si rapidement à un témoin et à une «source» alors qu’il nous avait envoyé un courriel à 17h10 pour nous demander des informations, vingt minutes après que nous ayons publié la nouvelle hier (peut-être ce journal a-t-il été lis en relation avec Delgado par le New York Police Department?). Pourtant, Melissa Randazzo, un témoin, nous dit, « Ca ne s’est pas du tout passé ainsi. Je n’ai entendu absolument aucun propos de ce genre.» Par courriel, nous avons demandé à Brodigan de confirmer ou démentir les allégations d’antisémitisme; l’intégralité de sa réponse est reproduite ci-dessous.

Je pense que cette affaire est prise en mains dans des lieux obscurs dont je ne suis pas familière. Je ne me rappelle pas avoir tenu les propos auxquels réfère le témoin. Je ne présentais certes pas non plus mon visage le plus avenant et je pleurais en implorant l’aide des témoins présents sur les lieux. Après avoir été malmenée et m’être entendue dire « Si vous voulez vous comporter comme une femme, je vais vous traiter comme on traite une femme. » J’étais dans une totale confusion.

Je sais avoir proféré quelques insanités. Je sais aussi que j’implorais pour mon ticket, mon chien et qu’on me laisse rentrer chez moi. Des témoins ont demandé l’aide de la police parce que c’était une situation tellement dingue.
Hier, j’ai été contacté par près d’une dizaine de personnes sur Facebook qui se proposent de témoigner. Je ne sais pas trop ce que je vais faire maintenant. Ca fait beaucoup d’histoires pour un chien.
Je l’ai bien traité de trou du cul, mais j’étais impuissante dans cette situation. J’admets l’avoir traité de trou du cul, de mauvais flic, d’agent de la circulation et lui avoir dit que ce qu’il faisait était inhumain. Je ne pense pas que vous pouvez faire respecter la loi si vous ne pensez pas que les femmes ont les mêmes droits [que les hommes. Quand un agent qui représente la loi menace, frappe et opprime une femme sur la base qu’elle se comporte comme une femme – c’est là qu’est le problème. Proférer des grossièretés me semble normal – quand il ne reste plus à une personne que sa voix. J’implorais à l’aide et n’utilisais pas ce moment comme plateforme antisémite.

Qu’en pensez-vous, vous qui n’y étiez-pas?


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