Archive for the ‘Londres’ Category

Massacre à la photocopieuse?

31 octobre 2010
Je ne connaissais pas Desert Peace, un blog animé par Steve Amsel, un ressortissant de l’entité sioniste qui vit à Jérusalem. Steve Amsel dit militer pour la paix et c’est bien ce que semble démontrer son blog.
Il nous propose une analyse de la toute récente alerte terroriste aux colis piégés qui met le monde, et surtout les Etats Unis en émoi. Je crois qu’une partie de ces éléments d’informations viennent d’un site appelé What Really happened mais je n’ai pas pu le vérifier car la page consacrée à la « menace » yémenite est indisponible.
Peu importe car les faits sont suffisamment parlants et confirment les points de vues que je vous ai exposés tantôt. Steve Amsel insiste sur l’écho particulier qu’ont eu ces « tentatives d’attentats » sur la communauté juive aux Etats Unis et il pointe les incitations de la Jewish Defence League qui invite les Juifs à s’armer…
Les images des objets supposés explosifs sont très instructives et confirment mon analogie avec le conditionnement: on n’est même plus obligé de présenter un objet qui ressemble vraiment à une bombe pour susciter la réaction de frayeur; il suffit de présenter un objet qui possède un composant qui s’apparente vaguement à un de ceux qu’on pourrait trouver sur un véritable engin explosif. La nature banale de l’objet (un consommable pour imprimante) a cet effet particulier de favoriser une généralisation du conditionnement face à des objets du quotidien.

Faux pavillon de nuit
par Steve Amsel, Desert Peace (Sionistan) 31 octobre 2010

A l’âge de trois ans, mon fils avait un ami imaginaire. Ce n’était pas une cause d’inquiétude car cela semblait être la norme chez les enfants de son âge. En fait, nous avons souvent joué avec son imaginaire, laissant une place à table pour ‘Ghostie’.
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On voit parfois des adultes ‘jouer’ à ce même jeu, sauf que ce n’est pas dans la norme… Je parle particulièrement du gouvernement des Etats Unis et d’organisations comme l’Anti Defamation League (ADL, équivalent de la LICRA aux Etats Unis). Le premier voudrait nous faire croire qu’il y a vraiment une organisation baptisée al Qaïda et qu’elle fait partie d’un réseau terroriste. Cette information est typique du genre hystérique diffusée par la presse occidentale.
Des organisations juives extrémistes voudrait que nous croyions qu’il y a un antisémite caché sous le lit de chaque Juif aux Etats Unis. De ce constats, ils aboutissent à cette solution…

La ligue de Défense Juive demande à chaque Juif d’acheter des armes
Pour dire les choses sans ambages, le président Obama n’a pas été le président des Etats Unis le plus aimé dans certains secteurs de la communauté juive à l’étranger Vous souvenez-vous de la vidéo « Ressentir la haine à Jérusalem »? Elle a été interdite par YouTube parce qu’elle montrait une image trop vraie du sionisme… mais vous pouvez encore la visionner ICI.
En combinant les imaginations débridées présentée ci-dessus, je reviens au titre de ce post, ‘Faux pavillon de nuit’…
POURQUOI MAINTENANT?
POURQUOI  fabriquer une « attaque terroriste » quelques jours avant des élections aux Etats Unis?
POURQUOI TENTER de créer une hystérie dans la communauté juive ELLE-MEME???

What Really Happened s’est intéressé à cette affaire et a présenté des éléments qui donnent à réfléchir…
L’AVION PIEGE UPS VENU DU YEMEN N’A JAMAIS EXISTE!
Le plan d’Obama consistant à « apeurer les Américains pour qu’ils votent Démocrate » est déjà en difficulté. Le récit officiel vendredi 29 octobre était qu’un pays allié non identifié avait averti les autorités britanniques d’être à l’affût d’un colis suspect en provenance du Yémen sur un vol UPS. Une fouille d’un appareil UPS sur la piste d’un aéroport britannique a permis de trouver un paquet contenant une cartouche de toner pour imprimante avec une substance blanche qui a l’apparence de la neige pour sapins de Noël en plastique. 

Pour rendre la « cartouche de toner de la mort » encore plus effrayante, un circuit imprimé a été relié par des fils à sa partie externe. Une observation attentive du circuit imprimé lui-même permet de supposer qu’il s’agit du circuit imprimé d’un téléviseur, probablement d’un tuner des années 1980. 
Notez bien qu’il n’y a pas de piles pour alimenter cet objet et qu’on n’a pas trouvé de détonateur non plus.
Les premières informations sur la cartouche de toner indiquaient qu’on n’y avait pas trouvé d’explosif à l’intérieur.
Bien sûr, Obama a prétendu exactement le contraire; ce qui a obligé la BBC à se démener pour coller à la version du président tout en faisant comme si elle n’avait pas eu à modiiier l’information initiale à cette fin!
Mais l’histoire devient encore meilleure! Les déclarations initiales voulaient que le colis suspect provienne du Yémen et arrive par avion en Grande Bretagne sur un appareil de la société UPS, et les media nous ont tous montré la vidéo d’un avion UPS à l’arrêt et soumis à une fouille en Grande Bretagne.
Mais il y a un problème. Il n’y a pas de vols d’avions UPS à destination ou en provenance du Yémen!
Le propre site web d’UPS (avant le soit disant incident terroriste) ne mentionne pas le Yémen comme étant une de ses zones de desserte.
Un document PDF (qui comprend l’historique de ce document depuis plusieurs semaines) qui énumère tous les aéroports desservis par UPS à l’étranger ne mentionne pas le Yémen parmi ses destinations!
En bref, il n’y a pas eu, et il ne pouvait pas y avoir d’avion UPS en provenance du Yémen.
UPS recourt à un sous-traitant, Sun Tours, pour traiter le fret à destination et en provenance du Yémen. Sun Tours expédie ses cargaisons via Yemenia Air, et le directeur du service cargos de Yemenia Air indique qu’aucune cargaison n’est partie du Yémen pour Chicago dans les 48 heures qui ont précédé la « découverte » de la cartouche de toner en Grande Bretagne.
Une seconde déclaration selon laquelle un vol parti de Dubaï avait transporté des colis depuis le Yémen a été démentie par les responsables de l’aviation civile des Emirats Arabes Unis.

Bref, une cartouche de toner qui ne peut pas exploser apparaît dans un avion d’UPS qui ne pouvait pas venir du Yémen, et Obama s’en empare parce qu’il faut bien essayer de sauver les Démocrates mardi prochain. Franchement, je pense que les Américains devraient être scandalisés, non qu’Obama ait tenté ce truc, mais qu’après toutes les fois où Bush a été pris à se servir de la peur du terrorisme pour en profiter politiquement. Mais qu’Obama puisse penser que vous êtes assez stupides pour tomber encore dans le panneau! Si ce soir les sondages sont exacts, vous n’étiez pas tombé et vous n’êtes pas tombé dans le panneau et Obama n’a peut être fait qu’enfoncer son propre parti à un point tel qu’ils sont en train de prier pour que les machines à voter les sauvent!

Pour conclure, le site web d’UPS confirme que cette société n’a pas d’activités au Yémen!
Les ‘véritables terroristes’ impliqué dans cet ‘attentat’ bidon croient-ils réellement que le monde entier aurait pu gober leur bidonnnage sans examiner les faits? Je ne suis pas dans les théories de la conspiration, mais ça n’a pas du tout l’apparence d’une théorie pour moi!! Ce n’est que de la pure connerie!

Début de l’enquête sur les attentats du 7/7 2005 à Londres

11 octobre 2010
En juillet 2009, je vous avais annoncé la probabilité de l’ouverture d’une enquête sur les attentats qui avaient frappé Londres le 7 juillet  2005, tuant 56 personnes et en blessant 700. Je vous avais en effet proposé un long article du Daily Mail qui faisait le point sur un certain nombre de problèmes soulevés par ces attentats et leur prise en charge judiciaire.
Eh bien, le coup d’envoi de cette enquête vient d’être donné en Grande Bretagne. Sans préjuger des conclusions de cette procédure qui va s’étaler sur plusieurs mois; on peut cependant évoquer un ou deux points qui vont capter ou devraient capter l’attention des responsables de cette enquête.
Par exemple:

Pourquoi les responsables de la sécurité n’ont-ils pas stoppé à temps les kamikazes Mohammad Sidique Khan et Shehzad Tanweer, alors qu’ils étaient tous deux sous surveillance depuis début 2004 ?

Où encore, le report de la réalisation de l’attentat suicide parce qu’un des terroristes, Mohammad Sidique Khan, avait eu un  « gros problème » qui était, selon l’AFP:
 « relatif à la santé de sa femme, hospitalisée pour des complications lors de sa grossesse, a-t-on appris lundi à l’ouverture de l’enquête ».
Alors je suis peut être bête, ou je ne comprends rien à la psychologie d’un kamikaze forcené, mais comment un tel homme peut-il se préoccuper à ce point de la santé de sa femme enceinte alors qu’il se prépare avec passion à la transformer en veuve et à faire de son enfant à venir un orphelin?
Du moins peut-être s’est-il préoccupé de moyens pour subvenir aux besoins de l’une et de l’autre car s’il s’intéressait au déroulement de la grossesse de son épouse, il a nécessairement dû songer à cet aspect certes bassement matériel mais important.
Donc, sa veuve a dû toucher un gros chèque. .
Quoique, si la veuve avait touché une somme d’une certaine importance, la police s’en serait sans doute aperçu. Non?

Du Betar à l’English Defence League, l’art de manipuler l’extrême droite

13 septembre 2009
A quelques jours d’intervalle, l’Angleterre a connu, à Birmingham puis à Londres, deux manifestations islamophobes organisées par des mouvements d’extrême droite.

A Londres, la manifestation était organisée par « Stop à l’islamisation de l’Europe » et rassemblait une douzaine de personnes. Une poignée de gens pour un grabuge à effet maximal.
Dans ce cas, nous semblons plutôt avoir affaire à des personnes, sans doute manipulées, mais aussi désorientées et inquiètes pour leurs proches qui combattent en Afghanistan. Et qui plutôt que d’en faire le reproche à leur gouvernement se tournent contre ceux que la propagande leur a désignés comme les potentiels ennemis de l’intérieur qui voudraient, dixit la même propagande, « islamiser l’Europe. »

A Birmingham, c’est peut-être autre chose et la manifestation s’est déroulée à l’instigation de l’English Defence league.
La presse francophone et hexagonale n’est pas très douée pour parler de ce genre de manifestations et encore moins pour les illustrer de documents photographiques ou filmiques.
Alors disons que « English Defence League » rappelle furieusement « Jewish Defence League, » l’autre nom du Betar, cette organisation paramilitaire juive extrémiste.

Ensuite, qu’il est tout à fait étrange qu’un groupuscule identitaire d’extrême droite de ce genre cherche à mettre en avant par exemple la défense des droits des homosexuels (condamnés à mort disent-ils par la sharia).

C’est que nous avons là l’exemple d’un prétendu mouvement nationaliste qui reprend tous les thèmes chers à la propagande sioniste pour montrer l’incompatibilité des valeurs de l’Occident et de celles des Musulmans. Comme si, disons-le en passant, les droits des homosexuels étaient un des principes fondateurs de la civilisation occidentale.
Peu importe si c’est dans l’entité sioniste que deux homosexuels (gays) ont été assassinés où si ce sont les amis Irakiens des USA qui font la chasse aux homosexuels à Bagdad.

Le drapeau sioniste est d’ailleurs bien visible dans la vidéo de propagande postée par les sionistes.

Tout cela n’a pas échappé aux commentateurs sur ce site web proche du … Front National!


Blitz sur les Etats Unis

1 septembre 2009
Oui, un gouvernement a décidé de déclencher un blitz sur les Etats Unis.

Le blitz, ce n’est rien d’autre que la vague de bombardements aériens imposée par l’Allemagne nazie à la Grande Bretagne du 7 au 30 septembre 1940, tuant plus de 7000 personnes.
C’est Avigdor Lieberman, le ministre des affaires étrangères qui annonce ce blitz diplomatique qui doit déferler sur les USA et vise à « recadrer » le conflit palestino-sioniste.


Car, pour M. Lieberman:

le coeur du conflit n’est pas les colonies mais plutôt l’absence de volonté du monde arabe de reconnaître le droit des Juifs à un Etat dans la région, une liste d’officiels de haut niveau du gouvernement sillonnera le pays d’est en ouest pendant plus d’un mois pour apporter ce même message

Ce bombardement propagandiste s’abattra sur les villes de Washington, New York, Chicago, Boston, Atlanta, Philadelphia, Detroit, Las Vegas, Houston, Los Angeles, San Francisco et Miami et s’étalera jusqu’à mi-octobre.

Soit plus longtemps que le blitz qui avait touché Londres pendant 24 jours.

Tout ça pour dire qu’il est intéressant de voir quelles sont les références de quelqu’un comme Avigdor Lieberman qui n’hésite pas à employer un vocabulaire guerrier emprunté au régime hitlérien.

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Nous rappellerons simplement à M. Lieberman et à ses nombreux partisans, eux qui veulent entretenir le culte d’une certaine mémoire, que le blitz s’était terminé par une défaite de la Lutwafe devant la DCA et la Royal Air Force britanniques.

Vers l’ouverture d’une enquête publique sur les attentats de 2005 dans le métro de Londres.

5 juillet 2009
Les théories dites du complot ou de la conspiration relatives aux attentats du 11 septembre 2001 sont bien connues et ont été portées en France par des personnes aussi différentes que Thierry Meyssan ou Jean-Marie Bigard.
Ce genre de théorie ne se limite cependant pas à la tragédie qui a endeuillé New York et il en existe aussi à propos des attentats commis dans le métro londonien le 7 juillet (7/7) 2005. Elles ont d’ailleurs fait florès immédiatement après les attentats avant d’apparemment sombrer dans l’oubli.
Apparemment seulement car, au Royaume Uni, cette théorie a continué à faire son chemin au point que de plus en plus de personnes, dont des victimes ou des proches des victimes des attentats, multiplient les pressions pour l’ouverture d’une enquête publique sur les explosions qui avaient tué 56 personnes et en avaient blessé 700.
L’article du Daily Mail que je vous propose fait le point sur la question. Il est d’ailleurs intéressant d’observer l’ambiguïté de la posture de ce journal qui ne peut s’empêcher de critiquer fortement le travail d’Anthony John Hill dont la vidéo Ripple Effect est un acte d’accusation contre les autorités britanniques, tout en égrenant les éléments objectifs soulevés par ce document qui justifient la nécessité d’une enquête publique.
C’est que, comme pour les attentats du 11 septembre 2001, il ne fait pas bon remettre en cause le récit officiel de ce qui s’est passé à Londres en 2005.

Fièvre de la conspiration : avec la rumeur qui enfle d’une mise en scène gouvernementale des attentats du 7/7, des proches des victimes appellent à une enquête adéquate
Par Sue Reid, Daily Mail (UK), 3 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Aujourd’hui, près de quatre ans après, les images de cette terrible matinée restent gravées dans nos esprits : la femme avec son masque fantomatique pour grands brulés emmenée en lieu sûr ; l’homme d’affaires en costume atteint par des éclats, la chemise et les cheveux maculés de sang ; l’épave du bus N°30 avec son toit arraché ; les débris difformes et fumants de wagons de métro.
Ce 7 juillet 2005 au matin, les pires terroriste jamais vus dans ce pays, ont brisé brisé à jamais l’euphorie grisante dont jouissait la capitale au lendemain de sa victoire dans la compétition pour organiser les jeux olympiques de 2012.
Dans l’après-midi, Tony Blair – qui accueillait le sommet du G8 sur la pauvreté dans le monde à Gleneagles en Ecosse – rentrait à Downing Street et déclarait que l’attentat était un acte ‘au nom de l’Islam’.
Plus tard, lors d’une réunion du COBRA, le comité national d’urgence du gouvernement, Andy Hayman, le chef de la police antiterroriste, indiquait à des ministres de haut rang qu’il soupçonnait des attentats suicide.
Et ainsi, la version des attentats du 7/7 que nous en sommes venus à accepter s’est constituée : quatre musulmans britanniques – Mohammad Sidique Khan, 30 ans, Shehzad Tanweer, 22 ans, Jermaine Lindsay, 19 ans, et Hasib Hussain, 18 ans – se sont faits exploser au moyen d’explosifs artisanaux, tuant 56 personnes et en blessant 700 dans trois rames de métro et un autobus à impériale.
Ils étaient arrivés de Luton à King’s Cross Station par une grande ligne ferroviaire, chacun portant un lourd sac à dos bourré d’explosifs.
Cette version des événements a été avalisée par les travaux d’une commission d’enquête parlementaire de haut niveau et rapport du gouvernement, rendus tous deux publics en mai 2006, dix mois après les événements et basés sur 12 500 dépositions, l’examen par la police de 142 ordinateurs et de 6000 heures de bandes vidéo de caméras de surveillance.
Le rapport soulignait que les auteurs des attentats avaient agi de leur propre chef, fabriquant des explosifs en mélangeant de la farine pour chappattis à du peroxyde d’hydrogène dans la baignoire d’un appartement de Leeds dans le Yorkshire où tous quatre avaient leurs familles et leurs amis.
Le rapport concluait que les quatre poseurs de bombes musulmans n’étaient pas sous le contrôle d’un chef terroriste mais inspirés par l’idéologie d’al Qaïda apprise sur des sites internet extrémistes.
Mais les familles des personnes tuées et un nombre croissant de survivants du 7/7 affirment qu’il y a des incohérences et des erreurs grossières qui demandent explication dans la version officielle.
Et elles exigent une enquête publique complète pour répondre à des questions essentielles sur ce que les services de renseignements et la police savaient et ne savaient pas avant les attentats.
Entretemps, le refus déterminé du gouvernement à satisfaire cette exigence a de très dangereux effets secondaires – alimentant une myriade de théories de la conspiration sur le 7/7. Des livres, des blogs et plusieurs documentaires vidéo pointent les bizarreries de la version officielle.
Fait alarmant, certaines de ces vidéos conspirationnistes se vendent autour des mosquées dans tout le pays pour attiser les sentiments antibritanniques.
Car les plus farfelues et les plus déplaisantes d’entre elles suggèrent que les attentats n’étaient pas du tout l’œuvre de terroristes musulmans mais ont été réalisés par le gouvernement pour renforcer le soutien à la guerre en Irak.
Les survivants sont si résolus à obtenir une enquête indépendante qu’ils sont en train de mener une action en justice auprès de la Haute Cour pour essayer de contraindre Alan Johnson, le ministre de l’intérieur, à l’autoriser.
L’activiste Diana Gorodi, dont la sœur Michelle Otto, 46 ans, figurait parmi les tués, explique : ‘Il est simplement très difficile pour nous de croire que quatre personnes sont parties le matin, ont fait exploser des bombes simultanément sur la base d’informations obtenues sur internet et ont réussi à précipiter Londres dans le chaos et à créer une tragédie. Il m’est impossible de croire que ces quatre individus ont agi de leur propre chef.’
Rachel North, une responsable de stratégie âgée de 39 ans, qui a survécu à l’explosion à King’s Cross, ajoute : ‘Nous avons besoin d’une enquête publique. Après tout, c’est la population, et pas les politiciens, qui a été attaquée. Que la population puisse savoir les risques qu’elle court et pourquoi des gens, qui vivent parmi elles, cherchent à tuer pour un idéal.’
Pièce centrale du puzzle est quel train les quatre musulmans ont pris entre Luton et Londres le matin des explosions – en gardant à l’esprit que les trois explosions distinctes dans le métro à Edgware Road, Aldgate et King’s Cross se sont produites simultanément à 8h50 du matin précises, suivie par celle de l’autobus une heure plus tard près de Tavistock Square.
Les rapports officiels affirment que les poseurs de bombes ont pris le train de 7h40 à Luton, ce qui leur aurait permis d’arriver suffisamment à l’avance à King’s Cross pour embarquer dans les rames de métro.
Cependant, le train de 7h40 n’a jamais circulé ce matin. Son départ avait été annulé.
Depuis, le gouvernement a corrigé cette information – mais seulement après que l’erreur ait été signalée par des survivants – en affirmant que les poseurs de bombes avaient en fait pris le train précédent, le 7h25 au départ de Luton, pour un trajet de 35 minutes vers King’s Cross. Son arrivée était prévue dans la capitale à 8h du matin.
Ce qui génère pourtant plus de questions que de réponses. Car ce train est parti avec 23 minutes de retard à cause de problèmes de caténaires qui ont perturbé la plus grande partie du trafic entre Luton et King’s Cross ce matin là. Le train est arrivé à Londres à 8h23 indiquent les responsables de la gare.
Selon la July Seventh Truth Campaign – une autre association qui appelle à une enquête publique – ceci jette à nouveau le doute sur la version officielle des temps de trajet des poseurs de bombes.
Une image fixe des quatre poseurs de bombes arrivant en gare de Luton prise par une caméra de surveillance est la seule des quatre hommes ensemble ce 7 juillet. Fait sujet à controverse, aucune image de vidéosurveillance, fixe ou animée, des quatre hommes à Londres n’a jamais été rendue publique.
L’image prise à Luton est également litigieuse : sa qualité est médiocre et les visages de trois des poseurs de bombes sont impossibles à identifier. Les théoriciens de la conspiration affirment qu’il pourrait s’agir d’un faux.
L’heure incrustée dans la photo la situe quelques secondes avant 7h22. Mais si tel était le cas, les hommes n’auraient eu que trois minutes pour monter les escaliers de la gare de Luton, acheter leurs tickets aller-retour et se rendre sur le quai qui grouillait de banlieusards à cause de précédentes perturbations du trafic.
Le Truth Campaign Group est également sceptique sur l’heure d’arrivée supposée des poseurs de bombes à King’s Cross.
Ils affirment qu’il faut sept minutes pour aller à pied de Thameslink à la gare principale de King’s Cross où se trouve une bouche de métro.
La police affirme que les quatre hommes ont été vus dans le hall de la gare principale de King’s Cross à 8h26, bien qu’aucune séquence de caméra de surveillance ait jamais été rendue publique.
Mais est-ce possible ? Comment ces hommes ont-ils pu se trouver là seulement trois minutes après avoir débarqué du train de Luton à 8h23 ?
Et ce sont de telles incohérences qui nourrissent des préoccupations de plus en plus profondes0 Cette semaine, un documentaire télévisé sur BBC2, intitulé Conspiracy Files 7/7 a révélé l’existence d’une vidéo de 56 minutes appelée Ripple Effect [effet ricochet] et réalisée par un théoricien du complot.
Elle accuse Tony Blair, le gouvernement, la police et les services secrets britanniques et israéliens d’avoir assassiné les gens innocents qui ont péri ce jour là pour attiser les passions anti-islamiques et créer un soutien populaire à la ‘guerre contre la terreur.’
Elle prétend que les quatre musulmans britanniques ont été bernés par les autorités pour prendre part à ce qui leur avait été annoncé comme une simulation dans le cadre d’un exercice d’entrainement anti-terroriste. Ce qu’on ne leur avait pas dit, prétend la vidéo, c’était que le gouvernement allait les faire sauter avec les autres passagers avant de faire passer les quatre hommes pour des auteurs d’attentats suicide.
Sans aucune preuve, la vidéo Ripple Effect accuse des agents du gouvernement d’avoir pré positionné des explosifs sous les trois rames de métro et dans l’autobus.
Elle suggère que les quatre musulmans ne se trouvaient, en fait, dans aucune des rames de métro, affirmant qu’ils les avaient complètement ratés à cause des retards sur la ligne ferroviaire Luton – Londres.
Elle ajoute, étonnamment, que parce que les quatre hommes ne sont pas arrivés à temps dans le métro, trois d’entre eux ont été assassinés par la police à Canary Wharf plus tard dans la matinée et que le quatrième – celui de l’autobus – s’est enfui.
Aussi scandaleuses que soient ces affirmations, la vidéo est devenue un hit sur internet. Plus préoccupant, elle joue sur les peurs de la communauté musulmane britannique.
Même certains responsables islamistes croient que les événements du 7/7 ont été fabriqués. Ainsi, le Dr Mohammad Nassim, président de la mosquée centrale de Birmingham, affirme dans le documentaire de la BBC2 : ‘Nous n’acceptons pas la version gouvernementale du 7 juillet 2005. La vidéo Ripple Effect est plus convaincante que les déclarations officielles.’
M. Nassim, un homme bien éduqué, a réalisé 2 000 copies de Ripple Effect pour les membres de sa mosquée. Une étude a révélé qu’avant même la sortie de la vidéo litigieuse, un britannique musulman sur quatre pensait que le gouvernement ou les services secrets étaient responsables des atrocités du 7/7. Maintenant, le nombre de ceux qui doutent s’accroit.
Pendant de récentes prières du vendredi, le Dr Nassim a demandé aux fidèles de lever la main s’ils n’acceptaient pas la version gouvernementale des événements. C’est une assemblée presque complète de 150 hommes et garçons qui ont levé la main. Il a alors invité son auditoire à récupérer des copies de Ripple Effect au fond de la mosquée.
Le respecté président a, depuis, déclaré que les identités des poseurs de bombes avaient été découvertes par la police avec une rapidité suspecte. ‘Quand un corps a explosé, il est détruit. Comment se fait-il que les documents d’identité de ces hommes trouvés sur les scènes d’explosion étaient restés intacts ? Les y-a-t-on mis ?’
Il d’agit d’une autre suggestion de Ripple Effect. Alors qui est derrière cette vidéo dangereuse ?
C’est un sexagénaire originaire du Yorkshire, Anthony John Hill, et qui réside à Kells dans le comté de Meath en Irlande. Il est actuellement en état d’arrestation là bas et lutte contre son extradition en Grande Bretagne. La police ici veut l’interroger sous l’accusation d’entrave au cours de la justice pour avoir envoyé une copie de sa vidéo à un membre du jury dans une affaire terroriste.

M. Hill a réalisé Ripple Effect dans son propre domicile et en est le narrateur.
A de nombreux titres, c’est un travail d’amateur : les propos sont confus et difficiles à comprendre. Mais cela soulève cette question : pourquoi Ripple Effect a-t-il un tel impact ?

La réponse est qu’au milieu de théories fantaisistes sur un complot gouvernemental, se trouvent certaines questions difficiles à éluder.
Pourquoi les quatre poseurs de bombes avaient-ils pris des billets de retour s’ils partaient pour une mission suicide ? Pourquoi n’ya-t-il-pas d’images de vidéosurveillance des quatre ensemble à Londres alors que la ville fourmille de caméras de ce genre dans les lieux publics ?
Pourquoi tant de survivants des attentats du métro affirment que les déflagrations allaient vers le haut à travers le plancher des wagons et non vers le bas comme ça aurait dû être le cas si l’explosion venait de l’intérieur d’un sac à dos ? Et pourquoi aucun passager du train Luton – Londres ne se souvient-il clairement des quatre poseurs de bombes avec leurs énormes sacs à dos en cette matinée fatidique ?
Par une coïncidence des plus extraordinaires – Ripple Effect considère qu’il y avait une chance sur un milliard – un exercice simulé de lutte antiterroriste était en cours à Londres ce jour là. Ceci avait été révélé sur BBC Radio 5 par son organisateur, l’ancien officier de Scotland Yard Peter Power, dans la soirée qui avait suivi les atrocités.
Il avait dit : ‘A 9h30 ce matin là, nous menions un exercice pour le compte d’une entreprise employant plus d’un millier de personnes à Londres et basé sur le déclenchement simultané de bombes précisément dans les gares où cela s’est passé ce matin, alors j’en ai encore les cheveux qui se dressent sur la tête.’
Et les vidéos menaçantes que Khan et Tanweer avaient faites avant les attentats suicide et qui ont été diffusées après les attaques ? La vidéo Ripple Effect a également une réponse sur ce point.
M. Hill y explique : ‘On a pu demander au plus âgé des deux de faire une « vidéo suicide » avant l’exercice de simulation pour l’entrainement de sorte à le rendre aussi réaliste que possible… on a pu demander au deuxième plus âgé de faire une vidéo similaire par précaution, simplement au cas où quelque chose aurait cloché ou si le plus âgé s’était retiré de l’exercice avant la date prévue.’
Réalité ou fiction, peu importe. La vidéo a un fort impact sur les sentiments des musulmans. Le documentaire de la BBC2 montre des fidèles de la mosquée de Birmingham faisant leurs commentaires sur le 7/7 après avoir visionné Ripple Effect. Un homme âgé déclare : ‘Il n’y a guère de doutes que c’est le gouvernement qui l’a fait à ces quatre jeunes hommes.’
Un autre ajoute : « Nous avons été trompés par les autorités britanniques et les musulmans ont été pointés du doigt pour ces attentats. Ils mentent de A à Z.

Peu sont aussi inquiets à propos de Ripple Effect et du mécontentement qu’il agite que Rachel North, survivante de l’explosion du métro à King’s Cross : ‘Si les gens dans les mosquées croient que le gouvernement est si hostile à leur égard, qu’il veut réellement leur faire poster la responsabilité d’un crime monstrueux qu’ils n’ont pas commis, qu’en est-il du niveau de confiance ? C’est un problème pour tout le monde dans ce pays.’
Elle affirme que la thèse centrale de la vidéo – que les attentats du 7/7 ont été fabriqués pour diaboliser les musulmans et faire basculer l’opinion en faveur de la ‘guerre contre la terreur’ – revient à mettre de l’huile sur le feu.
Comme elle, de nombreuses personnes responsables – dont l’ancien sous-chef de Scotland Yard Brian Paddick, l’ancien chef de l’anti-terrorisme de la police londonienne, Andy Hayman (qui avait supervisé l’action de la police le 7/7) et Davis Davis, encore récemment ministre de l’intérieur du cabinet fantôme conservateur – soutiennent désormais l’appel à une enquête indépendante sur les attentats.
Paddick lui-même a déclaré cette semaine que le flot de rumeurs sur le 7/7 nuisait aux relations entre les musulmans et le reste des britanniques : ‘J’espère qu’il y aura des gens dans les services de police, dans les services de sécurité et au gouvernement qui réaliseront l’importance de toutes les actions entreprises pour contrer les théories du complot.’


A l’approche du quatrième anniversaire des attentats de Londres mardi prochain, il y a des paroles dont le gouvernement serait bien avisé de tenir compte.

>Vers l’ouverture d’une enquête publique sur les attentats de 2005 dans le métro de Londres.

5 juillet 2009

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Les théories dites du complot ou de la conspiration relatives aux attentats du 11 septembre 2001 sont bien connues et ont été portées en France par des personnes aussi différentes que Thierry Meyssan ou Jean-Marie Bigard.
Ce genre de théorie ne se limite cependant pas à la tragédie qui a endeuillé New York et il en existe aussi à propos des attentats commis dans le métro londonien le 7 juillet (7/7) 2005. Elles ont d’ailleurs fait florès immédiatement après les attentats avant d’apparemment sombrer dans l’oubli.
Apparemment seulement car, au Royaume Uni, cette théorie a continué à faire son chemin au point que de plus en plus de personnes, dont des victimes ou des proches des victimes des attentats, multiplient les pressions pour l’ouverture d’une enquête publique sur les explosions qui avaient tué 56 personnes et en avaient blessé 700.
L’article du Daily Mail que je vous propose fait le point sur la question. Il est d’ailleurs intéressant d’observer l’ambiguïté de la posture de ce journal qui ne peut s’empêcher de critiquer fortement le travail d’Anthony John Hill dont la vidéo Ripple Effect est un acte d’accusation contre les autorités britanniques, tout en égrenant les éléments objectifs soulevés par ce document qui justifient la nécessité d’une enquête publique.
C’est que, comme pour les attentats du 11 septembre 2001, il ne fait pas bon remettre en cause le récit officiel de ce qui s’est passé à Londres en 2005.

Fièvre de la conspiration : avec la rumeur qui enfle d’une mise en scène gouvernementale des attentats du 7/7, des proches des victimes appellent à une enquête adéquate
Par Sue Reid, Daily Mail (UK), 3 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Aujourd’hui, près de quatre ans après, les images de cette terrible matinée restent gravées dans nos esprits : la femme avec son masque fantomatique pour grands brulés emmenée en lieu sûr ; l’homme d’affaires en costume atteint par des éclats, la chemise et les cheveux maculés de sang ; l’épave du bus N°30 avec son toit arraché ; les débris difformes et fumants de wagons de métro.
Ce 7 juillet 2005 au matin, les pires terroriste jamais vus dans ce pays, ont brisé brisé à jamais l’euphorie grisante dont jouissait la capitale au lendemain de sa victoire dans la compétition pour organiser les jeux olympiques de 2012.
Dans l’après-midi, Tony Blair – qui accueillait le sommet du G8 sur la pauvreté dans le monde à Gleneagles en Ecosse – rentrait à Downing Street et déclarait que l’attentat était un acte ‘au nom de l’Islam’.
Plus tard, lors d’une réunion du COBRA, le comité national d’urgence du gouvernement, Andy Hayman, le chef de la police antiterroriste, indiquait à des ministres de haut rang qu’il soupçonnait des attentats suicide.
Et ainsi, la version des attentats du 7/7 que nous en sommes venus à accepter s’est constituée : quatre musulmans britanniques – Mohammad Sidique Khan, 30 ans, Shehzad Tanweer, 22 ans, Jermaine Lindsay, 19 ans, et Hasib Hussain, 18 ans – se sont faits exploser au moyen d’explosifs artisanaux, tuant 56 personnes et en blessant 700 dans trois rames de métro et un autobus à impériale.
Ils étaient arrivés de Luton à King’s Cross Station par une grande ligne ferroviaire, chacun portant un lourd sac à dos bourré d’explosifs.
Cette version des événements a été avalisée par les travaux d’une commission d’enquête parlementaire de haut niveau et rapport du gouvernement, rendus tous deux publics en mai 2006, dix mois après les événements et basés sur 12 500 dépositions, l’examen par la police de 142 ordinateurs et de 6000 heures de bandes vidéo de caméras de surveillance.
Le rapport soulignait que les auteurs des attentats avaient agi de leur propre chef, fabriquant des explosifs en mélangeant de la farine pour chappattis à du peroxyde d’hydrogène dans la baignoire d’un appartement de Leeds dans le Yorkshire où tous quatre avaient leurs familles et leurs amis.
Le rapport concluait que les quatre poseurs de bombes musulmans n’étaient pas sous le contrôle d’un chef terroriste mais inspirés par l’idéologie d’al Qaïda apprise sur des sites internet extrémistes.
Mais les familles des personnes tuées et un nombre croissant de survivants du 7/7 affirment qu’il y a des incohérences et des erreurs grossières qui demandent explication dans la version officielle.
Et elles exigent une enquête publique complète pour répondre à des questions essentielles sur ce que les services de renseignements et la police savaient et ne savaient pas avant les attentats.
Entretemps, le refus déterminé du gouvernement à satisfaire cette exigence a de très dangereux effets secondaires – alimentant une myriade de théories de la conspiration sur le 7/7. Des livres, des blogs et plusieurs documentaires vidéo pointent les bizarreries de la version officielle.
Fait alarmant, certaines de ces vidéos conspirationnistes se vendent autour des mosquées dans tout le pays pour attiser les sentiments antibritanniques.
Car les plus farfelues et les plus déplaisantes d’entre elles suggèrent que les attentats n’étaient pas du tout l’œuvre de terroristes musulmans mais ont été réalisés par le gouvernement pour renforcer le soutien à la guerre en Irak.
Les survivants sont si résolus à obtenir une enquête indépendante qu’ils sont en train de mener une action en justice auprès de la Haute Cour pour essayer de contraindre Alan Johnson, le ministre de l’intérieur, à l’autoriser.
L’activiste Diana Gorodi, dont la sœur Michelle Otto, 46 ans, figurait parmi les tués, explique : ‘Il est simplement très difficile pour nous de croire que quatre personnes sont parties le matin, ont fait exploser des bombes simultanément sur la base d’informations obtenues sur internet et ont réussi à précipiter Londres dans le chaos et à créer une tragédie. Il m’est impossible de croire que ces quatre individus ont agi de leur propre chef.’
Rachel North, une responsable de stratégie âgée de 39 ans, qui a survécu à l’explosion à King’s Cross, ajoute : ‘Nous avons besoin d’une enquête publique. Après tout, c’est la population, et pas les politiciens, qui a été attaquée. Que la population puisse savoir les risques qu’elle court et pourquoi des gens, qui vivent parmi elles, cherchent à tuer pour un idéal.’
Pièce centrale du puzzle est quel train les quatre musulmans ont pris entre Luton et Londres le matin des explosions – en gardant à l’esprit que les trois explosions distinctes dans le métro à Edgware Road, Aldgate et King’s Cross se sont produites simultanément à 8h50 du matin précises, suivie par celle de l’autobus une heure plus tard près de Tavistock Square.
Les rapports officiels affirment que les poseurs de bombes ont pris le train de 7h40 à Luton, ce qui leur aurait permis d’arriver suffisamment à l’avance à King’s Cross pour embarquer dans les rames de métro.
Cependant, le train de 7h40 n’a jamais circulé ce matin. Son départ avait été annulé.
Depuis, le gouvernement a corrigé cette information – mais seulement après que l’erreur ait été signalée par des survivants – en affirmant que les poseurs de bombes avaient en fait pris le train précédent, le 7h25 au départ de Luton, pour un trajet de 35 minutes vers King’s Cross. Son arrivée était prévue dans la capitale à 8h du matin.
Ce qui génère pourtant plus de questions que de réponses. Car ce train est parti avec 23 minutes de retard à cause de problèmes de caténaires qui ont perturbé la plus grande partie du trafic entre Luton et King’s Cross ce matin là. Le train est arrivé à Londres à 8h23 indiquent les responsables de la gare.
Selon la July Seventh Truth Campaign – une autre association qui appelle à une enquête publique – ceci jette à nouveau le doute sur la version officielle des temps de trajet des poseurs de bombes.
Une image fixe des quatre poseurs de bombes arrivant en gare de Luton prise par une caméra de surveillance est la seule des quatre hommes ensemble ce 7 juillet. Fait sujet à controverse, aucune image de vidéosurveillance, fixe ou animée, des quatre hommes à Londres n’a jamais été rendue publique.
L’image prise à Luton est également litigieuse : sa qualité est médiocre et les visages de trois des poseurs de bombes sont impossibles à identifier. Les théoriciens de la conspiration affirment qu’il pourrait s’agir d’un faux.
L’heure incrustée dans la photo la situe quelques secondes avant 7h22. Mais si tel était le cas, les hommes n’auraient eu que trois minutes pour monter les escaliers de la gare de Luton, acheter leurs tickets aller-retour et se rendre sur le quai qui grouillait de banlieusards à cause de précédentes perturbations du trafic.
Le Truth Campaign Group est également sceptique sur l’heure d’arrivée supposée des poseurs de bombes à King’s Cross.
Ils affirment qu’il faut sept minutes pour aller à pied de Thameslink à la gare principale de King’s Cross où se trouve une bouche de métro.
La police affirme que les quatre hommes ont été vus dans le hall de la gare principale de King’s Cross à 8h26, bien qu’aucune séquence de caméra de surveillance ait jamais été rendue publique.
Mais est-ce possible ? Comment ces hommes ont-ils pu se trouver là seulement trois minutes après avoir débarqué du train de Luton à 8h23 ?
Et ce sont de telles incohérences qui nourrissent des préoccupations de plus en plus profondes0 Cette semaine, un documentaire télévisé sur BBC2, intitulé Conspiracy Files 7/7 a révélé l’existence d’une vidéo de 56 minutes appelée Ripple Effect [effet ricochet] et réalisée par un théoricien du complot.
Elle accuse Tony Blair, le gouvernement, la police et les services secrets britanniques et israéliens d’avoir assassiné les gens innocents qui ont péri ce jour là pour attiser les passions anti-islamiques et créer un soutien populaire à la ‘guerre contre la terreur.’
Elle prétend que les quatre musulmans britanniques ont été bernés par les autorités pour prendre part à ce qui leur avait été annoncé comme une simulation dans le cadre d’un exercice d’entrainement anti-terroriste. Ce qu’on ne leur avait pas dit, prétend la vidéo, c’était que le gouvernement allait les faire sauter avec les autres passagers avant de faire passer les quatre hommes pour des auteurs d’attentats suicide.
Sans aucune preuve, la vidéo Ripple Effect accuse des agents du gouvernement d’avoir pré positionné des explosifs sous les trois rames de métro et dans l’autobus.
Elle suggère que les quatre musulmans ne se trouvaient, en fait, dans aucune des rames de métro, affirmant qu’ils les avaient complètement ratés à cause des retards sur la ligne ferroviaire Luton – Londres.
Elle ajoute, étonnamment, que parce que les quatre hommes ne sont pas arrivés à temps dans le métro, trois d’entre eux ont été assassinés par la police à Canary Wharf plus tard dans la matinée et que le quatrième – celui de l’autobus – s’est enfui.
Aussi scandaleuses que soient ces affirmations, la vidéo est devenue un hit sur internet. Plus préoccupant, elle joue sur les peurs de la communauté musulmane britannique.
Même certains responsables islamistes croient que les événements du 7/7 ont été fabriqués. Ainsi, le Dr Mohammad Nassim, président de la mosquée centrale de Birmingham, affirme dans le documentaire de la BBC2 : ‘Nous n’acceptons pas la version gouvernementale du 7 juillet 2005. La vidéo Ripple Effect est plus convaincante que les déclarations officielles.’
M. Nassim, un homme bien éduqué, a réalisé 2 000 copies de Ripple Effect pour les membres de sa mosquée. Une étude a révélé qu’avant même la sortie de la vidéo litigieuse, un britannique musulman sur quatre pensait que le gouvernement ou les services secrets étaient responsables des atrocités du 7/7. Maintenant, le nombre de ceux qui doutent s’accroit.
Pendant de récentes prières du vendredi, le Dr Nassim a demandé aux fidèles de lever la main s’ils n’acceptaient pas la version gouvernementale des événements. C’est une assemblée presque complète de 150 hommes et garçons qui ont levé la main. Il a alors invité son auditoire à récupérer des copies de Ripple Effect au fond de la mosquée.
Le respecté président a, depuis, déclaré que les identités des poseurs de bombes avaient été découvertes par la police avec une rapidité suspecte. ‘Quand un corps a explosé, il est détruit. Comment se fait-il que les documents d’identité de ces hommes trouvés sur les scènes d’explosion étaient restés intacts ? Les y-a-t-on mis ?’
Il d’agit d’une autre suggestion de Ripple Effect. Alors qui est derrière cette vidéo dangereuse ?
C’est un sexagénaire originaire du Yorkshire, Anthony John Hill, et qui réside à Kells dans le comté de Meath en Irlande. Il est actuellement en état d’arrestation là bas et lutte contre son extradition en Grande Bretagne. La police ici veut l’interroger sous l’accusation d’entrave au cours de la justice pour avoir envoyé une copie de sa vidéo à un membre du jury dans une affaire terroriste.

M. Hill a réalisé Ripple Effect dans son propre domicile et en est le narrateur.
A de nombreux titres, c’est un travail d’amateur : les propos sont confus et difficiles à comprendre. Mais cela soulève cette question : pourquoi Ripple Effect a-t-il un tel impact ?

La réponse est qu’au milieu de théories fantaisistes sur un complot gouvernemental, se trouvent certaines questions difficiles à éluder.
Pourquoi les quatre poseurs de bombes avaient-ils pris des billets de retour s’ils partaient pour une mission suicide ? Pourquoi n’ya-t-il-pas d’images de vidéosurveillance des quatre ensemble à Londres alors que la ville fourmille de caméras de ce genre dans les lieux publics ?
Pourquoi tant de survivants des attentats du métro affirment que les déflagrations allaient vers le haut à travers le plancher des wagons et non vers le bas comme ça aurait dû être le cas si l’explosion venait de l’intérieur d’un sac à dos ? Et pourquoi aucun passager du train Luton – Londres ne se souvient-il clairement des quatre poseurs de bombes avec leurs énormes sacs à dos en cette matinée fatidique ?
Par une coïncidence des plus extraordinaires – Ripple Effect considère qu’il y avait une chance sur un milliard – un exercice simulé de lutte antiterroriste était en cours à Londres ce jour là. Ceci avait été révélé sur BBC Radio 5 par son organisateur, l’ancien officier de Scotland Yard Peter Power, dans la soirée qui avait suivi les atrocités.
Il avait dit : ‘A 9h30 ce matin là, nous menions un exercice pour le compte d’une entreprise employant plus d’un millier de personnes à Londres et basé sur le déclenchement simultané de bombes précisément dans les gares où cela s’est passé ce matin, alors j’en ai encore les cheveux qui se dressent sur la tête.’
Et les vidéos menaçantes que Khan et Tanweer avaient faites avant les attentats suicide et qui ont été diffusées après les attaques ? La vidéo Ripple Effect a également une réponse sur ce point.
M. Hill y explique : ‘On a pu demander au plus âgé des deux de faire une « vidéo suicide » avant l’exercice de simulation pour l’entrainement de sorte à le rendre aussi réaliste que possible… on a pu demander au deuxième plus âgé de faire une vidéo similaire par précaution, simplement au cas où quelque chose aurait cloché ou si le plus âgé s’était retiré de l’exercice avant la date prévue.’
Réalité ou fiction, peu importe. La vidéo a un fort impact sur les sentiments des musulmans. Le documentaire de la BBC2 montre des fidèles de la mosquée de Birmingham faisant leurs commentaires sur le 7/7 après avoir visionné Ripple Effect. Un homme âgé déclare : ‘Il n’y a guère de doutes que c’est le gouvernement qui l’a fait à ces quatre jeunes hommes.’
Un autre ajoute : « Nous avons été trompés par les autorités britanniques et les musulmans ont été pointés du doigt pour ces attentats. Ils mentent de A à Z.

Peu sont aussi inquiets à propos de Ripple Effect et du mécontentement qu’il agite que Rachel North, survivante de l’explosion du métro à King’s Cross : ‘Si les gens dans les mosquées croient que le gouvernement est si hostile à leur égard, qu’il veut réellement leur faire poster la responsabilité d’un crime monstrueux qu’ils n’ont pas commis, qu’en est-il du niveau de confiance ? C’est un problème pour tout le monde dans ce pays.’
Elle affirme que la thèse centrale de la vidéo – que les attentats du 7/7 ont été fabriqués pour diaboliser les musulmans et faire basculer l’opinion en faveur de la ‘guerre contre la terreur’ – revient à mettre de l’huile sur le feu.
Comme elle, de nombreuses personnes responsables – dont l’ancien sous-chef de Scotland Yard Brian Paddick, l’ancien chef de l’anti-terrorisme de la police londonienne, Andy Hayman (qui avait supervisé l’action de la police le 7/7) et Davis Davis, encore récemment ministre de l’intérieur du cabinet fantôme conservateur – soutiennent désormais l’appel à une enquête indépendante sur les attentats.
Paddick lui-même a déclaré cette semaine que le flot de rumeurs sur le 7/7 nuisait aux relations entre les musulmans et le reste des britanniques : ‘J’espère qu’il y aura des gens dans les services de police, dans les services de sécurité et au gouvernement qui réaliseront l’importance de toutes les actions entreprises pour contrer les théories du complot.’


A l’approche du quatrième anniversaire des attentats de Londres mardi prochain, il y a des paroles dont le gouvernement serait bien avisé de tenir compte.

>L’extradition de Rafik Khalifa de Grande Bretagne: une hypothèse.

28 juin 2009

>

Le feu vert donné par la justice britannique pour l’extradition de l’homme d’affaires algérien Rafik Khalifa a été signalé par la presse algérienne et étrangère.
Condamné à perpétuité en Algérie pour faillite frauduleuse, Rafik Khalifa avait effectivement trouvé refuge au Royaume Uni en 2003. Ce n’est pourtant qu’en 2007 que les autorités judiciaires algériennes ont saisi la justice britannique d’une demande d’extradition.

Ce délai entre la fuite de Khalifa et la demande d’extradition en dit certes long sur l’ambigüité de l’attitude du régime algérien à l’égard de l’ex milliardaire ; et sur les désaccords à son sujet entre ceux qui voulaient le punir et ceux qui préféraient le protéger d’une manière ou d’une autre. Et, parmi ces derniers, on compterait dit-on l’entourage proche du président Bouteflika, voire le président lui-même.

Le temps a passé et la protection de Khalifa ne semble plus être un sujet de discorde à Alger. Il serait cependant vain de penser que le retour au bercail du golden boy donnera lieu à l’étalage complet des errements du régime et de ceux qui en sont proches.

La véritable question est de savoir pourquoi la décision d’extradition n’intervient que maintenant. On peut arguer des recours offerts par la justice britannique, recours qui ne sont d’ailleurs pas totalement épuisés par M. Khalifa.
Pourquoi pas ? Mais c’est une réponse un peu courte dont on voudrait que nous nous contentions. Réponse par ailleurs appuyée indirectement par les propos de Tayeb Belaïz, ministre algérien de la justice, selon qui l’Algérie a fourni aux autorités britanniques des assurances suffisantes quant à un traitement équitable de M. Khalifa une fois rendu à Alger :

«Nos assurances ont convaincu la justice britannique et c’est une victoire pour la justice algérienne»

D’ailleurs M. Belaïz se laisse aller à complimenter le système judiciaire du Royaume Uni, pays dont :

«L’appareil judiciaire puise sa réputation dans l’histoire. Il est connu pour sa crédibilité et sa totale transparence. Et, bien évidemment, nous n’avions jamais douté de son indépendance.»

A lire ces propos, j’ai eu l’impression que M. Belaïz faisait le portrait inversé de l’appareil judiciaire algérien.
Pourtant non, M. Belaïz semble considérer que la justice fonctionne bien en Algérie et que l’accord donné à l’extradition de Rafik Khalifa en fournirait en quelque sorte la preuve :

«un certificat de reconnaissance par excellence» de la justice algérienne par la justice britannique.

Rien que ça!
On voit que les esprits ne sont pas encore tout à fait décolonisés en Algérie. Et ce qui est vrai pour M. Belaïz l’est aussi pour son gouvernement. En effet, on peut lire dans le journal L’Expression comme sur le site du ministère algérien de la justice que M. Belaïz porte le titre de Garde des Sceaux, un titre en principe propre à la France (comme le titre de Chancelier de l’Echiquier est propre à la Grande Bretagne).

Veuillez pardonner ces digressions et revenons au sujet. En effet, nul ne peut se faire d’illusions sur les progrès accomplis par la justice en Algérie en matière d’équité. Il convient donc de rester terre à terre et de revenir à la question « pourquoi maintenant ?»

On sait que le Royaume Uni est un partenaire important de l’Algérie dans le domaine des hydrocarbures. Cependant ce partenariat ne se limite pas à cette matière première mais existe aussi en matière militaire. Dans les années 1980, les britanniques avaient en effet réussi à percer le quasi monopole russe sur la fourniture d’armements à l’Algérie. Cette percée s’était effectuée dans le domaine maritime avec la livraison et/ou la construction sous licence de près d’une vingtaine de vedettes rapides pour la marine algérienne.
Il semble justement que la marine de guerre algérienne soit en discussions avec plusieurs pays pour acquérir quatre frégates. Les pays en lice seraient l’Allemagne, l’Espagne, la France et le Royaume Uni. Alors qu’en 2008 des informations laissaient entendre que la France avait emporté ce marché, elle serait aujourd’hui écartée et les britanniques resteraient eux dans la course au contrat alors qu’ils ne proposent que des navires d’occasion rénovés. Une ténacité et une volonté déjà signalées par la presse il y a un an.
Alors vous me voyez venir ; mon hypothèse est simplement celle de la possibilité d’un deal entre Alger et Londres : Rafik Khalifa contre l’achat de bateaux de guerre.


Je vous le concède, je n’ai pas de preuves à proprement parler. Mais l’hypothèse est du genre vérifiable et nous serons bientôt fixés à ce sujet.

L’extradition de Rafik Khalifa de Grande Bretagne: une hypothèse.

28 juin 2009
Le feu vert donné par la justice britannique pour l’extradition de l’homme d’affaires algérien Rafik Khalifa a été signalé par la presse algérienne et étrangère.
Condamné à perpétuité en Algérie pour faillite frauduleuse, Rafik Khalifa avait effectivement trouvé refuge au Royaume Uni en 2003. Ce n’est pourtant qu’en 2007 que les autorités judiciaires algériennes ont saisi la justice britannique d’une demande d’extradition.

Ce délai entre la fuite de Khalifa et la demande d’extradition en dit certes long sur l’ambigüité de l’attitude du régime algérien à l’égard de l’ex milliardaire ; et sur les désaccords à son sujet entre ceux qui voulaient le punir et ceux qui préféraient le protéger d’une manière ou d’une autre. Et, parmi ces derniers, on compterait dit-on l’entourage proche du président Bouteflika, voire le président lui-même.

Le temps a passé et la protection de Khalifa ne semble plus être un sujet de discorde à Alger. Il serait cependant vain de penser que le retour au bercail du golden boy donnera lieu à l’étalage complet des errements du régime et de ceux qui en sont proches.

La véritable question est de savoir pourquoi la décision d’extradition n’intervient que maintenant. On peut arguer des recours offerts par la justice britannique, recours qui ne sont d’ailleurs pas totalement épuisés par M. Khalifa.
Pourquoi pas ? Mais c’est une réponse un peu courte dont on voudrait que nous nous contentions. Réponse par ailleurs appuyée indirectement par les propos de Tayeb Belaïz, ministre algérien de la justice, selon qui l’Algérie a fourni aux autorités britanniques des assurances suffisantes quant à un traitement équitable de M. Khalifa une fois rendu à Alger :

«Nos assurances ont convaincu la justice britannique et c’est une victoire pour la justice algérienne»

D’ailleurs M. Belaïz se laisse aller à complimenter le système judiciaire du Royaume Uni, pays dont :

«L’appareil judiciaire puise sa réputation dans l’histoire. Il est connu pour sa crédibilité et sa totale transparence. Et, bien évidemment, nous n’avions jamais douté de son indépendance.»

A lire ces propos, j’ai eu l’impression que M. Belaïz faisait le portrait inversé de l’appareil judiciaire algérien.
Pourtant non, M. Belaïz semble considérer que la justice fonctionne bien en Algérie et que l’accord donné à l’extradition de Rafik Khalifa en fournirait en quelque sorte la preuve :

«un certificat de reconnaissance par excellence» de la justice algérienne par la justice britannique.

Rien que ça!
On voit que les esprits ne sont pas encore tout à fait décolonisés en Algérie. Et ce qui est vrai pour M. Belaïz l’est aussi pour son gouvernement. En effet, on peut lire dans le journal L’Expression comme sur le site du ministère algérien de la justice que M. Belaïz porte le titre de Garde des Sceaux, un titre en principe propre à la France (comme le titre de Chancelier de l’Echiquier est propre à la Grande Bretagne).

Veuillez pardonner ces digressions et revenons au sujet. En effet, nul ne peut se faire d’illusions sur les progrès accomplis par la justice en Algérie en matière d’équité. Il convient donc de rester terre à terre et de revenir à la question « pourquoi maintenant ?»

On sait que le Royaume Uni est un partenaire important de l’Algérie dans le domaine des hydrocarbures. Cependant ce partenariat ne se limite pas à cette matière première mais existe aussi en matière militaire. Dans les années 1980, les britanniques avaient en effet réussi à percer le quasi monopole russe sur la fourniture d’armements à l’Algérie. Cette percée s’était effectuée dans le domaine maritime avec la livraison et/ou la construction sous licence de près d’une vingtaine de vedettes rapides pour la marine algérienne.
Il semble justement que la marine de guerre algérienne soit en discussions avec plusieurs pays pour acquérir quatre frégates. Les pays en lice seraient l’Allemagne, l’Espagne, la France et le Royaume Uni. Alors qu’en 2008 des informations laissaient entendre que la France avait emporté ce marché, elle serait aujourd’hui écartée et les britanniques resteraient eux dans la course au contrat alors qu’ils ne proposent que des navires d’occasion rénovés. Une ténacité et une volonté déjà signalées par la presse il y a un an.
Alors vous me voyez venir ; mon hypothèse est simplement celle de la possibilité d’un deal entre Alger et Londres : Rafik Khalifa contre l’achat de bateaux de guerre.


Je vous le concède, je n’ai pas de preuves à proprement parler. Mais l’hypothèse est du genre vérifiable et nous serons bientôt fixés à ce sujet.

Un touriste autrichien : « Je n’ai jamais connu ce genre d’expérience, même pas dans des pays communistes ».

19 avril 2009

Drôle de mésaventure que celle qui est arrivée récemment à deux touristes autrichiens en visite à Londres. En effet, ce père et son fils, amateurs d’une vision des lieux visités plus proche de la vie des gens que celle qui intéresse d’habitude les touristes, ont eu la désagréable surprise de se voir contraints par deux policiers d’effacer les photos prises au cours de leur séjour.

Et ce, au nom de la lutte contre le terrorisme.

Certes, il est probable que l’acte de ces policiers ne correspondait à aucune directive officielle donnée aux forces de l’ordre et qu’il s’agisse surtout d’un excès de zèle.

Oui, mais cette mésaventure nous rappelle que lorsqu’on donne des pouvoirs aux forces de l’ordre, elles tendent tout naturellement à s’en servir et parfois à en abuser pour des motifs que les policiers peuvent trouver cohérents avec la mission dont ils sont chargés.

L’article sur cet incident désagréable mais somme toute mineur fait d’ailleurs le lien avec la gestion policière des manifestations contre le G20, marquées par le décès de Ian Tomlinson et un certain nombre d’autres brutalités policières.

Le fait est qu’en Europe, on a l’habitude, à juste raison, de montrer du doigt les manques de libertés publiques et la répression policière tels qu’on les observe dans de nombreux endroits du monde.

C’est cependant oublier que les libertés publiques qui existent en Europe ne sont pas des dons du ciel mais le fruit de luttes séculaires et qu’elles sont réinventées chaque jour dans le cadre de rapports de forces politiques, économiques et sociaux.

Réinventées pour le meilleur ou… pour le pire. C’est-à-dire que si l’Europe, ici le cas du Royaume Uni, a connu une extension du champ des libertés publiques, ce dernier peut aussi connaître une régression qui pourrait aller à la mise en place par petites touches de quelque chose qui ressemblerait à un Etat policier. Et c’est un des principaux effets des lois et des plans supposés participer de la lutte contre le terrorisme.

Pour l’heure, la masse des citoyens peine à se rendre compte de ce qu’elles préfigurent dans la mesure où la plupart des personnes qui en subissent les conséquences les plus importantes appartiennent à des minorités ethno-religieuses. On notera qu’en France comme au Royaume Uni, les interpellations se succèdent parmi les membres de ces communautés ; régulièrement des « membres d’al Qaïda » sont interpellés puis mis au cachot avant d’être le plus souvent libérés sans inculpation ou après un non lieu.

Aujourd’hui les minorités dites visibles, demain…


Et quand notre touriste autrichien dit qu’il n’a jamais vécu cette expérience, même en pays communiste, je pense qu’il faut le prendre au sérieux.


Des policiers effacent les photos prises par des touristes à Londres pour ‘prévenir le terrorisme’


Par Matthew Weaver et Vikram Dodd, The Guardian (UK) 16 avril 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri


Un touriste autrichien qui avait photographié des autobus et des stations de métro déclare que ce ‘pénible incident’ l’a dissuadé de revenir à Londres

Comme la plupart des gens qui visitent Londres, Klaus Matzka et son fils Loris ont pris plusieurs photographies de quelques-uns des symboles de la ville, dont le fameux autobus rouge à étage. De manière peut-être plus inhabituelle, ils ont aussi pris des photos de la gare routière de Vauxhall que Matzka considère comme de « la sculpture moderne ».

Mais les deux touristes affirment avoir dû rentrer chez eux à Vienne sans leurs photos de vacances après avoir été contraints par deux policiers à effacer les photos de leurs appareils au nom de la prévention du terrorisme.

Matzka, un cameraman télé à la retraite âgé de 69 ans et qui apprécie l’architecture moderne s’est entendu dire qu’il était « strictement interdit » de photographier quoi que ce soit en rapport avec les transports. Les policiers ont également relevé l’identité des deux touristes, dont les numéros de leurs passeports et l’adresse de leur hôtel.

Dans une lettre à notre journal, Matzka écrit : «Je comprends la nécessité d’être vigilant dans une époque de terrorisme, mais n’est-il pas naïf de penser que le terrorisme peut être prévenu en terrorisant les touristes ?»

La police métropolitaine a indiqué qu’elle enquêtait sur ces allégations.

Au cours d’un entretien téléphonique, Matzka nous a dit depuis Vienne : « Je n’ai jamais connu ce genre d’expérience où que ce soit dans le monde, même pas dans des pays communistes.»

Il a décrit son état de choc quant lui ainsi que son fils âgé de 15 ans ont été obligés d’effacer de leurs appareils toutes les photos concernant des moyens de transports, dont des images de la station de métro Vauxhall.

Il affirme qu’il ne reviendra plus à Londres après cet incident qui a eu lieu la semaine dernière au centre de Walthamstow, au nord-est de Londres.

«Notre habitude est de sillonner les villes d’un bout à l’autre des terminus ferroviaires, nous aimons aller dans des lieux où d’autres touristes ne vont pas. Vous apprenez à connaître une ville en allant dans des lieux de ce genre, pas dans les places de centre cille. Il faut aller aussi à Buckingham Palace, mais vous devez aller ailleurs pour parvenir à connaître la ville,» dit-il.

Il affirme que cet « incident pénible » a tué chez lui toute envie de nouveaux voyages dans cette ville.»

Jenny Jones, membre de la Metropolitan Police Authority et élue du parti des «Verts» au conseil municipal de Londres affirme qu’elle soulèvera cet incident auprès de Sir Paul Stephenson; chef de la police métropolitaine, dans le cadre de discussions sur la gestion policière des manifestations contre le G20.

«C’est un autre exemple de la police qui abuse de ses pouvoirs en matière anti terroriste, » dit-elle. « Ils les utilisent d’une manière totalement inappropriée.»

«Je soulèverai ce problème avec le responsable de la police. Je lui ai déjà écrit au sujet de policiers qui confisquent des appareils photos et empêchent des gens de prendre des photos et je n’ai pas manqué de signaler que si des gens n’avaient pas pris des photos, nous n’aurions rien su sur la mort de Ian Tomlinson ou sur la femme qui a été frappée par un agent de police.»

Une porte parole de la police métropolitaine a déclaré : « L’intention de la police n’est pas d’empêcher les touristes de prendre des photos et nous étudions les allégations qui ont été faites.» La police dit n’avoir connaissance d’aucune interdiction de photographier les moyens de transports publics de la capitale.

>Un touriste autrichien : « Je n’ai jamais connu ce genre d’expérience, même pas dans des pays communistes ».

19 avril 2009

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Drôle de mésaventure que celle qui est arrivée récemment à deux touristes autrichiens en visite à Londres. En effet, ce père et son fils, amateurs d’une vision des lieux visités plus proche de la vie des gens que celle qui intéresse d’habitude les touristes, ont eu la désagréable surprise de se voir contraints par deux policiers d’effacer les photos prises au cours de leur séjour.

Et ce, au nom de la lutte contre le terrorisme.

Certes, il est probable que l’acte de ces policiers ne correspondait à aucune directive officielle donnée aux forces de l’ordre et qu’il s’agisse surtout d’un excès de zèle.

Oui, mais cette mésaventure nous rappelle que lorsqu’on donne des pouvoirs aux forces de l’ordre, elles tendent tout naturellement à s’en servir et parfois à en abuser pour des motifs que les policiers peuvent trouver cohérents avec la mission dont ils sont chargés.

L’article sur cet incident désagréable mais somme toute mineur fait d’ailleurs le lien avec la gestion policière des manifestations contre le G20, marquées par le décès de Ian Tomlinson et un certain nombre d’autres brutalités policières.

Le fait est qu’en Europe, on a l’habitude, à juste raison, de montrer du doigt les manques de libertés publiques et la répression policière tels qu’on les observe dans de nombreux endroits du monde.

C’est cependant oublier que les libertés publiques qui existent en Europe ne sont pas des dons du ciel mais le fruit de luttes séculaires et qu’elles sont réinventées chaque jour dans le cadre de rapports de forces politiques, économiques et sociaux.

Réinventées pour le meilleur ou… pour le pire. C’est-à-dire que si l’Europe, ici le cas du Royaume Uni, a connu une extension du champ des libertés publiques, ce dernier peut aussi connaître une régression qui pourrait aller à la mise en place par petites touches de quelque chose qui ressemblerait à un Etat policier. Et c’est un des principaux effets des lois et des plans supposés participer de la lutte contre le terrorisme.

Pour l’heure, la masse des citoyens peine à se rendre compte de ce qu’elles préfigurent dans la mesure où la plupart des personnes qui en subissent les conséquences les plus importantes appartiennent à des minorités ethno-religieuses. On notera qu’en France comme au Royaume Uni, les interpellations se succèdent parmi les membres de ces communautés ; régulièrement des « membres d’al Qaïda » sont interpellés puis mis au cachot avant d’être le plus souvent libérés sans inculpation ou après un non lieu.

Aujourd’hui les minorités dites visibles, demain…


Et quand notre touriste autrichien dit qu’il n’a jamais vécu cette expérience, même en pays communiste, je pense qu’il faut le prendre au sérieux.


Des policiers effacent les photos prises par des touristes à Londres pour ‘prévenir le terrorisme’


Par Matthew Weaver et Vikram Dodd, The Guardian (UK) 16 avril 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri


Un touriste autrichien qui avait photographié des autobus et des stations de métro déclare que ce ‘pénible incident’ l’a dissuadé de revenir à Londres

Comme la plupart des gens qui visitent Londres, Klaus Matzka et son fils Loris ont pris plusieurs photographies de quelques-uns des symboles de la ville, dont le fameux autobus rouge à étage. De manière peut-être plus inhabituelle, ils ont aussi pris des photos de la gare routière de Vauxhall que Matzka considère comme de « la sculpture moderne ».

Mais les deux touristes affirment avoir dû rentrer chez eux à Vienne sans leurs photos de vacances après avoir été contraints par deux policiers à effacer les photos de leurs appareils au nom de la prévention du terrorisme.

Matzka, un cameraman télé à la retraite âgé de 69 ans et qui apprécie l’architecture moderne s’est entendu dire qu’il était « strictement interdit » de photographier quoi que ce soit en rapport avec les transports. Les policiers ont également relevé l’identité des deux touristes, dont les numéros de leurs passeports et l’adresse de leur hôtel.

Dans une lettre à notre journal, Matzka écrit : «Je comprends la nécessité d’être vigilant dans une époque de terrorisme, mais n’est-il pas naïf de penser que le terrorisme peut être prévenu en terrorisant les touristes ?»

La police métropolitaine a indiqué qu’elle enquêtait sur ces allégations.

Au cours d’un entretien téléphonique, Matzka nous a dit depuis Vienne : « Je n’ai jamais connu ce genre d’expérience où que ce soit dans le monde, même pas dans des pays communistes.»

Il a décrit son état de choc quant lui ainsi que son fils âgé de 15 ans ont été obligés d’effacer de leurs appareils toutes les photos concernant des moyens de transports, dont des images de la station de métro Vauxhall.

Il affirme qu’il ne reviendra plus à Londres après cet incident qui a eu lieu la semaine dernière au centre de Walthamstow, au nord-est de Londres.

«Notre habitude est de sillonner les villes d’un bout à l’autre des terminus ferroviaires, nous aimons aller dans des lieux où d’autres touristes ne vont pas. Vous apprenez à connaître une ville en allant dans des lieux de ce genre, pas dans les places de centre cille. Il faut aller aussi à Buckingham Palace, mais vous devez aller ailleurs pour parvenir à connaître la ville,» dit-il.

Il affirme que cet « incident pénible » a tué chez lui toute envie de nouveaux voyages dans cette ville.»

Jenny Jones, membre de la Metropolitan Police Authority et élue du parti des «Verts» au conseil municipal de Londres affirme qu’elle soulèvera cet incident auprès de Sir Paul Stephenson; chef de la police métropolitaine, dans le cadre de discussions sur la gestion policière des manifestations contre le G20.

«C’est un autre exemple de la police qui abuse de ses pouvoirs en matière anti terroriste, » dit-elle. « Ils les utilisent d’une manière totalement inappropriée.»

«Je soulèverai ce problème avec le responsable de la police. Je lui ai déjà écrit au sujet de policiers qui confisquent des appareils photos et empêchent des gens de prendre des photos et je n’ai pas manqué de signaler que si des gens n’avaient pas pris des photos, nous n’aurions rien su sur la mort de Ian Tomlinson ou sur la femme qui a été frappée par un agent de police.»

Une porte parole de la police métropolitaine a déclaré : « L’intention de la police n’est pas d’empêcher les touristes de prendre des photos et nous étudions les allégations qui ont été faites.» La police dit n’avoir connaissance d’aucune interdiction de photographier les moyens de transports publics de la capitale.


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