Archive for the ‘mosquée’ Category

Selon un Seymour Hersh déchaîné, le programme pour l’Irak est de "transformer les mosquées en cathédrales".

19 janvier 2011
Voilà que Seymour Hersh donne dans la théorie du complot, une formulation qui prête habituellement à sourire et vise souvent à discréditer les tenants de certaines thèses sur la genèse de conflits ou l’identité d’auteurs d’attentats. Un simple exemple: comment Saddam Hssein, tenant lui-même de ce genre de théories farfelues, a-t-il pu penser une seconde que Tony Blair et George W. Bush avaient comploté pour agresser son pays et mettre un terme à son pouvoir?
Reste que Seymour Hersh n’est pas exactement le premier venu quand on parle de journalisme et on voit mal qui pourrait lui donner des leçons de professionnalisme et de déontologie . Et pourtant, comme le note le titre de l’article, Hersh est vraiment déchaîné et en lisant cette synthèse d’une conférence qu’il a prononcée au Qatar, on comprendra aisément pourquoi: l’inquiétude de quelqu’un qui aime la liberté et la paix et qui estime qu’elles sont menacées par son propre pays et dans son propre pays.
Seymour Hersh prépare un livre dans lequel il reviendra en détail sur les points qu’il a abordés oralement. Un livre qui fera sans doute l’événement.
Pour conclure, ce n’est pas pour rien que la hasbara sioniste s’est occupée avec soin de l’article de wikipedia consacré à Hersh 

Seymour Hersh déchaîné
par Blake Hounshell, Foreign Policy (USA) 18 janvier 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Dans un discours présenté comme une discussion sur les époques Bush et Obama, le journaliste du New Yorker, Seymour Hersh s’est livré ici ce lundi à une diatribe décousue matinée de théorie du complot dans laquelle il exprimait sa déception par rapport au président Obama et son insatisfaction quant aux orientations de la politique étrangère des Etats Unis.

« Juste au moment où nous avions besoin d’un noir en colère, » a-t-il commencé, le bras levé crânement au dessus du podium, « nous ne l’avons pas eu. »

Il a bien vite disparu sur le chemin de la Maison Blanche.

Hersh, dont les articles sur les graves abus commis par l’armée des Etats Unis au Vietnam et en Irak lui ont valu une notoriété mondiale et de hautes distinctions journalistiques, a déclaré être en train d’écrire un livre sur ce qu’il appelle les « années Cheney-Bush » et qu’il ne voyait guère de différence entre cette période et l’administration Obama.

Il a expliqué qu’il tenait à jour une « checklist » des politiques agressives US qui persistaient, dont la torture et la politique de « rendition » [transfert] de suspects de terrorisme dans des pays alliés qui reste en vigueur selon lui.
Il a aussi accusé la politique étrangère des Etats Unis d’avoir été détournée par une cabale de « croisés » néoconservateurs du bureau de l’ancien vice président et maintenant dans le monde des services chargés des opérations spéciales.

« Ce dont je parle en réalité c’est de la manière dont huit ou neuf néoconservateurs, des extrémistes si vous voulez, ont renversé le gouvernement américain, en ont pris le contrôle, » a-t-i précisé au sujet de son prochain livre. « ce n’est pas seulement que les néocons ont pris le contrôle, mais la facilité avec laquelle ils l’ont fait – comment le Congrès a disparu, comment la presse est devenue une partie de ce contrôle, comment l’opinion a acquiescé. »

Hersh a évoqué ensuite les nombreux pillages qui eurent lieu à Bagdad après la chute de Saddam Hussein en 2003. « Dans la clique Cheney, l’attitude consistait à dire, « De quoi? De quoi ils s’inquiètent, les politiciens et les journalistes, ils se préoccupent de quelques pillages?… Ils ne saisissent donc pas? Nous allons transformer les moquées en cathédrales. Et quand nous aurons tout le pétrole, tout le monde s’en foutra. »

« C’est cette attitude, » a-t-il poursuivi. « Nous allons transformer les mosquées en cathédrales. C’est l’attitude qui prévaut, je suis ici pour l’affirmer, dans une grande partie du Joint Special Operations Command. (JSOC) »

Il a ensuite soutenu que le général Stanley McChrystal qui a dirigé le JSOC avant de devenir brièvement le commandant en chef de l’armée US en Afghanistan, et son successeur, le contre amiral William Mc Raven ainsi que de nombreux membres du JSOC sont membres, ou au moins sympathisants, des Chevaliers de Malte ».

Hersh faisait sans doute référence à l’Ordre Souverain de Malte, une organisation catholique romaine vouée à la défense de la foi et l’assistance aux pauvres et aux malheureux, » selon son site internet.

“Beaucoup d’entre eux sont membres de l’Opus Dei,” a poursuivi Hersh. « Ils savent bien ce qu’ils font – et ce n’est pas une attitude atypique de quelques militaires – c’est, au pied de la lettre, une croisade. Ils se voient eux-mêmes comme les protecteurs des Chrétiens. Ils les protègent contre les Musulmans comme au 13ème siècle. Et c’est leur fonction. »

“Ils ont des signes discrets d’appartenance, ces pièces de monnaie qui circulent de l’un à l’autre, qui sont de pièces de croisés » a-t-il poursuivi. « Ils ont des insignes qui reflètent bien l’idée que c’est une guerre culturelle… En ce moment, il y a un énorme, un immense sentiment anti musulman dans la communauté militaire. »
Hersh a rapporté avoir récemment discuté avec “un homme du milieu des renseignements… quelqu’un en rapport avec les activités du JSOC”  de la chute de Zine el-Abidine Ben Ali en Tunisie. « Il disait, ‘Oh mon Dieu, c’était un si bon allié. »

« La Tunisie va changer la donne, » a ajouté ensuite Hersh. « Ca va flanquer la frousse à plein de gens. »

Evoquant le Pakistan, Hersh, après avoir rappelé ses liens amicaux avec benazir Bhutto, a parlé d’une rencontre lors d’un dîner avec Asif Ali Zardari, l’époux de la premier ministre disparue, au cours de laquelle Hersh a affirmé que le président du Pakistan avait manifesté brutalement son dédain pour son propre peuple.

Hersh a décrit un voyage qu’il avait fait dans le Swat où l’armée pakistanaise venait juste de déloger des insurgés Talibans qui s’étaient emparé de cette vallée pittoresque, un lieu de villégiature traditionnel pour la classe moyenne citadine. Hersh a expliqué avoir interrogé Zaradari sur les villages de tentes qu’il avait vus le long de la route et où des gens vivaient dans des conditions difficiles et insalubres.

« Eh bien, ces gens ici au Swat, c’est ce qu’ils méritent, » avait répliqué le président Pakistanais, selon Hersh. A la question du pourquoi, Zardari avait répondu, selon Hersh, « Parce qu’ils ont soutenu les Talibans. » (Note: cette conversation de Hersh n’est pas rapportée dans son article de 2009 du New Yorker sur les armes nucléaires pakistanaises, probablement parce qu’elle n’était pas vérifiable).

Le journaliste chevronné a également soutenu que le chef de poste de la CIA à Islamabad, qui a été récemment rappelé après l’apparition de son nom dans des documents judiciaires pakistanais et dans la percutante presse pakistanaise, avait été en fait limogé pour avoir contesté les plans du général David Petraeus qui a pris en mains l’été dernier la guerre en Afghanistan après la mise à l’écart expéditive du général McChrystal.

Selon Hersh, « Au moment où Petraeus faisait un rapport très optimiste qu’il remettait au président en décembre, le chef de poste venait tout juste de déclarer à l’interne que ce rapport faisait fausse route. Il avait simplement dit: ‘C’est du total aveuglement. Cette politique fait fausse route.’ Il est sorti des clous. On l’a sorti. »

« J’ai cessé de me faire des illusions sur la CIA, a déclaré Hersh. « Ils sont entraînés à mentir, un point c’est tout. Ils mentiront à leur président, ils mentiront certainement au Congrès, et ils mentiront au peuple américain. C’est tout simple. »

Hersh s’exprimait à l’invitation de la Georgetown University’s School of Foreign Service qui possède un campus annexe au Qatar.

Espionnage des mosquées et fabrication de terroristes aux USA, le cas Craig Monteilh

7 décembre 2010

Je vous avais déjà parlé des activités d’espionnage que pratiquent certains services de sécurité dans les mosquées. De même, j’avais déjà évoqué cette étrange pratique policière qui consiste à entrer en contact avec un quidam, musulman au moins nominalement de préférence, pour lui instiller des idées d’attentats auxquelles il n’avait pas pensé spontanément. Bien entendu, pour aider au processus de maturation, un peu (ou beaucoup d’argent) ainsi qu’un accès incroyablement facile à du matériel meurtrier sont d’une utilité non négligeable. Pourquoi ne pas convaincre par exemple un esprit fragile de passer à l’action en échange de la prise en charge financière d’une greffe d’organes dont son petit frère a cruellement besoin ?
C’est de ça entre autres dont parle cet article qui traite d’une affaire qui fait grand bruit aux Etats Unis où un faux converti à l’Islam avait été chargé par le FBI d’infiltrer une mosquée de la région de Los Angeles. Cette taupe a été si loin dans son travail d’appel au meurtre que les fidèles sont allés le dénoncer au FBI sans que leur dénonciation soit suivie d’effets.
Le pot aux roses a éclaté au grand jour aujourd’hui et la taupe s’est mise à parler publiquement, soit de peur d’être liquidée par le FBI, soit pour engranger encore plus d’argent ; où même les deux.
 
La taupe du FBI dans une mosquée de Californie sape la confiance entre les Musulmans et le FBI
Updated: 2 minutes ago
par Mara Gay AOL News 5 USA) traduit de l’anglais par Djazaïri

Craig Monteilh alias Farouk al-Aziz
 
Quand Farouk al-Aziz a, allègue-t-on, tenté d’inciter des fidèles d’une mosquée californienne) faire sauter un centre commercial, ils l’ont signalé au FBI, mais rien ne s’est passé.
C’est semble-t-il parce que al-Aziz était en réalité Craig Monteilh, un informateur rémunéré par le FBI, un repris de justice envoyé pour infiltrer la mosquée et dénoncer un terroriste potentiel. Mais c’est au contraire la démarche du FBI consistant à espionner la mosquée qui a été mise au jour, une affaire qui a fragilisé les relations entre le FBI et les Musulmans.
.
Elle a aussi suscité d’âpres questions chez des détracteurs qui affirment que les procédés utilisés par le FBI avec les communautés musulmanes s’apparentent parfois à des pièges, à de la provocation.
« La question est celle-ci: ces ‘complots’ présumés auraient-il existé sans une implication active du FBI? » a déclaré aujourd’hui à AOL Ibrahim Hooper, porte parole du Council on American-Islamic Relations. « Et nous voyons trop souvent qu’ils sont en réalité fabriqués par le FBI et utilisés de sorte à y attirer des gens qui autrement, n’auraient jamais choisi de leur propre chef de commettre ce genre d’actions. »
Dans l’affaire californienne, rapportée par le Washington Post ce week-end, le FBI a payé Monteilh -un faussaire condamné- 177 000 dollars pendant plus d’un an pour qu’il contribue à élaborer un dossier pour terrorisme contre Ahmadullah Sais Niazi, un membre d’une mosquée d’Irvine. Mais le dossier est tombé à l’eau quand Niazi et d’autres à la mosquée se sont tellement inquiétés des propos de Monteil relatifs à un djihad violent qu’ils l’ont signalé au FBI et ont même demandé un ordre de contrainte à son encontre.
« Ils avaient déclaré que Farouk leur avait dit avoir accès à des armes et qu’ils devraient faire sauter un centre commercial, » a déclaré au Washington Post Hussam Ayloush, directeur exécutif du Council on American-Islamic Relations à Los Angeles. « Ils étaient convaincus que cet homme était un terroriste. »
 
En septembre, le Département de la Justice a classé sans suite le dossier contre Niazi dont il était allégué qu’il avait été enregistré avec Monteilh donnant son accord pour faire sauter des immeubles, selon le Washington Post. Et maintenant, pour aggraver les choses pour le FBI, Monteilh parle publiquement de son histoire, affirmant que des agents du FBI lui avaient appris comment piéger des Musulmans et avaient tenu des propos désobligeants sur l’Islam.
Le FBI a refusé de s’exprimer spécifiquement sur l’affaire Monteilh mais a déclaré que les accusations de ciblage des communautés musulmanes par le FBI étaient fausses.
« Le FBI n’enquête pas sur la religion, » a déclaré aujourd’hui à AOL News Laura Eimiller, porte parole du FBI à Los Angeles. « Sous entendre que le FBI a lancé une enquête en se basant sur une appartenance ethnique ou religieuse est ridicule. »
Mais Alicia McWilliams, dont le neveu a été un des quatre homes condamnés cette année pour une tentative d’attentats contre des synagogues dans le Bronx, New York, a déclaré que le FBI piège des gens qui appartiennent aux couches vulnérables de la société. McWilliams affirme que des informateurs du FBI avaient ciblé son neveu parce qu’il était jeune, noir, « dans une mauvaise passe », impressionnable et qu’on lui avait proposé de financer la greffe de foie pour son frère s’il acceptait de participer au complot.
 
« On ne fait pas de cadeau dans les quartiers pauvres,» a-t-elle déclaré aujourd’hui à AOL News. « Ils se servent de criminels pour fabriquer des criminels. »
Robert Turner, qui enseigne le droit à l’université de Virginie et est le directeur associé de son Center for National Security Law, considère que le FBI avait probablement une raison de penser que Niazi préparait quelque chose et avait demandé à Monteilh de le surveiller lui, mais pas toute la mosquée.
Turner affirme que le FBI est conscient de l’importance d’avoir de bonnes relations avec les Musulmans Américains. « Le FBI sait que les Musulmans patriotes sont dans une situation qui peut leur permettre de nous aider à éviter un nouveau 11 septembre, » a-t-il déclaré à AOL News.
Selon lui, Monteilh – qui a été arrêté pour vol qualifié d’automobiles après que le FBI ait rompu toutes relations avec lui – ment probablement sur la vision de l’Islam par le FBI. »Il me semble que Monteilh s’est dit, « Qu’est-ce que je pourrais raconter qui va vraiment embarrasser le FBI ? Je ne trouve rien de crédible là dedans. »
Pourtant, les procédés du FBI ont continue à susciter la controverse. Le mois dernier, par exemple, Mohamed Osman Mohamud, un Américain de 19 ans d’origine somalienne a été arrêté sur la présomption d’avoir conduit une camionnette bourrée d’explosifs – fournis par des agents du FBI – destinée à une cérémonie d’illumination d’arbre de Noël à Portland, en Oregon. Et déjà, les avocats de Mohamud avaient indiqué qu’ils plaideraient la manipulation pout sa défense.  
Lynne Jackson, le co-fondateur de Project Salam, une organisation d’aide juridique pour les Musulmans, affirme que le recours à des informateurs infiltrés dans les communautés islamiques était devenu un problème de respect des libertés publiques comparable à la peur des Rouges pendant la guerre froide.
« Ce sont des préjugés contre les Musulmans. C’est comme dans les années 1950, sauf qu’à la place des communistes, ce sont les Musulmans, » dit-elle. « Le gouvernement s’en prend aux Musulmans à cause de ce qu’ils pensent même quand ils n’ont rien fait du tout.
Hooper de l’organisation CAIR affirme que l’utilisation d’informateurs par le FBI mine la confiance entre les Musulmans Américains et les forces de l’ordre.
 
« Le principe de base est que le FBI a besoin d’avoir des canaux de communication ouverts en direction de la communauté musulmane américaine afin que nous puissions travailler ensemble contre quiconque menace la sécurité de notre nation, » dit-il.
Mais, ajoute-t-il, « tant que les Musulmans Américains se sentiront mis à part et soupçonnés en tant que communauté entière, l’atmosphère restera froide. »

Ma mosquée est une église, et je peux le prouver!

16 novembre 2010
Après « je ne suis pas Arabe, mais Juif et je peux le prouver », nous avons maintenant « Je construis une église chrétienne et pas une mosquée islamique ». Un exemple de l’islamophobie qui a été inoculée à une partie des Américains par des media souvent conservateurs, mais toujours sionistes et bellicistes.
Le pathétique de cette affaire est qu’elle renvoie à l’ignorance de beaucoup d’habitants des USA quant aux éléments architecturaux que peuvent avoir en commun mosquées et églises

Protestations en Arizona contre une église parce qu’elle ressemble à une mosquée
par David Edwards, Raw Story (USA) 16 novembre 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’islamophobie a peut être franchi un nouveau sommet dans ce pays où des gens condamnent des Chrétiens qu’ils soupçonnent d’être des Musulmans, sans même prendre la peine de se renseigner.

A Phoenix, en Arizona, des habitants ont des craintes au sujet d’une nouvelle église chrétienne qu’ils prennent pour une mosquée islamique.
L’église oecuménique [multidenominational] Lumière du Monde est en construction tout près de la route Interstate 10 et comporte une structure en forme de dôme.
« Dès que la structure caractéristique du dôme a pris forme, les responsables de l’église disent avoir reçu des appels téléphoniques de voisins inquiets qui ont pris par erreur cet édifice pour une mosquée islamique, » rapporte KPHO.

« J’ai entendu beaucoup de gens, ils venaient et demandaient, ‘Est-ce que c’est un temple musulman?’ Non, ce n’en est pas un, » a déclaré à KPNX Juan Calixto, un membre de l’église.

« Il es dommage que les gens soient si peu tolérants aux différences qu’ils n’arrivent pas à se rendre compte que ce lieu de culte n’est pas une mosquée, » déclare Tayyibah Amatullah qui représente le Council on American-Islamic Relations en Arizona.

Les responsables de l’église ont disposé une banderole pour que les gens sachent qu’ils ne sont pas Musulmans. « Si vous pensez que nous sommes différents, vous faites erreur, » lit-on sur la banderole. « Nous édifions une maison de prière chrétienne. » 

« Nous essayons de faire savoir que nous sommes Chrétiens et que nos églises sont modernes, » a déclaré à KPHO Uzieo Martinez, un responsable de l’église.


 

Les officiels tentent d’éviter le type de réaction brutale dont a fait l’objet le centre islamique de Park 151 prévu près de Ground Zero.

Le centre culturel avait été largement ignoré lorsque le New York Times en avait parlé pour la première fois en décembre 2009.

Mais le projet avait été beaucoup plus remarqué en mai 2010 quand un conseil de quartier avait étudié les plans de construction. Les blogueurs conservateurs Pamela Geller et Robert Spencer  surnommèrent ce projet « la mosquée de Ground Zero, sonnant le départ d’une controverse nationale.

« Mais avec autant de personnalités connues qui vendent des peurs anti-musulmanes infondées à l’opinion, est-il si étonnant que tant d’Américains puissent voir en l’Islam une menace qui plane sur eux? » demande Tanya Somanader du blog de gauche Think Progress.

La petite amie du djihadiste parle

28 mai 2009
A mesure qu’on lit la presse qui se donne un peu de peine pour enquêter, on s’aperçoit que l’affaire des quatre terroristes newyorkais embarqués dans d’ambitieux projets d’attentats contre des synagogues et une base aérienne, n’est pas autre chose qu’un coup tordu monté par la police fédérale étatsunienne.
Toutes les ficelles du genre de la manipulation sont ici réunies. La première est un indicateur spécialisé dans l’approche de personnes qui fréquentent des mosquées.
La deuxième ficelle, ce sont des subsides et des cadeaux intéressés destinés à ces personnes ; une générosité qui s’alimente aux caisses du FBI, donc du contribuable étatsunien que ce service est supposé protéger.
La troisième ficelle, ce sont les dindons de la farce. Et là, on dira qu’ils ont le profil idéal : de petits délinquants dépourvus de perspectives d’accession à une vie honnête autant par manque d’opportunités ou de qualifications que par leur faiblesse de caractère.
Néo convertis à l’Islam, ces personnes se font facilement tourner la tête par quelqu’un qui, outre de beaux discours à connotation religieuse, n’omet pas de les arroser de cadeaux, d’argent et de… marijuana.
Pour résumer, nous avons quatre individus qui, au sortir de prison, n’avaient d’autre projet que d’essayer d’éviter d’y retourner en tentant de mener une vie honnête ou en continuant leurs petits délits mais qui se sont faits implanter dans l’esprit un projet d’attentats par un personnage trouble et rusé qui travaille pour la police.
S’ils n’avaient pas rencontré cet individu, qui a pris l’initiative du contact, nous n’aurions jamais entendu parler de ces quatre personnes.

On notera le caractère proprement ignoble de l’agent infiltré par le FBI qui exploite la grave maladie (un cancer en phase terminale) du frère d’un des présumés terroristes.

Voilà, tout est dit sur les méthodes des néoconservateurs aux Etats Unis.

La petite amie du ‘djihad’ : le mouchard du FBI s’est servi de cadeaux pour piéger nos hommes
par Lorena Mongelli à Newburgh et Lukas I. Alpert à New York traduit de l’anglais par Djazaïri
New York Post, 23 mai 2009

Un informateur du FBI a entrainé quatre convertis à l’Islam dans un horrible complot terroriste visant à faire sauter des synagogues et des avions militaires en leur offrant de grosses sommes d’argent, des cadeaux et même des sachets de marijuana, ont déclaré aujourd’hui des proches des suspects.
« Mon frère, tout ce dont tu as besoin, je me le procurerai pour toi, » disait cet homme que les quatre petits délinquants connaissaient sous le nom de Maqsood, selon Kathleen Baynes, dont le petit ami de longue date James Cromitie serait le chef présumé de la cellule terroriste.
Selon elle, Cromitie, 45 ans, a rencontré Maqsood, qui lui a promis de lui enseigner la vérité sur l’Islam, à la mosquée al-Ikhlas il y a environ un an
Rapidement, l’homme vint de plus souvent chez eux, les poches toujours pleines d’argent.
«Il était très insistant et à chaque fois qu’il venait voir James, il l’emmenait avec lui. Ils disaient qu’ils allaient dîner, » dit-elle. « Chaque fois que nous avions besoin de quelque chose Maqsood nous aidait – par exemple financièrement – il nous donnait de l’argent pour payer le loyer.
« Il était tout le temps dans les parages. C’était comme s’il l’avait envoûté.»
Cassandra McKoy, la petite amie de David Williams, un des co-conspirateurs, soutient que les hommes ont été dupés pour participer au complot, appâtés par une paye quotidienne et que la haine religieuse n’avait rien à voir avec tout ça.
« Ce ne sont pas des extrémistes, leurs motivations étaient uniquement financières. Ce ne sont pas des terroristes, » dit-elle. « Ce n’était pas leur idée. Ils [le FBI] font voir les choses comme s’ils l’avaient cherché à entrer en contact avec lui [l’informateur] pour lui dire que nous voulons faire telle chose alors que c’est lui qui les a contactés. Il les a attirés avec l’argent ».
«Maqsood n’était même pas autorisé à entrer dans la mosquée, il les attendait sur le parking et leur avait proposé 25 000 dollars pour se joindre à lui.»
Des sources indiquent que Maqsood est en réalité Shahed Hussain – un ressortissant pakistanais qui gère un hôtel aux environs de la ville et travaille pour le FBI depuis 2003 après avoir eu des problèmes pour une affaire de fraude. Il a joué un rôle capital pour mettre au jour une autre affaire liée au terrorisme à Albany en 2004.
Baynes, 42 ans, entretenait une relation avec Cromitie – un professionnel du crime qui est allé plus de 20 fois en prison – depuis six ans. Elle explique qu’il s’est converti à l’Islam au cours de son dernier séjour en prison mais que ce n’était pas sérieux.
«James est un apprenti musulman. Il n’était pas vraiment musulman. Il n’a jamais prié,» dit-elle.
Mais dans le courant de l’année, Maqsood n’a eu de cesse d’entrainer Cromitie sur le chemin du djihad – il lui donnait des brochures religieuses, des vêtements et des tapis de prière. A la fin, il semble que l’argent et les cadeaux ont mieux fonctionné.
Elle explique que Maqsood avait promis de donner un emploi à Cromitie et il a dit une fois qu’il lui donnerait une Mercedes Benz noire. A plusieurs reprises, il a donné à Cromitie des appareils photo, de l’argent et même de la drogue.
« Maqsood lui a donné beaucoup de marijuana, » dit-elle.
Un porte parole du FBI ne nous a pas rappelé suite à notre demande de commentaires sur les cadeaux.
Elizabeth McWilliams, la mère de Williams, affirme que son fils est tombé sous la coupe de Maqsood en avril en promettant d’aider pour les frais médicaux de son frère malade.
« Maqsood disait ‘Ne t’inquiète pas frère, je vais vous aider pour les frais hospitaliers de ton frère. Cet homme n’a rien fait d’autre que manipuler ces types.»
Baynes dit ne s’être jamais fié aux intentions de Maqsood et que l’imam de la mosquée avait prévenu James de se tenir à l’écart de cet intrus.
« James m’avait dit que l’imam leur avait demandé d’être prudent parce que cet homme essayait de recruter des gens pour aller au Pakistan, » dit-elle. «James avait dit qu’il n’était pas assez fou pour faire quelque chose comme ça.»
Alors que le mercredi de l’attentat approchait, Baynes indique que l’humeur de Cromitie changeait.
« Les derniers jours, James n’était plus le même. Il se comportait simplement différemment, » dit-elle. « Ces jours là, il ne faisait que fumer de l’herbe et jouer à des jeux vidéo avec ses amis [ses associés dans le complot, Williams, Laguerre Payen et Onta Williams].
Selon elle, le jour de l’attentat les hommes s’étaient réunis et Maqsood «semblait vraiment nerveux.»
« Il se tenait vers la voiture et était agité, » dit-elle.
Puis, alors qu’ils allaient partir, Cromitie l’a embrassée sur la joue et lui a promis, « Bientôt tout ira bien, » dit-elle. «Je pense qu’il voulait dire financièrement, qu’il voulait dire que tout serait OK.»
Selon elle, un ami lui avait dit que James allait avoir 50 000 dollars.

>La petite amie du djihadiste parle

28 mai 2009

>

A mesure qu’on lit la presse qui se donne un peu de peine pour enquêter, on s’aperçoit que l’affaire des quatre terroristes newyorkais embarqués dans d’ambitieux projets d’attentats contre des synagogues et une base aérienne, n’est pas autre chose qu’un coup tordu monté par la police fédérale étatsunienne.
Toutes les ficelles du genre de la manipulation sont ici réunies. La première est un indicateur spécialisé dans l’approche de personnes qui fréquentent des mosquées.
La deuxième ficelle, ce sont des subsides et des cadeaux intéressés destinés à ces personnes ; une générosité qui s’alimente aux caisses du FBI, donc du contribuable étatsunien que ce service est supposé protéger.
La troisième ficelle, ce sont les dindons de la farce. Et là, on dira qu’ils ont le profil idéal : de petits délinquants dépourvus de perspectives d’accession à une vie honnête autant par manque d’opportunités ou de qualifications que par leur faiblesse de caractère.
Néo convertis à l’Islam, ces personnes se font facilement tourner la tête par quelqu’un qui, outre de beaux discours à connotation religieuse, n’omet pas de les arroser de cadeaux, d’argent et de… marijuana.
Pour résumer, nous avons quatre individus qui, au sortir de prison, n’avaient d’autre projet que d’essayer d’éviter d’y retourner en tentant de mener une vie honnête ou en continuant leurs petits délits mais qui se sont faits implanter dans l’esprit un projet d’attentats par un personnage trouble et rusé qui travaille pour la police.
S’ils n’avaient pas rencontré cet individu, qui a pris l’initiative du contact, nous n’aurions jamais entendu parler de ces quatre personnes.

On notera le caractère proprement ignoble de l’agent infiltré par le FBI qui exploite la grave maladie (un cancer en phase terminale) du frère d’un des présumés terroristes.

Voilà, tout est dit sur les méthodes des néoconservateurs aux Etats Unis.

La petite amie du ‘djihad’ : le mouchard du FBI s’est servi de cadeaux pour piéger nos hommes
par Lorena Mongelli à Newburgh et Lukas I. Alpert à New York traduit de l’anglais par Djazaïri
New York Post, 23 mai 2009

Un informateur du FBI a entrainé quatre convertis à l’Islam dans un horrible complot terroriste visant à faire sauter des synagogues et des avions militaires en leur offrant de grosses sommes d’argent, des cadeaux et même des sachets de marijuana, ont déclaré aujourd’hui des proches des suspects.
« Mon frère, tout ce dont tu as besoin, je me le procurerai pour toi, » disait cet homme que les quatre petits délinquants connaissaient sous le nom de Maqsood, selon Kathleen Baynes, dont le petit ami de longue date James Cromitie serait le chef présumé de la cellule terroriste.
Selon elle, Cromitie, 45 ans, a rencontré Maqsood, qui lui a promis de lui enseigner la vérité sur l’Islam, à la mosquée al-Ikhlas il y a environ un an
Rapidement, l’homme vint de plus souvent chez eux, les poches toujours pleines d’argent.
«Il était très insistant et à chaque fois qu’il venait voir James, il l’emmenait avec lui. Ils disaient qu’ils allaient dîner, » dit-elle. « Chaque fois que nous avions besoin de quelque chose Maqsood nous aidait – par exemple financièrement – il nous donnait de l’argent pour payer le loyer.
« Il était tout le temps dans les parages. C’était comme s’il l’avait envoûté.»
Cassandra McKoy, la petite amie de David Williams, un des co-conspirateurs, soutient que les hommes ont été dupés pour participer au complot, appâtés par une paye quotidienne et que la haine religieuse n’avait rien à voir avec tout ça.
« Ce ne sont pas des extrémistes, leurs motivations étaient uniquement financières. Ce ne sont pas des terroristes, » dit-elle. « Ce n’était pas leur idée. Ils [le FBI] font voir les choses comme s’ils l’avaient cherché à entrer en contact avec lui [l’informateur] pour lui dire que nous voulons faire telle chose alors que c’est lui qui les a contactés. Il les a attirés avec l’argent ».
«Maqsood n’était même pas autorisé à entrer dans la mosquée, il les attendait sur le parking et leur avait proposé 25 000 dollars pour se joindre à lui.»
Des sources indiquent que Maqsood est en réalité Shahed Hussain – un ressortissant pakistanais qui gère un hôtel aux environs de la ville et travaille pour le FBI depuis 2003 après avoir eu des problèmes pour une affaire de fraude. Il a joué un rôle capital pour mettre au jour une autre affaire liée au terrorisme à Albany en 2004.
Baynes, 42 ans, entretenait une relation avec Cromitie – un professionnel du crime qui est allé plus de 20 fois en prison – depuis six ans. Elle explique qu’il s’est converti à l’Islam au cours de son dernier séjour en prison mais que ce n’était pas sérieux.
«James est un apprenti musulman. Il n’était pas vraiment musulman. Il n’a jamais prié,» dit-elle.
Mais dans le courant de l’année, Maqsood n’a eu de cesse d’entrainer Cromitie sur le chemin du djihad – il lui donnait des brochures religieuses, des vêtements et des tapis de prière. A la fin, il semble que l’argent et les cadeaux ont mieux fonctionné.
Elle explique que Maqsood avait promis de donner un emploi à Cromitie et il a dit une fois qu’il lui donnerait une Mercedes Benz noire. A plusieurs reprises, il a donné à Cromitie des appareils photo, de l’argent et même de la drogue.
« Maqsood lui a donné beaucoup de marijuana, » dit-elle.
Un porte parole du FBI ne nous a pas rappelé suite à notre demande de commentaires sur les cadeaux.
Elizabeth McWilliams, la mère de Williams, affirme que son fils est tombé sous la coupe de Maqsood en avril en promettant d’aider pour les frais médicaux de son frère malade.
« Maqsood disait ‘Ne t’inquiète pas frère, je vais vous aider pour les frais hospitaliers de ton frère. Cet homme n’a rien fait d’autre que manipuler ces types.»
Baynes dit ne s’être jamais fié aux intentions de Maqsood et que l’imam de la mosquée avait prévenu James de se tenir à l’écart de cet intrus.
« James m’avait dit que l’imam leur avait demandé d’être prudent parce que cet homme essayait de recruter des gens pour aller au Pakistan, » dit-elle. «James avait dit qu’il n’était pas assez fou pour faire quelque chose comme ça.»
Alors que le mercredi de l’attentat approchait, Baynes indique que l’humeur de Cromitie changeait.
« Les derniers jours, James n’était plus le même. Il se comportait simplement différemment, » dit-elle. « Ces jours là, il ne faisait que fumer de l’herbe et jouer à des jeux vidéo avec ses amis [ses associés dans le complot, Williams, Laguerre Payen et Onta Williams].
Selon elle, le jour de l’attentat les hommes s’étaient réunis et Maqsood «semblait vraiment nerveux.»
« Il se tenait vers la voiture et était agité, » dit-elle.
Puis, alors qu’ils allaient partir, Cromitie l’a embrassée sur la joue et lui a promis, « Bientôt tout ira bien, » dit-elle. «Je pense qu’il voulait dire financièrement, qu’il voulait dire que tout serait OK.»
Selon elle, un ami lui avait dit que James allait avoir 50 000 dollars.

%d blogueurs aiment cette page :