Archive for the ‘nazisme sionisme’ Category

Eclairage canadien sur l’histoire du sionisme

7 mars 2010
Yves Engler est un journaliste et essayiste Canadien qui publie ses articles dans la presse « alternative » mais aussi dans la grande presse canadienne comme le Toronto Star ou l’Ottawa Citizen.
Cette fois, c’est un journal qui parle de lui ou, plus précisément de son dernier livre qui traite de l’alliance fort ancienne entre le Canada et le sionisme.
Mieux, Yves Engler soutient, documents à l’appui, que l’idée de créer un Etat juif en Palestine a d’abord été celle de fondamentalistes Chrétiens.
Il est particulièrement intéressant d’apprendre que l’année même où Théodore Herzl publiait son livre « l’Etat juif », un Chrétien restaurationniste du nom d’Henry Wentworth Monk écrivait à Balfour pour lui faire part de sa lumineuse idée d’un « Dominion » juif en Palestine. Oui, le même Balfour qui rédigera plus tard la fameuse déclaration adressée au baron Lionel Walter Rothschild.
Le Canada accusé de parti pris pro-israélien
compte rendu de lecture
par David Heap, pour l’agence QMI

London Free Press (Canada) 6 mars 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le nouveau livre d’Yves Engler soulève des questions importantes au centre des débats dans ce pays et à propos desquelles nous avons tous besoin d’être mieux informés.

Le titre réfère aux conditions imposées par Israël aux Palestiniens, dont certains disent qu’elles s’assimilent au crime d’apartheid, tel que défini par la Convention internationale sur la répression et la sanction du crime d’apartheid.
A l’évidence, tout le monde n’est pas d’accord avec cette interprétation et il s’agit d’un point qui peut donner lieu à un débat salutaire.

Pour Engler, l’histoire du soutien canadien à la formation de l’Etat d’Israël commence par l’observation que les « racines du sionisme sont chrétiennes, pas juives. »
Il montre en détail que longtemps avant la popularisation par Herzl du sionisme chez les Juifs Européens, diverses organisations chrétiennes promouvaient une interprétation littérale de la Bible selon laquelle il devrait y avoir un foyer national juif dans la partie de l’Empire Ottoman connue sous le nom de Palestine.

Des Chrétiens restaurationnistes comme l’homme d’affaires Canadien Henry Wentworth Monk collectaient de l’argent dans les années 1870 et 1880 pour l’établissement d’un « Dominion d’Israël. »

En 1896, Monk parla de son idée dans une lettre à A.J. Balfour, qui devint plus tard ministre des affaires étrangères de Grande Bretagne et publia la déclaration Balfour promettant un soutien britannique à la création d’un Etat juif en Palestine.

Ainsi, avant même le début du mouvement politique juif moderne pour la colonisation de la palestine, le soutien occidental à l’idée d’un Etat juif était étroitement mêlé avec le fondamentalisme chrétien et une vision géopolitique d’Israël comme avant-poste utile au pouvoir impérial.

Engler montre que l’alignement à l’international du canada a glissé de Westminster à Washington, le soutien à Israël restant une constante.

Ce soutien est souvent allé de pair avec une hostilité envers les Juifs au Canada. Des politiciens antisémites comme E.C. Manning et Mackenzie King soutenaient la création d’Israël en partie comme moyen de réduire l’immigration juive au Canada.

Engler documente aussi l’apport significatif de Canadiens au plan de partition de l’ONU qui donnait la majorité de la Palestine historique à Israël en 1948. Parmi ces acteurs clefs, figuraient le sous secrétaire d’Etat aux affaires étrangères Lester Pearson et Ivan Rand, qui sera plus tard premier doyen de la faculté de droit de Western Ontario.

Le Canada s’ était abstenu de condamner le nettoyage ethnique lorsqu’une grande partie de la population palestinienne avait été forcée à l’exil et ses maisons expropriées, et le soutien du Canada à Israël a continué, à quelques exceptions près, jusqu’à ce jour.

Engler passe en revue des dizaines d’années de soutien exclusif à Israël par le Canada dans des secteurs qui vont du renseignement militaire au statut caritatif accordé à des organisations qui contribuent au financement de colonies illégales en Cisjordanie grâce à des donations déductibles des impôts au Canada.

Le livre soutient que le Canada a été « le pays au monde le plus pro-israélien. »

Engler termine par l’examen du mouvement qui veut réorienter les relations internationales du pays vers « une politique indépendante d’esprit fondée sur la justice sociale. »

Le style d’Engler est clair et direct. Il écrit avec passion et une documentation soigneuse.

En apprendre sur l’histoire de la contribution de notre pays à la situation dans cette région nous donne la responsabilité de chercher des solutions justes et durables. Les canadiens qui s’intéressent à notre politique au Moyen Orient feraient bien de prêter une grande attention à son message, quelles que puissent être leurs points de vue sur la région.

David Heap est professeur associé à l’université de Western Ontario.

Canada and Israel: Building Apartheid, By Yves Engler, Fernwood Books

Un début d’aveux de trafic d’organes?

20 décembre 2009
Une information qui nous arrive en catimini: la reconnaissance que la pratique du prélèvement illégal d’oranes a bien eu lieu dans l’entité sioniste. Le scandale projeté sur le devant de la scène par un journal suédois rebondit dans une interviex diffusée par une chaîne télévisée de l’entité sioniste.
Dans cette interview, réalisée en 2000 et jamais rendue publique auparavant, le Dr Jehuda Hiss, ancien directeur d’un important institut de médecine légale, admet s’être livré au prélèvement d’organes, de cornées plus précisément, sans l’accord des familles des personnes décédées.
Nous dirons que, pour l’instant, ce sont les prélèvements abusifs de cornées qui sont reconnus, en attendant d’autres révélations
Les organes prélevés par Hiss n’avaient pas tous forcément vocation à être transplantés; il y a bien d’autres usages que la médecine ou l’enseignement peuvent faire de parties du corps humain.
On ne m’enlèvera d’ailleurs pas de l’esprit que Hiss ou ses co-traitants ont aidé quelques Palestiniens à mourir.
Et je vous vois venir avec l’accusation d’antisémitisme et de crime rituel. Les victimes de Hiss n’étaient pas toutes palestiniennes, il y a eu aussi au moins un touriste Ecossais et des soldats de l’armée sioniste. C’était avant tout une affaire de business, cependant moins risqué quand il s’effectuait aux dépens de Palestiniens.
L’article nous dit par ailleurs que Hiss a été relevé de ses fonctions. Certes, mais il n’a pas  fait l’objet de poursuites judiciaires et reste un des fonctionnaires les mieux payés de la voyoucratie sioniste.
Israël a prélevé des organes sans autorisation dans les années 1990
Associated Press, 20 décembre 2009
Jérusalem – Israël a reconnu que des médecins légistes ont prélevé des organes sur des cadavres, dont ceux de Palestiniens, sans autorisation des familles pendans les années 1990.
L’affaire est ressortie avec une interview du Dr Jehuda Hiss, directeur à l’époque du principal institut médico-légal d’Israël . Un universitaire Américain avait réalisé l’interviex en 2000 mais s’est décidé à la rendre publique maintenant à cause d’une controverse l’été dernier suite aux allégations d’un journal suédois selon qui Israël tuait des Palestiniens pour prélever leurs organes. Israël avait vivement démenti cette accusation.
Dans l’interview, Hiss affirme que des cornées étaient prélevées sur des cadavres sans le consentement des familles.
Hiss avait été révoqué de l’Institut en 2004, et la télévision israélienne Channel2 TV a cité le ministre de la santé qui affirme que la pratique a cessé il y a dix ans.

Chats et matous pour la Palestine!

20 novembre 2009
J’aime les chats et apparemment les chats aiment la Palestine et n’aiment pas le sionisme. Peut-être nos amis félins sont-ils des antisémites?
Après tout ne sont-ils pas moustachus comme Adolf Hitler, le colonel Nasser ou encore Saddam Hussein?
Israël emprisonne un chat pour assistance à des prisonniers Palestiniens
Dans une prison israélienne du Nakab (Negev), ce désert non loin de l’Egypte, un chat a été placé en confinement solitaire comme punition pour les services et l’aide qu’il a apportés à des prisonniers sanctionnés par un placement à l’isolement.  
Selon les fonctionnaires Israéliens, le chat aidait les prisonniers en transportant de petits objets (par ex. des lettres, du pain, etc.) d’une cellule à l’autre. 
Il s’avère que ce chat apportait ses services aux détenus depuis plusieurs mois avant d’être récemment repéré et l’administration pénitentiaire a donc décidé de placer le chat en confinement solitaire – comme elle le fait avec les prisonniers. 
Des dizaines de chats vivent dans les cellules et les locaux occupés par des prisonniers Palestiniens dans plusieurs prisons israélienneqs et, apparemment, les chats essayent de les aider.

Arthur Ruppin, le "père de la colonisation sioniste" de la Palestine était un vulgaire Nazi!

11 octobre 2009
Je n’avais jamais entendu parler d’Arthur Ruppin. Or, cet Arthur Ruppin est une figure très importante du sionisme et il a eu un rôle décisif dans la colonisation de la Palestine.

Wikipedia vous apprendra un certain nombre de choses à son sujet, mais rien de ce dont je veux vous parler maintenant.

C’est qu’Arthur Ruppin n’était pas seulement un avocat et sociologue. Wikipedia nous parle bien de son activité intellectuelle et académique mais omet de nous dire que Ruppin était d’abord un savant fou comme seuls le nazisme et le sionisme ont pu en engendrer.

En réalité, Arthur Ruppin était tout simplement un nazi Juif dont une bonne part de l’activité de recherche a consisté à démontrer que, à l’origine, les Juifs ne sont pas des Sémites et que la partie de la population juive qui correspond le mieux à ce type non sémite est la poulation des Juifs Ashkénazes d’Europe orientale.

Seul le métissage des Juifs primitifs avec les Sémites en a fait ce qui correspond à la description par les stéréotypes antisémites : des gens cupides et sans enracinement.

Heureusement, les travaux de Ruppin associés à l’eugénique se proposent de rétablir l’authentique race juive qui fait partie se la souche Indo-Allemande !

Et Ruppin était peut-être un savant fou, mais il fut aussi un sioniste efficace qui a influencé bon nombre de personnalités sionistes. Et on le considère comme le « père de l’installation sioniste » en Palestine. Pas moins.

La fabrique de l’Histoire / Revisiter Arthur Ruppin

par Tom Segev, Haaretz (Sionistan) 8 octobre 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Arthur Ruppin, un avocat et sociologue né en Allemagne, est considéré comme le père de la colonisation nationale sioniste sur le sol d’Israël, qui a commencé en 1908. Entre autres choses, il était impliqué dans la création du kibboutz Degania et dans les premiers développements de Tel Aviv, il figurait parmi les fondateurs de la banque Hapoalim et jusqu’à son décès en 1943, il fut un des grands dirigeants de l’entreprise sioniste. Il fut aussi un des pères de l’éducation hébraïque et de la culture hébraïque en général ; en fait, sa façon de penser influença la vision du monde de Moshe Dayan et d’autres personnalités.

Tout cela est bien connu. Ce qui l’est moins, est la conviction de Ruppin que la réalisation du sionisme exigeait la « pureté raciale » chez les Juifs. Ses conceptions étaient inspirés en partie par les travaux de penseurs antisémites, dont certains des idéologues nazis.

Après l’holocauste, l’historiographie israélienne a tendu à minimiser autant que possible cette information embarrassante – ou même à l’ignorer complètement. Cependant, voici quelques semaines, l’université de Tel Aviv a accepté la thèse de doctorat d’un chercheur nommé Ethan Bloom, qui a découvert, entre autres, que non seulement Ruppin avait été influencé par les théories qui ont engendré le nazisme, mais qu’il avait aussi influé sur leur formulation.

Bloom a découvert que Ruppin avait eu « une influence déterminante » sur la perception par les Allemands des Juifs comme une race. Par exemple, des travaux de Ruppin, dont certains effectués à l’université Hébraïque, proposaient une explication à l’avarice supposée des Juifs : il postulait que les Juifs qui vivaient à l’origine sur la terre d’Israël avant la destruction du premier temple, et s’étaient lancés dans l’agriculture, appartenaient en réalité à des tribus non sémitiques. A un moment sonné, ils commencèrent à se mêler à des tribus sémitiques, ce qui a compromis leur pureté raciale et les a affaiblis. L’élément sémitique commençant à devenir dominant, cela incita les Juifs à abandonner l’agriculture et à développer des instincts commerciaux, une plus grande cupidité et une avidité incontrôlable.

Ruppin pensait que ces défauts pouvaient être corrigés, et la première tâche qu’il exigeait de l’entreprise sioniste était par conséquent d’identifier ce qui restait du groupe de Juifs « originel » ou « authentique » – ceux ayant un lien direct, biologique avec les anciens Israélites racialement purs. Il croyait qu’on les découvrirait parmi les Juifs ashkénazes d’Europe orientale.

A cette époque, les Juifs d’Europe étaient au milieu d’un processus d’assimilation tandis que, selon Ruppin, les Juifs Mizrahim et Séfarades (du Proche Orient et d’Afrique du Nord) subissaient une atrophie biologique, qui jetait le doute sur leur identité en tant que partie de la race juive. Ce ne fut donc qu’après une longue hésitation qu’il autorisa qu’on amène des travailleurs Juifs du Yémen ; il affirmait en outre qu’il n’y avait pas de Juifs noirs.

C’est ainsi, selon Bloom, que la discrimination contre les Mizrahim a pris racine en Israël à l’époque. Contrairement aux idées reçues, affirme-t-il, le phénomène n’est pas né d’une « incompréhension culturelle » mais plutôt d’une planification culturelle basée sur des théories raciales. Selon Bloom, c’était un cas de racisme entre juifs, d’une dimension antisémite dans la culture hébraïque moderne. Certaines des idées de Ruppin s’insèrent dans le discours intellectuel qui prévalait à l’époque, qui vantait la pureté raciale et traitait abondamment d’eugénique, le mouvement visant à améliorer la qualité génétique de l’humanité. La croyance en la théorie que les Ashkénazes étaient le type juif achevé à l’ère moderne permettait à Ruppin d’accepter la théorie raciale allemande et de soustraire la majorité des Juifs à la catégorie des Sémites. En réalité, selon sa conception, les Juifs originels, « sains »qui étaient auteurs des aspects les plus vertueux de la culture juive faisaient partie, en termes raciaux, des Indo-Allemands.

Quelques mois après l’arrivée des nazis au pouvoir en 1933, Ruppin eut une conversation amicale avec Hans Guenther, un des principaux propagateurs de la théorie raciale nazie. La rencontre avait pour but, entre autres choses, de faire avancer les négociations entre le mouvement sioniste et les autorités nazies pour un accord qui permettrait aux Juifs d’Allemagne d’immigrer en Palestine et d’y transférer une partie de leurs biens.

Ruppin apparait, à travers les découvertes de Bloom, comme un individu intellectuellement et psychologiquement complexe qui, des années plus tard, se conduira assez bizarrement. Il photographiait des « types juifs, » mesurait des crânes, comparait des empreintes digitales et pensait qu’il était possible de classer les Juifs Ashkénazes en diverses sous catégories raciales en fonction de la forme de leurs nez. Peu de temps avant sa mort, il terminait une étude comparative sur ce dernier sujet, comparant des personnalités de premier plan du mouvement sioniste – à commencer par Théodore Herzl lui-même, dont Ruppin définissait le nez comme « assyrien-boukharien ». Il définissait le nez d’un juif nommé Jacob Feitlowitz, qui était né en Pologne et avait étudié l’histoire des Juifs Ethiopiens, comme « ashkénazi-négroïde. » Selon Bloom, Ruppin croyait apparemment que l’intérêt de Feitlowitz pour les Ethiopiens témoignait de son attrait pour « sa propre espèce. »

La thèse de doctorat en question est fascinante et parlante. Elle a été rédigée en anglais, sous la supervision d’Itamar Even-Zohar de l’université de Tel Aviv et de l’historien Américain Sander Gilman. Bloom dit ne pas être particulièrement heureux de faire aussi partie de cette histoire. Il s’inquiète des réactions que son travail pourrait provoquer, mais défendra ce qu’il a écrit. De fait, il a déclaré cette semaine : « C’est la vérité.»

Ada Yonath, prix Nobel de chimie, une juste qui ne doit pas faire oublier les médecins fous de l’entité sioniste.

11 octobre 2009
Le Centre Simon Wiesenthal qui est, dit-on, une organisation vouée à la promotion des droits de l’homme applaudit le fait qu’une chercheuse de l’entité sioniste, Mme Ada Yonath, ait obtenu le prix Nobel de chimie.

Certes, cette scientifique mérite sans doute son prix Nobel et le fait qu’elle le partage avec deux autres co-lauréats vient simplement rappeler, comme le précise à juste titre le Centre Simon Wiesenthal, que la recherche scientifique est une affaire d’inspiration mutuelle, c’est-à-dire en réalité de plus en plus l’oeuvre de collectifs de savants.

Mais là où on ne peut plus suivre ce centre Simon Wiesenthal (qui est en réalité un gros business de la pédagogie de l’holocauste et du sionisme), c’est quand il en tire argument pour demander que soit mis un terme aux campagnes de boycott des relations universitaires avec les institutions de l’Etat sioniste, campagnes qui sont assez vigoureuses au Canada et au Royaume Uni.

L’argument est que les chercheurs de l’entité sioniste sont à l’avant-garde de la recherche médicale et que le monde aurait bien tort de se priver de telles compétences.

Cette plaidoirie n’est pas dénuée d’intérêt , mais elle omet simplement que les campagnes de boycott ne sont pas des campagnes ad hominem, c’est-à-dire qu’elles ne visent pas en particulier les chercheurs originaires de l’entité sioniste, mais les institutions universitaires de l’entité. Nuance.

Ce qui signifie qu’une université par exemple canadienne adepte du boycott a bien entendu toute latitude de travailler avec un chercheur de l’entité pour peu que ce dernier n’oeuvre pas en tant que représentant d’une institution de l’Etat voyou.

Ceci affirmé en toute amitié avec Mme Ada Yonath qui ne vient pas de se faire précisément des amis dans son pays avec ses déclarations selon lesquelles pour éviter par exemple que les Palestiniens fassent des prisonniers (du genre Gilad Shalit), il faudrait peut-être libérer tous les Palestiniens qui croupissent dans les geôles sionistes, s’abstenir d’en faire d’autres et peut-être poser des actes politiques permettant de mettre un terme aux différends qui opposent les uns et les autres (curieusement, la presse française ne se hâte pas de répercuter ses propos).

Pour conclure, je le dis quand même avec le Centre Simon Wiesenthal, le monde aurait tort de se priver de ces médecins aux talents multiples comme nous le rappelle cet article de 2005 du Guardian.
Des médecins Israéliens ont expérimenté sur des enfants
Par Chris McGreal, The Guardian (UK) 11 mai 2005 traduit de l’anglais par Djazaïri
Un médecin Israélien de premier plan et spécialiste d’éthique a appelé à poursuivre en justice des médecins responsables de milliers d’expérimentations non autorisées et souvent illégales sur des enfants en bas âges et des patients en gériatrie dans des hôpitaux israéliens.
Une enquête conduite par l’observatoire gouvernemental, le contrôleur de l’Etat, a révélé que des chercheurs de dix hôpitaux ont administré des médicaments, effectué des tests génétiques non autorisés et pratiqué des actes chirurgicaux douloureux sur des patients incapables de donner un consentement éclairé ou sans obtenir l’approbation du ministère de la santé.
Dans un hôpital, le personnel a percé les tympans d’un enfant pour appliquer un traitement expérimental qui n’a encore été autorisé dans aucun pays. Dans un autre, les empreintes digitales de patients atteints de démence sénile étaient appliqués sur des formulaires de consentement pour l’expérimentation de médicaments.
Le ministre de la santé Israélien Dan Naveh a déclaré avoir été “choqué” devant ce qu’il qualifie d’échec pour son ministère et certains hôpitaux israéliens.
Le Dr Jacques Michel, l’ancien directeur de l’hôpital hadassah qui a déclenché l’enquête du contrôleur en alertant sur ces abus en 2001, a appelé hier à des poursuites contre les médecins.
“Ces médecins devraient être punis très sévèrement parce qu’ils sont vraiment criminels,” a déclaré le Dr Michel qui dirige la commission qui approuve les expérimentations médicales à Hadassah qui figure parmi les hôpitaux accusés.
“On devrait leur retirer leur autorisation d’exercer et ils devraient être poursuivis. Si on ne donne pas l’exemple que la profession médicale refuse ce genre de comportement, ce phénomène continuera.
“Ce n’est pas un phénomène isolé. Il est répandu dans diverses institutions. »
Le contrôleur de l’Etat, Eliezer Goldberg, a constaté que souvent des patients n’étaient pas informés correctement sur les expérimentations auxquelles ils donnaient leur accord et, dans certains cas, pas informés du tout.
Chaque hôpital israélien dispose d’une commission d’éthique pour veiller au respect du code de conduite adopté en 1964 à Helsinki sur l’expérimentation. Mais le contrôleur indique que les commissions omettaient de façon routinière d’appliquer leurs propres règlements et que le ministère de la santé a été négligent dans l’imposition des normes éthiques.
M. Goldberg a décrit une série d’incidents à l’hôpital gériatrique Harzfeld comme « extrêmement graves, » notamment les cas d’une femme âgée de 101 ans et d’une autre de 91 ans qui étaient supposées avoir consenti à prendre des médicaments expérimentaux sans que leurs familles en aient été informées.
Des chercheurs avaient apposé les empreintes digitales de sept autres patients d’Harzfeld sur des formulaires de consentement qu’ils étaient incapables de lire ou de signer compte tenu de leur état de sénilité.
“A cet âge, 25 à 30 % de ces gens sont inaptes à donner un consentement éclairé parce qu’ils souffrent de démence ou de sénilité,” explique le Dr Michel.
Dans d’autres cas, les médecins étaient incapbles de produire les formulaires de consentement qui, disaient-ils, avaient été signés par leurs patients alors que la règlementation exige que les chercheurs conservent ces documents pendant quinze ans.
L’hôpital Kaplan a conduit des essais cliniques douloureux sur des patients en extrayant des échantillons d’urine avec des aiguilles, une procédure réservée normalement à des circonstances exceptionnelles. Le contrôleur a découvert que 40 % des patients qui avaient signé des formulaires de consentement – dont cinq avec une empreinte digitale – étaient mentalement inaptes à le faire.
M. Goldberg précise que deux femmes sont mortes d’une infection, mais que leurs décès n’avaient pas été signalés au ministère et que la commission d’enquête requise n’avait pas été mise en place.
Le contrôleur indique que dans certains cas, les décès des patients qui participaient à des essais cliniques n’avaient pas été signalés immédiatement, ce qui a nui aux procédures visant à établir si les expériences étaient en cause.
Le Dr Michel pense que certains médecins ont cédé à des incitations financières de firmes pharmaceutiques pour tester des médicaments expérimentaux.
“Je n’ai pas besoin d’expliquer le pouvoir énorme de l’industrie pharmaceutique pour orienter la recherche en fonction de ses priorités,” dit-il.
M. Goldberg a expliqué comment un chercheur était en même temps directeur d’une entreprise qui était à l’initiative de l’essai clinique dont il avait la responsabilité.
Le ministère de la santé a déclaré avoir déjà fait des démarches pour renforcer la supervision suite au rapport du contrôleur

Marek Edelman: de l’antinazisme à l’antisionisme, l’exemplarité d’une vie

3 octobre 2009

Marek Edelman, un des commandants de l’insurrection du ghetto de Varsovie contre les occupants nazis, vient de décéder à l’âge de 90 ans.
Comme il est normal, vos journaux en rendent compte. C’est le cas du journal Le Monde où on peut lire ce qui suit:

Bien que la majorité des survivants juifs ait émigré en Israël, lui a décidé de rester en Pologne. « Il fallait bien que quelqu’un reste ici pour s’occuper de tous ceux qui y ont péri », répondait-il.

L’Associated Press quand à elle, nous signale que:

Vendredi, l’ancien ambassadeur d’Israël en Pologne Shevach Weiss a rendu hommage à Marek Edelman. « Il restera dans ma mémoire comme un héros combattant, un homme d’un grand courage », a-t-il dit. « Il n’a jamais cessé de lutter pour la liberté humaine et la liberté de la Pologne

Si le Nouvel Observateur fait dans une sobriété tout à fait inhabituelle s’agissant d’un survivant de la « shoah » , le Parisien Libéré quant à lui rappelle que:

Connu pour son franc-parler, au risque de choquer, Marek avait suscité l’indignation en Israël en 2002 en demandant aux organisations palestiniennes de cesser les attentats-suicide, faisant un parallèle entre leur combat et celui qu’il avait mené au sein du ghetto.

Vos journaux se gardent bien, en effet, de rappeler que Marek Edelman était un antisioniste notoire comme on peut le constater en lisant ce texte bien documenté paru sur InfoPalestine.
Et comment ne pas relever l’hypocrisie de l’ambassadeur sioniste en Pologne, lui dont le régime honnissait Marek Edelman ainsi qu’on peut s’en apercevoir en allant sur le site de l’Union des Patrons et des Professionnels Juifs de France qui reproduit un texte où on peut lire ceci:

Mais quand des Juifs, et surtout des Juifs héroïques comme Marek Edelman, s’expriment ouvertement contre le sionisme et, en particulier, s’ils dénoncent l’impérialisme israélien et défendent ses victimes, comment peuvent-ils être accusés d’être antisémites?

 C’est donc un antisémite qui vient de rendre l’âme. Et, qu’on s’en rassure ou s’en inquiète, le flambeau de cet antisémitisme là a de dignes héritiers.

Quand une manifestation artistique indispose le lobby sioniste

19 août 2009
Burlington est une petite ville – un peu moins de 40 000 habitants – du Vermont aux Etats Unis. Une ville tranquille qui va vivre pourtant pour la troisième année consécutive un événement qui trouble quelque peu sa sérénité.
C’est que Burlington accueille pour la troisième fois un « art hop, » une manifestation artistique qui va envahir une bonne partie de la ville, galeries, commerces, lieux publics multipliant les possibilités de rencotrer les oeuvres et de discuter et échanger avec leurs créateurs.
Certes, il s’agit d’une invasion tout ce qu’il y a de pacifique, du genre à égayer notre quotidien et nos mirettes.
Sauf que, pour la troisième fois la controverse s’invite à Burlington à l’occasion de cette manifestation.
La raison? Simplement qu’un certain nombre d’oeuvres présentées recourent aux bons vieux clichés antisémites.
Et c’est pareil chaque année! Du coup, un des organisateurs a tenu à annoncer la couleur: attention, nous allons exposer des oeuvres antisémites!
Mais attention, il s’agit d’un antisémitisme dont la définition a été revue et corrigée par la clique sioniste: par exemple montrer des photos de Gaza en flammes suite aux tirs d’artiellerie des militaires sionistes, c’est de l’antisémitisme! Critiquer, même sans doute en termes relativement modérés la politique des gangsters de Tel Aviv, cest aussi de l’antisémitisme. D’une manière générale, produire une oeuvre écrite, picturale ou musicale inspirée par la tragédie du peuple Palestinien c’est encore de l’antisémitisme…
Alors comment faire pour ne pas passer pour antisémite quand on s’exprime sur la situation au Proche Orient?
Deux solutions, trois possibilités:
1) Concéder que les sionistes sont dans leur bon droit car cette terre leur a été promise par Dieu et l’Angleterre
2) Conclure que la faute incombe aux Palestiniens qui pourraient épargner leurs vies s’ils renonçaient à l’idée (antisémite) de tuer les Juifs.
3) Les deux à la fois

Des situations comme celle narrée dans cet article sont fréquentes aux Etats Unis où la vigilance sioniste est souvent tenue en éveil et parfois en échec par des organisations « grassroot, » terme difficile à traduire qui implique action et hommes/femmess de terrain et enracinement dans une « communauté, » c’est-à-dire un quartier, une ville, un village. Si vous avez un terme français adéquat, merci d’avance. La poltique de jumelage de Burlington privilégie d’ailleurs la solidarité puisque parmi ses villes soeurs se trouvent Moss Point, une ville du sud des Etats Unis ravagée par l’ouragan Katrina, Puerto Cabezas au Nicaragua et… Bethléem en Palestine occupée.

La France avec les mésaventures de Dieudonné ou celles toutes récentes de La Banlieue S’exprime n’est donc pas un cas particulier. Le vocabulaire et les argumentaires utilisés à leur encontre ont été fabriqués dans des think-tanks aux Etats Unis avant d’être validés par qui de droit pour être d’abord expérimentés Outre Atlantique où cependant la liberté d’expression reste encore mieux assurée qu’en France.

La controverse pourrait revisiter les rencontres artistiques de Burlington
Les organisateurs signalent une manifestation artistique liée au conflit israélo-palestinien
par Tim Johnson, Burlington Free Press (USA) 10 août 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri
La controverse publique récurrente qui touche la South End Art Hop – un débat caractérisé par certaine comme celui entre la liberté d’expression et le discours haineux (hate speech) – pourrait atteindre des sommets pour la 3ème édition de cette manifestation annuelle qui se tiendra pendant deux jours le mois prochain.
Une « lettre ouverte » d’un des principaux organisateurs de ces rencontres artistiques annonce qu’une des galeries participantes, la galerie Flynndog, « exposera des oeuvres et leur associera une programmation, sur le thème du conflit israélo-palestinien au Moyen-Orient. »
La lettre est de Carlos Haase, directeur exécutif de la South End Arts + Business Association (SEABA), la principale organisatrice de la manifestation artistique. Parmi les destinataires de la lettre, se trouvent Yoram Samets qui se présente lui-même comme « un membre à déterminé (outspoken) de la communauté juive » et qui a critiqué certaines des oeuvres exposées ces deux dernières années comme « antisémites, » et Mark Hage, un membre de Vermonters for a Just Peace in Palestine/Israel,qui dément qu’elles aient eu un caractère antisémite.
Haase explique avoir écrit cette lettre « à la lumière de l’expérience de ces deux dernières années et par respect pour vos adhérents. » La lettre poursuit en affirmant que « SEABA est fortement engagée en faveur de la liberté d’expression artistique, » que SEABA ne porte pas de jugements sur les oeuvres exposées et que SEABA ne soutient aucun « des points de vue ou opinions exprimées dans les expositions. »
.
La rencontre artistique porogrammée pour les 11 et 12 septembre proposera les travaux de centaines d’artistes présentés sur de très nombreux sites. En 2007, des peintures de Peter Schumann et une conférence en lien avec elles de l’écrivain Joel Koven avait été jugée « honteuse » par des critiques qui s’étaient plaints auprès de SEABA que cette présentation promouvait un agenda politique anti-Israël. Les peintures de Schumann avaient été inspirées par un séjour en Cisjordanie. Séparément, un groupe d’artistes s’était mobilisé pour défendrre la « liberté d’expression » à la rencontre artistique.
En 2008, des oeuvres du graphiste Rajie Cook avait suscité les critiques de la communauté juive. Samets affirme que ces deux années, les oeuvres d’art en question « avaient franchi la limite de l’art convenable pour devenir des proclamations politiques antisémites. »
Ce dont il était question n’était pas la liberté d’expresion mais l’expression de la haine, explique le rabbin James Glazier du Temple Sinai à South Burlington.
« La dernière chose que nous voulons, c’est que les gens en concluent que nous limitons la liberté d’expression, » dit-il. Ce que lui et d’autres détracteurs déplorent, poursuit-il, est la propagation de « vieux stéréotypes anti-juifs. » Il affirme que des caractérisations aussi désobligeantes d’autres groupes – les homosexuels ou les Afro-Américains par exemple – ne seraient pas tolérés dans cette ville.
Hage qui a contribué à l’organisation des expositions de Schumann et Cook a exprimé son désaccord avec les caractérisations de Samet et Glazier et affirmé que rien dans ces expositions n’était anti-juif.
« Je ne serais jamais partie prenante d’une exposition antisémité, » dit-il.
On ne sait pas vraiment si l’exposition mentionnée dans la lettre sera sujette aux mêmes critiques.
Cette année, déclare Hage, la seule exposition à la galerie Flynndog qui a trait à Israël et à la Palestine est une série de photographies intitulée « Gaza brûle. » Il précise que les photographies ont été prises pendant la guerre de Gaza en décembre et en janvier par Ayman Mohyeldine, correspondant d’Al-Jazeera, et par James Marc Leas, un avocat de Burlington. Mohyeldin doit donner une conférence à la galerie qui verra aussi la projection d’un documentaire d’Al-Jazeera sur la guerre.

>Afrique du Sud: Ronnie Kasrils demande des poursuites judiciaires contre des terroristes sionistes.

6 août 2009

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Ronnie Kasrils n’est plus ministre en Afrique du Sud, mais il n’a rien perdu de ses sentiments antisionistes, lui qui n’hésite pas à comparer la politique de l’Etat sioniste dans les territoires palestiniens occupés à l’apartheid dont il est un fin connaisseur pour l’avoir combattu au sein de l’ANC, le parti de Nelson Mandela.
Kasrils mène actuellement une campagne pour inciter les autorités judiciaires de son pays à traduire en justice plusieurs dizaines de Sud-Africains qui ont participé dans les rangs de l’armée sioniste à l’agression contre Gaza en décembre 2008 et janvier 2009.
Nous verrons quels seront les résultats de sa campagne ; l’Afrique du Sud est un Etat de droit (et c’est tant mieux) et les procédures peuvent être longues. Elle a déjà le mérite d’instiller un soupçon d’inquiétude chez les délinquants sionistes quand ils se promènent à l’étranger ou dans la deuxième ou troisième patrie dont ils possèdent la citoyenneté.

En fin d’article, vous découvrirez la réaction d’un membre du Jewish Board of Deputies qui compare l’action des Sud-Africains dans l’armée sioniste à celle des mercenaires en Irak.
Il a tout compris ce type.

Kasrils veut que les ‘criminels de guerre’ soient poursuivis
Par Benjamin Bradlow, The Times (Afr. Du Sud) 6 août 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Ceux qui sont impliqués dans des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité pendant l’invasion par Israël de la bande de Gaza en décembre et en janvier devraient être poursuivis en justice, affirme Ronnie Kasrils, ancien ministre du Renseignement.
Il est à la tête d’une campagne pour amener le gouvernement et la National Prosecuting Authority (procureur de la république) à décider de telles poursuites en Afrique du Sud.
«De nombreux spécialistes, organisations et enquêtes ont conclu qu’Israël pratique systématiquement l’oppression et la domination,» a expliqué Kasrils qui compare l’occupation israélienne de la Cisjordanie et de Gaza à l’apartheid.
Kasrils était entouré de représentants du Media Review Network, de la Palestine Solidarity Alliance et du Human Sciences Research Council lors d’une conférence de presse hier.
L’avocat Yousha Tayo a indiqué que le droit et les traités internationaux obligeaient les Etats à poursuivre les personnes soupçonnées de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
La campagne demanderait que le gouvernement inculpe plus de 70 personnes mais le nom d’une seule d’entre elles a été révélé – le lieutenant-colonel David Benjamin, un Sud-Africain actuellement en tournée de conférences dans ce pays.
Zev Krengel, du groupe des députés Juifs, a déclaré : « Nous pensons que c’est une chasse aux sorcières contre les Juifs Sud-Africains.
«En Irak il y a plus de 4 000 Sud-Africains qui combattent aux côtés des forces britanniques et étatsuniennes et il n’y a jamais eu un seul appel à des poursuites contre l’un d’entre eux.»

Afrique du Sud: Ronnie Kasrils demande des poursuites judiciaires contre des terroristes sionistes.

6 août 2009
Ronnie Kasrils n’est plus ministre en Afrique du Sud, mais il n’a rien perdu de ses sentiments antisionistes, lui qui n’hésite pas à comparer la politique de l’Etat sioniste dans les territoires palestiniens occupés à l’apartheid dont il est un fin connaisseur pour l’avoir combattu au sein de l’ANC, le parti de Nelson Mandela.
Kasrils mène actuellement une campagne pour inciter les autorités judiciaires de son pays à traduire en justice plusieurs dizaines de Sud-Africains qui ont participé dans les rangs de l’armée sioniste à l’agression contre Gaza en décembre 2008 et janvier 2009.
Nous verrons quels seront les résultats de sa campagne ; l’Afrique du Sud est un Etat de droit (et c’est tant mieux) et les procédures peuvent être longues. Elle a déjà le mérite d’instiller un soupçon d’inquiétude chez les délinquants sionistes quand ils se promènent à l’étranger ou dans la deuxième ou troisième patrie dont ils possèdent la citoyenneté.

En fin d’article, vous découvrirez la réaction d’un membre du Jewish Board of Deputies qui compare l’action des Sud-Africains dans l’armée sioniste à celle des mercenaires en Irak.
Il a tout compris ce type.

Kasrils veut que les ‘criminels de guerre’ soient poursuivis
Par Benjamin Bradlow, The Times (Afr. Du Sud) 6 août 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Ceux qui sont impliqués dans des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité pendant l’invasion par Israël de la bande de Gaza en décembre et en janvier devraient être poursuivis en justice, affirme Ronnie Kasrils, ancien ministre du Renseignement.
Il est à la tête d’une campagne pour amener le gouvernement et la National Prosecuting Authority (procureur de la république) à décider de telles poursuites en Afrique du Sud.
«De nombreux spécialistes, organisations et enquêtes ont conclu qu’Israël pratique systématiquement l’oppression et la domination,» a expliqué Kasrils qui compare l’occupation israélienne de la Cisjordanie et de Gaza à l’apartheid.
Kasrils était entouré de représentants du Media Review Network, de la Palestine Solidarity Alliance et du Human Sciences Research Council lors d’une conférence de presse hier.
L’avocat Yousha Tayo a indiqué que le droit et les traités internationaux obligeaient les Etats à poursuivre les personnes soupçonnées de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
La campagne demanderait que le gouvernement inculpe plus de 70 personnes mais le nom d’une seule d’entre elles a été révélé – le lieutenant-colonel David Benjamin, un Sud-Africain actuellement en tournée de conférences dans ce pays.
Zev Krengel, du groupe des députés Juifs, a déclaré : « Nous pensons que c’est une chasse aux sorcières contre les Juifs Sud-Africains.
«En Irak il y a plus de 4 000 Sud-Africains qui combattent aux côtés des forces britanniques et étatsuniennes et il n’y a jamais eu un seul appel à des poursuites contre l’un d’entre eux.»

Le petit protégé bulgare du Mossad et les Pomaques

6 juillet 2009
En 1992, la Bulgarie comptait une population musulmane de 1 078 000 âmes répartie en divers groupes dont le plus important est celui des turcs détenteurs de la citoyenneté bulgare suivi de celui des Pomaques (Pomaci).
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La présence pomaque est particulièrement forte dans les montagnes du Rhodope

Les Pomaques sont des Slaves islamisés au cours de la longue présence ottomane dans le pays. Leur langue maternelle est donc tout naturellement le bulgare tandis que le turc est pour eux une langue étrangère.

Les musulmans de Bulgarie, comme les adeptes d’autres confessions, ont vu le régime communiste exercer une forte pression sur leur culte, l’idéologie marxiste ne reconnaissant pas l’existence de divinité(s) et prônant l’athéisme.

D’une certaine manière, vis-à-vis des Pomaques, les gouvernements communistes ont poursuivi la démarche déjà adoptée par les régimes bulgares dès lors que ce pays s’était détaché de l’empire Ottoman : réduire les caractéristiques supposées non slaves de certaines catégories de populations.

Vous me direz, c’est de l’histoire ancienne et qu’est-ce qu’on en à faire ?
Eh bien, c’est que les Pomaques existent toujours avec des particularités qui n’ont guère changé : si seule une quinzaine de pour cent d’entre eux auraient été convaincus d’aller vers l’athéisme, ils restent cependant une communauté pauvre, plutôt peu instruite et isolée. Les femmes de cette communauté s’habillent par ailleurs toujours avec les mêmes vêtements : le shalvari (pantalon ample coloré) et la shamiya (voile).
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Jeunes femmes pomaques en shalvari mais sans shamiya 

Et si en France, c’est la passe d’armes entre F. Bayrou et D. Cohen-Bendit qui a surtout marqué la campagne électorale européenne, en Bulgarie ce sont les Pomaques.
C’est qu’il existe en Bulgarie un parti conservateur populiste, le RZS soit Ordre Loi et Justice (à la lisière de l’extrême droite voire carrément d’extrême droite) dirigé par un certain Yane Yanev.
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Yane Yanev

Dans un scrutin marqué en Bulgarie comme ailleurs par une faible participation, le parti RZS a totalisé 4,67 % des voix et n’a eu aucun élu au parlement européen.
Il s’agit donc d’un parti pour l’heure presque insignifiant. Pour l’heure, car ce parti surfe sur l’air du temps, non par ses proclamations de volonté de lutte contre la corruption mais par son islamophobie affichée.

 

En effet, un des thèmes marquants de la campagne électorale de M. Yanev a été la dénonciation des «conversions forcées à l’islam de villages entiers». M. Yanev allant jusqu’à dire publiquement que « certaines régions du pays auraient besoin d’une deuxième libération du joug ottoman.»
Ce n’est certes pas par hasard que ce thème de campagne est repris par un blog de la hasbara sioniste (via le site islamophobe
Bivouac) car l’entité sioniste et ses partisans n’ont de cesse de s’évertuer à provoquer une guerre de civilisations et le discours de M. Yanev s’inscrit tout à fait dans cette logique.

 

 Ce que ne nous disent ni ce blog, ni M. Yanev, c’est comment fait-on pour convertir de force à l’Islam des gens qui sont déjà musulmans ?
On lira ici la réponse d’un de ceux qui sont accusés d’organiser ces conversions forcées de musulmans à l’Islam. Et pas plus aujourd’hui qu’hier, les Pomaques ne sont une population islamisée par la force.

Reste que la collusion entre le sionisme et ce leader politique bulgare ne se limite pas à des articles ou des paroles, elle est absolument concrète.
Car notre militant anti-ottoman (c’est-à-dire en réalité antimusulman) est en vérité non seulement un ami mais un protégé des sionistes qui investissent sur lui au cas où…
Ainsi peut-on lire sur un site bulgare d’informations:
« L’ex-chef du Mossad organise la sécurité de Yane Yanev » dont la vie aurait été maintes fois menacée.

Cette aide si elle n’est pas désintéressée est cependant gratuite nous dit l’article :
«Les services côté israélien sont fournis sous la forme d’une aide gratuite avec la coopération de l’ancien chef du Mossad, le général Danny Yatom. »

Si M. Yanev manifeste le désir de libérer une deuxième fois la Bulgarie d’un joug ottoman imaginaire, force est de constater qu’il s’est placé volontairement sous le joug sioniste.

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