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Début de l’enquête sur les attentats du 7/7 2005 à Londres

11 octobre 2010
En juillet 2009, je vous avais annoncé la probabilité de l’ouverture d’une enquête sur les attentats qui avaient frappé Londres le 7 juillet  2005, tuant 56 personnes et en blessant 700. Je vous avais en effet proposé un long article du Daily Mail qui faisait le point sur un certain nombre de problèmes soulevés par ces attentats et leur prise en charge judiciaire.
Eh bien, le coup d’envoi de cette enquête vient d’être donné en Grande Bretagne. Sans préjuger des conclusions de cette procédure qui va s’étaler sur plusieurs mois; on peut cependant évoquer un ou deux points qui vont capter ou devraient capter l’attention des responsables de cette enquête.
Par exemple:

Pourquoi les responsables de la sécurité n’ont-ils pas stoppé à temps les kamikazes Mohammad Sidique Khan et Shehzad Tanweer, alors qu’ils étaient tous deux sous surveillance depuis début 2004 ?

Où encore, le report de la réalisation de l’attentat suicide parce qu’un des terroristes, Mohammad Sidique Khan, avait eu un  « gros problème » qui était, selon l’AFP:
 « relatif à la santé de sa femme, hospitalisée pour des complications lors de sa grossesse, a-t-on appris lundi à l’ouverture de l’enquête ».
Alors je suis peut être bête, ou je ne comprends rien à la psychologie d’un kamikaze forcené, mais comment un tel homme peut-il se préoccuper à ce point de la santé de sa femme enceinte alors qu’il se prépare avec passion à la transformer en veuve et à faire de son enfant à venir un orphelin?
Du moins peut-être s’est-il préoccupé de moyens pour subvenir aux besoins de l’une et de l’autre car s’il s’intéressait au déroulement de la grossesse de son épouse, il a nécessairement dû songer à cet aspect certes bassement matériel mais important.
Donc, sa veuve a dû toucher un gros chèque. .
Quoique, si la veuve avait touché une somme d’une certaine importance, la police s’en serait sans doute aperçu. Non?

>Les suites de la mésaventure quasi dieudonnesque de Chrissie Brodigan

11 juillet 2009

>

Les amis des animaux auront sans douté été choqués par l’histoire de cette propriétaire de chien arrêtée et brutalisée dans le métro de New York par un policier qui se trouve être le premier (et le seul) flic hassidique de la police de New York.
Suite à l’accusation par le New York Post, « témoin et source » à l’appui d’avoir tenu des propos antisémites à l’encontre de ce policier, le Gothamist, un media en ligne d’information sur NEW York était revenu sur cette affaire, mettant en doute l’éthique journalistique du New York Post.
Il convient de savoir que le New York Post est la propriété du patron de presse (sioniste) Rupert Murdoch qui contrôle également les journaux The Times et The Sun en Angleterre, une bonne partie de la presse quotidienne en Australie, Fox News aux USA : soit le plus grand empire de presse jamais connu.
L’affaire ne s’est pas arrêtée là puisqu’on peut lire dans cet autre article du Gothamist que Chrissie Brodigan, la propriétaire du chien, vient d’être licenciée par son patron qui n’a pas apprécié de voir une de ses cadres faire la une d’un important titre de New York pour des insultes antisémites proférées à l’encontre d’un policier qui plus est.
Car Chrissie Brodigan exerçait en qualité de vice présidente à Plum TV, une importante chaîne de télévision câblée présente aussi dans le multimédia. Il est clair que cette entreprise, pas très satisfaite de ce genre de publicité, a préféré prendre une mesure radicale avant de se faire taxer elle-même d’antisémitisme et de perdre des annonceurs.

Dans son extrême naïveté, Chrissie Brodigan s’en prend à l’institution policière qui aurait incité le Post à fabriquer des propos antisémites afin de couvrir les agissements d’un des siens. Elle devrait pourtant savoir que le New York Post n’a pas besoin de la police pour inventer des informations calomnieuses et qu’elle est en réalité confrontée à un phénomène de solidarité tribale qui ne lui laissera aucune chance de retrouver son emploi ni même de laver son honneur bafoué.
Il y a vraiment quelque chose de dieudonnesque dans ce qui lui est arrivé.

La propriétaire du chien arrêtée par un policier licenciée suite aux allégations d’antisémitisme
Par John Del Signore, Gothamist (USA) 9 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’altercation d’une résidente de Greenpoint avec un policier parce qu’elle portait son chien malade dans les couloirs du métro lui a fait perdre son emploi. Récapitulons : Chrissie Brodigan vice présidente chargée des médiats en ligne pour Plum TV explique qu’après son altercation avec l’agent Joel Witriol alors qu’elle essayait de porter son chien hors du métro, il l’avait arrêtée, pincé ses seins, donné des coups de poing dans le dos tout en lui disant «Si vous voulez vous comporter comme une femme, je vais vous traiter comme on traite une femme.» D’autres témoins ont corroboré la version de Brodigan mais un témoin et une source non identifiée ont indiqué au New York Post que Brodigan avait hurlé au policier hassidique «Enc.lé de juif, vous n’êtes même pas humain. Les juifs pensent que tout leur appartient.»
Brodigan avait d’abord dit que si elle avait crié sur Witriol, elle «ne se rappelait pas» avoir dit quoi que ce soit d’antisémite. (Le lendemain elle nous avait envoyé un courriel démentant fermement avoir dit quoi que ce soit d’antisémite à propos de l’identité juive de Witriol. D’autres témoins vont dans le même sens). Mais il semble que son démenti initial à la Reagan est ce qui lui a couté son emploi ; elle nous dit aujourd’hui :
J’ai été licenciée pour «propos équivoques» parus dans la presse. Mon patron [Chris Glowacki] menace de ne pas me proposer des conditions de licenciement agréables, dont l’assurance santé qui est essentielle parce que j’ai une fibrose kystique et il le sait. Il est mécontent que tout ça soit sorti dans la presse. Je pense qu’il a basé son jugement sur ce qui est perçu comme de l’intolérance [bigotry].
Ni Plum TV ni l’attaché de presse de l’entreprise n’ont répondu à nos demandes pour s’exprimer sur le sujet et nous n’avons rien reçu de la part de Reuven Blau, le journaliste du New York Post. Selon Reuven Fenton, son collègue au Post, Blau est celui qui a « trouvé » le mystérieux témoin Viane Delgado dans le court laps de temps entre le moment ou nous avons sorti toute l’histoire et celui ou l’édition imprimée du Post était sous presse. Aucun autre organe de presse n’a cité Viane Delgado et nous essayons encore d’obtenir une copie du rapport de police pour voir si Delgado y est mentionnée
Certes, Blau n’a aucune obligation de donner des précisions sur son témoin ou sa «source» ni même de répondre à nos appels téléphoniques, mais une source nous dit que le Post est plein de merde (notre source nous dit aussi que les chiens mordent les hommes). Ci-dessous la longue lettre ouverte de Chrissie à la presse au sujet de son licenciement.
Une lettre ouverte : Comment j’ai été diffamée par le New York Post et la police de New York

« Lundi 30 juin, j’ai été arrêtée abusivement et brutalisée physiquement par la police de New York. Il se trouve que l’officier qui m’a arrêtée et malmenée est le premier agent de police hassidique dans une force qui compte plus de 30 000 agents.
Dans les jours qui ont suivi l’incident, qui a reçu beaucoup de publicité, parce que des passants ont photographié l’arrestation et appelé la «police» à cause de la conduite inadéquate de l’agent qui procédait à l’arrestation et parce que j’avais eu le courage de défendre mes droits et de résister à cet abus avec le soutien de ces témoins oculaires, la situation s’est transformée en véritable cauchemar pour moi.
J’ai été accusée à tort d’être raciste [bigot] par le New York Post dans une pratique journalistique des plus irresponsables que j’ai jamais connues et maintenant j’ai été virée d’un emploi formidable que j’aimais sur la base des ces accusations vicieuses et ce qu’on présente comme mon incapacité à leur répondre avec «suffisamment de vigueur.»
Voilà ce qui est arrivé :
Deux jours après mon arrestation, le New York Post a publié un article pernicieux dans lequel des propos antisémites m’étaient attribués par un prétendu témoin.
Soit le Post a inventé l’existence de ce témoin qui, malgré les efforts du Gothamist comme de moi-même, n’a jamais pu être localisé, soit il a inventé son témoignage.
Des témoins ont assisté à la scène et ces témoins ne m’ont entendu tenir aucun propos antisémites et, sur ce point précis, ne se souviennent pas de la présence su témoin allégué par le Post. Je ne crois pas que ce témoin ait été présent sur les lieux ni qu’aucun témoin m’ait entendue tenir des propos antisémites.
La vérité est que calomnier la victime est une technique policière classique pour couvrir les abus et protéger le policier qui m’a arrêtée.
Je ne suis pas une intolérante [bigot], et les accusations d’intolérance sont si absurdes que je ne pensais même pas qu’il était utile d’y répondre.

Ma mise à pied et maintenant mon licenciement exigent que je clarifie les choses pour le public.
Pendant mon arrestation, je n’ai pas :
Proféré les mots «Jewish » ou «Jew»
Je n’ai pas dit, «Vous les Juifs, cous pensez que le monde vous appartient»
Je n’ai pas utilisé la phrase « Enculés de juifs… »
Je n’ai rien dit que n’importe quelle personne, raisonnable ou pas, aurait pu interpréter comme faisant référence de quelque manière que ce soit à l’évidente appartenance religieuse du flic qui me malmenait.
Les propos antisémites reproduits dans le New York Post ne sont jamais sortis de ma bouche le jour où j’ai été abusivement arrêtée et brutalisée physiquement. Et, pour être encore plus directe, ces mots et ces expressions n’ont JAMAIS franchi mes lèvres à aucun moment de ma vie. JAMAIS.

Je pense qu’en fin de compte la preuve sera faite que la police est impliquée dans le travail de calomnie du Post qui est une façon de couvrir la faute de la police.
Dans ces circonstances il importe que vous sachiez qui je suis :
Mon cursus universitaire à la George Mason University comprenait un premier cycle d’anglais avec une mineure en études afro-américaines sanctionné et une soutenance de mémoire sur le mouvement pour les droits civiques. Pendant mes études de 2ème et 3ème cycle, j’ai orienté mon cursus vers l’histoire des immigrants, des homosexuels, des lesbiennes, des noirs, des hispaniques, des handicapés et d’autres populations opprimées. Ma thèse de master puis de doctorat portaient sur la discrimination de genre et les droits des femmes dans le monde du travail. D’ailleurs, j’observe que mes principaux tuteurs pour mon doctorat étaient tous juifs.
J’ai consacré ma vie d’adulte à étudier et à soutenir les droits civiques des minorités.
Me calomnier en me traitant d’antisémite est à la fois lâche et une humiliation, une autre forme de brutalité à mon égard. J’attendais plus d’une communauté à laquelle j’ai consacré mes plus grands efforts.»

Les suites de la mésaventure quasi dieudonnesque de Chrissie Brodigan

11 juillet 2009
Les amis des animaux auront sans douté été choqués par l’histoire de cette propriétaire de chien arrêtée et brutalisée dans le métro de New York par un policier qui se trouve être le premier (et le seul) flic hassidique de la police de New York.
Suite à l’accusation par le New York Post, « témoin et source » à l’appui d’avoir tenu des propos antisémites à l’encontre de ce policier, le Gothamist, un media en ligne d’information sur NEW York était revenu sur cette affaire, mettant en doute l’éthique journalistique du New York Post.
Il convient de savoir que le New York Post est la propriété du patron de presse (sioniste) Rupert Murdoch qui contrôle également les journaux The Times et The Sun en Angleterre, une bonne partie de la presse quotidienne en Australie, Fox News aux USA : soit le plus grand empire de presse jamais connu.
L’affaire ne s’est pas arrêtée là puisqu’on peut lire dans cet autre article du Gothamist que Chrissie Brodigan, la propriétaire du chien, vient d’être licenciée par son patron qui n’a pas apprécié de voir une de ses cadres faire la une d’un important titre de New York pour des insultes antisémites proférées à l’encontre d’un policier qui plus est.
Car Chrissie Brodigan exerçait en qualité de vice présidente à Plum TV, une importante chaîne de télévision câblée présente aussi dans le multimédia. Il est clair que cette entreprise, pas très satisfaite de ce genre de publicité, a préféré prendre une mesure radicale avant de se faire taxer elle-même d’antisémitisme et de perdre des annonceurs.

Dans son extrême naïveté, Chrissie Brodigan s’en prend à l’institution policière qui aurait incité le Post à fabriquer des propos antisémites afin de couvrir les agissements d’un des siens. Elle devrait pourtant savoir que le New York Post n’a pas besoin de la police pour inventer des informations calomnieuses et qu’elle est en réalité confrontée à un phénomène de solidarité tribale qui ne lui laissera aucune chance de retrouver son emploi ni même de laver son honneur bafoué.
Il y a vraiment quelque chose de dieudonnesque dans ce qui lui est arrivé.

La propriétaire du chien arrêtée par un policier licenciée suite aux allégations d’antisémitisme
Par John Del Signore, Gothamist (USA) 9 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’altercation d’une résidente de Greenpoint avec un policier parce qu’elle portait son chien malade dans les couloirs du métro lui a fait perdre son emploi. Récapitulons : Chrissie Brodigan vice présidente chargée des médiats en ligne pour Plum TV explique qu’après son altercation avec l’agent Joel Witriol alors qu’elle essayait de porter son chien hors du métro, il l’avait arrêtée, pincé ses seins, donné des coups de poing dans le dos tout en lui disant «Si vous voulez vous comporter comme une femme, je vais vous traiter comme on traite une femme.» D’autres témoins ont corroboré la version de Brodigan mais un témoin et une source non identifiée ont indiqué au New York Post que Brodigan avait hurlé au policier hassidique «Enc.lé de juif, vous n’êtes même pas humain. Les juifs pensent que tout leur appartient.»
Brodigan avait d’abord dit que si elle avait crié sur Witriol, elle «ne se rappelait pas» avoir dit quoi que ce soit d’antisémite. (Le lendemain elle nous avait envoyé un courriel démentant fermement avoir dit quoi que ce soit d’antisémite à propos de l’identité juive de Witriol. D’autres témoins vont dans le même sens). Mais il semble que son démenti initial à la Reagan est ce qui lui a couté son emploi ; elle nous dit aujourd’hui :
J’ai été licenciée pour «propos équivoques» parus dans la presse. Mon patron [Chris Glowacki] menace de ne pas me proposer des conditions de licenciement agréables, dont l’assurance santé qui est essentielle parce que j’ai une fibrose kystique et il le sait. Il est mécontent que tout ça soit sorti dans la presse. Je pense qu’il a basé son jugement sur ce qui est perçu comme de l’intolérance [bigotry].
Ni Plum TV ni l’attaché de presse de l’entreprise n’ont répondu à nos demandes pour s’exprimer sur le sujet et nous n’avons rien reçu de la part de Reuven Blau, le journaliste du New York Post. Selon Reuven Fenton, son collègue au Post, Blau est celui qui a « trouvé » le mystérieux témoin Viane Delgado dans le court laps de temps entre le moment ou nous avons sorti toute l’histoire et celui ou l’édition imprimée du Post était sous presse. Aucun autre organe de presse n’a cité Viane Delgado et nous essayons encore d’obtenir une copie du rapport de police pour voir si Delgado y est mentionnée
Certes, Blau n’a aucune obligation de donner des précisions sur son témoin ou sa «source» ni même de répondre à nos appels téléphoniques, mais une source nous dit que le Post est plein de merde (notre source nous dit aussi que les chiens mordent les hommes). Ci-dessous la longue lettre ouverte de Chrissie à la presse au sujet de son licenciement.
Une lettre ouverte : Comment j’ai été diffamée par le New York Post et la police de New York

« Lundi 30 juin, j’ai été arrêtée abusivement et brutalisée physiquement par la police de New York. Il se trouve que l’officier qui m’a arrêtée et malmenée est le premier agent de police hassidique dans une force qui compte plus de 30 000 agents.
Dans les jours qui ont suivi l’incident, qui a reçu beaucoup de publicité, parce que des passants ont photographié l’arrestation et appelé la «police» à cause de la conduite inadéquate de l’agent qui procédait à l’arrestation et parce que j’avais eu le courage de défendre mes droits et de résister à cet abus avec le soutien de ces témoins oculaires, la situation s’est transformée en véritable cauchemar pour moi.
J’ai été accusée à tort d’être raciste [bigot] par le New York Post dans une pratique journalistique des plus irresponsables que j’ai jamais connues et maintenant j’ai été virée d’un emploi formidable que j’aimais sur la base des ces accusations vicieuses et ce qu’on présente comme mon incapacité à leur répondre avec «suffisamment de vigueur.»
Voilà ce qui est arrivé :
Deux jours après mon arrestation, le New York Post a publié un article pernicieux dans lequel des propos antisémites m’étaient attribués par un prétendu témoin.
Soit le Post a inventé l’existence de ce témoin qui, malgré les efforts du Gothamist comme de moi-même, n’a jamais pu être localisé, soit il a inventé son témoignage.
Des témoins ont assisté à la scène et ces témoins ne m’ont entendu tenir aucun propos antisémites et, sur ce point précis, ne se souviennent pas de la présence su témoin allégué par le Post. Je ne crois pas que ce témoin ait été présent sur les lieux ni qu’aucun témoin m’ait entendue tenir des propos antisémites.
La vérité est que calomnier la victime est une technique policière classique pour couvrir les abus et protéger le policier qui m’a arrêtée.
Je ne suis pas une intolérante [bigot], et les accusations d’intolérance sont si absurdes que je ne pensais même pas qu’il était utile d’y répondre.

Ma mise à pied et maintenant mon licenciement exigent que je clarifie les choses pour le public.
Pendant mon arrestation, je n’ai pas :
Proféré les mots «Jewish » ou «Jew»
Je n’ai pas dit, «Vous les Juifs, cous pensez que le monde vous appartient»
Je n’ai pas utilisé la phrase « Enculés de juifs… »
Je n’ai rien dit que n’importe quelle personne, raisonnable ou pas, aurait pu interpréter comme faisant référence de quelque manière que ce soit à l’évidente appartenance religieuse du flic qui me malmenait.
Les propos antisémites reproduits dans le New York Post ne sont jamais sortis de ma bouche le jour où j’ai été abusivement arrêtée et brutalisée physiquement. Et, pour être encore plus directe, ces mots et ces expressions n’ont JAMAIS franchi mes lèvres à aucun moment de ma vie. JAMAIS.

Je pense qu’en fin de compte la preuve sera faite que la police est impliquée dans le travail de calomnie du Post qui est une façon de couvrir la faute de la police.
Dans ces circonstances il importe que vous sachiez qui je suis :
Mon cursus universitaire à la George Mason University comprenait un premier cycle d’anglais avec une mineure en études afro-américaines sanctionné et une soutenance de mémoire sur le mouvement pour les droits civiques. Pendant mes études de 2ème et 3ème cycle, j’ai orienté mon cursus vers l’histoire des immigrants, des homosexuels, des lesbiennes, des noirs, des hispaniques, des handicapés et d’autres populations opprimées. Ma thèse de master puis de doctorat portaient sur la discrimination de genre et les droits des femmes dans le monde du travail. D’ailleurs, j’observe que mes principaux tuteurs pour mon doctorat étaient tous juifs.
J’ai consacré ma vie d’adulte à étudier et à soutenir les droits civiques des minorités.
Me calomnier en me traitant d’antisémite est à la fois lâche et une humiliation, une autre forme de brutalité à mon égard. J’attendais plus d’une communauté à laquelle j’ai consacré mes plus grands efforts.»

>Vers l’ouverture d’une enquête publique sur les attentats de 2005 dans le métro de Londres.

5 juillet 2009

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Les théories dites du complot ou de la conspiration relatives aux attentats du 11 septembre 2001 sont bien connues et ont été portées en France par des personnes aussi différentes que Thierry Meyssan ou Jean-Marie Bigard.
Ce genre de théorie ne se limite cependant pas à la tragédie qui a endeuillé New York et il en existe aussi à propos des attentats commis dans le métro londonien le 7 juillet (7/7) 2005. Elles ont d’ailleurs fait florès immédiatement après les attentats avant d’apparemment sombrer dans l’oubli.
Apparemment seulement car, au Royaume Uni, cette théorie a continué à faire son chemin au point que de plus en plus de personnes, dont des victimes ou des proches des victimes des attentats, multiplient les pressions pour l’ouverture d’une enquête publique sur les explosions qui avaient tué 56 personnes et en avaient blessé 700.
L’article du Daily Mail que je vous propose fait le point sur la question. Il est d’ailleurs intéressant d’observer l’ambiguïté de la posture de ce journal qui ne peut s’empêcher de critiquer fortement le travail d’Anthony John Hill dont la vidéo Ripple Effect est un acte d’accusation contre les autorités britanniques, tout en égrenant les éléments objectifs soulevés par ce document qui justifient la nécessité d’une enquête publique.
C’est que, comme pour les attentats du 11 septembre 2001, il ne fait pas bon remettre en cause le récit officiel de ce qui s’est passé à Londres en 2005.

Fièvre de la conspiration : avec la rumeur qui enfle d’une mise en scène gouvernementale des attentats du 7/7, des proches des victimes appellent à une enquête adéquate
Par Sue Reid, Daily Mail (UK), 3 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Aujourd’hui, près de quatre ans après, les images de cette terrible matinée restent gravées dans nos esprits : la femme avec son masque fantomatique pour grands brulés emmenée en lieu sûr ; l’homme d’affaires en costume atteint par des éclats, la chemise et les cheveux maculés de sang ; l’épave du bus N°30 avec son toit arraché ; les débris difformes et fumants de wagons de métro.
Ce 7 juillet 2005 au matin, les pires terroriste jamais vus dans ce pays, ont brisé brisé à jamais l’euphorie grisante dont jouissait la capitale au lendemain de sa victoire dans la compétition pour organiser les jeux olympiques de 2012.
Dans l’après-midi, Tony Blair – qui accueillait le sommet du G8 sur la pauvreté dans le monde à Gleneagles en Ecosse – rentrait à Downing Street et déclarait que l’attentat était un acte ‘au nom de l’Islam’.
Plus tard, lors d’une réunion du COBRA, le comité national d’urgence du gouvernement, Andy Hayman, le chef de la police antiterroriste, indiquait à des ministres de haut rang qu’il soupçonnait des attentats suicide.
Et ainsi, la version des attentats du 7/7 que nous en sommes venus à accepter s’est constituée : quatre musulmans britanniques – Mohammad Sidique Khan, 30 ans, Shehzad Tanweer, 22 ans, Jermaine Lindsay, 19 ans, et Hasib Hussain, 18 ans – se sont faits exploser au moyen d’explosifs artisanaux, tuant 56 personnes et en blessant 700 dans trois rames de métro et un autobus à impériale.
Ils étaient arrivés de Luton à King’s Cross Station par une grande ligne ferroviaire, chacun portant un lourd sac à dos bourré d’explosifs.
Cette version des événements a été avalisée par les travaux d’une commission d’enquête parlementaire de haut niveau et rapport du gouvernement, rendus tous deux publics en mai 2006, dix mois après les événements et basés sur 12 500 dépositions, l’examen par la police de 142 ordinateurs et de 6000 heures de bandes vidéo de caméras de surveillance.
Le rapport soulignait que les auteurs des attentats avaient agi de leur propre chef, fabriquant des explosifs en mélangeant de la farine pour chappattis à du peroxyde d’hydrogène dans la baignoire d’un appartement de Leeds dans le Yorkshire où tous quatre avaient leurs familles et leurs amis.
Le rapport concluait que les quatre poseurs de bombes musulmans n’étaient pas sous le contrôle d’un chef terroriste mais inspirés par l’idéologie d’al Qaïda apprise sur des sites internet extrémistes.
Mais les familles des personnes tuées et un nombre croissant de survivants du 7/7 affirment qu’il y a des incohérences et des erreurs grossières qui demandent explication dans la version officielle.
Et elles exigent une enquête publique complète pour répondre à des questions essentielles sur ce que les services de renseignements et la police savaient et ne savaient pas avant les attentats.
Entretemps, le refus déterminé du gouvernement à satisfaire cette exigence a de très dangereux effets secondaires – alimentant une myriade de théories de la conspiration sur le 7/7. Des livres, des blogs et plusieurs documentaires vidéo pointent les bizarreries de la version officielle.
Fait alarmant, certaines de ces vidéos conspirationnistes se vendent autour des mosquées dans tout le pays pour attiser les sentiments antibritanniques.
Car les plus farfelues et les plus déplaisantes d’entre elles suggèrent que les attentats n’étaient pas du tout l’œuvre de terroristes musulmans mais ont été réalisés par le gouvernement pour renforcer le soutien à la guerre en Irak.
Les survivants sont si résolus à obtenir une enquête indépendante qu’ils sont en train de mener une action en justice auprès de la Haute Cour pour essayer de contraindre Alan Johnson, le ministre de l’intérieur, à l’autoriser.
L’activiste Diana Gorodi, dont la sœur Michelle Otto, 46 ans, figurait parmi les tués, explique : ‘Il est simplement très difficile pour nous de croire que quatre personnes sont parties le matin, ont fait exploser des bombes simultanément sur la base d’informations obtenues sur internet et ont réussi à précipiter Londres dans le chaos et à créer une tragédie. Il m’est impossible de croire que ces quatre individus ont agi de leur propre chef.’
Rachel North, une responsable de stratégie âgée de 39 ans, qui a survécu à l’explosion à King’s Cross, ajoute : ‘Nous avons besoin d’une enquête publique. Après tout, c’est la population, et pas les politiciens, qui a été attaquée. Que la population puisse savoir les risques qu’elle court et pourquoi des gens, qui vivent parmi elles, cherchent à tuer pour un idéal.’
Pièce centrale du puzzle est quel train les quatre musulmans ont pris entre Luton et Londres le matin des explosions – en gardant à l’esprit que les trois explosions distinctes dans le métro à Edgware Road, Aldgate et King’s Cross se sont produites simultanément à 8h50 du matin précises, suivie par celle de l’autobus une heure plus tard près de Tavistock Square.
Les rapports officiels affirment que les poseurs de bombes ont pris le train de 7h40 à Luton, ce qui leur aurait permis d’arriver suffisamment à l’avance à King’s Cross pour embarquer dans les rames de métro.
Cependant, le train de 7h40 n’a jamais circulé ce matin. Son départ avait été annulé.
Depuis, le gouvernement a corrigé cette information – mais seulement après que l’erreur ait été signalée par des survivants – en affirmant que les poseurs de bombes avaient en fait pris le train précédent, le 7h25 au départ de Luton, pour un trajet de 35 minutes vers King’s Cross. Son arrivée était prévue dans la capitale à 8h du matin.
Ce qui génère pourtant plus de questions que de réponses. Car ce train est parti avec 23 minutes de retard à cause de problèmes de caténaires qui ont perturbé la plus grande partie du trafic entre Luton et King’s Cross ce matin là. Le train est arrivé à Londres à 8h23 indiquent les responsables de la gare.
Selon la July Seventh Truth Campaign – une autre association qui appelle à une enquête publique – ceci jette à nouveau le doute sur la version officielle des temps de trajet des poseurs de bombes.
Une image fixe des quatre poseurs de bombes arrivant en gare de Luton prise par une caméra de surveillance est la seule des quatre hommes ensemble ce 7 juillet. Fait sujet à controverse, aucune image de vidéosurveillance, fixe ou animée, des quatre hommes à Londres n’a jamais été rendue publique.
L’image prise à Luton est également litigieuse : sa qualité est médiocre et les visages de trois des poseurs de bombes sont impossibles à identifier. Les théoriciens de la conspiration affirment qu’il pourrait s’agir d’un faux.
L’heure incrustée dans la photo la situe quelques secondes avant 7h22. Mais si tel était le cas, les hommes n’auraient eu que trois minutes pour monter les escaliers de la gare de Luton, acheter leurs tickets aller-retour et se rendre sur le quai qui grouillait de banlieusards à cause de précédentes perturbations du trafic.
Le Truth Campaign Group est également sceptique sur l’heure d’arrivée supposée des poseurs de bombes à King’s Cross.
Ils affirment qu’il faut sept minutes pour aller à pied de Thameslink à la gare principale de King’s Cross où se trouve une bouche de métro.
La police affirme que les quatre hommes ont été vus dans le hall de la gare principale de King’s Cross à 8h26, bien qu’aucune séquence de caméra de surveillance ait jamais été rendue publique.
Mais est-ce possible ? Comment ces hommes ont-ils pu se trouver là seulement trois minutes après avoir débarqué du train de Luton à 8h23 ?
Et ce sont de telles incohérences qui nourrissent des préoccupations de plus en plus profondes0 Cette semaine, un documentaire télévisé sur BBC2, intitulé Conspiracy Files 7/7 a révélé l’existence d’une vidéo de 56 minutes appelée Ripple Effect [effet ricochet] et réalisée par un théoricien du complot.
Elle accuse Tony Blair, le gouvernement, la police et les services secrets britanniques et israéliens d’avoir assassiné les gens innocents qui ont péri ce jour là pour attiser les passions anti-islamiques et créer un soutien populaire à la ‘guerre contre la terreur.’
Elle prétend que les quatre musulmans britanniques ont été bernés par les autorités pour prendre part à ce qui leur avait été annoncé comme une simulation dans le cadre d’un exercice d’entrainement anti-terroriste. Ce qu’on ne leur avait pas dit, prétend la vidéo, c’était que le gouvernement allait les faire sauter avec les autres passagers avant de faire passer les quatre hommes pour des auteurs d’attentats suicide.
Sans aucune preuve, la vidéo Ripple Effect accuse des agents du gouvernement d’avoir pré positionné des explosifs sous les trois rames de métro et dans l’autobus.
Elle suggère que les quatre musulmans ne se trouvaient, en fait, dans aucune des rames de métro, affirmant qu’ils les avaient complètement ratés à cause des retards sur la ligne ferroviaire Luton – Londres.
Elle ajoute, étonnamment, que parce que les quatre hommes ne sont pas arrivés à temps dans le métro, trois d’entre eux ont été assassinés par la police à Canary Wharf plus tard dans la matinée et que le quatrième – celui de l’autobus – s’est enfui.
Aussi scandaleuses que soient ces affirmations, la vidéo est devenue un hit sur internet. Plus préoccupant, elle joue sur les peurs de la communauté musulmane britannique.
Même certains responsables islamistes croient que les événements du 7/7 ont été fabriqués. Ainsi, le Dr Mohammad Nassim, président de la mosquée centrale de Birmingham, affirme dans le documentaire de la BBC2 : ‘Nous n’acceptons pas la version gouvernementale du 7 juillet 2005. La vidéo Ripple Effect est plus convaincante que les déclarations officielles.’
M. Nassim, un homme bien éduqué, a réalisé 2 000 copies de Ripple Effect pour les membres de sa mosquée. Une étude a révélé qu’avant même la sortie de la vidéo litigieuse, un britannique musulman sur quatre pensait que le gouvernement ou les services secrets étaient responsables des atrocités du 7/7. Maintenant, le nombre de ceux qui doutent s’accroit.
Pendant de récentes prières du vendredi, le Dr Nassim a demandé aux fidèles de lever la main s’ils n’acceptaient pas la version gouvernementale des événements. C’est une assemblée presque complète de 150 hommes et garçons qui ont levé la main. Il a alors invité son auditoire à récupérer des copies de Ripple Effect au fond de la mosquée.
Le respecté président a, depuis, déclaré que les identités des poseurs de bombes avaient été découvertes par la police avec une rapidité suspecte. ‘Quand un corps a explosé, il est détruit. Comment se fait-il que les documents d’identité de ces hommes trouvés sur les scènes d’explosion étaient restés intacts ? Les y-a-t-on mis ?’
Il d’agit d’une autre suggestion de Ripple Effect. Alors qui est derrière cette vidéo dangereuse ?
C’est un sexagénaire originaire du Yorkshire, Anthony John Hill, et qui réside à Kells dans le comté de Meath en Irlande. Il est actuellement en état d’arrestation là bas et lutte contre son extradition en Grande Bretagne. La police ici veut l’interroger sous l’accusation d’entrave au cours de la justice pour avoir envoyé une copie de sa vidéo à un membre du jury dans une affaire terroriste.

M. Hill a réalisé Ripple Effect dans son propre domicile et en est le narrateur.
A de nombreux titres, c’est un travail d’amateur : les propos sont confus et difficiles à comprendre. Mais cela soulève cette question : pourquoi Ripple Effect a-t-il un tel impact ?

La réponse est qu’au milieu de théories fantaisistes sur un complot gouvernemental, se trouvent certaines questions difficiles à éluder.
Pourquoi les quatre poseurs de bombes avaient-ils pris des billets de retour s’ils partaient pour une mission suicide ? Pourquoi n’ya-t-il-pas d’images de vidéosurveillance des quatre ensemble à Londres alors que la ville fourmille de caméras de ce genre dans les lieux publics ?
Pourquoi tant de survivants des attentats du métro affirment que les déflagrations allaient vers le haut à travers le plancher des wagons et non vers le bas comme ça aurait dû être le cas si l’explosion venait de l’intérieur d’un sac à dos ? Et pourquoi aucun passager du train Luton – Londres ne se souvient-il clairement des quatre poseurs de bombes avec leurs énormes sacs à dos en cette matinée fatidique ?
Par une coïncidence des plus extraordinaires – Ripple Effect considère qu’il y avait une chance sur un milliard – un exercice simulé de lutte antiterroriste était en cours à Londres ce jour là. Ceci avait été révélé sur BBC Radio 5 par son organisateur, l’ancien officier de Scotland Yard Peter Power, dans la soirée qui avait suivi les atrocités.
Il avait dit : ‘A 9h30 ce matin là, nous menions un exercice pour le compte d’une entreprise employant plus d’un millier de personnes à Londres et basé sur le déclenchement simultané de bombes précisément dans les gares où cela s’est passé ce matin, alors j’en ai encore les cheveux qui se dressent sur la tête.’
Et les vidéos menaçantes que Khan et Tanweer avaient faites avant les attentats suicide et qui ont été diffusées après les attaques ? La vidéo Ripple Effect a également une réponse sur ce point.
M. Hill y explique : ‘On a pu demander au plus âgé des deux de faire une « vidéo suicide » avant l’exercice de simulation pour l’entrainement de sorte à le rendre aussi réaliste que possible… on a pu demander au deuxième plus âgé de faire une vidéo similaire par précaution, simplement au cas où quelque chose aurait cloché ou si le plus âgé s’était retiré de l’exercice avant la date prévue.’
Réalité ou fiction, peu importe. La vidéo a un fort impact sur les sentiments des musulmans. Le documentaire de la BBC2 montre des fidèles de la mosquée de Birmingham faisant leurs commentaires sur le 7/7 après avoir visionné Ripple Effect. Un homme âgé déclare : ‘Il n’y a guère de doutes que c’est le gouvernement qui l’a fait à ces quatre jeunes hommes.’
Un autre ajoute : « Nous avons été trompés par les autorités britanniques et les musulmans ont été pointés du doigt pour ces attentats. Ils mentent de A à Z.

Peu sont aussi inquiets à propos de Ripple Effect et du mécontentement qu’il agite que Rachel North, survivante de l’explosion du métro à King’s Cross : ‘Si les gens dans les mosquées croient que le gouvernement est si hostile à leur égard, qu’il veut réellement leur faire poster la responsabilité d’un crime monstrueux qu’ils n’ont pas commis, qu’en est-il du niveau de confiance ? C’est un problème pour tout le monde dans ce pays.’
Elle affirme que la thèse centrale de la vidéo – que les attentats du 7/7 ont été fabriqués pour diaboliser les musulmans et faire basculer l’opinion en faveur de la ‘guerre contre la terreur’ – revient à mettre de l’huile sur le feu.
Comme elle, de nombreuses personnes responsables – dont l’ancien sous-chef de Scotland Yard Brian Paddick, l’ancien chef de l’anti-terrorisme de la police londonienne, Andy Hayman (qui avait supervisé l’action de la police le 7/7) et Davis Davis, encore récemment ministre de l’intérieur du cabinet fantôme conservateur – soutiennent désormais l’appel à une enquête indépendante sur les attentats.
Paddick lui-même a déclaré cette semaine que le flot de rumeurs sur le 7/7 nuisait aux relations entre les musulmans et le reste des britanniques : ‘J’espère qu’il y aura des gens dans les services de police, dans les services de sécurité et au gouvernement qui réaliseront l’importance de toutes les actions entreprises pour contrer les théories du complot.’


A l’approche du quatrième anniversaire des attentats de Londres mardi prochain, il y a des paroles dont le gouvernement serait bien avisé de tenir compte.

Vers l’ouverture d’une enquête publique sur les attentats de 2005 dans le métro de Londres.

5 juillet 2009
Les théories dites du complot ou de la conspiration relatives aux attentats du 11 septembre 2001 sont bien connues et ont été portées en France par des personnes aussi différentes que Thierry Meyssan ou Jean-Marie Bigard.
Ce genre de théorie ne se limite cependant pas à la tragédie qui a endeuillé New York et il en existe aussi à propos des attentats commis dans le métro londonien le 7 juillet (7/7) 2005. Elles ont d’ailleurs fait florès immédiatement après les attentats avant d’apparemment sombrer dans l’oubli.
Apparemment seulement car, au Royaume Uni, cette théorie a continué à faire son chemin au point que de plus en plus de personnes, dont des victimes ou des proches des victimes des attentats, multiplient les pressions pour l’ouverture d’une enquête publique sur les explosions qui avaient tué 56 personnes et en avaient blessé 700.
L’article du Daily Mail que je vous propose fait le point sur la question. Il est d’ailleurs intéressant d’observer l’ambiguïté de la posture de ce journal qui ne peut s’empêcher de critiquer fortement le travail d’Anthony John Hill dont la vidéo Ripple Effect est un acte d’accusation contre les autorités britanniques, tout en égrenant les éléments objectifs soulevés par ce document qui justifient la nécessité d’une enquête publique.
C’est que, comme pour les attentats du 11 septembre 2001, il ne fait pas bon remettre en cause le récit officiel de ce qui s’est passé à Londres en 2005.

Fièvre de la conspiration : avec la rumeur qui enfle d’une mise en scène gouvernementale des attentats du 7/7, des proches des victimes appellent à une enquête adéquate
Par Sue Reid, Daily Mail (UK), 3 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Aujourd’hui, près de quatre ans après, les images de cette terrible matinée restent gravées dans nos esprits : la femme avec son masque fantomatique pour grands brulés emmenée en lieu sûr ; l’homme d’affaires en costume atteint par des éclats, la chemise et les cheveux maculés de sang ; l’épave du bus N°30 avec son toit arraché ; les débris difformes et fumants de wagons de métro.
Ce 7 juillet 2005 au matin, les pires terroriste jamais vus dans ce pays, ont brisé brisé à jamais l’euphorie grisante dont jouissait la capitale au lendemain de sa victoire dans la compétition pour organiser les jeux olympiques de 2012.
Dans l’après-midi, Tony Blair – qui accueillait le sommet du G8 sur la pauvreté dans le monde à Gleneagles en Ecosse – rentrait à Downing Street et déclarait que l’attentat était un acte ‘au nom de l’Islam’.
Plus tard, lors d’une réunion du COBRA, le comité national d’urgence du gouvernement, Andy Hayman, le chef de la police antiterroriste, indiquait à des ministres de haut rang qu’il soupçonnait des attentats suicide.
Et ainsi, la version des attentats du 7/7 que nous en sommes venus à accepter s’est constituée : quatre musulmans britanniques – Mohammad Sidique Khan, 30 ans, Shehzad Tanweer, 22 ans, Jermaine Lindsay, 19 ans, et Hasib Hussain, 18 ans – se sont faits exploser au moyen d’explosifs artisanaux, tuant 56 personnes et en blessant 700 dans trois rames de métro et un autobus à impériale.
Ils étaient arrivés de Luton à King’s Cross Station par une grande ligne ferroviaire, chacun portant un lourd sac à dos bourré d’explosifs.
Cette version des événements a été avalisée par les travaux d’une commission d’enquête parlementaire de haut niveau et rapport du gouvernement, rendus tous deux publics en mai 2006, dix mois après les événements et basés sur 12 500 dépositions, l’examen par la police de 142 ordinateurs et de 6000 heures de bandes vidéo de caméras de surveillance.
Le rapport soulignait que les auteurs des attentats avaient agi de leur propre chef, fabriquant des explosifs en mélangeant de la farine pour chappattis à du peroxyde d’hydrogène dans la baignoire d’un appartement de Leeds dans le Yorkshire où tous quatre avaient leurs familles et leurs amis.
Le rapport concluait que les quatre poseurs de bombes musulmans n’étaient pas sous le contrôle d’un chef terroriste mais inspirés par l’idéologie d’al Qaïda apprise sur des sites internet extrémistes.
Mais les familles des personnes tuées et un nombre croissant de survivants du 7/7 affirment qu’il y a des incohérences et des erreurs grossières qui demandent explication dans la version officielle.
Et elles exigent une enquête publique complète pour répondre à des questions essentielles sur ce que les services de renseignements et la police savaient et ne savaient pas avant les attentats.
Entretemps, le refus déterminé du gouvernement à satisfaire cette exigence a de très dangereux effets secondaires – alimentant une myriade de théories de la conspiration sur le 7/7. Des livres, des blogs et plusieurs documentaires vidéo pointent les bizarreries de la version officielle.
Fait alarmant, certaines de ces vidéos conspirationnistes se vendent autour des mosquées dans tout le pays pour attiser les sentiments antibritanniques.
Car les plus farfelues et les plus déplaisantes d’entre elles suggèrent que les attentats n’étaient pas du tout l’œuvre de terroristes musulmans mais ont été réalisés par le gouvernement pour renforcer le soutien à la guerre en Irak.
Les survivants sont si résolus à obtenir une enquête indépendante qu’ils sont en train de mener une action en justice auprès de la Haute Cour pour essayer de contraindre Alan Johnson, le ministre de l’intérieur, à l’autoriser.
L’activiste Diana Gorodi, dont la sœur Michelle Otto, 46 ans, figurait parmi les tués, explique : ‘Il est simplement très difficile pour nous de croire que quatre personnes sont parties le matin, ont fait exploser des bombes simultanément sur la base d’informations obtenues sur internet et ont réussi à précipiter Londres dans le chaos et à créer une tragédie. Il m’est impossible de croire que ces quatre individus ont agi de leur propre chef.’
Rachel North, une responsable de stratégie âgée de 39 ans, qui a survécu à l’explosion à King’s Cross, ajoute : ‘Nous avons besoin d’une enquête publique. Après tout, c’est la population, et pas les politiciens, qui a été attaquée. Que la population puisse savoir les risques qu’elle court et pourquoi des gens, qui vivent parmi elles, cherchent à tuer pour un idéal.’
Pièce centrale du puzzle est quel train les quatre musulmans ont pris entre Luton et Londres le matin des explosions – en gardant à l’esprit que les trois explosions distinctes dans le métro à Edgware Road, Aldgate et King’s Cross se sont produites simultanément à 8h50 du matin précises, suivie par celle de l’autobus une heure plus tard près de Tavistock Square.
Les rapports officiels affirment que les poseurs de bombes ont pris le train de 7h40 à Luton, ce qui leur aurait permis d’arriver suffisamment à l’avance à King’s Cross pour embarquer dans les rames de métro.
Cependant, le train de 7h40 n’a jamais circulé ce matin. Son départ avait été annulé.
Depuis, le gouvernement a corrigé cette information – mais seulement après que l’erreur ait été signalée par des survivants – en affirmant que les poseurs de bombes avaient en fait pris le train précédent, le 7h25 au départ de Luton, pour un trajet de 35 minutes vers King’s Cross. Son arrivée était prévue dans la capitale à 8h du matin.
Ce qui génère pourtant plus de questions que de réponses. Car ce train est parti avec 23 minutes de retard à cause de problèmes de caténaires qui ont perturbé la plus grande partie du trafic entre Luton et King’s Cross ce matin là. Le train est arrivé à Londres à 8h23 indiquent les responsables de la gare.
Selon la July Seventh Truth Campaign – une autre association qui appelle à une enquête publique – ceci jette à nouveau le doute sur la version officielle des temps de trajet des poseurs de bombes.
Une image fixe des quatre poseurs de bombes arrivant en gare de Luton prise par une caméra de surveillance est la seule des quatre hommes ensemble ce 7 juillet. Fait sujet à controverse, aucune image de vidéosurveillance, fixe ou animée, des quatre hommes à Londres n’a jamais été rendue publique.
L’image prise à Luton est également litigieuse : sa qualité est médiocre et les visages de trois des poseurs de bombes sont impossibles à identifier. Les théoriciens de la conspiration affirment qu’il pourrait s’agir d’un faux.
L’heure incrustée dans la photo la situe quelques secondes avant 7h22. Mais si tel était le cas, les hommes n’auraient eu que trois minutes pour monter les escaliers de la gare de Luton, acheter leurs tickets aller-retour et se rendre sur le quai qui grouillait de banlieusards à cause de précédentes perturbations du trafic.
Le Truth Campaign Group est également sceptique sur l’heure d’arrivée supposée des poseurs de bombes à King’s Cross.
Ils affirment qu’il faut sept minutes pour aller à pied de Thameslink à la gare principale de King’s Cross où se trouve une bouche de métro.
La police affirme que les quatre hommes ont été vus dans le hall de la gare principale de King’s Cross à 8h26, bien qu’aucune séquence de caméra de surveillance ait jamais été rendue publique.
Mais est-ce possible ? Comment ces hommes ont-ils pu se trouver là seulement trois minutes après avoir débarqué du train de Luton à 8h23 ?
Et ce sont de telles incohérences qui nourrissent des préoccupations de plus en plus profondes0 Cette semaine, un documentaire télévisé sur BBC2, intitulé Conspiracy Files 7/7 a révélé l’existence d’une vidéo de 56 minutes appelée Ripple Effect [effet ricochet] et réalisée par un théoricien du complot.
Elle accuse Tony Blair, le gouvernement, la police et les services secrets britanniques et israéliens d’avoir assassiné les gens innocents qui ont péri ce jour là pour attiser les passions anti-islamiques et créer un soutien populaire à la ‘guerre contre la terreur.’
Elle prétend que les quatre musulmans britanniques ont été bernés par les autorités pour prendre part à ce qui leur avait été annoncé comme une simulation dans le cadre d’un exercice d’entrainement anti-terroriste. Ce qu’on ne leur avait pas dit, prétend la vidéo, c’était que le gouvernement allait les faire sauter avec les autres passagers avant de faire passer les quatre hommes pour des auteurs d’attentats suicide.
Sans aucune preuve, la vidéo Ripple Effect accuse des agents du gouvernement d’avoir pré positionné des explosifs sous les trois rames de métro et dans l’autobus.
Elle suggère que les quatre musulmans ne se trouvaient, en fait, dans aucune des rames de métro, affirmant qu’ils les avaient complètement ratés à cause des retards sur la ligne ferroviaire Luton – Londres.
Elle ajoute, étonnamment, que parce que les quatre hommes ne sont pas arrivés à temps dans le métro, trois d’entre eux ont été assassinés par la police à Canary Wharf plus tard dans la matinée et que le quatrième – celui de l’autobus – s’est enfui.
Aussi scandaleuses que soient ces affirmations, la vidéo est devenue un hit sur internet. Plus préoccupant, elle joue sur les peurs de la communauté musulmane britannique.
Même certains responsables islamistes croient que les événements du 7/7 ont été fabriqués. Ainsi, le Dr Mohammad Nassim, président de la mosquée centrale de Birmingham, affirme dans le documentaire de la BBC2 : ‘Nous n’acceptons pas la version gouvernementale du 7 juillet 2005. La vidéo Ripple Effect est plus convaincante que les déclarations officielles.’
M. Nassim, un homme bien éduqué, a réalisé 2 000 copies de Ripple Effect pour les membres de sa mosquée. Une étude a révélé qu’avant même la sortie de la vidéo litigieuse, un britannique musulman sur quatre pensait que le gouvernement ou les services secrets étaient responsables des atrocités du 7/7. Maintenant, le nombre de ceux qui doutent s’accroit.
Pendant de récentes prières du vendredi, le Dr Nassim a demandé aux fidèles de lever la main s’ils n’acceptaient pas la version gouvernementale des événements. C’est une assemblée presque complète de 150 hommes et garçons qui ont levé la main. Il a alors invité son auditoire à récupérer des copies de Ripple Effect au fond de la mosquée.
Le respecté président a, depuis, déclaré que les identités des poseurs de bombes avaient été découvertes par la police avec une rapidité suspecte. ‘Quand un corps a explosé, il est détruit. Comment se fait-il que les documents d’identité de ces hommes trouvés sur les scènes d’explosion étaient restés intacts ? Les y-a-t-on mis ?’
Il d’agit d’une autre suggestion de Ripple Effect. Alors qui est derrière cette vidéo dangereuse ?
C’est un sexagénaire originaire du Yorkshire, Anthony John Hill, et qui réside à Kells dans le comté de Meath en Irlande. Il est actuellement en état d’arrestation là bas et lutte contre son extradition en Grande Bretagne. La police ici veut l’interroger sous l’accusation d’entrave au cours de la justice pour avoir envoyé une copie de sa vidéo à un membre du jury dans une affaire terroriste.

M. Hill a réalisé Ripple Effect dans son propre domicile et en est le narrateur.
A de nombreux titres, c’est un travail d’amateur : les propos sont confus et difficiles à comprendre. Mais cela soulève cette question : pourquoi Ripple Effect a-t-il un tel impact ?

La réponse est qu’au milieu de théories fantaisistes sur un complot gouvernemental, se trouvent certaines questions difficiles à éluder.
Pourquoi les quatre poseurs de bombes avaient-ils pris des billets de retour s’ils partaient pour une mission suicide ? Pourquoi n’ya-t-il-pas d’images de vidéosurveillance des quatre ensemble à Londres alors que la ville fourmille de caméras de ce genre dans les lieux publics ?
Pourquoi tant de survivants des attentats du métro affirment que les déflagrations allaient vers le haut à travers le plancher des wagons et non vers le bas comme ça aurait dû être le cas si l’explosion venait de l’intérieur d’un sac à dos ? Et pourquoi aucun passager du train Luton – Londres ne se souvient-il clairement des quatre poseurs de bombes avec leurs énormes sacs à dos en cette matinée fatidique ?
Par une coïncidence des plus extraordinaires – Ripple Effect considère qu’il y avait une chance sur un milliard – un exercice simulé de lutte antiterroriste était en cours à Londres ce jour là. Ceci avait été révélé sur BBC Radio 5 par son organisateur, l’ancien officier de Scotland Yard Peter Power, dans la soirée qui avait suivi les atrocités.
Il avait dit : ‘A 9h30 ce matin là, nous menions un exercice pour le compte d’une entreprise employant plus d’un millier de personnes à Londres et basé sur le déclenchement simultané de bombes précisément dans les gares où cela s’est passé ce matin, alors j’en ai encore les cheveux qui se dressent sur la tête.’
Et les vidéos menaçantes que Khan et Tanweer avaient faites avant les attentats suicide et qui ont été diffusées après les attaques ? La vidéo Ripple Effect a également une réponse sur ce point.
M. Hill y explique : ‘On a pu demander au plus âgé des deux de faire une « vidéo suicide » avant l’exercice de simulation pour l’entrainement de sorte à le rendre aussi réaliste que possible… on a pu demander au deuxième plus âgé de faire une vidéo similaire par précaution, simplement au cas où quelque chose aurait cloché ou si le plus âgé s’était retiré de l’exercice avant la date prévue.’
Réalité ou fiction, peu importe. La vidéo a un fort impact sur les sentiments des musulmans. Le documentaire de la BBC2 montre des fidèles de la mosquée de Birmingham faisant leurs commentaires sur le 7/7 après avoir visionné Ripple Effect. Un homme âgé déclare : ‘Il n’y a guère de doutes que c’est le gouvernement qui l’a fait à ces quatre jeunes hommes.’
Un autre ajoute : « Nous avons été trompés par les autorités britanniques et les musulmans ont été pointés du doigt pour ces attentats. Ils mentent de A à Z.

Peu sont aussi inquiets à propos de Ripple Effect et du mécontentement qu’il agite que Rachel North, survivante de l’explosion du métro à King’s Cross : ‘Si les gens dans les mosquées croient que le gouvernement est si hostile à leur égard, qu’il veut réellement leur faire poster la responsabilité d’un crime monstrueux qu’ils n’ont pas commis, qu’en est-il du niveau de confiance ? C’est un problème pour tout le monde dans ce pays.’
Elle affirme que la thèse centrale de la vidéo – que les attentats du 7/7 ont été fabriqués pour diaboliser les musulmans et faire basculer l’opinion en faveur de la ‘guerre contre la terreur’ – revient à mettre de l’huile sur le feu.
Comme elle, de nombreuses personnes responsables – dont l’ancien sous-chef de Scotland Yard Brian Paddick, l’ancien chef de l’anti-terrorisme de la police londonienne, Andy Hayman (qui avait supervisé l’action de la police le 7/7) et Davis Davis, encore récemment ministre de l’intérieur du cabinet fantôme conservateur – soutiennent désormais l’appel à une enquête indépendante sur les attentats.
Paddick lui-même a déclaré cette semaine que le flot de rumeurs sur le 7/7 nuisait aux relations entre les musulmans et le reste des britanniques : ‘J’espère qu’il y aura des gens dans les services de police, dans les services de sécurité et au gouvernement qui réaliseront l’importance de toutes les actions entreprises pour contrer les théories du complot.’


A l’approche du quatrième anniversaire des attentats de Londres mardi prochain, il y a des paroles dont le gouvernement serait bien avisé de tenir compte.

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