Archive for the ‘Maroc’ Category

40 professeurs marocains tentent de s’immoler par le feu à Rabat (tout va bien au maroc)

1 février 2011
La surprise est venue de Tunisie (où tout allait bien aussi) avec une agitation sociale et politique qui a commencé en décembre et a abouti au départ précipité du président ben Ali après plus de 20 années de pouvoir.
D’autres pays arabes ont connu ou connaissent des troubles sociaux et politiques: en Algérie au début de cette année, puis au Yémen, en Jordanie et surtout en Egypte.
Il n’aura échappé à personne en France qu’on ne pariait guère à Paris sur un succès de la contestation en Tunisie. Au point que la presse, qui avait tenté au maximum de taire les manifestations tunisiennes, s’était empressée de braquer les projecteurs sur les troubles survenus en Algérie.en ce début d’année Il est vrai que ces troubles avaient diffusé rapidement avant de cesser presque aussi rapidement moyennant de fortes actions de répression et des promesses relatives à la hausse des prix.

On admettra ici que la situation économique et politique (un taux de chômage élevé, les difficultés de logement, la corruption etc.) en Algérie est tout à fait de nature à entraîner une agitation de type révolutionnaire comme dans le pays voisin même si le paysage politique et l’histoire récente rendent les choses beaucoup plus incertaines. Et l’Algérie a déjà connu ce genre de situation avec une ouverture démocratique sans précédent en Afrique du Nord qui s’est cependant soldée par une épouvantable guerre civile.
Tout ça pour dire surtout qu’en Occident on est très gêné d’assister à la déconfiiture de régimes politiques « amis » et qui entretiennent des relations officielles (Jordanie, Egypte) ou officieuses (Tunisie) avec l’entité sioniste.
Le régime algérien a bien des défauts mais il a pour l’heure toujours résisté, malgré les velléités de certains, à la tentation de pactiser avec le régime sioniste. Et il n’aura échappé à personne qu’en Egypte, comme en Jordanie et en Tunisie, au milieu des slogans dénonçant le chômage, le coût de la vie ou le manque de libertés publiques, nous avons eu des slogans dénonçant l’Etat sioniste. Aucun antisémitisme là dedans, puisqu’aucun slogan ni pancarte n’a accusé les « juifs » des maux affligeant les pays en proie à l’agitation révolutionnaire. Cet aspect est particulièrment évident en Jordanie et en Egypte pour les raisons que chacun connaît.
Mais tiens, il y a un pays dont on n’aime pas beaucoup parler en France, c’est le Maroc. Comme vous le savez, tout va bien au Maroc, mieux que dans les pays voisins comme la Tunisie (pour France Soir, le Maroc est voisin de la Tunisie!?).
Deux preuves seulement: un éminent intellectuel Français y possède une résidence princière secondaire; de nombreux retraités Français affluent dans ce pays de Cocagne pour y goûter un repos bien mérité!

Bon, pourtant tout ne va pas bien au Maroc ainsi que le laisse entendre cette dépêche de l’AFP. J’en parle simplement parce que pour l’instant aucun site français d’information n’a repris cette dépêche (au contraire de la presse espagnole). Notez bien que le titre de la dépêche AFP omet le fait précisé par la dépêche espagnole que ce sont 40 enseignants qui prévoyaient de s’immoler par le feu devant le ministère.
Le journal espagnol Publico titre en effet:

40 professeurs Marocains tentent de s’immoler par le feu

RABAT — Un jeune homme a été blessé après avoir tenté de s’immoler par le feu au cours d’un sit in de protestation mardi devant le ministère de l’Education à Rabat, ont annoncé l’agence officielle MAP et le quotidien Akhbar Al Youm. 

Le jeune homme, qui participait à une manifestation de protestation d’enseignants contractuels réclamant leur titularisation, s’est aspergé d’essence et a menacé de s’immoler, a précisé le journal arabophone dans un article à paraître mercredi et transmis à l’AFP. Selon l’agence MAP les jours du jeune homme ne sont pas en danger.

Le quotidien cite deux versions sur la suite : l’une selon laquelle le jeune homme a alors allumé un briquet, l’autre selon laquelle c’est une autre personne qui a mis le feu. Une source policière a confirmé à l’AFP la seconde version, précisant que la personne ayant mis le feu était recherchée.

La police et des pompiers sont rapidement intervenus pour éteindre les flammes. Le groupe de protestataires avait publié la veille un communiqué dans lequel il menaçait de procéder à une immolation par le feu.
Selon Akhbar Al Youm, la victime a subi des brûlures graves et une autre personne a été légèrement brûlée au cours de cet incident.
Quatre tentatives d’immolation par le feu ont eu lieu au Maroc en une dizaine de jours. Selon les autorités, deux d’entre elles étaient dues à des problèmes psychiatriques ou d’héritage. Aucun décès n’a été signalé.
L’immolation par le feu d’un jeune homme, le 17 décembre à Sidi Bouzid, dans le centre de la Tunisie, est à l’origine de la révolte populaire qui a fait chuter un mois plus tard le régime du président Zine El Abidine Ben Ali.
Depuis, plusieurs tentatives de suicide par le feu, parfois mortelles, ont été recensées dans les pays de la région.

Impur parce que fabriqué par un Arabe.

28 août 2009
Les religions ont souvent besoin d’objets dans la pratique du culte. Par exemple, les Musulmans ont besoin de tapis, les Chrétiens de cierges etc. La religion juive a besoin, entre autres objets, du chofar, un instrument de musique à vent fabriqué à partir d’une corne de bélier.
D’après
wikipédia, il s’agit du seul instrument à vent conservé depuis l’antiquité par la religion juive et il aurait notamment servi pendant la conquête de Canaan par Josué. Cet usage guerrier s’est conservé à ce jour comme en témoigne la photo ci-dessous.

Au signal, tirez!

Le chofar peut être produit dans des ateliers de l’entité sioniste mais aussi importé tel ces chofars achetés au Maroc. Et l’avis du conseil religieux de Tel Aviv est clair : Juifs, n’achetez pas des chofars importés du Maroc.
La raison de ce conseil est par contre moins claire. Est-ce parce que ces chofars utilisent une colle au polyester proscrite apparemment par le culte juif ? Où est-ce parce qu’il est irrespectueux d’introduire dans une synagogue un chofar fabriqué par un Arabe
?

Le Conseil Religieux : N’achetez pas les chofars marocains
Quelques semaines avant les grandes fêtes, le Conseil Religieux de Tel Aviv découvre que les cornes de bélier produites dans le pays du nord-ouest de l’Afrique sont collés avec du polyester, ce qui les rend impropres à l’utilisation du point de vue de la loi juive. ‘Il est irrespectueux d’introduire un chofar fabriqué par un Arabe dans une synagogue le jour du Sabbat,’ selon un des employés du Conseil.

par Yoav Zeitun, Yediot (entité sioniste) 28 août 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le département des objets du culte du Conseil Religieux de Tel Aviv appelle le grand public à ne pas utiliser un chofar (corne de bélier) fabriqué au Maroc pendant les grandes fêtes de Rosh Hashana et de Yom Kippour.

Les employés de ce département ont examiné les chofars, dont des milliers ont déjà été distribués dans le commerce, et découvert qu’ils étaient collés avec du polyester – ce qui les rend impropres à l’utilisation du point de vue de la loi juive.
L’importation de chofars du Maroc a débuté l’an dernier, et nous n’avions pas réalisé le gâchis que ce serait, » explique le rabbin Arieh Levin de Tel Aviv Nord, responsable du département des objets du culte. Le rabbin Levin observe que le chofar marocain se reconnaît à un anneau fixé à l’embouchure.

«Il existe deux grands ateliers de production de chofars en Israêl, à Tel Aviv et à Jaffa, » ajoute le rabbin. «Dans ces ateliers, les chofars sont polis et taillés sous supervision. Il est irrespectueux d’introduire un chofar préparé par un Arabe dans une synagogue pour le Sabbat.»

Avraham Ribak, propriétaire de Bar Shehet Ribak Israel Shofarot, rue Nahalat Binyamin à Tel Aviv, affirme que les chofars importés de Chine il y a quelques années avaient été également découverts impurs, causant la gêne des rabbins comme des clients.
«Les chofars chinois sont enduits de graisse de porc, » dit-il. Plusieurs rabbins ont autorisé les chofars de l’étranger sans même les contrôler.»
En réponse, Eldad Mizrahi, président du Conseil Religieux de Tel Aviv, insiste sur le fait que «l’activité du département des objets du culte évite un obstacle majeur pour le public. Ce problème doit être réglé par application de la loi, et la loi qui prohibe la fraude dans l’industrie des objets du culte devrait être amendée si nécessaire.»

Quand des agents sionistes étaient liquidés par le FLN en Algérie

27 avril 2009
Un article qui nous en apprend un peu sur les agissements de l’entité sioniste dans l’Algérie en lutte pour son indépendance.

Il est par ailleurs intéressant de voir que des individus qui, manifestement, se livraient à des activités d’espionnage sont en passe d’être honorés par le régime sioniste comme des « victimes juives du terrorisme et des crimes de haine. »
Ces gens là n’ont vraiment aucune décence.

‘Ils savaient que c’était dangereux mais y sont allés quand même

Par Abe Selig, THE JERUSALEM POST (Sionistan) 26 avril 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Hassan, le père de Moshe connaissait le fonctionnement de l’alya de l’intérieur et de l’extérieur.

« Mon père avait essayé de venir ici depuis Tunis en 1946, mais il avait été arrêté par les britanniques et envoyé à Chypre,  » a expliqué Hassan par téléphone au Jérusalem Post ce dimanche. »Il fut placé dans un camp là bas, et c’est là qu’il a rencontré ma mère. Ils ont immigré en Israël en 1948. »

d
Ils se sont installés à Beit Hagadi, un mochav religieux près de Netivot, mais le père de Moshe Hassan passera peu de temps dans son nouveau pays. Sollicité par l’Agence Juive pour aider à mettre les juifs du Maroc sur le chemin de l’aliya, Ya’acov Hassan retournera en Afrique du Nord au milieu des années 1950 pour commencer à travailler comme un émissaire d’Israël.

d
« Il connaissait bien la région, » déclare Moshe. « En 1956, il était bien établi au Maroc, allant dans des secteurs très excentrés, comme les montagnes de l’Atlas, et au-delà, et aidait des familles entières à venir ici. Parfois, il était en mesure d’arriver à faire sortir du Maroc des centaines de personnes en une journée. »

Son père allait à la synagogue pour le Sabbat, faisait un discours sur Israël puis demandait aux gens de signer un engagement avec lui après le Sabbat, explique Moshe.

« Une fois qu’ils avaient signé, il leur enseignait différentes techniques agricoles pour les préparer à leur alya. Il a eu beaucoup de succès au Maroc – les communautés étaient très attachées à l’idée de venir en Eretz Yisrael, beaucoup d’entre eux languissaient de venir, et il a aidé des milliers de cas d’alia. »

Mais en 1958 – l’année même de la naissance de Moshe- le roi Mohamed V du Maroc avait adhéré à la Ligue Arabe et la procédure d’alya devint beaucoup plus difficile. Vers cette époque, l’Agence Juive décida d’envoyer Ya’acov en Algérie.

« Vous savez, une porte se fermait, alors ils sont allés frapper à une autre, » poursuit Moshe.

« Mais l’Algérie présentait des difficultés aussi. Les communautés [juives] algériennes ; beaucoup d’entre elles refusaient de partir ou préféraient aller en France, de sorte que mon père a eu des moments plus difficiles là bas. »
En tout cas, Ya’acov fut nommé responsable de l’ensemble du projet d’alya en Algérie et, avec Rafael Ben-Gera, un autre employé de l’Agence Juive, ils poursuivirent le travail pour amener des Juifs à Israël.

« Mais l’Algérie différait aussi du Maroc par son insécurité, » explique Moshe. « Ils savaient que c’était dangereux, mais ils y sont quand même allés. »

« Puis, le 17 Février – nous le savons à présent – » mon père et Ben-Gera ont été enlevés par des membres du FLN [le Front de Libération Nationale algérien], qui, tout en étant en lutte contre l’occupation française de l’Algérie, était aussi farouchement anti -Israël. Ils ont informé le gouvernement israélien de la capture et le gouvernement a même négocié avec eux. À un moment, ils [les autorités sionistes] ont offert de payer 1 million de dollars de rançon pour les deux, mais le FLN était un interlocuteur difficile, il a retardé le processus jusqu’au moment où le gouvernement a perdu le contact avec lui. « 

« Nous ne savons toujours pas exactement ce que mon père a fait », dit Hassan. Nous savons que c’est probablement quelque chose de plus que le travail lié à l’alya, car l’armée l’a reconnu comme un agent de renseignement tué, mais son dossier est fermé- il concerne des activités menées dans un pays ennemi.
« Nous savons aussi qu’ils ont été assassinés. La Croix Rouge nous a dit que c’était l’issue probable après l’interruption des négociations, et le FLN a confirmé plus tard, en août 1958, qu’ils avaient été tués environ six semaines plus tôt. »

Alors que la famille Hassan sait encore peu de choses sur les circonstances qui ont entouré la mort de Ya’acov – son lieu d’inhumation est inconnu – un monument sera dédié mardi à la mémoire d’Hassan et de Ben-Gera pendant la cérémonie de l’Agence Juive à la mémoire des victimes juives du terrorisme et des crimes de haine à travers le monde.

« Je n’ai jamais pu connaître mon père, » déclare Hassan. Il ne m’a vu qu’une fois, mais je n’étais qu’un bébé et je ne m’en souviens pas. Mais mes frères se souviennent de lui et ma mère, bénie soit sa mémoire, aurait été heureuse de savoir qu’on honore sa mémoire. « 

Quand des agents sionistes étaient liquidés par le FLN en Algérie

27 avril 2009

 

Un article qui nous en apprend un peu sur les agissements de l’entité sioniste dans l’Algérie en lutte pour son indépendance.

Il est par ailleurs intéressant de voir que des individus qui, manifestement, se livraient à des activités d’espionnage sont en passe d’être honorés par le régime sioniste comme des « victimes juives du terrorisme et des crimes de haine. »
Ces gens là n’ont vraiment aucune décence.

‘Ils savaient que c’était dangereux mais y sont allés quand même

Par Abe Selig, THE JERUSALEM POST (Sionistan) 26 avril 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Hassan, le père de Moshe connaissait le fonctionnement de l’alya de l’intérieur et de l’extérieur.

« Mon père avait essayé de venir ici depuis Tunis en 1946, mais il avait été arrêté par les britanniques et envoyé à Chypre,  » a expliqué Hassan par téléphone au Jérusalem Post ce dimanche. »Il fut placé dans un camp là bas, et c’est là qu’il a rencontré ma mère. Ils ont immigré en Israël en 1948. »

d
Ils se sont installés à Beit Hagadi, un mochav religieux près de Netivot, mais le père de Moshe Hassan passera peu de temps dans son nouveau pays. Sollicité par l’Agence Juive pour aider à mettre les juifs du Maroc sur le chemin de l’aliya, Ya’acov Hassan retournera en Afrique du Nord au milieu des années 1950 pour commencer à travailler comme un émissaire d’Israël.

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« Il connaissait bien la région, » déclare Moshe. « En 1956, il était bien établi au Maroc, allant dans des secteurs très excentrés, comme les montagnes de l’Atlas, et au-delà, et aidait des familles entières à venir ici. Parfois, il était en mesure d’arriver à faire sortir du Maroc des centaines de personnes en une journée. »

Son père allait à la synagogue pour le Sabbat, faisait un discours sur Israël puis demandait aux gens de signer un engagement avec lui après le Sabbat, explique Moshe.

« Une fois qu’ils avaient signé, il leur enseignait différentes techniques agricoles pour les préparer à leur alya. Il a eu beaucoup de succès au Maroc – les communautés étaient très attachées à l’idée de venir en Eretz Yisrael, beaucoup d’entre eux languissaient de venir, et il a aidé des milliers de cas d’alia. »

Mais en 1958 – l’année même de la naissance de Moshe- le roi Mohamed V du Maroc avait adhéré à la Ligue Arabe et la procédure d’alya devint beaucoup plus difficile. Vers cette époque, l’Agence Juive décida d’envoyer Ya’acov en Algérie.

« Vous savez, une porte se fermait, alors ils sont allés frapper à une autre, » poursuit Moshe.

« Mais l’Algérie présentait des difficultés aussi. Les communautés [juives] algériennes ; beaucoup d’entre elles refusaient de partir ou préféraient aller en France, de sorte que mon père a eu des moments plus difficiles là bas. »
En tout cas, Ya’acov fut nommé responsable de l’ensemble du projet d’alya en Algérie et, avec Rafael Ben-Gera, un autre employé de l’Agence Juive, ils poursuivirent le travail pour amener des Juifs à Israël.

« Mais l’Algérie différait aussi du Maroc par son insécurité, » explique Moshe. « Ils savaient que c’était dangereux, mais ils y sont quand même allés. »

« Puis, le 17 Février – nous le savons à présent – » mon père et Ben-Gera ont été enlevés par des membres du FLN [le Front de Libération Nationale algérien], qui, tout en étant en lutte contre l’occupation française de l’Algérie, était aussi farouchement anti -Israël. Ils ont informé le gouvernement israélien de la capture et le gouvernement a même négocié avec eux. À un moment, ils [les autorités sionistes] ont offert de payer 1 million de dollars de rançon pour les deux, mais le FLN était un interlocuteur difficile, il a retardé le processus jusqu’au moment où le gouvernement a perdu le contact avec lui. « 

« Nous ne savons toujours pas exactement ce que mon père a fait », dit Hassan. Nous savons que c’est probablement quelque chose de plus que le travail lié à l’alya, car l’armée l’a reconnu comme un agent de renseignement tué, mais son dossier est fermé- il concerne des activités menées dans un pays ennemi.
« Nous savons aussi qu’ils ont été assassinés. La Croix Rouge nous a dit que c’était l’issue probable après l’interruption des négociations, et le FLN a confirmé plus tard, en août 1958, qu’ils avaient été tués environ six semaines plus tôt. »

Alors que la famille Hassan sait encore peu de choses sur les circonstances qui ont entouré la mort de Ya’acov – son lieu d’inhumation est inconnu – un monument sera dédié mardi à la mémoire d’Hassan et de Ben-Gera pendant la cérémonie de l’Agence Juive à la mémoire des victimes juives du terrorisme et des crimes de haine à travers le monde.

« Je n’ai jamais pu connaître mon père, » déclare Hassan. Il ne m’a vu qu’une fois, mais je n’étais qu’un bébé et je ne m’en souviens pas. Mais mes frères se souviennent de lui et ma mère, bénie soit sa mémoire, aurait été heureuse de savoir qu’on honore sa mémoire. « 

Mohamed Binyam n’est pas franchement louche…

10 février 2009

… mais il est franchement basané.

A mon avis il n’y a que Coluche pour expliquer ce qui est arrivé à ce jeune homme es-réfugié au Royaume Uni.


Un guide en ligne pour fabriquer une bombe H, rédigé par la rédactrice de la rubrique culinaire… la «preuve» qui a conduit cet homme à Guantanamo

Par Jason Lewis, Mail on Sunday (UK) 8 février 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un ‘résident’ en Grande Bretagne détenu à Guantanamo Bay a été identifié comme terroriste après avoir avoué avoir visité un site web « humoristique » où on expliquait comment fabriquer une bombe atomique, a-t-on appris hier soir.

Binyam Mohamed, un ancien demandeur d’asile au Royaume Uni, a reconnu avoir lu les ‘instructions’ après avoir, selon des allégations, été battu, pendu par les poignets pendant une semaine et menacé d’un pistolet braqué sur la tête dans une prison pakistanaise.

Ce sont ces aveux qui ont apparemment convaincu le CIA qu’elle détenait un terroriste de premier plan d’Al Qaïda.

Mais le Mail on Sunday est en mesure de révéler que l’article incriminé – intitulé « Comment fabriquer une bombe H – avait d’abord été publié dans un magazine satirique étatsunien avant d’être inséré par la suite dans toute une série de sites web.

Rédigé par Barbara Ehrenreich, chargée de la rubrique culinaire de la publication, le journaliste de Rolling Stome Peter Biskind et le scientifique Michio Kaku, l’article affirme qu’une arme nucléaire peut être fabriquée en ‘utilisant une pompe à vélo’ et de l’uranium liquide ‘versé d ans un baquet et bien touillé.’

Malgré son aspect franchement satirique, l’article a amené la CIA à accuser Mohamed, un concierge âgé de trente ans, d’ourdir un attentat à la bombe sale avant de le soumettre à son ‘programme extraordinary rendition.’

Pendant ses huit années de détention, Mohamed aurait été transféré dans des centres secrets de torture de la CIA au Pakistan, au Maroc, dans une prison gérée par les USA, connue sous le nom de Dark Prison, près de Kaboul puis finalement à Guantanamo Bay.

Le ministère des affaires étrangères [britannique] refuse de rendre publics des documents classifiés concernant l’incarcération de Mohamed.

La semaine dernière, la Haute Cour a décidé que les 42 documents des services de renseignements devaient rester secrets. Cependant, les magistrats ont insisté sur le fait qu’ils n’avaient pas eu d’autre choix car le gouvernement les avait informés d’une ‘menace’ des USA de cesser toute coopération avec le Royaume Uni en matière de renseignement si les documents étaient divulgués par la Cour.

M. Miliband a alors été forcé de défendre cette argumentation devant le parlement en insistant sur le fait que les Etats-Unis avaient besoin ‘d’être assurés que leurs secrets étaient en sécurité avec nous.’

Néanmoins, des détails sur ce que Mohamed a dit à ses interrogateurs, mis au jour par notre journal, risquent de susciter des doutes supplémentaires sur la position de M. Miliband.

Nous sommes en mesure de révéler que le texte qui a apparemment causé les tourments de Mohamed ne pouvait en aucune façon être utilisé par un terroriste pour fabriquer une arme atomique. L’article satirique, publié dans le magazine Seven Days, indique que ses rédacteurs s’étaient vus accorder trois jours pour ‘concocter une bombe H réalisable. C’est ce qu’ils on fait et nous avons décidé de partager avec vous leurs secrets culinaires.’

Et d’ajouter : ‘Ce n’est pas que Seven Days soutienne le terrorisme. Ce n’est pas le cas. Nous préférerions mourir à cause de poisons familiers comme les radiations de basse intensité, les micro-ondes, le DDT ou les colorants alimentaires plutôt qu’inopinément, disons comme otages de nationalistes Lituaniens brandissant une bombe artisanale.’

La recette est très détaillée et ouvertement grotesque. On instruit le candidat à la fabrication d’une bombe de liquéfier l’uranium gazeux en le ‘soumettant à de la pression,’ en ajoutant que : ‘Vous pouvez utiliser une pompe à vélo à cette fin.’

Les instructions poursuivent : « Faites alors une centrifugeuse maison simple. Remplissez le quart d’un baquet ordinaire avec de l’hexafluoride d’uranium liquide.

’Attachez une corde de deux mètres à l’anse du baquet. Maintenant faites tourner la corde (et le baquet) autour de votre tête aussi vite que possible. Faites le pendant environ 45 minutes.

‘Ralentissez progressivement puis posez très délicatement le baquet au sol. L’U235 – un isotope d’uranium qui peut servir à déclencher une réaction en chaîne explosive – sera monté au sommet où on peut le récupérer comme on le fait avec de la crème. Répétez cette étape jusqu’à obtention des cinq kilogrammes d’uranium nécessaires’.

Hier soir, Clive Stafford Smith, l’avocat de Mohamed, a confirmé que cet article jouait un rôle central dans les assertions selon lesquelles son client planifiait un attentat à la bombe sale.

‘Des preuves déclassifiées corroborent les dires de Binyam selon lesquels il a été menacé – à l’époque où la Maison Blanche était obsédée par l’idée que des terroristes puissent accéder à des matériaux nucléaires,’ a-t-il ajouté. ‘Binyam leur a parlé d’un site web appelé ‘Comment fabriquer une bombe H’ qu’il avait visité une fois sur internet. Il avait dit que c’était de l’humour mais ils ont pensé que c’était du sérieux.

‘Je spécule, mais je pense que cette information a été envoyée directement à la Maison Blanche et d’est là que la paranoïa a démarré. Elle a autorisé les «méthodes d’interrogatoire améliorées» sur Binyam ainsi que son inclusion dans le programme «rendition.» C’est ainsi qu’ils ont commis la grave erreur de penser que c’était un terroriste important, le contraire d’un concierge de Londres.

‘Ce qui explique pourquoi ils ont pris quelqu’un d’insignifiant pour le soumettre aux pires tortures subies par un prisonnier des Etats-Unis ces sept dernières années.’

Mohamed Binyam n’est pas franchement louche…

10 février 2009

… mais il est franchement basané.

A mon avis il n’y a que Coluche pour expliquer ce qui est arrivé à ce jeune homme es-réfugié au Royaume Uni.


Un guide en ligne pour fabriquer une bombe H, rédigé par la rédactrice de la rubrique culinaire… la «preuve» qui a conduit cet homme à Guantanamo

Par Jason Lewis, Mail on Sunday (UK) 8 février 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un ‘résident’ en Grande Bretagne détenu à Guantanamo Bay a été identifié comme terroriste après avoir avoué avoir visité un site web « humoristique » où on expliquait comment fabriquer une bombe atomique, a-t-on appris hier soir.

Binyam Mohamed, un ancien demandeur d’asile au Royaume Uni, a reconnu avoir lu les ‘instructions’ après avoir, selon des allégations, été battu, pendu par les poignets pendant une semaine et menacé d’un pistolet braqué sur la tête dans une prison pakistanaise.

Ce sont ces aveux qui ont apparemment convaincu le CIA qu’elle détenait un terroriste de premier plan d’Al Qaïda.

Mais le Mail on Sunday est en mesure de révéler que l’article incriminé – intitulé « Comment fabriquer une bombe H – avait d’abord été publié dans un magazine satirique étatsunien avant d’être inséré par la suite dans toute une série de sites web.

Rédigé par Barbara Ehrenreich, chargée de la rubrique culinaire de la publication, le journaliste de Rolling Stome Peter Biskind et le scientifique Michio Kaku, l’article affirme qu’une arme nucléaire peut être fabriquée en ‘utilisant une pompe à vélo’ et de l’uranium liquide ‘versé d ans un baquet et bien touillé.’

Malgré son aspect franchement satirique, l’article a amené la CIA à accuser Mohamed, un concierge âgé de trente ans, d’ourdir un attentat à la bombe sale avant de le soumettre à son ‘programme extraordinary rendition.’

Pendant ses huit années de détention, Mohamed aurait été transféré dans des centres secrets de torture de la CIA au Pakistan, au Maroc, dans une prison gérée par les USA, connue sous le nom de Dark Prison, près de Kaboul puis finalement à Guantanamo Bay.

Le ministère des affaires étrangères [britannique] refuse de rendre publics des documents classifiés concernant l’incarcération de Mohamed.

La semaine dernière, la Haute Cour a décidé que les 42 documents des services de renseignements devaient rester secrets. Cependant, les magistrats ont insisté sur le fait qu’ils n’avaient pas eu d’autre choix car le gouvernement les avait informés d’une ‘menace’ des USA de cesser toute coopération avec le Royaume Uni en matière de renseignement si les documents étaient divulgués par la Cour.

M. Miliband a alors été forcé de défendre cette argumentation devant le parlement en insistant sur le fait que les Etats-Unis avaient besoin ‘d’être assurés que leurs secrets étaient en sécurité avec nous.’

Néanmoins, des détails sur ce que Mohamed a dit à ses interrogateurs, mis au jour par notre journal, risquent de susciter des doutes supplémentaires sur la position de M. Miliband.

Nous sommes en mesure de révéler que le texte qui a apparemment causé les tourments de Mohamed ne pouvait en aucune façon être utilisé par un terroriste pour fabriquer une arme atomique. L’article satirique, publié dans le magazine Seven Days, indique que ses rédacteurs s’étaient vus accorder trois jours pour ‘concocter une bombe H réalisable. C’est ce qu’ils on fait et nous avons décidé de partager avec vous leurs secrets culinaires.’

Et d’ajouter : ‘Ce n’est pas que Seven Days soutienne le terrorisme. Ce n’est pas le cas. Nous préférerions mourir à cause de poisons familiers comme les radiations de basse intensité, les micro-ondes, le DDT ou les colorants alimentaires plutôt qu’inopinément, disons comme otages de nationalistes Lituaniens brandissant une bombe artisanale.’

La recette est très détaillée et ouvertement grotesque. On instruit le candidat à la fabrication d’une bombe de liquéfier l’uranium gazeux en le ‘soumettant à de la pression,’ en ajoutant que : ‘Vous pouvez utiliser une pompe à vélo à cette fin.’

Les instructions poursuivent : « Faites alors une centrifugeuse maison simple. Remplissez le quart d’un baquet ordinaire avec de l’hexafluoride d’uranium liquide.

’Attachez une corde de deux mètres à l’anse du baquet. Maintenant faites tourner la corde (et le baquet) autour de votre tête aussi vite que possible. Faites le pendant environ 45 minutes.

‘Ralentissez progressivement puis posez très délicatement le baquet au sol. L’U235 – un isotope d’uranium qui peut servir à déclencher une réaction en chaîne explosive – sera monté au sommet où on peut le récupérer comme on le fait avec de la crème. Répétez cette étape jusqu’à obtention des cinq kilogrammes d’uranium nécessaires’.

Hier soir, Clive Stafford Smith, l’avocat de Mohamed, a confirmé que cet article jouait un rôle central dans les assertions selon lesquelles son client planifiait un attentat à la bombe sale.

‘Des preuves déclassifiées corroborent les dires de Binyam selon lesquels il a été menacé – à l’époque où la Maison Blanche était obsédée par l’idée que des terroristes puissent accéder à des matériaux nucléaires,’ a-t-il ajouté. ‘Binyam leur a parlé d’un site web appelé ‘Comment fabriquer une bombe H’ qu’il avait visité une fois sur internet. Il avait dit que c’était de l’humour mais ils ont pensé que c’était du sérieux.

‘Je spécule, mais je pense que cette information a été envoyée directement à la Maison Blanche et d’est là que la paranoïa a démarré. Elle a autorisé les «méthodes d’interrogatoire améliorées» sur Binyam ainsi que son inclusion dans le programme «rendition.» C’est ainsi qu’ils ont commis la grave erreur de penser que c’était un terroriste important, le contraire d’un concierge de Londres.

‘Ce qui explique pourquoi ils ont pris quelqu’un d’insignifiant pour le soumettre aux pires tortures subies par un prisonnier des Etats-Unis ces sept dernières années.’

>Mohamed Binyam n’est pas franchement louche…

10 février 2009

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… mais il est franchement basané.

A mon avis il n’y a que Coluche pour expliquer ce qui est arrivé à ce jeune homme es-réfugié au Royaume Uni.


Un guide en ligne pour fabriquer une bombe H, rédigé par la rédactrice de la rubrique culinaire… la «preuve» qui a conduit cet homme à Guantanamo

Par Jason Lewis, Mail on Sunday (UK) 8 février 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un ‘résident’ en Grande Bretagne détenu à Guantanamo Bay a été identifié comme terroriste après avoir avoué avoir visité un site web « humoristique » où on expliquait comment fabriquer une bombe atomique, a-t-on appris hier soir.

Binyam Mohamed, un ancien demandeur d’asile au Royaume Uni, a reconnu avoir lu les ‘instructions’ après avoir, selon des allégations, été battu, pendu par les poignets pendant une semaine et menacé d’un pistolet braqué sur la tête dans une prison pakistanaise.

Ce sont ces aveux qui ont apparemment convaincu le CIA qu’elle détenait un terroriste de premier plan d’Al Qaïda.

Mais le Mail on Sunday est en mesure de révéler que l’article incriminé – intitulé « Comment fabriquer une bombe H – avait d’abord été publié dans un magazine satirique étatsunien avant d’être inséré par la suite dans toute une série de sites web.

Rédigé par Barbara Ehrenreich, chargée de la rubrique culinaire de la publication, le journaliste de Rolling Stome Peter Biskind et le scientifique Michio Kaku, l’article affirme qu’une arme nucléaire peut être fabriquée en ‘utilisant une pompe à vélo’ et de l’uranium liquide ‘versé d ans un baquet et bien touillé.’

Malgré son aspect franchement satirique, l’article a amené la CIA à accuser Mohamed, un concierge âgé de trente ans, d’ourdir un attentat à la bombe sale avant de le soumettre à son ‘programme extraordinary rendition.’

Pendant ses huit années de détention, Mohamed aurait été transféré dans des centres secrets de torture de la CIA au Pakistan, au Maroc, dans une prison gérée par les USA, connue sous le nom de Dark Prison, près de Kaboul puis finalement à Guantanamo Bay.

Le ministère des affaires étrangères [britannique] refuse de rendre publics des documents classifiés concernant l’incarcération de Mohamed.

La semaine dernière, la Haute Cour a décidé que les 42 documents des services de renseignements devaient rester secrets. Cependant, les magistrats ont insisté sur le fait qu’ils n’avaient pas eu d’autre choix car le gouvernement les avait informés d’une ‘menace’ des USA de cesser toute coopération avec le Royaume Uni en matière de renseignement si les documents étaient divulgués par la Cour.

M. Miliband a alors été forcé de défendre cette argumentation devant le parlement en insistant sur le fait que les Etats-Unis avaient besoin ‘d’être assurés que leurs secrets étaient en sécurité avec nous.’

Néanmoins, des détails sur ce que Mohamed a dit à ses interrogateurs, mis au jour par notre journal, risquent de susciter des doutes supplémentaires sur la position de M. Miliband.

Nous sommes en mesure de révéler que le texte qui a apparemment causé les tourments de Mohamed ne pouvait en aucune façon être utilisé par un terroriste pour fabriquer une arme atomique. L’article satirique, publié dans le magazine Seven Days, indique que ses rédacteurs s’étaient vus accorder trois jours pour ‘concocter une bombe H réalisable. C’est ce qu’ils on fait et nous avons décidé de partager avec vous leurs secrets culinaires.’

Et d’ajouter : ‘Ce n’est pas que Seven Days soutienne le terrorisme. Ce n’est pas le cas. Nous préférerions mourir à cause de poisons familiers comme les radiations de basse intensité, les micro-ondes, le DDT ou les colorants alimentaires plutôt qu’inopinément, disons comme otages de nationalistes Lituaniens brandissant une bombe artisanale.’

La recette est très détaillée et ouvertement grotesque. On instruit le candidat à la fabrication d’une bombe de liquéfier l’uranium gazeux en le ‘soumettant à de la pression,’ en ajoutant que : ‘Vous pouvez utiliser une pompe à vélo à cette fin.’

Les instructions poursuivent : « Faites alors une centrifugeuse maison simple. Remplissez le quart d’un baquet ordinaire avec de l’hexafluoride d’uranium liquide.

’Attachez une corde de deux mètres à l’anse du baquet. Maintenant faites tourner la corde (et le baquet) autour de votre tête aussi vite que possible. Faites le pendant environ 45 minutes.

‘Ralentissez progressivement puis posez très délicatement le baquet au sol. L’U235 – un isotope d’uranium qui peut servir à déclencher une réaction en chaîne explosive – sera monté au sommet où on peut le récupérer comme on le fait avec de la crème. Répétez cette étape jusqu’à obtention des cinq kilogrammes d’uranium nécessaires’.

Hier soir, Clive Stafford Smith, l’avocat de Mohamed, a confirmé que cet article jouait un rôle central dans les assertions selon lesquelles son client planifiait un attentat à la bombe sale.

‘Des preuves déclassifiées corroborent les dires de Binyam selon lesquels il a été menacé – à l’époque où la Maison Blanche était obsédée par l’idée que des terroristes puissent accéder à des matériaux nucléaires,’ a-t-il ajouté. ‘Binyam leur a parlé d’un site web appelé ‘Comment fabriquer une bombe H’ qu’il avait visité une fois sur internet. Il avait dit que c’était de l’humour mais ils ont pensé que c’était du sérieux.

‘Je spécule, mais je pense que cette information a été envoyée directement à la Maison Blanche et d’est là que la paranoïa a démarré. Elle a autorisé les «méthodes d’interrogatoire améliorées» sur Binyam ainsi que son inclusion dans le programme «rendition.» C’est ainsi qu’ils ont commis la grave erreur de penser que c’était un terroriste important, le contraire d’un concierge de Londres.

‘Ce qui explique pourquoi ils ont pris quelqu’un d’insignifiant pour le soumettre aux pires tortures subies par un prisonnier des Etats-Unis ces sept dernières années.’


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